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 Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]

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soldat

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INSCRIT DEPUIS LE : 14/09/2016
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MessageSujet: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 14:31

Ne jamais quitter la route des yeux
Ft. Mallory
Depuis cette fameuse rencontre avec Mallory, oui à force j’avais retenu son nom, je m’étais fait un malin plaisir d’aller la voir dans le monde des songes. Dès qu’elle tentait de se nourrir, je me greffais dans le rêve et je la renvoyais avant qu’elle ne puisse se nourrir. Cela dure maintenant depuis une bonne quinzaine de jours. Et j’en suis fier ! Et à force, elle est fatiguée, affamée, ce qu’il fait qu’elle est de plus en plus facile à battre. Elle se doute sûrement que c’est moi, mais je fais exprès d’apparaître sans visage, afin qu’elle ne puisse pas être sûre que c’est moi. Mais je suis en train de l’affamer, et c’est le principal, surtout que ça va de plus en plus vite. Au moins, je ne perds pas trop de temps, et je peux retourner dans d’autres rêves.
Secouant la tête, je finis de m’occuper de Pit, le Pitbull d’une habitante. Le pauvre animal a foncé tête baissée dans un barbelé, résultat, il s’est blessé les deux pattes avant. Rien de bien méchant, simplement, quelques griffures. Et surtout, c’était la propriétaire qu’il fallait rassurer. Enfin tout est bien qui finit bien. Les raccompagnant tous deux jusqu’à la porte d’entrée, je les salue, avant de retourner ranger la pièce. Une fois chose faite, je vois qu’il est presque vingt heures. Emma doit déjà être rentrée, ce qui m’arrange. Au moins, je n’aurai pas à me coltiner Mallory. Reposant ma blouse, je la dépose sur le porte-manteau, avant d’attraper ma veste et ma sacoche. Faisant tourner les clefs de ma voiture autour de mon doigt, je ferme la clinque. Et je retourne sur le parking. Grimpant dans la voiture, je mets le contact et m’engage sur la route. Mon téléphone sonne et au loin, je vois le numéro de la propriétaire d’un chaton qui est passé ce matin, parce que son chaton a été fauché. Me demandant ce qui se passe, surtout qu’il était en mauvais état, je tente de décrocher. Mais malheureusement, je quitte une seconde la route des yeux et ne vois pas la branche qui se trouve un peu plus loin. Lorsque je relève les yeux, n’arrivant pas à décrocher, je la vois. Et là, je donne un violent coup de volant. Hurlant, j’essaye de freiner, mais ça ne fait rien. Je vois l’arbre qui se rapproche, l’impact. Ma tête qui percute l’airbag avec force. La douleur dans mon bras droit. Les lumières. Les sirènes. Les questions. Le mal de tête. Le blanc, le trop blanc. Les réponses. Et je me retrouve couché sur un lit, à passer un scanner, mon bras blessé contre mon flanc. Puis le médecin arrive enfin, me disant que j’ai de vilains bleus et coupures, un bras cassé, une épaule remise en place et que je vais sûrement avoir mal à la tête dans les jours à venir. Super, il ne manquait plus que ça !

-Vous voulez qu’on prévienne quelqu’un ?

Secouant négativement la tête, je lui dis que je vais m’en charger. Il me tend mon téléphone et avant qu’il ne sorte, je lui demande s’il sait dans quel état est ma voiture. Il me dit qu’elle est bonne pour la casse, d’après les pompiers qui m’ont amené ici. Super … Le remerciant, j’attrape mon téléphone et compose le numéro de la maison. Il est presque vingt-deux heures, j’espère que ma jumelle n’est pas couchée. Tombant sur le répondeur, je laisse un message.

-Em’ ... C’est Ollie. J’ai eu un accident de voiture. Rien de grave … Mais je ne peux pas rentrer, ma voiture est morte. Tu peux venir me chercher s’il te plait ? Merci, je t’attends.

