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 Fight ! - [Sebastian]

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MessageSujet: Fight ! - [Sebastian]   Sam 10 Sep - 22:06

« Hey mon soleil, que dirais-tu de t'inscrire à un cours de danse ? Ça pourrait être génial si tu veux mon avis ! Tu pourrais te faire de nouvelles amies et ... »

Du haut de mes trente-quatre ans de vie, pourtant particulièrement mouvementées, je me souviens encore de cette fausse bonne idée qu'avait eu mon père, deux bonnes décennies plus tôt. Je me rappelle aussi de mes vives protestations, face à ce plan totalement foireux que j'avais deviné à des kilomètres. Mais quand papa m'appelait comme ça, « petit soleil », la situation prenait une tournure réellement inégalitaire, car je détestais plus que tout être à l'origine de cette teinte amère de déception au fond de ses yeux clairs. C'est ainsi que la gamine que j'étais, aux joues pleines et aux cheveux emmêlés, moue boudeuse et genoux écorchés, se retrouva plantée au beau milieu d'une salle de danse, débordante d'enfants-poupées aux chignons bien tirés. Si cet événement a marqué mon esprit, c'est sans doute parce que son goût acide s'est profondément ancré dans mes souvenirs. Je n'étais rien de plus qu'un éléphant grotesque et empoté au milieu d'un champ de cygnes, dont la grâce et la délicatesse n'avaient d'égale que ma maladresse. Je me suis forcée à supporter cette longue année de torture, jusqu'au fameux spectacle de fin de saison. Alors que je me démenais comme un diable pour ne pas paraître trop ridicule, le pied d'une autre apprentie étoile s'emmêla au mien. Je me suis étalée de tout mon long. Et lorsque je me suis relevée, devant le public bondé de parents attentifs, le rire étouffé de la fautive me sauta aux oreilles. La petite garce eut à peine le temps d'apercevoir le regard assassin que je lui lançais, que déjà je lui avais sauté au visage. Dans mon joli tutu rose et mes ballerines d'argent, j'eu le temps de lui arracher sa coiffure, de lui pincer le bras et de déchirer ses collants, avant qu'on ne m'enlève à ma victime sous les cris scandalisés des spectateurs.

Depuis, je me consacre à un tout autre type de danse. Le sport de combat. La précision des coups. La complexité des techniques. Les réflexes de protection. J'ai vu là une valse toute particulière, endiable et addictive. Lorsque je l'ai fait remarquer à mon père, quelques années plus tard, il ne l'a pas prit avec autant de légèreté. Quelle était donc cette adolescente au visage si délicat, et aux manières de rugbyman ? Il dut garder ses réflexions bien pour lui. Car déjà qu'il s’inquiétait de voir sa précieuse enfant se battre pour tout loisir, il devait sans doute me croire tout aussi bien capable de m'inscrire au club de rugby du coin.

Manchester ne m'a pas dépaysé bien longtemps. Ou du moins, pas assez pour que je ne trouve pas un club en mesure d'assimiler mon trop plein d'énergie avant que je ne devienne complètement cinglée. J'ai plus ou moins goûté à tout. Certains s'essayent aux histoires de cul en tout genre, farfelues et la plupart du temps bien dégueulasses. Moi, je reproduis le même schéma, avec les sports de contact.

J'ai tout lâché y'a cinq ans, lorsque ce fumier de politicien s'est donné un peu de plaisir en faisant de ma vie un calvaire. Mais c'est un détail que j'ai laissé derrière moi, puisque j'ai décidé de reprendre un peu toute cette merde en main. Et pour commencer, j'ai besoin de lâcher toute cette fureur que j'ai accumulé tout ce temps-là. Mon choix s'est finalement porté sur un cours de karaté, quand mes yeux se sont posés par pur hasard sur une affiche en papier épinglée sur la devanture de la boulangerie. J'ai rapidement noté les horaires dans mon agenda avant de dévaliser la vitrine croissants de la commerçante.

Et voilà donc toute l'histoire, qui m'amène aujourd'hui à pousser la porte du complexe sportif, sac de sport hissé sur l'épaule. Mon regard se perd dans le vague alors que je gravis l'escalier, sans réellement prendre garde à mon environnement. J'ai plus ou moins conscience de croiser quelques types aux visages ruisselants de sueur, qui me saluent avant de quitter le gymnase. La journée a été fatigante. Mon esprit est tout ankylosé, tandis que chaque fibre de mon corps ne demande qu'à se dépenser. C'est une situation somme toute étrange.

Mes pas s'arrêtent enfin devant une porte close, dont le panneau est recouvert de photos qui ne sont pas sans me rappeler l'annonce de la boulangerie. Ravie d'avoir trouvé aussi facilement, je pousse sur la clenche pour m'introduire dans la salle silencieuse. Le calme me submerge, juste avant que je ne constate que les tatamis sont vides. Archi vide. Seule une silhouette en kimono s'affaire sur quelques paperasses un peu plus loin.

- Putain.

Sous le coup de la colère, je lâche mon sac de sport qui s'écrase brutalement par terre.

- J'me suis trompée d'heure, j'y crois pas.

Comme quoi, j'aurai dû mieux lire la fameuse affichette, avant de me jeter sur les pâtisseries.

