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 Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]

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MessageSujet: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Dim 12 Juin - 18:42


   


   
Le goût des autres
Ft. Eden


   
Il y avait ces hommes qui observaient les femmes pour la simple raison que leur beauté naturelle les transcendaient. Il y en avait d'autres, qui observaient les femmes comme si elles symbolisaient l'inconnu, un fantasme de chair et d'os dont ils ne parvenaient pas à saisir la subtilité. Je n'étais pas de ces hommes là. J'observais les femmes autrement, je captais leur sensibilité et leur inconfort derrière leur masque de fierté. Leur fragilité de déplaire à ces hommes qu'elles traitaient comme des chiens pour se sentir moins vulnérables. J'observais ce genre de garce comme pour me faire une idée de ce qu'elles pouvaient bien penser, analyser l'ennemi pour mieux la faire céder. Je restais silencieux les yeux rivés sur les pécheresses de l'âme. Je les observais de ce regard langoureux et innocent dont j'avais le secret, celui qui incitait à partager le silence du regard qui remplaçait la plus intime des conversations. Le regard qui invitait à entamer une autre sorte de contact si la personne y était réceptive. Et généralement, et sans me vanter, c'était généralement le cas.

Cette fois-ci, il s'agissait d'Emily. Cette fille de mon doctorat qui semblait aussi intelligente que belle. Elle inspirait l'intimidation, tellement ses longues jambes interminables captaient l'attention, son visage angélique scrutait les hommes d'un regard de biche, et la manière dont ses longs et fins doigts, dont la peau devait certainement être d'une douceur incomparable, venaient caresser sa chevelure blonde étincelante. Emily était le genre de femme que j'osais qualifier de trop belles pour exister. Une de ces filles magnifiques et conscientes de l'être, qui écrasaient ses prétendants sous son talon aiguille comme s'ils n'étaient rien.

J'avais réussi à capter son regard alors qu'elle étudiait à la bibliothèque, à une table de moi. Elle mordillait le bout de son crayon de sorte à séduire, ses lèvres pulpeuses d'ordinaires étaient renchéries par un gloss rose bonbon, et la manière qu'elle avait de faire rouler l'ustensile entre ses dents aspiraient certains hommes de la bibliothèque à abandonner leurs projets afin de se délecter du spectacle qui avait un double sens pour chaque homme naturellement fait. Ses yeux bleus avaient rencontrés les miens alors que je tentais de saisir l'opportunité de bouger de mon point d'observation, et alors que j'étais resté planté sur ma chaise, elle avait esquissé un sourire. Le genre de sourire séducteur qui aurait pu me rendre fou, provoquant une érection difficile à gérer si je n'avais pas été quelqu'un d'affreusement droit. Et si j'avais été un homme normal, je ne me serais pas levé pour m'approcher d'elle avec le même sourire séducteur qu'elle osait m'adresser. Je me suis installé en face d'elle, puis ma main frôla accidentellement la sienne alors que je posais mon livre sur la table. Et elle resta là, en contact léger avec sa peau, et c'est comme si je l'avais sentie frissonner jusqu'au plus profond de son être. Comme si l'on arrivait au paroxysme du fantasme le plus fort.

" Cela fait plus d'un an que nous sommes dans la même filière, et tu ne m'as encore jamais adressé la parole. Je commençais à penser que je n'étais pas ton type. " J'esquissais un sourire. Elle savait pertinemment, qu'elle était le type de tout les hommes. Et elle savait, que ses amies crachaient dans son dos, rongées par la jalousie. De plus, elle savait pertinemment que je n'étais pas seul, étant donné qu'avant d'entrer en Doctorat, elle était avec Eden et moi en licence. Mais elle pensait pouvoir détourner les hommes comme s'ils faisaient passer leurs besoins primaires avant tout. Je fis un sourire tout de même. " C'est juste que... tu es très différente d'Eden. " Son sourire diminue tout à coup, elle se demande certainement pourquoi je lui parle d'elle, étant donné que nous en sommes à une sorte de petit flirt improvisé. Je m'avance un peu vers elle, posant un bras au milieu de la table afin de pouvoir me mettre face à la jeune fille, sentant son souffle caresser mon visage dans un élan de fierté. Comme si elle "savait" qu'elle avait gagné. " Mais c'est justement ça qui m'intéresse. Je la fréquente depuis si longtemps... Il n'y a plus rien de nouveau. " Elle sourit. J'ai gagné. Elle griffonne une suite de chiffre sur un bout de mon livre et me sourit. " Appelle moi ce soir avant que j'aille dormir, on pourra discuter... faire plus ample connaissance quand Eden sera couchée. " Intérieurement je vomis, extérieurement je me prend au jeu. " Ah... je ne savais pas que tu étais adepte des expériences... orales. " Elle se lève, prend ses affaires, contourne la table, et se penche vers mon oreille posant sa main sur ma cuisse à une distance délicate de mon entre jambe, et pourtant, qui suscite l'intérêt et la luxure. " Dis-toi que c'est un avant goût d'une séance de révision dans ma chambre. " Je me racle la gorge. " Tu sais pas ce que tu vas prendre. " Elle sourit lorsque je lui rétorque ceci. Elle imagine certainement avoir suscité en moi une excitation nouvelle. Moi je jubile, car elle ne sait vraiment pas ce qu'elle va prendre.

***

Il est vingt trois heures, je n'ai pas encore appelé Emily, mais ça ne saurait tarder. Tout le monde sait que l'on a l'habitude de rêver de la dernière personne avec qui l'on a parlé. Je veux être le dernier, et selon ce que j'ai compris, nous risquons fortement d'avoir une discussion des plus... excitantes. Elle rêvera sans doute de nous, et c'est là que j'entrerais en scène. La peau luisante contre la sienne alors qu'elle s'extasie de ce qu'elle imagine être mon corps, j'en profiterais pour intégrer ce qu'elle imagine de moi, et alors qu'elle prendrait confiance, je la défoncerais bien lentement, alors que la terreur se mélangerait à son orgasme nocturne. Mais pour l'heure, je suis dehors, et j'attend à la sortie du Starbucks, celle que j'aime ne doit pas tarder à sortir. Et jamais je ne la laisserais rentrer seule. On ne sait jamais sur quel tordu on pourrait tomber.
   


   


Dernière édition par Wallis D. Paulson le Lun 13 Juin - 11:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Dim 12 Juin - 21:42




Le goût des autres.
ft. Wallis


"Mademoiselle ? Mademoiselle ! Un Frappuccino Chocolat Marshmallow je vous prie."

Doucement j'immerge de ma rêverie, papillonnant des cils avant de m'activer sous le regard furibond du client qui me fait face, un homme en trench Burberry sans doute un habitué des affaires, le type d'homme qui déteste perdre son temps. Si le parfum qu'il me demande m'interpelle, je m'abstiens cependant de tout commentaire. Qui suis-je pour juger après tout ? Il sent l'après rasage et les pastilles à la menthe, ses cheveux sont gominés vers l'arrière et il transpire la confiance en lui. Si seulement je pouvais lui emprunter un peu de cet aplomb pour affronter mon patron qui ce soir encore va me demander de faire des heures supplémentaires pour remettre le café en ordre.

