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 Faire ce que l'on veut - Kaylee -

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MessageSujet: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Mar 3 Mai - 4:36

Faire ce que l'on veut



Parfois, il aimerait ne plus jamais devoir se réveiller. Il aimerait pouvoir rester dans un sommeil profond, dans un autre monde là ou sa prestance n’a d’égale que son pouvoir. Toutefois, cette attitude n’est qu’une pensée de faible. Jamais Liam MacMillan pourrait se laisserait aller à ce point. Jamais, on le verrait baisser les bras et se morfondre quant à sa vie. La dépression, il ne connaît pas. La dépression, c’est pour les faibles. Il est fort.

En cet après-midi plus ou moins nuageux, – remarquez que c’était normal à Manchester – notre jeune homme se fut laissé porter par l’autobus. Après une énième dispute avec sa mère quant à son avenir, il prit son manteau de cuir noir et son sac incluant son matériel d’art, sortit de la maison et roula jusqu’à l’arrêt d’autobus le plus près. Liam avait simplement besoin de souffler un peu, de se laisser aller … Le jeune homme ne se rappela plus combien de temps il resta à se laisser trimballer de tous côtés sans compter les quelques arrêts brusques de l’autobus. Ce fut le regard de pitié d’une jeune femme sur le fauteuil roulant qui mit fin à cette balade.

Liam lui fit un doigt et demanda aussitôt de descendre au prochain arrêt non sans glisser à l’oreille de la demoiselle qu’il était handicapé et non débile. Ceci fit rougir la jeune femme de gêne et d’admiration, mais nous n’en saurons pas plus. Liam était déjà dehors roulant lentement son fauteuil roulant le long du trottoir.

Il était toujours à l’ouest de Manchester, mais les maisons semblaient peut-être légèrement moins cossues que celles composant son propre quartier. C’était tranquille et il en soupira d’aise. À part un ou deux aboiements de chiens lointains, on n’entendait que les arroseurs automatiques. Si le soleil voulait bien se montrer ce serait une journée parfaite. Toutefois, celui-ci ne semblait rien vouloir savoir. À un moment, Liam s’arrêta et fixa sans vraiment le voir le bord d’un petit muret de pierre entourant un jardin. La porte de ce dernier était évidemment fermée.

Alors, il se mit à sourire s’imaginant à nouveau ses œuvres d’art réalisées au travers Manchester sous le pseudonyme Angel of Death. Il ne pouvait plus monter sur les toits … Il ne pouvait plus rien faire … Rien. Un juron sortit d’entre ses lèvres. Certes, presque aussitôt, il sourit à nouveau amenant son sac sur ses cuisses et sortant tous ses effets d’art. Il devait essayer.

- De toute manière, il n’y a personne ici aujourd’hui.

S’enquit-il dans un murmure en regardant tout autour. Il fait nuageux et en plus qui suspectait les handicapés ? Hm ? Personne. Alors, avec l’aide de pochoirs, de ses bombes et de beaucoup d’imagination voir même de créativité, Liam commençait une nouvelle œuvre.  La forme verticale n’aidait pas, mais rien ne l’arrêtait. Déjà, on commençait à voir apparaître la forme d’un animal marin sautant verticalement en-dehors de l’eau… Un dauphin libre comme l’air, allant là où sa volonté le portait à l’inverse de notre jeune homme. Certes, Liam souhaitait aussi mettre en forme un rapace féroce dans un ciel pur tel la représentation de sa propre personne.

Plus il se concentrait et moins les bruits alentours ni les quelques gens n’avaient cure. Les pochoirs étaient petits, les traits de contours noirs très fins. Ce n’était pas la première fois que notre Angel of Death se produisait. Passionné, il ne s’était même pas encore aperçu que le muret de pierre appartenait à une maison. En fait, il s’en était aperçut. Simplement, généralement – lorsqu’il n’y avait personne – il s’en fichait. Il ne faisait rien de mal que mettre un peu de joie, de beauté dans ce monde terne.

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Sam 7 Mai - 23:31



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Je n'ai jamais vraiment apprécié la course à pied. Et pourtant, beaucoup adore s'y consacrer pendant leur temps libre. Certains se lèvent même à six heures du matin pour aller taper un petit jogging, avant de partir au boulot. La plupart courent seuls, avec leurs petites tenues de sportifs prétentieux hors de prix. D'autres préfèrent affronter l'épreuve en groupe, certainement pour éviter les agressions de quelques dérangés sexuels. Et enfin, pour d'autres, c'est l'occasion de sortir leur fidèle chien de race, aux poils bien peignés.

Réfléchissons. Pourquoi les gens font du jogging ? Pour se maintenir en bonne santé pour une petite minorité. Pour se consolider un fessier d'enfer pour la plus grande majorité. Ou peut-être encore pour entraîner son cardio, histoire d'être prêt à s'enfuir en cas d'attaque de morts-vivants.

Je ne fais pas vraiment partie de ces catégories-là. Alors pourquoi je m'infliger cette horreur au moins deux fois pas semaine ? En toute sincérité, c'est l'affaire de quelques kilos en trop. Mais pas vraiment en ce qui me concerne, loin de là. C'est plus vraisemblablement à cause de mon chien. Ce sac à puces s'est révélé être un véritable gouffre titanesque et insatiable, avalant la moindre miette de nourriture plus vite encore que la vitesse de la lumière. Mon chien est gros. Et je me retrouve contrainte de faire moi-même du sport, pour le faire bouger avec moi. Vous visualisez tous ces joggeurs qui trichent largement sur leur performance en se laissant paisiblement traîner par leur labrador à la langue dégoulinante de bave ? Pour le coup c'est moi qui tire ce foutu cabot fainéant pendant cinq pâtés de maisons, sous le regard assez sceptique des voisins. Je n'en suis pas encore à baver à outrance non plus. Imaginez plutôt une respiration de vache affolée. C'est bien plus représentatif de mon état.

Cet après-midi n'a pas échappé à la règle. Jour de congé oblige, puisque je n'ai pas à m'occuper des animaux des clients habituels, autant m'occuper de ma propre bergerie. Léon - mon chien de kochi obèse donc -  a finalement décidé de trottiner tranquillement à l'avant, alors que nous traversons notre quartier résidant. Ce paysage connu marquant la fin de la promenade, le chien s'est soudainement montré plus enclin et joyeux à l'idée de trémousser sa queue recourbée sous mon nez. Un soupir m'échappe alors que je quitte le pas de course pour une marche plus apaisée. Ce chien est vraiment doté d'un sens de l'hypocrisie écrasant.

- Ne fais pas semblant, tu seras tout de même privé de dessert, maugréais-je à l'attention de la boule de poils rousse.