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Mer 14 Sep - 10:23

Fight ! # RileyAvec mon équipe, nous avons eu un incendie cette nuit. Heureusement, il n’y a eu aucune victime à déplorer et le feu n’a pas pris des proportions trop grandes. Heureusement d’ailleurs, car sinon, nous aurions dû demander des renforts. Enfin, le principal c’est que notre mission a été menée à terme, correctement et que nous sommes sur le chemin du retour. Le soleil commence doucement à se lever et les habitants à s’agiter. Lorsqu’on arrive à la caserne, je salue mes gars, sans perdre de temps. Je me dirige vers les vestiaires où je me change, sans prendre de douche. J’en prendrais une chez moi. Je me dirige vers le bureau du capitaine et lui fais un compte rendu de la nuit. Il me remercie, me disant que j’avais manqué à l’équipe. Je souris et le remercie, avant de prendre congé pour rentrer chez moi.

Je me gare à ma place habituelle et sors, le sourire aux lèvres. Je regarde ma montre et suis heureux que ma garde ait finie plus tôt. Je grimpe rapidement les escaliers et arrive dans mon appartement. Je salue la nouvelle nounou de ma fille, lui disant à ce soir, avant de lui dire qu’elle peut y aller. Je pose mes affaires dans l’entrée, avant d’aller dans la chambre d’Alianova. Ma fille dort profondément, ce qui me fait sourire. Alors en attendant, je vais me doucher. Lorsque je sors de la chambre, j’entends Alia qui crie « bibi ». Je vais la chercher dans son lit et la prends dans mes bras. Je fais son biberon d’une main, avant de la poser sur son tapis de jeu. Pour ma part, je bois mon café tranquillement, tout en observant ma fille. Elle ressemble tellement à Lyana. Je sors de mes pensées lorsqu’Alia tend ses bras vers moi. Je pose ma tasse avant de la prendre sur mes genoux pour jouer un petit peu avec elle. Je la repose quelques minutes plus tard sur le tapis, avant de commencer à faire le ménage. A midi, je fais à manger et nous mangeons dans la bonne humeur. Une fois le repas terminé, je me mets au lit avec ma fille pour faire une petite sieste, et ainsi, rattraper quelques heures de sommeil.

Lorsque j’ouvre les yeux, je sursaute en voyant l’heure sur le réveil. Alia quant à elle joue avec son doudou. Je souris avant de la prendre pour lui donner sa douche. Une fois en pyjama, je la dépose dans son parc, avant d’aller me préparer. J’enfile un jogging et un t-shirt, avant de mettre mon kimono dans  mon sac. Je sors une bouteille d’eau du frigo au même moment que j’entends frapper à la porte. Je crie d’entrer, tout en enfilant mes baskets. J’embrasse ma fille sur la tête, avant de sortir, tout en prévenant que je ne rentrerai pas tard. Lorsque j’arrive au gymnase, j’installe les tatamis, avant d’enfiler mon kimono. Je sors ma bouteille d’eau et attends patiemment. C’est une nouvelle saison en quelque sorte, alors je ne sais pas si je vais avoir beaucoup de monde. Mais lorsqu’une première tête passe la porte, je souris. L’homme qui vient de franchir le seuil est une personne qui venait avant … Je lui souris et il s’installe. Une dizaine de minutes plus tard, je débute le cours avec environ douze personnes. Le cours se passe sans incident, et je suis bien heureux que tout le monde fasse ce que je demande avec application et sérieux. Lorsque j’annonce que le cours est terminé pour aujourd’hui, j’entends ma plus jeune recrue, un garçon de quatorze ans, rechigné. Je lui souris et lui explique pourquoi je ne peux pas faire ça plusieurs fois par semaine. Il comprend et lorsque sa mère arrive, il court lui dire qu’il veut faire ce sport tous les vendredis soirs. Je salue tout le monde et regarde l’heure. J’ai encore le temps de m’entrainer un peu, seul. Je fais quelques mouvements, avant de me diriger vers ce qui ressemble le plus à un bureau. Je regarde les papiers et me mets à les trier. Apparemment j’ai déjà une dizaine d’adhérents.

- Putain.

Je relève la tête brusquement, lorsqu’au même moment, j’entends un sac s’écrasait sur le sol. La jeune-femme s’est peut-être trompée d’endroit.

- J'me suis trompée d'heure, j'y crois pas.

Je me lève, après avoir regardé l’heure sur mon téléphone. Je me dirige vers elle, en passant sur les tatamis. Lorsque j’arrive à son niveau, je tends ma main.

-Bonsoir. Vous vous êtes trompée d’une heure, ce n’est rien, ça peut arriver à tout le monde.


En l’observant, j’ai comme une sensation de déjà vue, comme si je connaissais cette femme. Sauf que je ne m’en souviens pas. Comme on dit, après est-ce la vérité ou non, c’est une synapse qui explose. Enfin, je ne m’en préoccupe pas plus que ça. Je regarde la jeune femme et me dis que je peux bien lui faire un cours, même s’il sera un peu plus court que d’ordinaire.

-Si vous voulez, je peux vous faire un cours rapidement. Il ne durera pas une heure, mais environ quarante-cinq minutes. Si ça vous dit, les vestiaires sont là-bas, je vous attends.

