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 Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace

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MessageSujet: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Dim 4 Jan - 22:24

Don't be a hero tonight

ft. Gabriel & Grace


« Citation qui roxe du poney »
Les quelques centimètres de neige qui recouvraient le sol avaient suffi à me faire oublier l'idée d'aller en voiture  prendre ma garde à l’hôpital. J'aurais un peu de retard – dix à quinze minutes tout au plus – mais au moins j'arriverai entière. Voir Manchester sous un peu de neige était un spectacle que beaucoup auraient adoré voir. Ma famille, par exemple. Bien que repartie aux États-Unis, ils recevraient des photos des toits enneigés et des plans d'eau gelés. Ils étaient tous venus à Manchester pour les fêtes de Noël, et avaient décollé deux jours après le Nouvel An pour me laisser organiser une réunion.

En réalité la « réunion » que je devais organiser était un entretien avec mon chef de service pour évaluer mes premiers mois de résidanat et voir si je pouvais être chef des résidants. Ce que je ne pouvais pas accepter, aux vues de ma situation quelque peu particulière. Être co-PDG et résidante en médecine n'était pas une mince affaire, à un moment il faudrait que je fasse un choix et que je m'y tienne.

Je fronçai les sourcils en sentant un picotement dans ma nuque, avec l'impression que quelqu'un me suivait. Non, sérieusement, pas ici, ce n'est vraiment pas le moment. Mes talons ne me permettraient pas de courir, j'étais trop loin de la Taylor Company pour appeler les agents de sécurité, et trop loin d'habitations dignes de ce nom pour appeler à l'aide. J'essayai de me convaincre que ce n'était rien, qu'en fait personne ne me suivait, sauf qu'en me retournant je voyais deux gars à à peine vingt mètres qui me fixaient comme si j'étais leur prochain repas. Gabriel. Il fallait que j'appelle Gabriel. Avec un peu de chance il était encore au bureau ou sur le point de partir, sa silhouette baraquée suffirait à les faire fuir. J'accélérai le rythme de mes pas pour les distancer et sortit mon portable de mon sac à main. L'ex garde du corps était dans mes numéros abrégés, ainsi j'appuyai sur le 5 et... nul n'aurait su dire si j'avais eu le temps d'appuyer sur la touche d'appel ou si les deux gars avaient empoigné mon bras avant que je n'y parvienne. « Non, mais arrêtez, merde ! » Je m'énervai. La réaction à ne pas avoir dans cette situation. Seulement la PDG en moi ne pouvait pas s'en empêcher. En me poussant dans une ruelle adjacente, je voyais mon portable gisant à terre, l'écran encore allumé.

« Mais lâchez moi ! » Rien à faire, ils me tenaient fermement. En avançant j’emmêlai mes pieds et me tordais la cheville. « Tu veux vraiment qu'on t'lache ? Llez vas-y crie un coup pour voir, ça va plus exciter mon pote que nous faire peur. » Je me calmai instantanément, ce qui parut les étonner – et les satisfaire. Un peu plus tard je profiterai de cette stupeur pour les laisser en plan. J'avais arrêté mes cours d'autodéfense après deux séances seulement, pensant que je ne serais jamais embêtée. Ces gars voulaient cogner, c'était certain. Je reçu d'abord un joli coup au visage, avant qu'on ne me donne un coup de genou dans les cotes pour me faire plier. Ils n'avaient pas non plus l'air de savoir que j'étais PDG, pour eux j'étais juste une femme lambda qu'ils prévoyaient de... quoi ? Tabasser, violer, ou juste braquer ? Le plus grand ricana avant de prendre mon sac. « Cette salope n'a que dix livres ! » Ils n'avaient pas vu ma carte gold, encore heureux ! Je commençai à avoir vraiment peur. Qu'est-ce que faisaient les bandits quand ils ne trouvaient pas ce qu'ils cherchaient ? Le rythme incessant de mon cœur faisait trembler mes membres, alors qu'ils continuaient de fouiller mon sac. Aucune issue, aucun passant, rien que moi et eux. Génial. « S'il vous plaît » suppliai-je. Jouer sur la sensibilité était ma dernière carte, meme si je détestais les supplier ainsi. « Ta gueule connasse ! » Le grand brun me releva assez pour pouvoir me jeter violemment contre le mur. Ma tête heurta la brique et des étoiles me sautèrent aux yeux, pas parce qu'il faisait nuit, malheureusement. Merde, je ne pouvais pas rester là comme ça. Je me relevai maladroitement et repoussai le premier pour rejoindre la rue. Il m'attrapa par les cheveux et me ramena à lui en posant un couteau sous ma gorge et en coupant le premier bouton de mon chemisier. A ce moment là un bruit de klaxon se fit entendre. La voiture dans la rue ne semblait pas me voir, toutefois ça a suffit à faire fuir les deux zigotos avec mon portefeuille. Je laissai ma tête retomber sur le bitume pour reprendre mon souffle, les larmes coulant automatiquement le long de mes joues. « Merde » soufflai-je en sentant l'adrénaline se retirer comme une voleuse. Saleté de réaction physiologique, si vous voulez mon avis !

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Lun 5 Jan - 22:14

Don't be a hero tonight

ft. Gabriel & Grace


« Citation qui roxe du poney »
C’était assez étrange. C’était une des premières fois où j’avais vraiment du temps pour moi depuis que j’étais au service de Grace. C’était aussi la première fois que je faisais Noël dehors. Et je me rendais compte que je n’avais plus de familles, plus de proches. J’étais tout seul dans mon studio. Et c’était clairement le genre de choses que l’on peut appeller déprimant. J’avais mangé un peu tout et n’importe quoi en regardant une série, pour essayer d’oublier le fait que c’était les fêtes et surtout que je les passais seul. J’avais quelques jours de congés mais je n’avais rien pour occuper ces journées.

Je me disais que j’aurais pu me remettre au sport. Aux combats légaux. La boxe thaïlandaise m’attirait beaucoup, parce que c’était un sport qui utilisait les pieds et les poings  à l’inverse de beaucoup de spots de combat. Mais est ce que je serais capable de tenir avec une vraie discipline, et ne pas retrouver ce mental de tueur qui j’avais eu pendant des années ? Honnêtement, je ne le pensais pas et c’est pourquoi je m’acharnais à éviter les sports où je savais que j’aurais un adversaire. Je me contentais de courir pour le moment, ce n’était pas risqué. Je pouvais seulement m’énerver contre moi même, et je n’étais un danger pour personne. Je passais donc mes vacances à ruminer là dessus, tout en me concentrant sur des séries dont je ne saisissais pas le sens.

En fait, j’attendais un message de Grace. Bonne année, Joyeux Noël, qu’importe. Je voulais simplement un message de sa part, quelque chose qui fasse qu’elle pense à moi. J’avais longuement hésité à lui en envoyer un. Juste un petit quelque chose mais cela aurait été une preuve de faiblesse. Cela aurait été montrer autre chose qu’une façade de brute épaisse e cela me dérangeait qu’elle puisse apercevoir d’autres sentiments. Particulièrement ceux qui me secouaient à chaque fois que je la voyais dans les parages. Il ne fallait pas qu’elle ait conscience de la moindre faille dans mon esprit ou elle en profiterait pour me faire tourner encore plus en bourrique qu’elle ne le faisait déjà. Étant donné que c’était un peu à sens unique, cela devrait beaucoup la faire rire. Je devais donc rester une vraie muraille pour elle, et être impossible à percer ni même à deviner.

Un peu comme une vieille épave de bateau, j’étais affalé dans mon canapé avec un vieux caleçon à motifs sapin de noël (histoire d’avoir un peu l’esprit des fêtes) lorsque mon téléphone avait sonné. Grace. Comme un gamin qui essaie de s’empêcher de déchirer son papier cadeau j’avais essayé de m’empêcher de répondre trop vite mais c’était lutter contre l’impossible. Je décrochais rapidement le téléphone.

“Allô ? Allô ?”

Grace ne me parlait pas directement et j’avais du mal à comprendre ce qu’elle disait. Il y avait du bruit en fond et j’entendais d’autres voix. J’essayais de faire comme si de rien n’était mais j’étais vexé comme un pou qu’elle ait composé le numéro dans sa poche sans faire exprès. Néanmoins, par mesure de sécurité, j’avais essayé de déchiffrer ce qu’il se disait en fond. Peut être qu’elle avait besoin de moi. Et je me devais de tout faire pour la protéger.

Au fur et à mesure, j’avais commencé à comprendre. Elle se faisait agresser. Dès que j’avais analysé cette information, j’avais eu l’impression de prendre feu. J’avais pu tuer la première personne que je croisais. Et je ne dis pas ça en l’air. J’aurais réellement pu la tuer. Mais malgré la colère, j’essayais de réfléchir. Comment savoir où elle était ? Et comment tout faire pour la récupérer avant qu’il ne se passe quoi que ce soit qui me donnerait envie de faire un massacre particulièrement sanglant ? Mon cerveau fonctionnait à toute vitesse. Je m’étais rarement senti comme ça.

Différentes options se présentaient à moi. Courir chez un ami qui m’aiderait à retracer son téléphone grâce au GPS ? Courir chez elle pour trouver son agenda et voir où est ce qu’elle devait aller ? Ces solutions étaient longues et elles impliquaient des déplacements en plus ce qui ne me plaisait pas du tout. Mais.. Son agenda.. Il n’était pas sur papier. Il était synchronisé avec son smartphone, c’était plus pratique pour elle. Cela lui évitait d’avoir trop de choses à transporter partout pour sa double vie. Mes neurones n’étaient pas loin de la surchauffe, lorsque je trouvais enfin la solution. Son téléphone devait être synchronisé avec le mien. Je n’utilisais jamais quelque fonctionnalité que ce soit sur ce téléphone qui dépassait les messages et les appels. La technologie et moi n’étions pas franchement amis.

Impatient, et sautant presque sur mon canapé je consultais donc le fameux agenda de mon iphone de société. Génial, il y avait son emploi du temps et elle se rendait à l'hôpital. En courant, je devrais y arriver bien plus rapidement qu’en voiture à cette heure ci et avec la neige. Presque en courant, j’enfilais un jean, des bottines et un gros pull avant d’enfiler ma parka et de sortir, ne prenant même pas la peine de fermer mon appartement à clef. A peine en bas de l’immeuble, je commençais déjà à courir aussi vite que je le pouvais, me rendant chez elle pour reprendre ensuite le chemin qu’elle empruntait jusqu’à l’hôpital. J’étais persuadé qu’elle n’avait pas pris sa voiture à cause de toute cette foutue neige. Quelle idée aussi ! Je lui avai répété des centaines de froid que Manchester, la nuit, c’était hyper dangereux. Mais elle n’en faisait qu’à sa tête, comme toujours !

Je refaisais son chemin lorsque j’entendis des coups de klaxon et que je vis deux hommes partir en courant d’une ruelle isolée. J’avais un sale pressentiment. Je sprintais jusqu’à l’endroit d’où ils sortaient et je la vis, allongée au sol. Probablement inconsciente. Mon sang ne fit qu’un tour. J’esperait qu’elle s’était simplement cognée la tête..

Délicatement, je me penchais vers elle et caressais sa joue, comme je n’avais jamais osé le faire avant.

“Grace ? Est ce que tu peux m’entendre ?”

Voyant qu’elle ne bougeait pas, tu t’accroupis encore un peu plus la serrant contre toi. Tu enlevais ton manteau, pour le poser sur elle, parce que le sien avait l’air relativement léger au vu du temps. Tu décidais d'appeler une ambulance immédiatement. Tu sortis ton téléphone et composa le numéro.

“Bonjour. Je suis avec une femme qui est inconsciente après avoir été agressée, au 611 Little Horn Street. Faites vite !”

Je raccrochais, serrant les dents. J’étais plus qu’énervé. J’avais l’impression de me consumer de l’intérieur.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mar 6 Jan - 0:13

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« Citation qui roxe du poney »
Un bruit de fond parvint à mes oreilles, c'était comme si on me parlait à travers de l'eau, ou une vitre. J'entendais globalement, mais je ne comprenais pas. De toute évidence j'avais perdu conscience quelques minutes, même si je ne me souvenais pas de m’être « endormie » dans cette ruelle. Pourtant une main chaude se posa sur ma joue, et le corps auquel elle appartenait se pressa contre moi. Merde, c'était vraiment bon d’être ainsi tenue dans les bras de quelqu'un. Soudain j’eus peur d'avoir encore affaire à un inconnu, mais lorsque mes yeux s'entrouvrirent un peu je voyais Gabriel penché au dessus de moi. « Hey... » tentai-je. C'était la seule chose qui me venait à l'esprit. J'étais contente qu'il soit là, mais j'en entendrais parler pendant des décennies. Il jubilerait face à ma   position de vulnérabilité, se vanterait de ça auprès du big boss, et... non, son attitude ne reflétait que de l'inquiétude et de la colère. J'avais complètement zappé ce qu'il avait dit plus tôt, toutefois je devinais qu'il avait appelé une ambulance grâce aux mots « inconsciente – agressée – street - vite ». Pas de doute, il savait ce qu'il faisait. Mais je doutais que mon état nécessitait une ambulance. « Dis plutôt que tu ne veux pas lui être redevable, rentrer chez toi et oublier qu'il t'as vue pleurnichant dans une ruelle malfamée. » Ouais, mon subconscient adorait me rappeler des détails comme ça.

Je me devais de paraître forte, intraitable – parfois glaciale et stricte – pour gagner ma place à la tête de l'entreprise. Au début ce n'était pas facile. Tout le monde me voyait comme une petite arriviste qui profitait de la position de son grand-père pour devenir PDG, alors qu'elle ne connaissait strictement rien au boulot. Ils me voyaient aussi comme une gosse de riche pourrie gâtée, dont tout ce qu'elle avait lui tombait du ciel. Alors avoir des employés avec des préjugés pareils m'avait vraiment agacée. Seulement au bout de deux mois ils ont bien été obligés de constater que l'entreprise de Manchester était rentable au possible.