Me redressant, je grimace et regarde d’un œil mauvais l’écharpe d’immobilisation, avant de regarder dans la vitre de l’hôpital. Des coupures sur le visage, ça, on ne me l’avait pas dit ! Le plâtre n’étant pas tout à fait sec, mon sweat étant sûrement à la poubelle, une infirmière vient m’en passer un. Super, je ne peux même pas mettre mes vêtements ! Elle veut m’aider, mais je refuse. Je grimace en tentant de faire passer la manche sur mon épaule blessée. Tant pis. Heureusement que c’est le même bras d’ailleurs ! Attendant dans la chambre, je vois soudain une silhouette. Je me redresse et me fige.

-Qu’est-ce que tu fais là ?!



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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 15:04


Ne jamais quitter la route des yeux
Never mind ✧Mallory n'était...pas dans sa plus grande forme, des cernes marquant fortement son visage depuis plusieurs jours à présent, son teint était même encore plus pâle, elle perdait même l'appétit dans la vie réelle et ne faisait plus long feu dans le monde des songes...si elle ne fermait pas les yeux pendant quelques heures, si elle n'arrivait pas à se nourrir de cauchemars, mais aussi de nourriture...elle y passerait bientôt. Une bonne nouvelle ? Elle venait de reprendre ses pilules pour la calmer un peu, un autre médecin réussit à trouver un meilleur dosage qui ne l’abrutissez pas totalement, mais qui lui permettait aussi de ne plus avoir d'hallucination dans la vie de tous les jours, car elle en était là. Le médecin lui conseilla de dormir un peu plus et elle eut pour seule réaction un rire nerveux. Si seulement elle pouvait ! C'était Oliver, ça ne pouvait être que lui, c'est lui qui a du commencer les festivités et peut-être même inviter ses amis à rejoindre le jeu lorsqu'elle fut bien affaiblie.

Dans la vraie vie, ils s'évitaient, la jeune femme s'arranger toujours pour prendre ses « repas » en dehors des horaires où Oliver était présent et elle vivait principalement dans sa chambre. Quelques carnets avec toujours les même croquis, ce monde imaginaire et cauchemardesque, mais aussi parfois les corps de sa famille.

Emma prévint Mallory qu'elle aurait du retard, une histoire de paperasse et peut-être aussi un départ en retraite à fêter ? Tant mieux, elle pourrait en profiter pour piquer un somme. Allonger dans son lit, elle ronchonna cependant quand une dizaine de minutes plus tard le téléphone se mit à sonner et bientôt le répondeur se déclencha... elle reconnu la voix d'Oliver et se dit que décidément ce dernier la faisait chier jusqu'au bout. Après un soupire elle se leva tout de même pour réécouter plus attentivement le message. Il a eut un accident, mais rien de grave, choueeeeeette... mais il a besoin qu'on vienne le chercher. Mallory jeta un coup d’œil à l'horloge et se dit qu'il n'était pas prêt de revenir à la maison à cette allure. Se faisant violence, elle mesura les pour et les contre si elle devait aller le chercher. Elle pourrai toujours dire qu'elle n'avait pas entendus ? Oui, mais Emma savait que la jeune femme était à la maison et qu'elle avait un sommeil léger ces derniers temps.

« Je n'aurais jamais du revenir en fait ! »

Il lui aurait certainement mené la vie dure, mais au moins elle n'aurait pas à débattre de ce qu'elle devait faire dans ce genre de situation. C'est avec un long soupire qu'elle prit les clef de sa nouvelle voiture. La jeune femme réussit a passer le permis haut la main à sa sortit d'hôpital, ce qui était plutôt pratique finalement pour se déplacer sans avoir de compte à rendre. Heureusement que l'hôpital n'était pas loin, un quinzaine de minute à tout cassé et le parking était accessible assez facilement. Arriver à l’accueil, ne le voyant pas dans les parages elle demanda à une infirmière la chambre d'Oliver et celle-ci s'y dirigea non pas sans traîner les pieds...puis elle eut un super accueil. Levant un sourcil, si elle faisait peur à voir, lui semblait bien amocher, mais elle n'allait pas lui faire de cadeau pour autant.

