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 Instead of walking away [Heaven & Morgan]

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MessageSujet: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Mer 21 Jan - 14:23

Welcome in Paradise
Heaven Grant & Morgan Nash



Je suis assis dans le café depuis l'ouverture, je n'ai pas dormi cette nuit, encore. Je suis juste passé chez moi prendre une douche et me changer. Je bosse cette après-midi et je sais que si je me mets au lit je n'arriverais pas à dormir avant un bon moment, et alors il sera presque l'heure de partir bosser, foutue insomnie oblige. Alors autant rester debout. Je me fous de beaucoup de choses dans ma vie, des gens qui me regardent en me jugeant ou me craignant jusqu'aux soirées qui paraissent si importantes et excitantes pour tous mes potes -des étudiants ou de jeunes employés pour la plupart-, de tout sauf de mon boulot. J'veux pas me faire virer, me retrouver à la rue, je serais juste un déchet de plus dans ce bas monde et j'ai déjà trop l'impression d'en être un. En même temps je m'en fous, j'me persuade. Je sais juste que je suis meilleur que le branleur qui me sert de géniteur. J'en suis sûr..
J'ai un mouvement de surprise quand ma tête cogne la paroi froide contre laquelle je suis appuyé. On dirait que j'ai somnolé malgré tout. Je me redresse avec un reniflement de dédain et je porte mon café à mes lèvres. Je grimace. Putain, il est tiédasse, j'ai vraiment pas vu le temps passé. Je prend mon sweat fièrement et pars en lançant mon gobelet dans la poubelle, la café éclabousse tout autour. Je sais que mon expression doit être à mi chemin entre "j'en ais rien à cirer de vous tous" et "venez pas me chercher, vous le regretterez". Que de la gueule, mais à cette heure là, je sais que personne ne viendra me chercher les poux. Ce sont de fiers travailleurs qui viennent ramener leur pain à la maison avec leur costume qui sort du pressing. Ils vont sans doute prétendre avec une réunion tard le soir pour aller baiser leur maîtresse et leur femme les croira parce qu'ils sont l'image de la réussite. Putain, s'ils savaient à quel point je les méprise, tous. Même ceux qui étaient déjà accoudés au bar dès le matin, non pas pour bien commencer leur journée rangée, mais pour déjà oublier leur vie merdique.
Et pourtant c'est mon café favori. C'est con, mais j'aime le quartier, j'aime l'ambiance, j'aime l'odeur, même la déco trouve grâce à mes yeux. Et puis ils ont seulement de jolies jeunes femmes en uniforme pour faire le service, et faut avouer que leurs boissons sont réussies. Je me suis déjà fait deux des serveuses, et une autre mais elle s'est fait viré depuis. Peut-être même que les deux autres sont plus là non plus d'ailleurs, faut dire que je viens plus aussi souvent ici qu'avant. J'évite la rue depuis deux ans, sauf de temps en temps où l'envie de provoque me prend, je reviens dans le coin, prend un café puis sors fumé ma cigarette juste devant cette stupide boutique, je prend mon temps puis j'écrase mon mégot devant la devanture.
C'est exactement ce que je suis en train de faire lorsque que j’aperçois une tête blonde à l'intérieur, c'est la petite sainte nitouche de la veille, la pote de Marilou. J'ai un instant de surprise, ne m'attendant pas à la revoir un jour, avant d'esquisser un sourire narquois. Je viens de trouver de quoi m'occuper pour la matinée avec cette biche effrayée. Si Marilou le sait, elle va sans doute râler, mais elle savait à quoi elle exposait la blonde en l'amenant. Oh et puis qu'est-ce que j'en ais à foutre, je lance un jeux et je me fous bien des pions dedans.
Je jette ma cigarette et pousse la porte de la boutique d'antiquité pour la première fois depuis ce fameux jour-là. Ca n'a pas changé depuis le temps, ca devrait pas m'étonner, les vieilleries poussiéreuses restent des vieilleries poussiéreuses, c'est pas comme s'ils devaient s'adapter aux tendances.
J'essaye de me souvenir du prénom de la vierge effarouchée -enfin, je suppose, mais elle a tellement l'air. Propre sur elle, effacée.

- C'est bien plus ton décors ici, je raille.

C'est clair qu'elle détonnait plus dans sa robe prude à une soirée étudiante la veille que ici où tout semble tellement ordonné et dépassé.
Enfin, je dis ca, mais en réalité y'a des vieilleries pas mal. Je me souviens un soir où tout me faisait chier, je suis passé devant l'antiquaire et un bourgeois propret sortait avec un paquet sous les bras et le téléphone sur l'oreille. "C'est pour mon fils", qu'il disait. Je crois que je lui aurais refait le portrait juste pour me défouler si une petite fille de cinq ans n'était pas apparu dans mon champ de vision, accroché à la jambe du mec. J'y peux rien, j'emmerde pas les gosses de moins de quinze ans, surtout si ils ont ce visage un peu triste et un peu aimant comme cette fillette. J'entendais presque les commentaires de certains "Bah, Morgan se la fera quand elle sera majeur." et je me suis détourné. Après ca, je suis resté pendant une heure planté devant la boutique à regarder l'intérieur où des hommes aux montres tapent à l'oeil et des femmes botoxées regardaient des tableaux, je voulais même pas savoir le prix. Ceux qui rentraient et sortaient me regardaient avec l'habituel mépris hautain et la peur habituelle, je me contentais de les mépriser d'autant plus et d'en avoir rien à foutre.
Ca m'a pas empêché de faire une connerie à ce même endroit le lendemain.

Ah oui, je me souviens. Heaven. Je me suis moqué d'elle en l'appelant Hell toute la soirée la veille. Pas des plus fins, mais c'était pas le but non plus.


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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Mer 21 Jan - 17:25


Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
Instead of walking away ♡
La nuit avait été beaucoup trop courte à mon goût. Je n'arrive plus vraiment à dormir depuis que la vidéo avait été postée. Quel genre d'imbéciles avaient pu faire ça? J'en ai aucune idée, et je ne devais pas m'en soucier. Ma mère avait porté plainte, et Matt n'arrêtait pas d'essayer de me rassurer. Ariana n'était pas au courant, et tant mieux. Je ne voulais pas ternir l'image qu'elle avait de moi. Enfin, ce n'était pas ma faute, mais il ne vaut mieux pas qu'elle me voit dans l'état dans lequel j'étais.
Le jour s'était à peine levé, que j'étais déjà parfaitement coiffée. Mes cheveux ondulaient parfaitement, et bien que cela ne me plaise pas particulièrement, ça plaisait à ma mère, c'était le principal, si je voulais qu'elle ne me fasse pas de remarques. Évidemment je n'allais pas échapper à la remarque qui viendrait lorsqu'elle verrait mes souliers, mais je m'y étais fais. Je refermais la fermeture de ma robe, et enfilais un gilet en laine, avant de simplement ajuster mes lèvres à l'aide d'un baume transparent, qui au final ne me servait que pour éviter la brutalisation de la température beaucoup trop basse à Manchester. Je glissais dans mes Toms, avant de me munir de mon téléphone, et de sortir en vitesse de la pièce qui me servait de chambre. J'appréhendais quelque peu le passage au peigne fin de ma mère, mais de toute façon je me consolais en me disant que je n'allais pas la voir de toute la journée. Inspirant, je fermais les yeux durant quelques secondes, agrippant tout mon courage, et je me lançais sur mon chemin jusque la salle principale, où comme à son habitude, ma mère se trouvait parfaitement vêtue, tirée à quatre épingles. Je souriais doucement, alors qu'elle examinait ma tenue, ma coiffure, et mon visage. « Quand vas-tu te débarrasser de ces vieilles chaussures, Heaven ? », m'interrogea t-elle, en tapant du pied, sa main sur sa hanche, alors qu'elle prenait cet espèce d'air hautain que je détestais. Je mettais toute ma haine de côté, avant de simplement lui répondre d'une voix que j'espérais douce, afin de ne pas trahir mon agacement. « Je ne sais pas maman, bientôt. »
J'espérais que j'étais assez convaincante, et s'en avait tout l'air. Enfin, je savais qu'elle n'y croyait pas puisque cela faisait déjà plusieurs années que je répétais ça, mais il arrivait un moment où je me répétais sans réellement m'en rendre compte. Une fois qu'elle eût acquiescer, je pu enfin me diriger vers la porte de la maison que nous habitions. « Je te vois ce soir. Je t'aime. », soufflais-je rapidement, en enfilant mon écharpe, tandis que je sortais de l'habitation commune à ma mère et moi. Le froid venait instantanément geler mes joues, pendant que je traçais mon chemin jusque la boutique d'antiquités de M.Wright. Je baissais la tête sous les regards de certaines personnes qui me reconnaissaient, et une fois après avoir atteint la boutique qui occuperait ma journée, je me déshabillait rapidement, afin de me mettre au travail.