« ça... » va. J'aurais voulu le rassurer, mais en bougeant mon crane se rappela à mon bon souvenir. « Waow, ma tête. » fis-je dans un gémissement à peine honteux. Finalement l'ambulance ne devrait pas être une mauvaise idée, juste pour vérifier qu'il n'y avait pas de commotion. « Ça va, vraiment, juste ma tête et mon pied. Une atèle et ce sera bon ! » Et mes cotes, et mes muscles, et... Mais pourquoi il avait fallu que ce soit Gabriel qui me trouve ? Quelle idée de l'appeler... en même temps j'étais rassurée, il ne laisserait personne approcher à part les secouristes, seulement une petite voix dans ma tête – c'était rassurant, la petite voix dans la tête, qui ne me faisait absolument pas passer pour une cinglée – me poussait à penser au lendemain, au jour d'après, à la semaine suivante... Est-ce que Gabriel me respecterait moins ? Est-ce qu'il jubilerait auprès des collègues pour m'avoir trouvée en position de faiblesse ?

D'après ce que je savais il n'était pas de ce genre là. En 4 mois de collaboration j'avais pu voir son sens de l'intégrité, son honnêteté et sa franchise. Il était aussi bon dans la sécurité que dans le journalisme et la gestion de l'entreprise. Évidemment j'adorais l'enquiquiner, le faire sortir de ses gongs. Il ne le montrait pas mais je savais que ça l'agaçait. Et puis ses fichus costumes... il était vraiment sexy là-dedans, mais ne voulait pas en porter tout le temps. Compréhensible étant donné que c'était moyennement confortable sur une durée prolongée. A présent la situation était inversée, en quelque sorte.

Je nichai ma tête dans le creux de son cou, histoire que ce soit plus confortable, et sentit une odeur musquée. « Non, Grace, stop, tout de suite. » me hurlait ma raison. Le complexe du héros. C'était sans doute ça. Tu es trouvée par quelqu'un dans la rue au moment où tu en a vraiment besoin et de ce fait tu l’idolâtres. Par instinct mes bras se croisèrent sur ma poitrine afin de garder un peu de chaleur. A ce stade je devais être reconnaissante que mes larmes ne gèlent pas sur place.  Quelques semaines plus tôt un homme était arrivé aux urgences avec les yeux soudés par ses propres larmes, qui étaient gelées. Autant dire que c'était douloureux pour lui, et facilement réparable, heureusement.

« Ils ont pris mon portefeuille ! » m'inquiétai-je. C'était bien la dernière chose à laquelle je me devais de penser. Ses bras m'entouraient si bien que mes dents arrêtèrent de claquer. Je tremblais toujours – le retrait de l'adrénaline sans doute – mais j'étais un peu réchauffée grâce à lui et à son manteau.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mar 6 Jan - 23:01

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« Mon lapin :calin: :03: »
Cette situation était pour le moins étrange. J’avais l’impression d’avoir fait un bond dans le temps, de m’être téléporté jusqu’ici. Tout s’était passé si vite depuis que j’avais reçu et analysé ce coup de téléphone.. J’étais à présent dans une petite ruelle, à plusieurs centaines de mètres de chez moi. Il y a encore 20 minutes de ça, j’étais dans mon canapé en caleçon de noël en train de regarder la télé… Le plus bizarre dans tout ça ? Je me retrouvais donc dans cette petite ruelle, où ça ne sentait pas la rose au passage et je tenais ma terrible patronne dans mes bras. La tenir dans mes bras ? Que dis je. Je la serrais carrément contre moi.

La peur de perdre quelqu’un, je ne l’avais que très rarement ressentie. Un peu pour mon père, à peine pour Marika et beaucoup pour mon fils. Mais là c’était quelque de complètement différent. Je suis incapable de me souvenir quand cela a commencé exactement. Quand est ce que j’ai commencé à m’inquiéter pour sa vie, cent fois plus que pour la mienne. J’ai horreur de la laisser seule, je ne peux jamais prévoir ce qu’il peut lui arriver. La preuve en est par cette soirée. Pourquoi je m’inquiètes comme ça ? Pourquoi ça me prends aux tripes de savoir mon exigeante patronne seule ? Aucune idée. A vrai dire je ne veux pas me pencher sur le sujet. Je ne veux pas le savoir. Tout cela me semble bien trop compliqué. J’ai horreur des emmerdes alors tant que je peux éviter qu’elles me tombent dessus..

Cette femme est parfaitement capable de me rendre fou. Je ne sais jamais ce qui peut se passer dans la journée. Elle peut décider de me trouver un surnom ridicule, et je dois rester impassible pendant qu’elle l’emploie, comme Gabinou, ce qui me rends absolument fou de rage. Parfois, elle décide simplement de me battre froid pendant toute la journée. Elle ne me parle pas et ne me regarde même pas. Je monte encore dans l’échelle de la rage. Ces soirs là je cours au moins une heure sinon je frapperais le premier homme que je verrais passer dans la rue. Encore pire, certains jours elle décide que mon manque d’élégance est consternant, et n’est pas digne de la société. Elle sort alors un de ses fameux instruments de torture, encore pire qu’un collier à clous, les costumes Armani qu’elle m’a fait tailler sur mesure et me prie d’aller me changer. J’ai l’impression de n’être qu’un vulgaire jouet entre ses mains. Mais je sais qu’au fond d’elle, tout au fond elle n’est pas comme ça. Le fait de la tenir dans mes bras est plutôt étrange. Je peux enfin sentir et voir ses faiblesses. Je peux enfin voir qu’elle n’est pas qu’une reine de Glace. Ma reine de Glace.

Alors que j’étais complètement perdu dans ces plutôt sombres pensées, elle se réveilla et ouvrit les yeux. Elle me parla de son pieds et d’une attelle je ne comprenais pas tout, elle n’articulait pas bien. Je la pressais un peu plus contre mon torse et murmura à son oreille.

“Arrête de parler et de réfléchir Grace.. Je suis là, tu n’as plus rien à craindre et l’ambulance arrive…”

Je la sentis ensuite nicher sa tête au creux de mon cou et cette sensation me fit frissonner. C’était… Plutôt étrange. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle soit capable de ce genre de choses. D’être tendre. Mais, sans réfléchir je répondis à son geste. Je la recouvris de mon manteau et je la serrais encore un peu plus contre mon corps. Pour la réchauffer bien sûr. What did you expect ? Seulement pour la réchauffer puisque je me balade rarement avec une couverture de survie dans les rues de Manchester et que je savais d’expérience que les secours étaient souvent longs à arriver.

La reine de glace avait cessé de claquer les dents. Elle tremblait encore, mais je ne mettais pas ça sous le coup du froid. Plutôt de la pression qui redescendait, plus ou moins doucement. Sa voix me tira soudainement de mes pensées. Ils lui avaient pris son portefeuille. A l’évocation de ces gens, je me mis à bouillonner intérieurement. Si seulement j’avais pu les rattraper. J’aurais pu assouvir ces pulsions violentes qui m’habitaient depuis quelques temps. Depuis ma sortie de prison en fait. Mais j’étais un homme galant, à qui on avait ppris qu’on ne laisse jamais une demoiselle a demi inconsciente dans une ruelle. Je restais donc auprès d’elle et tentais de la rassurer comme je le pouvais.

“Enfin Grace.. Tu n’as jamais beaucoup de liquide dans ton portefeuille ne t’inquiètes pas de ça. Et ils l’auront sûrement jeté dans une poubelle un peu plus loin. Si ça peut te rassurer j’irais voir dès que tu seras partie avec l’ambulance, je suis persuadée que je reviendrais avec à l’hôpital.”

Je n’entendais toujours pas le bruit de la sirène de l’ambulance. Cela avait un peu tendance à m’inquiéter. Je savais qu’ils étaient longs mais cela faisait un peu de temps, tout de même. Je me raisonnais en me disant qu’il pleuvait, et qu’il devait y avoir beaucoup d’accident de voiture en cette soirée. Et tout bien réfléchi… Le rôle du héros me plaisait. J’avais été là au bon moment et je la tenais contre moi, dans mes bras. Malgré mon inquiétude c’était plutôt plaisant.

Malheureusement, j’entendis enfin les sirène et les ambulanciers ne tardèrent pas à descendre de leur petit camion avec tout leur fatras. Je m’écartais pour les laisser s’approcher de Grace tout en les surveillant. J’étais appuyé contre le mur, non loin d’elle à environ un mètre. Je tuerais sans aucune hésitation le premier qui lui ferait du mal. Je les regardais l’examiner et j’en profitais pour me glisser entre eux afin de poser ma main sur la sienne. Ce geste me semblait nécessaire. Elle venait d’être agressée et j’étais la seule personne ici qu’elle connaissait. Je ne me serais en revanche pas trop formalisé si elle m’avait repoussée. Elle en aurait été largement capable, avec son sale caractère je le savais.

Je dus ensuite la laisser partir, à mon grand dam. Pendant qu’ils repartaient vers l’h$hôpital toutes sirènes hurlantes, je me mit à fouiller les poubelles à l’aide la lampe torche de mon portable, une des seules choses que je savais utiliser sur ce machin. Je retrouvais rapidement le portefeuille qui avait été, comme je le pensais, rapidement balancé dans une poubelle aux alentours du lieu de l’agression. Après vérifications, il ne manquait rien à l’intérieur et heureusement. Je fonçais ensuite vers l’hôpital.

On se serait cru au premier jour des soldes, à la caisse d’un grand magasin. J’ai du attendre un moment avant de pouvoir voir une gentille secrétaire d’accueil qui m’avait indiqué où se trouvait Grace. Pour avoir fréquenté ces établissements pendant un temps, je savais qu’il ne servait à rien de forcer et de demander à n’importe quel soignant que je croiserais où est ce qu’elle était. J’avais donc attendu patiemment mon tour pour la retrouver. Je montais à son étage et me glissais vers sa chambre. Je toquais à la porte puis entrais.

“Hey… Comment ca va ?”

Je me sentais con. J’étais venu sans fleurs ou quelques fanfreluches du genre. N’est ce pas le genre de chose que l’on amène à quelqu’un que l’on vient voir à l’hôpital ? Bon, si c’était le cas, j’allais passer pour un gros rustre. Ceci étant dit, j’en avais absolument l’habitude.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mer 7 Jan - 0:15

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« Mon poussin  :canard:  »
Dans mon esprit, deux phrases se répétaient sans cesse : « Oh My God, qu'est-ce que je suis en train de faire ? ». Je ne voulais pas quitter la chaleur rassurante des bras de Gabriel. Pourtant ma raison me dictait de m'éloigner de lui le plus vite possible et de coller une expression impassible sur mon visage. Mais c'était impossible. Je venais d’être agressée, ce qui était loin d’être une promenade de santé. De plus je n'aurais su dire si j'étais heureuse que ce soit Gabriel précisément qui m'aie trouvée ou si au contraire je voulais n'importe qui, sauf lui. Mon cerveau déraillait, c'était la seule solution. Parfois en médecine, nos professeurs comme nos maîtres de stages nous bombardent de tellement d'information que des « bugs » arrivent parfois. Un jour il m'est même arrivé de ne plus savoir comment poser une intraveineuse, alors que c'est le BA-BA  des internes. Je n'étais plus capable de rien, mon esprit était dans une brume opaque qui ne voulait pas s'éclaircir pour laisser passer un peu de conscience. Heureusement avec du repos j'avais pu reprendre ma garde une heure plus tard. Néanmoins c'est ce genre de choses qui nous pousse à nous remettre en question.

Mon corps se figea lorsqu'il murmura quelques paroles à mon oreille, me conseillant d’arrêter de réfléchir. Sauf que si j’arrêtais de réfléchir, je ne serais plus maître de mes actes. Les pulsions prendraient le pas sur la raison et... c'était une très mauvaise idée. Je pouvais presque sentir sa joue contre la mienne, douce et rassurante. C'était la première fois que nous étions si proches, et que je voyais Gabriel sous cet angle. Évidemment j'avais bien vu qu'il prenait son job très au sérieux, quand il était garde du corps. Très professionnel, et toujours a l’affût. Des qualités indispensables pour moi. Et là il n'avait pas hésité à m'aider, alors que j'étais souvent imbuvable avec lui.

Gabriel subissait chaque jour ma « tyrannie » avec bravoure. C'était un jeu pour moi, peut-être – sûrement – moins pour lui. Le voir se dépatouiller pour mettre une cravate ou nouer un nœud papillon me faisait toujours rire. Il détestait ça. J'avais besoin d'affirmer ma position face à lui, pour me prouver que je faisait bien mon job certainement. Après tout, tout les patrons font ça avec leurs employés, non ? A un dîner d'affaire, j'avais été étonnée de découvrir la politique d'un de mes partenaires commerciaux. Déjà, il couchait avec tout ce qui bouge, ce qui est moyen au niveau éthique. En plus de ça il était exécrable – vraiment – avec tout ses employés et les rabaissait sans cesse. J'espérais que Gabriel ne me voie pas ainsi, pas comme une patronne qui se croit au dessus de tout le monde du moins. Si un jour il devait démissionner, je me trouverai dans de beaux draps. Son absence créerait un vide au sein de l'entreprise, et je devrais trouver quelqu'un d'autre pour connaître mon emploi du temps mieux que moi, organiser des réunions ou s'occuper de la presse. Une augmentation ne ferait pas de mal à « Gabinou », loin de là. Pourtant ses mots : « Je suis là, tu n'as plus rien à craindre... » restaient gravés dans mon esprit. C'était... gentil. Pas les paroles d'un homme rancunier envers sa supérieure. Pas celles de quelqu'un qui rêverait de vous trucider à coups de hache. Juste... celle d'un homme inquiet pour quelqu'un a qui il tenait. A moins que je ne sois paranoïaque et que mon coup sur la tête soit plus grave que ce que je pensais. Je méditerai plus tard sur ces paroles... pour le moment je préférai éviter de penser à ça.
“- Enfin Grace.. Tu n’as jamais beaucoup de liquide dans ton portefeuille ne t’inquiètes pas de ça. Et ils l’auront sûrement jeté dans une poubelle un peu plus loin. Si ça peut te rassurer j’irais voir dès que tu seras partie avec l’ambulance, je suis persuadée que je reviendrais avec à l’hôpital.
- Non...

Je voulais lui dire de rester, de venir avec moi dans cette foutue ambulance et d'oublier mon portefeuille. Parfois je devrais tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler, ça m'éviterait beaucoup d'idioties. Je me serrais un peu plus contre lui, consciente que je ne pourrais pas être plus proche qu'à cet instant. « Merci. » dis-je simplement.