« Bonsoir Oliver, moi aussi je suis contente de te voir.
Dit-elle sur un ton ironique avant de regarder un peu dans la chambre. Emma n'est pas encore rentrée, elle a des papiers à faire au boulot et une histoire de fête ou je ne sais pas quoi...Bref, si ça ne te fait pas plaisir, je peux aussi repartir et te laisser attendre ici...mais je pense que tu en a pour un moment, je n'ai pas réussit à la joindre sur son téléphone. »

Mallory était déjà prête à faire demi-tour, même pas fâché de venir pour rien, elle en aurait même profiter pour faire une petite sieste dans sa voiture avant de reprendre la route et de tenter de faire une nouvelle nuit.  
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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 16:19

Ne jamais quitter la route des yeux
Ft. Mallory
J’ai mal. Mal à la tête, mal au bras, mal partout. L’impression d’avoir été passé sous un rouleau. Appelant à la maison, je ne voulais pas que le médecin téléphone à Emma et qu’elle panique pour un rien. Je préfère lui téléphoner moi-même, histoire qu’elle ne stresse pas pour un rien, et qu’elle vienne simplement me chercher. Attendant patiemment, j’ai hâte de passer à la pharmacie degarde, de rentrer chez moi et de me coucher. De reposer ce bras douloureux, histoire d’oublier quelques heures la douleur. Ce n’est pas quelque chose qui me fait peur, mais je n’aime pas souffrir pour autant. Au moins, dans le monde des songes, je ne serais pas aussi cassé que je le suis actuellement, et pour de longues semaines. Va falloir que je prévienne Kaylee aussi, que je ne vais être bon que pour la paperasse et les petites consultations. Entendant des pas, je me relève, espérant croiser le regard de ma jumelle. Mais pourquoi est-ce que c’est sa silhouette, qui se dessine sur le pas de la porte ? Ce n’est pas elle que j’ai appelé, mais Emma. Où diable est ma sœur, lorsqu’on a besoin d’elle ?! Surtout que depuis une quinzaine de jours, je fais tout pour ne pas croiser la jeune Mallory à la maison, n’étant pas certain de pouvoir maîtriser mes mots. Et là, je la vois arriver ? Pourquoi ? Elle est encore venue se battre contre moi ? Parce que si c’est le cas, je ne suis pas en état de le faire. J’ai bien trop mal à la tête, pour pouvoir ne rien dire. Elle prend la parole, et je la maudis intérieurement, la traitant également de tous les noms possibles. Qu’est-ce qu’elle peut m’énerver avec ses manières, et sa voix ironique ! Comme si c’était un plaisir pour elle. Levant les yeux au ciel, je me retiens de lancer tous les commentaires qui me brûlent les lèvres.

-Retiens tes commentaires, et j’en ferais de même. Je vais pas me battre ce soir.


Grimaçant de douleur, je remonte ce sweat qui est trop petit, histoire de ne pas sortir non plus torse-nu. Me baissant pour attraper mes chaussures, je n’ai même pas la force de faire les lacets. Surtout que d’une main, c’est déjà peine perdue. Etouffant un juron, j’arrive tant bien que mal à enfiler mes deux baskets, et me redresse, maintenant mon bras le temps de me redresser.

-Vu qu’Emma n’est pas joignable, allons-y et ramène-moi. T'as intérêt à bien rouler!

Attrapant ma sacoche, qu’ils ont réussi à laisser à l’hôpital, je l’attrape de ma main valide, avant de suivre Mallory en trainant les pieds. Je n’ai aucune envie de rester en sa compagnie. Alors que je m’apprête à sortir de l’hôpital, le médecin m’interpelle. Tournant la tête vers lui, il me dit que je pense à manger, et que je prenne des antidouleurs. Hochant la tête, je suis la brunette tout en l’observant discrètement. Des cernes sous ses yeux, sûrement signe de la faim. J’en suis bien content ! Au moins une bonne chose, dans cette journée pourrie. Grimpant dans la voiture, côté passager une fois les portes déverrouillées, je jure de nouveau lorsque j’ai beaucoup de mal à accrocher ma ceinture. Vivement que je puisse rentrer et m’en aller loin d’elle ! Je ne la supporte plus … Elle monte à mes côtés et je me fige, avant de me coller contre la portière. Tenant mon bras d’une main, je la laisse mettre le contact. Regardant droit devant moi, je ne desserre pas les mâchoires.