Les clients se faisaient rares, et ce n'était pas plus mal, je pouvais comme cela facilement profiter du temps libre pour pouvoir réviser les examens qui arrivaient. J'avais mes cours sur mon téléphone, et il s'avérait que c'était assez pratique. Le seul client dont je m'étais occupée était reparti avec ce qu'il cherchait, et à peine m'étais-je assise afin de feuilleter mes cours à travers mon écran numérique, qu'un espèce de "ting" retentissait, m'indiquant la présence d'une nouvelle personne. Uh? Je me redressais, et alors que je levais les yeux, je le reconnus. Jésus.
Je n'avais même pas eût le temps de me rendre compte qu'il était là, que Morgan avait déjà fait une remarque à propos de mon lieu de travail, même si je savais que c'était plus une critique par rapport à ma personnalité qu'autre chose. Je souriais, alors que je me présentais face à lui. « Bonjour, bienvenue à la boutique d'antiquités. En quoi puis-je vous aider? », demandais-je poliment, en souriant faussement, tandis que j'essayais de faire abstraction du fait qu'il me déstabilisait atrocement.
Seigneur, comment se fait-il qu'il me déstabilise autant? Je n'avais même pas l'impression de pouvoir respirer, et j'espérais qu'il ne remarque pas le fait que mes mains tremblent légèrement. Respire Heaven, ce n'est qu'un client... Incroyablement beau, et aussi incroyablement mal élevé.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Jeu 22 Jan - 23:29

Qui est le patron ?
Heaven Grant & Morgan Nash



On aurait dit un robot qui se lève, ou une mauvaise actrice. J'imagine que c'est comme ca que les p'tits bourgeois merdeux aiment être accueillis, de manière à ce qu'on leur lèche les pieds tout en sachant que cette attitude vient seulement du fait qu'on ait des vues sur leur porte-monnaie. Ca me donne envie de vomir. Je suis presque surpris qu'elle agisse ainsi, Heaven doit savoir que je n'ai absolument pas un sou à dépenser -et même si j'en avais, je ne viendrais pas le dépenser ici. Quoique l'ironie qu'elle puisse croire une chose pareille me ferait vraiment bien rire. Elle est peut-être bien stupide, qu'est-ce que j'en sais ?
Une autre raison pour laquelle je suis un peu surpris et qui me pousse à mettre nonchalamment mes mains dans mes poches en regardant au loin, c'est de comprendre qu'elle bosse effectivement ici. Putain, Marilou m'avait pas dit que c'était sa collègue chez l'éditeur ou quoi ? Quand je l'ai vu dans la boutique assise au-dessus d'une table, je me l’imaginais bien avec une tasse de thé, le petit doigt en l'air et un petit sourire pincé en train de savoir si oui ou non elle allait acheter une autre cuillère en argent à mettre au-dessus du buffet. Maintenant ma supposition va plus à l'idée que, puisqu'elle ne sort pas et n'a aucune vie sociale, elle se noie dans tous les jobs chiants à souhait. Je ricane encore quand je pense à la tête qu'elle faisait en arrivant hier soir. Et pourtant elle reste là, sans ciller devant moi, comme une photo de magazine avec son sourire un peu crispé accroché à ses lèvres -et putain quelles lèvres, je les avais remarqué hier quand elle se les mordait. D'habitude je regarde les fesses en premier, mais ses chaussures plates et sa robe bien trop longue pour l'occasion m'en avaient empêché. Ma main tire sur mon oreille pour chasser cette pensée. Et puis merde, en réalité ca m'agace qu'elle puisse sembler bien correspondre à un endroit, même avec son gilet en laine tout à fait informe qui cache sa poitrine et sa taille. J'ai l'habitude de détonner dans la plupart des lieux, et je m'en balance comme de l'an quarante, mais tout à coup, avec cette image de pub de magazine, j’me sens un peu à l’étroit.
Et puis tout à coup je me souviens.

- T’es seule, y’a pas ton patron.

Ma question sonne un peu comme une affirmation. En réalité, c’est un soulagement. Peut-être que depuis le temps, l’autre chieur de Wright a vendu sa boutique, qu’est-ce que j’en sais. Et même s’il me donne envie de lui casser les dents avec son style bon chic bon genre pour veuves richissimes de plus de quarante ans, y’a toujours un truc qui me dérange, depuis que je me suis fait arrêter. Il avait l’air de se moquer. Pas comme s’il se moquait comme d’autres on put le faire en me jugeant comme un bon à rien, plutôt comme s’il se moquait de mon échec et de mon incompétence. J’aurais pris ca pour un défi si on m’avait pas éloigné de suite dans une voiture sérigraphiée. Ceci n’empêchant que j’aime pas le voir autour, j’ai un trop gros contentieux avec lui qui me donne envie de cogner dès qu’il est dans les parages. Peut-être que je prend pour ce qu’il n’est pas, mais j’ai comme l’impression que s’il était dans le coin, il me serait déjà tombé dessus, alors je me détends.

- Il devrait pas, je commente pour me rattraper. Décoince-toi j’vais pas te manger, je la taquine.

Je me glisse derrière elle et m’approche du bureau où elle était assise.

- Enfin, pas tout de suite, j’ajoute avec un sourire moqueur.

Je n’ai pas du tout l’intention de lui dire si effectivement elle pouvait m’aider en quoi que ce soit, si elle reste dans cette idée fixe ca me donnera une autre raison de la tourmenter. Et je pourrais aussi enfin affirmer qu’elle est stupide. Ou monomaniaque, au choix. Je me contente donc de m’asseoir sur la chaise qu’elle occupait et de poser mes pieds sur le bureau en manquant de peu de les faire atterrir sur une tablette. Je siffle.

- Et bah, c’est pas trop antique ce truc là. C’est pas illégal de prendre des choses modernes ici ?



Dernière édition par Morgan R. Nash le Ven 23 Jan - 14:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Ven 23 Jan - 0:15

Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
Instead of walking away ♡
Je grognais doucement à sa première remarque, tandis que je le foudroyais du regard. Il me.. Argh. Il semble tellement tout prendre à la légère, et il se moque de moi comme si j'étais une incompétente, et que je ne connaissais rien de la vie. Au final je ne voulais pas connaître la vie en elle même, je me contentais simplement de régler chaque minute de la mienne. Enfin, habituellement. Mais évidemment il fallait que Morgan vienne complètement bousculer mes plans de révision. Ce ne serait pas drôle sinon. Ironie, quand tu me tiens.

Je ne répondis pas lors de sa première remarque, me contentant de l'observer comme si il s'agissait d'un extraterrestre. C'est ce qu'il était. Enfin, peut-être, ou peut-être pas, mais il était un espèce de punk, et je n'avais aucune envie d'apprendre à la connaître. Puis pourquoi est-ce que je débat avec moi-même sur la possibilité d'apprendre à le connaître, alors que mince, il ne veut pas me connaître, et il n'est pas le genre de personnes que je voudrais fréquenter.