Mes pupilles sombres rencontrent les siennes affronter l'ennui profond qui semble l'animer car j'étais trop plongée dans ma rêverie pour prêter attention à ses désidératas. Je n'y peux rien, mon attention est troublée par cette même question entêtante concernant la nuit qui m'attend, vais-je devoir une fois de plus assister à un nouveau meurtre sans faillir ? Cette crainte me ronge, déchaînant par ce biais la colère qui m'anime; je n'aime pas être impuissante et naïve comme je suis, malgré les horreurs auxquelles je participe malgré moi, je pense pouvoir le sauver.

L'homme marmonne une phrase que je ne comprends pas tout en baissant les yeux vers la blouse que je porte, sans doute pour y lire mon nom, alors que je lui tends son gobelet mais je n'y réponds que par une salutation polie avant de reporter mon attention sur la buée qui s’agglutine sur la large fenêtre du mur est tandis que la sonnette de la porte retentit, signalant son départ. Les secondes qui construisent les minutes me paraissent interminables, un peu comme si le temps s'acharnait contre moi, me poussant dans mes retranchements alors que je n'aspire qu'à sortir prendre l'air.

Mon index trace des formes indéfinissable sur le comptoir en bois derrière lequel je devrais m'activer en temps normal mais cela serait sans compter sur l'heure tardive expliquant la quasi absence de client à l'exception de deux couples et d'une vielle dame.
La sonnette retentit à nouveau et je replace une de mes boucles brunes derrière mon oreille avant de leur sortir mon sourire le plus parfait.

Messieurs que puis-je pour vous ?

Trois étudiants sont face à moi mais rapidement ma collègue se place devant moi, occultant totalement mon existence; il faut bien avouer qu'elle a le physique pour avec son mètre soixante-quinze et son bonnet E au moins. Sans doute était-elle en pause avant qu'il arrive car je ne me souviens pas l'avoir vu depuis un petit moment, enfin bon, elle a l'air aux petits soins pour ces beaux jeunes hommes si bien que je lui laisse avec plaisir ma place qu'elle a déjà prise pour m'en aller nettoyer quelques tables. Autant s'occuper comme on peut.
De l'autre bout de la salle je l'entends rire, un rire si faux que j'en frissonne mais qui semble plaire au brun à qui elle fait les yeux doux. Mes paires représentent pour moi un intéressant sujet d'étude comportementale mais mieux vaut que j'évite de trop les fixer afin de ne pas attirer l'attention sur moi ainsi que d'éventuels problèmes à venir.

La vieille dame me demande un cookie que je m'empresse de lui apporter avant de m'en retourner derrière le comptoir tandis que la plantureuse rousse qui me sert de binôme s'assoit avec le petit groupe d'étudiant. Pourvu que mon heure arrive vite.

*******

Quand 23 heures s'affichent à l'horloge je me retiens difficilement de sauter de joie pas par crainte de passer pour une fille étrange mais parce que si j'ai l'air trop heureuse Jane va me poser des questions auxquelles je n'aurais aucune envie de répondre, pas parce que je ne l'aime pas mais parce que je préfère ne pas étaler ma vie privée.
Sans perdre une minute, je débarrasse les dernières tables et les lustres jusqu'à ce qu'on puisse presque y distinguer son reflet alors que mon binôme range le comptoir avec le même empressement.
Plus un client à l'horizon, j'enfile mon manteau et sort tandis qu'elle ferme la boutique.

La nuit et d'encre mais je l'aperçois sous un réverbère, baigné dans une douce aura et à cet instant je ne peux m'empêcher de le trouver beau. Il a dans la posture quelque chose de baudelairien, un apparent mystère qui termine de me séduire alors que je fais quelques pas vers lui, bien emmitouflée dans ma parka; les nuits sont encore fraîches malgré la saison.

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Dim 12 Juin - 22:25


   


   
Le goût des autres
Ft. Eden


   
La boutique se meure alors que la dernière lumière se fane. Et alors que Jane, la rouquine qui travaille avec mon aimée ferme la dernière porte qui la sépare de la liberté, je la vois elle, qui traverse les quelques pas qui la sépare de moi. Je pose une main sur le bas de son dos et dépose un baiser sur ses lèvres. Elle m'ensorcèle, c'est un fait. Jane passe à côté de nous tandis qu'elle nous fait signe. Je sens une pointe d'envie quand au bonheur que possède Eden vis à vis de notre couple. Elle ne jalouse pas le fait qu'elle soit avec moi, elle jalouse juste le fait qu'elle soit heureuse, et épanouie, Jane, elle, est seule, et bien trop aguicheuse pour pouvoir trouver le bonheur dans une relation stable, car elle n'en est pas capable. " Salut Wallis, bye Eden ! " Elle me salue comme si nous étions intimes. Et après tout, nous le sommes un peu. Je viens chercher Eden chaque soir, et je suis un habitué de la boutique, aussi, nous avons souvent discuté. Et j'ai hanté ses rêves quelques fois. Lui faisant craindre la solitude et la perte de sa beauté. Sa plus grande hantise. La mort, dans un certain sens, n'aurait aucun intérêt, ni pour elle, ni pour moi Elle souffrait plus de ne plus être attractive que de la mort. Je trouvais cela pathétique d'un côté. " Salut Jane. "

Elle s'éloigne dans l'ombre tandis que je l'observe. Je reviendrais demain pour discuter avec elle avant la fermeture, cela fait longtemps que je n'ai pas visité son esprit. Je regarde mon aimée un instant avant de l'entraîner de l'autre côté. Nous marchons en silence tandis que nous passons des étudiants saouls, qui font un peu trop attention à elle tandis qu'elle passe entre eux, protégée de mon bras autour de ses épaules. Ils la fixent tandis que je les fusille du regard. Ils ne cherchent pas la bagarre car ils détournent le regard, ils savent qu'ils tiennent à peine debout.

J'ouvre la porte de chez nous avec hâte. Elle doit être épuisée après tant d'efforts. J'aurais aimé pouvoir subvenir à nos besoins entièrement. Mais quelque part, elle tient à son indépendance, ce qui est respectable. Je pose ma veste sur le porte manteau et la débarrasse de son parka. " Comment était ta journée ? " Depuis que nous ne sommes plus dans la même filière, nous ne passons plus autant de temps ensemble, et cela me manque un peu. Mais d'un autre côté, cela me permet de vaquer à mes traques comme bon me semblait, et cela n'était pas négligeable. J'avais l'impression que si elle savait ce que je faisais pour atteindre l'esprit des autres, elle en mourrait. Comme cet après midi avec Emily. Cette discussion qui aurait pu être tendancieuse si je ne savais pas pourquoi je l'avais entamée. Je n'étais pas quelqu'un d'irrespectueux et d'infidèle, je jouais juste à un jeu dangereux afin de parvenir à mes fins.  