D'un geste, je passe mon bras sur mon front pour éponger un peu la sueur qui me colle à la peau. Je souffle à nouveau, mais cette fois plus par plénitude que par résignation. Finalement, cette heure d'agonie sur les trottoirs de Manchester m'ont fait plus de bien que de mal. Un agréable sentiment d'épuisement doucereux m'enveloppe alors que je passe l'angle de la rue où se situe ma maison. Ainsi, peut-être que je dormirai bien cette nuit. Ces derniers temps, mon sommeil est assez chaotique. Je me réveille très tôt le matin. Sans parvenir à me rendormir. Pourtant, aucune vision cauchemardesque ne vient m'arracher aux bras de Morphée. C'est tout simplement que je n'ai plus envie de dormir, malgré les bâillements incessants qui me poursuivent ensuite tout au long de la journée.

Mes réflexions s'envolent comme un nuage de fumée lorsque je réalise finalement qu'une étrange silhouette stagne devant chez moi. Qu'est-ce qui se passe ? Une livraison de colis ? Au moins que les employés soient désormais équipés d'un bien atypique moyen de transport, il semble peu probable qu'un homme en fauteuil roulant se soit laissé porter jusqu'ici pour me livrer les vieux chocolats périmés que ma mère m'envoie chaque année pour mon anniversaire. Et mon anniversaire, justement, n'aura lien que dans quatre bons mois. Mes sourcils s'écarquillent finalement d'un air ébahi, alors que je commence à discerner ce que le type handicapé est en train de fabriquer.

- Mais … Il s'est cru en cours d'histoire des arts ou quoi celui-là ? EH !

Poussée par un fort élan de colère hystérique, je lâche subitement la laisse de Léon pour m'élancer droit sur le voyou. De toute ma pratique catastrophique de joggeuse, je n'ai probablement jamais couru aussi vite. Mon chien fuse devant mes jambes et manque de peu de me faire perdre l'équilibre. S'il pensait que ma conduite annonçait un jeu avec récompense gourmande à la clé, ses aboiements fous envahissent soudain la tranquillité de la rue. Tous les molosses des jardins alentours lui répondent alors en échos, dans un concert de hurlements canins.

- Eh vous ! Qu'est-ce que vous faites ?!

J'arrive à proximité du garçon, plus essoufflée et en nage qu'autre chose, et m'emploie à les asséner une vague de vives petites claques sur l'épaule pour qu'il cesse de colorier sur MON mur. De son côté Léon balance ses deux pattes avant sur les genoux du malotru, et se met à lui lâcher allègrement le visage, probablement pour lui souhaiter la bienvenue. Mes doigts trouvent finalement la bombe de peinture dans la main fautive de l'inconnu, et l'arrache sans plus de manière.

- Non mais ça va pas ?! C'est pas l'atelier création ici !

Entre deux bouffés d'air, mon regard tombe sur les gribouillis fraîchement dessinés. Je me fige soudain, stoppant abruptement mes gestes offusqués. Sous mes yeux désormais ébahis, je découvre là le corps élancé d'un cétacé prendre vie sur la surface morne du muret. Mes paupières papillonnent un instant. Finalement je lève le bras pour désigner du bout de la bombe de peinture le tag aux allures irréelles.

- C'est vous qui avez fait ça ? Demandais-je alors bêtement, toujours sans parvenir à réaliser que l'auteur de ce travail n'est personne d'autre que ce morveux.   
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Dim 15 Mai - 4:53

Faire ce que l'on veut


Un cri surgit. Bon, le propriétaire des lieux venait de se rendre compte que notre jeune homme dessinait sur son muret de pierre. Sur ce, Liam releva le regard vers la maison pour … N’apercevoir personne de sa position assise. Fronçant les sourcils ne comprenant pas, sur le coup, d’où proviennent ces cris de fureur il entendit de suite des aboiements. Liam MacMillan retint son souffle à la vue du cabot courant sur lui toute griffes et dents dehors. Il se figea. Bon, il était plus chat voyez-vous. Les chiens lui faisaient un peu peur étant toujours excités et largement imprévisibles.

Seulement, ce petit chien semblait plus intéressé à lui sauter dessus pour … Lui souhaiter la bienvenue ? Laissant malencontreusement tomber un pochoir au sol, Liam tâchait de s’éloigner le visage du chien pesant lourd maintenant contre ses genoux. C’était dégueulasse. Il y avait de la bave partout ! Liam s’arrêta de respirer même ne souhaitant rien sentir. Oh ! Il venait d’avoir de l’inspiration pour un futur cauchemar.

- Eh ! Arrête ! Le chien ! Je …

Évidemment, il n’était pas au bout de ses peines. Oui car, un chien cela ne se promène pas tout seul. Ce dernier n’avait pas fini de lui lécher le visage partout que Liam ressentit qu’on lui tapait sur l’épaule. Il découvrit, tant bien que mal, une femme à l’air furieuse lui enlevant même sa bombe de peinture des mains. Notre jeune homme avait le fou rire au bord des lèvres. Hahaha ! Elle devrait voir sa tête ! On avait l’impression d’une vraie folle.

- Wow ! Vous êtes complètement folle !

lâchait-il finalement le fond de sa pensée. Étrangement, le chien semblait plus calme et point du tout prompt à attaquer notre jeune homme. C’était étrange, car normalement tel chien, tel maître … Il devait y avoir des exceptions à tout sauf si bien sûr, ce chien n’était pas à cette jeune femme. Enfin …

Puis, elle se calma. Aussi subitement qu’elle se fut mise en colère. Si c’était lui qui avait fait cela ? Bien oui. Liam eut un petit sourire sarcastique en coin soupirant machinalement par après. Et zut ! Au passage, malgré sa petite taille ce chien valait son pesant d’or si vous voyez ce qu’on veut dire. Il était lourd ! Liam se sentait écrasé.

- Le chien …

Marmonna-il repoussant le museau du petit chien pour éviter que ce dernier continue à lui lécher le visage comme si c’était la dernière gâterie à la mode. Liam soupira cette fois.

- Je ne fais rien de mal. Je mets juste un peu de beauté dans cette ville qui en a bien besoin …

Pouf ! Le museau du chien heurta le menton de notre jeune homme. Ce dernier le releva vers le haut et la droite pour éviter le canidé joueur. Il avait quel âge ? Il devait être jeune ce chien.

- Je suis certain que vous avez été surprise toutefois. Vous croyiez sûrement que je bombardais de graffitis haineux votre muret. Eh bien non. Je ne m’abaisse pas à ce genre de chose moi !

Termina-il dans un ton un peu plus dur et rigide que précédemment dirigé par le sarcasme et le rire. Son regard vert se braqua vers la jeune femme en oubliant presque le petit – c’était vite dit – chien toujours sur ses genoux.