Le temps qu’elle prenne sa décision, je commence à empiler les tatamis. De toute manière, nous n’aurons pas besoin de tous, si jamais elle décide de rester pour un cours rapide.
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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Dim 18 Sep - 22:15

La silhouette à l'autre bout de la pièce se retourne. Je me baisse déjà pour ramasser mon sac, prête à foutre le camp avant de me donner un peu plus en spectacle. Si il y a bien quelque chose que je n'arrive pas à contrôler, c'est bien la colère. Et quoi de plus énervant que ma propre stupidité ? Je grince des dents et soulève le bagage, lorsque je tombe finalement nez-à-nez avec le professeur des lieux, qui a parcouru la scène de tatamis bien plus vite que prévu.

Quoi ? Il va me faire une morale à la con parce que j'ai troublé l'ordre et le silence de la salle ? Parce qu'il est occupé et que j'ai dérangé ses petites affaires ? Je fronce les sourcils et m'apprête déjà à lui rentrer dans le lard. Mais tout compte fait, le sourire qu'il m'adresse d'office me perturbe dans mes retranchements. Une pensée saugrenue me traverse alors l'esprit, notant qu'il avait l'air moins jeune et surtout moins athlète de loin. Beaucoup moins appétissant, en fait.

Je chasse aussitôt l'étrange vision de croissants dorés qui me saute à nouveau devant les yeux, impressionnée et dépitée de mon état de fatigue psychologique. Clignant brièvement des paupières, je retrouve mon aplomb habituel et ajuste ma prise sur l'anse de mon sac.

- Ça arrive surtout aux imbéciles, marmonnais-je en roulant des yeux, exaspérée de moi-même.

Mais l'homme ne se dégonfle pas. En fait, c'est à peine si mon humeur massacrante semble l'atteindre tant il paraît serein et souriant. Cette fois, je hausse clairement un sourcil dubitatif et pose un poing intrigué sur ma hanche. Un cours privé ? Il me surprend à un tel point que j'en suis réellement troublée. En toute sincérité, si j'avais deviné plus tôt que ce type était en réalité le professeur de ce cours, j'aurai à nouveau balancé mes affaires dans un coin avant de sauter en chaussettes sur les tapis de combat. J'aurais arboré une garde au hasard, roulant des épaules d'un air menaçant, et je lui aurais demandé de monter me rejoindre pour que je lui colle une bonne raclée. Sans quoi, je l'aurais poursuivi dans le gymnase, jusqu'à ce qu'il se décide enfin à m'affronter et à me soulager de toute cette colère. Trêve de divagation, Monsieur Sourire Colgate me propose élégamment de lui taper dessus comme on pourrait inviter une fille à aller boire un verre. Une petite voix quelque part au fond de mon crâne me souffle d'arrêter mes conneries ; une bonne vieille lutte dans les règles me paraît de toute façon bien plus intéressante qu'un verre de tequila trop chaud dans un vieux bar sale et miteux.

Finalement, mes yeux se froncent. Sans cesser de le fixer, je parcoure et fouille sur ce visage masculin ce qui me dérange. Étrangement la troublante impression qui m'a saisie lorsque je l'ai découvert à deux doigts de moi persiste encore et encore. Si ce n'est pas son minois, alors qu'est-ce que ça peut bien être ? Je scrute son regard, et plus le doute s’immisce, plus je suis persuadée d'avoir déjà croisé la route de cet homme.

- On ne se serait pas déjà rencontré par le passé, vous et moi ?

Mais comme il esquisse déjà un mouvement pour ranger le surplus de tatamis, je détourne la tête pour mieux chercher dans mes souvenirs. Mes pas suivent le chemin indiqué par le professeur jusqu'aux vestiaires, tandis que mon esprit tourne à plein régime. Où ai-je déjà vu ce faciès ? Ai-je déjà interviewer ce type ? Intérieurement, je prie pour avoir laissé une bonne image auprès de lui. Il m'arrive souvent d'être un peu trop cassante, voire carrément sarcastique, avec les gens. Honnêtement ça m'emmerderait d'avoir à trouver un autre cours de karaté, juste parce que je me suis mis ce gars-là à dos sans même m'en souvenir.

Lorsque je ressors enfin des vestiaire, je grimpe sur le tapis en survêtements. Je rejoins mon mystérieux enseignant, avant de décider de reprendre sur de bonnes bases. Juste pour me donner bonne conscience. Et lui soutirer quelques informations, l'air de rien.

- Je ne vous ai pas remercié, c'est vraiment gentil de rester plus tard  pour moi … Je suis Riley, et vous ?

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Lun 26 Sep - 22:03

Fight ! # RileyLa jeune-femme m’interrompt dans mes papiers. J’aurai pu lui dire de virer son derrière de là, n’ayant plus cours depuis plusieurs minutes déjà. Surtout qu’elle ne s’était pas montrée des plus polis, en laissant tomber son sac sur le sol, se montrant même vulgaire. Mais pour une raison que j’ignore moi-même, quelque chose me dit que derrière sa vulgarité sympathique et sa colère silencieuse, elle est méritante de recevoir un cours malgré l’heure tardive. C’est peut être idiot de ma part, mais je la rassure en disant que ça arrive à tout le monde d’être en retard.