Je goutte ses lèvres une dernière fois avant de me diriger vers la salle de bain et lui préparer un bain chaud parfumé. Puis l'invite à se détendre tandis que je prépare le dîner. Je commence par couper des oignons pendant que je fais frire des petits légumes. J'aime prendre soin d'elle comme personne ne l'a jamais fait auparavant. J'ai vite appris son ancienne existence, et je ne me gêne pas pour hanter son esprit la nuit, lorsque le monde semble s'assombrir pour Eden lorsqu'elle reçoit des nouvelles de sa piètre de mère. Une fois que le dîner est prêt à être servi, je me dirige vers la salle de bain afin d'observer la jeune femme. " Je t'aime." Elle en a besoin, de cet amour.
   


   
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Dim 12 Juin - 23:25




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Mon regard croise le sien malgré l'absence de clarté et mon âme s'ébranle, mon coeur ne se faisait pas prier pour me faire une embardée, chose qu'il faut bien avouer, je ne maîtrise absolument pas. Je l'aime, au passé, au présent et au futur et d'un côté c'est ma malédiction car depuis quelques temps, depuis que j'ai fait l'erreur de le suivre dans son monde, je sais la noirceur qui l'habite et contre laquelle je me sens bien inutile. Un sourire incontrôlable vient fendre mon visage alors qu'il m'attire à lui pour m'embrasser, je ne maîtrise plus rien et cette absence de contrôle m'angoisse bien que je n'y pense pas encore pour le moment. Je suis à sa merci et il le sait.
Pourtant il arrive que quand j'en viens à fermer mes paupières, ce soit ses mains ensanglantées ou le visage douloureux de sa victime précédente que j'entrevois. Je dois être masochiste. Comment expliquer autrement que je continue de lui rendre des petites visites quand il s'en va faire du mal à une tiers personne ? D'un autre côté c'est un peu ma façon de continuer à faire partie de son monde cela mêlé d'une curiosité presque maladive.
Mes lèvres répondent naturellement à l'appel des siennes et tout devient silence autour de nous, comme s'il ne restait que lui et moi. Ce baiser se trouve avoir un pouvoir tel que c'est à peine si j'entends Jane nous saluer. Pour dire vrai, elle m'indiffère, je la rejette de mon instant de bonheur avec une force insoupçonnée. De toute façon l'homme que j'aime répond pour deux, chose pour laquelle je le remercie d'un regard alors que doucement, comme si j'avais peur qu'en allant trop vite quelque chose ne se brise. Je me nourris de chaque petite miette de notre passion, comme une droguée en manque.
De toute façon elle prête sans doute plus attention à mon âme soeur qu'à ma propre personne, elle et moi ne sommes pas amies, le fait qu'elle m'ait salué en dernier le prouvant assez. Peut-être vais-je trop loin.

Je fais mien chaque trait de son visage comme si je les voyais pour la première fois avant de finalement me décider à le suivre en direction de notre foyer, ce lieu si cher à mon coeur témoin jour après jour, nuit après nuit de notre amour.
Je n'ai pas besoin de mots, il a compris, c'est l'une des spécificité de notre relation.

D'un pas tempéré, nous nous éloignons, bien vite rattrapés malheureusement par la réalité de l'heure tardive : le taux d'alcoolémie chez les 20-30 ans. Je n'aime pas voir les gens sous l'emprise de stupéfiants, de quelque nature qu'ils soient, surtout leurs regards presque lubriques, mon unique amour semble l'avoir deviné car il enroule presque immédiatement un bras protecteur autour de mes épaules tandis que je pris toutes les divinités que je connais dans l'espoir qu'elles nous épargnent des ennuis.
Je souffle intérieurement, la présence de Wallis semble les avoir "mis en fuite" car ils continuent leur chemin sans demander leur reste. En même temps il faut avouer que son regard est parfois effrayant, j'en sais quelque chose. De toute façon ils n'avaient aucune chance.

Le chemin jusqu'à notre demeure se fait rapidement, nous retrouvons alors la chaleur et le réconfort de notre petit appartement, véritable réconfort après une journée de dur labeur. Je croise le regard de mon partenaire et il me semble deviner à quoi il pense ce qui me fait intimement sourire; il a ce tel besoin de me choyer, comment peut-il devenir l'homme que j'ai vu la nuit tombée ? Mon sourire disparaît à cette pensée et je me tourne alors qu'il me débarrasse de mon manteau.

Bien et la tienne ?

Je ne me plains jamais, c'est ma règle d'or, je ne supporte guère d'inspirer la pitié à autrui, sans doute est-ce ma carapace de femme forte qui parle. Qu'importe. Je m'intéresse à ce qu'il a fait car son quotidien est quelque chose qui compte pour moi même si à présent je me demande si véritablement je souhaitais tout savoir de lui, avant de finalement me déshabiller entièrement pour entrer dans le bain revigorant qu'il a préparé à mon attention.
L'eau chaude aide à ma réflexion même si en ce moment j'ai l'impression de ne plus penser qu'à cela, comme si ma vie était mise entre parenthèses pour ne plus me concentrer que sur les "troubles" de l'homme que j'aime et la meilleure façon de les gérer.

Je n'ai aucune idée de ce qu'il trafique dans le reste de l'appartement même si une petite voix dans ma tête me souffle que c'est sans doute quelque chose qui me fera plaisir ce, avant que je ne le vois m'observer sur le pas de la porte. Il a le don de me surprendre mais ce n'est étonnement pas déplaisant. Puis ce n'est pas comme si sa présence me gênait, bien qu'il m'inspire une certaine forme de crainte ces derniers temps, chose que je dois cacher à tout prix bien que cela me coûte.

Je t'aime aussi.

Un murmure mais je sais qu'il a entendu. Glissant mes doigts dans la mousse rosée, je la ramène doucement vers ma poitrine comme pour concentrer mon attention sur autre chose que son intimidante présence.

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Dim 12 Juin - 23:50


   


   
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Je la connais. Je la connais par coeur. Elle ne peut rien me cacher de son mal être. Je sens son regard fuyant et ses murmures cachent quelque chose. J'ai des soupçons. Elle ose à peine me regarder lorsque la nuit est tombée. Et je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle sait. Mais ce n'est pas réellement possible...pas vrai ? Elle ne fait pas partie de mon monde, sinon, elle me l'aurait dit... Je lui fais confiance et elle aussi. Et pourtant, cette étincelle dans ses yeux. Cette souffrance presque palpable que je ressens alors qu'elle est dans une situation de vulnérabilité. Je ne supporte pas cette ambiance craintive dans notre relation. Elle n'a pas lieu d'être, elle n'est pas les autres, elle seule me convient, et elle seule parvient à me faire agir tel un honnête homme. J'ai besoin de ces rêves afin de rester droit. Ma mère fut un écart de conduite que je souhaitais ne jamais renouveler. J'avais besoin de ces escapades nocturnes. Je l'avais bien compris.

Un silence étrange flotte dans l'appartement tandis que je l'observe tout bonnement. Elle ne me regarde pas et fixe les petites bulles de savon, comme si elle désirait être seule, comme si elle désirait se cacher de moi. Je ne supporte pas ça. Peut-être a t-elle remarqué mes envies de violence sur autrui, comme tout à l'heure avec les étudiants, ou encore Jane que je désirais voir souffrir plus que tout. Eden ne l'appréciait guère, et je haïssais Jane pour ce qu'elle était, et ce qu'elle représentait pour Eden. Tout ce que je faisais, je le faisais essentiellement pour elle, quelque part...