Heaven, tu as beau te mettre ça dans le crâne, c'est avec toi qu'il est en ce moment. Et même avec les plus pitoyables raisons, et les plus méchantes, il était là, assis en face de moi, sur mon siège, et comme si cet endroit lui appartenait. Sa seconde remarque me faisait sortir de mon état second, et je haussais un sourcil, avant de lui rétorquer doucement. « Je ne me fais pas.. Chier. », commençais-je lentement, en assimilant le terme que je venais d'utiliser, comme si ma mère allait me gronder, ou me priver de mon téléphone. « Je suis simplement fatiguée. », terminais-je. Je savais pertinemment qu'il allait me remettre à ma place, en me disant qu'il se fichait de pourquoi j'étais dans cet état, mais il m'avait quasiment poussée à me justifier.

Je soupirais de frustration, alors que je prenais en otage ma lèvre inférieure. Je ne savais pas quoi dire en réalité. Sa dernière remarque m'avait totalement brusquée. Je n'avais pas l'habitude que quelqu'un s'adresse de cette manière à moi, et je dois dire que je n'aimais pas vraiment. J'aurais aimé que Matt soit là, et qu'il vienne lui botter les fesses juste parce qu'il m'embête. Ou que Damian soit là, pour le virer ? Ça, ce serait top aussi. « Je m'occupe de la boutique, je voulais juste savoir pourquoi est-ce que tu es là. », chuchotais-je lentement. Je baissais ma tête, reposant ma tablette sur la table où elle était il y a de ça quelques secondes, avant de simplement m'y accouder, et baisser la tête, couvrant cette dernière de ma chevelure blonde. Je n'avais même pas envie de débattre avec lui, sur qu'est-ce que "ça pouvait bien me faire" qu'il soit là. Parce que je savais qu'à la moindre réponse que je lui donnerai, il s'en servirait pour se moquer. Comme il l'avait fait hier.

Je ne savais pas pourquoi j'étais aussi vulnérable, et aussi silencieuse, alors qu'habituellement j'étais un moulin à paroles. Mais je mettais ça sur le compte de la fatigue. Ce n'est pas lui qui me rend ainsi. Uh, j'avoue que ce serait bizarre de réagir comme cela à cause d'un punk qui vient là juste pour m'embêter. Et Marilou, où est-ce qu'elle est? Elle ne pourrait pas juste.. Juste s'occuper avec lui, et le tenir loin de moi? Non, évidemment. Elle n'est jamais là quand il le faut. Je me maudissais intérieurement de ne pas avoir son caractère pour le foutre à la porte. Qu'est-ce que ce serait plaisant ça.





Dernière édition par Heaven J. Grant le Ven 23 Jan - 18:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Ven 23 Jan - 15:07

Où est ta place ?
Heaven Grant & Morgan Nash



Faut pas croire, mais je l'ai entendu sa petite remarque, faite avec sa si petite voix. J'ai vu son sourire disparaître et son début de malaise, aussi. Et son commentaire m'aurait mis hors de moi deux ans auparavant. Là je me contente de l'ignorer, oublier que j'ai aussi la fâcheuse impression qu'elle ne l'a pas dit comme une critique ou un avertissement, plutôt comme une crainte, une inquiétude. C'est encore plus dérangeant que cette même phrase prononcée avec hauteur. Parce qu'elle a pas l'air d'avoir peur de moi, malgré tout.
Quand elle s'approche, c'est la première fois qu'on se dévisage yeux dans les yeux, ou du moins la première fois sous une lumière vive et naturelle. Elle les a grands, en amandes et brillants. Je ne cille pas quand elle réplique, toujours avec mon air détaché. Je hausse un sourcil quand elle termine.

- Mais c'est qu'elle mord ! je m'exclame en riant.

J'en ai connu des filles, et j'étais à peu près persuadé qu'elle allait se mettre à bafouiller et rougir sans broncher. Déjà hier quand elle m'a défié en acceptant de jouer avec nous, ca m'avait agacé, j'avais pas envie d'être emmerdé par les commentaires d'une petite prude qui juge alors qu'elle connait rien à la vie. Mais j'avais été amusé en même temps. C'était un peu comme une enfant qui faisait sa crise d'ado en venant dans le monde des rebelles. Pourtant on m'avait dit qu'elle était majeur, elle les faisait pas. Sauf peut-être si elle portait des tenues un peu plus appropriées, je suis sûr qu'elle a des hanches sexy...
'Tain à quoi je pense moi. C'est juste une chieuse, une fille à papa. J'aurais du prendre la tablette avant elle et bien fouillé pour trouver quelques dossiers.

- Si c'est pas une prison, pourquoi t'as autant l'air de te faire chier ? je grommelle.

J'aurais du prendre la balle en plastique que j'utilise d'habitude pour passer le temps, principalement quand j'attends. Je crois que ca m'est déjà arrivé dans le hall du boulot de Marilou de m'asseoir dans une chaise et de passer dix minutes à lancer la balle contre le mur de manière mécanique avant qu'elle ne daigne arriver pour qu'on parte rejoindre les autres. Je me souviens même qu'on s'était engueulés dans la voiture. J'aime pas attendre, encore moins quand c'est pour correspondre au manque d'organisation des autres. J'ai pas que ca à faire de ma vie.
Je m'installe encore plus confortablement quand Heaven commence à s'impatienter sans comprendre et baille un bon coup.

- Une sieste, je me moque. Mais franchement qu'est-ce que ca peux bien te faire ? j'ajoute un peu plus méchamment.
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Ven 23 Jan - 18:09

Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
Instead of walking away ♡
Je grognais doucement à sa première remarque, tandis que je le foudroyais du regard. Il me.. Argh. Il semble tellement tout prendre à la légère, et il se moque de moi comme si j'étais une incompétente, et que je ne connaissais rien de la vie. Au final je ne voulais pas connaître la vie en elle même, je me contentais simplement de régler chaque minute de la mienne. Enfin, habituellement. Mais évidemment il fallait que Morgan vienne complètement bousculer mes plans de révision. Ce ne serait pas drôle sinon. Ironie, quand tu me tiens.

Je ne répondis pas lors de sa première remarque, me contentant de l'observer comme si il s'agissait d'un extraterrestre. C'est ce qu'il était. Enfin, peut-être, ou peut-être pas, mais il était un espèce de punk, et je n'avais aucune envie d'apprendre à la connaître. Puis pourquoi est-ce que je débat avec moi-même sur la possibilité d'apprendre à le connaître, alors que mince, il ne veut pas me connaître, et il n'est pas le genre de personnes que je voudrais fréquenter.

Heaven, tu as beau te mettre ça dans le crâne, c'est avec toi qu'il est en ce moment. Et même avec les plus pitoyables raisons, et les plus méchantes, il était là, assis en face de moi, sur mon siège, et comme si cet endroit lui appartenait. Sa seconde remarque me faisait sortir de mon état second, et je haussais un sourcil, avant de lui rétorquer doucement. « Je ne me fais pas.. Chier. », commençais-je lentement, en assimilant le terme que je venais d'utiliser, comme si ma mère allait me gronder, ou me priver de mon téléphone. « Je suis simplement fatiguée. », terminais-je. Je savais pertinemment qu'il allait me remettre à ma place, en me disant qu'il se fichait de pourquoi j'étais dans cet état, mais il m'avait quasiment poussée à me justifier.

