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 L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]

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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Dim 26 Avr - 21:43

Drôle. C'était vraiment le mot qui était pour moi l'antithèse de cette soirée jusqu'à ce que j'y arrive. Des tonnes d'investisseurs plus ou moins corrompus, des femmes dont on ne sait pas trop si elles sont maîtresses ou escort girls.. Enfin tout ce que j'adore concrètement. Disons que je pensais tout cela bien avant d'avoir vu Grace dans cette robe. D'ailleurs un jour il allait falloir qu'elle m'explique pourquoi elle mettait ce genre de robes qui ne laisse personne indifférent. Et qui m'oblige même a expliquer pourquoi j'étais en prison.

Cela avait été dur de sortir le pourquoi du comment a propos de mon petit séjour derrière les barreaux mais Grace a un peu d'alcool j'avais réussi a le dire. Ma patronne insista sur mon ex femme et mon fils. Ok. Juste le sujet plutôt dur en ce moment. Bizarrement, les poutres du plafond étaient devenues plutôt intéressantes et après les avoir regardées un moment, j'avais fini par lâcher d'une voix complètement foutue en l'air.

"Heum.. Elle est morte. Elle m'a empêchée de voir mon fils pour ces raisons oui. Mais si on pouvait changer de sujet ça me plairait."

Je m'empressais de changer de sujet, arguant le fait que je commençais a en avoir marre d'être dans ce genre de milieux. J'avais fait une petite réflexion a propos des pingouins et elle avait immédiatement rebondi sur quelque chose pour m'enquiquiner.

"Toi un pingouin ? Oh.. Non. Sûrement pas. Tu es beaucoup trop... Trop pour ça."

J'allais dire sexy mais il me semblait que c'était pas très approprié. Il valait mieux ne pas trop faire ce genre de choses, je ne voulais pas finir sous les barreaux pour harcèlement sexuel.

En revanche, je ne m'attendais pas du tout a ce qu'elle allait me dire. Me proposer de boire un whisky chez elle directement sans préambules.. J'eus un instant de surprise avant de répondre. Mais je me repris plutôt vite et lui susurra a l'oreille.

"Avec grand plaisir, splendide dame.."

Sans lui laisser le temps de réfléchir, je posais ma main dans le bas de son dos, essayant de l'empêcher de descendre sur ses fesses. Je ne pus en revanche m'empêcher de jeter un œil sur le bas de son dos.

Rapidement et avant de me faire griller je repris son bras l'accompagnant ainsi a la sortie. Nous réprimes la voiture et nous nous dirigeames vers son immeuble. Dans la voiture, alors que je détaillais les courbures de sa robe (et d'autre chose) elle surprit mon regard.

"Je trouve que cette robe te va particulièrement bien, le père noel tailleur qui se prends pour cupidon a bien bossé.."

J'espérais juste ne pas me prendre une énorme baffe après cet aveu, elle en serait largement capable. Je me demandais comment quelqu'un pouvait être séduisant et terriblement agaçant a la fois. Grace était un prodige dans ce domaine...
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mar 28 Avr - 23:02

Gabriel ∞ Grace
Saint-Valentin
Je pense que c'est la conversation la plus personnelle que j'ai eue avec Gabriel depuis le début de notre collaboration. Il a un fils... si je m'y attendais ! Et son ex-femme est morte. Ça a du être difficile pour lui de ne pas voir son fils pendant longtemps, et même lorsqu'il était sorti de prison. Il a des airs de durs, ronchonne quasiment en permanence, … mais au fond il y a bien un être humain là-dedans. « Mais si on pouvait changer de sujet ça me plairait. » J'aimerais lui répondre que ce n'est pas lui qui décide, et l'emmerder encore un peu plus. Sauf que moi non plus je n'ai pas tellement envie de continuer sur cette voix, pour le moment du moins. Si son ex-femme est décédée, ça veut forcément dire que son fils est maintenant avec lui non ? Alors je me tais et je porte un regard circulaire sur la salle, englobant tout ces gens dans un même groupe : des pingouins, avides de l'échec des autres, qui cherchent uniquement à écraser leurs concurrents. Pourtant nous sommes là pour une bonne cause donc il devrait y en avoir une proportion un peu moins importante que pour les autres galas de charité. Il y a également des couples « normaux » qui viennent juste passer un bon moment pour la St Valentin.

"Toi un pingouin ? Oh.. Non. Sûrement pas. Tu es beaucoup trop... Trop pour ça." Je hausse un sourcil vers lui, l'interrogeant du regard. « Trop quoi ? » Je demande, consciente que je lui pose probablement une colle. J'en jubile intérieurement parce que je sais que je vais adorer la réponse. A moins qu'il ne trouve encore un moyen de parer ça. Je conserve ce regard appuyé pour qu'il ne se dérobe pas.

Finalement je lui propose un whisky – ou toute autre boisson forte – pour décompresser et il semble étonné par ça. « En tout bien tout honneur, Cartwright. Ne prends pas tes rêves pour une réalité ! » Je ricane. Néanmoins son compliment m'est allé droit au cœur. N'importe qui apprécie ce genre de compliment. Ainsi nous nous dirigeons vers la sortie, sa main délicatement posée au creux de mes reins. Il croit sincèrement que je ne l'ai pas remarqué ? Abruti ! Cependant je ne dit rien parce que s'énerver au milieu d'une foule et donner une tape sur la main de mon cavalier n'est pas très professionnel. La laisser là non plus, mais on s'en fiche royalement après tout puisque c'est plutôt agréable, en fait.

« Hé, tes yeux se baladent trop où il ne faut pas. » Je l'engueule quand j'aperçois son regard sur mon corps. Et pas n'importe où en plus. Je ne rougis pas, je ne me sens pas mal à l'aise non plus, parce que cette robe est juste canon et que j'ai envie d'envoyer paître mon manque de confiance en moi. "Je trouve que cette robe te va particulièrement bien, le père noël tailleur qui se prends pour cupidon a bien bossé.." Père Noël tailleur est une très bonne comparaison. Je l'adore, c'est un peu comme un second grand-père pour moi et j’appréhende le jour où il prendra sa retraite. « Hum. Il faudra penser à le remercier comme il se doit alors. C'est vrai qu'il a un don pour habiller les gens. Je sais que je ne serais jamais déçue en recevant une robe de mon grand-père, qui est conseillé par le père-noel tailleur. » J'explique pour ne pas entrer dans les détails. Ça reste banal comme réponse. Parfait ! En plus j'ai pu mater les abdos de Gabriel grâce à Stefano. « Bon, maintenant allons nous bourrer la gueule jusqu'à pas d'heure. » je dis en ouvrant la portière pour sortir. J'ai hâte de sentir la brulure de l'alcool au fond de ma gorge, et de ressentir cette ivresse caractéristique qui nous désinhibe complètement. Depuis que je suis PDG ici je ne me suis pas encore retrouvée ivre une seule fois, c'est le moment de commencer. Je n'ai pas de garde à l’hôpital demain, ni de boulot à Taylor Industries. Autrement dit, je peux faire la grasse matinée.

Nous montons rapidement jusqu'à mon appartement et j'ouvre la porte machinalement en la laissant ouverte pour Gabriel. Il la refermera tout seul, il n'est pas encore ivre. « Whisky ou vodka ? » Je demande en me dirigeant vers la cuisine américaine, garnie d'un bar. « Oh, ou Irish Coffee peut-être ? Pour digérer ? » Par miracle on m'a appris à faire ça il y a deux mois, lorsque je suis allée manger des pizzas dans un bar avec des amis résidants.  
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mer 29 Avr - 20:36

C’est assez étrange de voir la façon dont les choses peuvent évoluer et surtout à quel point on ne s’y attendait pas. J’avais surpris le regard de Grace sur moi l’autre jour, mais je ne pensais pas qu’elle m’inviterait à boire un verre. J’étais même très très loin de pouvoir l’imaginer. Bien évidemment, une fois la surprise passée, j’avais accepté. Bien que je ne sache pas, voire absolument pas où cela pourrait me mener. Je ne savais même pas où j’avais envie que cette petite aventure me mène. On parlait bien là de m patronne, que je voyais donc tous les jours et qui étais disposée à me mener des ordres, à l’inverse d’une simple secrétaire…

Essayant de cesser de ressasser toutes ces questions, je l'entraînais vers la sortie, posant une main dans le bas de son dos. J’essayais de l’empêcher de descendre plus bas d’ailleurs et je m’aperçus bien vite que cela agaçait la reine des glaces. Qui ‘n'osait rien dire puisque nous étions entourés de clients ou de potentiels clients. Un peu taquin, je décidais d’en jouer. Je la descendis un peu plus bas en l'entraînant vers la voiture tout en lui ouvrant la porte. Elle n’avait toujours rien dit et je trouvais vraiment drôle.