Mais alors que le silence perdure, je m'avance avec lenteur de la baignoire dans laquelle mon aimée est recroquevillée. Et je m'accroupi sur le sol afin de poser ma tête contre le rebord glacé de l'ustensile. Je l'observe tendrement, sans aucune colère, mais avec méfiance et inquiétude. Je hais qu'elle se méfie de moi, je hais qu'elle ne me regarde pas. La perdre serait fatal. Et j'ai peur de ce qu'il adviendrait si elle en venait à me rejeter. Elle était faite pour moi, et jamais notre histoire ne pourrait se terminer, je n'accepterais jamais de la voir s'en aller, prendre un chemin séparé du mien, je ne le permettrais pas. Car c'est elle, et uniquement elle, qui me permettait de ne pas sombrer définitivement dans cette folie qui me rongeait lorsque je tentais d"oublier mes penchants meurtriers.

" Jamais je ne te ferais de mal, tu l'sais ? " Mon regard se plonge dans le sien, et ma main frôle sa joue tendre et humidifiée par la chaleur de l'eau. " Si je t'ai fait peur en me montrant nerveux, c'est que je ne supporte pas l'idée que ces hommes aient pu penser des choses inappropriées à ton égard. Tu n'es pas de celles que l'on peut souiller de pensées malsaines... " Je saisi un gant que je mouille d'un geste sec, puis l'enduis de savon d'un parfum d'amandes douces. Je lave délicatement la peau subtile de mon aimée, et parcours ses courbes enchanteresses et pures que j'aime tant frôler de mes mains. Je la soigne avec tendresse et sans aucune pensées malsaines, avec amour simplement et non pas par désirs intimes. Je la rince avec soin grâce au pommeau de douche, puis la transporte jusqu'à la chambre emmitouflée dans une serviette d'une douceur déconcertante. Je la pose sur le lit et fini de sécher son corps sans la quitter une seule fois du regard, c'est elle qui m'intéresse, et non pas son enveloppe charnelle. Je l'habille de cette chemise de nuit en soie qu'elle aime tant porter, car elle eut souvent dit qu'elle était semblable à une caresse et que c'était agréable de ressentir de la douceur à même la peau. " Le dîner est prêt. "
 
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 0:47




Le goût des autres.
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Depuis le temps que je le connais, que nous vivons ensembles, j'ai appris à connaître chacune de ses mimiques, à appréhender chacune de ses réactions bien qu'il ne montre guère son côté sombre hormis en de rares occasions, quand un homme s'approchait trop de ce qu'il considérait comme sa propriété par exemple. Cette part de lui lui collait des sueurs froides car elle redoutait de la voir un jour dans le monde réelle. Si cela advenait, elle ne saurait comment réagir.
Une part de moi a peur qu'il me touche tandis que l'autre réclame en hurlant ses caresses, je peine à garder la tête froide car je sais que si je perds mon calme, les conséquences pourraient s'avérer dramatique autant pour lui que pour moi car je sais que jamais au grand jamais il n'a souhaité que j'apprenne ce triste secret. Sa façon une fois de plus de me protéger.
Dans les faits j'ai appris son secret à son issu, il n'a jamais voulu ça et j'ai été punie de ma curiosité.

Je le sens qui s'approche et malgré moi, je stoppe tout mouvement, un peu comme si le temps suspendait son vol au dessus de nous. Je redoute ses mots et plus encore son regard car je crains qu'il ne lise dans mes pensées ou de voir de la peine dans le sien car oui, malgré tout je refuse de le voir souffrir à cause de moi, il a bien trop d'importance à mes yeux, je l'aime bien trop pour lui souhaiter du mal, quoiqu'il fasse.
Le perdre m'est inimaginable, je crois que j'en mourrais de chagrin sans exagération, comme roméo sur la stèle de sa bien aimée, je mettrais fin de quelque manière que ce soit à la trop grande souffrance qui m'accablerait.
Après tout je n'ai que lui, même mon géniteur n'a jamais pu avoir un tiers de l'affection que je voue à Wallis.

Le silence est lourd, pesant, rendant l'air presque irrespirable, le bloquant dans mes poumons. Je déteste cela, je voudrais sottement que tout soit parfait tout en sachant que c'est tout bonnement impossible. Je vis dans le paradoxe.
Je sens son regard sur moi et malgré tout, je vais à sa rencontre, trouvant un courage insoupçonné dans les tréfonds de mon être. Il m'est alors donné de voir et de ressentir tout l'amour qu'il a pour moi. Son charme me frappe en plein coeur, brouillant le champ de mon esprit, cela n'étant pas aidé par la douceur de sa voix. Il sait comment me charmer, qu'il le veuille ou non, je suis à lui, entièrement.
Ne pouvant répondre car dénuée de la parole, j'hoche la tête doucement avant de fermer les paupières au contact de sa main, ses gestes sont rassurants, ils m'apportent plus de réconfort encore que le bain ou le repas qu'il a sans doute préparé pour nous.

Je n'ai pas peur de toi.

Dans les faits je ne mens pas, ce n'est lui qui provoque mon effroi mais l'entité maléfique qui l'habite. C'est elle qui trouble mon sommeil puis à son paroxysme, mon quotidien jour après jour. L'homme que j'aime me lave avec douceur puis me sèche sans se presser, entre ses mains il me semble être une poupée de chiffon mais cela m'importe peu car j'en ai l'habitude. Il reproduit un schéma auquel je suis habitué depuis toujours mais avec une tendresse infinie aux antipodes de ce que j'ai pu connaître auparavant.
Je sais qu'il n'y a aucune arrière pensée perverse derrière ses actions, il fait cela pour moi comme je pourrais le faire pour lui; en effet, je sais encore faire la différence entre les moments où il désire mon corps et ceux où il désire conquérir mon coeur. Par ces gestes simples il soigne mes blessures ce qui provoque en moi une certaine forme de frustration derrière le plaisir car cela devrait être l'inverse, je devrais être là pour lui, pour le sauver et non l'inverse au vue de la situation.

Il connait mes goûts mieux que personne, je le redécouvre quant il m'habille de cette nuisette que j'affectionne tant et cette fois je lui adresse une véritable esquisse de sourire qui je l'espère gagnera son coeur alors que je pose ma main délicatement sur sa joue.

D'accord.

J'aimerais le remercier pour les soins qu'il me prodigue, mais je reste là, à demi relevée, à caresser sa peau si douce. Mon dieu je l'aime. Je l'aime plus que tout au monde.

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 1:32


   


   
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Elle me caresse la joue, un sourire sur les lèvres. Un sourire franc sans aux semblants, je sais qu'elle m'aime et qu'elle désire me le montrer. Elle est à demi levée, mais ne semble pas vouloir bouger. Je ne sais si elle veut que nous restions ici, ou si elle désire se restaurer, peut-être ne sait-elle pas elle même. Je me redresse à moitié également, et je la regarde avec fierté. Oui, je suis fier de l'avoir avec moi, car elle seule comprend mes attentes, et elle seule semble vouloir m'accepter comme je suis. Elle m'observe de ses grands yeux clairs, et je me sens subjugué. " Je ne sais pas si je dois rester à ma place ou t'effeuiller désormais... " Je ne restais qu'un homme. Je soupirais, puis décida de prendre avant tout soin d'elle avant de penser aux pulsions qui faisaient de moi un être humain. Je l'embrasse sur le front et lui fais signe de me suivre jusqu'à la salle à manger où deux assiettes attendent patiemment que l'on déguste leurs contenus.

