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 Listen to me ♦ Orion

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INSCRIT DEPUIS LE : 18/06/2015
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MessageSujet: Listen to me ♦ Orion   Mer 24 Mai - 20:58



   
Listen to me
Orion & Kaylee


Il est rare de me voir traîner dans un bar le soir. Et il est encore plus rare de m'y trouver totalement seule. Les salles bondées de monde, les regards alcoolisés, les rires qui claquent un peu trop fort et la chaleur ambiante étouffante, tout ça me repousse. Aujourd'hui pourtant, j'ai ressenti le besoin d'avoir un peu de compagnie. Pas tant pour discuter, mais plutôt pour me sentir entourée. Je trouve ça rassurant, avec la drôle d'histoire qui est en train de m'arriver.

Pour résumer … Il y a ce type que je vois en rêve depuis des années, je le prenais pour le fruit pur et dur de mon imagination. Rien de moins, rien de plus. Qui aurait pu s'attendre à autre chose de toute façon ? Mais voilà, le problème, c'est que cet homme, je l'ai croisé au sein même de mon cabinet vétérinaire il y a quelques jours. Et je suis absolument certaine que je n'étais pas en train de dormir. Ça aurait pu être le plus gros et cruel hasard du monde, non ? Sauf qu'Aiden est revenu me voir la nuit suivante, et qu'il m'a racontée et expliquée une foule de choses toutes aussi invraisemblables les unes que les autres.

Alors quoi ? Je devrais croire que quelque chose que j'ai vu en rêve – en étant endormi bon sang ! - est bel et bien réel ? Si j'accorde de la crédibilité à ce que m'a dit un homme tout droit issu de mes songes, ce serait accepter qu'Aiden vit et respire dans le même monde que moi. Ce serait accepter qu'il est vraiment capable de se glisser ainsi dans la tête des gens. Ce serait accepter l'existence de ce soit-disant Monde à part, des Mauvais Rêves, et … tous ces trucs bizarres et incroyables qu'il a pu évoquer lorsque j'ai réclamé des explications.

Quelque part, ce serait peut-être accepter que je suis folle.

Alors … Suis-je vraiment en train de perdre la tête ? Quand on se pose ce genre de question, la solitude et le silence d'une maison vide sont assez effrayants. Par conséquent je n'ai pas trop réfléchis ce soir. J'ai pris ma veste, j'ai claqué la porte sans même m'assurer de l'avoir bien verrouillée, et j'ai trouvé le premier endroit peuplé sur ma route.

Installée sans la moindre élégance sur un grand tabouret du bar, je sirote ma boisson d'un joli vert pétant sans réellement faire attention à ce qui se déroule autour de moi. Personne n'est venu m'aborder, pas même le barman, et c'est tant mieux. Je ne suis franchement pas de taille à supporter une tentative de charme plus ou moins désastreuse de la part du poivrot du coin. Ça risquerait d'être foutrement embarrassant.

Mais finalement, quelqu'un vient prendre le siège à côté du mien, unique place encore disponible au comptoir. J'entends l'homme passer sa commande, et si sa voix ne me dit absolument rien, la curiosité me pousse simplement à jeter un coup d’œil dans sa direction pour voir à quoi il ressemble. Une masse de boucles blondes surplombant un regard ébène. Je m'apprête à replonger le nez dans mon verre lorsque quelque chose sur les traits de son visage attire mon attention. Mes sourcils se froncent tandis que je l'épie sans discrétion. Ce type, je le connais !

- Euh, salut ? Tentais-je en penchant la tête en avant pour capter son regard, un sourire maladroit aux lèvres. Un petit geste de la main vient ponctuer mon intervention. On se connaît non ? Vous, hm … seriez pas ce garçon super fort en cours de biologie au secondaire ?

Hm, non, pas sûr … Ça doit en être un autre …  
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Jeu 25 Mai - 12:25

   
         
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Kaylee & Orion


Aujourd'hui encore, je m'étais levé alors que le soleil était sur le point de se coucher. Depuis quelques jours, j'étais décalé, accro à mon encre, à mes mots qui traversaient mon esprit tel un train lancé à pleine vitesse. J'étais envahi d'idées plus ou moins bonnes, plus ou moins viable. J'avais commencé un nouveau livre, une nouvelle histoire qui germait dans mon esprit tordu et torturé. J'avais écris quelques pages, griffonné des bouts de phrases, puis dévié sur des paroles, comme souvent. Finalement, je m'endormais entouré de toutes mes pensées pour me réveiller quelques heures plus tard, encore plus déconnecté d'auparavant. Mon chat m'en voulait, réclamant sans cesse mon attention jusqu'à se coucher sur mes feuilles, sachant pertinemment que c'était la seule chose à faire. Il m'obligeait à faire une pause, à essayer d'être un peu normal, le temps de quelques caresses, le temps de m'occuper de lui. Je m'étais pris à la chercher, à criser de ne pas la trouver, à déchirer mes écrits, renverser mes meubles, tenter de tout détruire et à pleurer, priant une nouvelle fois qu'elle se montre, juste une dernière fois.

Ce soir alors, j'allais dans ce petit bar que j'avais appris à aimer dès la première fois que j'y étais venu. Pour ne plus voir ses murs, pour essayer d'avancer plutôt que de penser à me jeter par la fenêtre. J'aimais l'ambiance, à défaut d'aimer les gens, j'aimais la musique, à défaut d'aimer la bière, un comble pour un bar de ce genre. Je découvrais sur place qu'il y avait bien plus de monde que ce que j'aurais cru. Soupirant, j'hésitais déjà à rentrer chez moi. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée au final ? Peut-être aurais-je été mieux dans ma forteresse de solitude. Remplis de doutes, ce sont mes pieds qui prirent les commandes alors que j'étais reparti dans ma tête. Je tournais machinalement les yeux vers le piano sur lequel j'avais jouer la dernière fois. Je me revoyais pris par ma musique, je me revoyais la chercher du regard avant de comprendre qu'une fois de plus, elle n'était pas là. Je revoyais ce regard qui s'était ancré au mien, celui de Sarah, ma Sarah. Un léger sourire naquit sur mes lèvres. J'avais toujours eu la tendance de m'approprier les choses, tout comme les personnes. Il m'en fallait peu.