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Ven 20 Mai - 11:38



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Si on m'avait affirmé un jour que j'allais être la victime de petits rebelles du quartier, armés de leurs bombes de peinture piquées au fond du garage à papa, je n'y aurais certainement pas cru. Tout bonnement parce que ledit quartier était censé être réputé pour son calme et sa tranquillité. Mais … ça m'apprendra. Après tout, j'aurais dû me méfier. Ce genre d'histoires, c'est toujours sur moi que ça tombe. Comme cette fois où ma voiture s'est à moitié encastrée dans celle du voisin, parce qu'une horde d'enfants sauvages a subitement traversé la route devant moi. Ou celle où j'ai oublié mes muffins brûlés dans le four. Les pompiers étaient arrivés en trombe suite à l'appel de la vieille folle d'en face. Ils avaient enfoncé ma porte et brisé la fenêtre de la cuisine. Pendant ce temps, j'étais seulement partie à la recherche de l'un de mes chiens s'étant encore enfui dans les jardins alentour. Tout compte fait, le quartier était probablement bien plus paisible par le passé seulement. Avant mon emménagement.

Mais pour l'heure, la paix intérieure devra repasser. Car même si je suis plus ou moins habituée à ce que le karma s'acharne sur ma pauvre personne, ce type avec son fauteuil roulant me donne vraiment envie de m'arracher les cheveux. Et quand je pense que la sale carne d'en face passe ses journées à espionner ce qui se passe dans la rue … L'idée d'empêcher ce voyou de taguer mes murs ne lui aurait pas effleuré l'esprit. Pestant encore à moitié entre mes lèvres pincées, je serre des poings pour me contenir et éviter de frapper à nouveau le garçon handicapé.

- Moi, je suis folle ? C'est le gaillard qui dessine dans les rues, en plein jour et à la vue de tous, qui dit ça ?

Pour le coup, j'ignore vraiment ce qui m'énerve le plus. Entendre ce type me dire que je suis complètement barrée, ou constater que mon chien accueille l'affront avec deux ou trois petits jappements joyeux. Léon agite sa queue recourbée et piétine un peu les cuisses de son nouvel ami, certainement dans l'espoir de lui arracher de force quelques caresses non-méritées. Sa grosse langue rose sort finalement d'entre ses babines humides, pour pendre dans le vide. Un long filet de bave coule alors de sa gueule grande ouverte pour venir s'écraser mollement sur le pantalon du jeune homme. Mais malgré ses protestations, je n'émets pas le moindre geste pour retirer mon chien de son perchoir. Au moins, je suis certaine de ne pas voir filer le malotru du haut de son engin roulant. J'ai déjà bien trop couru pour aujourd'hui.

- Je ne suis pas certaine que les flics appelleraient ça « rien de mal ». Graffitis haineux ou non.

Je croise mes bras sur ma poitrine, et le toise un instant d'un air réprobateur. Il est vrai que ses arguments tiennent plus ou moins la route. Un peu de couleur dans ce monde gris et humide qu'est Manchester n'a jamais fait de mal à personne. Mais, et si je préférais mon mur comme il l'était avant ? Terne et vierge de tout autre teinte, hormis quelques traces de pipi de chat ? Ce garçon a encore de la chance de s'être arrêté devant ma maison plutôt que devant celle de quelqu'un d'autre. De l'autre côté du trottoir, il se serait déjà retrouvé en garde-à-vue. Une poignée de mètres plus loin, chez le voisin, il se serait probablement fait casser les deux bras. Et quelques mètres plus tôt … J'ignore comment Judy aurait accepté la chose. Elle lui aurait probablement crevé les pneus avec ses scalpels.

- C'est bon, je ne vais appeler personne, marmonnais-je finalement, peu désireuse d'attirer à nouveau l'attention du quartier en ramenant les forces de l'ordre chez moi. Mais je pourrais très bien vous obliger à nettoyer tout ça. À la brosse à dents. Et à la bave de chien.

Mais pour le coup, je ne suis pas certaine que cette menace joue en ma faveur. En fait, le voyou allait certainement se conforter dans l'idée que j'étais un peu folle.

- Mais à la place, vous allez terminer le travail. Que ça soit présentable, au moins !
Grognais-je pour sauver la face, désireuse de voir le dessin achevé mais néanmoins peu encline à me montrer réjouie à cette perspective.   
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Lun 23 Mai - 3:14

Faire ce que l'on veut


Ou prenait-elle qu’on était à la vue de tous ici ? Il n’y avait personne dans cette rue en ce samedi après-midi. Parfois, une ou deux voitures passaient … C’était bien tout toutefois. Tiens, un peu plus loin au-delà de l’épaule de la jeune femme, notre jeune homme venait d’apercevoir un homme sortir sa tondeuse à gazon : plutôt baraqué, Liam espérait bien ne pas le voir s’approcher d’ici.

Il n’avait donc pas répondu à la rétorque de la jeune femme qui le traitait de fou à nouveau. Il se força un sourire arrogant au visage pour volontairement agacer son vis-à-vis. De toute manière, le chien occupait toutes ses pensées. Honnêtement, Liam n’avait que ce cabot en tête et au beau milieu de son visage et … Beurk ! La jeune femme venait, à peine, terminer de parler que de la bave de chien venait de se laisser tomber tel de la boue en le jeans de notre jeune homme.

- Et merde … Dégage …

Marmonnait-il au chien après avoir rétorqué de nouveau à la jeune femme. Oui, maintenant elle croisait les bras stipulant que les policiers penseraient l’inverse comparativement à notre jeune homme. Et ! Oh grand malheur ! Elle souhaitait qu’il termine son œuvre. Liam releva brusquement la tête sur elle. Il ne sut pas réellement ce qui le surpris plus : la menace de nettoyer tout cela avec de la bave de chien ou le fait de terminer son dessin sous ordres de cette folle. Ah bon ! Elle changeait vite d’attitude.

- En vérité, je n’en aie plus très envie lança-il sur le même ton colérique que la jeune femme. Oubliant momentanément le chien à la bave dégoulinante, il avait relevé la tête. Ce n’est pas en changeant subitement d’avis telle une lunatique que vous me ferez plaisir …

Tenta-il de partir malgré le chien encore sur ses genoux et … Oh ! Miracle, le cabot sautait finalement à bas de son perchoir. Liam roula un peu son fauteuil roulant. Bien sûr, sur le coup de la colère il en oublia son sac et ses pochoirs au sol. Au fond de lui, Liam détestait ne pas pouvoir finir son œuvre. Certes, il venait de perdre l’inspiration avec cette folle sur ses devants.

- … De plus, vous venez de me prendre ma bombe.

Argua-il se voulant agacé, mais prônant aussi un air désespéré. Il pointa de son index droit sur l’objet trônant toujours dans le poing de la jeune femme. Il avait stoppé son fauteuil planté maintenant devant son vis-à-vis. En plus, il détestait au grand détestait se faire dire quoi faire. Il avait eu envie de repeindre ce muret … C’était sa propre décision. Qu’on lui demande de le finir après l’avoir détesté, c’était une honte et notre jeune homme venait d’en serrer les lèvres presque jusqu’au sang. Argh ! Il était tranquille pourtant ! Maintenant, il se retrouvait à nouveau en colère.

- J’allais le faire aussi sur l’autre partie du muret pointa-il ou la deuxième penture de la porte du jardin s’attachait. Mais je n’aime pas qu’on pousse à faire quelque chose.