Pendant que je sale mon plat, j'observe discrètement ma montre. Il est bientôt minuit, et il ne faudrait pas non plus que je rate le coche de pouvoir appeler Emily avant son sommeil. Je me racle la gorge puis prend une gorgée d'eau pétillante qui picote le long de ma gorge avec délice. " Et pour répondre à ta question de tout à l'heure par rapport à ma journée... Je dirais qu'elle a été plutôt banale. "  En effet, le doctorat me prenait énormément de temps, les cours devenaient de plus en plus compliqués, et l'assiduité était de rigueur si je voulais avoir mon année, ainsi que mon diplôme. Les heures d'études à la bibliothèque du campus me permettaient de rencontrer d'autres personnes de ma filière et de mon année, avec qui j'avais créé un groupe d'étude respectable qui ne pouvait me faire que du bien. Cependant, aujourd'hui... J'avais décrété que les études attendraient, étant donné que je tremblais intérieurement d'un manque que je ne souhaitais pas expliquer. " Je ne pourrais pas me coucher avec toi ce soir. Je vais devoir passer un coup de fil rapide pour une simulation du barreau qui se déroulera dans deux jours." Je prend une bouchée de viande et mastique lentement. Cette excuse devrait passer, car ce n'est pas vraiment un mensonge, j'avais bien une simulation dans deux jours, mais nous étions déjà au point, mon équipe et moi. Mais je ne pouvais pas avouer à Eden que je devais passer un coup de fil salace à une salope de ma filière. Je ne pouvais tout simplement pas dire : hey, mais ne t'en fais pas, je vais juste l'exciter avant qu'elle s'endorme juste pour pouvoir mieux la tuer !

Je n'étais pas bête à ce point là. Le repas demeura dans le calme et les mots d'amours, discussion tournant autour de nos journées respectives et de projets vacanciers. Je débarrassais la table en vitesse puis alla souhaiter une bonne nuit à la femme qui partageait mon lit avant de m'enfermer dans le salon, faisant bien attention à être discret. Le téléphone contre l'oreille elle décrocha à la deuxième sonnerie " T'en as mis du temps ! " Je laissais échapper un rire discret. Extérieurement flatté qu'elle m'ait attendu, intérieurement prêt à la baiser d'une lame dans la trachée. " Oui désolé, je devais satisfaire un devoir conjugal. "  mensonge destiné à déstabiliser l'adversaire. Je l'entendis respirer lentement, avant de se reprendre. " Et...C'est à moi que tu pensais ? "  De nouveau je souriais. Elle semblait déstabilisée, comme si elle sentait que sa proie avait changé de cap pendant le laps de temps où elle n'avait pas le pouvoir qu'elle aimait exercer sur autrui. Je l'entendis s'allonger dans ses draps souillés par la semence de je ne savais combien de pauvres garçons prisonniers de leurs pulsions. " Je me suis demandé si ta peau avait le même goût qu'Eden. "  Je l'entend gémir de lassitude, elle prend une voix innocente idiote qui me donne envie de fracasser son crâne contre le mur de sa chambre, que j'imaginais rose bonbon. " Cesse de me parler de ta pute... On parle de moi là. De moi, et de ce qu'on a envie de se faire. " Je serre les poings et verrouille ma mâchoire. Je devrais déjà entrer dans son esprit et lui arracher la langue. Défoncer son vagin d'une batte de baseball et d'y faire pénétrer sa propre langue chatouiller son nombril de l'intérieur. " Tu sais très bien c'que j'veux te faire. " Faux. Elle ne sait pas. Mais je l'entend glousser et je l'imagine déjà s'exciter toute seule sur son plumard. " Dis-m'en plus. " Elle gémie et glousse encore. Je ne peux m'empêcher de la trouver pathétique, et pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais moi aussi, je me sens excité. Je n'ai qu'une envie, raccroché pour posséder celle que j'aime pour ensuite m'endormir dans ses bras, et aller buter l'autre connasse afin d'atteindre mon paroxysme. Je continue sur ma lancée et lui lance un discours pervers. Je l'entend gesticuler dans ses draps, comme si elle les froissait. Elle aussi, parlait. Elle parlait d'une voix érotique que j'aurais pu entendre dans un film X. Je n'en peux plus, faut que j'la tue. Je la sens vulnérable, elle n'attend qu'une de mes paroles pour en finir de son plaisir auditif et solitaire. Il faut que je la laisse sur sa fin, pour qu'elle imagine la suite sans difficulté dans son sommeil. " Je vais m'branler, on aura qu'à... réviser chez toi demain si tu vois c'que j'veux dire. "  Je raccroche. " Salope. "

Et sur ces mots je me dirige vers ma chambre où elle est allongée. Je ne sais pas si elle dort où si elle m'attend. La pièce est plongée dans le noir. Je m'allonge à ses côtés, et l'embrasse dans le cou.
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 10:34




Le goût des autres.
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Le toucher, sans crainte à cet instant me fait étrangement du bien; c'est étrange à expliquer mais quand je m'adonne à des actes de tendresse envers sa personne, il m'est possible d'occulter la part de lui que je n'aurais peut-être jamais voulu connaître. Les gens qui disent qu'ils voudraient tout savoir les uns des autres sont des menteurs, personne n'a envie de voir l'ombre dans la lumière, voir le bon côté des choses devient un mécanisme de défense.
Nous ne sommes ni debout, ni couchés, plutôt dans une position semi-confortable où je peux allègrement l'observer. J'aimerais parcourir son corps de mes mains, sentir la douceur de sa peau et le dessin de sa musculature sous mes doigts mais des ombres malveillantes viennent bien trop vite couvrir le tableau.
Je tolère jusque là son côté criminel, cela ne signifie pas pour autant que je l'accepte, je compte bien faire tout mon possible pour le sauver de ses démons et surtout, ne jamais leur permettre l'accès à notre monde.
Je ris à sa réflexion mais malgré moi, mon rire tend vers le jaune. Suis je encore en mesure de le satisfaire maintenant que je sais ce qui l'excite vraiment ? Je doute et je déteste ça.

Nous quittons la chambre pour la cuisine où très vite une délicieuse odeur vient me chatouiller le nez, mettant mon estomac aux abois instantanément. J'ai l'impression de ne pas avoir mangé depuis des jours ce qui est un peu vrai car la peur qu'il m'arrive de ressentir me pousse à sauter des repas. Surtout quand Wallis n'est pas auprès de moi pour veiller à leur bonne prise. Il est vrai que j'agis comme une enfant sur ce point.

C'est délicieux.