Oui. Elle et moi avions vraiment une drôle de relations. Le feu et la glace, deux éléments tellement opposés qu’ils s’attirent et qu’ils s'annihilent l’un et l’autre. Ça, c’est nous ! On se chamaille on se cherche mais on sait l’un et l’autre, plus ou moins inconsciemment qu’il y a une tension, une sorte de truc que je ne définirais pas parce que j’aurais trop peur de le nommer. Et je suis persuadé qu’on sait aussi bien l’un que l’autre qu’un jour, ce truc nous rattrapera… Ce soir ? Je ne sais pas.

Le chauffeur nous conduit directement chez Grace. Et c’est mieux car Adam dort chez moi et même si je crois qu’elle a compris que j’en ai la garde, je n’ai pas envie qu’il la rencontre. Elle lui ferait peut être même peur… Dans la voiture, je ne peux m’empêcher de laisser mes yeux se balader un peu et elle le remarque. Elle m’ordonne immédiatement d’arrêter et après avoir fait un commentaire sur le fait que sa robe lui aille très bien, je ne peux m’empêcher de remettre de l’huile sur le feu.

“Où il ne faut pas...Ca dépends de quel point de vue on se place…”

Je lui fait un clin d’oeil, histoire de la troubler bien évidemment. Une fois arrivés, ma patronne parla d’aller se bourrer la gueule jusqu’où bout de la nuit. Encore une fois redoutablement taquin, j’ajoute avec une mine de gosse triste.

“Seulement se bourrer la gueule ?”

Je n’espère rien d’autre bien évidemment. Enfin je crois..

Nous entrons chez elle et elle me propose un whisky, une vodka ou un irish coffee. Avec un demi sourire, accoudé à son meuble je lui réponds.

“Un whisky pour moi poupée !”

Je me baisse pour éviter l’objet qu’elle me lance à travers la pièce puis desserre le noeud de mon noeud papillon et l’envoie valser à travers la pièce.

“Putain, ça fait du bien de se débarrasser de ce truc.”

De la même façon, je vire ma veste et remonte les manches de ma chemise, afin d’être un peu plus à l’aise. J’enlève même un bouton, par pure provocation.
En attendant mon verre, je m’assois dans son canapé. Bien qu’échouer serait le terme exact. Afin d’alimenter la conversation, je sors ce qui me passe par la tête.

“Enfin on est sortis de cette foutue soirée. Rappelle moi pourquoi j’ ai accepté de t’accompagner déjà ? A part pour cette foutue robe ?”

Je récupère enfin mon verre et bois une gorgée avec délice, la sensation brûlante de l’alcool fort descendant dans ma gorge est réellement agréable.

“Je crois que ce verre est la seule bonne chose de cette soirée…”
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Sam 2 Mai - 18:45

Si Gabriel pense que je n'ai pas fait attention à son absence de réponse, il se fourre le doigt dans l’œil. Je suis trop quoi au juste ? Merde, j'aurais adoré  entendre cette réponse. En tout cas je suis certaine que si les convives de cette soirée faisaient bien attention, ils verraient de la fumée sortir de mes oreilles. En fait j'aurais du virer Gabriel depuis un moment déjà, pourquoi je ne l'ai pas déjà fait au juste ? Ha oui, il fait du bon boulot, tout le monde l'adore. Sauf moi. Ou peut-être que ce n'est pas lui directement que je déteste, mais ce qu'il m'inspire. Ça revient au même, hein ? Quand je sens sa mains se glisser un peu trop bas je ne dis rien, j'essaie de conserver une attitude neutre pour tout le monde. Lui n'est certainement pas dupe : il saut qu'il me fait fulminer, et il adore ça ! Je peux facilement lui rendre la monnaie de sa pièce je pense, il ne perd rien pour attendre. C'est mon ex qui, lors de notre dernière rencontre, s'est retrouvé avec deux doigts cassés parce qu'il avait abaissé sa main trop bas, et avait voulu m'embrasser alors que notre relation était bel et bien terminée. Quel goujat ce mec. Maintenant je ne me souviens même plus la raison pour laquelle je suis sortie avec lui. J'ai eu le cœur brisé. Peut-être que c'est encore le cas après tout ? On ne peut pas vraiment savoir à quel moment on s'est remis d'une rupture difficile.

Je lui lance un regard meurtrier, pour la énième fois de la soirée, quand il me dit que « ça dépend du point de vue où on se place » . Je devrais trouver un truc qui marche sur lui, une menace, quelque chose, qui ai de l'effet. Parce qu'à ce train là il va me tuer à la tache. Déjà que mon boulot à l’hôpital n'est pas évident... si en plus mon collaborateur provoque à chaque fois une hausse de tension chez moi, je ne suis pas sortie de l'auberge !  « A part se bourrer la gueule, je ne voix pas bien ce qu'on pourrait faire d'autre. Tu as ramené des dossiers avec toi peut-être ? » Je réplique sèchement.

Mon bar n'est pas si mal garni que ça. J'ai beau être seule dans mon appartement, et ne pas recevoir beaucoup de monde, un petit verre de vin ne fait pas de mal de temps en temps. Le whisky, la vodka, et tout les alcools plus forts me servent en cas de grosse boulette, quand j'ai besoin d'un remontant. Comme ce soir. Il finit par m'appeler poupée. Je peux presque sentir la colère monter en moi et se déverser tel un torrent. Ouais, faut pas m'appeler poupée. J'attrape la première chose qui me vient – la salière en verre, tant pis j'en rachèterai une – et lui lance à la figure. Il a beau se baisser, je crois que je l'ai eu au front. Un point pour moi. « TU – NE - M'APPELLES – PLUS – JAMAIS POUPEE ! » Je crie en articulant bien chaque mot pour que ça entre dans sa tête. « A ce que je saches c'est moi qui signe tes fiches de paie, fais gaffe ou je pourrais oublier quelques chiffres dedans. » J'ai eu beau essayer de paraître calme, le petit surnom qu'il m'a donné résonne encore dans mon esprit. Je le surnomme Gabinou parfois... mais Gabinou ce n'est pas si péjoratif. « Poupée » ça l'est. « Et t'as intérêt de ramasser ce putain de nœud papillon. »  Là il me donne juste l'impression d’être une vieille sorcière aigrie. Génial, vraiment.

Les verres se remplissent, à ma grande satisfaction. J'ai directement rempli une dizaine de shots sur un plateau pour éviter de resservir à chaque fois. Mais Gabriel s'est déjà vautré sur mon canapé. “Enfin on est sortis de cette foutue soirée. Rappelle moi pourquoi j’ ai accepté de t’accompagner déjà ? A part pour cette foutue robe ?” Mon rire emplit la pièce. C'est vrai que cette robe est une petite merveille, de quoi faire chavirer les cœurs. « Parce que mon père te l'a demandé personnellement je crois. A moins que tu n'aie trouvé une bonne raison tout seul. » C'est bien ça hein ? Mon père lui a demandé ? Ou c'est moi ? Je ne m'en souviens même plus... quelle tuile. Cependant je ne pense pas lui avoir demandé de m'accompagner, jamais je n'aurais fait ça. J'apporte le plateau sur la table basse avant d'en boire un cul sec. Pas de fioritures, juste une bonne cuite bien en règle. Si il y a des règles pour ce genre de choses... « Ce verre ET ton costume, ouais. On a tenu jusqu'ici, j'y aurais jamais cru. » Si je reprends un verre directement, ça fait alcoolique ?
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Lun 4 Mai - 20:37

Je crois que j’ai un don. Celui de toruver les meilleures phrases pour énerver ma vieille mégère de patronne. La preuve en est qu’avec un simple poupée je viens de me prendre une salière en plein front. J’ai cru que je réussirais à l’éviter mais jen’ai pas du me baisser assez bas. Par réflexe, je passe une main sur mon front et je m’aperçois que je saigne un peu. Pas grand chose et surtout pas de quoi me faire peur mais un peu quand même. Histoire d’enrager encore plus Grace j’en rajoute une couche.

“Coup et blessures sur un employé ? Ca peut aller chercher loin aux prud’hommes ça !”

A peine ai-je fini ma phrase qu’elle se met à hurler de ne plus l’appeller comme ça. Bon, ça je pense que j’avais compris en fait. Et comme elle est un peu vicieuse, elle me parle de mes fiches de paies. Ni une, ni deux je réponds du tac au tac.

“Et je m’occupe de faire en sorte que tes vêtements partent au pressing et en reviennent en bon état. Il se pourrait qu’une ou deux de tes robes Jimmy Choo se perdent en route…”

J’ajoute à ça un petit sourire moqueur et je m’affale dans le canapé, déboutannant ma chemise, remontant mes manches et virant mon noeud papillon. Elle m’engueule pour que je le ramasse et bien évidemment je n’en ferais rien. Ce soir c’est différent, j’ai bien ‘intention de passer un peu outre son apparence de “méchante” patronne et de découvrir ce qui se cache inévitablement derrière. J’ai même commencé à en découvrir un peu, notamment lorsque s’était faite agresser dans la rue. Ce jour là, elle avait vraiment l’air fragile et j’avais trouvé ça touchant. C’est la vraie Grace que je veux voir ce soir et pas celle qui adore me passer des savons monumentaux.