Rien n'aurait été mieux que de rester ainsi enlacée avec lui, mais les sirènes de l'ambulance ne tardèrent pas à se faire entendre, réveillant instantanément un mal de crane horripilant. Je protestai lorsqu'il laissa les professionnels s'occuper de moi. Je ne les connaissais pas, j'étais face à des inconnus qui me posaient des questions stupides du genre « comment vous vous sentez ? ». Le fait que je veuille le frapper pour me l'avoir demandé était bon signe, je reprenais du poil de la bête. Gabriel, en preux chevalier – je ne voyais malheureusement pas le cheval blanc dans mon champ de vision – restait près de moi pour les surveiller. L'un d'eux mit un coller cervical autour de mon cou par mesure de précaution tandis qu'on me posait une intraveineuse pour limiter l'hypothermie.

« On va vous emmener à l’hôpital pour un scanner. » qu'il m'a dit. Je m'en doutais un peu... Mon rythme cardiaque devait crever le plafond quand Gabriel a pris ma main dans la sienne, et que je l'ai regardé en hésitant à lui demander de venir avec moi dans l'ambulance, de ne pas me quitter, parce que j'avais BESOIN de lui. Ça me faisait mal de l'admettre, j'étais censée être forte, résistante à toute épreuve, et je me laissais avoir par deux minables en sweat à capuche ?

23h30 – Hôpital de Manchester

Heureusement pour moi c'est l'un de mes titulaires qui m'a pris en charge, et m'a assuré qu'il se doutait que j'avais eu un pépin, en ne me oyant pas arriver. D'après le scanner je souffrais d'une commotion cérébrale. Peu inquiétante, cependant je devais rester sous surveillance. Avec quelques supplications j'avais pu éviter d’être plâtrée à la cheville. Je devrais garder une atèle pendant un moment et ne pas poser mon pied pendant une semaine. De ce fait j'avais écopé d'un arrêt de travail de dix à quinze jours selon l'état de ma cheville. Sympa de la part de mon titulaire...

“Hey… Comment ca va ?” Mon regard se porta immédiatement sur le nouveau venu, qui n'était autre que Gabriel. Quand quelqu'un avait toqué j'avais tout simplement pensé que c'était l'infirmière qui m'apportait quelque chose. J’offrais un sourire à Gabriel – juste pour une soirée je pouvais oublier qui j'étais censée être pour lui.  « Hum... ça devrais aller. Ma coté est juste fêlée, je ne dois pas poser mon pied avant une semaine sinon ils me plâtrent, et... j'ai une foutue commotion. » Dans l'hypothèse où j'aurais un plâtre, qu'est-ce que Gabriel gribouillerait dessus ? « Ils ne veulent pas sortir à moins que j'ai quelqu'un pour me surveiller. » ricanai-je. Comme si j'avais besoin d'un baby sitter ! Soudain je redressai ma tête, avec un peu de mal, et remarquais quelque chose. « Hé mais... ce sont des rênes sur ton... caleçon ? » demandais-je, éberluée.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mer 7 Jan - 19:34

Don't be a hero tonight

ft. Gabriel & Grace


« Mon lapinouuu :inlove: :keur:  »
J' avais toujours eu horreur des hôpitaux. C’était un lieu qui m’inspirait beaucoup de sentiments et pas forcément positifs. Je ne saurais pas forcément définir pourquoi. Je me souviens y avoir été souvent, pour voir ma mère pendant ses quelques séjours pour soigner sa dépression mais j’étais petite. Peut être ce que cela m’a marqué à ce point là ? Je ne sais pas et je suis incapable de le dire. En tout cas, pour m’y faire rentrer aujourd’hui il fallait que la personne qui s’y trouve soit quelqu’un à qui je tienne particulièrement. Il s’agissait de Grace, en l'occurrence et je n’avais eu aucune hésitation à passer ces foutues portes.

Une fois arrivé à sa chambre, j’avais toqué tout doucement, me disant qu’elle dormait peut être. Après ce qu’elle venait de vivre ça aurait été normal. Toute personne normale aurait dormi et refusé de voir qui que ce soit. Mais Grace était une force de la nature. Elle avait un mental que peu de gens pouvaient égaler. Elle m’avait ensuite parlé de ce qu’avaient dit les médecins. Une côte fêlée, une cheville presque plâtrée et une commotion cérébrale. Ça aurait pu être largement pire. Mais j’étais persuadé que le pire ce n’était pas les blessures, ce serait les blessures mentales qu’elle risquait d’avoir. Oserait elle encore sortir toute seule le soir ? Je n’en était pas sûr.

En tout cas, après avoir vu l’ambulance partir je m’étais fait une promesse. Continuer à être là lorsqu’elle en aurait besoin que ce soit le jour, ou la nuit. Peu importe. Je ressentais de toute façon cet étrange besoin de la protéger de quoi que ce soit qui aurait pu la blesser. Je ne pense pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec le fait que ce soit ma patronne, au contraire. Ces sentiments, je le savais très bien, n’étaient pas très normaux. Je le savais au point de ne pas vouloir les définir. Je ne voulais pas risquer de réaliser quelque chose qui pourrait changer ma vision de mon quotidien et surtout de mon travail. J’aimais trop ce travail pour ça. C’est drôle, mais il aura fallu que j’aille en prison pour me rendre compte que je préférais cent fois un travail où je serais polyvalent et où j’aurais des tâches différentes. Au soin de l’entreprise, j’étais un peu le couteau suisse. Je m’occupais de l’emploi du temps de Grace, de la presse, de la conseiller pour ses conférences et ses réunions.. J’étais son homme à tout faire et j’adorais ça. Alors pas question d’aller explorer ce qui se cachait derrière mes intentions et de tout gâcher.

La voix de ma jeune patronne me sortir de mes pensées. Il ne la laisseraient sortir que si elle avait un garant donc. Je fis un pas dans la chambre, donc un pas vers elle avant d’ouvrir la bouche. Je chuchotais presque. J’avais un réel problème avec ça, je n’arrivais pas à parler à voix haute dans les hôpitaux.

“Je vais me porter garant de toi si tu le veux bien. Mais pas de folies. Et l’arrêt de travail qu’ils n’ont pas manqué d’éditer est valable aussi pour ton entreprise.”

Je savais qu’elle avait ajouté quelque chose et je fronçais les sourcils, histoire de lui montrer que pour une fois je ne me laisserais pas faire. Je n’étais pas “en service” et j’agissais donc en tant que.. Que quoi déjà ? Connaissance ? Ami ? Bonne question. Enfin bref, elle ne pouvait pas me contrôler comme elle le faisait d’ordinaire. Je croisais même les bras sur ma poitrine, histoire d’en rajouter un peu et de paraître encore plus sévère.

“Et avant que tu ne dises quoi que ce soit c’est non négociable. Tu vas m’avoir dans les pattes aussi. Je ne te laisserais pas seule dans cet état.”

J’haussai un sourcil, afin de montrer que je décamperais pas de la positon que je venais de prendre. C’est alors qu’elle fit une remarque qui m’ôta toute volonté. Elle me parla de mon caleçon de Noël et je baissais les yeux vers mon ventre. Effectivement, j’étais horriblement débraillé, et on pouvait en voir un bout. En même temps, je m’étais habillé à la hâte, faisant à peine attention à ce que je me mettais sur le dos. Cela ne m’aurait pas étonné que j’ai deux chaussures différentes d’ailleurs. J’en étais déjà capable en temps normal, alors en partant aussi vite ça aurait même été fort probable. J’étais donc débraillé puisque j’avais couru jusqu’à elle avant de courir jusqu’à l’hôpital. Cela aurait été une raison à expliquer pour éloigner la patate chaude comme on dit mais à ce moment je me trouvais simplement con. Je bafouillais un peu, rangeant mon sous vêtement derrière mon pull et mon tee shirt histoire de bien le camoufler. Que répondre à ça ? L’ancien Gabriel aurait demandé si elle voulait le voir de plus près et si elle voulait un strip tease. Dire à ça à ma patronne était une foutre mauvaise idée. L’actuel Gab aurait grogné et serait sorti. Mauvaise idée aussi puisque j’étais là pour prendre de ses nouvelles et non pas pour claquer la porte et rentre chez moi. J’étais aussi là pour la ramener chez elle d’ailleurs. Donc hors de question de partir.

Bon en gros j’avais évoqué plusieurs possibilités de réponse mais les secondes s’étaient écoulés et je n’avais rien dit. Alors mon cerveau sortit la première chose qui arriva jusqu’au centre de la parole.

“Oui ce sont des rennes.Il te plaît ?”

Le tout avec un petit sourire moisi. OK GAB. Je savais déjà que j’allais me haïr pendant des jours pour avoir dit ça. Plus stupide tu meurs. J’essayais de me rattraper mais ne fis que m’enfoncer plus. Allez Gab, rame !

“Ouai, je me suis fait un petit cadeau pour Noël afin de.. Garder l’esprit en fait.. Puisque je suis seul chez moi un sapin c’est un peu inutile donc c’est un peu mon sapin à moi…”

Réponse plus bizarre, tu meurs. Là il fallait vraiment que je trouve quelque chose pour détourner le sujet. Tout ou n’importe quoi. Même le pigeon qui passait devant la fenêtre à ce moment là ferait une bonne diversion.. Je me creusais les méninges et finit par aller m’asseoir près d’elle face à la porte. Je montrais la porte du doigt.

“Comme ça je peux surveiller qui entre…”

Il y avait vraiment des jours, où je trouvais que j’étais croisé avec un boulet pour sortir des conneries pareilles. Il y a des gens qui sont très doués oralement et qui peuvent se sortir de presque toutes les situations avec une assurance folle. Ce n’était pas mon cas, clairement. Encore une fois, je changeais le sujet de la conversation histoire de le reporter vers autre chose et de ne pas laisser trop de temps à Grace pour se foutre de moi, son activité préférée.

“A partir de maintenant tu ne te déplaceras plus de nuit sans moi. Et je suis sûr que ton père et ton grand père seront d’accord avec cette décision. Je serais ton ombre Grace. Tu m’as fait une trop grande frayeur pour que ça se reproduise.”

Heu ok. Ou comment se griller en quelques minutes par Gabriel Luke Cartwright, natif de Manchester. Comment juste dire à ta patronne que tu as clairement eu peur pour sa vie. J’étais presque au stade à fermer les yeux et regarder entre mes doigts. Je venais encore de lui fournir l’OCCASION du siècle de me tyraniser et j’étais persuadé qu’elle en profiterait.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Jeu 8 Jan - 14:08

En entendant sa proposition de se porter garant pour moi, j'ai d'abord cru que j'avais un problème d'audition, que ma commotion m'avait fait perdre quelques précieux neurones. Il parlait tellement ba que c'était plausible, seulement en voyant son air sérieux j'ai bien été obligée de me rendre à l'évidence. Il y avait une seule solution pour sortir d'ici au lieu de passer la nuit à l’hôpital, c'était de le suivre – malgré toutes mes réticences. En plus de ça il avait deviné que je voulais profiter de mon  congé pour travailler dans l'entreprise. Comme si il lisait dans les esprits... ouais, ce mec était vraiment doué, rien à redire là-dessus. Avant que j'ai pu protester il en rajoutait une couche. L'avoir dans les pattes ? Pas question. Je n'avais pas besoin d'un baby-sitter pour contrôler le moindre de mes faits et gestes. « Mais je ne vais pas rester dix jours à ne rien faire, je peux en profiter pour revoir quelques dossiers et étudier les projets en cours. J'ai pas besoin d'un baby-sitter ! » Là, c'était clairement un caprice de gamine. Mais je m'en rendais compte trop tard. Un médecin digne de ce nom ne me laisserait pas partir avec une commotion toute seule, sauf si Gabriel se portait garant pour moi.

Seulement il a fait sa tête de « je ne tolère aucune réprimande sinon tu vas voir de quel bois je me chauffe ». La tête qu'il ne faisait que quand je déconnais sérieusement... Au fond j'étais soulagée de ne pas rentrer seule, mais pas question d'avouer quoi que ce soit. Après avoir soutenu son regard je remarquai les couleurs de son caleçon, et les motifs qui le couvraient... “Oui ce sont des rennes.Il te plaît ?” Immédiatement Gabriel remis en place ce qui dépassait de son caleçon, ce qui eu le don de me faire rire. J'adorais me moquer de lui, même si ça l'agaçait. Enfin, SURTOUT si ça l'agaçait. Cette petite passade me mit du baume au cœur et m'aida à me détendre un peu en sa présence. “Ouai, je me suis fait un petit cadeau pour Noël afin de.. Garder l’esprit en fait.. Puisque je suis seul chez moi un sapin c’est un peu inutile donc c’est un peu mon sapin à moi…” Les vœux de Noël et de réveillon... hé merde. J'avais oublié. « Oh et tu as la panoplie bonnet, écharpe, cravate, gants et chaussettes avec des rennes dessus ? » demandais-je en riant légèrement.

Deuxième information : il était tout seul pour les fêtes. Malgré tout ce que je pouvais penser, passer les fêtes seul c'était vraiment triste. Si mon grand-père l'avait su, il n'aurait pas manqué de l'inviter à notre repas de famille et j'aurais gagné d'autres occasions de l’embêter. En lui disant que c'était un repas assez chic et qu'il était obligé de mettre son costume et un nœud papillon par exemple. Ç’aurait vraiment été hilarant.

Il s'assit à coté de moi, près de la porte, pour « surveiller qui entre » selon ses dires. J'étais clairement mal à l'aise. Gabriel avait été mon garde du corps, puis un collègue, et là... je ne savais pas trop. J’acquiesçai pour faire bonne figure mais au fond j'étais intimidée. Quel employé – aussi doué soit-il – irait à l’hôpital prendre soin de sa patronne et proposerait de la « surveiller » ?

Mais il était là. Un vrai « bouclier humain » ! “A partir de maintenant tu ne te déplaceras plus de nuit sans moi. Et je suis sûr que ton père et ton grand père seront d’accord avec cette décision. Je serais ton ombre Grace. Tu m’as fait une trop grande frayeur pour que ça se reproduise.” Si nous étions dans une autre situation j'aurais tout de suite protesté. Néanmoins en pensant à ses paroles je me rendais compte que ce n'était pas une si mauvaise idée. L'idée de parcourir seule les rues de Manchester après ce qui était arrivé suffisait à me donner des frissons et à affoler mon rythme cardiaque. « Ok chef. » fis-je en imitant le salut militaire et en soupirant. Merde, il allait jubiler, c'était sur. « Si tu racontes ça à papa, je te promets que je t'obligerai à porter un costume tout les jours jusqu'à la fin de l'année. » le menaçai-je en le pointant du doigt. J'espérais paraitre effrayante, seulement dans un lit d'hopital et avec l'impression que mon crane allait exploser, c'était très compromis. Et puis j'espérais aussi voir une moue effrayée sur son visage.