Je soupirais de frustration, alors que je prenais en otage ma lèvre inférieure. Je ne savais pas quoi dire en réalité. Sa dernière remarque m'avait totalement brusquée. Je n'avais pas l'habitude que quelqu'un s'adresse de cette manière à moi, et je dois dire que je n'aimais pas vraiment. J'aurais aimé que Matt soit là, et qu'il vienne lui botter les fesses juste parce qu'il m'embête. Ou que Damian soit là, pour le virer ? Ça, ce serait top aussi. « Je m'occupe de la boutique, je voulais juste savoir pourquoi est-ce que tu es là. », chuchotais-je lentement. Je baissais ma tête, reposant ma tablette sur la table où elle était il y a de ça quelques secondes, avant de simplement m'y accouder, et baisser la tête, couvrant cette dernière de ma chevelure blonde. Je n'avais même pas envie de débattre avec lui, sur qu'est-ce que "ça pouvait bien me faire" qu'il soit là. Parce que je savais qu'à la moindre réponse que je lui donnerai, il s'en servirait pour se moquer. Comme il l'avait fait hier.

Je ne savais pas pourquoi j'étais aussi vulnérable, et aussi silencieuse, alors qu'habituellement j'étais un moulin à paroles. Mais je mettais ça sur le compte de la fatigue. Ce n'est pas lui qui me rend ainsi. Uh, j'avoue que ce serait bizarre de réagir comme cela à cause d'un punk qui vient là juste pour m'embêter. Et Marilou, où est-ce qu'elle est? Elle ne pourrait pas juste.. Juste s'occuper avec lui, et le tenir loin de moi? Non, évidemment. Elle n'est jamais là quand il le faut. Je me maudissais intérieurement de ne pas avoir son caractère pour le foutre à la porte. Qu'est-ce que ce serait plaisant ça.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Ven 23 Jan - 21:24

Le son des morts
Heaven Grant & Morgan Nash



Mon expression vulgaire sonne avec une mélodie nouvelle dans sa bouche, comme si elle goutait un parfum nouveau qui ne semble pas vraiment lui convenir. J'utilise tellement ce langage et mes proches qu'une autre expression plus polie et politiquement correcte m'aurait plus choqué. Elle est gênée par les vilains mots, mais pas horrifiée comme si c'était un crime de lèse-majesté. C'est craquant.
Ahem.
Elle est fatiguée. Bouh, pauvre chou, vite une tisane et un oreiller, elle n'arrive pas à se remettre de la soirée. J'avais raison depuis le début, c'est pas parce qu'elle a essayé de faire bonne impression hier qu'elle est une véritable effarouchée. D'un certain côté ca me contente bien, mais de l'autre je suis presque déçu. Elle ne se bat même pas. Elle ne lève pas la voix, elle est juste polie avec moi. J'ai l'impression que rien de ce que je fais ne l'atteint vraiment. Elle doit sans doute me considérer comme un énième client chiant et compliqué et garder toutes sa distance froide et professionnelle. Mon égo en prend un coup, non pas que je l'admette, à la place je commence à m’échauffer.
Elle relâche sa lèvre bien vite pour me répondre et celle-ci a pris de la couleur. Sa réponse est la réponse la plus chiante, ennuyeuse et sérieuse que j'ai jamais entendu, cette fille est vraiment assommante. Je louche sur sa tablette en rétorquant

- Et pourquoi tu parles tout bas ? Les morts risquent de nous entendre ? je demande en parlant exagérément bas et en mettant tout le sarcasme que j'avais dans mes paroles.

J'abandonne l'idée de prendre malgré tout la tablette, maintenant qu'elle l'a lâché, dès que je la vois la tête dans les mains. Ou plutôt, dès que je vois que son visage a été remplacé par une cascade blonde. Je ne dis rien pendant un instant, je songe même à un instant qu'elle dort. Ses cheveux ont l'air doux. J'arrête ma main qui s'était tendu vers elle pour lui toucher le crâne. Je pousse un petit soupir sec avant de me lever.

- Qu'est-ce que je disais, vraiment assommante, je marmonne tout bas pour moi-même.

Je contourne le bureau et, sans crier gare, j'enroule mes bras autour de son bas ventre et la soulève soudainement.

- Aller ! Du bruit, de l'agitation ! Qu'on réveille le voisinage ! je hurle le plus fort possible.



Dernière édition par Morgan R. Nash le Sam 24 Jan - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 10:52

Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
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Je manque de tomber de sommeil. La nuit avait été courte, à cause de la soirée, et malheureusement je n'avais pas réussi à m'endormir. Les insomnies se faisaient de plus en plus présentes dans ma vie, et réussir à rejoindre les bras de Morphée devenait un réel défi. Je fermais les yeux, inspirant lentement, en espérant que je ne m'endorme pas. J'étais légèrement indifférente à sa première remarque, bien que je prenais tout de même le temps d'y répondre. « C'était nul. Je parle doucement parce que j'ai pas l'habitude de crier comme vous. Et puis même, je ne parle pas doucement, c'est toi qui parle trop fort. », rétorquais-je d'une voix simple et monotone.

J'avais entendu sa nouvelle remarque, et elle ne faisait que de me faire soupirer. Je l'entendais se lever, et j'espérais qu'il s'en aille. Enfin secrètement, j'espérais qu'il continue de me tenir compagnie parce que le matin, la boutique était réellement ennuyante -tout le temps d'ailleurs.

J'allais relever la tête, lorsque je sentis soudainement la chaleur d'un corps qui m'était inconnu contre le mien, et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire je me retrouvais en l'air. J'étouffais un petit cri, alors que j'ouvrais d'un coup les yeux, écarquillant mes prunelles bleues. « Lâche-moi, Morgan ! », criais-je, alors que je me débattais.

J'étais ridicule. Je me doutais que le fait que je gigote de cette manière le faisait sûrement plus rire qu'autre chose, et avec la force de fourmi que j'avais, ça ne devait probablement pas le déstabiliser. Je ne voulais pas crier, mais le fait d'être soulevée en l'air comme ça, ne me laissait que très peu le choix. Je n'avais jamais été aussi proche d'un homme qu'en ce moment, et si j'oubliais le fait que Damian pouvait débarquer à tout moment, c'était assez plaisant. « Je t'en prie, repose-moi ! », suppliais-je, alors que j'arrêtais finalement de gigoter.

Plus je bougeais, plus il allait continuer, n'est-ce pas? Et si quelqu'un passait, ils pourraient me filmer, et mettre encore une fois la vidéo sur internet....STOP. Je faisais de la paranoïa, mais qui n'en ferait pas après tout? Je n'avais même pas remarquée que j'étais rouge, et immédiatement, je baissais la tête, gênée. Même si j'étais encore dans ses bras, je n'allais pas mentir, c'était agréable. Si ce n'était pas Morgan, un punk mal élevé qui n'était là que pour m'embêter, je serais vraiment satisfaite de la situation.....

Mais c'est Morgan, un punk mal élevé, qui n'est là que pour m'embêter, donc je ne dois pas penser à ce que je ferais et comment je me sentirais si ce n'était pas lui. Je dois lui tenir tête, et me débattre jusqu'à ce qu'il me lâche... Et puis non. Je suis complètement épuisée, si il veut me jeter au sol, me poser, il le fera. Il ne me fera rien d'autre, uh? Je veux dire, personne n'est dans la boutique, et... Non. Il ne fera rien, parce que je ne l'attire pas. Puis, il doit avoir vu la vidéo, et ça ne doit pas lui avoir donné envie de faire quelque chose, n'est-ce pas?
Mais est-ce qu'il a vu la vidéo ? Il ne l'a pas mentionné en tout cas. Je mettais cette idée de côté, alors que je relevais la tête, en espérant avoir reprit mes couleurs naturelles. « Tu vas me lâcher ? », couinais-je doucement.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 11:50