Pour détendre l’atmosphère je parle de la soirée pourrie qu’on vient de vivre et je la complimente une fois de plus sur sa robe. Ma patronne ammène les verres et j’en siffle un du coup pendant qu’elle fait pareil. Elle me dit que je suis venu parce que son père me l’a demandé. Je le regarde en haussant un sourcil.

“Etre une si jolie femme et perdre déjà la mémoire ? La vie est injuste..”

Je lui ris clairement au nez, avant d’ajouter.

“C’est toi qui me l’a demandé Grace. C’est toi qui m’a demandé, enfin vu ta tête de pittbull je n’ai pas trop eu le choix, de venir…”

Effectivement, elle m’a demandé en personne de venir avec elle. Comme j’ai eu pitié et que je suis gentleman je l’ai accompagnée bien sûr. Elle en rajoute en me parlant de mon costume, je rougis même un peu mais je le cache et ensuite elle ajoute qu’elle ne pensait pas que nous aurions tenu. Je le regarde, faussement offensé.

“Comment ça ? A cause de moi ? Je suis pourtant un être totalement sociable et angélique…”

Je lui adresse un grand sourire et je rebois un shot d’alcool. Whisky, pur. Ca tue.

Un peu encouragé par l’alcool, je lui dit avec un regard enjôleur :

“Et tu ne veux pas aller te changer ? Genre enfiler une petite nuisette ? Tu ne dois pas être super à l’aise là dedans…”

Avec son esprit de contradiction je parie qu’elle va aller enfile un jogging et un sweat shirt. Quel dommage..

Je ne sais pas quoi attendre de cette soirée. C’est quand même assez bizarre d’être avec elle, chez elle comme ça. Je m’affale un peu plus dans le canapé et je reprends la parole.

“Alors princesse, j’ai tenu mon rôle ce soir ?”

Cette fois, je n’essaie pas spécialement de la séduire, ce sont des petits surnoms qui sortent comme ça tout simplement.
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MessageSujet: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Lun 11 Mai - 0:54

Gabriel ∞ Grace
Saint-Valentin
Prud'hommes ? Mais c'est une blague ou quoi ? D'où il va chercher ces idées loufoques ? Je suis quasiment certaine qu'aucune autre entreprise ne le paiera autant que le fait Taylor Industries. Maintenant qu'il a travaillé avec nous pendant un moment et qu'il a vite gravi les échelons – de garde du corps à bras droit indispensable à la patronne, pas mal hein ? - son CV est fait. Son passé douteux, comme la prison, sera mis de coté parce que ses éventuels futurs employeurs sauront qu'il a fait du bon boulot à nos cotés et qu'on a voulu le récompenser pour ça. Alors les prud'hommes, pas question... Je continue de hurler en notant dans un coin de ma tete qu'il faudra soigner cette plaie au front. L'alcool va aider à faire passer cette histoire... “Et je m’occupe de faire en sorte que tes vêtements partent au pressing et en reviennent en bon état. Il se pourrait qu’une ou deux de tes robes Jimmy Choo se perdent en route…” se moque-t-il. Bon Dieu j'avais oublié mes robes... je pourrais m'énerver, d'ailleurs j'ouvre la bouche pour lui lancer une pique acerbe, mais je fini par me taire et faire le vide en moi. C'est exactement ce qu'il cherche : que je m'énerve. C'est ça qui le fait rire et je ne vais pas satisfaire ses petites lubies. « Ah, je savais que tu étais fétichiste de ces robes. » dis-je en levant un poing victorieux au ciel. « Mais si tu en voulais une pour t'aider à t'endormir le soir, tu aurais du me le demander. Je ne te croyais pas si timide... » Je raille à mon tour. Si il voyait la garde robe que j'avais avant d'emménager à Manchester il en tomberait des nues. J'ai toujours été bien habillée, du moins j'essayais de suivre les modes, mais ce n'est qu'en prenant connaissance de mon poste à Manchester que je me suis constitué un dressing digne de n'importe quelle working girl. Quelle PDG digne de ce nom pars au boulot en baskets, jean et tee-shirt ?  

En recevant mes deux premières robes il y a deux ans, de ma mère, j'ai décidé de faire chauffer ma carte bleue dans les boutiques Jimmy Choo, Manoukian, Banana Republic, Burberry... et Victoria's secret. Sacs, chaussures, robes, pantalons, chemisiers, tuniques, … tout y est passé. C'était nécessaire et malgré mon manque de temps j'ai apprécié la possibilité de choisir mes robes dans une gamme variée. Évidemment j'ai conservé mon ancienne garde robe pour me rendre à l’hôpital ou pour mes petites sorties informelles entre amis. Seules quelques personnes haut placées connaissent mon second emploi, ainsi que mes liens avec le fondateur de l'entreprise. Tant mieux pour moi... j'adore cet anonymat que me confère le statut de résidente au bas de la chaîne alimentaire médicale. Non je ne suis pas masochiste, juste réaliste : on ne m'emmerde pas, on ne me demande pas des choses qui vont mettre en jeu des dizaines de milliers de dollars, … on m'apprends à sauver des vies et on ne me fait pas de la lèche parce que je suis la fille et la petite-fille unique d'un milliardaire.

Nous buvons notre premier verre en même temps, cul sec. C'est marrant parce que je pourrais presque penser qu'il me fait un compliment, avant de le transformer en raillerie. « Il y a deux secondes je suis une jolie femme, et maintenant un pittbull. Est-ce que je dois m'inquiéter de ces contradictions Gabinou ? » dis-je pour faire passer ce petit oubli de ma part. Merde, j'ai complètement oublié cette foutue demande... quand est-ce que c'est arrivé au juste ? Il y a longtemps, sinon je m'en souviendrais. “Comment ça ? A cause de moi ? Je suis pourtant un être totalement sociable et angélique…”  Je soupire et ma tête retombe sur le dossier du canapé. Pas la peine de répondre à ça Grace, c'est de la provoc'. Avec quelques verres d'alcool c'est vrai qu'il doit commencer à être sociable. Je n'irai pas jusqu'à le qualifier d'angélique tout de même.

« Tu as raison, ça va bien un moment mais à la longue c'est inconfortable. » lui dis-je lorsqu'il me propose d'enfiler une nuisette. Je trouve son attitude de plus en plus bizarre... et en parallèle j'adore le contredire et voir les petits plis de son front se former quand je l'énerve. Nous sommes comme chien et chat, la glace et le feu, le yin et le yang. Deux opposés qui s'attirent. Bon sang j'ai réellement pensé ça ? « Deux opposés qui s'attirent » ? En théorie oui, les opposés s'attirent, mais pas en pratique, ha ça jamais ! J'allais enfiler une robe en coton très légère et j'opte finalement pour un legging et un sweatshirt imprimé d'Harvard. Encore une fois c'est un exemplaire que j'ai reçu à l'entreprise. Bien que je sois finalement allée à Yale. Si le doyen voyait ça je serais sans doute rayée de leurs registres, ce qui me fait sourire au fond.

Je reviens vers lui, remplissant à nouveau les verres tant que j'en suis encore capable. Je ne suis pas habituée à boire, néanmoins je ne vois pas double, je sais encore marcher et me tenir debout donc j'imagine que je peux encore m'en faire quelques uns. Les shots défilent dans mes mains, une certaine lassitude s'installe dans mon esprit : pourquoi contredirais-je Gabriel avec tout ces surnoms, sachant pertinemment qu'il adore ça ? Et même que ça le poussera à continuer ? De plus ce n'est pas désagréable de s'entendre appeler princesse. « Parfaitement ! J'espère que l’hôpital aura récolté assez d'argent, et que nos clients auront remarqué notre... sérieux. » je bégaie un peu. Et puis je me souviens de la plaie de Gabriel sur son front, donc je pars en quête de ma trousse de premier soins. Il serait bon que j’arrête de boire maintenant sinon je risque de confondre sa tête et ses pieds. Je reste debout en me demandant où m'asseoir : pas à coté, ce ne serait vraiment pas pratique. Pour faire ça bien il faut que je me trouve en face de lui. La première solution qui me vient est de m'asseoir à califourchon sur ses genoux, innocemment. « Il faut soigner cette plaie, 007. » je fais en alliant le geste à la parole.  
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mer 13 Mai - 19:55

Je me marre. Cette soirée s’annonçait beaucoup moins drôle que ça en fait. Après quelques plaisanteries échangées, notamment sur le fait qu’elle ne se souvienne plus de m’avoir forcé à venir, nous continuons à boire. Je me souviens très bien que c’est elle qui m’a demandée de venir avec elle. Elle portait même un tailleur très très cintré qui m’avait définitivement convaincu de dire oui. En plus, elle avait utilisé un ton complètement différent pour me parler ce jour là, beaucoup plus doux et beaucoup moins agressif. Pour toutes ces raisons, je n’avais pu résister.