Je me détourne après lui avoir laissé le choix. Soit elle se change dans le vestiaire que je lui ai indiqué, et elle a la possibilité d’avoir un cours. Soit elle repart d’où elle vient bredouille, et reviendra peut-être la semaine prochaine, si le désir est présent. Je commence à ranger les tatamis, me faisant la réflexion que pour les prochaines séances, chaque groupe rangera son matériel. Le Karaté est un sport, qui selon moi, le respect et l’ordre sont les deux choses primordiales. J’entends vaguement ses pas qui se dirigent vers le vestiaire et je souris intérieurement. J’essaye de me souvenir si je l’ai déjà croisé quelque part. Je ne m’en souviens pas et pourtant, son visage ne m’est pas inconnu. Je ne comprends plus rien …
Je finis de ranger les tatamis et tourne la tête vers la porte des vestiaires. La jeune-femme n’étant pas encore sortie, je me dirige vers mon bureau. J’envoie un message rapidement à la nounou d’Alianova, lui disant que je rentrerais sûrement un peu plus tard que prévu. Après avoir bu rapidement une gorgée d’eau, je me dirige vers le centre des tatamis restants. Je souris lorsque je la vois passer la porte. Elle se présente et je souris un peu plus. L’inconnue est directe mais ça ne me dérange pas.

-Ravi de vous rencontrer Riley. Je suis Sébastian. Ne vous en faîtes pas, ça ne me dérange pas de rester un peu plus tard, tant que je peux profiter de ma fille après tout. Alors prête pour un cours ?

Je me mets en place et lui fais signe de faire les mêmes mouvements que moi. Je préfère qu’elle s’échauffe avant, afin d’éviter un claquage ou une autre bêtise dans le même genre. Après quelques minutes, je m’arrête enfin et lui lance un clin d’œil.

-Passons aux choses sérieuses, l'échauffement a assez duré.

Je lui montre les mouvements de base. Même s’il n’y a personne d’autre dans ce cours improvisé, je n’ai pas envie qu’elle prenne de l’avance par rapport aux autres. Lorsque je n’étais qu’élève, j’ai toujours appris que le karaté était autant personnel que collectif. Et pour débuter, je veux que mon groupe soit solidaire. Je me recule une fois que je lui ai montré ce qui est à faire. Le plus dur pour elle, va être de garder son équilibre, ainsi de coordonner bras et jambes.

Je sors du tatami et croise les bras sur mon torse, tout en la regardant faire. Elle n’est pas mauvaise, loin de là et elle apprend vite. Je me demande bien pourquoi elle a décidé de faire du karaté. Il y en a beaucoup qui s’inscrivent car ils veulent savoir se battre. Mais le karaté n’est pas un sport d’attaque, mais au contraire, un sport de défense. Je me racle légèrement la gorge, et j’espère pour elle qu’elle ne va pas s’arrêter dans ses mouvements !

-Riley, pourquoi vous êtes-vous inscrite dans un cours de karaté ? Quelles sont vos motivations ?

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Sam 1 Oct - 20:18

L'homme est poli. Souriant et particulièrement avenant. Je ne serais pas surprise de voir son cours plein à craquer aux heures habituelles. Ni d'encaisser quelques regards féminins noirs de jalousie, si ma séance privée venait à s'ébruiter. Pour autant, Sebastian n'est pas mon genre. Il a l'air trop gentil, justement. Je suis bien trop exécrable pour ce genre de philosophie.

Il se met en place et décortique devant moi une série de mouvements. Ce faisant, je note que mon prof particulier est papa. Au delà du fait de trouver ça adorable, je fouille et creuse au niveau de cette information. Est-ce que je n'aurais pas manqué d'écraser sa fille en roulant un peu trop vite, un de ces jours ? C'est peut-être ainsi que lui et moi nous sommes croisés, par le passé.

- Vous avez des enfants ? Demandais-je inutilement, sourire bienveillant aux lèvres. Vous avez du courage.

Intérieurement pourtant, je suis persuadée que ses progénitures n'ont rien à faire dans cette impression de déjà-vu. Mais alors quoi ? Perdue dans mes réflexions, je me place mécaniquement sur les traces de mon enseignant, pour répéter aux mieux les gestes qu'il essaye de m'apprendre. J'y mets toutefois toute ma nervosité, tout ce trop plein d'énergie qui me brûle dans les veines ces derniers temps. C'est les joues rouges et un peu essoufflée que j'arrête ma drôle de chorégraphie, lorsque que la voix de Sébastien s'élève à nouveau au dessus des tatamis. Je prends une grande et calme respiration pour apaiser ma respiration. Mon rythme cardiaque est désastreux. Il était réellement temps que je sorte de ma torpeur et que je dépoussière un peu tout ça. Mon corps en avait bien besoin, même si je sais que je suis encore bien loin d'avoir mon compte. Un de ces quatre, il faudra que je me mette au jogging. Y'a forcément moyen de frapper sur les pervers dégoûtants au détour d'un buisson sauvage.

- J'aime les sports de combat depuis que je suis enfant. Je les ai probablement presque tous essayé. Les arts martiaux ont un certain charme, mais je dois avouer avoir une préférence pour les échanges plus … hm … frontaux ? D'ailleurs, vous animez peut-être un cours de boxe en prime ? Enfin, j'ai besoin de me défouler. Et j'ai surtout besoin de savoir me défendre.