Mes pas me conduire au bar, à la seule place qu'il restait. Je commandais machinalement un liquide quelconque, un alcool fort, histoire d'engourdir mes sens, de moins ressentir, ou bien était-ce juste différent ? Je fixe le bar, glissant mes doigts sur le bois, retraçant ses raignures, preuve de sa vétusté. Je m'imagine sans mal son histoire, tout l'alcool renversé, tous les gens plus ou moins bourrés qu'il a dû voir passer. Je me perds un peu dans cette contemplation stupide, le temps que l'on m'apporte mon verre, ayant déjà oublié ce que j'avais pu demander. Le brouaha des discutions me percutent les tympans, c'est finalement un mouvement soudain devant mon regard qui me fait redescendre sur terre. Je détourne les yeux, découvrant une jeune femme souriante. Je connais ce regard qui me détaille, je connais ce visage, je connais ses traits. Les sourcils froncés, j'ai l'impression qu'elle attend quelque chose. M'aurait-elle parlé ? Etais-je encore déconnecté alors qu'elle avait voulu capter mon attention ? Rien de nouveau. Souriant, je fini par me lancer sans savoir quoi dire.

« Kaylee ? Hum, oui... La fille qui me parlait avant... A l'école... Les sandwichs. Oui, c'est toi. »

Ma boisson arrivait et bien vite mon attention se portait sur celle-ci. Je la fixais d'un air curieux, prenant mon verre afin d'y goûter. Une sensation fruitée, des fraises, des mûres, un mix d'arômes. De la vodka, aussi. Surprenant, je me réjouissais de mon choix. A nouveau, je la regarde, souriant, me rappelant de cette époque où la solitude m'écrasait plus que maintenant. Elle faisait partie des petites étoiles éclairant mon ciel. J'avais toujours aimé sa voix, j'aimais ses moments où elle venait me parler de ce qu'elle avait dans la tête, sans pour autant que je fasse de même avec elle. J'aimais sa façon de me sourire, de me faire confiance. Avait-elle été une amie ? C'est ce qui s'en était rapproché le plus à l'époque.
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Dernière édition par Orion Blackburn le Ven 23 Juin - 11:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Dim 28 Mai - 15:01



   
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Orion & Kaylee

L'individu met un certain temps avant de réagir à ma question. Mais plus je l'observe, et plus mes doutes se confirment. Au final, ce n'est pas sa voix qui trahit son identité – après tout, dix ans plus tôt son timbre ne devait pas être aussi grave qu'au jour d'aujourd'hui – mais bien le sourire qui apparaît finalement sur ses lèvres. Ça, c'est bien un sourire que je connais. Entendre mon nom sur sa langue me fait une drôle d'impression. C'est comme se retrouver face à un parfait inconnu, que j'ai néanmoins la sensation de connaître comme ma poche.

Mais cette comparaison me dérange, puisqu'elle n'est pas sans me rappeler Aiden et ses yeux d'un bleu ensorcelant. Je préfère mettre cela de côté, et me concentrer sur mon intriguant voisin. Orion ! Voilà, j'ai enfin remis un nom sur ce visage. Je lui rends son regard avenant. Une petite voix au fond de moi ne peut pas s'empêcher de noter qu'il avait l'air beaucoup moins souriant dans mes souvenirs. Mais qu'importe. La mémoire s'altère avec le temps.

- Wow, alors … c'est bien toi ?

Je manque de grimacer. Le tutoyer me fait un drôle d'effet sur le coup. Comment doit-on réagir face à un vieil ami que la vie a éloigné ? Est-ce que je dois le prendre dans mes bras, ou … lui commander son sandwich préféré ? Le fait qu'il évoque ce détail me confirme bien qu'il s'agit d'Orion, et pas d'un pauvre type qui profiterait de ma crédulité pour me faire une sale blague.

- Si j'avais su, je serais venue ici plus souvent !

Mes yeux suivent le chemin de sa boisson colorée alors qu'il décide finalement d'y goûter. Ce truc n'a pas l'air mauvais. Ça sent l'alcool, bien plus que mon ridicule diabolo au kiwi, mais peut-être que je me laisserai tenter pour ma prochaine commande.

- Alors, euhm … Qu'est-ce que tu es venu faire ici ? Je veux dire, tu attends quelqu'un ?

Je jette alors un regard circulaire dans la pièce, à la recherche d'une potentielle petite-amie en furie de me voir adresser la parole à Orion. Néanmoins pour l'heure je ne vois aucune hystérique s'agiter dans la salle. Juste quelques gars aux esprits éméchés qui parlent un peu trop fort au fond de la salle. Soulagée et ravie de pouvoir continuer cette conversation, je rapproche un peu mon tabouret du sien et demande sur un ton secret et excité.

- Tu joues toujours de la guitare ?

Je ne me souviens pas non plus d'un Orion plus bavard que nécessaire. Manque de chance, une foule de questions me brûlent les lèvres, mais celle-ci plus encore. C'était quelque chose de vraiment chouette à l'époque, mon ami qui grattait un morceau de guitare. Peut-être que j'avais eu un peu le béguin pour lui pendant un petit moment, à cause de ça. Mais passons cette histoire d'adolescente.   
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Lun 29 Mai - 11:50

   
         
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Kaylee & Orion


J’avais à peine prononcé ma phrase que mon attention s’était déjà envolée ailleurs. Je l’entendais se réjouir, comprenant alors qu’elle était surprise de me voir. Il n’y avait que moi pour ne pas trouver ça incroyable qu’après tant d’années, nous nous rencontrions à nouveau. Les années lycée, si lointaine et si proche en même temps. Je me revoyais éviter les autres élèves pour me trouver un endroit tranquille histoire de m’isoler, de jouer un peu, ou plutôt à l’époque de me perfectionner. J’étais encore en apprentissage. A défaut de retenir ce qui se passait en cours, je retenais mon solfège et mes compositions alors toutes nouvelles. J’étais dans ma bulle, ignorant les uns, passant à quiconque l’envie de m’approcher jusqu’à ce qu’une petite brune vienne à ma rencontre. Je n’avais jamais su pourquoi est-ce qu’elle ne me fuyait pas comme tous les autres. Pourquoi est-ce que même si je ne lui répondait jamais ou presque lorsqu’elle s’adressait à moi, elle restait là, bien présente. Avais-je changé depuis cette époque ou bien étais-je resté le même ? Je soupirais. Même si j’étais seul, si j’étais la tête de turc des footballeurs, le looser du bahut, je l’avais elle.

J’oubliais ma dernière pensée lorsqu’elle me demandais si j’étais venu accompagner. Pendant un instant, je n’étais même pas sûr qu’elle s’adressait à moi. Moi le grand solitaire, moi le gars bizarre, mal adapté socialement. Ou pas du tout. Reprenant une gorgée, je me tournais vers elle tendit qu’elle regardait derrière nous, sans doute à la recherche d’une quelconque compagnie. Je ne m’en formalisait pas. Sans doute était-elle venue accompagnée, elle. Ou voulait-elle éviter quelqu’un ? Mystère.