Après un autre shot de whisky, je me décide à céder à la taquinerie. Je lui dit que sa robe ne doit as être très confortable et qu’elle pourrait genre aller… enfiler une nuisette. Je m’attendais à me prendre une baffe ou un objet mais rien de tout ça. Au contraire elle confirme ce que j’ai dit. Avec un petit sourire, je la regarde partir. Je sais très bien que ma petite rêverie complètement innocente ne sera pas exaucée. Je sais qu’elle va revenir avec le truc le plus confortable (et nécessairement le plus hideux) de sa penderie. Elle a trop de fierté.

Effectivement, je la vois arriver avec un sweat shirt d’Harvard et un legging. Bon, le sweatshirt n’est pas ce qu’il y a de plus élégant mais un legging ça en dévoile beaucoup plus que ça n’en cache en réalité. Je prends alors deux minutes pour la détailler puis j’ose, encore.

“Parfois un legging peut être encore plus révélateur qu’une minuscule chemise de nuit. Jolies jambes…”

Je me baisse par précaution puisque mon front saigne déjà je n’ai pas envie de repartir avec un coquard ou je ne sais pas quoi. J’ajoute rapidement, avant de me faire tuer.

“Joli sweat en revanche, mais je préfère celui de Yale où je suis allé …”

La jolie maîtresse de maison nous ressert et j’apprécie. J’apprécie qu’elle ait un peu abandonné son côté reine des glaces et que nous puissions discuter sans nous hurler dessus comme à l’accoutumée. Je lui demande si j’ai tenu mon rôle ce soir et elle me réponds par l’affirmative. Heureusement d’ailleurs parce que je me suis bien fait suer à cette soirée et que j’espère que la prochaine du genre ne sera pas avant une longue de période de temps.

Par réflexe je passe une main sur mon front et je m’aperçois qu’elle ne m’as pas loupé avec sa salière en verre. J’ai une jolie coupure et je saigne. Mais avant que j’ai le temps de commenter quoi que ce soit (et particulièrement de l’accuser) elle revient avec une trousse de secours. Je m’attends à ce qu’elle se rapproche un peu de moi sur le canapé, en se rasseyant du coup je m’étale un peu. En revanche je ne m’attendais pas à ce qu’elle se rapproche de moi au point de s’asseoir sur mes genoux. Je la fixe l’espace de quelques secondes, complètement ébahi jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche pour me dire qu’il fallait soigner cette blessure. Sa référence à James Bond me fait sourire.

“Ca va j’ai de la chance, elle est pas trop mal ma James Bond Girl…”

Je garde ce petit sourire énigmatique et je met les bras derrière ma tête pendant qu’elle désinfecte tout ça. Je ne la quitte pas des yeux. Je grogne un peu par contre lorsqu’elle applique le désinfectant.

“Aie..”

Je l’emmerde, évidemment. J’ai connu largement pire que ça. Mais il faut bien que je parle puisque cette proximité est troublante. Je ne m’étais jamais retrouvée aussi près d’elle et particulièrement avec autant d’alcool dans le sang.

Machinalement, lorsqu’elle en a fini avec le coton, je passe une main sur sa joue. Ce geste pourrait paraître anodin mais il ne l’est pas du tout. J’ai peur de la réaction qu’elle va avoir avec ce contact et je continue de la fixer, ne quittant pas ses prunelles du regard. Je me dis que la gifle pourrait vite arriver avec elle mais j’ai envie de savoir ce qu’elle va faire et jusqu’où elle va aller.
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mar 19 Mai - 1:22

Je lui lance un regard meurtrier pour sa remarque sur mon legging. Bizarrement il se baisse, je fronce les sourcils avant de me rendre compte qu'il cherche à éviter les milliers de balles que mes yeux sont en train de tirer sur une région très précise de son anatomie, pas besoin de dire laquelle. Je ricane en gardant cette image en tête, puis j'achève d'un ton sans émotion : « Je suis allée à Yale aussi. On s'est peut-être croisés... » Je trouve ça bizarre de ne jamais avoir pris connaissance de son passé universitaire. Ça a du me passer sous le nez... autrefois c'était un brillant journaliste, je ne devrais pas être étonnée qu'il sois allé dans la même école que moi. Surtout que ses compétences l'ont fait gravir plusieurs échelons d'un coup ici, il n'a pas appris tout ça dans la rue, c'est certain.


“Ca va j’ai de la chance, elle est pas trop mal ma James Bond Girl…”
Je souris, commençant à sentir les effets de l'alcool sur mon organisme. Une douce chaleur parcourt mes veines, ma tête tourne légèrement et j'ai l'impression que rien ne pourrait m'extirper de cet état de béatitude. « James Bond girl, princesse, pitbull, … tu me donnes d'autres surnoms que ceux-là ? » Je veux savoir quel petit nom il donne à sa patronne quand elle n'est pas là. Tout les moyens sont bons pour obtenir cette information : la flatterie, ou l'alcool. J'ai choisi l'alcool parce que je ne flatterai jamais Gabriel, sauf si j'y étais contrainte. Question d'honneur...

Il s'installe comme un pacha tandis que je désinfecte sa plaie frontale. Ce n'est pas joli joli, les bords de la plaie sont déchirés mais je ne pense pas qu'il aura de cicatrice. Soudain je sens quelque chose de doux contre ma joue : il y a posé la paume de sa main. Mes lèvres s'entrouvrent et mes yeux s'écarquillent de stupeur. Je fixe la prunelle de ses yeux en espérant y trouver le fond de sa pensée. Quelque chose... une réponse, une solution, un mode d'emploi. Mes muscles intimes se crispent au souvenir de son torse nu. Je serre les cuisses autour des siennes pour soulager la tension qui m'habite, mauvaise idée, ça ne fait que l'accentuer. De ce fait je ne pousse un gémissement plaintif et pose ma main contre son torse. La sienne est toujours sur ma joue, j'apprécie la chaleur qu'elle me transmet et je profite de chaque seconde de ce tête à tête. Toutefois je me rappelle aussi ma position hiérarchique. Fichu cerveau... si il pouvait me laisser tranquille parfois, ça aiderait. Au lieu de s'y accrocher ma main repousse son torse. Je me recule brusquement mais tout ce que je peux faire pour me retenir de tomber c'est de brasser de l'air. Le choc est absorbé par le tapis ; je me retrouve alors les quatres fers en l'air, mes jambes encore de part et d'autre de celles de Gabriel, écartées dans une position plus que douteuse. « Merde... ah c'est bien ma veine. » Mes yeux se ferment quelques secondes. Je fais le point, mentalement, mais ce n'est pas très brillant. « Je crois que j'vais rester par terre, j'ai pas le courage de me lever. »

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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mar 19 Mai - 21:03

Elle me tuera. Cette femme finira par me tuer un jour c'est sur. Crise cardiaque ? Probablement a cause de ses robes trop courtes ou trop moulantes. Mais ce sera surtout son caractère qui aura mon dernier souffle. Elle est assise sur moi, plus alanguie qu'elle ne l'a jamais été c'est sur et elle trouve encore le moyen de me tirer les vers du nez. Je sais très bien qu'elle veut savoir comment je la surnomme derrière son dos et ses manœuvres pour y parvenir sont assez ridicules en général. Celle la bien plus que les autres. A ses mots, je secoue la tête un sourire amuse aux lèvres.

"Tu n'arrêteras donc jamais... Grace. Je ne vais pas m'amuser a aller me moquer de toi avec d'autres employés tu sais très bien que je suis trop loyal pour ça ! Parfois, dans ma tête, je te surnomme reine de glace. Avoue que c'est plutôt gentil !"

Je me protège, particulièrement les parties sensibles après cet aveu. Je la crois parfaitement capable de m'en décoller une c'est certain et je préfèrerais éviter ça. Mais le coup ne vient pas alors je reprends, un peu plus sérieux, en guise d'explications.

"Tu avoueras que parfois tu es souriante, sexy, gentille et la minute d'après tu es froide et hautaine. J'ai du mal a te suivre parfois, c'est tout."

Jusque-là, tout se tenait. On va dire que je ne m'en sortais pas trop mal sachant qu'elle était assise sur mes genoux. Aucune partie gênante de mon corps ne s'était réveillée même Une en particulier n'attendait que ça. Et puis il a fallu que je me laisse un peu aller.