Ma tirade est peut-être un peu trop dur de répondant. C'est agaçant. Il faut vraiment que j'apprenne à paraître plus aimable, ou il va me prendre pour un bulldog. J'essaye de lui sourire sans m'empêcher de me tripoter les doigts, en m'approchant un peu pour me confondre en explication.

- Je suis journaliste, en fait. Il m'arrive souvent d'aller fouiller un peu trop « loin », là où je n'ai rien à faire, hm. Je préfère assurer mes arrières. Et vous ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

Et mine de rien, mon enquête fait son petit bonhomme de chemin …

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Ven 7 Oct - 22:03

Fight ! # RileyElle me demande si j’ai des enfants et j’hoche la tête pour lui signaler que c’est le cas. Alia est toute ma vie, elle est ma lumière. Aussi, ce n’est pas du courage qu’il me faut pour l’élever. Le seul courage que j’aurai besoin, c’est pour le fait qu’elle n’est pas une future gardienne malheureusement. Et j’ai peur, véritablement peur, qu’elle devienne comme le monstre qui a tué sa mère. Mais tout ça, je ne peux lui dire elle me prendrait pour une fou.

Aussi, je ne perds pas de temps à lui répondre, préférant passer de suite au cours. Au moins, je pourrais retrouver Alia avant qu’elle ne dorme, du moins, je l’espère. Je montre à la jeune femme les enchainements que je désire la voir faire. Il faut que je regarde comment son corps réagit et donc ainsi, voir sa condition physique. Apprendre le karaté à un sportif et à une personne lambda, ce n’est pas la même chose. Bien que l’addition mène au même résultat, qui sera la réussite de la personne. Enfin la réussite est le fait que la personne sache se défendre si elle venait à se retrouver dans une situation inconfortable. De toute manière, il y a un seul message à retenir lorsqu’on fait du karaté. Ce n’est pas un sport d’attaque comme la boxe ou le kung-fu. C’est un sport de défense qui sert uniquement à ça et à rien d’autre.
Une fois que je vois qu’elle a compris l’enchainement, je me recule et croise mes bras sur mon torse, tout en l’observant. J’admire sa détermination ; on voit qu’elle y met tout son cœur et c’est ce qui me fait plaisir. Mais une question me trotte toujours en tête, c’est pourquoi je la lui pose. Elle s’arrête et reprend une grande inspiration. Je l’écoute m’expliquer ses motivations, tout en hochant la tête régulièrement, montrant que j’écoute ce qu’elle me dit. Je la comprends mieux en quelque sorte. Sauf qu’ici, ce ne sera pas le cours pour se défouler. Et bien que la boxe soit un sport qui me plait, je ne peux guère animer autant de soirée sans perdre du temps libre avec Alianova. Et s’il y a bien une chose que je refuse, c’est cela, ma fille passera toujours devant tout. Mais en tout cas, si elle veut savoir se défendre, elle est au bon endroit. J’écoute sa question et me retient de rire. J’avance vers mon bureau et y attrape un verre. Je reviens vers elle et le lui tend, me doutant qu’elle a chaud et soif après ce petit entrainement.

-Tenez. Et sinon, vous voulez écrire un article sur moi ? C’est pour ça que vous me demandez ce que je veux faire ? Mais pour vous répondre, je suis pompier. Et sinon professeur de karaté à mes pauvres heures perdues, bien que le travail de papa à plein temps soit aussi à inscrire dans mon CV !

Je recule du tatami, pour boire également un peu d’eau. Lorsque je retourne vers la jeune femme, je trouve ce que je vais lui demander de faire pour continuer notre entrainement. Je souris et me plante face à elle, avec un air malicieux.

-Vous avez dit que vous vouliez vous défouler ? Je ne suis peut-être pas prof de boxe, mais je peux essayer. Que diriez-vous d’un bon petit combat, pour tout extérioriser ? Le but n’est pas de se blesser, mais bien de faire sortir toutes les mauvaises ondes.


Je suis certain qu’elle en a, et c’est mon cas aussi. Je dois chasser toute la douleur pour ne laisser place qu’aux souvenirs heureux que j’ai passé avec ma femme et ma fille, avant le départ de Lya.

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Dim 6 Nov - 18:44

Le verre que Sebastian me tend ne fait pas long feu entre mes mains. Tout en engloutissant l'eau délicieusement fraîche, je l'observe du coin de l'oeil. Le fait qu'il soit papa à plein temps provoque un drôle de déclic dans mon esprit. N'a-t-il donc aucune épaule solide avec laquelle partager la lourd tâche qu'est l'éducation d'un enfant ? La question ne franchira pas mes lèvres. C'est une réponse que je n'ai pas franchement envie d'entendre, une fois n'est pas coutume. Et je suis certaine qu'il n'a pas non plus désireux de la délivrer à n'importe qui. Je décide de rester sagement à ma place cette fois, plutôt que de fouiller dans la vie d'un modeste pompier bien trop gentil.

J'abandonne rapidement mon gobelet vide sur le bureau, avant de lui adresser un sourire contrit.

- Un article sur vous … Malheureusement, si vous n'avez rien de croustillant à me mettre sous la dent, je me verrai dans l'obligation de vous laisser tranquille. Dites moi, Sebastian, vous payez bien tous vos impôts ? Aucun cadavre dans le placard ? Pas de relation interdite avec une haute politicienne ?