« Tu m’as fait une trop grande frayeur. » A cette phrase mon cœur eut un raté. J'avais bien deviné qu'il s'inquiétait pour moi, comme un … ami. J'avais des collègues à l’hôpital, des employés... mais je comptais les « vrais amis » sur les doigts de ma main. Trop de boulot pour penser à ça... « Tu étais sérieux, quand... tu m'as proposé de te porter garant ? » demandais-je d'une petite voix.
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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Jeu 8 Jan - 22:38

Don't be a hero tonight

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« Mon lapinouuu  :inlove:  :keur:  »
E trange. Je venais de dire à Grace que j’avais l’intention de la suivre dès lors qu’elle se déplaçait de nuit dans les rues de cette ville mal famée. Je pensais honnêtement qu’elle allait hurler et me dire que ce n’était pas possible et qu’elle tenait à son autonomie. Comme la fois où son grand père lui avait dit que j’allais être son garde du corps. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à une réaction aussi violente. Si elle avait pu le tuer avec l’aide de son regard elle l’aurait je pense. Mais, étrangement, aujourd’hui elle ne m’avait pas envoyé bouler. Au contraire. Miss Rebelle avait même dit “ok chef.” ! Je cite, parce que c’est suffisamment rare pour être marqué d’une croix rouge dans le calendrier. Elle ne m’avait même pas appelé Gabinou. Que de progrès. Effectivement, ça pouvait être être plutôt cool d’être un héros. Je comprenais mieux Superman et Spiderman. Je voulais bien porter des collants et une cape pour avoir ce genre de reconnaissance ! Bon vite fait pour les collants en fait.

Cet instant de douceur ne dura pas longtemps. Elle rajouta presque immédiatement après qu’elle me ferait poster un costume tous les jours si d’aventure je disais cela à son père. Hors de question que je me laisse faire cette fois encore et que je passe du statut de superman à celui de paillasson. Je la regardais donc, un sourcil haussé et un sourire moqueur au coin des lèvres.

“Ah oui ? J’aimerais bien voir ça tiens.”

Intérieurement, je n’en menais pas si large que ça. Je savais qu’elle en était largement capable de mettre sa menace à exécution et cette fois ce n’était pas au stade paillasson que j’allais passer, mais plutôt au stade pingouin. J’avais horreur de ça ! De toute façon, je n’avais rien à dire à son père. Je ne voyais pas l'intérêt d’aller “balancer”. Cela ne me rapporterait rien et pour moi, ma patronne c’était elle et personne d’autre.

En revanche, ej ne m’attendais as du tout à ce qu’elle allait dire après. Et j’étais encore moins préparé à sa petit voix et à sa moue attendrissante. Elle venait de me demander de confirmer que je voulais bien me porter garant. Je ne me souciais étrangement pls de ce qu’elle pourrait penser de ce que j’allais faire. Je m’approchais un peu, et fixait ses prunelles. Enfin, je pris la parole, ne me souciant pas des conséquences.

“Grace. Je ne vois même pas pourquoi tu poses cette question. Bien sûr que je vais me porter garant pour toi.”

Un moment de réfléxion, toujours débout mais ayant détourné le regard pour fixer l’atroce lino de l’hôpital. Une phrase me brûlait les lèvres mais j’hésitais définitivement.

“Tu sais.. Il ya un moment où quand je passe plus d’heures avec toi qu’avec n’importe quoi d’autres, ma vision évolue. Je parle pour moi, et j’espère que tu ne me vireras pas après ça mais je ne te considère plus seulement que comme ma tyrannique patronne qui me force à devenir un pingouin quand ça lui chante.. Il y z une part d’inquiétude que tu ne peux pas enlever.”


Voilà. C’était sorti. Je m’en voulais, je n’aurais jamais du dire ça. Je reculais, persuadé qu’elle allait se mettre à hurler. Je m’attendais à un remake d’une Beuglante d’Harry Potter en version chair et os. Après avoir reculé, je me plaçais dos à elle et face à la fenêtre observant l’affreux paysage du lieu.



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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Ven 9 Jan - 20:07

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« Mon poussin  :canard:  »
Ah oui ? J’aimerais bien voir ça tiens.” qu'il dit quand je lançai la menace du costume, le dernier atout que j'avais dans ma manche. Hé mais de quel droit il se moque de moi, lui ? Normalement ce doit être moi qui lui en fait voir de toutes les couleurs, pas l'inverse ! Je le regarde d'un air choqué, puis je reprends un ton sérieux avec un petit sourire mutin qui donnerait des frissons à n'importe quel enfant. Est-ce que ça suffirait à intimider Gabriel ? Aucune idée. Je ne suis pas vraiment dans mon état normal donc maintenir le statu quo entre Gabriel et moi me semble trop... épuisant. « Cartwright, je me ferais une joie de te voir te balader en costume tout les jours de l'année. Ce ne serait vraiment pas difficile à expliquer. Tu as des responsabilités, tu es celui qui côtoie le plus la patronne, et ci, et ça... il faut une image de marque à l'entreprise, une image en costume Armani. Donc si tu racontes ce qui s'est passé ce soir à mon père ou mon grand-père, tu te balades en pingouin toute l'année, et même plus. Si tu gardes ça pour toi, on s'en tiendra aux... réunions importantes et aux galas de charité, si il y en a en 2015. Compris ? » Hou là là, pour faire des trucs comme ça j'adore être co-PDG. Toutefois après ça, mon mal de crane s'intensifie, et je pose la tête contre mon oreiller en soufflant pour me calmer.

Intérieurement je jubile. Il ne va pas me contredire là-dessus, il déteste se balader en costume et nœud papillon ou cravate. Personnellement, je trouve qu'il ferait un très bon cavalier si un jour nous devions aller à un dîner d'affaire ou un gala de charité ensemble – en tant que garde du corps et employé de l'année, évidemment, rien d'autre. Qui me protégerait d'associés qui voudraient me trucider à coup d’œufs mayonnaise et de catapultage de petits pois, à part lui ? Plus sérieusement, la vie de PDG n'est pas toute simple, et c'est pour cela que mon grand-père avait employé Gabriel au tout début. Il avait reçu, ainsi que mon père, des menaces de mort un peu loufoques de la part d'un employé timbré. Et d'après ses dires il en recevait encore. Qui savait si ces menaces étaient sérieuses ou non ? Personne. Cependant à ma connaissance, personne n'en voulait à ma vie. A part Gabriel en cet instant, peut-être.

“Grace. Je ne vois même pas pourquoi tu poses cette question. Bien sûr que je vais me porter garant pour toi.” Un mélange de stupeur et d'incompréhension m'assaillit. Pourquoi il faisait ça ? A l'entendre, ça lui paraissait... évident. Comme si il n'avait pas à réfléchir, que c'était la marche à suivre. Malgré mon cerveau en bouillie, je plantai mon regard dans le sien, sauf qu'il était porté vers le sol. Au début je crus qu'il y avait quelque chose d'étrange à terre, mais non, meme pas. Il avait l'air... mal à l'aise. “Tu sais.. Il ya un moment où quand je passe plus d’heures avec toi qu’avec n’importe quoi d’autres, ma vision évolue. Je parle pour moi, et j’espère que tu ne me vireras pas après ça mais je ne te considère plus seulement que comme ma tyrannique patronne qui me force à devenir un pingouin quand ça lui chante.. Il y a une part d’inquiétude que tu ne peux pas enlever.” Wow, what the fuck ? Je regardais son dos, ses larges épaules et ses biceps saillants. Si il n'avait pas été embauché par la Taylor Company, ce mec aurait été recruté par l'armée. Mais là, c'était bizarre de se rendre compte de la tendresse qu'il pouvait éprouver, si tel était le bon mot. C'était à la fois effrayant et... rassurant. Si ma carapace n'était pas fendue, j'aurais tout rejeté en bloc, je l'aurais charrié, et me serait moquée de lui en lui demandant si, pendant qu'il y était, il ne voulait pas non plus verser une petite larme. « Ta tyrannique patronne, hein ? » tentais-je pour détendre l’atmosphère. Mais non, pas un bon plan... « Je ne te virerais pas. Je trouve que c'est... plutôt une bonne chose. Et puis tu es trop bon pour qu'on te vires. » Nous perdrions beaucoup... mais ça, il n'avait pas besoin de le savoir. Je lui avais dit que c'était plutôt une bonne chose, de s'inquiéter comme ça. Ca lui donnait une raison de bien faire son job, un « objectif personnel » en quelque sorte.

« Alors, si... si tu me faisais sortir d'ici, maintenant ? Ce serait bien... » lui dis-je dans un murmure. Merde, je n'allais pas me mettre à pleurer devant lui, encore une fois ? De toute manière je n'allais pas rentrer seule, je n'avais aucune raison de m'en faire. Et j'avais droit à dix jours de repos forcé pendant lesquels je ne … ferais rien. Du même fait, j'aurais tout le temps pour penser. Génial, vraiment !


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Dim 11 Jan - 0:06

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« Mon lapinouuu  :inlove:  :keur:  »
E nfin, je m’étais un peu “ouvert”. C’était assez d’étrange de confier un peu ce que j’avais sur le coeur. Je n’étais pas habituée à ça mais là c’était sorti tout seul. Chez moi, on avait pas pour habitude de parler des sentiments. Ma mère divaguait bien trop pour ça et alors quand elle est partie.. Mon père était complètement à l’ouest. Autant dire que je n’ai jamais eu personne pour m’enseigner à déverrouiller ma carapace de temps en temps et me laisser aller. D’ailleurs, je dis des conneries parce que les poussins n’ont pas de carapace.. Et une tortue c’est moche.

Je m’attendais, et ça je l’avoue à ce que la reine de glace ressorte complètement et à ce que Grace nie tout en bloc en se foutant de moi. Mais je dois avouer qu’elle m’a surpris en disant que c’était plutôt une bonne chose tout ça. Et que j’étais trop bon pour qu’on me vire. Heureusement que j’étais dos à la fenêtre, sans ça elle aurait vu mon demi sourire. Je savais très bien, étant d’une nature plutôt terre à terre qu’elle aurait du mal à se passer de moi. J’étais son deuxième cerveau et je lui simplifiais la tâche au quotidien puisque j’étais capable de m’occuper de beaucoup de choses et qu’elle me déléguait beaucoup. Si il fallait qu’elle forme une autre personne, cela prendrait des mois. Si la personne restait d’ailleurs… Parce que si l pauvre faisait une ou deux bourdes, elle subirait la foudre de Dark Frozen et ça.. Valait mieux ne pas être dans les parages quand ça arrivait. En plus, je savais très bien qu’elle ne pouvait pas se passer de mon corps de rêve en costume armani.. Voilà pourquoi elle m’avait menacé de m’en faire porter tous les jours. Elle en rêvait en fait ! Ouai, elle devait sûrement en rêver la nuit. Non je déconne…

En revanche, je ne m’attendais pas à voir une telle fragilité. Lorsqu’elle m’avait murmuré qu’elle se demandait lorsque je la ramènerais chez elle, j’avais senti sa voix se casser presque. Comme quoi, la glace ça fonds. Comme toujours. Cette faille m’avait touché. Elle montrait une face d’elle que je n’avais jamais pu apercevoir jusque là et elle me prouvait qu’elle était humaine. Je m’étais alors retourné, un petit sourire rassurant sur les lèvres. Le genre de sourire qui veut dire ne t’en fais pas tout va bien, je m’occupe de tout. Je m’approchais de la porte.

“Je vais voir le médecin d’abord, pour être sûr de ce qui se passe et de savoir quand je peux te ramener. Si tout est ok, on rentre.”

Sur ces bonnes paroles, je sortis dans le couloir, à la recherche d’un médecin. Je regardais autour de moi, ce même sourire aux lèvres. J’accostais une infirmière qui passait par là, plutôt jolie d’ailleurs “Excusez moi Madame… Oui, vous êtes tellement belle que vous appartenez forcément à un homme, où puis je trouver un médecin ?” Ouai bon on ne se refait pas. J’avais commencé à avoir un côté plus sombre en sortant de prison, moins expansif et je commençais peu à peu à retrouver mon bagout. Surtout mon côté séducteur. La jeune femme avait rougit, me disant quelques mots avant de m’indiquer un médecin. Je parlais à celui ci quelques minutes et il m’expliqua qu’elle avait eu une petite commotion et qu’il la laissait rentrer à condition que je signe une décharge, que je reste près d’elle et que je les appelle au moindre signe suspect. Je promis tout ça et signait les papiers qu’il me tendit, faisant un signe du pouce à Grace en passant devant sa chambre.

Ce genre de paperasse avait le don de m’agacer j’avais horreur de ça. J’en avais peut être trop vu en prison. Les appels juridiques, les incitations à comparaître et ce genre de conneries m’avaient largement tapé sur le système. Enfin, je préférais ne pas trop repenser à cette sale période de ma vie. J’avais donc signé les papiers puis l’infirmière était repassée à côté de moi, me donnant son numéro ainsi que son prénom sur un petit bout de papier, toujours en rougissant. Elle portais le doux prénom d’April, et je trouvais que ça lui allait plutôt bien. Je la remerciais, sans oublier le clind ‘oeil qui m’assurait d’avoir ferré ma proie puis je repartis vers la chambre de Grace où je rentrais avec un petit sourire niais.

Pas pour avoir eu le numéro de l’infirmière, je m’en foutais un peu de ça en réalité. Je ne me sentais pas spécialement prêt à laisser entrer quelqu’un dans ma vie. Mon ex femme venait de mourir quand même, et même si je ne l’aimais plus depuis longtemps c’est un peu le genre de choses qui marquent. Non, j’étais content parce que mes techniques de vieux lourd dragueur marchaient toujours aussi bien. Je rentrais donc avec le numéro dans les mains et me tournait vers Grace.

“Tout est bon. J’ai croisé April dans le couloir qui m’a dirigé jusqu’au médecin et j’ai signé les papiers. On y va quand tu veux.”