Cédant a une pulsion, j'avais pose ma main sur sa délicate joue. Son regard a approximativement tout changé. J'y ai revu la Grace fragile et perdue que j'ai déjà sauvé une fois, celle qu'on veut protéger a tout prix. Plus que sa propre vie même. Mais jusque-là je n'avais pas trop compris ce qui se passait, j'ai déjà précisé que je suis du genre lent a la détente. Je n'avais pas trop cherche a comprendre non plus pourquoi les battements de mon cœur se faisaient la malle dans des pulsations bien trop élevées pour un ancien champion d'underground.

Sa main sur mon torse m'avait encore un peu plus remué. J'attendais. Je cherchais dans ses yeux une réponse a la question que mon cerveau essayait lentement de me faire intégrer. Est ce qu'elle était dans le même état Que moi ? Est ce qu'elle ressentait les même choses ? Je savais que j'espérais que oui.

Un truc a casse la dedans, tout a l'intérieur de ma poitrine lorsqu'elle m'a repoussée. Ça, ça veux tout dire. Cependant, je ne peux pas m'empêcher d'être inquiet a mort lorsqu'elle tombe. Elle ne grimace pas et n'a pas l'air de s'être fait mal mais je me redresse immédiatement et je la prends plutôt délicatement dans mes bras pour la rasseoir sur son canapé. Ma voix trahit un peu d'inquiétude, bien plus que de raison après une chute depuis le canapé.

"Grace. Ça va ?"

Je ne sais pas quoi faire. Peu a peu je commence a comprendre ce qui se passe malgré la brume dans mon crâne due a l'alcool. Et je ne veux pas comprendre ce qui se passe.

Mais mon cerveau a visiblement décidé de passer en pilotage automatique et sans réfléchir, je la ramène sur mes genoux. J'ai encore deux tentatives comme dans tout jeu vidéo de ce nom, non ? Je regarde toujours ses yeux, je cherche un signe encourageant, quelque chose qui me dise vue je peux continuer et qu'elle ne me fera pas virer a la première heure demain.

Naturellement, ma main retrouve le chemin de sa joue et elle ne se contente plus d'être simplement posée la, elle la caresse, delicatement. Presque tendrement en fait. Mon autre main se pose sur sa hanche et j'attends toujours.

Cette proximité me tue. C'est comme si j'étais un homard plongée dans une eau tiède, presque chaude. Je crève lentement et honnêtement, c'est douloureux. Je ne parviens lamentablement qu'à articuler son prénom.

"Grace.."

Je n'ai besoin que d'un signe. Un signe de sa part et tout ce que j'ai soigneusement refoulé en passant des heures a ses côtés au travail et ailleurs refera surface, a pleine puissance. J'ai peur.
Et puis je ne sais pas. J'ai l'impression qu'elle me sourit. Que son regard est un peu un assentiment et je pète un plomb. Je fais ce que je ne pensais jamais faire avec ma patronne.

La main qui se trouvait sur sa joue disparaît sous ses cheveux épars sur sa nuque. Pendant que mon autre main caresse délicatement son dos, sa tête se rapproche de la mienne.

Mon regard plonge dans le sien une dernière fois et je pose mes lèvres sur les siennes. Je l'embrasse, vraiment ouai ! Et putain, c'est intense. Je ne me souviens pas avoir jamais ressenti un truc comme ça. J'ai l'impression de me prendre un coup de tazer, en mille fois plus agréable. C'est la que je comprends vraiment que tout va devenir affreusement compliqué.

Je me rends compte que c'est ma supérieure hiérarchique que j'ai dans les bras la. Et que ça craint. Que je peux perdre mon emploi ce qui est pour un repris de justice la chose qui me fait tourner rond. Et que même si au début elle semblait aussi partante que moi, elle semble tendue la et si elle ne vas pas tarder a me repousser.

Je me lève d'un bond, faisant attention a elle malgré tout et me prends la tête entre les mains

"Je suis désolé Grace.. J'aurais pas du..."

Je la regarde en disant ça, et j'attends qu'elle se mette a hurler en me disant que je dois démissionner.
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mer 20 Mai - 20:31

La loyauté est une des nombreuses qualités que j'apprécie chez Gabriel. Des concurrents pourront essayer de le recruter – on ne sait jamais, j'ai déjà eu des remarques concernant son ascension fulgurante – sans qu'il ne donne suite. Nous le payons au dessus du prix du marché, aussi, puisque supporter sa patronne tyrannique n'est pas de tout repos tout les jours. Des employés comme ça ne se trouvent pas tout les jours donc nous les payons en conséquence pour éviter toute fuite de l'entreprise et les garder avec nous. Je ne sais même pas ce que je ferais sans lui maintenant. Personne ne saurait assommer la quantité de travail qu'il abat. Toutefois peut-être serais-je moins froide et moins distante avec une employée femme, qui sait ?

Reine de glace... intérieurement j'achève de me décomposer tandis que j'affiche un sourire de façade qui lui montre que je savoure ce petit surnom. Reine de glace.... ça veut dire que j'ai pu, jusqu'ici, me montrer assez distante pour que nous puissions travailler ensemble. En revanche si reine de glace est « gentil » selon lui, je ne préfère pas savoir quel surnom pourrait être méchant. J'aime être proche de mes employés. Il y a certaines de mes collaboratrices avec qui je peux bien discuter, sans oublier la rigidité due à mon poste vis-à-vis d'elles. C'est tout le défi : se faire apprécier de ses employés en étant proches d'eux, tout en gardant une distance pour qu'ils me respectent. "Tu avoueras que parfois tu es souriante, sexy, gentille et la minute d'après tu es froide et hautaine. J'ai du mal a te suivre parfois, c'est tout." Ha, voilà les explications voulues... je suis consciente que j'ai une personnalité atypique, ou plutôt une personnalité que je module en fonction de l'endroit où je suis. A l’hôpital par exemple je ne suis pas du tout la patronne dure et froide qu'on pense que je suis, j'y écoute les patients et je fait tout pour les soigner. Mes amis résidants ne me reconnaîtraient sans doute pas dans mon tailleur haute couture et avec l'assurance que je montre. « Tu crois que tu fais exception ? Parfois j'ai l'impression que tu me hais alors que dans des moments comme ce soir, tu es... bizarre, j'ai l'impression que tu me dragues et je ne sais pas comment réagir. » C'est un euphémisme de dire que je ne sais pas comment réagir ! Une partie de moi aimerait prendre les devants, poser mes lèvres sur les siennes puis faire l'amour sur le canapé. Une autre, celle qui est fortement reliée à la raison, ne veut pas encore souffrir ou se taper un procès pour harcèlement sexuel. De toute manière il me déteste donc rien ne devrait se passer, n'est-ce pas ? La question ne se pose tout simplement pas.

Soudain ses gestes me désarment. Je vois dans ses magnifiques yeux bleus que les miens le mettent dans le même état. Il y un éclat de tristesse qui passe rapidement dans ses pupilles, me laissant confuse. Au lieu de me laisser sur ce tapis confortable et moelleux il me hisse sur ses genoux comme si je ne pesais rien. "Grace.." Sa voix n'est que supplique, dans l'attente de quelque chose... mais est-ce que j'ai le droit de faire ça ? Est-ce que je peux délibérément foutre en l'air la personne que j'ai voulu devenir pour l'entreprise, pour contenter mon père ? « Gabriel... » je fini par dire sur le même ton. Un ton suppliant, le suppliant lui de décider à ma place parce que mon cerveau est encore dans la place. Plus pour très longtemps cependant, il y a une autre partie de mon corps qui ne demande qu'à s'exprimer, elle aussi. Alors je tombe en avant cette fois. Nos corps s'épousent parfaitement tandis que je caresse son abdomen puis son torse d'une main avant de ramener mon bras autour de son cou. Je me redresse, ramenant mes genoux autour de ses hanches pour l'enlacer au plus près.

Nos lèvres se touchent enfin, entament une danse langoureuse. Ma langue part à la conquête de la sienne dans un ballet sensuel. Nulle douceur là-dedans, uniquement la passion à l'état pur. Deux êtres qui veulent se perdre l'un dans l'autre à n'importe quel prix – et surtout celui de la raison. Cette dernière m'a désertée depuis le moment où j'ai cru sentir la protubérance entre ses cuisses, envoyant une onde de chaleur insupportable au creux de mon ventre.