Je souris plus franchement à présent, prise dans mon propre jeu.

- A moins que vous ne déteniez un don caché ?

L'homme pompier est-il imperméable au feu ? Peut-il invoquer la pluie pour contenir les incendies ? Ou peut-être encore, voyage-t-il de rêve en rêve une fois la nuit tombée ? Cette idée m'électrise presque sur place. La sensation de déjà-vu me heurte de nouveau. C'est peut-être ça, alors. Aurais-je déjà rencontré ce type dans le Monde des Songes ? Cette piste est la première à trouver un semblant d'intérêt à mes yeux. Maintenant, vais-je considérer mon adorable prof particulier comme un gardien serviable et appliqué … ou plutôt comme un cauchemar foutrement doué pour cacher son jeu ? Face à l’ébullition de ma mémoire capricieuse, l'air malicieux de Sebastian distille un peu d’adrénaline dans mes veines. Affronter un cauchemar dans le monde réel, ça que je le sache, je ne l'ai pas encore fait ! Le doute sur sa véritable identité en est deux fois plus captivant.

- Si vous me prenez par les sentiments … Je ne peux définitivement pas refuser … avouais-je en reculant d'un pas pour engager une position de défense. Vous n'êtes pas prof de boxe, eh bien … Je vous propose un marché. Il est permis d'utiliser n'importe quelle technique de combat, karaté inclus. Mais pas de coup bas. Et faisons en sorte de ne ressortir d'ici qu'avec quelques bleus tout au plus … Ça marche ?

Mon adversaire a l'air sur la même longueur d'ondes que moi. Il a besoin d'exprimer sa colère, toute sa frustration, et de laisser s'échapper tout le poids qui lui pèse sur l'échine. Car à présent je n'en doute plus vraiment. Mon pompier souriant en veut bien plus à l'existence qu'il ne le dévoile vraiment. Eh bien, il a trouvé quelqu'un qui saura lui rendre les coups, tout comme j'ai besoin qu'on réponde aux miens. Sur cette belle conclusion, je n'en attends pas moins qu'il accepte ma proposition de lutte hors norme. Je serre les poings, prends appuie sur ma jambe gauche, et envoie un coup de pied latéral droit sur lui sans autre forme d'introduction. Reflex ? Que le combat commence.

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Mer 4 Jan - 16:50

Fight ! # RileyEn la voyant descendre le verre d’eau que je lui ai donné, j’ai presque envie de la charrier. Mais je ne le fais pas. Déjà parce que je ne la connais pas et je ne sais pas comment elle peut réagir. Ensuite parce que ce n’est pas le bon moment pour le faire. Mais apparemment, ses questions ont un but précis. Veut-elle écrire un article sur ma petite personne ? Je n’en sais rien, mais je compte bien avoir la confirmation si jamais c’était son intention première. C’est pourquoi, lorsqu’elle me répond, je ne peux m’empêcher de sourire. Je fais mine de réfléchir pendant quelques secondes, comme si j’avais besoin de me souvenir si j’ai des choses comme elle me demande, à me reprocher.

-Hum … Pas de relations avec une haute politicienne. Mes impôts sont en règle, du moins à ma connaissance. Les cadavres, si j’en avais, je les cacherai ailleurs que dans le placard. J’aurai trop peur que quelqu’un tombe dessus ! Mais non, pas de cadavre et donc, pas don caché non plus. Désolé, je n’ai rien de croustillant à vous mettre sous la dent.

Je continue de la fixer, essayant de savoir pourquoi elle me dit quelque chose. Depuis que je l’ai vu arriver dans le complexe des loisirs, j’ai comme la sensation de déjà-vu. Et pourtant, je n’arrive pas à me souvenir si j’ai déjà croisé Riley ou pas. Si c’était le cas, où est-ce que j’aurai pu la voir pour la première fois ? Manchester est une grande ville, avec de nombreux habitants. Alors c’est tout de même fort probable que je l’ai rencontré dans la rue. Peut-être est-ce elle qui m’a ramassé le doudou d’Alia, au parc ? Non, il me semble que c’était une femme blonde. Je me mets une claque mentalement, et me dis qu’il est peut-être temps de lui proposer mon idée.

Je m’avance sur le tatami, et lui propose un petit cours amélioré de boxe. Même si je ne suis pas professeur de ce sport, je connais tout de même quelques bases, même si ça fait un moment, que je n’ai pas testé de savoir si je les connaissais. J’écoute avec attention ses recommandations. Quelques bleus, ça ne me fait pas peur. Après tout, en étant pompier, je suis habitué et je sais que je peux être blessé. Aussi, lorsqu’elle finit sa phrase et se met en position, j’en fais de même de mon côté, me mettant en position de défense. Je ne prends pas la peine de répondre pour lui dire que je suis d’accord avec ses conditions, car je pense que ma défense montre que j’accepte le défi. Après tout, on a tous les deux des démons à extérioriser, j’en suis certain. Il faut que je chasse le souvenir de Lya, du moins, les mauvais. Alors que je suis perdu dans les souvenirs de Lya, son pied percute mon torse et je tombe en arrière. Très bien Seb, maintenant, il faut se ressaisir.