-Il faut qu’on s’arrête à la pharmacie de garde. J’ai des médicaments à prendre.


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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 16:53


Ne jamais quitter la route des yeux
Never mind ✧« Noté, pas de bagarre ce soir. »

Elle ne fit pas le petit commentaire en plus qu'elle avait en tête comme quoi elle n'était pas non plus en forme, ça lui ferait certainement trop plaisir et il était bien plus amoché qu'elle. Étrangement, ça ne la réjouissait pas plus que ça de le voir dans cette état, par contre il disait ne pas vouloir se battre ce soir, mais il aboyait tout de même des ordres, laissant la jeune femme presque désespéré. Le voilà debout avec ses chaussures non lacets...soit il va marcher en canard, soit il est bon pour tomber avant même la sortie de l'hôpital. La jeune femme, elle-même ne croyait pas ce qu'elle s'apprêtait à faire. Le stoppant avec un léger soupir elle lui dit juste « attend » puis elle se baissa pour lui faire ses lacets, il ne le méritait certainement pas, mais tant pis ! Elle préférait faire ça plutôt que d'expliquer à Emma comment il a fait pour se casser en plus le nez.

« Je pense que tu as eu assez d'accident pour une journée, au pire des cas si je fais un malaise tu pourras toujours saisir le volant d'une main. »

Mallory prit la tête de la marche, après tout, elle était celle qui allait conduire et qui savait où se trouvait sa voiture, juste avant de franchir les portes de la sortie de l'hôpital, le médecin rappela au garçon de manger et de prendre ses anti-douleurs. Pas de chance il n'y avait ni plat préparés ni même de plat surgelé ou de reste, il allait devoir se faire à manger tout seul, car il était bien hors de question que la brunette lui fasse quoi que ce soit.

Une fois derrière le volant, elle le laissa se débrouiller avec sa ceinture et mit la sienne, ce ne fut qu'une fois qu'elle entendit le clic de la sienne qu'elle démarra. L'ambiance était légèrement pesante, calme, sans aucun bruit et...Mallory manqua de piquer du nez, ce fut la voix d'Oliver qui lui permit de reprendre consistance.

« Bien, on prendra des somnifères avec... »

Elle ne pourrait certainement pas intervenir en tant que cauchemars, mais au moins aurait-elle une vrai nuit de sommeil. Puis elle se rendit compte aussi qu'elle n'avait pas prit son traitement aujourd'hui, si elle ne le formula pas à voix haute, elle s'en rendit compte en regardant par le rétroviseur et en voyant le visage de sa mère, une longue coulé de sang démarrant de son front pour venir mourir sur le bout de son nez. Chouette. Heureusement qu'elle n'avait pas réagit, qu'elle avait l'habitude de ses visions d'horreurs et qu'elle savait parfois faire la différence entre la réalité et les hallucinations causés par sa maladie, mais aussi le manque de sommeil. Un peu crispé sur le volant, elle s’arrêta devant la fameuse pharmacie de garde et tenta de se détendre dans le fond de son fauteuil, regardant la route.

« Voilà le premier arrêt... Je te laisse aller seul, tu sais comment faire. »

Au pire, tant pis pour les somnifères, elle devait bien en avoir dans son sac, au moins un. Elle attendit qu'il sorte de la voiture pour se passer les mains sur le visage et se frotter les yeux. Ça va passer, ça va aller, ces médicaments étaient chiant tout de même à la remettre un peu trop dans la réalité, sans, ses visions cauchemardesques avait moins d'impact sur elle, ici...ça lui donner juste l'impression que sa famille lui manquait alors qu'en réalité il n'y pensait pas aussi souvent que ça. Elle ferma les yeux un instant, avant qu'Oliver n'entra à nouveau dans le véhicule et elle fit semblant de rien.