Pourquoi faut-il toujours que tout soit compliqué ? Que les bonnes choses soient interdites ? Que nos cerveaux soient branchés en continu, ne nous laissant aucun répit ? C'est horrible. Je sens un vide douloureux lorsqu'il se détache de moi – physiquement et émotionnellement. Actuellement j'ai deux choix : ou je le laisse partir et je le vire – parce que nos relations ne seront plus les même après ça – mais je ne profite pas de son corps d'apollon. Ou nous bravons l'interdit et voyons où ça nous mène, profitant d'un moment de plaisir sans pareil. Vu comme ça le choix n'est pas très difficile. L'alcool y est probablement pour quelque chose. « La chambre est la deuxième porte de droite. » Je dis en ne le quittant pas des yeux. J'ai fait mon choix, à lui de faire le sien.
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mer 20 Mai - 21:38

C’est le bordel. Clairement, rien ne se passe comme prévu. Et encore je me demande ce qui était prévu ? Sachant qu’on a passé la soirée à se tourner autour afin de contrer l’ennui (enfin ça c’est probablement ce que j’imagine) et qu’elle m’a invité chez elle dans des circonstances clairement non professionnelles ? J’aurais du me douter que cela allait se passer, que ça allait arriver. Jusque là, je ne faisait que la draguer, gentillement et parce que ça la rendait furieuse. Mais du moment où elle s’était assise sur mes genoux, sous le prétexte de vouloir soigner ma coupure au front qu’elle avait provoquée, ç’avait été le bordel.

Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond chez moi et j’avais compris lorsqu’elle avait enfin réussi à m’extorquer le surnom que je lui donnais quand elle n’était pas là. Plus particulièrement quand elle m’avait donné ses explications d’ailleurs. Je lui avait dit que je l'appelait Reine des Glaces simplement parce que je n’arrivais pas à la suivre parfois. Elle était gentille puis complètement hautaine et c’était ce qui me déstabilisait le plus. Elle me répondit que je n’étais pas en reste puisqu’il y avait des soirées étranges selon elle, où je la draguais et d’autres ou je semblais la haïr. Ma réaction à ses mots était sans équivoque. J’étais blessé, je ne voulais pas qu’elle pense que je la détestais, ce n’était pas du tout mon intention. Je me tais quelques secondes, le temps de trouver quoi dire pour effacer cette sale image. Finalement, je choisis de poser une question, c’est encore le moyen le plus efficace de dire quelque chose sans en dévoiler trop.

“Et… Si je te draguais vraiment tu dirais quoi ?”

Rapidement, l’atmosphère de la pièce avait évolué. J’avais posé ma main sur sa joue et après quelques secondes indécises qui m’avaient parues interminables, elle m’avait repoussée jusqu’à en tomber sur son tapis. Je m’étais senti con, terriblement con. Et triste aussi. Mais je n’étais pas le genre de personne a abandonner aussi facilement, aussi l’avais je soulevée pour le reposer sur mes genoux, dans le même genre de position dans laquelle elle se trouvait quelques instants plus tôt. Et ma main avait retrouvé le chemin de sa joue, la caressant délicatement cette fois.

On ne pouvait pas dire que tout était sous contrôle là, au contraire même. Je n’avais pas envie de penser aux conséquences. Je ne voulais pas en tenir compte et arrêter ce que j’étais en train de faire, qui se révélait tellement agréable. Je prononçais son prénom, comme une question. Je voulais savoir si elle aussi avait la même envie que moi. J’en avais l’impression et la façon dont elle prononça mon prénom, quelques secondes plus tard me confirma que oui. Ca me fit frissonner et mon corps plus particulièrement une partie y réagit immédiatement. Parce que c’était juste sexy.

Encore une fois, mon regard se perdit dans le sien après ça, et je ne la quittais pas des yeux alors qu’elle se rapprocha de moi, caressant mon torse puis passa ses bras autour de moi. Encore une fois, mon anatomie se manifesta. J’avais du mal à y croire. Elle était tellement proche, plus qu’elle ne l’avait jamais été. Ma main s’enroula autour de sa nuque tandis que l’autre caressait son dos. J’avais approché son visage du mien et après quelques secondes j’avais fini par l’embrasser.

Ca m’avait semblé tellement naturel. Et en même temps temps époustouflant. Nos langues s’étaient trouvées et dansaient ensemble. On sentait dans ce baiser toute la passion refoulée, autant par l’un que par l’autre ces temps ci. Je me perdis l’espace de quelques instants puis mon cerveau repris le contrôle.

Je m’écartais rapidement en me rendant compte de ce que j’étais en train de faire. J’eus cependant le temps d’analyser son gemissement plaintif lorsque je me releva. Je m’excusais immédiatement tout en m’attendait à recevoir encore un autre objet sur le front ou, en tout cas, à en prendre plein la figure pour ce que j’avais fait, même si elle m’avait suivie.

Je ne m’attendais en revanche pas du tout à CE regard. Genre je ne regrette pas du tout ce que je viens de faire. Je le soutient pendant quelques instants et ses mots me laissent sur place, carrément. Elle me surprendra toujours autant. Elle m’indique où est la porte de sa chambre, sans me quitter des yeux. Je pense que ça veut clairement dire qu’elle ne regrette rien et qu’elle veut aller jusqu’où bout. Même si elle a bu. Je suis clairement un abruti, et je le sais. Je passe ma main dans mes cheveux, en ne la quittant pas des yeux. Je sais que je joue beaucoup de choses, à commencer par mon avenir mais aussi un truc qui pourrait clairement me faire du mal, c’est le drôle de sensation que j’ai ressenti dans le ventre quand elle était sur moi.

L’alcool a un avantage : c’est qu’il peut me faire passer par dessus tout ça. D’un coup, tous les points négatifs de la situation s’effacent. Une chose s’imprime dans mon cerveau, et ça ressemble beaucoup à Carpe Diem. Je prends une grande respiration et je marche vers elle, lentement. De toute cette réflexion plus ou moins débile je ne l’ai pas quittée des yeux et je sais que quelque chose se passe. Lorsque j’arrive à sa hauteur, je prends sa main pour qu’elle se lève et pour que nous soyons face à face.

De nouveau, ma main se glisse dans sa nuque, pendant que l’autre la rapproche de moi, réduisant l’espace entre nos deux corps. Et, de nouveau, nos bouches sont attirées l’une par l’autre et je la dévorerais presque. Même en legging, elle me rends taré. Sans forcer une seule seconde, je la porte et me débrouille pour qu’elle enroule ses jambes autour de moi. Je la préfère à ma hauteur. Ma bouche descends dans son cou pendant que je me dirige vers la porte qu’elle m’a indiquée comme étant sa chambre. Je l’ouvre d’un coup de pied et je la regarde avec un petit sourire, que je veux volontairement charmeur

“Désolé…”

A regrets, je finis par la poser sur le lit, mais je l’attire encore et toujours plus à moi. Je ne veux pas qu’elle s’écarte. Je suis définitivement perdu et ma raison l’est plus encore. Je plonge encore mon regard dans le sien et je m’approche de son oreille, que j’embrasse, pour lui murmurer

“Dis moi que t’en as vraiment envie.. Que tu ne veux pas juste profiter de moi parce que tu es seule ce soir..”

C’est la saint Valentin ce soir et même l’alcool ne me brouille pas suffisamment l’esprit pour m’en souvenir. Je sais qu’elle se sert probablement de moi et qu’elle me virera après mais je l’accepte..
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Dim 24 Mai - 1:34

Gabriel ∞ Grace
L'alcool fait des ravages
Et… Si je te draguais vraiment tu dirais quoi ?” Je hausse un sourcil interrogateur vers lui, pas sure de comprendre ce dont il s'agit. Il vaut mieux ne pas répondre à ça... il a l'air sérieux en plus, attendant une réponse de ma part. Réponse qui ne viendra pas. Ainsi nous continuons de parler. L'ambiance change radicalement. En prenant du recul je me demande comment nous avons pu en arriver là aussi rapidement. L'alcool ? Oui, en partie, mais ça n'explique pas tout n'est-ce pas ? On dit en général que l'alcool exacerbe nos réactions, elle ne les crée pas de toute pièce. Donc cette « tension » existait bien avant cette soirée de st valentin, c'est juste qu'elle avait besoin d'un coup de pouce pour prendre de l'ampleur. Coup de pouce donné par un whisky pur de quinze ans d'age – ici on ne lésine pas sur la qualité.

Je peux sentir son corps frémir lorsque je murmure son prénom d'une voix emplie de désir refoulé. La suite nous prend quelque peu par surprise : nos lèvres s'écrasent l'une contre l'autre, sa main attire ma nuque contre lui et je sens la chaleur s'insinuer dans chaque pore de ma peau. Ce qu'il fait chaud ici ! Je gémis, livrant passage à sa langue qui caresse la mienne sensuellement. C'est tellement bon que... Non, tout à coup il se retire comme si mon contact le brûlait. Qu'est-ce qu'il fait là, sérieusement ? Il est dingue ou quoi ? La frustration s'empare de mon corps. Parce que je devine que sa raison recommence à diriger son cerveau au lieu de sa virilité, parce qu'aucun de nous ne va obtenir ce qu'il veut, parce qu'il m'a chauffée et me laisse en plan. Donc quand il m'interroge du regard je lui répond fermement en lui indiquant la porte de ma chambre. Je savoure la sensation de sa main dans mes cheveux, faisant naître un frisson à la base de ma nuque. Gabriel est un concentré de testostérone dont j'adorerai me régaler, littéralement. Après quelques secondes de réflexion acharnée il prend visiblement sa décision : il me prend par la main et nos lèvres se rejoignent encore. Elles sont douces et chaudes, parfaites.