-Je vous ai laissé marquer ce point, maintenant, je ne me laisse plus faire ! Préparez-vous à prendre des coups Riley!


Sans attendre, je pose les mains au tapis et me redresse. Une fois debout, je me mets de nouveau en position de combat et envoie mon poing gauche dans sa direction. Et de suite dans la foulée, je tente de lui faucher la jambe, afin de la mettre au tapis. En espérant y arriver. Si ce n’est pas le cas, cela signifiera que j’ai bien fait de ne pas devenir professeur de boxe.

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Sam 6 Mai - 11:10

Spoiler:
 

Le professeur de karaté semble distrait un bref instant. Drôle d'erreur au vu de son expérience, mais manque de chance, c'est le moment précis où je décide de lui balancer mon talon dans le thorax. Sebastian part en arrière pour rencontrer le sol recouvert de tatamis. Un sourire en coin neutre et sans joie apparaît brièvement sur mon visage. Je le soupçonne d'avoir justement été occupé par ce même souvenir qui lui laisse une étincelle triste et éteinte au fond du regard. Très bien. Si Karaté Kid ne parvient pas à se concentrer comme il aimerait le faire, alors c'est moi qui vais me charger de chasser ses démons. À coup de pieds dans le bide.

Mais soudainement mon adversaire ne semble plus avoir besoin d'aide. Il se redresse, et bien que je sois attentive aux moindres de ses mouvements, je parviens à éviter le coup de poing avec aisance mais me retrouve brutalement à terre sans voir venir la balayette. Mes dents claquent dans le vide. Sonnée et surprise, un léger rire m'échappe. Il m'a bien eu. Je roule sur le côté par instinct, hors de portée, et bondis sur mes pieds.

- Ne retenez surtout pas vos coups, ce serait foutrement vexant.

Je reprends ma garde et étudie la sienne avec attention. Une joie que je n'avais plus connu depuis des mois brûle dans mes veines. Je suis heureuse de pouvoir me battre à nouveau. Heureuse de pouvoir enfin défouler la hargne qui paralysait mes muscles tout ce temps. Heureuse d'avoir trouvé un partenaire et adversaire animé par cette même flamme. Je tente un coup de poing vers le bas de son abdomen. Sebastian pare mon attaque et je n'en attends pas moins pour pivoter sur mes pieds pour balancer un coup de coude vers l'espace de son buste qu'il a dû dégager pour se défendre. Le professeur a de trop bons réflexes. Je ne l'ai pas atteint que déjà je sens sa prise se refermer sur mon kimono. Une alarme s'allume dans mon esprit quand je comprends qu'il va me faire une prise de karaté bien sentie. Je roule à nouveau sur le tatami et amortie ma chute tant bien que mal. Ma réception laisse clairement à désirer. Un peu de sueur commence à réchauffer mon front tandis que mon souffle commence à s'agiter un peu plus vivement. Je me redresse sans attendre et lui fonce dessus pour le plaquer au sol sans ménagement. Après tout, « n'importe quelle technique de combat » n'exclut pas un bon placage de rubgyman ! Nous tombons par terre, tous deux déséquilibrés, et volons chacun de notre côté pour éviter toute contre-attaque.

- Dites-moi mon vieux, ça vous est venu comment le goût du karaté ? soufflais-je en rassemblant mes idées, peut-être bien pour gagner un peu de temps.

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Sam 6 Mai - 17:05

Fight ! # RileyLui envoyant un coup de poing, je suis ravi qu’elle l’évite. Mais trop concentré sur le haut de mon corps, elle ne voit pas ma jambe et elle se retrouve au sol. Un rire lui échappe, ce qui me fait sourire. Il est rare que les gens rient lorsqu’ils se retrouvent au sol. Ils sont plus en train de râler. Mais bon, chacun sa façon de réagir ! Elle roule de côté, afin d’échapper un éventuel assaut, ce qui est très bien. Mais je ne suis pas là non plus pour lui faire du mal, je ne l’aurai donc pas attaqué mais plutôt laisser reprendre son souffle. Sa phrase me fait rire.

-Je ne retiens donc plus mes coups.


Je me calme de suite après, reprenant une position de défense. Ce n’est pas parce qu’on échange des banalités, que je ne dois plus être sur mes gardes. La laissant attaquer, je vois son poing qui part en direction de mon abdomen. J’évite avec habiliter son attaque, et immédiatement, elle en tente une nouvelle. Son coude aurait pu me frôler, mais je me recule d’un pas, pour l’éviter. Après tout, ce n’est pas la première fois que je m’entraine, fort heureusement. Puis si l’élève dépassait le maître immédiatement, à quoi bon donner des cours ? En tout cas, Riley est une très bonne adversaire et j’avoue que ça me fait du bien de me défouler autant. Vu qu’elle est très mal placée, j’en profite pour attaquer à mon tour. Hors de question que je passe mon temps à seulement me défendre. Attrapant son kimono, je la fais basculer sur le côté et la regarde rouler sur les tapis, pour amortir sa chute. Une nouvelle fois elle est à terre, mais ce n’est pas pour autant que je vois l’abandon se reflétait dans ses yeux, bien au contraire. Sa réception au sol n’était peut-être pas la meilleure, mais au moins, elle ne me permet pas de lui affliger de nouveaux coups. Commençant à avoir chaud, je sais que c’est le meilleur moment qui arrive. Celui où on va tout donner, parce que l’adversaire commence à montrer des signes de faiblesse. Il n’y a que dans les films où l’on peut se battre pendant trois heures, sans être fatigué. La réalité est bien différente mais c’est ce qui met du piment au combat. Je la vois se relever, et je me demande comment elle va attaquer cette fois-ci. Riley n’est clairement pas du genre à s’asseoir et à poser des questions. Elle doit sûrement agir et se poser des questions en suite. Je la vois courir dans ma direction et je suis pris de court. Qu’est-ce qu’elle fait ? A-t-elle perdu la tête ? Mais je comprends, lorsqu’elle me plaque au sol, en mode rugbyman. Effectivement, on avait dit toutes techniques de combat. Je me rappellerai maintenant qu’elle prend ça réellement au pied de la lettre ! On tombe tous les deux à terre et je roule sur le côté, pour éviter une nouvelle attaque. Sautant immédiatement, je retourne sur mes pieds à bout de souffle. Je sens déjà que demain, je vais avoir de beaux bleus.