Termina-il dans un marmonnement empli de hargne peut-être aussi pourrions-nous y déceler une tristesse d'être toujours à la merci des gens, de la société. Oui, tel l’arrêt complet de du sport qu’il pratiquait. Il était maître de son destin et ferait selon ses désirs.

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Mer 25 Mai - 13:30



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Désormais, ça m'étonnerait que tout ceci soit une histoire de karma ou une idiotie dans le genre, le destin ou bien une malchance fatidique. En fait, j'en suis presque persuadée maintenant, il doit bien exister une espèce d'entité supra-terrestre quelque part dans ce monde. Et cette foutue chose a décidé de s'acharner sur moi, certainement pour passer le temps. Comme découvrir un apprenti voyou occupé à repeindre mes murs n'est pas suffisant, il faut en plus que celui-ci fasse des siennes. Un petit caprice et un manque de volonté de coopérer, alors qu'ici c'est lui seul le fautif. Cette situation ne serait pas drôle sinon.

Instinctivement je me place juste devant son fauteuil, pour clairement lui bloquer la route. Qu'est-ce qu'on va encore penser de moi si je me mets à poursuivre un handicapé en pleine rue, un flot d'insultes aux lèvres et un chien fou lancé à ses trousses ? À cette perspective, c'est certain, les forces de l'ordre vont réellement finir par pointer le bout de leur nez. Mais probablement pas pour arrêter le vrai délinquant de l'histoire. L'idée de me faire embarquer dans une fourgonnette de police manque légèrement de charme, et ne me tente pas plus que ça. Oh bien sûr, j'aurais pu appeler mon voisin au secours. Hélas, ce type en a tellement assez de ma présence quotidienne à côté de sa demeure qu'il se serait contenté de me jeter un regard mauvais digne du rustre qu'il est, avant de me tourner le dos sans plus m'accorder la moindre importance.

Las de m'énerver soudain, je soupire et lève les yeux au ciel.

- Vous faire plaisir. Vraiment ? J'ai l'air d'avoir envie de vous faire plaisir ?

Je m'arrête un instant pour me pencher en avant et récupérer la laisse de Léon. Le chien semble en avoir fini avec le jeune homme. Plutôt que de lui lécher le visage, il a trouvé plus intéressant d'étudier de plus près son étrange engin roulant. Sans que son propriétaire ne le remarque, ma boule de poils rousse s'est même autorisée à lâcher quelques gouttes d'urine contre la roue du fauteuil. Sans rien dire, je tire significativement sur la laisse de sorte à ramener sagement l'animal à mes côtés. Léon pose son gros postérieur sur le trottoir, et observe maintenant l'échange épineux qui se tient avec un regard heureux et plein d'amour.

- Et en plus vous n'aimez pas qu'on vous pousse à faire quelque chose. Figurez-vous que, moi, je n'aime pas qu'on intervienne sur MA propriété sans mon accord. Alors maintenant que c'est fait, tâchez au moins de terminer ce dessin. Quitte à se faire taguer, il faut au moins que ça soit joli.

Ce faisant, je m'avance de deux pas pour ramasser ses outils tombés et abandonnés sur le sol. Je regarde un instant ce que je tiens entre les mains avant de relever la tête et de désigner ma trouvaille à l'individu qui me fait face.

- C'est donnant-donnant. Et vous devriez peut-être vous estimer heureux de cette issue. Personne ne vous a jamais appris que c'était mal de crayonner sur les murs ? Une mère ? Une maîtresse d'école ? Ou je sais pas, une assistance sociale ? Arguais-je d'un air sceptique en prenant toutes les possibilités en compte. À cette question, on m'a déjà odieusement répondu que la maman dudit garnement de l'époque était décédée. Ce qui était faux. Mais ce qui m'a fait atrocement culpabiliser. Cette fois, je ne suis pas prête de me faire avoir à nouveau.  
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Sam 28 Mai - 4:26

Faire ce que l'on veut


Lui faire plaisir ? Elle semblait presqu’en extase – ok, on exagère quand même un peu – un peu plus tôt. Cette jeune femme avait sûrement pensé retrouver un tag haineux, une typographie horrible. Bien au contraire, elle semblait plutôt appréciée cette œuvre et … Liam avait bien vu son subit silence en apercevant le dauphin presque trop vivant sortant hors des murs, déchirant toute entrave hors de cette vie et vers sa liberté.

Liam en eut donc un petit rire étouffé. Il cacha, évidemment, son amusement par sa main droite. Sans rien alimenter d’autre, notre jeune homme remarqua la jeune femme tirant sur la laisse du chien pour … Rien. Liam se perdit, un court instant, sur le chien s’assurant qu’il ne pisse pas ou peu importe quoi – oui, c’était déjà fait, mais chut– sur sa propriété.

- Blablabla … En fait, le mur donne sur la rue donc à quelque part il appartient plus à …

Rétorqua-il sur le même ton agacé, mais aussi las d’une situation le mettant en colère. Qu’elle était coincée oui ! Les lois, la propriété privée … Pfft ! Il pourrait fort bien l’inviter en boîte. Haha ! Il la décoincerait bien vite. C’était bien avant de se faire couper la parole involontairement par la jeune femme qui s’emparait de son sac à dos et de ses pochoirs. Liam dut presque avoir un torticolis à se retourner vers l’arrière dans son fauteuil. Il tenta d’attraper d’un bref mouvement de sa main son sac sans y arriver et sa vis-à-vis lança même en l’air une vieille expression qui ferait bien de changer et vite ! Liam balança finalement sa tête lourdement vers l’arrière écoutant les derniers mots comme si elle le prenait en pitié … Qu’il détestait cela.

- Hahah ! Maintenant, vous me prenez pour un pauvre petit orphelin qui se fait martyriser pas sa sévère assistante sociale réagit il au quart de tour retrouvant un sourire sarcastique. On n’est pas dans un film américain. J’ai une vie, j’ai des parents et une jeune sœur idiote … Bon.

Finit-il par soupirer profondément cette fois. Liam se tourna le corps pour apercevoir son œuvre. La base du dauphin n’était pas terminée et il manquait le faucon. Comme si j’avais le choix de ne pas le terminer songeait-il. Seulement, il faudrait qu’elle fasse le point sur sa vie : elle aime ou elle déteste, mais pas les deux eut-il un petit sourire en coin à cette pensée. Il retourna le regard vers le bas cette fois soit vers le cabot.

- Parfait, je vais le finir. Toutefois … Mis-il un index sur ses devants très sérieux à l’extérieur, mais bouillant d’excitation à l’intérieur. J’aimerais avoir une limonade bien fraîche. Voyez-vous ? Je commence à avoir faim et je suis diabétique. Je doute que vous souhaitez que je fasse une crise d’hypoglycémie en pleine rue.