« C'est bon? Direction la maison à présent? »
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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 18:07

Ne jamais quitter la route des yeux
Ft. Mallory
Assis dans la voiture, j’attends patiemment qu’elle démarre. J’en reviens toujours pas qu’elle ait fait mes lacets, dans l’hôpital. Même si je suis certain qu’elle a fait ça pour éviter qu’Emma hurle, si elle sait que j’ai fait un second séjour à l’hôpital, tout ça parce que mes chaussures n’étaient pas nouées. La laissant démarrer et conduire en silence, je n’ai pas envie de lui parler. J’ai juste hâte d’arriver à la maison, pour pouvoir m’éloigner. J’espère qu’Emma aura une très bonne excuse pour ne pas être rentré à cette heure tardive. Enfin, je dis ça, sûrement parce que je suis fatigué et énervé d’être en compagnie de Mallory. Lorsque je lui annonce qu’il faudra qu’on passe à la pharmacie de garde, elle me répond qu’il faudra des somnifères. Je retiens un sourire, en me concentrant sur un point devant moi. Madame aurait-elle des petits soucis de sommeil ? Quel dommage … Oui ironie la plus totale !
Fort heureusement, elle s’arrête rapidement devant la pharmacie. Je vais pouvoir m’éloigner pendant quelques minutes d’elle, car je sens toujours la colère dès que je suis à ses côtés. Même si cette dernière est bien atténuée, depuis que je l’empêche de se nourrir. Après tout, c’est mon devoir de gardien. Même si je me fais mon petit plaisir personnel, de l’empêcher elle principalement. Ouvrant la portière, je me dirige à l’intérieur. Une charmante jeune femme m’accueille tout en m’étudiant du regard. Elle me demande si tout va bien, et je ne peux que rire.

-Oh oui ! Ma voiture est morte, je ne vais pas pouvoir travailler pendant un moment, et en plus de ça, je me coltine la colocataire de ma sœur pour rentrer, qui est exécrable ! Mais oui ça va.

Lui tendant mon ordonnance, je lui demande, une fois qu’elle a fini, si elle peut regarder l’écharpe. J’ai l’impression qu’elle est mal mise. Effectivement, elle n’était pas assez serrée ce qui fait que mon bras n’était pas assez haut. La remerciant, je tourne les talons, prêt à sortir. Elle me souhaite bien du courage. Je la remercie, avant de sortir en trainant les pieds. Je n’ai pas envie. Pendant quelques secondes, je suis presque à me demander si je ne vais pas rentrer à pieds. Mais jugeant la distance, je me dis que non. Puis j’ai hâte de prendre quelques antidouleurs. Mais également de manger quelque chose, même si je vais bien avoir du mal à me faire à manger seul. Enfin autant m’y habituer de suite, car il est hors de question que je sois dépendant de quiconque. Même si je ne sais pas encore comment je vais pouvoir aller travailler. Trouver une nouvelle voiture ne sera pas un problème. Par contre, me rendre à la clinique vétérinaire, sans pouvoir conduire, ça risque d’être drôle. Soupirant, je me passe une main sur le visage, avant de remonter dans le véhicule. Je mets un peu moins de temps à accrocher ma ceinture, heureusement. Je ne veux pas montrer un acte de faiblesse devant un cauchemar ! Surtout que dans le monde des songes, vu mon état dans le monde réel, je vais être moins fort et ça ne me plait pas. Il faudra que je prévienne Shin ou Caitlin, voir même les deux.

-Oui direction la maison d’Emma.

Qu’elle ne pense pas que c’est chez elle non plus ! Ce n’est pas chez moi, également. Enfin, je me vois mal dire à Emma que je vais habiter ailleurs. Je tiens à mon postérieur, et je n’ai pas envie que Médor montre les crocs. Puis j’aime être près d’elle, c’est bien pour ça que je suis venue la rejoindre d’ailleurs. Fort heureusement, on arrive vite à la maison. Descendant, le moteur pas encore coupé, je m’empresse d’entrer dans la maison. Déposant ma sacoche sur la table, je me dépêche d’attraper un verre et de prendre un médicament. Mallory n’est pas encore rentrée. J’attrape une casserole, mais elle me lâche des mains. Pourquoi c’est le bras que je me sers le plus qui est dans le plâtre. Je jure et me baisse pour la ramasser. C’est au même moment que je vois Mallory.

-Ne penses même pas à te moquer ou je te ficelle le bras pour te montrer l’enfer que c’est ! Même pour se faire cuire des stupides pâtes !