Wind in the "hair"
Heaven Grant & Morgan Nash



Pourquoi j'ai fait ca ? Quelle est la putain de raison un minimum logique qui m'y a poussé ? Franchement, aucune. Pas mon genre. Ouais on pourrait dire que c'est pour me donner raison par rapport au bruit et qu'on peut parfaitement parler fort dans cet endroit sans que ce soit un putain de problème ou que ce soit stupidement gênant, c'est ridicule d'être gêné, ca me fait pitié qu'on puisse être gêné par des racontars de gens rangés. On pourrait aussi dire que c'est pour protester et l'emmerder encore plus en la mettant dans une position inconfortable puisque "elle n'a pas l'habitude" et qu'elle trouve ce genre d'attitude anormal, juste genre "Tiens, dans ta gueule, je vais te montrer un peu". Ou encore on pourrait dire que c'est pour la brusquer et la décoincer parce que Dieu! elle en a bien besoin, ou même que c'est pour avoir une raison d'avoir une fille dans mes bras, c'est pas comme si ca changeait de d'habitude. On pourrait. Ouais mais même s'il y a un peu de vrai dans tout ca, je suis pas du genre à chercher des raisons pour lesquelles je fais les choses. Une envie, une inspiration soudaine et mes actions partent, filent plus vite que mes pensées. Qu'est-ce que j'en ais à foutre des conséquences ? Rien. J'en ais jamais eu rien à foutre, même si certains des plus extrêmes de mes potes disent que je me suis ramolli. Évidemment je me jette sur eux quand ils ont le putain de culot de venir me faire la leçon, eux aussi.
J'ai gagné et je sais que ca se voit dans mon sourire quand je l'entends crier pendant les quatre secondes grand max durant lesquelles ses pieds ont quitté terre. Je sens qu'elle se débat dans mes bras et je peux pas m'empêcher d'avoir un rire railleur. C'est pas comme si elle avait la moindre chance de partir si je ne le décidais pas, des gars bien plus entrainé qu'elle auraient du mal. Bon, je les aurais pas pris dans mes bras, ceux là, mais quand même. Je me contente de resserrer ma prise.
Et puis elle s'arrête. Ses cris sont finis. Elle supplie seulement, rend les armes, se mets à genoux. Putain, mais qu'est-ce qu'il lui faut à elle ? Je m'apprêtais à la repousser sèchement avec une remarque acide après une grande inspiration quand je remarque un truc qui me déconcerte. J'ai le nez dans ses cheveux, les mêmes que j'avais voulu caresser sans réfléchir un peu plus tôt. Elle sent bon. Oh putain. Ils sont aussi doux que ce qu'ils semblaient. Fais chier. Je vois pas son visage et je me donne une claque mentale quand je me surprend à me dire que c'est bien dommage. Non mais merde quoi ! Je sens que déjà je relâche la pression de mes bras, doucement, lentement. Faut pas déconner. Je sais, je me suis déjà tapé des filles que je pouvais même pas voir en peinture, mais pas celle-là. Elle c'est pire, elle est vraiment... argh.

- Oh putain la conne !

J'ai même pas entendu ce qu'elle a dit, je sais juste que je me suis pris sa tête dans le nez quand elle s'est redressée alors que jusque là j'avais l'impression d'avoir une poupée en chiffon dans les bras. Je me recule d'un coup et porte ma main gauche à mon nez qui était encore sensible après un coup récent. Ma main droite elle reste accroché à sa hanche, j'en profit pour la retourner et lui saisir le bras. Fort. Je suis vraiment énervé maintenant, je sens la chaleur habituelle qui monte et tend mes muscles.

- Non mais c'est quoi ton problème !? je hurle.


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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 12:43

Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
Instead of walking away ♡
Je ne m'étais pas rendu compte que si je faisais un moindre geste brusque, j'allais le frapper. En réalité, qui aurait pu le deviner? Je ne savais pas que c'était la nouvelle mode de sentir mes cheveux. Il avait physiquement la tête dans mes cheveux, et je dois avouer que pendant un quart de seconde, ce qu'il pouvait penser m'avait traversé l'esprit. Mais il ne fallait pas se leurrer, uh? Lorsque je l'entendis grogner une insulte qui m'étais directement adressée, je m'apprêtais à lui rétorquer une chose complètement stupide, mais je n'en eu pas le temps qu'il me lâchait d'une main. J'espérais secrètement qu'il allait complètement me lâcher, mais non.

Il avait suffit de quelques secondes pour que je me retrouve face à lui. Son nez était couvert par sa propre main, et je supposais que je ne lui avais pas fait grand chose, mon crâne même aussi dur soit-il, je n'avais pas mis beaucoup de force puisque je ne faisais que me redresser, et quel genre de personne se redresse comme un imbécile? Toi, me criait ma conscience. Je l'observais, et soudainement, sa poigne attrapait mon pauvre bras, se resserrant autour de mon frêle muscle, me faisant instantanément grimacer.

Il criait dans mes oreilles, mais ça ne m'importait que peu. Je fermais les yeux, et lorsque je les rouvrais, bien que cela fut difficile, j'essayais de contenir les larmes qui perlaient au coin de mes prunelles bleues. « Tu.. Tu me fais mal.. », bégayais-je, alors que je le suppliais du regard. Si il ne me lâchait pas dans les secondes qui suivraient, j'allais me retrouver avec une trace, et si quelqu'un venait à la voir, j'étais foutue.

Je ne savais pas si il comptait me lâcher, alors je ramassais le peu de dignité qu'il me restait pour lui répondre « C'est toi mon problème. », susurrais-je. J'espérais simplement qu'il ne le prenne pas plus mal. J'avais remarqué une veine beaucoup plus apparente à présent, au niveau de son cou, signe qu'il était réellement en colère, et ça, ce n'était pas bon pour moi. Il allait me frapper ? Et si il me frappait ? Une lueur de peur traversait mon regard, alors que je fermais les yeux une nouvelle fois, simplement en attendant qu'il fasse quelque chose.

Ça pouvait paraitre complètement stupide, et ça l'était sûrement, d'attendre les coups venir, mais je n'étais pas du genre à me débattre. Je veux dire, avant, je tenais tête, et j'avais un sale caractère avec les gens qui me cherchaient des poux, mais depuis que l'on avait joué de moi, je n'avais plus la moindre force mentale pour tenir tête à qui que ce soit. J'espérais simplement que le temps passe, et que les gens qui m'embêtent finissent par trouver une autre occupation. Seigneur, si Matt, Ariana, ou même Victoire me voyaient ainsi, que penseraient-ils de moi? Que tu es faible, narguais ma conscience, que j'essayais de faire taire en mettant de côté tout ce qui pouvait me faire pleurer. Parce que clairement, j'étais sur le point de craquer. Il me faisait mal, et j'avais l'impression d'être ridicule. Je détestais ça, je détestais cette journée, je le détestais. Non, tu ne le détestes pas, ajouta ma conscience, que je foudroyais mentalement sur place. Elle n'a pas tord. Je ne le déteste pas. Je ne sais juste pas quoi penser de lui.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 14:10

La dernière fois
Heaven Grant & Morgan Nash



J'ai le sang qui tape dans ma tempe de manière familière. Mon champ de vision se rétrécie, ma bouche s'assèche et se tord dans un rictus malsain. Je peux presque prévoir ce qui va se passer à force d'habitude : une réactivité plus rapide et l'adrénaline qui noie tout, qui réveille tout, qui inhibe tout en rendant tous les sens plus présents.
Mais une bribe d'un putain de bon sens qui est aussi emmerdant que salutaire me donne un instant de clarté en réagissant à la réplique qu'Heaven siffle entre ses dents. Ca aurait pu me mettre encore plus hors de moi mais ca ne collait tellement pas avec le personnage que je m'en faisais, surtout quand elle est dans cette situation, que je réalise ce qu'elle disait un instant plus tôt. Mes yeux s'agrandissent d'hébétude. Oh putain. Je la relâche et m'éloigne d'un bond alors que j’apercevais une larme glisser de ses yeux.

- Merde... je grogne. Merde merde merde ! Je continue plus fort avec un mélange de colère et de peur dans la voix.