Oui, avec son petit sourire satisfait Liam était bien loin de la crise évidemment. Parfois, c’était bon d’utiliser ses faiblesses à son avantage. La jeune femme douterait et … On était toujours mieux de ne pas jouer sur la chance. Malheureusement, il refusait toujours d’utiliser son handicap physique temporaire. Étrangement, sa condition lui faisait plus honte qu’autre chose. Il la détestait, mais passons cet épineux sujet.

Liam tendit le bras vers son sac toujours entre les mains de la jeune femme. Hm, maintenant il se demandait quel était son nom.

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Lun 30 Mai - 11:39



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Son sarcasme et son attitude me font rouler des yeux tandis que je croise à nouveau les bras sur ma poitrine. Je hoche la tête d'un faux air d'assentiment tout en laissant déblatérer ses sottises. Donc il essaye malgré tout de me faire passer pour une odieuse personne ? Je me retiens de peu de lui rétorquer que, justement, il n'a pas dû être assez martyrisé pendant son enfance pour se montrer aussi provocant avec ses aînés. Que les choses soient claires. Je ne suis pas de la vielle école non plus. Mais ce type m'a clairement vexée en me balançant au visage que je suis complètement folle. C'est une chose de le penser. Et c'en est tout une autre de l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre. Surtout quand ce fameux quelqu'un d'autre est justement lui-même en faute. Non mais c'est le monde à l'envers ?

Tout compte fait je choisis de me taire, car finalement le voyou se décide à proférer les paroles que j'attends. Il va finir son dessin. Un immense sourire victorieux s'apprête à poindre sur mes lèvres, juste avant qu'il ne ramène son ironie visiblement habituel dans cette annonce. Une limonade ? Et puis quoi encore ? Il se croit réellement sur la terrasse d'un café. Je ressemble vraiment à une barmaid à ses petits soins ? Mon enthousiasme intérieur retombe aussi vite qu'un soufflé. Un air passablement blasé traverse les traits de mon visage, alors que je pose un regard exaspéré sa mine satisfaite par le petit effet produit.

- Une limonade, répétais-je en passant une main sur mes joues. Bon. D'accord. Mais je garde ça en attendant.

Je désigne le paquet d'outils que je tiens entre mes bras, à savoir tout son attirail de peintre des rues. Peu encline à prendre le risque de le voir tourner de l'oeil sur mon trottoir, je ne m'estime tout de même pas encore assez bête pour lui rendre ce qui a l'air si précieux à ses yeux, le temps d'aller servir une boisson fraîche à monsieur. Si ce n'est qu'une ruse odieuse pour me fausser compagnie, je me retrouverai bien embêtée, avec mon verre de soda à la main. Après tout il manque vraiment du travail pour que son tag soit réellement achevé. Et voyez-vous, je ne sais absolument pas dessiner.

Je lui lance un dernier coup d’œil suspicieux avant de lui tourner le dos pour rentrer chez moi. Léon s'engouffre docilement dans mon sillage, visiblement pas si triste de quitter son nouveau camarade de jeu. Je traverse la petite allée à grands pas, déverrouille la porte et pénètre à l'intérieur de ma maison. Je prends à peine le temps de libérer le chien de sa laisse,avant de l'enfermer dans le salon. L'instant d'après, je suis déjà le nez plongé dans mon frigo. J'en ressors avec une petite bouteille glacée en main.

- Il n'a pas intérêt à me demander des petits biscuits avec ça, grommelais-je en claquant la porte.

C'est malgré tout avec la drôle d'impression d'être menée en bateau que je retourne dehors, auprès de l'abominable individu qui persiste à me faire courir partout après ce jogging pourtant déjà assez épuisant.

- Très bien, mon vieux. On a un marché. Cette limonade contre un mur joli et présentable.

C'est un brin essoufflé que je lui tends le récipient encore humide de fraîcheur, avant de lui balancer presque ses affaires confisquées sur les genoux.

- Vous ne devriez pas avoir autre chose à faire un samedi après-midi ? Demandais-je finalement, moins agressive qu'auparavant. Des devoirs à faire ? Des cours à réviser ? Vous avez l'air trop jeune pour avoir déjà arrêté l'école. A moins que vous soyez en train de fuguer ... marmonnais-je en haussant un sourcil sceptique.  
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Sam 4 Juin - 4:47

Faire ce que l'on veut


Et elle lui lançait un dernier regard avant de s’engouffrer à l’intérieur de sa demeure toute anglaise le chien – plutôt lourd, il fallait le rappeler – sur ses talons. Ce crétin semblait joyeux tel s’il venait d’apercevoir un papillon virevoltant par-ci par-là. Aller, vas-y ! Qu’est-ce que tu attends avait-il envoyé du menton à la jeune femme. Je ne vais pas foutre le camp.

Seul, il se sentait pourtant maintenant las. Très las même à ne rien foutre sur ce trottoir. Une dame passa près de lui et le regarda. Liam lui rendit ce regard et apeurée elle détourna les yeux aussitôt. Marchez devant vous à la place de regarder un handicapé les yeux globuleux songea-il encore blasé. Liam tenta alors d’étirer son corps en se soulevant légèrement. Comme l’habitude le laissait entendre, il y eut une douleur au dos lui arrachant une grimace involontaire.

- Si au moins, elle ne m’avait pas pris mon sac. J’ai l’air de quoi moi maintenant ?

Pesta-il marmonnant ces paroles et ses yeux se posèrent à nouveau sur le voisin qui passait sa tondeuse à gazon. Affalé dans son fauteuil roulant, Liam prit donc sur lui de détailler son œuvre. Il va avoir du mal à terminer la base, mais … Chaque chose en son temps. Et bon, je n’ai pas envie de retourner à la maison maintenant lorsque la pensée de sa dispute lui revint en tête.

Ainsi, c’était sans bouger l’ombre d’une roue que Liam vit revenir la jeune femme à lui : génial, le chien n’y était plus sentit-il son visage s’épanouir de bonheur. Elle lui tendit la limonade bien fraîche qu’il prit dans sa main droite. Ah ! C’était un délice de toucher un objet glacé. On ressentait cette eau coulant tout le long de notre paume, de notre avant-bras dans la chaleur de l’après-midi … Il adorait. Cela donnait un peu de couleur à cette journée grise.

BOUF !

Ok, surpris de recevoir ses effets personnels sur les genoux, il faillit en lâcher le verre. Heureusement, dans un réflexe, Liam retint le tout de sa main gauche tout en avalant d’un trait la boisson pétillante et glacée tel un acteur de télévision le ferait. Oui, il était beau n’est-ce pas ? – Hrm, passons. – Et les derniers dires de la jeune femme le fit rire. Rire oui. Rire presqu’un peu trop joyeusement pour lui permettre de garder toute dignité tout en roulant son fauteuil vers le mur soit vers son œuvre inachevée.

- Je ne fugue pas. À 23 ans, je crois que j’ai le droit d’aller ou je le souhaite sans le dire à mes parents. Non ? Le samedi, c’est LA journée pour sortir après tout. Puis, vous veniez de sortir vous-même pour … Jogger je crois.