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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 18:46


Ne jamais quitter la route des yeux
Never mind ✧Quelques instants sans lui, ça faisait du bien, elle sentit le poids du sommeil sur ses épaules et à dire vrai sur son corps tout entier. Elle allait bientôt faire une crise de nerf, péter un boulon. En fait, elle avait peut-être juste besoin de partir de cette maison. Les papiers seraient en règle? En plus elle prend son médicament alors elle ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas encore disposer de son logement.

Elle conduisit donc jusque chez Emma, elle poussa un long soupire alors qu'il était déjà à l'intérieur quand le moteur ne fut pas encore éteins. Mallory tenta de ne pas s'en formalisé et elle s'extrait de sa voiture pour aussi rentrer dans la maison, voyant qu'Oliver venait juste de faire tomber la casserole, voulant certainement se faire des pâtes. Elle aurait pu en rire, mais là, elle était au bord du rouleau et elle lui adressa juste un regard noir tandis qu'il l’agressait déjà par le ton et le volume de sa voix. Sérieusement, il ne pouvait pas faire comme tout le monde et juste rager dans son coin ou demander juste de l'aide. Oh, oui, mais comme c'était elle, il fallait absolument tout faire pour la faire craquer la petite, n'est-ce pas?

Sans un mot, elle lui prit la casserole des mains et s'aventura dans les placards pour ce saisir du premier paquet de pâtes qu'elle posa sur le comptoir. Versant l'eau, elle mesura avec un verre l'équivalent de ce qu'il semblait manger habituellement. Même si elle l'évitait, la jeune femme était du genre observatrice et sa sœur parlait toujours de son appétit d'ogre. De plus, elle la voyait bien parfois préparer quelques plats pour lui ou alors Mallory s'en occupait et le jeune homme n'en avait même aucune idée. Ça ne dérangeait pas la brunette, car elle savait que c'était pour aider Emma, elle préféré se dire ça, plutôt que de savoir qu'une partie revenait à Oliver. Elle mit donc la casserole d'eau à bouillir et elle se dirigea presque de façon automatique vers le frigo pour sortir le ketchup et le gruyère qu'elle posa sur la table. Elle prit aussi une assiette et des couverts et pour finir elle déposa un verre d'eau pour qu'il puisse prendre ses médicaments. Elle soupira, regardant partout sauf le jeune homme, froide, mais épuisé en se disant qu'elle aurait pu en profiter pour dormir et au lieu de cela, elle était parti le chercher à l'hôpital et elle lui préparait même à dîner.

« Reste pas là, prend tes médicaments, ça sera au moins ça de fait. »

Elle plongea la ration de pâte dans l'eau et savait que d'ici trois minutes ça serait prêts. Elle reposa sa tête en arrière contre l'une des armoires et se permit de fermer les yeux. Elle doutait qu'il ne fasse la conversation ou même qu'il la remercie pour quoi que ce soit. Son esprit divagua sur les terres qu'elle connaissait, ses ruines de château, cependant il y avait cette chambre, celle de ses parents. Sa mère au sol, se vidant de son sang et crachant alors qu'elle prononça difficilement son prénom. En un instant, elle ouvrit les yeux, ce n'était pas un cauchemar, mais une version distordue de la réalité. Si elle pouvait tuer sa mère encore une fois afin qu'elle ne la voit plus dans ses hallucinations ou dès qu'elle fermait les yeux...sa sœur c'était différent, même ensanglanté, Mallory n'en avait pas peur. Elle murmura pour elle-même « j'en ai marre ». Si ce n'était pas les gardiens, c’était les hallucinations et ces foutues médocs qui l'empêcher d'être elle-même ! Le repas prêt, elle égoutta les pâtes et les servis à Oliver.