Le surnom de Dark Frozen avait failli m’échapper et fort heureusement pour moi j’avais réussi à le retenir.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Dim 11 Jan - 22:29

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
A quoi pouvait bien penser Gabriel devant la fenêtre de la chambre, à contempler le paysage environnant l’hôpital ? Comme je m'en doutais depuis le début, il devait se moquer de moi, intérieurement, sans le montrer... sa patronne tyrannique dans un lit d’hôpital, toute retournée après s’être fait agresser par deux horribles personnages ? Il fallait en profiter, puisqu’il ne me verrait pas ainsi tout les jours. Plus jamais, en fait. Cette situation était exceptionnelle, et ne se représenterait jamais. C'est du moins ce que j'espérais.

Le hic c'est qu'en se retournant, son petit sourire n'avait rien d'un rictus. C'était plutôt... quelque chose de rassurant, comme de se sentir bien au chaud dans un cocon. Merde. Maintenant, remettre un masque impassible et reprendre le rôle de la patronne froide et distante serait tout bonnement impossible. Du moins pour l'instant. Cette agression n'avait pas été très violente, je pouvais m'estimer heureuse. Ça n'avait rien de dramatique, juste un portefeuille volé et quelques blessures physiques. Mais à présent que je l'avais vécu, je pourrais dire la vérité en disant « je comprends votre situation » à des victimes que je rencontrerais à l’hôpital. Si ces types avaient connu mon statut à Taylor Industries, ç'aurait pu être encore pire. Je regardais trop les films d'action certainement, toutefois les histoires d’enlèvements avec demande de rançon, ou de prise d'otage, me faisaient une peur bleue. La sécurité de l'immeuble était des plus sures, néanmoins, qui peut avoir des garanties quand un fou vient revendiquer un quelconque droit et plaider sa cause ? Ces gens sont prêts à tout, même à prendre des vies humaines, pour atteindre leur but. C'est terrifiant.

Personne ne vivrait avec des « si » perpétuels. La vie, c'est prendre des risques, et en accepter les conséquences si on a fait un mauvais choix. Et puis, Gabriel avait proposé de m'accompagner à l’hôpital pour mes gardes de nuit, je ne devais pas m'en faire pour l'avenir...

Pendant le court laps de temps pendant lequel Gabriel faisait sa petite enquête personnelle sur mon état, j'essayai de reprendre un peu mes esprits et de faire l'inventaire de mes blessures. Le plus contraignant était la commotion. Mon crane semblait vouloir exploser dès que je voulais réfléchir. Une bonne nuit de sommeil devrait régler la chose, avec des antalgiques.

Tout à coup – peu après que Gabriel soit repassé par ma chambre en me faisant comprendre par un geste du pouce que tout allait bien – l'infirmière de garde, April me semblait-il, s'installa près de l'encadrement de la porte avec un sourire radieux. « Grace, c'est qui cet étalon qui signe les papiers pour toi ? Il est... waw, tellement canon. » Mes yeux prirent la taille de soucoupes et je faillis m'étouffer. Elle pensait que... non, elle ne pensait quand même pas que Gabriel et moi étions ensemble ? Impossible ! En tout cas elle le trouvait à son goût visiblement. Je ressentis un élan de possessivité envers lui, chose étrange pour moi. « Heu... c'est un … ami. » Personne ne savait que je dirigeais Taylor Inds Manchester, sauf quelques uns de mes supérieurs. Puisque si ils le savaient, ça me mettrait dans une position délicate. Ainsi, si je lui avais dit que Gabriel avait été mon garde du corps, elle aurait immédiatement sauté au plafond. April, voyant que je ne voulais pas m'étendre sur le sujet, me donna l'ordonnance du médecin et repartit en quête de... ha non, vers le bureau des infirmières, où Gabriel signait certainement les papiers. Si je me levais et que j'allais voir c qu'il s'y passait, qu'est-ce que je découvrirais ?

“Tout est bon. J’ai croisé April dans le couloir qui m’a dirigé jusqu’au médecin et j’ai signé les papiers. On y va quand tu veux.” Le sourire de Gabriel – je ne l'avais jamais vu sourire autant que ce soir – me confirma ce que je craignais. Je pris un air féroce, du moins j'essayai malgré l'envie de mon cerveau de se liquéfier : « Pas touche à April Gabinou, d'accord ? Elle sort d'une rupture douloureuse, c'est pas le moment pour elle de s'acoquiner avec une armoire à glace. » J'insistai sur le petit surnom que je lui avais trouvé, sachant qu'il n'aimait vraiment pas ça. Mais ça me remontait le moral alors je ne voyais pas de raison d’arrêter.  « Bon alors... on pourra peut-être passer à la pharmacie demain ? Ou tu iras tout seul ? J'ai des médicaments d'avance chez moi donc je pourrais me débrouiller pour cette nuit. » Nuit que je comptais bien passer seule sans baby-sitter pour me materner. « Bon bah... on y va alors ? » demandais-je timidement. Ce soir je battais tout les records de conneries. Les horribles béquilles m'attendaient au pied du lit, ainsi je me redressai difficilement en maintenant mes cotes, puis j’atteignais sans difficulté ces objets de torture. Je ressemblerai à quoi avec ça ? Plus du tout à une patronne tyrannique, comme l'avait si bien dit Gabriel. Descendre de mon lit me paraissait insurmontable avec le ballon gonflable qui me servait de tête. "Hum... tu peux me soutenir le temps que je me mette debout et que je prenne ces trucs ?" dis-je en faisant face à Gabriel et le regardant droit dans les yeux, dans un face à face... étrange et intense.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Lun 12 Jan - 20:22

Don't be a hero tonight

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« Mon lapinouuu d'AMOUUUUUUR :inlove:  :keur:  »
Malgré la peur que j’avais peur, cette soirée était finalement une bonne soirée. La reine de glace avait laissé tomber son armure, ce qui n’était pas plus mal et je venais de prouver que j’avais un pouvoir de séduction toujours aussi fort malgré la taule. J’étais plutôt content. Je sais que ça peut paraître complètement stupide d’être content pour ce genre de trucs mais je suis un mec et c’est tout à fait normal que les mecs adorent se faire regonfler l’égo, non ? Après avoir obtenu ce petit bout de papier dont je ne ferais pas usage, j’étais ensuite reparti chercher Grace. Je lui avais dit qu’on partait quand elle voulait et je ne m’attendais pas à ce qu’elle allait me répondre. Je pris aussitôt un sourire moqueur, accompagné d’un sourcil relevé pour lui montrer que je me foutais clairement d’elle.

“Dis moi Grace… Je viens de parler avec April à dehors et elle m’a dit que… Vous vous connaissiez à peine. Qu’elle ne connaissait que ton prénom. Alors… Comment peut tu savoir qu’elle sort d’une rupture difficile ?”

Je gardais mon air moqueur quelques secondes puis le troquais pour un air plutôt menaçant, avant d’ajouter

“Et ne m’appelle pas comme ça ce surnom est ridicule.”

J’avais failli ajouter que si elle continuais j’allais l'appeler dark frozen mais je n’étais pas sûr qu’elle le prendrait très bien..

En effet, j’avais discuté un peu avec April et lui avais demandé si elle connaissait bien Grace et ce genre de choses. Celle ci m’avait répondu qu’elles ne se parlaient que rarement, pour des choses qui étaient relatives à la filière, normal entre infirmière et interne et qu’elle connaissait son prénom, de part le fait qu’elles travaillaient ensemble. Alors comme ma tyrannique patronne aurait pu savoir qu’elle sortait d’une rupture difficile ? Ahah. J’aimais ce genre de mystère. Miss Glaçon serait elle jalouse ? Voudrait elle garder son pingouin pour elle ? Il est vrai que ce serait plus commode effectivement. Etant donné que je n’ai plus de famille, je peux être là n’importe quand. Comme ce soir. Mais si j’avais quelqu’un je serais moins disponible forcément..

Sur ces pensées, ce petit sourire en coin était venu se revisser sur mon visage. Je ne pouvais ‘empêcher de penser aussi de quel droit elle m’interdisait de draguer cette infirmière. En plus, comme j’étais un vrai gamin elle devait se douter que j’allais forcément insister. Un gamin à qui on dit non poursuit forcément dans sa connerie. Alors puisqu’elle m’avait dit de ne pas y toucher je n ‘allais peut être pas jeter ce petit morceau de papier. Si ça pouvait la faire enrager.. Et si ça pouvait en plus m’apporter un peu de distraction, alors je ferais d’une pierre, deux coups.

La jeune doctoresse repartit ensuite sur des considérations entièrement médicalement. Joli changement de situation. Je savais qu’elle était la reine pour faire ce genre de choses ! J’acquiescais à sa proposition concernant les médicaments et répondit.

“J’irais demain matin à la première heure mais en arrivant chez toi on va se rencarder pour voir si tu as bien tous les médicaments qu’ils t’ont prescrits. Si ce n’est pas le cas, j’irais à la pharmacie de garde.”

Elle me demande ensuite de la soutenir et sans répondre, cette fois je m’approchais d’elle assez rapidement, me servant de mes bras pour la mettre debout. J’attendis ensuite patiemment qu’elle se tienne en équilibre avec ses béquilles.

“T’es sûre que tu ne veux pas que je te porte jusqu’au taxi ? Ce sera beaucoup plus simplement pour toi, et pour moi. Ça m’éviterais de me mettre à la vitesse escargot…”

Je lui souris, histoire de montrer que je plaisantais. Elle était légère comme une plume de toute façon et ça irait plus vite. Ces béquilles ne m’avaient pas l’air bien stable.

Nous finîmes par sortir de la chambre et nous diriger vers l'ascenseur, elle était toujours en béquilles. Cela m’agaçait de la voir peiner. En passant, je fis un sourire et un clin d’oeil à April puis je me reconcentrais sur mon handicapée. Après avoir descendu les étages et voyant le long couloir qui se dressait devant nous, je soupirais et la pris dans mes bras. J’avais passé un bras sous ses genoux et un dans son dos, après avoir appuyé les béquilles contre le mur.

“Prends les béquilles, tu en auras besoin chez toi. Et ne râle pas c’est non négociable que je te porte Grace.”

J’anticipais. Je savais qu’elle n’allais pas apprécier mais je m’en foutais. Ça lui donnerait l’occasion de grogner après tout. Le taxi nous attendait, heureusement et je pus la déposer à l’intérieur plutôt délicatement avec l’aide du chauffeur qui nous ouvrit la porte. Je montais à sa suite et attendis qu’elle donne l’adresse au chauffeur, je ne la connaissais pas.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mer 14 Jan - 17:32

Don't be a hero tonight

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard: »
Là, Gabriel avait le don de m'énerver. Si j'avais été reliée aux moniteurs, une symphonie de « bip bip » auraient empli la pièce pour répondre à Gabriel. Apparemment il avait parlé plus longuement à April que je ne le pensais, et avait découvert le pot aux roses concernant mon petit mensonge. Si mes yeux avaient été des revolvers, mon ancien garde du corps serait mort dans la seconde.

« Tu sais, Gabinou, ici tout le monde est au courant de la vie de tout le monde. Si on veut en apprendre plus sur quelqu'un il nous suffit d'aller à la cafétéria ou dans les chambres de gardes pour obtenir satisfaction. Je ne veux pas me trouver mal avec un de membres du personnel parce que tu aura décidé de lui briser le cœur. »

Dis-je sèchement, en insistant bien sur le « Gabinou ». Je ne sortais pas le « Si ce surnom est ridicule, il te va très bien » parce que j'étais quasiment certaine d'avoir besoin de lui pour sortir de l’hôpital et retourner entière chez moi. Et puis il méritait que je lui retourne la monnaie de sa pièce puisqu'il s'était moqué de moi alors que j'étais sur un lit d’hôpital, donc en position d'infériorité. Il ne manquait plus que ça... j'allais passer une très très longue soirée.

« Ca va, je suis presque médecin, je peux me passer de certains médicaments pendant une nuit. »

Les somnifères par exemple. Ah la blague... Gabriel qui proposait d'aller à la pharmacie de garde. Il me secondait dans ma vie professionnelle et maintenant il allait me materner dans ma vie personnelle. Et la sienne d'ailleurs ? Est-ce qu'il avait une copine ? Quelqu'un qui l'attendait chez lui ? Vu son caleçon aux imprimés de rennes, ce ne devait pas etre le cas. Du moins ce soir... quoi que, il avait l'air de s’être habillé à la hâte donc peut-être qu'il était... non, pas d'image de Gabriel au pieux, pitié. Je préférai dire stop à mon esprit embrumé. Malgré la dose de morphine que j'avais reçue, mon cerveau de ne se remettrait pas d'images pareilles. Traumatisant, ouais. Si je voulais continuer à travailler avec Gabriel tout les jours il fallait que je mette ce genre de réflexion en sourdine pour ne pas être traumatisée à chaque fois qu'il entrait dans mon bureau. Surtout que là, il était proche – très proche – de moi pour m'aider à me mettre sur ces accessoires de torture. Bequilles que je préférais tout de meme au fauteuil roulant qui me ferait passer pour une invalide. Les médecins sont les pires patients hein ?

“T’es sûre que tu ne veux pas que je te porte jusqu’au taxi ? Ce sera beaucoup plus simplement pour toi, et pour moi. Ça m’éviterais de me mettre à la vitesse escargot…”

Mon regard meurtrier suffit à le faire taire pendant un moment. Me porter ? Et puis quoi encore ? Si il y avait des employés de chez Taylor ou des journalistes – ceux là on ne savait jamais où les trouver – et qu'ils prenaient des photos, je pouvais etre sure d'etre la cible de rumeurs d'ici la fin de la semaine. Les journalistes... Gabriel en avait été un d'ailleurs. Je n'avais pas beaucoup à craindre, je n'étais pas une star dont on voulait prendre chaque moment quotidien. J'étais juste la PDG d'une multinationale, à 28 ans seulement et en étant une femme. Beaucoup pensaient que j'étais arrivée là juste parce que j'étais la petite fille du fondateur de l'entreprise. Ce qui était vrai, mais la succursale de Manchester venait de s'implanter quand j'étais arrivée et elle ne cessait de croitre son chiffre d'affaires. Au fond je n'y étais pas pour grand chose, je ne faisais que... signer des contrats, embaucher des gens compétents et... gérer les problèmes quand ils arrivaient. Gabriel faisait un boulot de dingue. Le jour où il se marierait et aurait une femme pète-couille qui lui demanderait de rentrer chez lui à des heures décentes, je serais dans la panade.