« Non, pas vraiment. Je suis toujours aussi seul qu’avant. »

Je lui fis un sourire triste avant de boire à nouveau une gorgée du liquide qu’il y avait encore dans mon verre. A ce rythme, j’allais bientôt pouvoir en recommander un nouveau. Après tout, c’était bien pour cette raison que j’étais ici ce soir, boire et oublier ma solitude. N’était-ce pas ce que les gens normaux faisaient après tout ? Ce soir, je devenais quelqu’un de normal. Enfin je m’en rapprochais un peu.
Lorsque sa question sur la guitare se posa sur la table, mon sourire réapparu immédiatement. Tel une éclaircie dans mes sombres pensées. Evidemment que je jouais toujours, j’en avais même fait mon métier, enfin, partiellement. Enfin ça, elle ne pouvait pas le savoir. Depuis combien de temps est-ce qu’on ne c’était pas vu ? Quand était-ce la dernière fois que je l’avais vue ? J’avais beau y réfléchir, je demeurais incapable de m’en souvenir.

« Oui… En fait, je suis chanteur aussi. J’écris et je compose…. »

Je ne savais pas trop quoi dire, comme souvent lorsque je devais parler de moi. Elle le savait. Tout comme je savais qu’elle finirais par me raconter sa vie, pour mon plus grand bonheur, et nous finirions cette conversation comme nous avions l’habitude de finir les anciennes. C’était sans doute ce dont j’avais besoin maintenant. Etre avec quelqu’un, écouter, juste écouter.
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Mer 7 Juin - 11:50



   
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Orion m'adresse un sourire sans joie et m'avoue être venu seul, comme toujours semble-t-il. Mon enthousiasme retombe quelque peu devant la légère tristesse qui émane alors de lui. Il est vrai qu'il n'était pas connu pour être populaire, à l'école. En réalité, c'était plutôt l'inverse. Orion passait plutôt inaperçu. Un vrai fantôme qui se glissait sans bruit dans les couloirs, en quête d'un peu de calme et de solitude. Je ne lui ai jamais connu de petite-amie, à l'époque. Si ce détail a dû alimenter mes espoirs et mes hormones d'adolescente, je me souviens en être venue à la conclusion qu'Orion devait être de l'autre bord. Cela dit je n'ai jamais osé lui poser la question.

- Oh, eh bien, nous sommes deux loups solitaires ce soir.

Je viens faire trinquer mon verre de soda contre le sien pour chasser ses idées noires. Je l'imite ensuite et cale le bout de ma paille entre mes lèvres pour savourer le goût pétillant de fruit sucré sur mes papilles. Le poids d'inquiétude qui alourdissait mon cœur s'est peu à peu allégé. J'ai beau parler de solitude, en réalité je suis bien heureuse d'avoir trouvé quelqu'un que je connais, bien concret et réel, pour me rassurer. Évoquer de vieux souvenirs a quelque chose de réconfortant.

- Wow ! Tu … t'es fais un nom dans le milieu ? Je veux dire, tu as déjà sortie un disque ?

Je lui jette un regard un coin un peu perdu. J'espère ne pas le froisser avec ma question, car je serais bien incapable de savoir si Orion fait désormais partie de l'élite musicale du pays. Peut-être que la moitié du bar est en train de le regarder de loin, chuchotant discrètement en reconnaissant le potentiel musicien célèbre qu'il est devenu. Et peut-être que je n'en avais pas la moindre idée jusqu'à présent. Avouons-le, ce serait particulièrement embarrassant.

- C'est ta sœur qui doit être fière de toi, ajoutais-je finalement avec un doux sourire.

Si dans ma mémoire Orion n'était pas quelqu'un de très sociable, il y avait bien quelqu'un qui retenait en revanche toute son attention. On aurait dit qu'il n'y avait rien de plus précieux au monde pour lui que sa petite sœur. Moi, elle m'avait toujours mise un peu mal à l'aise. Il est probable qu'elle n'ait rien fait pour arranger ce sentiment, et n'aimait pas spécialement de voir une autre fille traîner dans les pattes de son frère. Enfin, ça n'avait pas vraiment d'importance. Nous étions juste amis après tout. 
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Mer 7 Juin - 16:18

   
         
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Sa réponse me tira un nouveau sourire sans joie lorsqu’elle nous désigna comme étant de vieux loups. J’aimais l’image qu’elle nous donnait même si pour ma part, cela me semblait être du déjà-vu. Pas pour elle, sans doute. Sans savoir pourquoi, j’avais toujours imaginé qu’elle soit bien entourée où qu’elle soit, ou tout du moins qu’elle ait le bonheur de ne pas être aussi bizarre que moi, histoire de contrer sa solitude. J’avais beau me dire qu’elle avait de la chance, je ne m’imaginais pas autrement que maintenant. La force des années sans doute.

Je m’amusais de sa réaction face la nouvelle de ma carrière. Était-ce si étonnant que ça que je sois devenu artiste ? Que je sois arrivé à vivre de ce qui me passionnait depuis mon enfance ? J’avouais en être assez fier au final. Nous étions peu à réussir à vivre de notre art. J’étais heureux d’être privilégié à ce niveau. Si je n’avais pas réussi là-dedans, qui sait ce que j’aurais fait de ma vie ? Je n’y avait jamais vraiment réfléchi en fait. Cela m’avait toujours paru évident, d’aussi loin que je pouvais me rappeler, j’avais toujours voulu être chanteur, tout comme j’avais toujours su vouloir devenir écrivain. A l’arrivée, j’avais réussi le tour de force de me propulser dans les deux domaines, même si j’étais loin de considéré ça comme quelque chose d’incroyable, je pouvais comprendre que certains pouvaient me haïr pour ça.

« Oui, j’ai sorti mon dernier album il y a quelques mois. J’ai mon petit succès dirons-nous. »

J’aurais pu rajouter le fait que j’étais également écrivain mais ce qu’elle me dit calmait instantanément quelconque envie qui aurait pu se présenter à moi. Tout ombre de joie s’envolait tandis que ma gorge me serrait, les larmes me montant rapidement aux yeux sans que je puisse le contrôler. Elle ne pouvait pas savoir, après tout. Elle ne pouvait même pas l’imaginer. A l’époque, Luuna était encore parmi nous, son sourire resplendissant ensoleillant la journée de qui voulait bien lui accorder la moindre attention. A cette pensée, de douloureux souvenirs me revenaient en mémoire, telle une bonne claque dans la gueule, bien que cela soit cent fois plus douloureux. Incapable de la regarder dans les yeux, je fixais à nouveau le bois du bar, essayant tant bien que mal de me contrôler.