J'ai gagné, ca y est, elle a peur de moi. Elle doit même être morte de frousse. J'ai l'impression de revivre un ancien mauvais souvenir. Je me souviens comment ca a dérapé et à quel point ca me donne encore envie de gerber.
Mais putain je frappe pas les filles, je leur ferais jamais de mal. Je sais, je suis sûr que même là je ne lui aurais rien fait. Jamais. J'aurais juste casser deux trois trucs dans la boutique. D'ailleurs, là encore j'ai une furieuse envie de le faire, vraiment. Mon poing se serre et l'autre main passe sur mon visage avant de retomber, ballante. Heaven, par contre, est sans doute persuadée que je suis capable de lui faire du mal. Ils pensent tous ca. Putain de merde, mon père aussi. Mon enculé de père aussi a jamais touché ma mère mais tout le monde croyait qu'il l'avait fait ou qu'il en était capable. Moi aussi d'ailleurs. J'ai envie de casser le miroir débile posé sur le vieux meuble à côté de moi qui doit coûter une blinde.
Et ca fait chier qu'elle le croit -parce que évidemment qu'elle y croit, y'a pas de raison. Ca fait chier et, tout au fond, ca fait putain de mal. J'me répète que je veux pas que ce soit comme la dernière fois, et au milieu de mes répétitions je me dis aussi *Pas elle*. J'veux pas que elle, elle ait peur de moi. J'veux pas qu'elle me croit comme ca. Puis après je chasse ca. Qu'est-ce que j'en ais à foutre qu'elle puisse penser ca ? Je veux juste pas que ca parte en couille et que ca finisse mal, trop mal, comme la dernière fois.
Et parce que j'en ais rien à faire, que j'ai rien à dire, que ma fierté en prendrait trop un coup et que je suis déjà en situation précaire avec cette putain de boutique, je sors en claquant la porte.

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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 16:12

   
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Il fallut moins de temps pour le dire, que Morgan s'était éloigné de moi, et m'avait évidemment relâché. Par simple réflexe, je posais ma main, sur mon bras douloureux, que je massais lentement, alors que je ne lâchais pas du regard l'auteur de ma douleur prolongée. Je ne comprenais pas réellement ce qui était en train de se passer, mais tout ce que je pouvais en déduire, c'était qu'actuellement, Morgan perdait le contrôle. Juste quelques secondes avant, il avait eut un rictus qui en ferait pâlir plus d'une -dont moi. Rien que l'image de lui, avec ses lippes déformant son visage mal-sainement, me faisait trembler. Je ne pouvais même pas parler, qu'une larme avait roulé le long de ma joue, et il semblait l'avoir remarqué, parce qui s'était tut, et qu'il m'observait comme si il avait fait quelque chose d'immonde. Et puis mince, c'était le cas. Quel genre de personne pouvait faire ça à une femme, et une personne qui, n'avait pas volontairement agis maladroitement.

Mais peut-être que c'était une erreur? Peut-être que lui aussi n'avait pas fait exprès de perdre le contrôle? Et simplement, c'était pour cela qu'il s'était écarté de moi rapidement, et qu'il avait répété la même insanité trois fois? Cela expliquerait en effet son comportement soudain, et je n'eus même pas le temps de réagir, qu'il était déjà en dehors de la boutique. J'ouvrais la bouche, et la refermais, avant de me rendre compte que j'avais peut-être été pathétique en me plaignant? J'avais peut-être été l'idiote dans l'histoire. Je veux dire, il.. Non. Non Heaven. Il t'a fait mal, et il t'a fait exactement la même chose que ton père faisait à ta mère. Je relâchais soudainement mon bras, et essuyais la larme à présent sèche, avant de simplement quitter la boutique à mon tour.

Mes pieds n'étaient plus contrôlés par moi, et je dois avouer que c'était très embêtant. Mon cerveau ne réagissait plus à mes ordres, et je n’eus pas le temps de contester mes propres actes, que je l'avais rattrapé malgré ses grandes enjambées, et que j'avais posé ma main sur son bras. Qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Je n'en avais aucune idée, et je n'avais même pas réfléchi au fait que j'avais laissé la boutique sans surveillance, et ouverte. Mais personne n'était là à cette heure-ci, à part nous. La rue était peuplée de personnes pressées, et personne ne prendrait le temps d'aller dans une boutique d'antiquités dès le matin. J'exerçais une légère pression sur le bras de Morgan, afin qu'il se retourne, et simplement, je chuchotais. « Je suis désolée.. », soufflais-je. Pourquoi est-ce que je m'excusais? Je ne le savais pas. Mais je ne pouvais pas le nier, même si je ne l'apprécie pas particulièrement, sa présence désagréable n'était pas aussi désagréable finalement. Il avait perdu le contrôle, et je l'avais frappé sans faire exprès. J'ai eu peur, mais seulement lorsqu'il me tenait. Parce que son regard s'était assombrit, mais maintenant ? Uh. Nous étions tout deux fautifs, et simplement, j'avais envie qu'il reste avec moi.



   

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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 20:12

Hurt and Pain
Heaven Grant & Morgan Nash



Je fais de longues enjambées. Je ne fuis pas, j’ai juste plus rien d’autre à faire dans cette putain de boutique. J’aurais jamais dû y retourner en premier lieu, c’était une idée merdique. Cette fille est une plaie. Je doute de la revoir un jour et j’en ressens un genre de soulagement douloureux. Ouais, après tout ca elle ne s’essayera plus jamais à rentrer dans un monde qui n’est pas pour elle. Et si c’est le cas, elle va m’entendre et regretter d’avoir jamais rencontré Marilou. C’est la résolution que je prends une fraction de seconde avant de sentir une petite main saisir mon bras et suis électrifié par ce contact qui me statufie. Je suis incapable de lui arracher sa prise pourtant si faible, même si j’en avais envie. Je sais que c’est elle parce que j’ai entendu la cloche de la boutique tinter encore, je le sais parce que personne d’autre de ma connaissance pourrait avoir cette petite main douce et chaude. Je comprends pas pourquoi elle est là. Je voulais pas qu’elle me suive, qu’elle me foute la paix, pour qui elle se prend ? Franchement elle ferait bien de faire demi-tour, de retourner dans sa vie parfaite plutôt que de s’attaquer à plus gros qu’elle. Quand la pression se fait plus insistante, je daigne me retourner vers elle, me préparant à un affrontement que j’ai bien l’intention de gagner. Parce que c’est pour ca qu’elle est là, n’est-ce pas ? M’engueuler, sans le moindre doute. Retrouver de la dignité en prétendant qu’elle n’a pas eu peur de moi. M’envoyer à la figure tous les reproches possibles. Me menacer avec ses faibles moyens, m’ordonner de ne jamais revenir avec sa petite voix. Je souhaite presque pour elle qu’elle n’ait pas eut cette audace, elle va le regretter.
Je suis désolée, qu’elle dit.
Je suis désolée.
Mais… Quoi ? C’est quoi ce bordel ? Je comprends encore moins. Elle s’excuse. Je crois que vais partir dans un grand fou rire. C’est absurde. Complètement irréaliste, et mes nerfs me lâchent à force du manque de sommeil chronique. Deux rires étouffés me font hausser les épaules avant que je ne puisse plus retenir un carillon joyeux que j’essaye de couvrir avec ma main. C’est la première fois que je ris devant elle sans une once d’ironie. En fait, c’est fille n’est pas stupide, elle n’est pas assommante. Elle est juste complètement folle. J’ai rencontré déjà des gens qui s’excusaient des choses que les autres leur faisaient subir –que je leur faisais subir- , mais c’était plus parce qu’ils se flagellaient de tout, se prenaient coupable de tout et croyaient avoir le poids du monde sur les épaules. Ils étaient ennuyeux et pathétiques. Heaven est différente. Et j’arrive pas à comprendre en quoi elle est différente, pourquoi je ne trouve pas ca pathétique. Je sais pas pourquoi, mais je le sais. Peut-être parce qu’elle semble intimement persuadée que c’est la bonne façon d’agir. Je ne connais personne qui ferait un truc aussi inhabituel.