« Si monsieur n'a plus besoin de moi, je serrais dans ma chambre, à moins qu'il n'a encore demandé à ses collègues de m'empêcher de dormir. Toute façon, même sans ça j'y arriverais pas. Bravo, tu as gagné, content ? »


Oui, elle était clairement à bout et si elle ne voulait pas se battre avec lui, ils n'avaient clairement pas la force physique tous les deux se soir, elle en avait assez.
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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Mar 2 Mai - 23:42

Ne jamais quitter la route des yeux
Ft. Mallory
Honnêtement ? Je n’ai pas la force de me battre avec elle. Pas ce soir du moins. Dès demain, oui. Mais pas ce soir, pas là maintenant, après cet accident de voiture. Je crois même qu’elle pourrait aller autant de rêves qu’elle veut, je ne l’empêcherai pas. Enfin si, mais vu mon état, ça risque d’être drôle. J’aurai plutôt l’impression d’être un verre de terre qui défend une maison alors qu’ordinairement, je suis le lion qui défend la savane. Enfin, ce n’est plus la question à se poser ce soir, vu mon état. Je suis certain qu’une serpillière serait dans un meilleur état que moi. Soupirant, la casserole me lâche des mains, et je jure avant de croiser son regard. Mon ton est agressif alors qu’en vérité, je suis juste lasse. J’aimerai pouvoir me servir de mon bras, mais ça va être compliqué dans les jours à venir.
Ne m’y attendant pas, je la vois me prendre la casserole des mains. Et je reste figé comme un abruti, la regardant faire. Elle ne va tout de même pas m’empoisonner ? Vérifiant chacun de ses faits et gestes, je reste à ma place tout en la regardant mettre l’eau à bouillir. Je la regarde sortir le ketchup et le gruyère et je me demande comment elle sait que j’aime mes pâtes ainsi. Suspicieux, je la vois déposer un verre d’eau également. Je ne l’ai rien vu mettre dedans, mais sait-on jamais. Lorsqu’elle prend la parole, je lève les yeux au ciel.

-Oui Mamaaaaaan.

Un ton plus qu’ironique. Je sais qu’elle est épuisée, mais c’est également mon cas. Alors si elle veut jouer à la poupée, elle n’a qu’à se trouver un bébé en plastique. Moi, je ne suis pas à ses ordres. Je fais ce que je veux, je suis grand, majeur, et vacciné ! J’attrape tout de même le verre, et prends les médicaments, espérant qu’ils agissent vite. Me retournant, je vois Mallory qui me sert et je murmure pour moi-même, que j’en ai marre. L’impression d’être un gamin qui a besoin qu’on l’aide à tout faire me dérange. Il va vite falloir que je m’habitude à ce bras ! Et que je pense également à envoyer un message à Kaylee pour savoir si elle peut venir me chercher, pour que je puisse aller travailler. J’ai un arrêt de travail, mais je ne compte pas l’utiliser. Honnêtement, je ne me vois pas rester pendant des heures assis à la maison, à ne rien pouvoir faire, hormis éviter la jeune-femme. Puis si c’est pour qu’Emma m’appelle toutes les cinq minutes pour être sûre que je vais bien, je préfère directement me prendre. Sentant mon assiette dès qu’elle a le dos tourné, je ne repère aucune odeur suspecte, aussi, je mets enfin le ketchup et le gruyère dessus. Mais pour mélanger, c’est quelque chose. En même temps, je ne suis pas gaucher ! Je relève mes yeux vers elle, arrêtant de mettre mes pâtes partout sur la table au lieu qu’elles restent dans l’assiette, je l’écoute parler.

-J’aurai pu être fier d’avoir gagné contre toi, mais pas ce soir. Mais t’en fais pas, tu n’as qu’une seule soirée de répit. Ensuite, je redeviendrai le même qu’avant. Et attends deux secondes, avant d'aller faire ton Bernard l'Hermite.

Me relevant, je me dirige vers mon sac que j’ai posé tout à l’heure sur la table. Mettant du temps à l’ouvrir, j’y parviens enfin. M’avançant vers elle, je lui tends une boîte que j’ai demandée en plus à la pharmacie. Ses somnifères, comme elle m’en avait parlé. Retournant à ma place, je retente de tourner mes pâtes, avant de lâcher un bruyant soupir. Des semaines comme ça, c’est l’enfer, je ne tiendrai pas ! Surtout qu’ensuite, je devrais avoir de la rééducation. Joie … Levant mes yeux vers Mallory, je tiens compte de ce que j’ai dit. Pas d’hostilités pour ce soir, je les réserve pour demain. Poussant légèrement mon assiette à moitié vide, vu que le reste est sur la table, je suis presque tenté de lui sourire.