« Elle… Elle… »

Ma voix se cassait avant même que je puisse commencer ma phrase. Essuyant rageusement mes larmes d’un revers de main, j’essayais de me ressaisir sans y arriver, sentant une rage sourde m’envahir pour se mêler à la tristesse de mon deuil. Cela avait beau faire des années, la douleur était toujours aussi vive, aussi lancinante.

« Luuna est morte… Elle… Excuse-moi. »

Dans un bond, prêt à exploser, je sautais de mon siège pour foncer vers la sortie. Il me fallait de l’air, il fallait que je sorte, que je repousse la crise qui menaçait de me faire exploser à tout moment. Je n’entendis pas le barman m’engueuler de partir sans payer, je n’entendais plus rien mise à part les battements de plus en plus rapide de mon cœur dans mes oreilles.

Une fois dehors, j’ignorais les gens que je bousculais, tout comme le vent qui frappait mon visage, ou même mon poing que je finis par envoyer dans le mur de la bâtisse. J’oubliais la douleur de ma main à présent ensanglantée, mourant intérieurement alors que je me laissais tomber dans le coin d’une ruelle adjacente. J’étais incapable d’arrêter mes larmes, je devenais totalement dépendant du chaos qui se créait de mes souvenirs d’elle.


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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Jeu 8 Juin - 10:07



   
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Orion & Kaylee
À l'évocation de sa musique, quelque chose de plus doux semble réchauffer l'aura qu'Orion dégage. Ça a toujours été son domaine, alors je ne suis pas vraiment surprise. Au contraire j'aurai été triste d'apprendre qu'il avait rangé sa guitare au placard et que tous ses morceaux grattés dans la solitude d'une cage d'escalier appartenaient désormais au passé.

Et puis soudain, la flamme qui l'animait disparaît, comme soufflée et impuissante face à un coup de vent glacial. Orion se raidit, si bien que je crains un bref instant qu'il ne tombe de son tabouret complètement asphyxié. Ses doigts se serrent autour de son verre d'alcool. Les mots restent coincés sur sa langue. Je fronce les sourcils. Quelque chose ne va pas. Qu'est-ce qui se passe ? Luuna est morte.

- Oh …

Je reste muette. Comment pouvais-je m'attendre à ça ? Le froid me paralyse à mon tour. Je détourne les yeux, confuse. Le musicien s'agite soudain. J'ai à peine le temps de le regarder, d'apercevoir les larmes amères aux coins de ses yeux, qu'il disparaît en trombe. Merde. Merde merde merde merde. Qu'est-ce que j'ai fais encore ? Une soirée sans provoquer de désastre, c'est vraiment trop demandé ! La main rugueuse du barman s'abat sur le comptoir. Sa grosse voix le hèle, la moitié des regards au sein du bar se tournent vers le fuyard, mais rien ne semble même le faire ralentir. Je me précipite auprès du gérant tandis que la sonnette caractéristique de la porte annonce le départ précipité et définitif de mon ancien ami.

- Pas de souci ! C'est moi qui paye sa consommation !

Je largue rapidement quelques billets sur le bar sous l'oeil ronchon du barmaid. Il marmonne dans sa moustache que je suis une demoiselle bien trop aimable avec les types pas tous nets comme celui qui vient de se faire la malle. Je souris plus ou moins, mal à l'aise, et lui demande de surveiller mes affaires. L'homme acquiesce et retourne essuyer ses verres à bière tandis que j'ai juste envie de rentrer sous terre.

L'air humide de Manchester me saisit de haut en bas à l'instant même où je franchis le seuil chaleureux du Claddagh. La rue déborde de jeunes fêtards en tout genre. Non loin de là, les bruits étouffés d'une boîte de nuit raisonnent au-dessus des toits. À peine ai-je fais un pas que je me retrouve coincée au sein d'une bande d'amis venue trinquer pour je ne sais quoi. Je me tortille pour me frayer un chemin sans cesser de m'excuser. Et lorsque j’émerge enfin, Orion a bel et bien disparu depuis bien longtemps. Un soupir s'échappe de mes lèvres, mes épaules s'affaissent. Génial. Il doit bien être quelque part. Mais où ? Les recoins parfaits pour une planque sont nombreux, et les bars où se réfugier plus encore dans ce quartier. Autant dire que je ne lui remettrai pas la main dessus. Un couple à poussette attire mon attention, à deux pas de là. La femme observe quelque chose dans la petite ruelle bordant le côté du bâtiment. Son compagnon n'a pas l'air heureux de s'attarder et passe un bras derrière ses épaules pour l'encourager à accélérer le pas. Comme si ce dit quelque chose était particulièrement néfaste.

Je souffle à nouveau avant de rejoindre l'impasse. Orion est là, perdu dans la pénombre. Je rassemble mon courage et m'approche sans essayer de paraître discrète. Je ne veux pas m'imposer au milieu de sa peine, et je préfère qu'il me hurle de dégager si besoin est plutôt que de le faire fuir une seconde fois.

- Orion, l’interpellais-je en m'agenouillant devant lui, sans avoir aucune idée des bons mots à utiliser.

Le voir dans cet état aurait tordu le cœur de n'importe qui. Sa souffrance est palpable, et les remords qui me pèsent sur les épaules plus lourds encore. Je ne pense pas avoir la moindre chance de réussir à le réconforter. Il y a de ces moments où il faut juste laisser les choses sortir, sans chercher à les retenir. Mon attention accroche alors sa main écorchée. Je fronce les sourcils et attrape son bras pour le ramener vers moi.

- T'es un imbécile, grondais-je doucement. Tu n'étais pas obligé de te faire mal.

Je tire sur le foulard autour de mon cou et l'enroule soigneusement sur ses phalanges blessées. La chirurgienne en moi sait qu'il faudra désinfecter la plaie avant d'y appliquer un quelconque bandage, mais pour l'heure je cherche simplement à éviter que le sang ne se répande. Mon malaise réapparaît lorsque je le libère. Je m'agite un peu pour trouver une position plus confortable, mais force est de constater que la situation entière est épineuse. Mes mains viennent rechercher ses bras, que je frotte doucement pour le consoler.