Comme je le pensais les béquilles étaient difficiles à tenir. Marcher avec ça c'était vraiment horrible, surtout que j'avais l'impression d'etre passée dans une machine à laver. Mais meme avec ça je ne m'abaisserais pas à me faire porter par « Gabinou ». Arrivés au rez-de-chaussée il ne me laissa pas le choix et s'abaissa pour me porter dans ses bras. « Hé mais lache moi, merde ! Gabriel, repose moi immédiatement ! » ordonnais-je sans grand succès. Comme il me l'avait demandé, je pris les béquilles en ne manquant pas de lui lancer un regard meurtrier. « Il y a beaucoup de choses non négociables ce soir. Moi aussi je pourrais arrêter de négocier certaines choses. » grommelai-je. Je devais ressembler au nain dans Blanche-Neige, Grincheux. Mais dans ce cas lui aussi le serait.

Toutefois je ne dis plus rien parce que ne pas devoir marcher était plutôt agréable. Je passai mon bras autour de son cou pour être plus stable, jusqu'à ce qu'il m'installe dans le taxi. Je lançai un sourire timide au chauffeur de taxi, qui avait plutôt l'air d'éprouver de la compassion pour moi. « Merci. » Heureusement je n'habitai pas très loin de l’hôpital. « J'habite dans le complexe d'appartements Bradford, sur Oxford Road. » Il saurait où c'était, un chauffeur de taxi connaissait la ville comme sa poche. Après cinq minutes de trajet – la circulation était fluide à cette heure avancée de la nuit – nous arrivions en face de l'immeuble et je cherchai instinctivement mon portefeuille, me rappelant ensuite qu'on me l'avait pris plus tot. « Hm. Tu as de la monnaie ? Je n'ai plus de portefeuille du coup. » demandais-je à l'armoire à glace. J'essayai de positiver : au moins je pourrais acheter un nouveau portefeuille et faire un peu de shopping quand je pourrais poser le pied à terre.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Jeu 15 Jan - 19:20

Don't be a hero tonight

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« Mon lapinouuu d'AMOUUUUUUR :inlove:  :keur: QUE J'AIMEEE  »
Bon. Ma soirée allait être relativement épuisante. Je pensais que la patronne aurait perdu un peu de sa splendide et aurait perdu desplumes pendant l’agression mais rien. Elle était toujours aussi… Vindicative. Pour être poli. Pour sa sécurité, j’avais préféré la porter jusque dans le taxi. Ses béquilles glissaient sur le sol carrelé de l’hôpital et moi je ne trouvais pas ça super stable. Forcément elle avait ralé mais elle s’était calmée au bout d’un moment. Je l’avais mise dans le taxi que j’avais réservé, et m’étais assis à l’autre bout de la banquette la laissant donner son adresse au chauffeur. Clairement, je m’étais assis très très loin pour cacher pas mal de choses notamment la sensation que c’était de l’avoir dans mes bras.

C’était plutôt étrange. C’était bien et mal à la fois. Vraiment agréable. Je ne saurais pas expliquer pourquoi c’était agréable et d’ailleurs je n’étais pas sûr d’en avoir envie. D’avoir envie d’explorer un peu plus ce sentiment qui s’installait juste là, au niveau du milieu du ventre quand je la portais contre moi. BREF. C’était moins bien parce que tout ça ne rimait pas à grand chose. Ma patronne. Ma tyrannique patronne. Ma tête commençait à foutre le camp visiblement…

Nous roulâmes pendant quelques minutes en silence jusqu’à son appartement qui était situé dans les nouveaux complexes construits dans les jolis quartiers. Au moins, elle y était en sécurité. Je commençais à sortir mon portefeuille lorsqu’elle me rappela qu’elle n’avait plus de monnaie. Je réglais la course et sortis, contournant la voiture pour la prendre dans mes bras de nouveau et la sortir de l’habitacle. Même sensation, encore. Je n’y faisais pas attention à ce moment, je crois que c’était bien mieux comme ça… Je lui tendis ses béquilles en saluant le chauffeur et l’accompagna jusqu’à l’entrée de son immeuble. Je ne pus m’empêcher de faire un commentaire.

“Beaux immeubles, tu dois être tranquille ici je pense.”

Je n’étais pas à plaindre. Mon salaire me permettait de louer un appartement qui était en fait une minuscule maison étriquée sur deux étages. Mais j’adorais cet endroit. J’avais même un coin de jardin de quelques mètres carrés abrité par des arbres où je pourrais me reposer sous les rayons du soleil cet été. Mais c’est sûr que ce genre d’appartement en jetait plus. J’étais prêt à parier que tout était ultra fonctionnel à l’intérieur. Genre inox, murs blanc et tout le tralala. Le genre d’endroits que je n’aimais pas beaucoup. Et das lequel je ne me sentais pas à l’aise. Je me mis une claque mentalement à ces pensées. Je n’étais pas là pour être à l’aise. J’étais là pour m’occuper de ma patronne, que je protégeais quotidiennement, puisqu’elle s’était faite agresser et qu’une présence masculine dans son entrée la rassurerait sûrement.

En preux (pingouin) chevalier que j’étais, je l’accompagnais à l’intérieur de l’appartement. Constatant que je m’étais un peu trompé. Le lieu est plutôt chaleureux et accueillant, l’inverse de Dark Frozen. Elle avait sûrement du faire appel à un décorateur d’intérieur. Je m’attendais presque à ce que son lieu d’habitation soit un château de glace genre chambre froide. Il allait vraiment que je sorte de mes délires, je devenais cinglé avec tout ça.

Je l’avais donc suivie à l’intérieur de chez elle, puis m’étais adossé à la porte, un peu gêné. Je ne savais pas quoi faire.

“Qu’est ce que tu veux que je fasse ? “

Je me sentais emprunté et je savais que c’était normal. Être chez sa patronne comme ça n’était pas quelque chose de naturel. Je la regardais, attendant sa réponse, et la voyant vaciller à cause du carrelage au sol je me précipitais vers elle alors qu’elle tombait.

“Ouh attention !”

Je la maintins, la serrant dans mes bras pour la tenir debout. Encore une fois mon coeur s’était emballé. Un, parce qu’elle avait failli tomber, et deux parce qu’elle était contre moi. Sans réfléchir, et sans lui laisser le loisir de me crier dessus (encore une fois) je la portais et la déposais sur son canapé.

“Maintenant, tu bouges plus et tu me dis de quoi tu as besoin. J’ai pas spécialement envie de retourner à l’hôpital et d’y passer encore une heure parce que tu auras voulu faire la femme forte.”

J’étais ferme et sévère mais je savais qu’avec elle je n’avais pas le choix. Je savais que j’allais me faire engueuler aussi mais ça c’était habituel et presque quotidien. Si elle lisait ça, je serais déjà enterré, 6 pieds sous terre d’ailleurs..


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Ven 16 Jan - 0:56

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
Cette soirée passait de l'adjectif « horrible » à « étrange ». Voir Gabriel aussi loin de moi que possible me fit l'effet d'un coup de poing en pleine figure – et maintenant je savais ce que ça faisait. Qu'est-ce que j'avais au juste ? Je sentais mauvais ? Il y avait un truc chez moi qui le répugnait ? Peut-être qu'au final cette agression lui avait donné une image tout autre de moi, celle de quelqu'un de faible. Pourtant j'avais l'impression d'avoir gardé – plus ou moins – mon mordant face à lui, même quand je ne voulais qu'une chose : pleurer un bon coup et dormir douze heures d'affilées.

Je renonçai à essayer de sortir seule du taxi et attendis Gabriel pour qu'il m'aide à me mettre sur mon pied valide et... sur ces béquilles de malheur. Déjà elles me faisaient horreur. D'ici demain elles valseraient dans mon placard à chaussures. Une dizaine de minutes plus tôt, il m'avait tenu ainsi contre lui, corps à corps. Plus je m'étais détendue, plus j'avais pu faire attention à des détails : le rythme régulier – quoi qu'un peu rapide – de son cœur qui battait à sa carotide, son odeur musquée, la chaleur apaisante qui se dégageait de lui. C'était agréable d'etre tenue ainsi dans ses bras. Un constat que j'avais déjà fait dans la ruelle, plus tôt dans la soirée. Qu'importe, ç'aurait été la même chose si ça avait été quelqu'un d'autre, n'est-ce pas ?

Nous remerciâmes chaudement le chauffeur de taxi puis nous dirigeâmes vers mon immeuble. La remarque de mon baby-sitter du soir sur le complexe d'immeubles me fit sourire. Évidemment que j'étais dans un immeuble de standing, comment pouvait-il en être autrement ? C'était sûrement ce que pensait Gabriel. Quant à moi je me serais bien installée dans un petit appartement comme n'importe quel étudiant. A la place j'étais logée dans un complexe ultra-sécurisé, qui avait été construit récemment. Je n'y passai pas beaucoup de temps. Entre les gardes à l’hôpital où je dormais sur place et les réunions tardives au boulot, l'appartement me permettait de dormir et de manger, rien de plus. D'ici quelques mois je pourrais me permettre d'avoir une vie sociale digne de ce nom, c'est ce que je me disait chaque fois que je faisais le constat de mon absence récurrente à l'appartement.

« Je n'y suis pas souvent, mais c'est vrai qu'on n'est pas emmerdés par les voisins. » confirmai-je avec lassitude. Puis je me lançai dans le rituel d'entrée dans mon logement : code à l'entrée de l'immeuble – code pour l’ascenseur – clé pour l'appartement. Malgré ma mauvaise humeur, mon attitude envers Gabriel et toutes ces piques que nous nous lancions, j'étais vraiment heureuse qu'il m'ait accompagnée jusque là. Je sentais que cette agression allait me faire virer à la paranoïa.  Lui, il n'avait pas l'air de savoir quoi faire. Merde, il attendait peut-être que je lui fasses un calin pour le remercier de m'avoir secourue ? « A dem... » Le pas de trop, et voilà que ma béquille glissait contre le carrelage. J'étais trop épuisée pour même tenter de rattraper le coup alors je me laissai glisser pour atterrir à terre – au moins je ne pourrais pas tomber plus bas. C'était sans compter le preux chevalier blanc qu'était Gabriel – si vous voulez mon avis, ce n'est pas sur un cheval qu'il serait, mais plutôt sur un lapin – il me rattrapa avant que je n'atteigne le sol.

Là c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Qu'est-ce qui allait encore arriver ce soir ? Tout allait de mal en pis, sans que je ne vois le bout du tunnel. J'étais comme une cocotte minute, à force de retenir la vapeur, tout finit par exploser. De plus son discours sur la « femme forte » ajoutait une bonne couche à tout ça. « Mais put** tu peux pas me laisser tranquille deux secondes ? Je veux juste oublier cette soirée de merde. J'ai mal partout, je suis crevée, j'ai faim, j'ai soif, et deux types m'ont tabassée parce que j'avais JUSTE 10 livres sur moi. Plus je criais, plus ça les excitais. C'est ce qu'ils ont dit, pas difficile de deviner à quoi ils pensaient. Et toi tu me demandes ce dont j'ai besoin ? » hurlai-je comme une ahurie, laissant des larmes trop longtemps contenues, couler à flot le long de mes joues. Là j'étais définitivement grillée. Quoi que je dise de plus, ça n'aurait ni queue ni tête. Il fallait juste que je me repose.

Immédiatement après ce coup d'éclat, je m'allongeai et me recroquevillai en position fœtale sur le canapé, dos à lui, avant de prendre mon visage entre mes mains. « Désolée... je suis, … désolée. Mais là c'est juste... » Je secouai la tête et continuait à sangloter. De toute façon il avait vu ma carcasse déplorable sur le canapé de mon salon, rien ne pourrait être pire pour moi que de me montrer dans cet état. Si il était parti juste en bas de l'immeuble, j'aurais  pu ne pas m'effondrer devant lui. J'étais désolée pour lui, désolée de lui avoir crié dessus et d’être cette patronne « tyrannique » a ses yeux.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Ven 16 Jan - 19:58

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« Mon lapinouuu d'AMOUUUUUUR :inlove:  :keur: QUE J'AIMEEE  »
Grace avait failli tomber. Sans spécialement le vouloir, en la voyant déraper mon coeur avait loupé un battement et je m’étais empressé de la récupérer pour ne pas qu’elle fasse mal. Je trouvais que les béquilles étaient un dispositif de torture plutôt dangereux et j’aurais préféré qu’elle reste tranquillement dans le canapé au lieu de vouloir faire les 100 pas. Mais ça c’était sans compter sur son caractère de cochon, bien sûr. Donc je l’avais récupérée au vol avant de la déposer sur son sofa, en lui disant plus ou moins de se tenir tranquille. J’avais du être trop dur avec elle cependant. Je ne m’attendais pas à sa réaction et je me sentis immédiatement coupable.

Ma patronne explosa tout simplement. Je me disais aussi qu’il fallait être sacrément solide pour retenir ses émotions autant que ça. La peur déjà, ressentie pendant l’agression et je n’étais pas au courant de ce qu’elle venait de dire, ce qui me confirmait qu’elle avait vraiment du être terrifiée. La colère, la fatigue, la douleur.. Tout cela se mélangeait pour former un cocktail molotov hautement explosif chez Dark Frozen et je venais de lui fournir l’étincelle qui lui manquait visiblement. A la voir recroquevillée dos à moi au début je ne savais pas trop quoi faire.

Mais la solution s’imposa à moi finalement, comme une évidence. Je parcourus les quelques mètres qui nous séparaient et la pris dans mes bras. Je la serrais tout doucement contre moi, la berçant presque. Je savais que je prenais un gros risque, celui de me prendre un poing dans la mâchoire vu son caractère mais il me semblait que c’était la bonne chose à faire. Elle avait, pour moi en tout cas, besoin de réconfort. Deux voix s’affrontaient dans ma tete. Une qui me disait de continuer, que c’était la bonne marche à suivre et que le fait de la serrer contre lui montrerait qu’elle n’avait pas à être toute seule tout le temps et que je pouvais être là si elle le souhaitait et si elle en avait besoin. Je me doutais que sa vie au quotidien ne devait pas être forcément facile. Quelque fois, je me disais même que je comprenais un peu sa tyrannie. Bon, ça c’était seulement quelques fois. Mais une autre voix affrontait celle ci dans ma tête. Cette voix me disait que le fait de la tenir ainsi serrée contre moi faisait naître des trucs, des sentiments qui ne m’apporteraient que des problèmes et qu’en plus elle allait me frapper pour l’avoir tenue ainsi. Le moins que l’on puisse c’est qu’elle était farouche.