Affirma-il observant cette fois plus attentivement le style de vêtements que portait la jeune femme. Son regard était neutre et sans équivoque. Il savait avoir raison sur toute la ligne. Sur ce, Liam prit deux pochoirs et sa bombe de peinture noire. Il était temps de s’attaquer au faucon : enfin !

- Je vais juste vous expliquer quelque chose … Comme vous pouvez le voir, je suis en convalescence. J’ai eu un accident de planche à neige, mais c’est absolument temporaire déblatéra-il et insistant sur ce mot tout en regardant attentivement son travail de lignes avec le pochoir. J’imagine que vous, vous seriez le genre de personne à vous enfermer en un magnifique samedi après-midi pour réviser. Mais pas moi !

Rétorqua-il changeant brusquement de sujet. Il détestait parler de sa condition … De la temporalité de sa convalescence. Il y avait cette petite voix pessimiste telle celle des médecins stipulant que non ! Il ne serait jamais comme avant. Liam fut donc catégorique sur la dernière phrase.

Le faucon prenait forme. L’animal aurait les ailes ouvertes enveloppant, ainsi, le haut du dauphin en route vers sa liberté.

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Mer 8 Juin - 10:25



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
La tension retombe d'un coup lorsque le malotru saisit son matériel pour terminer son dessin. Soulagée d'avoir gagné la bataille, et surtout de constater qu'il n'y a plus à débattre là-dessus, je ne peux m'empêcher de lâcher un petit soupir silencieux. Les choses se déroulent bien finalement. Qui l'aurait cru ? Au vu de la désinvolture de cet homme, confronté à mon entêtement, tout aurait pu nous conduire à ne jamais trouver un terrain d'entente. À croire que ce retournement de situation est dû à cette fameuse bouteille de limonade. Intérieurement, je me félicite d'avoir acheté ces boissons que je ne bois que très rarement.

Je finis par abandonner le fil de mes pensées pour me concentrer sur les formes prenant vie peu à peu sur le mur. Ses gestes sont précis, fluides et assurés. Il sait ce qu'il est en train de faire, ça ne laisse aucun doute. Ce n'est d'ailleurs probablement pas la première fois qu'il agit de la sorte, répandant sa peinture un peu au hasard dans les rues de Manchester juste pour satisfaire une pulsion créative. Pour autant je ne trouve plus le moyen de m'offusquer d'un tel comportement. Sous ses mains, les formes et couleurs qui apparaissent sont si prenantes que je me retrouve captivée par la danse des bombes entre ses doigts.

Ses paroles me tirent plus ou moins du spectacle pour le moins surprenant. Que devraient penser mes voisins maintenant ? Et surtout la vieille folle en face ? Dix minutes auparavant, j'étais en train de hurler au scandale en m'agitant dans tous les sens. À présent, me voilà figée à côté du voyou source de tout mon remue-ménage, occupée à étudier avec soin ce qui a déclenché ma crise de furie. Peu importe. Bras croisés sur ma poitrine, je hausse un sourcil interrogateur. Sans vraiment m'en rendre compte, mon regard s'attarde sur ses jambes immobilisées lorsqu'il évoque ce fameux accident qui lui a collé ce fauteuil roulant dans les pattes. Je reste un moment interdite, surprise qu'il évoque quelque chose d'aussi personnel avec la parfaite inconnue et folle que je suis. Une poignée de secondes s'écoule sans que je ne trouve quoi répondre, mêlée entre une espèce de sentiment de gêne dérangeante et un élan impressionnée par la force de sa conviction. Mais finalement ce fut l'agacement qui reprit le dessus, devant ses accusations à peine voilées.

- Si vous voulez tout savoir, je ne suis pas du genre à passer mes journées dehors, répondis-je toutefois sur un ton calme, quoique ferme avec une pointe de mécontentement. Néanmoins, rester cloîtrée chez moi ne serait pas non plus envisageable. J'ai beaucoup trop de boulot pour ça, de clients à assurer, et surtout de malades à soigner. Il en faudrait certainement plus pour me forcer à rester cacher loin du monde et de mon travail.

Ma voix se tait lorsqu'une voiture pointe le bout de sa carrosserie de l'autre côté de la rue. Je la suis des yeux, et attends patiemment que le véhicule passe avant de s'éloigner, emportant avec lui son désagréable bruit de moteur. J'en reviens aussitôt au cas de mon étrange interlocuteur.

- Un accident de planche à neige alors … A vous entendre parler, je suppose que vous recommenceriez à prendre ce risque sans hésiter, si vos problèmes de jambes s'envolaient.

Loin de moi l'idée de transmettre la moindre sensation de reproche. Ce n'est ici qu'une constatation, une impression qui m'a saisi en l'entendant parler auparavant. Si c'est « absolument temporaire », nécessairement c'est qu'il projette déjà secrètement de reprendre cette activité. Nul doute que ça représentait – et représente visiblement – quelque chose d'important pour lui. Un petit « hmm » pensif et secret m'échappe, tandis que je l'examine à nouveau de haut en bas. Je n'en dirai pas plus, mais il est évident que ce handicap a fait naître en lui une flamme de colère et d'injustice.

- C'est quoi votre nom ? Demandais-je subitement, changeant de sujet avec une facilité déconcertante. Vous avez pris des cours, pour ça ?

Ce faisant, je désigne d'un mouvement du menton l’œuvre murale n'ayant cessé de s'agrandir et s'étaler sous mes yeux fascinés.  
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Lun 13 Juin - 3:14

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Il était agréable de pouvoir peindre en silence. À ses débuts, il peignait sur les murs en compagnie de son cher ami. Certes, aujourd’hui il préférait le silence au bruit sans compter que son ami l’énervait plus actuellement qu’autre chose. Ce baiser … Argh ! Cette pensée eut pour conséquence un petit accro dans les lignes noires délimitant le dauphin. Liam le haïssait ! Pas son dessin ! Son ami ! On ne saura donc jamais vraiment pourquoi il parla de son accident à cette jeune femme devenue – dieu soit loué – agréablement silencieuse.

- Vous êtes infirmière ? … Pauvres patients.

Murmura-il à la fin tout en s’étant retourné rapidement dans un petit air interrogateur changeant de bombe de peinture. Oui, il n’avait pas pu s’empêcher de rajouter une petite ironie. Les pauvres. Les médicaments contre les maux de tête devaient se vendre bien à l’étage de la jeune femme : un petit rire surgit d’entre ses lèvres. Liam ne s’arrêtait pas de peindre. Il n’arrêtait pas ses gestes malgré ses paroles et celles de la jeune femme. Cela le détendait et … Son ami commençait à disparaître pratiquement de ses pensées de surcroît. Puis, c’était le moment de peindre les détails pour alimenter la force, la vie de cet oiseau lové entre les briques du muret soit la partie la plus passionnante. La voiture passant, les oiseaux chantant n’étaient que des bruits de fond. La jeune femme qui n’hésitait pas à qualifier son sport de risqué ne lui fit pratiquement que hausser les épaules.