L'autre caractéristique du legging est que l'on sent tout les reliefs du corps qui vous tient. Gabriel me hisse sur ses hanches et il ne fait plus aucun doute qu'il a le même désir que moi. Je sens la protubérance qui s'est formée sous sa braguette, ça ne doit pas être très confortable pour lui, mais je me félicite de bientôt lui retirer ce pantalon de costume. “Désolé…” Je pousse un petit rire sexy. « Non, tu ne l'es pas du tout. »

Le beau brun finit par me poser sur le lit. Je me débrouille pour conserver mes jambes verrouillées autour de ses hanches, afin qu'il s'écroule sur le lit avec moi. “Dis moi que t’en as vraiment envie.. Que tu ne veux pas juste profiter de moi parce que tu es seule ce soir..” Au final il n'y a qu'une seule chose qui nous retient : lui et sa raison. Puisque la mienne a définitivement quitté le navire. Trop désespérée pour y rester. Mon regard ne quitte pas le sien, il veut que je sois sure ? Je vais lui en donner, de la confiance. « J'en ai vraiment envie. » Je suis Eve dans le jardin d'Eden, il est le serpent, et je ne peux résister. Mes doigts frôlent délicatement sa joue, y déposant quelques douces caresses. « Ne m'oblige pas à te supplier, Gabriel. » J'implore. Tout mes sens sont en feu. Et comme si il avait compris le message il baisse la tête pour qu'il soit à ma portée. Je l'embrasse comme si ma vie en dépendait. Soudain quelque chose change ; nos lèvres deviennent plus empressées, je prend sa tête entre mes mains, nos respirations s’accélèrent et le baiser devient plus profond. Je passe la main dans ses cheveux comme lui l'a fait quelques minutes plus tôt.

Toutes les barrières tombent. Tout ce à quoi je suis capable de penser c'est lui, sur moi, en moi, nu, évidemment. Pour ça je détends les jambes, j'atteins la fermeture éclair de son pantalon et je tache de le lui enlever. Vous n'imaginez même pas à quel point c'est difficile quand quelque chose est si tendu au dessous que le moindre mouvement pourrait provoquer une douleur inimaginable chez le porteur dudit pantalon. Il vaut mieux qu'il s'en charge lui-même... « Défais ça toi-même, je ne voudrais pas te castrer. » Le pire c'est qu'il n'y a aucune trace d'humour dans ma voix, je suis très sérieuse ! En attendant je détache mes lèvres des siennes, un court instant, dans le but de lui retirer son tee-shirt. Il a des muscles à tomber.... Je ne peux empêcher mes muscles intimes de se crisper. Je me mords la lèvre pour ne pas dire quelque chose que je regretterai, et accessoirement, pour éviter de gémir trop bruyamment. De toute manière tu vas hurler Grace, un petit gémissement de rien du tout n'y changera rien. dit une petite voix cynique dans mon esprit.  
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Lun 25 Mai - 22:00

Jusque là, dans toute ma vie, je n’avais jamais expérimenté la folie. Même dans les combats, ma raison était restée dans un coin de ma tête à me guider. Mais aujourd’hui était visiblement le jour 0 de la fugue de celle ci. Et elle était partie loin dès que je l’avais entendue prononcer mon prénom avec cette voix terriblement sexy qui signifie déshabille moi tout de suite. J’avais commencé à redevenir normal pendant un temps, étant donné que le sang de mon corps ne se dirigeait plus vers mon entrejambe mais plutôt vers mon cerveau ce qui est une bonne chose en soi.

Voilà pourquoi je me retrouvais à porter Grace, ses magnifiques et longues jambes enroulées autour de moi encore bien trop habillées. Je sais que son legging est très fin et qu’elle me sent à travers. Son sourire ne fait aucun doute là dessus d’ailleurs. Tout en a gardant dans mes bras et ses lèvres sur les miennes, j’avance jusqu’à la sa chambre. Ayant les mains occupées, j’enfonce la porte du pied pour entrer.

Délicatement, je l’allonge sur le lit et vient me mettre sur elle. Mais j’ai un flash de raison soudainement : se sert elle de moi ? Je veux être sûr qu’elle le veuille aussi, je ne veux pas faire ça si c’est juste parce qu’elle est seule le soir de la saint valentin. Je sais qu’il se passe un drôle de truc dans ma tête à ce moment là. J’ai envie de partager ça avec elle, mais je sais que je ne veux pas que ça n’ait aucune signification, que ce soit juste comme ça. Il est évident que l’alcool me fait penser à ça encore un peu plus mais je sais qu’il se passe quelque chose de bizarre avec tout ça. Et la tenir dans mes bras ne fait que confirmer tout ça…

Grace me réponds qu’elle en a vraiment envie, et que je ne dois pas l’obliger à me supplier. A ses mots, je souris puis je lui réponds, un petit sourire charmeur aux lèvres

“En fait, vu comment tu te serres contre moi, c’est encore plus explicite que si tu me suppliais…”

Ce qui fait un peu l’hopital qui se fout de la charité puisque je suis carrément à l’étroit dans mon pantalon mais tout va bien. En parlant de ça, elle essaie de me déshabiller mais me demande de le faire par preuve de me faire mal. Toujours avec ce même sourire je lui réponds

“Tout de suite M’dame !”

Mon tee shirt s’en va ensuite et je continue à l’embrasser la serrant encore et toujours plus contre moi. Je la découvre en la caressant et m’empresse de lui enlever son sweat puis son legging jusque nous soyons à égalité tous les deux. Ma bouche vient se perdre dans son cou et je ne peux m’empêcher de lui murmurer

“Tu es magnifique Grace…”

Tous mes sens sont en éveil et mon entrejambe aussi. Ma main vient se perdre au niveau de sa poitrine mais je suis encore un peu hésitant, j’attends qu’elle prenne réellement les devants pour aller plus loin.
Je me contente de la caresser sans trop la brusquer. Si je la connais aussi bien que je m’en vante, elle finira vite, voire très vite par me guider. Je ne peux, cependant, empêcher une de main de descendre le long de sa cuisse jusqu’à ses hanches et de la titiller en me rapprochant de plus en plus d’une zone que je sens être très humide..
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Jeu 28 Mai - 23:33

J'ai toujours détesté demander quelque chose, mais là je suis bien obligée de presque le supplier pour qu'il accélère un peu. « Salaud. » Je dis pour pimenter un peu ces préliminaires. Si on peut appeler ça comme ça, parce que vu ce qu'il s'est passé sur le canapé, quand j'étais à califourchon au niveau de son aine, il n'y a pas vraiment à s'inquiéter. Il est prêt, et je crois que moi aussi. Il adore qu'on se chamaille un peu, alors c'est probablement le cas au lit aussi non ? On n'oublie pas nos personnalités, même quand on a plus d'un gramme d'alcool dans le sang et qu'on est chaude comme la braise. Rectification : le sexe peut faire tout oublier. Notamment quand un certain ex-garde du corps se déshabille des pieds à la tête avec un sourire qui en dit long. Mes yeux s'ouvrent grand en découvrant son entrejambe, et je retiens ma respiration parce que je suis tout simplement incapable de respirer correctement. Bon, j'en ai vu d'autres, d'accord. Mais Gabriel est plutôt bien proportionné, au niveau de l'entrejambe.

Il me chuchote que je suis magnifique et mon égo ne peut s’empêcher de s'en ravir. Je suis magnifique... ce mot semble tellement beau dans sa bouche. Cette même bouche qui découvre mon cou par de petits baisers sensuels. Je brûle de désir pour lui et son corps magnifique, c'est comme si ma peau s'enflammait à son contact. Nous sommes désormais peau contre peau, plus rien ne nous sépare. Plus rien ne l’empêche de me prendre là, tout de suite, sur ce lit. Mais bon sang, qu'est-ce qu'il fait ? « Espèce de tentateur à la noix. Je ne te supplierai pas. » C'est comme si ça devenait un jeu entre nous. Nous voulons chacun mettre l'autre à genoux avant de prendre ce que l'on veux. C'est un jeu de pouvoir : au boulot c'est moi qui l'ai, à présent il réclame le contrôle au lit. Non, je ne le supplierai pas. Ce mantra résonne plusieurs fois dans ma tête malgré le feu liquide qui coule dans mes veines.