- Ce n'est pas à toi de t'excuser … C'est moi, qui aurais dû me mêler de mes affaires. Désolée.  
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Lun 12 Juin - 11:16

   
         
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Mes larmes ne cessent de ruisseler sur mes joues mais cette fois, je ne fais plus rien pour les retenir, me laissant envahir par la douleur associée à chaque pensée que je peux avoir d’elle. Recroquevillé sur moi-même, la tête cachée entre mes bras, je me laisse aller, me haïssant d’autant plus. Je me déteste d’être aussi faible, d’être aussi dépendant de tout ce que je pouvais ressentir. Je me repasse d’éternels moments dans ma tête, fermant les yeux. Je revois tout, tous ces instants passés ensemble, que ce soit au début de sa vie, son apprentissage, ses moments de purs bonheur où il n’y avait plus qu’elle qui comptait. J’avais basé mon existence sur elle, devenant le père qu’elle n’a jamais eu, le frère qu’elle méritait, puis l’amant qu’elle désirait. Dire que je l’aimais n’était pas assez fort, rien sur cette terre ne l’était pour décrire ce que je pouvais ressentir pour elle, ce qu’elle pouvait être pour moi.

Mes larmes redoublèrent, j’étouffais mes sanglots dans ma manche. Cela faisait maintenant cinq ans qu’elle était partie, qu’elle m’avait abandonnée pour un monde sans doute bien meilleur que le nôtre. Je lui en voulait de m’avoir laissé, de ne pas avoir été là, de ne pas avoir pu faire quelque chose. Telle une vieille cassette, je me repassais encore et encore le moment où mon frère m’annonçait la nouvelle sans arriver à me souvenir de son visage. J’en était devenu incapable. J’avais oublié sa voix, la douceur de sa peau, le regard qu’elle me lançait lorsqu’elle disait m’aimer. Son sourire, sa voix, tout disparaissait peu à peu. Je voulais la voir, juste une fois, une dernière fois.

Tout cela était beaucoup trop pour moi. Je m’enlisais dans ce mal être qui m’enveloppait de plus en plus. Je n’avais plus la force de combattre, je n’avais plus la force de continuer. Perdu dans mon chagrin, je ne remarquais même pas que Kaylee m’avait suivie, trop occupé à envisager le pire. Lorsqu’elle me traitais d’imbécile, je relevais doucement la tête. Mes larmes n’avaient pas cessées mais j’avais évité la crise. Pour le moment. Je la laissais s’emparer de ma main meurtrie le temps qu’elle arrête l’hémorragie si elle le désirait. J’aurais pu me vider de mon sang, ici-même, ça n’avait aucune importance. Qu’est-ce qui en avait au final ?

« Je préfère cent fois cette douleur à celle qui hante mon cœur… »

Ma voix était toujours cassée, presque morte, n’étant animée que par les sanglots qui me restaient dans la gorge. Elle ne pouvait pas savoir ce que c’était, elle ne pouvait savoir à quel point j’aurais tout donner pour que cela cesse. Le contact qu’elle m’offre m’apaise un tant soit peu, me donnant l’impression d’être une petite bouée de sauvetage. Elle est là, présente, comme lorsque nous étions ado. Pourquoi ne pas me laisser et continuer son existence comme si je n’existais pas ? Comme tous les autres ? Elle était différente, elle était un peu comme moi.

Alors, je me décollais du mur pour faire la seule chose dont j’avais la force. Je m’invitais dans ses bras, me couchant en partie sur le pavé pour pouvoir pleinement profiter, encore plus, de ce qu’elle semblait être prête à m’offrir sur l’instant.

« Ca fait cinq ans Kay, cinq ans et je… Je veux qu’elle revienne, je veux la serrer dans mes bras. Je veux juste qu’elle soit encore là… »

Je la serrais d’autant plus à mes mots, m’accrochant à elle comme à un dernier espoir qui menaçait de s’évaporer à chaque seconde.


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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Ven 23 Juin - 12:25



   
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Je demeure un moment figée sous la surprise alors qu'Orion vient trouver une place entre mes bras. J'avais pu m'attendre à des cris, des larmes et un repli sur soi. Mais je n'avais pas vu venir sa quête d'un peu de tendresse. On ne peut pas dire que j'ai un doigté expert pour soigner une peine profonde et douloureuse ; Mais après tout, je me demande bien qui l'aurait. Il y a des blessures qu'aucun mot ne peut soigner, le silence vaut parfois le meilleur des réconforts. Une écoute muette, et un contact humain. Alors sans commenter ce geste, je finis par passer mes mains dans le dos d'Orion. Sa voix étouffée déverse contre moi ce qui semble le ronger de l'intérieur. Ses doigts agrippent ma taille, comme s'il avait peur que je m'envole. Un bref instant je crains même qu'il me prenne pour sa petite sœur disparue, qu'il n'aurait probablement laissé repartir pour rien au monde. Avec douceur je caresse les mèches désordonnées de ses cheveux. Mon vieil ami n'a pas besoin de compassion, mais à mon sens seulement de vider son sac pour alléger un peu son fardeau.

- Que s'est-il passé ? murmurais-je dans la pénombre de cette rue crasseuse, comme si je ne voulais pas éveiller plus encore les souffrances de son cœur en parlant plus fort.

Si cela fait véritablement cinq ans que Luuna est décédée, Orion n'a pas fait son deuil. Il refuse certainement de le faire, essayant désespérément de s'accrocher à un fantôme qu'il est impossible de rattraper. J'ignore s'il va vraiment me dévoiler ce souvenir douloureux. Je pense sincèrement qu'il s'agit là d'une bonne démarche pour drainer ses larmes et sa peine, mais je reste également silencieusement désireuse d'apprendre ce qui est arrivée à cette fille pétillante d'énergie que j'ai pu connaître par le passé. La nouvelle me rend triste, moi aussi. Pas au même degré que le musicien c'est évident. Mais apprendre la mort de quelqu'un que j'ai pu côtoyer de nombreuses années auparavant laisse toujours cette pointe d'accablement au creux du ventre. Luuna était plus jeune que moi. Savoir qu'elle ait quitté cette vie si vite et bien avant moi me laisse sur un troublant sentiment.

- Eh Brioche, ta sœur n'aurait pas aimé te voir aussi triste, tentais-je en le berçant délicatement contre moi.  
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Sam 24 Juin - 1:06

   
         
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A demi-couché sur elle, perdu dans ma tristesse, je ne remarque même pas son hésitation. En revanche, je sentis ses mains s'aventurant dans mon dos, signe que finalement, elle ne repoussait pas mon assaut affectif. Jamais encore nous n'avions été aussi proche. Jamais encore je n'avais été dans cet état devant elle. Ses caresses dans mes cheveux avaient un effet apaisant alors que la question qu'elle murmura à mon oreille me piquait le coeur. Je ne répondis pas. Je n'en avais pas la force. Pas maintenant. Cette seule pensée me serrait le coeur une nouvelle fois. En vérité, je ne le savais même pas exactement moi-même. Je n'avais jamais voulu connaitre les détails, me contentant de la version que m'avait donné mon frère lorsqu'il m'avait annoncé la nouvelle. L'annonce de sa perte avait déjà été bien trop lourd à supporter, j'étais incapable d'en savoir plus. Je ne le voulais pas.