-T’en veux ?



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MessageSujet: Re: Ne jamais quitter la route des yeux [Malliver]   Lun 5 Juin - 16:51


Ne jamais quitter la route des yeux
Never mind ✧C'est amusant de voir comment un acte de gentillesse peut-être à ce point mit en question, elle sentait bien se regard insistant sur elle, mais aussi sur ce qu'elle faisait, comme s'il était persuader qu'elle glisserait du poison dans un ingrédient. Si elle aurait voulut l'empoisonner, elle l'aurait fait depuis longtemps et petite quantité par petite quantité, histoire de le voir bien souffrir. Se voulant aussi froide que lui, elle lui ordonna de prendre ses médicaments et lui répondit sur le ton de l'humour en l’appelant maman ce qui lui valut un regard mauvais de la part de Mallory. Oh elle comprenait parfaitement l'intention et il avait beau dire ne pas vouloir se battre avec elle ce soir, il était plutôt piquant dans ses mots, la brunette doutait de cette trêve qu'il semblait lui faire miroiter.

« T'en fait pas, tu seras bientôt débarrassé de moi. »


Elle n'en dit pas plus, laissant le doute sur la signification de cette phrase. Son appartement ? Sa mort prochaine par le manque de sommeil et de cauchemar ? Mallory sembla regarder un point fixe devant elle, il était bien visible à quel point elle était tendu par la situation et par ce médoc' qui l’abrutissait autant qu'il lui faisait mal vivre le fait qu'elle ait ces visions...en tout cas, le jour où elle pétera littéralement un plomb, elle risque d'y passer, mais elle risque aussi de prendre des gens avec elle dans sa chute et ça ne serait que la faute de ce maudit gardien. Titiller une personne comme elle dans le monde réel et la harceler dans le monde des songes n'étaient pas la meilleur des tactiques, car dès qu'elle quitterait ce toit, elle se vengerait de tout ça... mais qu'il se méfie dans le monde des songes à présent, car elle est à cran et elle se débattra comme jamais pour pouvoir se nourrir enfin.

Visiblement, il a du mal à manger avec sa main valide... il apprendra avec le temps. Finissant par se lever, Mallory aurait presque râlé, car il a à peine touché à son assiette et se demandait vraiment si c'était le fait qu'il ait du mal avec son autre main ou si c'est parce que c'est elle qui les a préparé, il s'était juste dirigé vers son sac et en sortie un tube étrangement familier et le lui donna. Elle resta un moment à observer le flacon, pas tellement sûre de comprendre, il était déjà partie s’asseoir. Lâchant un presque muet « merci ». Puis elle le regarda alors qu'il lui demanda si elle voulait partager son repas. Trop de gentillesse en aussi peu de temps, Mallory en est presque suspicieuse, mais elle se contente de s’asseoir avec sa boite de somnifère à la main, jetant un coup d’œil vers lui comme s'il était en l'état de pouvoir lui sauter dessus et de la poignarder avec ses couverts.

« Non merci, j'ai déjà essayé de manger tout à l'heure. »

Elle l'observe un peu plus que d'habitude, c'est qu'il a l'air bien plus fragile que toutes les autres fois où elle avait eut le malheur de le rencontrer. Non, ce n'était vraiment pas l'amour entre les deux et l'alchimie tournait assez vite à l'explosion ! C'est qu'en plus lui et ses amis s'amuser à la virer du monde des songes trop rapidement, comme s'il la guettait, vivant sous le même toit c'était assez simple pour lui de savoir quand elle dormait. Puis c'était aussi légèrement hypocrite de sa part, lui proposer de manger alors qu'il la laissait mourir à petit feu...non, à partir de ce soir elle réagirait et se battrait de plus belle, quitte à même s'allier avec un autre cauchemar pour repousser ces gardiens de malheur ! La voilà qui joue avec sa boite de somnifère entre ses mains, tout pour l'occuper et ne pas le regarder.
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