- T’es bizarre toi, je dis du bout des lèvres alors que mon rire se calme.

Je fronce les sourcils et pour la deuxième fois de la journée je retiens ma main qui s’approchait de Heaven. La traitre. Je peux juste pas me permettre de la toucher, je crains trop le moindre mouvement de recul de sa part. Je sens juste que je n’ai pas le droit de la toucher encore sans son autorisation, et pour la première fois de ma vie je ne vais pas juste cracher sur ce qui est autorisé ou sur ce qui ne l’est pas. J’en ai juste pas envie. On ne voit pas ses bras avec ses vêtements sages.

- Je voulais pas te faire peur.

En réalité je voulais dire que je ne voulais pas lui faire du mal, mais ce n’est pas ca qui est sorti de ma bouche. C’est comme si je disais quelque chose de plus important encore.
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Sam 24 Jan - 21:01

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Je haussais un sourcil, lorsqu'un premier rire étouffé s'échappait des lèvres de Morgan. Oh ses lèvres. Elles sont roses, et elles sembles chaudes, et qu'est-ce qu'il doit savoir embrasser parfaitement avec ses lèvres...NON. Je reviens à la réalité lorsqu'il étouffe un second rire, et là, j'ai l'impression que mes jambes vont lâcher. Je m'excuse, et il rit. Je me tends immédiatement, et par réflex, je baisse les yeux. Tout d'un coup, je sursaute, parce que je l'entends rire. C'est un rire vrai. Peut-être qu'il se moque, mais je n'entends rien qui m'indique que son rire est méchant. Je relève les yeux vers lui, et immédiatement lorsque mes prunelles claires se posent sur lui, en train de s'esclaffer, je me détends. Peut-être suis-je complètement stupide, mais son rire me met en confiance, je ne sais même pas pourquoi.

Je continuais de l'observer, lorsqu'il me fit une première remarque. J'étais bizarre? Uh, ce n'était pas nouveau. Il se calmait, pendant que j'assimilais sa remarque, et qu'un léger sourire se dessinait sur mes lippes. Étais-je réellement bizarre, ou simplement trop normale pour lui? Je n'avais même pas eu le temps de répondre, que mon attention fut attirée par sa main, qui remontait lentement, et qui finissait par s'arrêter. Que voulait-il faire? Je n'en avais aucune idée. J'avais envie de le savoir, et ma curiosité prendrait le dessus si je ne me calmais pas maintenant. Je portais mon regard sur sa main, avant de planter mes iris dans les siennes. Je n'avais jamais spécialement fait attention à la couleur de ses yeux. Ils étaient semblables à deux émeraudes, et malgré le fait qu'ils soient sombres, il reste une incroyable teinte dans ceux-ci.

La remarque qui suivit, m'avait perturbée. J'ouvrais la bouche, mais aucun son ne s'en échappait. Je retentais une seconde fois, mais je ne savais que dire. Je ne pouvais pas faire comme dans les films, et lui dire qu'il ne m'avait pas fait peur, parce qu'il m'avait fait peur. Pas lui, mais sa réaction. Je ne le connais pas, et je ne savais pas à quoi m'attendre. Puis, Marilou malgré qu'elle soit son amie, m'avait avertie plus d'une fois à son sujet. Je l'observais en silence, avant de finalement prendre la parole « Ce n'est rien. », affirmais-je. Ce n'était rien, véritablement. J'étais une froussarde, et un rien m'effrayait. Puis avouons que les événements derniers n'arrangeaient rien à ma situation. Je soupirais, alors que je me détendais, relâchant tout mes muscles, je repris mes esprits lentement. Enfin du moins, j'essayais. J'avais envie de prendre sa main, et de la poser sur ma joue. De l'emmener avec moi, pour qu'il passe la journée dans la boutique à me tenir compagnie. Mais je n'étais qu'une fille débile.

Je m'attaquais à quelque chose dont la proportion me dépassait complètement. Je ne fais pas partie de son monde. Je suis une fille banale, qui doit aller dans l'université choisie par ma mère, et je dois simplement calculer chaque minute de ma vie comme habituellement. Je ne suis pas une punk, tatouée, qui vit au jour le jour, qui nargue, et qui passe ses soirées à des party d'universitaires. Non, je suis Heaven, une banale fille de dix-huit ans, qui vit avec l'humiliation constante d'une vidéo ayant circulé à son propos sur youtube. Et je ne pourrais jamais m'intéresser à quelqu'un comme Morgan. Pourtant je le fais. Je le trouve beau, et j'aimerai goûter ses lèvres. J'aimerai qu'il passe du temps avec moi, et qu'il m'apprenne simplement à être plus.. Comme lui, comme eux. A ne pas me prendre la tête. Mais c'est impossible, parce qu'il ne peut pas faire ça. Il ne va pas s'intéresser à moi. Jésus, pourquoi je pense à ça? Uh. « Sincèrement, c'était pas grand chose. J'ai peur de tout. », plaisantais-je doucement, en baissant les yeux une nouvelle fois, vers mes chaussures qui prenaient un soudain intérêt, tandis que je capturais ma propre lèvre inférieure entre mes dents.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Dim 25 Jan - 0:54

Le salop
Heaven Grant & Morgan Nash



Je n'aurais pas été Morgan Nash, peut-être que je me serais inquiété pour son job, la boutique, les problèmes et les répercussions que ca pourrait avoir. Peut-être que je lui aurais demandé si ca allait son bras même si je doute sincèrement qu'elle ait le moindre bleu. Peut-être que je me serais excusé plus formellement. Mais je suis moi et je songe pas un seul instant à cette putain d'échoppe de mes deux parce que je m'en balance comme de l'an quarante, je ne dis plus rien sur ce bras parce que je n'ai pas envie de m'en soucier et encore moins d'avoir l'air de m'en soucier, et elle a déjà entendu le plus grand semblant d'excuse qui je peux fournir à ce stade là. Mais de là à ce qu'elle comprenne...
Elle ouvre et referme sa bouche comme si elle cherchait ses mots et je crains de revoir le même éclat dans les yeux qu'ont beaucoup trop de gens à mon goût, ce mélange de crainte et de dégoût. Celui qui provoque la haine.
Mais non, elle se contente d'affirmer que ce n'est rien. C'est un peu comme mettre un pansement sur les écorchures d'un gosse. Tu apaises, tu caches et tu oublies les blessures. Et puis tu continues, tu te relèves. Après tout ce n'est rien. Rien d'important. Ce serait plutôt mon genre de penser ca, c'est plutôt ma signature de hausser les épaules en disant que ce n'est rien. Non, en fait je serais plutôt à gueuler "Mais putain c'est rien, arrête de faire chier !". Le résultat reste le même malgré tout.
C'est le monde à l'envers, c'est moi qui me souciait et c'est elle qui en plaisante d'un ton badin ? C'est qui cette fille ? Et on est là, dehors sous le soleil, plantés comme des piquets l'un en face de l'autre, elle ne me touche même plus. C'est complètement ridicule.
Je me claque mentalement. Y'en a marre là. Et pourquoi est-ce qu'elle se mord cette putain de lèvre maintenant ? Ca me déconcentre horriblement. Je lui saisirais bien le menton doucement pour qu'elle relève sa tête, qu'elle arrête de se cacher derrière ses cheveux. Je le ferais bien, mais je me suis déjà juré que non. Et puis on est au beau milieu d'une rue proprette, pleine de monde, le matin et il n'y a aucun alcool en vue. Autant dire que ce n'est vraiment pas l'ambiance pour. Je mets les mains dans les poches et reprend une attitude avec laquelle je me sens mieux : le sarcasme.

- Promis je te toucherais plus, ca de moins à craindre.