A ce surnom, je tiquais légèrement. Brioche, ça faisait une éternité que je n'avais pas entendu ça. Elle faisait partie des rares personnes à qui je permettais de m'appeler de cette manière. Dans sa bouche, cela me faisait tout drôle de l'entendre, arrivant même à me tirer un léger sourire rempli de larmes. Je me relevais un peu pour quitter ses bras, pour briser cette intimité que je lui avais imposé. Mes larmes coulaient toujours mais j'essayais tant bien que mal de les arrêter à l'aide de mes manches, sans réel succès. A présent, une partie de mon pull était trempé à cause de la pluie qu'il y avait sur le pavé, me faisant frissonner de froid. Fixant le sol, je fuyais sous regard en tentant de calmer mes sanglots tandis qu'une nuée de pensées tournaient dans ma tête à m'en faire perdre la raison. Je voulais que cela cesse, juste un peu. Je voulais arriver à reprendre le contrôle, il le fallait.

« Tu... Oui... Tu as raison. »

Luuna n'aurait pas aimé me voir dans cette état. Elle avait passé une partie de sa vie à lutter avec moi contre mes démons, mais il n'y avait justement qu'avec elle que j'étais assez fort pour y arriver. Elle était la clé de tous mes maux et de toute ma souffrance. Alors comment faire ? Comment avancer sans elle ? Je soupirais en lâchant une dernière vague de larmes, fatigué par tout cela. Fatigué de devoir constamment lutter contre ce que j'avais dans ma tête et dans mon coeur.  Fermant les yeux, je penchais ma tête en arrière, heurtant le mur de la bâtisse glacée sur lequel j'étais appuyé.

« Comment faire Kay ? Sans elle je... Je veux encore la voir... Je veux me rappeler de son visage, de sa voix.... Putain... »

Nouvelle vague de larmes, cette fois bien plus silencieuses. J'étais à bout de force, semblant à présent vide de toute énergie et de tous sentiments. Enfin, je ne ressentais plus rien, j'étais à nouveau une coquille vide. Cette constatation me tira un sourire triste. Je décollais ma tête du mur, tournant un regard encore rempli de larmes vers ma vieille amie.

« Brioche hein ? Tu te souviens encore de ce vieux surnom...»

Vaine tentative d'essayer de sortir de mon néant sentimental. Je me raccrochais à ce simple mot pour essayer de chasser mes pensées, comme à chaque fois que je repensais à elle, ou à nous. Je m'en voulais pour ce que je lui faisais subir, qu'elle me voit ainsi, dans toute ma faiblesse. Qu'allait-elle penser de moi maintenant ? Ramenant mes jambes contre mon torse, je prenais une position plus confortable alors que je me sentais enfin un peu plus calme. A présent, seule la douleur de ma plaie me rappelait que j'étais toujours en vie.


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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Ven 30 Juin - 15:30



   
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Orion échappe à l'emprise de mon étreinte. Un semblant de sourire effleure mes lèvres alors qu'il approuve mes paroles. Je ne m'en sors pas si mal, mais je ne crois pas un seul instant avoir apaisé sa peine. Je suis d'avis qu'un lourd chagrin demande énormément de force pour être surmonté. Et que cela prend un temps considérable.

Les pavés humides de la ruelle sont durs sous mes genoux. Je m'agite un peu pour me rapprocher d'Orion, mais aussi pour soulager mes articulations ankylosées. La question qui m'est posée me fait soupirer. Un lourd soupir empreint d'impuissance. Je n'ai pas de bonne réponse. Je n'ai pas de mot magique, de formule formidable qui lui ferait oublier sa douleur. Ma main se pose sur la sienne, silencieux soutien.

- Il faut … se rappeler des bons moments, commençais-je maladroitement. Mais, Orion … Tu sais, je pense que tu devrais accepter le fait qu'elle soit partie. C'est important.

Bien loin d'imaginer que le fantôme de Luuna reste envers et contre tout bien présent dans la vie de mon vieux camarade, je tente un deuxième sourire tout aussi catastrophique que le premier. Cette situation a quelque chose de gênant. Orion est un homme que je n'ai pas revu depuis mon adolescence. Si je pouvais prétendre le connaître plus ou  moins quelques années auparavant, il n'y a aucun doute que ni lui ni moi ne sommes restés les mêmes durant tout ce temps. La disparition de sa sœur en témoigne. Je me trouve face à un visage connu, mais également devant un esprit, une façon de penser, que je ne reconnais plus forcément. Être confrontée à une plaie aussi personnelle me dérange. Je ne m'estime pas à ma place. J'ai comme l'impression de violer la vie privée d'Orion, qui ne s'est retrouvé dans cette rue froide que par ma faute.

Je presse doucement ses doigts entre les miens lorsqu'il relève la tête, comme pour l'encourager dans cette optique. Un mouchoir aurait sans doute été le bienvenu à présent que les manches de son pull s'avèrent aussi détrempées que ses joues. Malheureusement mes affaires sont restées à l'intérieur, et je doute qu'il s'agisse là du premier de ses soucis.

- Bien sûr que je m'en souviens, avouais-je sans détour.

Une note d'espoir apparaît au fond de moi. Orion a l'air de se calmer, dévier sur un autre sujet semble approprié. Toutefois je ne peux m'empêcher de lever le nez pour lancer un regard aux alentours. Une tenace chair de poule s'est installée sur mes avant-bras laissés à nu. La fraîcheur de la nuit engourdie nos corps inertes. Quitte à continuer sur une autre conversation, il vaut encore mieux se mettre au sec, et quitter cet endroit lugubre et désolant. C'est bien meilleur pour le moral.

- Est-ce que tu veux rentrer à l'intérieur ? Ou … que je te ramène chez toi ?

Je lui lance un regard interrogatif. Je n'avais pas encore envisagé le fait qu'il puisse avoir envie de retrouver une réconfortante solitude, chez lui.

- Ma voiture n'est pas loin,
ajoutais-je avec un léger sourire. Et tu as bu. Il est peut-être plus sage que tu ne conduise pas.