- Qu’est-ce que vous en savez ?

Avait-il murmuré agacé par le fait qu’elle semblait penser tout savoir. Oui peut-être était-elle plus sage. Peut-être la planche à neige était un sport dangereux, mais Liam adorait cela depuis ses huit ans. Il n’allait pas arrêter pour un stupide accident ! Sa mâchoire se fut serrée tout comme ses dents. Ses doigts étaient crispés et il se rendit à l’évidence devoir s’éloigner un peu de son œuvre avant de la continuer. Il prit une grande inspiration ressemblant beaucoup plus à un soupir.

- Je m’appelle Liam … Liam MacMillan lança-il à tout hasard à la question de la jeune femme. Son regard se leva vers elle avant de se rabaisser sur son œuvre le cœur encore un peu énervé. Au fait, vous parlez de quoi ?

Continua-il perplexe quant à ou elle voulait en venir avec les cours. En son esprit, Liam pensait qu’elle lui demandait s’il avait pris des cours pour devenir le meilleur planchiste du monde. Certes, elle avait pointé son œuvre.

- Je n’ai jamais pris des cours d’art si c’est cela que vous voulez savoir. J’aime bien, comme je vous l’avais dit avant, mettre un peu de couleur dans Manchester qui en a bien de besoin. En passant, si vous le désirez, je pourrais venir faire l’autre côté de votre porte demain sourie-il en coin.

Il était certain qu’elle allait dire NON ! Ne revenez plus mettre les pieds à 100 pieds de chez moi ! Haha ! Il viendrait quand même. Il habitait le même quartier et elle était amusante. En effet, car plus on l’agaçait et plus elle ressemblait à un volcan en éruption.

- Et vous ? À part travailler sans cesse, vous avez aussi un nom ? Une passion ? Un petit copain ?

Oui, Liam adorait poser des questions saugrenues et gênantes. Il aimait parler franchement et sans filet de censure. Haha ! Il gageait qu’elle n’avait pas de petit copain. Bien au contraire, car logiquement il aurait vu arriver précédemment en plus de la jeune femme et du chien un jeune homme.  

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Jeu 30 Juin - 18:56



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Les piques tombèrent d'un coup de la bouche du garçon, alors même que j'étais partie et décidée à me montrer plus calme et mature dans cette conversation. Après tout, le sujet empruntait un chemin bien plus sérieux. Sa santé, et sa passion lointaine et désormais impossible. En aucun cas je ne me permettrai de me montrer acerbe sur quelque chose d'aussi sensible. Premièrement parce qu'une bombe de peinture peut faire très mal, même lancée par un type encombré d'un fauteuil roulant. Et deuxièmement parce que sa situation me faisait un réel pincement navré au cœur.

Par conséquent, je choisis volontairement de garder un léger silence. Qu'est-ce que j'en savais ? Rien de plus qu'une petite intuition. Le but de mes paroles n'avait pas été de me montrer critique envers son comportement. Après tout, les gens faisaient bien ce qu'ils voulaient, tant que ça ne concernait pas ma propre existence, celles de mes animaux, ou la surface vierge de mon mur de jardin par exemple. Ça n'avait été qu'une simple constatation, mais force était de croire qu'il ne l'avait pas entendu de la même oreille. Peu importe, finalement ce dialogue m'apparut bien plus glissant et épineux que prévu. L'abandonner dans un mutisme de capitulation me convenait tout autant.

- Je suis vétérinaire, corrigeais-je simplement.

Un bref instant, je me pris au jeu dérangeant de m'imaginer dans la peau de l'une de ces femmes tout de blanc vêtues, et surmenées à tout bout de champ. Les infirmières menaient à bien une mission fort honorable. Mais j'aurais été malhonnête de me penser capable de supporter la charge d'un métier aussi ingrat, truffé de patients exécrables, d'heures supplémentaires gratuites et d'horaires inimaginables.

Je fus finalement sortie de mes pensées par une autre interrogation de mon peintre personnel. De quoi je parlais ? C'était une très bonne question. J'avais moi-même déjà plus ou moins oublié, trop plongée dans l'imagination d'une vie que je n'aurais jamais. Et tant mieux. Seul le nom du jeune homme était parvenu à accrocher mon esprit distrait. J'espérai un peu n'avoir manqué aucune information potentiellement importante qu'il aurait été susceptible de dévoiler. Mais tout compte fait il se débrouilla très bien pour continuer l'échange tout seul, lancé sur ses explications de tagueur dévoué au profit des rues de Manchester. J'étais toujours sceptique à propos de cette volonté de dispatcher un peu de couleurs à chaque boulevard. Pourquoi quelqu'un qui appréciait la couleur grise de sa façade devrait supporter des touches arc-en-ciel balancées au hasard, juste selon le bon plaisir d'un type comme Liam ? C'était un débat sans fin, si je me fiais au fier entêtement de l'individu.

- Non, ça ira … Laissez tomber cette idée. En revanche, j'ai peut-être un autre boulot à vous proposer.

Je fis mine d'observer avec minutie les courbes travaillées de l'aigle sur les briques, rien que pour le plaisir de le laisser un peu en attente. De faire durer le suspens, et pour piquer son attention. J'humectai mes lèvres, puis reportai enfin mon attention sur lui, avant de m'étendre un peu plus sur mon idée :

- Mon cabinet vétérinaire présente un mur aussi terne et vide que celui-ci. Et pour le coup, il aurait vraiment besoin d'un peu de couleurs. Ce travail serait payé, bien entendu, m'empressais-je d'ajouter.

J'étais bien décidée à tirer le plus d'avantages possibles de ce changement imposé de décoration extérieur. Les dessins de Liam étaient vraiment bien réussis. Quoi de mieux que des animaux aussi réalistes, peints sur la devanture de mon cabinet ? En plus d'être parfaitement en accord avec le thème de mon job, ses œuvres auraient réellement le mérite de rendre les consultations plus joyeuses et accueillantes. Il pouvait prendre ça pour un profit commercial, si ça lui chantait. Mais pour ma part, j'aimais simplement prendre soin de mon cabinet, comme ce que j'avais de plus précieux dans cette ville.

- Je, euh … quoi ? Et vous ?!

Venait-il vraiment d'aborder ma vie sentimentale ? Sur un trottoir ? Et, de surcroît, comme si de rien n'était ? Je clignai bêtement des yeux, comme pour chasser l'incompréhension qui venait de me submerger. Cette question était d'autant plus embarrassante que mes déboires amoureux étaient totalement catastrophiques. Je n'entretenais que quelques relations stables avec des hommes, et elles se comptaient sur les doigts de la main. Ollie, mon collègue. Et un garçon tout droit sortie de mon inconscient, qui me poursuivaient au fil de mes rêves, sans que je ne puisse y fournir la moindre explication plausible. Suis-je obligée de préciser que ces dites relations exclues tout ce qui rapproche d'une quelconque conception du couple ? Nous l'avions tous deviné. Mais ça n'a aucune importance. Il est hors de question que j'aborde ce point avec Liam.