Le compliment est amplement mérité mais mon aimé semble ailleurs, le fait qu'il regarde sa montre trahissant mon ressenti. Je ne sais trop ce qu'il prépare bien que j'ai une petite idée sur la question et automatiquement malgré moi, je me bloque, refusant de porter un aliment de plus à ma bouche. Je n'écoute pas la suite de la conversation, trop de pensées s'enchaînant dans ma tête. Ce n'est qu'à la fin de sa tirade où il m'annonce me rejoindre plus tard dans la soirée que je reporte mes iris ne trahissant plus la moindre expression, sur lui. Mon regard est vide, j'avais envie de passer du temps avec lui mais tanpis, je prendrais sur moi, je ne suis pas le type de personne capricieuse ou qui mette la pression à autrui.

D'accord. J'espère que ça se passera bien, salut les pour moi.

Ma réponse est minable mais je ne sais quoi dire d'autre, mon esprit est comme en stand-by ce soir. Portant ma main à ma tempe je la masse avant de lâcher un petit soupir, toute cette réflexion me donne de violents céphalées. Pourtant j'essaye de tenir au maximum la conversation, parlant de tout et de rien comme si de rien était. Puis quand je sens que son plat touche à sa fin, je saisis l'opportunité bien que cela m'embête de le laisser une fois de plus tout faire. Il en va de ma santé mentale.

Excuse moi, cela te dérange si je vais m'allonger, j'ai un début de migraine depuis cet après-midi qui refuse malgré la prise de médicament, de me laisser en paix.

Il est vrai que c'était le cas mais c'est surtout un moyen d'expédier ce repas que je ne me sens de terminer sans attirer l'attention méfiante de mon amour. Je ne veux guère qu'il s'inquiète pour moi, il a déjà suffisamment de choses à gérer par lui-même.
Sans demander mon reste, je file dans la salle de bain me brosser les dents avant de revenir me laisser tomber sur le lit, moment qu'il choisit pour me souhaiter une bonne nuit. J'ai envie de pleurer mais je suis forte, bien plus forte que cela aussi je fais bonne figure et lui sourit avant de tendre l'oreille alerte quant il quitte la pièce.
Une partie de moi flaire quelque chose de pas net quand l'autre la supplie d'abandonner.
Il est enfermé au salon, j'ai entendu la porte se fermer ce qui ne fait qu'accroître ma paranoïa, me laissant bien impuissante dans le lit. Alors j'attends, essayant de deviner ce qu'ils peuvent bien se dire.

La lumière éteinte, les minutes me semblent des heures, je ne sais comment m'occuper alors je laisse mon esprit vagabonder les paupières closes, je m'invite dans les rêves de mes voisins, découvrant avec une certain voyeurisme leurs désirs les plus profonds. Ce, avant que le bruit de la porte de la chambre qu'on ouvre et qu'on referme ne me ramène à la réalité. Il est là, je sens son odeur puis son corps dans mon dos quant il se couche enfin. Ses baisers m'arrachent de petits frissons que je peine à cacher et je rouvre le paupière pour l'observer par-dessus mon épaule sans pour autant effectuer le moindre geste vers lui.

Cela s'est bien passé ?

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 11:55


   


   
Le goût des autres
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Elle sent l'inquiétude à plein nez, et je l'observe, dans le noir, effleurant sa peau de mes doigts. Elle me demande si tout s'est bien passé. Je ne peux m'empêcher de laisser un léger rire discret s'échapper de mon gosier. " Je t'avoue que j'avais plus hâte de te retrouver que de rester à converser avec eux. " J'entoure son corps de mes bras, et hume le parfum qui émane de ses cheveux, de sa peau. J'aime ce contact pur, et j'aime le fait qu'elle soit ainsi, si simple, si belle, si pure. C'était ça, qui m'avait inspiré tant d'amour à son égard, le fait qu'elle ne soit pas consciente de son charme fou. J'aime ce côté chez l'être humain.

J'ai envie d'elle, j'ai envie qu'elle m'appartienne autant que moi je lui appartiens. Je veux qu'elle sache à quel point elle peut me faire confiance, et je veux qu'elle sache que je ferais tout pour elle. Je caresse lentement la soie de son vêtement. Je me mord les lèvres. Passant mon doigt sur sa peau hâlée, je me demande ce qu'elle voudrait que je fasse pour la rendre heureuse. Car je sais qu'elle ne l'est pas totalement. Sa peau reflète la lumière bleutée de la lune, donnant à son corps et à son visage une allure presque mystique. Quelque part au fond de moi, et même si en apparence je me tiens sage, que je garde cette attitude presque pudique, je boue. J'ai envie de la posséder maintenant, je désire plus que tout de saisir son corps frêle et sentir son corps frémir au rythme du mien. J'ai besoin de ressentir son amour, et de me connecter à elle de la manière la plus charnelle qu'il soit.

Instinctivement, je sais qu'il faut que j'agisse, mais je ne veux pas mal faire, je ne veux pas devenir trop entreprenant, je ne désire pas lui donner l'impression de la forcer à quoique ce soit, même si j'avouerais ne pas apprécier un refus, cependant je comprendrais. Et quelque part, un refus ne me ferait que plus l'aimer. Je passe au dessus d'elle, histoire de pouvoir planter mon regard dans le sien. Ses yeux clairs pétillent d'une lueur dont je ne saisi pas le sens, est-ce le bonheur, l'excitation, ou encore la tristesse que je perçois ? Je n'en ai aucune idée et j'avoue que cela me ronge. Mais alors que la nuit nous frappe de sa lueur, j'embrasse sa gorge douce, elle comprend certainement mes attentes, j'espère qu'elle a les mêmes. " Dis-le moi si tu veux que j'arrête. "  Je suis concentré sur elle, mais une part de mon cerveau est dirigé sur ce qu'il se passera ensuite, je pense à cette fille qui doit penser à notre discussion seule dans son lit, atteignant le plaisir de ses propres mains, et qui pensera à ce nous qui n'existera jamais en s'endormant, qui rêvera de notre aventure charnelle imaginaire avant de succomber à mes mains, pendant que mon propre plaisir atteindra le sommet.
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 12:22




Le goût des autres.
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Wallis exerce je ne sais quelle sorte de magie étrange sur mon être, rendant en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mon corps en attente d'un plus que je ne sais s'il va m'offrir et mon coeur aux abois d'une affection qu'il me prodigue. Je le veux, je veux savoir que malgré les pensées impures qui pullulent dans son esprit, il m'appartient encore un peu. Une question stupide s'impose à mon esprit fiévreux et je me demande s'il en a toujours été un si ou si je n'ai pas une part de responsabilité dans ce qui arrive. Je n'en ai pas la réponse et je pense que je ne l'aurais jamais à moins de le lui demander en face ce que je me refuse à faire.
Je ne réponds pas verbalement mais gestuellement, c'est bien plus simple ainsi et plus explicite aussi; mes doigts fins courent le long de son avant bras tandis qu'il m'enlace, prodiguant de petites caresses d'une légèreté évaluée. Je souhaite susciter son envie de mon mieux mais sans tout lui donner d'un coup, une façon de ménager le suspense.