Je passe doucement la main dans son dos et je le caresse avec délicatesse, puis je prends appui sur mon pied gauche avant de le retourner sur le dos comme si de rien n'était. J'avais préparé le terrain en plaçant mes mains là où il fallait et il n'a rien deviné. Ce bêta... un sourire ravi – un sourire coquin plutôt – se dessine sur mes lèvres alors que je le chevauche une nouvelle fois. « J'ai l'impression que tu as perdu, là. » Un air de défi passe sur mon visage. Malheureusement, ou heureusement, quand je me déplace mon intimité frôle la colonne de chair, me faisant gémir. Bordel, je ne tiendrais jamais. Non, je ne le supplierai pas. Hors de question. Je veux que ce soit lui qui me supplies. Une idée me vient immédiatement en tête pour ça, un truc infaillible, qui marche à tout les coups. Du moins j'imagine parce qu'à ma connaissance je n'ai jamais vécu d'étreinte si passionnée. Il excite mes sens comme aucun ne l'a fait auparavant, son corps et le mien semblent s'appeler sans y parvenir – à cause de nos égos, bien sur.

Mes mains se posent sur ses épaules. De mes lèvres je dessine un chemin de baisers qui se dirige lentement mais sûrement vers le membre engorgé. Au passage je titille un peu son téton en le mordant, puis je le laisse tranquille pour me concentrer sur l'objet de mon désir. Sa main a cherché mon clitoris sans jamais le toucher. Il savait ce qu'il faisait. Maintenant c'est à mon tour de tourner autour du pot.

Je pose les lèvres sur la couronne de son sexe et ma langue en fait le tour. Mes yeux restent bloqués sur ceux de Gabriel. Je veux voir le plaisir que je lui donne, je veux le voir me supplier, je veux le voir abdiquer sans résistance. Là ma bouche englobe son gland, descend tout doucement le long de la colonne de chair jusqu'à l'englober presque complètement – un truc que j'ai appris pour mon premier copain. J'espère bien qu'il ne va pas résister à ça, mais je sais qu'il va falloir que je le fasse toucher l'orgasme de près sans jamais l'atteindre pour que j'obtienne ce que je veux. Mes doigts s'occupent des deux boules de chair accolées à son sexe, pendant que je mets tout mon cœur à l'ouvrage.
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mar 2 Juin - 14:15

Inattendu est le mot qui décrivait pour moi cette soirée avec Grace. Mais en y réflechissant je me rends compte que ce n’est pas exactement ça. En fait, ça faisait un moment que ça devait trainer entre nous cette tension sexuelle sous jaçente. L’alcool aura permis que nous arrêtions de nous brider, et que nous nous lâchions enfin. Là, c’est chose faite.

Je finis de me déshabiller et je regarde son regard sur tout mon corps. J’ai l’impression d’être son repas de soir, un morceau de viande sur lequel elle va se jeter. Tout p articulièrement quand son regard se fixe sur une certaine zone de mon anatomie.. A mon tour, je lui enlève ces couches de vêtements qui sont de trop entre nous et je me délecte de la vue. Je ne peux m’empêcher de lui murmurer à l’oreille qu’elle est magnifique et de trouver qu’elle l’est encore plus lorsqu’elle rougit à mes compliments. Je suis délicat, et passionné à la fois mais ous sommes pressés. J’ai l’impression que nous sommes aussi excités l’un que l’autre et qu’il y a urgence, que nous devons nous fondre l’un dans l’autre le plus rapidement possible.

Je la dévore donc de baisers, tout en la caressant de façon suggestive. Je ne passe pas à l’action, pas encore car j’ai envie de la faire languir un peu. Elle me dit qu’elle ne me suppliera pas et ça me fait rire. Je lui souris de nouveau et chuchote à son oreille.

“Tu te frottes contre moi, c’est encore pire que si tu me suppliais..”

Je n’ai même pas le temps de lui dire d’être patiente et d’attendre un peu puisque grâce à une savante prise elle me renverse et se retrouve sur moi. Elle me dit même que je vais perdu avec ce petit sourire coquin que je n’avais jamais eu l’ocasion de voir jusque là. Je continue à passer mes mains dans son dos, et chuchote de nouveau à son oreille d’une voix brûlante.

“En fait, je pense que j’ai gagné…”

Ses gémissements me rendent fous et au moment où je m’apprête à passer à l’action, elle entame autre chose. Autre chose qui me rends encore plus fou… Quelques instants plus tard, n’y tenant plus, je la prends par les hanches pour la renverser et venir me positionner au dessus d’elle. J’entame enfin des préliminaires qui seront très court.

Enfin, je me place au dessus d’elle et je me place entre ses jambes. Doucement, j’entre en elle. Pour la taquiner, je ne bouge pas et me contente d’embrasser son cou.

“Alors beauté ? Satisfaite ?”

Un petit sourire coquin sur les lèvres, j’accélère doucement tout en continuant à embrasser sa peau.

Quelques minutes plus tard, je suis étendu sur le dos, à côté d’elle et je la tiens dans mes bras, continuant à l’embrasser un peu plus tendrement cette fois. J’attends simplement le moment où elle va me crier de partir parce qu’elle se dira qu’elle a fait une erreur...
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MessageSujet: Re: L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]   Mer 3 Juin - 23:59

“Tu te frottes contre moi, c’est encore pire que si tu me suppliais..” Je grogne férocement pour bien lui faire comprendre le fond de ma pensée. On s'en fiche, je n'ai pas dit les mots. Mon corps parle pour lui-même et c'est presque encore plus gênant parce qu'il me trahit. Gabriel pense qu'il a gagné, j'en pense tout autre chose. C'est lui qui est sous moi, là, et dont le plaisir dépend de moi. De ce que je vais faire ou non... d'accord, ça fonctionne à double sens, bientôt je vais me retrouver en position de faiblesse. Mais pour le moment c'est moi qui mène la barque.

Je taquine d'abord sa virilité avec ma langue, mes lèvres, ma bouche tout entière. Les mecs adorent ça, en général. Moi, je n'ai jamais pris autant de plaisir à faire une fellation. Étonnant ce que l'alcool peut vous faire faire. Il vous désinhibe complètement. Il fait apparaître vos besoins les plus primaires et permet à votre esprit de se libérer de toutes les pressions environnantes. Gabriel est prêt à capituler, je le sens. Avant que je n'ai pu remonter lentement vers son torse, il me prend par les hanches afin de me faire basculer sur le dos. Ouh là, les choses sérieuses commencent... Je suis déjà pantelante d'excitation, tout ce à quoi je peux penser c'est à la sensation que je ressentirais une fois que Gabriel sera en moi. Évidemment je n'en sais rien, pour l'instant.

Alors que je pensais être prise brusquement, rapidement, comme une baise d'un soir ; Gabriel me pénètre avec une infinie douceur. C'est à la fois étrange et... terriblement excitant. Le voir au dessus de moi, juste à se tenir là en ne faisant rien d'autre que déposer de doux baisers le long de ma clavicule, c'est la sensation la plus complexe qu'il m'ait été donné de ressentir. Il n'y a pas de mots pour ce que je ressens. Notre relation professionnelle est oubliée, ce soir nous ne sommes qu'un homme et une femme qui veulent coucher ensemble. Juste ça ? Coucher ensemble? me titille une voix intérieure. Je ne l'écoute pas cependant, parce qu'il a commencé à bouger et le frottement de nos corps l'un sur l'autre met tout mes sens en émoi. C'est si bon... son corps est chaud contre le mien. Nous nous touchons comme si notre vie en dépendait, comme si on pouvait se fondre l'un dans l'autre et ne former qu'une entité. Bouleversant, voilà le mot qui convient à ce que je suis en train de vivre. Serait-ce juste une bonne partie de jambes en l'air pour lui ? Aucune idée... j'essaie de savourer les sensations qu'il m'offre, parce que ça ne durera pas éternellement. Je n'ai jamais ressenti une satisfaction sexuelle si intense. Au bout de quelques minutes je peux presque sentir ma lèvre saigner tellement je la mords pour me retenir de hurler à chacun de ses assaut. Mes hanches vont à la rencontre des siennes alors qu'il accélère la cadence. Je sens quelque chose monter du plus profonde de moi, je me raidis et mon corps frémit, tremble, se crispe jusqu'au bout des orteils.  « Gab... » la fin de son prénom se perd dans un son qui est entre le gémissement et le cri. Mes pensées s'éparpillent ...

J'ai l'impression d'avoir vécu une expérience sexuelle hallucinante. A cause de l'alcool ? Du goût de l'interdit ? Du temps depuis lequel ma vie sexuelle est inexistante ? Nul ne le sait. Haletants, nous reprenons nos souffles et j'essaie de calmer les pensées qui se bousculent à la porte de mon esprit. Pas très difficile dans cette brume post-orgasmique... C'est toujours un jeu pour lui, il a baisé sa patronne après tout. Il a obtenu ce qu'il voulait... ce constat me fait trembler et j'ai l'impression que l'air autour de moi s'est considérablement refroidi. « En fait, j'ai fait un rêve érotique c'est ça ? Demain je vais me réveiller et tu ne sera plus là. » Je l'espère, parce que si ce n'est pas le cas je suis dans la mouise jusqu'au cou.
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L'alcool fait des ravages... [Gracie ♥]

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