- Je m'appelle Kaylee, c'est écrit … juste là.

Ce faisant, je m'avançai d'un pas pour me pencher en avant et désigner la boîte aux lettres. Une belle étiquette sous plastique y mentionnait mon identité.   
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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Mer 20 Juil - 4:49

Faire ce que l'on veut


Liam aurait dû se douter qu’elle n’était pas infirmière. Il avait pris la nouvelle avec un haussement d’épaules alors se rappelant, toutefois, du chien un peu lourd. Cela lui avait provoqué un petit rire malgré ses pensées moroses. Puis, on discuta de son art et d’un possible emploi.

Il fut pris de court. C’était, sincèrement, la première fois qu’on s’intéressait à ce talent présent en lui depuis … Son enfance ? Le dessin lui avait permis de créer des mondes, des univers tous plus différents les uns que les autres. Parfois, il en avait utilisé certains pour ses voyages au travers les rêves d’autrui. Liam MacMillan rata vraisemblablement un battement se figeant momentanément. Elle lui proposait donc de rendre un mur du bâtiment vétérinaire plus coloré ? Il semblait y avoir un maelström d’émotions qui se formaient présentement dans son ventre. Pleins de trucs qu’il ne comprenait pas : ému ? Il tenta de répondre oui. Certes, rien n’en sortie. Pour le moment, il semblait que seul un baragouinement stupide aurait été sa réponse et Liam refusait ce fait.

Notre jeune homme se retourna donc vers son œuvre pour continuer à mettre la couleur sur l’aigle. Son esprit restait chamboulé. Il en trembla légèrement de sa main gauche. Il en oublia même de rire à la catastrophe de sa question dédiée à parler d’autre chose. Changer de sujet. Et vite ! Elle a quelqu’un songea-il alors rapidement l’esprit tout de même vif. Haha ! Elle semblait si gênée de cette question. Liam ne répondit rien. Il en était incapable. Son estomac lui fournissait encore des milliers de petits picotements grâce au fait qu’il était … Apprécié ?

Jamais Liam MacMillan fut apprécié à sa juste valeur pour tout dire. Il lui avait toujours fallu, durant toute sa courte de vie, être meilleur comparativement au jour précédent. Être meilleur, toujours, à tout bout de champ pour être le champion. La boîte aux lettres …. Kaylee …

- Pff ! Votre nom est écrit petit sur la boîte aux lettres. Comment aurais-je pu le voir ?

Rétorqua-il sur un sarcasme tâchant de reprendre une attitude plus neutre. Rien n’y fit, car Liam posa un court regard sur la boîte aux lettres et … Les lettres étaient assez grosses. Je suis idiot bon sens se fustigea-il mentalement pour ramener d’un coup sec son regard vers l’aigle ! Sur cela, il fit un petit accro à ce dernier. Une plume semblait maintenant sortir du contour de l’animal. Liam soupira fortement baissant le regard.

- Dire que je pensais que vous détestiez ce que je faisais. Maintenant, vous voulez me payer pour que je le fasse sur un mur public … Vraiment Kaylee, j’ai du mal à vous suivre …

Leva-il les yeux au ciel tout en ayant un petit soupir sarcastique. On put même observer un petit et rapide sourire en coin. Pourquoi il n’arrivait plus poursuivre toutefois ? Simplement de dire Oui. Oui ! Il était apprécié pour son art ! Trop fier, trop longtemps on ne l’avait pas complimenté comme ça et sans qu’il ait gagné quoique ce soit. Et puis, ce n’était qu’un passe-temps.

- ... Je … Je ne sais pas commença-il serrant son poing droit. J’aimerais bien. J’avoue que cela ferait un peu d’argent pour moi. Ce fauteuil ne m’en amène pas du tout. Mais ! Vous devrez me laissez carte blanche et me permettre de signer mon œuvre !

Se reprit-il subitement et fièrement. Liam se fut retourné dans sa position assise pointant Kaylee. Il venait de reprendre le contrôle de la situation. Il n’était plus faible, ému, sur le point de rejeter des larmes de joie ? Ah non quand même !

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MessageSujet: Re: Faire ce que l'on veut - Kaylee -   Sam 30 Juil - 23:15

Je pense que nous pouvons clôturer, non ?



   
Faire ce que l'on veut
Liam VS Kaylee
Liam ronchonne encore, et je commence à penser que c'est là l'une des facettes clés du personnage. Il semblerait que pester et se dresser devant l'autorité des autres font partie intégrante du caractère du jeune homme. Mais finalement, je m'en accommode plutôt bien. Au bout d'une demie heure, on n'y fait même plus attention. D'un coup de main, je balaye ses justifications quant à ma boîte aux lettres. Ce n'est qu'un détail après tout. Qui aurait penser à aller vérifier un nom de la sorte, de toute façon ? Hormis moi, bien entendu. Mais la réalité de mes idées étranges n'est plus à démontrer.

Chassant donc ces quelques propos comme s'ils n'avaient jamais eu lieu, je me concentre plus sérieusement sur la suite des paroles de mon interlocuteur. Je hausse les épaules, et affiche une petite moue contrariée avant de reprendre la parole.

- Je ne déteste pas ce que vous faites. En fait, c'est vous découvrir en train de peindre mon mur, sans mon accord, que je n'ai pas vraiment apprécié.

Je laisse un bref silence s'écouler, avant de me détendre à nouveau. Mes épaules se décrispent et mes lèvres reprennent un léger sourire.

- Mais pour le travail que je vous propose, il n'y aura pas ce problème, ajoutais-je d'une voix plus douce.

Loin de revenir sur le motif légitime de ma crise de nerf passée, je laisse mes explications trouver un sens dans son esprit. Dans un sens, je n'ai plus spécialement envie de revenir sur ce débat. Je sais que Liam était en tort, lorsqu'il a décidé de tirer ses bombes de peinture de son sac pour barioler toute ma façade. Pour autant, je n'estime pas que son geste soit assimilable à un crime impardonnable. Au final, ses dessins sont très réussis. Alors autant lui trouver un moyen de se faire pardonner, tout en lui restant profitable.

- Pourquoi vous refuserais-je de signer votre travail ?
M'exclamais-je, presque offusquée de me voir tacitement accuser de voler les droits d'auteur d'un artiste inconnu. Ai-je vraiment une tête de méchant ? Ce serait totalement infondée. Et, euh … Je veux bien vous laissez carte blanche. Mais en échange, vous me promettez que votre dessin sera en lien avec le monde des animaux. Et je ne veux rien qui puisse faire fuir mes patients, vu ? Nous avons un marché, Liam ?

Je lui colle alors ma main ouverte sous le nez, prête à sceller ainsi notre pacte. Pour peu, j'aurais presque craché dans le creux de ma paume avant de la lui présenter. Mais bon.
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Faire ce que l'on veut - Kaylee -

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