-Une vieille histoire. Un homme m’a montré que c’était un sport très instructif, je n’ai fait que reprendre le flambeau.

Une vérité, très vague. Mais je ne veux pas me replonger dans mes souvenirs. Sans la quitter du regard, je tente de reprendre ma respiration. Peut-être en a-t-elle assez ? Autant lui poser la question. Pour ma part, l’un comme l’autre ne me dérangeait pas.

-Voulez-vous continuer, ou on s’arrête là pour aujourd’hui ?

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MessageSujet: Re: Fight ! - [Sebastian]   Mar 9 Mai - 13:54

Encore une fois, je ne peux m'empêcher de comparer les bagarres du monde réel aux combats que je mène dans les songes. C'est fou comme les choses sont différentes. Ici, je m'essouffle beaucoup plus vite. Sans oublier qu'il m'est beaucoup plus difficile de faire les pirouettes de guerre que je me plais à exécuter pour dégommer de la chair à Cauchemar. C'est comme si la gravité était différente. Tout compte fait, mon esprit est peut-être plus fort que mon corps. Ça expliquerait ma force améliorée dans le monde des songes, et ma respiration de mamie face à Sebastian.

Je profite du temps qu'il utilise pour répondre à ma question pour récupérer un peu. Je me relève avec un peu moins de facilité et d'agilité que lui, et lui fais face à nouveau. Mes muscles protestent, fatigués de se taper le sol au quatre coins de la pièce. Mais j'ignore les courbatures largement supportables et porte un regard pétillant au professeur. Je roule les épaules et lève à nouveau mes poings en défense devant moi.

- On se dégonfle Sebastian ?

Je souris en coin, en partie pour le provoquer je dois bien l'avouer. Je lance un nouveau coup de pied circulaire, en direction de son crâne cette fois, pour lui signifier ma réponse. Il ne m'a pas assez usée pour que je décide déjà d'abandonner le ring. Bien entendu, il plonge pour éviter l'attaque. Je crois apercevoir une contre-attaque en préparation de sa part, mais la sonnerie d'un téléphone portable nous immobilise soudain tous les deux. Mes sourcils se froncent. J'ouvre la bouche et jette un coup d’œil à mon partenaire, avant de me résoudre à comprendre qu'il s'agit de mon propre cellulaire. Sans plus attendre, je cours pour récupérer l'appareil dans mes affaires avant de louper l'appel. Je décroche juste à temps et plaque l'objet contre mon oreille.

- Oui ? … C'est pas vr... Quoi ? Tout de suite ? … Attends deux secondes …

J'attrape un petit calepin dans mon sac pour y griffonner une adresse à la va-vite.

- C'est bon. Ok, ok. J'arrive, t'as intérêt à bien m'attendre !

Je raccroche, une mine satisfaite au visage. Je me retourne et lève les yeux sur le pompier resté sur les tatamis.

- Je suis désolée, j'ai … Enfin, mon collègue vient de m'appeler et … enfin, il paraît qu'il y a de quoi écrire un bon papier sur un truc qui se déroule au centre ville. C'est une occasion que je ne peux pas louper. C'est peut-être une chance de récupérer un bon poste, si j'arrive à sortir un bon article.

D'un geste, je balance mon téléphone portable au fond de mon sac de sport pour faire diversion. Je me mords l'intérieur de la lèvre, regrettant déjà de m'être étendue à ce point sur ma vie professionnelle. Sebastian n'a plus qu'à en déduire que je suis une journaliste jetée au placard, animée d'un espoir un peu fou et minable de redorer son blason perdu. Super.

- Il faut que je me sauve, expliquais-je avec un sourire contrit. Mais ce n'est que partie remise. Je pense revenir très régulièrement à vos cours, vous pouvez compter là-dessus. Et merci encore pour la séance privée.

Je m'incline légèrement en avant, attrape mes affaires d'une main et lui fais un signe amical de l'autre. Je me sens un peu comme une fuyarde en partant maintenant, le laissant de ce fait remporter cette manche. Mais pour compenser, je me promets intérieurement de revenir très prochainement. Pour lui coller une bonne raclée. Foi de rousse.

Fin :03:

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