Malheureusement, la deuxième voix gagna. Au bout de quelques minutes, je la lâchais, me reculant assez violemment et les joues aussi rouges que j’avais été un gamin pris en faute. Grace était la seule à pouvoir me faire sentir aussi con. D’habitude, je bénéficiais d’une certaine assurance, en apparence du moins e elle avait un don pour définitivement annihiler tout ça. J’avais l’impression d’être revenu à mes 15 ans où j’avais la ferme impression de faire une connerie dès lors que je posais un pied devant l’autre. Au bout de quelques secondes après avoir rompu le contact je murmurais.

“Je suis désolée, je n’aurais pas du.”

Je me tus, ne sachant pas trop quoi ajouter ni quoi faire. Les bras ballants je restais planté là comme un piquet. Droit comme un i, et les mâchoires serrées. J’étais en train de réfléchir et mon cerveau fonctionnait à 100 à l’heure. Je me disait que si ça se trouve elle allait me virer. D’une voix relativement basse, j’ajoutais, tout en ne la regardant toujours pas.

“Si tu veux que je parte, dis le.”


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Sam 17 Jan - 13:39

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
A chaque instant, le cerveau a 14 milliards de neurones qui fusent à la vitesse de 700km/h. On ne contrôle pas la plupart d’entre eux. Quand on a froid : la chair de poule. Quand on est excité : l’ adrénaline. Le corps suit naturellement ses impulsions, c’est pourquoi c’est, en partie, si difficile pour nous de contrôler les nôtres. Bien sûr, quelque fois, on a des impulsions qu’on préfère ne pas contrôler, que l’on regrette ensuite.  Parfois même les meilleurs d’entre nous prennent des décisions irréfléchies. De mauvaises décisions. Des décisions que nous savons déjà que nous allons regretter sur le moment, à la minute, ou plus précisément le matin qui va suivre. Je veux dire peut-être pas regretter, regretter parce qu’au moins on aura été capable de prendre un risque. Mais quand même... quelque chose au fond de nous décide de faire une folie. Une chose dont on sait qu’elle va forcément se retourner contre nous. On le sait, mais on le fait quand même. Ce que je veux dire c’est... on récolte ce qu’on sème, et demain j'allais foutrement regretter d'avoir déconné à ce point.

L'environnement autour de moi me semblait un tout autre monde, un amas de formes et de couleurs que je voulais desesperemment ignorer. C'est comme regarder un train passer devant nous : on sait qu'on doit le prendre mais on reste sur le quai, à regarder le monde tourner sans nous. Parce qu'il valait mieux que je reste dans mon coin plutôt que d'affronter Gabriel dans cet état. Les victimes d’agression se posaient toujours des questions : pourquoi moi ? Et si je n'avais pas été là à ce moment là ? Et si je n'étais pas sortie seule ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Les entendre ressasser ces questions sans cesse était terrifiant. Néanmoins la seule réponse que nous pouvions leur donner était précisément qu'il n'y avait pas de réponse, pas de raisons à ce qui leur était arrivé. C'était arrivé, c'est tout. Au mauvais endroit au mauvais moment... Quand on traite ce genre de patients on les écoute en se disant que ça ne nous arrivera jamais, qu'on est à coté de ça, que l'on a tout ce qu'il faut pour parer l'attaque ou que l'on prend toutes les précautions pour que ça n'arrive pas. Il suffit d'une fois, d'un oubli, pour se retrouver dans la panade...

Je pensais sincèrement que Gabriel s'en irait après mon coup d'éclat. Il s'en était pris plein le cocotier, alors qu'il avait été... adorable, ce soir. Sans lui j'aurais du rester à l’hôpital, et même si j'avais pu en sortir, je n'aurais pas pu rentrer chez moi en un seul morceau. Ça valait bien quelques remerciements non ? Pas une engueulade en bonne et due forme. Je pleurais de tout mon saoul et lui il... venait vers moi. Je me crispais de la tête aux pieds, ne sachant que trop ce qu'il allait faire. Mais se retrouver dans ses bras pour la... quoi, quatrième fois de la soirée ? C'était indescriptible.

On est seul en venant au monde et on est seul en le quittant, dans l’intervalle c’est à chacun de se débrouiller pour trouver un peu de compagnie. On a tous besoin d’aide, on a tous besoin de soutien sinon on serait trop seul : des étrangers coupés les uns des autres et on oublierait à quel point on est tous liés. Alors en fin de compte on choisit l’amour, on choisit l'amitié, on choisit la vie, et pendant quelques instants on se sent un tout petit peu moins seul.

Au bout de quelques secondes je pu me détendre, laisser mes larmes couler sans avoir peur de la vulnérabilité que j'affichais. De toute manière, au point où on en étais, je me fichais pas mal de ce que pouvait penser Gabriel. Je pu juste savourer l'idée d’être moins seule pendant quelques instants. Quand il 'éloigna comme si il avait reçu un électrochoc, je n'aurais su dire combien de temps nous étions restés ainsi. Un frisson parcourut mon échine, puisqu'il n'était plus là pour me réchauffer. “Je suis désolé, je n’aurais pas du.” Si, Gabriel, c'était très agréable, juste ce qu'il me fallais. Sérieusement, je ne pouvais pas lui dire ça parce que c'était le genre de choses que je regretterais amèrement le lendemain. Il restait... Gabriel. Malgré cette soirée un peu particulière.

D'abord je ne comprenais pas ce qu'il murmurait. Puis en mettant mon cerveau en marche et en recollant les syllabes je compris qu'il me demandait si je voulais qu'il parte. « Est-ce que tu veux rester ? Tu as peut-être... quelqu'un qui t'attend,... chez toi. » Mince, ce n'était pas vraiment la phrase que j'avais en tête. Si il répondait positivement, ça me ferait juste l'effet d’être l'emmerdeuse de service qui mobilisait son employé au milieu de la nuit. « Tu peux... m'amener jusqu'à ma chambre ? C'est la deuxième porte, là-bas. » fis-je en lui montrant ladite porte. Je me sentirais mieux là-bas. Dans un vrai lit, bien moelleux, confortable et familier. Et puis avec une couette digne de ce nom, puisque je continuai de trembler sans pouvoir m’arrêter.

« Il me faudrait les médicaments aussi, et quelque chose de sucré. Tout est à la cuisine. » Le trentenaire saurait trouver ce dont j'avais besoin. D'ici demain, après une bonne nuit de sommeil, je pourrais me débrouiller toute seule et aller chercher tout ça moi-même. Pour le moment il fallait bien que je demande de l'aide, et ça, c'était bien plus difficile que ce que je pensais.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Dim 18 Jan - 23:09

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P
Probablement la soirée la plus bizarre de ma vie. Si on m’avait dit que je me retrouverais à sauver ma patronne, alias Dark Frozen d’une agression, et que j’allais à présent devoir la surveiller. Enfin tenter de m’occuper d’elle plutôt parce que ce n’était pas chose facile vu le caractère qu’elle avait. Sauf qu’elle avait craqué. Elle avait enfin lâché du lest, j’avais cru que ça n’arriverait jamais.

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle explose d’un seul coup comme ça. On étais tous ammené à avoir ce genre de réactions après une agression aussi violente, c’était normal et c’était humain et c’était surtout la logique des choses en réalité. Mais Grace n’était pas une personne normale pour moi. C’était le genre de personne à avoir un masque parfait sur le visage, à pouvoir retenir et cacher toutes ses émotions. Alors non, je ne m’attendais pas à ce qu’elle explose d’un seul coup comme ça. J’étais persuadé qu’elle m’aurait mis à la porte bien avant de pouvoir avoir l’air faible. J’étais également persuadé qu’elle s’en voudrait dès le lendemain d’avoir eu ce genre de réactions. Et il était fort probable que la mienne m’apporte des ennuis. Avoir fait unpas vers elle comme ça pouvait s’avérer gênant et je savais que dès que j’aurais passé le pas de cette porte, j’allais le regretter.

Néanmoins, quand l’information concernant ce que je venais de faire était parvenue jusqu’à mon cerveau je l’avais lâchée, me reculant et me demandant pourquoi j’avais fait ça. Il m’avait fallu quelques secondes avant de pouvoir prononcer un mot. Je lui avais finalement demandé si elle voulait que je reste, ou que je parte. Elle m’avait répondu en me demandant si quelqu’un m’attendait et si je voulais rester. Bonne question. Est ce que je le voulais ? Sûrement, sinon je serais déjà parti. Mais quoi répondre sans passer pour un abruti ou une sangsue ? J’avais détourné le regard, fixant le sale temps extérieur tout en répondant.

“Non personne ne m’attends. Et je resterais tant que tu le voudras.”

Réponse assez évasive mais c’était mieux comme ça. Je ne parvenais jamais à anticiper ses réaction, pour savoir quoi dire et je ne savais donc jamais comment elle avait réagir. Si elle allait se mettre à criser ou au contraire si elle allait bien le prendre. Pour moi d’ailleurs, elle avait un petit côté lunatique. Heureusement qu’elle n’était pas au courant que je pensais ce genre de choses, elle m’aurait probablement fait couper la tête. Elle se décida ensuite à demander de l’aide. Grace, me demander de l’aide… Cette soirée était effectivement bien différente des autres.

“Bien sûr.”

Je m’approchais d’elle de nouveau pour la soulever et l’aider à s’avancer jusque dans sa chambre. Doucement, nous allâmes jusque là et enfin je la portais jusque sur son lit. Sa chambre était dans les mêmes tons que le reste, très élégante et sobre. M’assurant d’un coup d’oeil qu’elle étais bien installée je repartis dans la cuisine chercher ce qu’elle m’avait demandé. Je trouvais une compote dans un placard et pris ses médicaments. Je lisais l’ordonnance avant de lui donner ceux qu’elle avait besoin de prendre et finit par abandonner. Déjà tous ces trucs avaient des noms à coucher dehors avec un billet de logement et ensuite il en manquait plein.

“Heu j’arrive pas à trouver.. Il t’en manque plein en plus…”

Je ramenais finalement la compote et le sac de médicaments. Ce serait plus simple. J’hésitais quelques instants avant de m’asseoir sur une chaise en face de son lit. Au pire, elle me mettrait dehors et de sa part ça ne m’étonnerais pas.

“Tu as besoin d’autre chose ? Tu veux que je reste pour la nuit au cas où tu ais besoin de quelque chose cette nuit ou que tu ne te sentes pas bien ?”

Incapable de tenir en place finalement, je me levais et commençais à piétiner. Je n’avais pas fumé une cigarette depuis bien trop longtemps, et avec tous ces évènements..

“Où est ce que je pourrais fumer une cigarette ?”

Il était fort probable que cela ne lui plaise bien mais j’avais besoin de ma dose de nicotine, je commençais à me sentir fébrile.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mar 20 Jan - 22:28

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
Personne n'attendait Gabriel chez lui. Traduction : pas de femme, pas d'enfant(s). Juste lui. Pourquoi je m'en faisais pour ça d'ailleurs ? Ca ne devrait pas être une information importante pour moi. J'étais juste possessive parce que c'était un employé modèle -  à part son aversion pour Armani. Oui, je voulais le garder pour moi, histoire qu'il n'aille pas voir ailleurs. Oh mon Dieu, j'ai vraiment imaginé ça ? « Histoire qu'il n'aille pas voir ailleurs. » ? Wow, ça me paraissait étrangement bizarre de penser ça. Si seulement c'est lui qui décidais de rester et pas moi qui devait le lui demander... puisque rien que de lui demander de m'aider à parvenir jusqu’à ma chambre, c'était horrible. Évidemment il n'allait pas dire non. C'était un gars bien au fond. D'après ce que j'en savais il était allé en prison, mais on ne peut pas juger une personne par rapport au fait qu'il soit allé en prison quelques années. Si il était poursuivi pour viol, meurtre ou kidnapping, là je me serais inquiétée. Mais pour des « bagarres » ? Du moins c'est ce que Taylor senior m'avait dit. Il était quasi-certain que ce dernier avait fait des recherches sur le passé du garde du corps qu'il m'avait attribué. Je n'avais pas eu ce rapport. Heureusement peut-être. Moins j'en savais, mieux ce serait, non ? “Bien sûr.” comme si c'était évident... il pouvait aussi bien me dire « Va te faire voir et débrouille toi seule, je suis payé pour faire un boulot constructif, pas du baby-sitting. »

Je n'arrivais même pas à dire « merci ». Ma mâchoire était bloquée sur ce mot pourtant facile à dire. J'ai du peser lourd lorsqu'il m'a portée dans les escaliers. Quelle idée d'aller dans ma chambre ? Demain je serais seule et je devrais descendre tout ça... toute seule aussi. Néanmoins j'avais besoin de me retrouver dans mes draps, sous ma couette, avec un tas de couvertures autour de moi. C'était confortable et familier, tout ce dont j'avais besoin. Pendant maximum trois minutes je me retrouvai la tête dans le creux de son cou – juste pour que ce soit plus confortable, évidemment ! - et me détendais. Jusqu'à ce qu'il me dépose dans mon lit. Tout de suite je me remis en position fœtale, avant de m'allonger sur le dos en grimaçant. Avoir des cotes fêlées n'était pas vraiment l'idéal pour se rouler en boule sur son lit. La pile de couvertures qui s'amassa sur mon corps frigorifié me fit rire. On aurait dit qu'un sumo avait élu domicile dans mon lit ! Seulement j'avais vraiment besoin de me réchauffer.

“Heu j’arrive pas à trouver.. Il t’en manque plein en plus…” C'est sur cette phrase que je me réveillais d'une courte pause. J'avais du m'endormir quelques minutes, ce dont je ne me souvenais absolument pas. « C'est pas indispensable. Il y en a que je peux prendre à partir de demain. Pour l'instant il me faut juste de la morphine et un somnifère pour dormir. » ronchonnais-je. Je ne savais même pas si il pouvait m'entendre avec les couches de tissu au dessus de moi. Je dégageai ma bouche pour qu'il comprenne un minimum ce que je disais, me redressai pour manger la compote, et avalai les deux cachets avec un verre d'eau. C'était bon de manger un peu après tout ça. Cependant, mes bras n'étaient plus couverts par quelque chose, et je continuai de frissonner. Mes dents recommencèrent à claquer, alors que le reste de mon corps était sous la couette ! C'était juste... énorme. « Tu peux monter le chauffage ? » demandais-je en lui donnant les explications nécessaires pour qu'il puisse le faire. Il y avait un petit boîtier régulateur dans la chambre, près de la porte, ce qui était plus que pratique. “Tu as besoin d’autre chose ? Tu veux que je reste pour la nuit au cas où tu ais besoin de quelque chose cette nuit ou que tu ne te sentes pas bien ?” Je levais des yeux angoissés vers lui. Encore ce mot, « avoir besoin ». « Je crois que ce serait une bonne idée. Tu peux... aller sur le canapé, ou rester dans le fauteuil près de ma coiffeuse. Fais ce que tu veux. Si tu as faim il y a ce qu'il faut à la cuisine. » De préférence dans le fauteuil près de la coiffeuse, au moins il pourrait me « surveiller », et j'étais certaine que rien ne m'arriverait tant qu'il était là. Bizarre pour quelqu'un qui a fait de la prison...