Ses mains se promènent sur mon corps loin de leur être inconnu et je ferme les paupières pour savourer ce contact même simple, il sait mieux que personne ce qui peut me charmer et amant aimé, en abuse selon son gré pour me faire céder.
Mon dos se retrouvant collé au matelas, pas violemment mais toujours avec cette même précaution qu'il prend à me manipuler, je peux enfin admirer à mon aise les très de son visage et surtout son regard; deux lacs sombres qui brillent éclairés par la lune et qui me font frisonner mais pas de peur cette fois, d'envie. Cette même envie qui me pousse à vouloir goûter sa peau, à me connecter à lui pour que nos corps et âmes ne fassent plus qu'un.
L'aura de mystère et de danger nouveau qui l'accompagnent tendent étonnement à accroître la passion qui m'anime.

Je suis dans l'incapacité de lui refuser quoique ce soit s'il s'attaque ainsi à mes points faibles. Comme une malédiction, je suis si entichée de lui que je ne pourrais imaginer ma vie autrement qu'ainsi ou ne pas ressentir de besoins charnels ou affectifs pour lui.

Ne t'arrête pas..

Mon murmure est à peine audible mais il faut avouer que la personne qui partage mon lit à de quoi déstabiliser même le plus croyant des religieux. Au fond je pense que c'est ce qui m'a toujours plu. A mi-chemin entre l'ordre et la supplication, je peine encore à comprendre mes réactions parfois or, l'heure n'est plus aux tergiversations.
Cependant je le sens qui divague, son esprit vagabonde et alors une seule idée s'impose à moi et je succombe, en un baiser simple tout d'abord qui peu à peu se fait plus avenant. Je ne laisserais aucune personne ou falsification mentale gâcher notre moment. Notre réalité nous appartient et je compte en profiter avec lui, peut-être qu'ainsi cela lui suffira. On peut toujours rêver.

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Lun 13 Juin - 13:00


   


   
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Elle m'embrasse, mettant alors fin à mes pensées les plus impures. Ses lèvres parcourent les miennes et semble s'éclore comme les pétales d'une rose qui semblait s'épanouir d'amour. Son corps mouvait en dessous de mien, frôlant ma peau, la soie de sa nuisette caressant certaines parties fragiles de mon corps. Je frissonne tandis que ses lèvres elles aussi, appellent à la luxure. Je saisi son corps frêle dans mes bras pour me saisir d'elle. J'aimais avoir l'impression que dans mes bras, elle ne risquait rien à part le désir de mon corps envers elle.

Je subis son attraction, ses lèvres rosées et pulpeuses m'appelant à ne plus penser à rien. Elle chasse instantanément mes idées meurtrières, et je sens toute ma personne se tourner vers elle. Je ressens cette sensation en mon intimité frôler le point de non retour. Je désirais dès maintenant la déposséder de toute pudeur, découvrant sa nudité avec amour. Je voulais sentir la chaleur de ses cuisses et la douceur de ses globes dorés que je sentais sur mon torse à travers la douceur du tissus qui la protégeait de moi.

" Tu m'empêches de réfléchir. " Et c'était vrai, l'homme amoureux en moi reprenait le dessus, évinçant les idées que j'avais envers Emily. Je ne désirais plus qu'une chose, pénétrer son intimité pour mieux savourer notre fusion amoureuse. Mais je savais très bien que tôt ou tard, pendant ou après, je repenserais à ce qu'il adviendrait après. Prenant soin de ne pas abîmer la nuisette, je dépossédais mon aimée de son bien afin de découvrir son corps qui semblait glisser contre le mien. La chaleur exaltante de sa peau, et l'humidité de ses parties m'invitant à aller plus loin dans le vice de chair. " Tu es belle. " Elle l'était, et alors que j'embrassais son entre avec gourmandise, j'espérais lui faire passer le message de la flamme qu'elle animait en mon coeur et en mon corps.  Et plus je sentais son bien être dans ses actes. Et alors qu'il se dressait de désir puissamment à mes dépends, je passais à l'acte.

***

Le sommeil arriva bien vite alors que la tête sur mon torse, la jeune femme semblait s'être éprise de Morpée, pendant que je caressais de manière tendre sa chevelure enchanteresse. Mais alors que je savourais l'expérience de notre amour, je repensais alors à Emily. Elle devait être fin prête, et alors que je m'endormais presque instantanément, j'entrai dans sa tête, et découvris une chambre que je ne connaissais guère, où la jeune Emily semblait prendre son pieds à un rythme de hanche qui n'était pas mien, malgré le fait que mon enveloppe corporelle fut le sujet de son rêve.
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Ven 17 Juin - 11:30




Le goût des autres.
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La peur avait progressivement laissé place à un désir profond et intense pour l'homme qui partageait ma couche, trahit par chaque parcelle de mon anatomie prête à entrer en fusion. Mon unique souhait n'était plus que de m'unir à cet être qui s'il n'avait reçu mon fragile amour, ne m'aurait inspiré que dégoût et fureur. C'était l'un des mystères même du sentiment, naissance d'une complexité qui, tôt ou tard me coûterait bien plus que les larmes que j'avais déjà pu verser. Et pourtant je l'embrassais à en perdre haleine, comme pour le sauver de ce démon qui sommeillait en lui. Je me battais avec l'espoir de pouvoir lui offrir un refuge au moins quelques instants, ces instants qu'il passerait en moins dans son sinistre royaume cauchemardesque.

Tout dans mes gestes n'était qu'un appel à la tendresse bien qu'emprunt d'idées inavouables que je souhaitait réaliser car égoïstement, j'en avais autant envie que lui. C'était dans ces moments que je sentais notre connexion à son paroxysme après tout.
Laissant mes mains parcourir doucement son torse à la musculature saillante, je m'amusais de la sensation de sa peau d'albâtre roulant sous l'action de mes doigts. L'attraction était bien trop forte, je me sentais happée par ce besoin que je ne contrôlais pas mais étrangement, j'aimais cela.
Ses lèvres finement dessinées et à la texture si douces était un véritable appel au vice lorsqu'elles vous embrassaient avec un pareil aplomb, vous rendant toute chose à l'image des héroïnes de série B sous l'emprise du coup de foudre. Une invention que j'aurais trouvé bien stupide il y a encore quelques temps de cela.

C'est l'effet escompté..
J'avais atteint mon objectif et, intérieurement, je jubilais. C'était extrêmement plaisant d'entendre pareil aveu de la part de l'être aimé car je savais être la seule à lui faire cet effet. Me trouver nue, exposée à son regard avide n'instaurait en moi plus la moindre crainte depuis longtemps, il m'avait offert une certaine confiance en moi qui malgré tout subsistait.
En tenue d'Eve, mon corps frêle lové contre le sien qui ondulait juste assez pour faire monter la température en lui mais sans tomber dans le vulgaire pour autant, je ne parvenais à le quitter des yeux alors qu'il déposait précautionneusement ma nuisette à la tête du lit.
Avec une précaution bien similaire, je le dépossédais alors de ce qui couvrait encore l'objet de mon plaisir passé, présent et futur tandis que mes lèvres avides de contact, étaient parties à la conquête de la peau sensible de son cou.

Je t'aime.

Lui susurrais-je à l'oreille avant que nous ne formions plus qu'un au cours d'un long soupir de bien-être, prêts pour un corps à corps endiablé ou plein de tendresse, tout dépendrais des messages que nous avions à faire passer.