Bien entendu, j'évite d'ajouter de malheureux propos au sujet de ma conduite. Même s'il avait été ivre, Orion aurait peut-être eu moins de chance que moi de provoquer un drame. L'autre jour j'ai même manqué de renverser un pauvre homme aveugle. Un comble.  
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Dim 2 Juil - 19:44

   
         
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Peu à peu, ma respiration redevenait normale tandis que mes sanglots s'étaient définitivement arrêtés. J'avais froid, je me sentais à présent totalement vide de sentiment alors qu'un semblant de calme s'était emparé de mes pensées. Ca me faisait un bien fou, être comme ça, être ce qui ressemblait plus à une personne normale pour moi. Plus de voix tourbillonnant dans mes pensées, juste le silence de mes propres idées. Je soupirais alors que Kay c'était rapprochée, posant sa main dans la mienne dans un geste réconfortant. Les mots qui sortent de sa bouche me font mal, mais cela ne fait au final qu'approfondir le vide qui m'habite à présent. Je sais qu'elle a raison, mais je sais aussi qu'elle ne sait rien de ce qui se passe dans ma tête, de la torture que cela peut-être d'être quelqu'un comme moi. Alors, je me contente de ne pas répondre, encaissant tout en me murant dans mon silence avant d'attraper l'excuse de mon vieux surnom pour essayer de sortir de tout ça.

Son contact s'intensifie alors. J'ai bien remarqué les sourires qu'elle essayait d'afficher avec peine, ne serait-ce que pour me soutenir, mais son contact me parait plus apaisant. A nouveau, je reste silencieux tandis qu'un sourire triste s'étire sur mes lèvres. Elle s'en souvenait, c'était aussi simple que ça. Ce qui voulais également dire que tout comme elle envers moi, j'avais marqué sa vie d'une quelconque manière. J'avais été assez important pour elle pour qu'elle se souvienne de quelque chose d'aussi unique. Ce seul fait me réchauffa un peu le coeur, si bien que j'en oubliais presque ma main meurtrie.

A ses questions, je relevais ma tête en sortant de ma rêverie. Bouger, aller quelque part, n'importe où mais pas ici, pas dans cet endroit où j'avais réussi à m'éclipser loin des regards. J'en avais totalement oublié la raison première de ma présence ici, ainsi que celle du bar. Rentrer chez moi me paraissait être une bonne idée, mais je ne voulais pas être seul. Pas ce soir, pas cette nuit, je m'en sentais simplement incapable. Hésitant, je fini par lui adresser un sourire se voulant timide.

« Tu as raison, on sera mieux chez moi. »

A peine ma phrase finie, j'entrepris de me relever en prenant soin de ne pas prendre appui sur ma main meurtrie tout en relâchant celle de Kay. Aussitôt, je me sentais un peu moins bien, mais je gardais un sourire non convaincu sur le visage en me tournant vers elle.

« Tu... Est-ce que tu voudras bien rester ? Je veux dire, chez moi, cette nuit... »

J'avais l'impression de me rattatiner sur place tandis que ma demande sortait de ma bouche. J'affichais un sourire triste, timide et gêné à la fois. Sans doute était-ce trop lui demander, après tout, cela ne faisait que quelques heures que nous nous étions retrouvés et elle avait déjà beaucoup fait pour moi. Je m'empressais alors de reprendre parole.

« Enfin, je comprendrais que tu ne veuilles pas, que ce soit trop... Désolé pour tout ça, c'était pas... »

Je n'arrivais même plus à trouver mes mots. Baissant les yeux, j'étais à présent incapable de soutenir son regard. Je glissais mes mains dans mes poches, me redressant un peu avant d'essayer de me ressaisir. J'avais froid et je voyais bien qu'elle aussi, avec son simple tee-shirt. Je m'en voulais encore plus. Il ne manquerait plus qu'elle attrape froid par ma faute. Comme un réflexe, je voulu lui donner mon pull mais je me ravisais à la dernière seconde en me rappelant que si j'avais si froid, c'était en partie parce qu'il était mouillé.

« Excuse moi, je.. J'aurais voulu que nos retrouvailles se passent autrement. »

A présent, un sentiment de honte montait en moi. J'avais encore eu le don de tout gâcher, comme à mon habitude. Le coeur lourd, je me tenais prêt à la suivre, peu importe où elle m'emmènerait au final, du moment que cela me permettait d'arrêter de penser.



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Dernière édition par Orion Blackburn le Jeu 6 Juil - 8:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Dim 2 Juil - 22:47



   
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Ma proposition semble trouver écho chez Orion. Mon vieux camarade reprend subitement vie, se redressant contre le mur comme pour mieux étudier la question. Finalement ce que je cherche désespérément sur son visage depuis de longues minutes apparaît soudain. Il sourit. Quelque chose de léger, mais pas trop forcé. Je ne peux m'empêcher de lui rendre la pareille d'une manière idiote. Il a envie de partir d'ici. C'est un signe encourageant. Peut-être vais-je plus ou moins finir par réparer le drame que j'ai involontairement provoqué ce soir.

Mais mon air serein a tôt fait de s'envoler. Un détail me déstabilise. Orion se remet déjà debout, de toute évidence prêt à mettre les voiles sans attendre. J'ouvre la bouche sur une hésitation muette. Mes sourcils se froncent tandis que mes cils papillonnent un instant, cherchant à remettre en place ce que je ne suis pas certaine de comprendre.

- On ? Bredouillais-je.

Je me relève à mon tour, assez déboussolée pour ne pas prêter attention aux muscles endormis et frigorifiés de mes jambes. Je reste complètement bête devant lui, à écouter ses explications tandis qu'une foule de questions se bousculent dans mon crâne. Quelque chose me souffle qu'aller chez Orion n'est pas forcément une bonne idée. Quelque chose d'autre me souligne alors que de toute manière je ne suis plus à ça près. Ne suis-je donc pas cette fille totalement stupide qui s'est engouffrée dans une histoire absolument ahurissante avec un homme que je pensais au mieux être mon ami imaginaire ? J'ai donné rendez-vous à Aiden. Je lui ai demandé de me rejoindre devant l'hôtel de ville. J'ai proposé à un parfait inconnu sortie d'on ne sait où, au discours fou et aux yeux trop ensorcelants pour être vrais, d'avoir la possibilité de m'enlever et de me zigouiller dans les premiers bois venus. Soyons honnête, Aiden a beaucoup plus de chances d'être un psychopathe qu'Orion. Ce n'est pas comme si je risquais quelque chose, mis à part de belles cernes demain matin tout au plus.

Mon débat interne n'a pas l'occasion de trouver de conclusion. La mine de chat battu du musicien suffit à me faire crouler sous la culpabilité. Je ferme les yeux et pince les lèvres, vaincue.

- N-non, c'est bon ! Orion, arrête de t'excuser, je t'ai dis que c'était de ma faute tout … tout ça.

Je lève le bras pour désigner vaguement l'endroit où il était assis un peu plus tôt. Un sourire contrit s'affiche sur mes joues. Moi aussi j'aurais préféré d'autres retrouvailles, si toutefois je m'étais laissée aller à imaginer le revoir un jour. Les amis d'enfance sont destinés à rester ancrés dans le passé. Si toutefois ils s'en échappent, c'est qu'ils sont finalement censés continuer un bout de chemin à nos côtés.