« Sur le balcon. Cigarette interdite dans mon appartement. » Parce que je détestais l'odeur de ces fichues clopes. Mauvais pour la santé, addictif, avec une odeur pourrie … comment les gens peuvent vouloir ce machin ?

Quand il revint dans la chambre, la compote était terminée et je commençais à somnoler, toujours sous une montagne de couvertures. Nous restâmes plusieurs secondes ainsi, à ne rien dire, nous affrontant du regard. Je rompis le silence la première. « Pourquoi tu fais tout ça ? »  


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Sam 24 Jan - 19:15

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U
n face à face. Le genre gênant.. J’étais sur le fauteuil, en face d’elle. C’était ça ou le canapé et je me voyais très mal m’endormir et ensuite monter les marches à 4 pattes les yeux encore fermé parce que j’avais entendu un gémissement qui signifiait qu’elle avait mal. C’était un coup à me blesser aussi. J’avais donc préféré le fauteuil. Le seul souci c’est ce que ce fameux siège se trouvait en face d’elle et qu’il allait donc falloir que je trouve des sujets de conversation. Entre nous, il n’y en avais pas beaucoup. On n’avait jamais vraiment discuté jusque là.

Bien sûr, on parlait dans le cadre du boulot : des contrats, de la presse et de ce genre de choses qu’il nous fallait forcément évoquer. Mais nous n’avions jamais eu de conversations personnelles. Elle ne savait pas que j’avais un enfant, que je mettais plus ou moins illégalement à la crèche d’ailleurs. Je n’étais même pas sur qu’elle sache pourquoi j’étais allé en prison et si elle savait des choses à propos de mon passé. Je ne savais pas grand d’elle non plus, que ce qu’elle m’en laissait voir. Sa face forte. Et il venait de se passer un truc ce soir, je venais de voir sa face faible, je venais de la voir dans un moment de faiblesse. J’avais encore un peu de mal à réaliser d’ailleurs.

Le silence était donc pesant. On s’affrontait presque du regard, on se fixait, et je suppose qu’elle était comme moi et qu’elle cherchait quoi dire. Qu’elle cherchait un sujet de conversation. Elle me posa ensuite une question qui me laissa con sur mon fauteuil. Pourquoi est ce que j’étais venu ? A vrai dire, je ne savais même pas me répondre à moi même. Il y avais un truc là dessous, je m’en doutais et je le sentais d’ailleurs mais je ne pouvais décemment pas lui dire ça. Je savais aussi que mon sens du devoir avais pris le dessus. Je pense que j’aurais fait un bon militaire. Je suis loyal. Et Grace était, de mon point de vue en tout cas, placée sous ma protection. Je me devais donc de la protéger contre tout et n’importe quoi. D’où ma présence ici.

“Je ne sais pas honnêtement. Je suppose que mon boulot c’est toute ma vie, et que c’est pour ça que j’ai accouru et que je suis encore là…”

Mensonge. Mensonge éhonté. Il y avait un truc. Un truc qui était étroitement lié à la sensation que ça me faisait quand je la voyais en robe fourreau avec ses Jimmy Choo. Et un truc qui était aussi probablement lié au fait que je portais des déguisements de pingouins sans trip ronchonner.

Mais chacun son tour, pour les questions. Je me décidais aussi à poser les miennes.

“Et toi ? Pourquoi est ce que je suis le premier que tu ais appelé ?,Et ce docteur dont tu m’avais demandé de chercher l’adresse ?”

Je n’étais pas con. Elle m’avait un jour demandé de chercher le numéro d’un médecin, un certain docteur Carmichael. J’avais googlé son nom et vu la photo sur laquelle j’étais tombé, je me doutais qu’elle n’y étais pas allée pour rien… Je n’avais rien dit, après tout ce n"était pas mon rôle. Dans notre tandem, ce n’était pas à moi de poser les questions. Je n’étais que son assitant après tout.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Dim 25 Jan - 23:07

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
Un soulagement immense m'assaillit quand finalement il décida de s'asseoir sur le fauteuil. C'était difficile de se retrouver seule après cette soirée épuisante. Si ç’avait été un autre, quelqu'un de ma famille ou une amie, je me serais trouvée encore plus gênée, préférant sans doute la solitude aux paroles profondes qui suivaient ce genre d'agression. Je n'avais pas besoin de pitié, juste d'un peu de réconfort. Mais la pitié c'était pire que tout. Lorsque quelqu'un vous regarde comme si vous étiez une pauvre petite chose prête à s'effondrer, incapable de faire quoi que ce soit... Au moins j'étais sure d'une chose : Gabriel n'aurait pas cette attitude face à moi. De la compassion, à la rigueur, mais il ne me traiterait pas comme une invalide – même si, tout bien considéré, il refusait de négocier que je travaille à l'entreprise pendant mes dix jours de repos forcé. Il ne me harcèlerait pas pendant des jours avec ces conneries de psychologue et de repos pendant des mois et des mois.

Le calme régnait dans la pièce, apaisant. L'avantage d’être au dernier étage était le silence qui régnait. Jamais je n'avais trouvé ça pesant, après tout j'étais rarement ici. Se retrouver dans le silence le plus total était agréable après l'effervescence de l’hôpital, ou même les réunions où chacun voulait que son point de vue prime sur celui des autres. L'autre occupant de la pièce était aussi taciturne. Peut-être trouvait-il le silence gênant ? Qu'il voulait remplir les blancs ? Ça m'arrivait parfois. Pas ce soir, pas avec lui. Et au bout d'un moment je lui posais la question qui me turlupinait depuis plusieurs heures. Pourquoi diable faisait-il tout ça pour moi ?

Jamais je ne me serais attendu à lire de la surprise sur son visage. Oh, pas longtemps, à peine une seconde pendant laquelle je voyais qu'il était pris au dépourvu. “Je ne sais pas honnêtement. Je suppose que mon boulot c’est toute ma vie, et que c’est pour ça que j’ai accouru et que je suis encore là…” Son boulot c'est toute sa vie ? On croirait m'entendre. Il a trente et un ans, un jour il aura forcément d'autres priorités que son boulot, c'est juste qu'il ne le sait pas encore. Moi aussi ça m'arrivera. Et ce jour là il faudra bien que je fasse un choix entre la médecine et l'entreprise. Je pense que je choisirais la médecine, j'en suis même presque certaine. Taylor & co  m'apporte une expérience enrichissante, davantage de confiance en moi. C'est quelque chose que j'aurais regretté de ne pas vivre malgré le lot de complications que cela apporte. « Ok. » Je me reprenais deux secondes pour faire ce que j'aurais du depuis le début, quelque chose que j'avais horreur d'avouer. « Merci, vraiment. Je ne sais pas si j'aurais été capable d'appeler le 911. » Pfiou, la séquence remerciements était passée. Oh je ne doutais pas que si je décidais de révéler le déroulé de ma soirée à ma famille, tout le monde encenserait le beau Gabriel.

“Et toi ? Pourquoi est ce que je suis le premier que tu ais appelé ? Et ce docteur dont tu m’avais demandé de chercher l’adresse ?” A mon tour d’être surprise et d'ouvrir grand les yeux. Je ne pensais pas qu'il se souviendrait de ça. Nate Carmichael était un mystère à mes yeux. Il m'avait proposé d'aller boire un verre avec lui et sa fille, chez lui. Après mure réflexion j'ai accepté en sachant que je devrais tout lui dire à ce moment là. Et j'allais pouvoir m'exercer avec Gabriel, puisqu'il sentirait le mensonge à dix kilomètres à la ronde. Les couvertures commençaient à me réchauffer. Ainsi je savais que je ne tarderais pas à sombrer dans le pays des reves – ou pas – et que je pourrais échapper à son jugement. « Tu étais dans mes numéros abrégés. J'espérais juste que tu étais encore au bureau, ou près de l'endroit où j'étais. C'était plus... simple. Et puis je suppose que j'ai confiance en toi. » Il va se prendre la grosse tête après ça ! J'aurais pu faire une blague, toutefois je ne me sentais pas de taille à ce qu'il confirme mon très mauvais goût pour les blagues pourries. « Quant à ton autre question,  Nate Carmichael est mon beau-frère. Il l'était, tout du moins. » Jusqu'à ce que Mia meure d'un fichu cancer.

L'épuisement de la journée, le choc de cette agression ainsi que l'effet combiné de l'antalgique et du somnifère commençaient à me faire somnoler. " J'ai l'impression que je pourrais dormir jusqu'à la semaine prochaine " dis-je simplement.


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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mar 27 Jan - 22:28

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O
n en était réduits à ça. On était l’un en face de l’autre et c’était à qui dégainerais le premier, à qui s’abaisserais en premier pour rompre ce pesant silence. Finalement ce fut elle. Moi je m’étais contenté de la regarder. Sa question m’avais laissé con, j’avais répondu un truc pas très clair, pas très net mais je ne voyais pas quoi répondre d’autre. Et puis c’est vrai que vu comme ça je n’en savais rien mais je savais que si je creusais un peu, je trouverais inévitablement et la vérité que je risquais de trouver ne me plaisait pas beaucoup.

C’était à moi ensuite. Coup de poker, full as et bluff. Prêcher le faux pour savoir le vrai. J’avais bien vu que le docteur Carmichael était le genre docteur glamour comme ceux qu’on voit dans grey’s anatomy. Alors ça ne m’étonnait pas qu’elle ait craqué sur lui. Je lui avais sorti ma réplique avec un air hautain et sûr de moi et elle m’avait tué. Son beau frère, ce mec était son beau frère. Je n’étais déjà pas au courant qu’elle avait une soeur ? Je la regardais, surpris pendant quelques secondes avant de me décider à parler.

“Ton beau frère ? Tu as une soeur ? Et pourquoi étais ?”

Après cette déclaration qui avait eu l’effet d’une bombe, elle me sortit qu’elle était vraiment fatiguée. Je hochais la tête, ayant pigé le message.

“Ne t’en fais pas pour moi et dors. Je veillerais sur toi. Et je serais dans la même pièce.”

Je la laissais s’endormir, me levant pour regarder la vue sur Manchester. C’était plutôt joli de voir la ville baignée dans l’obscurité avec juste quelques lumières ça et là. Je m’amusais à repérer mon appartement et l’entreprise, enfin les lieux dans lesquels je me rendais le plus souvent. En écoutant la respiration de Dark Frozen, je compris qu’elle s’était endormie. Moi, je descendit les escaliers. Je n’avais absolument pas envie de dormir maintenant, j’étais encore trop agité par les évènements de la soirée. Je partis donc fumer une cigarette au balcon, laissant la fenêtre ouverte pour guetter les bruits. Peut être que ça sentirait un peu la cigarette, mais j’espérais qu’elle ne m’enverrait pas au bucher pour ça..

Je pris ensuite une petite collation, trouvant un sachet de pain de mie qui traînait là et un peu de pate à tartiner. Je soupirais en regardant dehors, me demandant un peu beaucoup ce que je foutais là. Ce serait comment demain matin au réveil ? Plutôt gênant hein ? Voir sa patronne au réveil, j’avais du mal à imaginer le truc. Sur ces droles de pensées je remontais et la trouvais toujours en train de dormir, plutôt paisible pour quelqu'un qui s’était fait agresser il y a à peine quelques heures.

Un sourire appurut sur mon visage. Je ne savais pas d’où il venait. Peut être le fait de la voir aussi calme ? Elle était même plutôt mignonne. Ouai, lorsqu’elle dormait quoi. Comme un chaton griffeur ou un bébé tigre, ce genre de bestiole agressive. Je la regardais dormir un moment puis sombrait à mon tour.

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MessageSujet: Re: Don't be a hero tonight. Gabriel & Grace   Mer 28 Jan - 20:37

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« Mon poussin préféré que j'aime et que j'adore :canard:  »
L'incrédulité se lisait sur le visage de Gabriel. Peu de gens connaissaient mes origines à vrai dire, pour la simple et bonne raison que pour mon père, j'étais sa fille. Personne ne s'aventurait à le contredire sur ce point. Josh et Ariana Taylor m'avaient appris à faire mes premiers pas, avaient calmé mes pleurs de bébé, m'avaient élevée comme si j'étais leur fille biologique. Un jour un de ses investisseurs lui avait dit «Pourquoi lui confierai tu ton entreprise ? Elle n'est pas de ton sang et il y a bien d'autres personnes mieux formées pour la filiale de Manchester ! ». Inutile de vous dire que ce mec avait été congédié à la minute suivante.

Depuis lors il ne cachait pas m'avoir adoptée, mais ne le crachait pas sous tout les toits. Apparemment il n'avait pas prévenu Gabriel de ce petit détail. Peut-être parce que c'était un journaliste. La clause de confidentialité dans son contrat nous assurait qu'il ne révélerait pas ce genre de choses sans avoir un procès aux fesses. « C'est Mia, ma sœur jumelle. Elle est décédée d'un cancer il y a trois ans et Nate était son mari. » De quoi le faire s'interroger un peu plus. Je ne lui révélerait pas que j'avais été adoptée. Pas ce soir tout du moins.

La sécurité que je ressentais était sans doute due au poste qu'occupait Gabriel autrefois, un garde du corps. En quelques mois il avait bien évolué au sein de la société. Une telle progression n'avait été remarquée que peu de fois auparavant.

Ne voulant pas vraiment discuter plus longtemps, je m'installai plus au fond de mon lit afin de profiter du confort des oreillers. Acheter ce lit king-size avait été une bonne idée finalement. J'associai ce genre de lit aux gosses de riches – d'accord mon père est riche, je l'avoue – cependant il fallait avouer que le bien-être qu'il procurait en valait la peine. « Bonne nuit. » dis-je avant de fermer les yeux et de partir aux pays des rêves.  


TERMINE


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