...

Morphée m'ouvrit bien vite ses bras et alors que je plongeais dans des rêves ne m'appartenant pas, je me mis à le serrer un peu plus contre moi comme par crainte de ce qui allait advenir une fois nos paupières fermées.
Heureux est celui qui ne sait pas, bien des peines lui sont épargnées et, ce qui advint lors de cette nuit jamais je n'aurais souhaité le savoir.

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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Sam 9 Juil - 12:32


   


   
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J'observais dans l'ombre Emily. Son corps ondulant avec lenteur et passion. Je sentais presque la sueur du désir sur ma peau, la sensation de son corps sur ma verge. Appuyé contre le mur, j'observais en silence, tandis qu'elle agrippait le corps qu'elle pensait être moi avec passion, laissant vagabonder ses ongles sur le dos de mon enveloppe qui se crispa sous un plaisir que je ne ressentais pas.

Elle ressentait mon corps avec hardiesse, et tandis que j'observais l'expression de son visage, que j'entendais les faveurs de mes non réelles prouesses, et tout en posant ma tête contre le mur, je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle ne me connaissait pas. Jamais je n'aurais fait l'amour comme ça, jamais je ne lui aurais fait l'amour à elle. Peut-être l'aurais-je baisé oui, comme une simple salope des bas quartiers, écartant les cuisses à souhait. Je la prendrais bien de temps à autre histoire de me vider, comme je viderais ma vessie dans la poubelle à côté d'un bar.  

Je la sens sur le point de se réveiller, il est temps que je prenne possession de sa tête afin de faire durer un instant ce qu'il se passe entre elle et mon enveloppe. Je ne veux pas qu'elle se réveille maintenant. Je veux qu'elle jouisse, et qu'elle se réveille dans la sueur du cauchemar, pensant devenir folle de voir ses dessous en eau malgré la mort qu'elle vient de subir. Elle se sentira honteuse, excitée, ressentant cette sensation de papillonnement au fond de son bassin, ressentant encore l'objet de son désir troubler encore la tranquillité de son corps. Lui donnant l'impression de me désirer encore. Alors que sa tête, se verra effrayé et épuisé. Assassinée durant l'acte elle aura peur de recommencer, et elle se torturera à se demander si c'était ça, qu'elle avait réellement aimé.

Je me glisse dans mon propre corps qu'elle s'imagine aussi développé. Je ressens son corps à présent, et cela me donne certaines palpitations je dois l'avouer. Je la possède intégralement tandis qu'elle entoure mon corps de ses cuisses humides, et je la baise, comme elle ne l'avait pas encore imaginé. De ses ongles elle déchire la peau de mon dos, ce qui m'excite, évidemment. Et c'est là que je décide d'agir, au moment où je sens chauffer le bout de mon gland. Où je sens le plaisir atteindre le point de non retour. Mes mains se déploient sur la gorge fine de la jeune fille, et alors que je serre, je la sens se débattre, bougeant de manière saccadée. Mon sexe toujours en elle alors qu'elle tente de se délivrer de mon emprise. Sa peau si blanche devenait rouge écarlate, tandis qu'elle me griffait maintenant le torse jusqu'au sang. Mais alors qu'elle se débattait, l'excitation devenait dense, alors que je voyais son cou craqueler entre mes doigts alors que mon orgasme grandissait au fond de moi. Mais ce n'est que lorsque je sentis qu'elle relâchait toute pression, que je jouissais finalement, l'observant mourir alors que je laissais ma semence pénétrer en son corps. Elle se réveilla. Je me réveillais le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Le goût des autres [-18 casse tôa] [Eden]   Jeu 14 Juil - 17:58




Le goût des autres.
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“L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire.”William Shakespeare

L'odeur des ébats violents me piqua immédiatement le nez, me faisant tituber jusqu'à ce que j'heurte le mur le plus proche de la chambre alors que deux formes copulaient à même mon regard. Si mon innocence ne s'était pas brutalement retrouvée exilée de mon être, j'aurais sans doute détourné sans attendre le regard; oui mais voilà, l'innocence n'était plus et alors que des larmes roulèrent sur mes joues je reconnus sans peine Wallis.
J'avais beau savoir que rien de ce qui se déroulait devant mes prunelles embuées n'était réel, je n'en souffrait pas moins. Mon amour flagellé par la scène s'était recroquevillé au plus profond de mon corps frêle pour ne plus avoir à subir d'outrages.

Par le biais de ce rêve érotique, c'était mon propre cauchemar que je vivais, cet immonde vision détruisant mon être cellule après cellule pour que la douleur ne cesse de durer. La raison pour laquelle les larmes ne cessèrent de couler elles aussi m'échappa mais je continuais de suivre ce qui était entrain de se dérouler, je vis mon amour prendre possession de l'enveloppe factice sensée le représenter et s'adonner à la poursuite de cette baise endiablée qui me donnait la nausée. Je me sentais trahie, bafouée à mesure qu'il me semblait entendre battre le coeur de cette fille à qui il donnait tant de plaisir.
Elle était grossière et vulgaire autant dans la sonorité de sa voix que dans les positions qu'elle se plaisait à prendre à mon humble avis mais peut-être n'était-ce là que pure jalousie de ma part envers une fille que je ne serais jamais.

Sois forte Eden.

Hurlait mon esprit pour canaliser ma haine, alors que mes ongles se brisaient l'un après l'autre sur ce mur froid que je griffais pour évacuer dans la douleur physique cette douleur mentale que je ne parvenais à contrôler.

Il prenait du plaisir à le faire, je le voyais dans ses yeux alors que je me déplaçais dans l'ombre; peut-être même plus que lorsqu'il m'avait fait l'amour il y a de cela si peu de temps. Je n'aimais pas les sentiments négatifs, je refusais de les laisser m'habiter mais à cet instant, cela devenait bien difficile.
La moiteur de leurs peaux, leurs bassins ondulant l'un contre l'autre dans un corps à corps diabolique, leurs soupirs, rien n'échappait à mon regard inquisiteur. Puis je le vis mettre ses mains autour de sa gorge alors qu'ils semblaient si proche de la jouissance ultime. Par avance et par expérience, je savais ce qui allait advenir mais je ne parvins à fermer les paupières alors que je m'approchais encore, toujours dans son dos pour qu'en aucun cas il ne puisse remarquer ma présence.

Je vis la peau de cette immonde garce devenir rougeoyante sans que la moindre émotion à son égard ne vienne perturber le cours de ma pensée. Je savais être dans son rêve et donc ce qu'elle souhaitait faire avec mon petit-ami, la pitié n'était donc plus de mise. Ce ne fut que lorsque les os de son cou craquèrent sous l'appui des muscles saillants de l'homme que j'aimais qu'une violente nausée me prit me faisant rendre tout mon repas sur le sol de notre chambre alors que je sortais de ce cauchemar. Il avait atteint l'orgasme et moi, un point de non-retour.

Je ne pris même pas la peine de m'expliquer ou de nettoyer, je m'essuyais la bouche et sortit en claquant violemment la porte, une violente toux me provoquant des soubresauts. J'étais à bout.

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