Cette raillerie sonne presque comme une menace et la portée de cette phrase est moins agréable que ce que j'escomptais. J'arrive même pas à y rajouter un commentaire salace pour la choquer parce que ca semble trop réel.
Faut que je me casse d'ici, j'ai plus rien à faire avec elle. Je veux plus la voir, c'est trop désagréable et étrange de l'avoir ici. J'me mets à espérer qu'elle prenne un sursaut de conscience et retourne à son poste pour que l'on continue nos vies en restant de parfaits étrangers. Et je connais qu'une seule manière de faire ça. Je réalise même pas que ce n'est pas correct, j'en ais rien à foutre, c'est juste ainsi que j'agis. Un psy dirait que c'est une protection, mais je suis pas un putain de psy, je suis juste un salop sans m'en rendre compte.

- Bon allez dégage j'ai d'autres chats à fouetter.

J'entends cette phrase sortir de ma bouche et j'arrête de la regarder. Je les crois ce mots, et en même temps je ne les pense pas. Je veux pas qu'elle soit là parce que c'est trop étrange. Je ne veux pas qu'elle soit là parce que j'ai trop envie qu'elle soit là. Et c'est n'importe quoi.


Dernière édition par Morgan R. Nash le Dim 25 Jan - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Dim 25 Jan - 10:41

Morgan & Heaven ∞ People say we shouldn’t be together, we're too young to know about forever, but I say they don’t know what they talkin' about. They don’t know about the things we do, they don’t know about the I love you’s, but I bet you if they only knew, they will just be jealous of us. They just don't know about us.
Instead of walking away ♡
J'avais osé croire durant un instant qu'il allait être un peu moins.. Un peu moins méchant. Mais, c'est se voiler la face. Je ne sais pas si c'était la réalité qui l'avait frappé, ou bien qu'il avait juste plus envie de me voir, mais le fait qu'il me dise de dégager m'avait fait réagir. Et pas correctement. Je levais la tête, et lui lançait un regard noir, avant de simplement soutenir son regard. « Va te faire voir. », m'exprimais-je lentement, alors que je faisais demi tour. Est-ce que j'étais blessée? Non, peut être seulement au bras, quoi que non, je ne ressentais même plus la douleur de sa prise beaucoup trop forte. Est-ce que j'étais vexée? Je crois. Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que mon égo en a prit un coup. Pourquoi est-ce que je lui ai couru après? Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi j'étais aussi stupide, en essayant de.. Plaisanter avec lui? L'avais-je pris pour quelqu'un d'autre? Sûrement. Je soupirais, et sans même m'en rendre compte, mes jambes m'avaient menées à la boutique, et je me replaçais mécaniquement sur mon siège.

A peine m'étais-je installée que j'entendais un bruit court, et presque silencieux provenant de ma tablette que j'avais laissée il y a quelques instants. Je tirais cette dernière sur mes genoux, et observais attentivement l'écran noir. En réalité j'appréhendais. Il s'agissait d'une notification, mais ces derniers temps les notifications étaient toutes en rapport avec la vidéo. J'inspirai brutalement, alors que je déverrouillais l'écran numérique, et après quelques tapotages, je me retrouvais effectivement sur la vidéo qui avait été commentée une fois de plus. Instinctivement, j'étouffais un sanglot, alors qu'une larme venait s'échapper, et rouler le long de ma joue. Je faisais défiler la vidéo une fois de plus, après tout ce n'était pas comme si elle hantait mes nuits et que je la regardais à chaque fois que je me sentais mal. Humpf.

J'en oubliais les derniers événements, et que Morgan était passé. D'ailleurs il devait sûrement être parti depuis les quelques minutes que j'avais passé à nouveau dans la boutique. Je gardais la tablette sur mes genoux, alors qu'au fur et à mesure, l'écran s'humidifiait par de légères gouttes qui se faisaient beaucoup plus rapides à s'écraser sur la vitre. Je soupirais, avant de simplement jeter la tablette sur la table en face de moi, puis de plonger ma tête dans mes mains. Urgh, je haïssais internet. Je détestais tout ce que l'on pouvait faire, et à quel point une vidéo pouvait prendre une ampleur phénoménale. J'étais en train de pleurer pathétiquement, mais je n'y pouvais rien, c'était devenu un rituel quasiment. Je me levais, je bossais, je recevais une notification, je pleurais, et je partais pour me rendormir. Sauf que je ne dormais pas, et que je me réveillais pour regarder une nouvelle fois la vidéo, et pleurer. Je suis stupide, mais je me dis que si les gens l'apprécient cette vidéo, il doit bien y avoir quelque chose de marrant dedans. Alors à chaque visionnage j'essaie de me placer de leur point de vue, mais rien n'y fait, je pleure, parce que ça fait mal de se voir ainsi, dénudée dans les douches, et filmée par un tas de filles. « Pourquoi.. », sanglotais-je, alors que mes pleurs s'accentuaient violemment, et que sûrement je devais faire fuir les personnes qui possiblement rentraient. Je n'avais pas vu de clients mais il était fort possible qu'avec mes pleurs je ne les ai pas entendus. Par contre, la vidéo qui se rejouais, je l'entendais elle. J'entendais mes pleurs et mes cris en échos de mon état actuel.



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MessageSujet: Re: Instead of walking away [Heaven & Morgan]   Dim 25 Jan - 15:40

L'Adieu
Heaven Grant & Morgan Nash



Je vois le visage de Heaven se métamorphoser à l'instant où ma stupide bouche daigne enfin se la fermer. Envolée, la douceur maladroite de son visage. Envolée, il ne reste que le marbre froid d’une figure sculptée comme des milliers d’autres. Je n’avais pas remarqué jusqu’alors comment un simple état émotionnel pouvait influencer une apparence. Seuls ses yeux semblent encore exprimer quelque chose. Je crois que si les regards pouvaient tuer, je serais mort et enterré. C'est con, mais je peux pas empêcher une pensée de passer, me faisant remarquer que cette véhémence donne un éclat plutôt agréable à regarder à ses yeux. Mais elle tient tête et ses mots coulent comme une vague de mépris et de colère. Une vague de lave, lente, décidée et irrémédiable. Mais froide, froide comme le vent polaire ; entourée de silence comme le crissement des pas dans le sable dans le désert. Je n’aurais pas réussi à lui faire hausser la voix, finalement. Peut-être qu’elle criera dans une autre situation…
Elle est partie. Elle est partie avant même que je ne puisse me surprendre à regretter un tant soit peu mes paroles.
Tan mieux que je pense. Tant mieux, qu’elle parte, ca sera mieux pour tout le monde. Et puis : De toute manière c’est ce que je voulais, c’est parfait, j’ai gagné.
Quand je réalise que je ne suis pas satisfait, qu’en réalité ca me fait chier, que j’aurais voulu qu’elle se batte, qu’elle revienne encore comme elle l’avait déjà fait quelques minutes auparavant, que ca fait mal qu’elle m’ait tourné le dos, je me mets à la haïr. A haïr qu’elle puisse me faire ressentir ca, c’est insupportable, j’ai horreur de ca. Qui elle est pour pouvoir prétendre à être plus qu’une sainte-nitouche qui mériterait d’être baisée et jetée ?
Je crois que je vais casser quelque chose. Je crois même que j’ai déjà donné un coup de pied dans le banc à côté sans même m’en rendre compte. J’me casse d’ici, j’assassine les passants du regard.
J’arrive tôt au boulot, bien avant le début de ma garde, mais je le fais pour moi. Que je ne la revois plus jamais. Qu’elle disparaisse, qu’elle meurt, qu’elle retourne à sa vie parfaite. Qu'est-ce que j'en ais à foutre ?
Je pense à ça alors que le sang me bat dans les tempes et j’essaye d’ignorer que chacune de mes pensées me glace le sang dans un frisson qui remonte mon dos.
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Instead of walking away [Heaven & Morgan]

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