- Ok, très bien, alors … On devrait retourner là-bas, proposais-je en pointant l'avenue principale derrière moi. Il faut simplement que je retourne chercher mes affaires. J'espère que tu as de bons films chez toi, ou que tu as des tonnes de choses captivantes à me raconter. Sinon je risque de m'endormir comme un sac.

Je souris avec humour, enterrant minutieusement l'insistante pointe de méfiance qui résiste au creux de mon ventre. Ce faisant, j'esquisse quelques pas en direction du bar et entraîne minutieusement Orion dans mon sillage en lui agrippant le coude.

- J'en ai pour deux secondes, glissais-je rapidement en l'abandonnant sur le trottoir.

Je pousse la porte du bar en jetant un coup d'oeil par-dessus pour épaule, juste histoire de m'assurer qu'il ne m'a pas déjà plantée là. Il me faut jouer un peu des coudes et rentrer le ventre pour me frayer un chemin entre les tables pour retrouver le comptoir. J'y récupère avec plaisir ma veste, remercie le patron d'avoir veillé dessus, et quitte presque à regret la chaleur du bâtiment. Je retrouve bien vite le froid mordant du dehors, et Orion, qui n'a pas bougé de place.

- Elle est juste là.

Et en effet, ma voiture attend encore sagement à deux pas d'ici. J'use de mes clés pour déverrouiller les portes à distance et lance un regard à mon compagnon avant de me faufiler derrière le volant.

- Tu habites loin ? il faudra que tu me montre la route.


Et que j'essaye de ne pas avoir d'accident.
 
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Jeu 6 Juil - 11:28

   
         
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Je n’avais pas idée du pourquoi, mais elle avait tout de même fini par accepter ma demande. J’avais cette impression de lui forcer la main, je m’en sentais même coupable mais au final, dans un sentiment purement égoïste, j’en était heureux. Au moins, j’avais l’espoir de passer une nuit moins horrible que les autres. J’avais enterré ma fierté, trop faible pour y prêter attention alors que le désespoir m’avait envahi. Oh bien sûr, il n’était plus question que je m’épanche sur mon malheur pour le moment. J’en avais assez fait. A présent, je ne pensais plus qu’à rentrer chez moi, à retrouver cet appartement où d’habitude je me sentais si seul. Il avait beau être magnifique, chaque fois que je m’y réveillais, j’avais cette impression qu’il se modifiait au fur et à mesure, devenant peu à peu de plus en plus lugubre à mes yeux. Était-ce simplement mon imagination ? Ou bien simplement ma folie qui me jouait encore des tours ? Ce qui était sur c’est qu’au moins pour cette nuit, il allait m’apparaitre un peu plus agréable grâce à la présence de Kay.

Elle arrivait tout de même à me tirer un sourire en parlant de bons films, chose à laquelle je n’avais même pas pensé, égoïste que j’étais. Haussant les épaules, je me persuadais que nous trouverions bien quelque chose à faire une fois sur place. Peu m’importait, du moment que je pouvais arrêter de penser.

Sur les quelques secondes où Kay s’engouffrait dans le bar pour récupérer mes affaires, j’en profitais pour sortir une cigarette, l’allumant avant de prendre le premier souffle en fermant les yeux et jetant ma tête en arrière. En les rouvrant, il tombèrent sur le magnifique ciel noir qui nous était offert. Nous avions de la chance, cette nuit était belle, si belle que je me perdis dans la contemplation de ses innombrables étoiles. J’étais bien incapable de reconnaitre une quelconque constellation, mais j’aimais me perdre dans cette magnificence. Soupirant, je profitais de ce spectacle en laissant mes idées vagabonder, serrant mon poing doucement en sentant la douleur me signifier que je n’y avait pas été de main morte lorsque je l’avais envoyé dans le mur. Heureusement, ça n’avait pas été plus loin, j’avais finalement réussi à me contrôler un minimum cette fois. Jamais je n’aurais fait de mal à Kay, mais les autres, les inconnus, ceux qui n’avaient aucune importance pour moi, c’était une autre histoire.

Finalement, ce fut elle qui me tira de ma contemplation, d’un pas las, je la suis docilement jusqu’à sa voitures avant de m’y engouffrer, prenant la place du passager avant de lui donner mon adresse. Instinctivement alors, mon regard glisse sur le côté, sur la route tandis qu’elle démarre. Je me sens lourd, un peu groggy à cause de l’alcool qui reste dans mon sang. Cela m’aide à ne pas trop réfléchir, ou au moins à ne plus penser à Luuna. Tout ça me fatigue, bien plus que je ne l’admettrais jamais. J’ai l’impression d’être en veille, présent sans vraiment l’être et en fermant les yeux, je ne peux que soupirer.

Bientôt, la voiture s’arrête devant mon immeuble, me sortant de mon semi-sommeil. Rapidement, je descends pour m’engouffrer à l’intérieur, appelant l’ascenseur en attendant ma chauffeuse. J’ose à peine la regarder alors que nous gravissons les 23 étages qui nous sépare de mon appartement. Enfin, les portes s’ouvrent alors que la pensée qu’elle découvre l’état de mon chez moi ne me monte à la tête. C’est le bordel, et même pire que ça, je le savais bien. Depuis ma nuit avec Sarah, mes démons avaient repris possession de moi et comme souvent, j’avais ravagé mes meubles. J’avouais ne pas avoir beaucoup de décoration pour cette raison. Il avait beau être grand, il n’y avait au final que le strict nécessaire, rien de plus, rien de moins. Pas de photos, rien de trop personnel, et ce qui l’était, je l’enfermais dans mon bureau. J’avais pris l’habitude de devoir remplacer mon environnement.

Légèrement anxieux, je déverrouillais alors la porte, découvrant ce que je craignais en allumant la lumière. Me mordant la lèvre, j’affichais un regard désolé avant de la laisser entrer à ma suite.

« Fait comme chez toi. Désolé pour… le bazar. »

Je lançais mes clés sur le plan de la cuisine avant de rapidement investir les lieux, enlevant mon pull et mon tee-shirt trempés avant de me retourner vers elle.

« Installe toi, j’arrive. »

En un éclair, je disparaissais dans ma chambre, ressortant une minute plus tard avec un tee-shirt propre et sec que j'enfilais rapidement.

« Tu veux quelque chose à boire ? »

J’avais enlevé mes chaussures au passage, retrouvant le bonheur d’être en chaussettes chez soi tout en me dirigeant vers mon thermostat, montant un peu le chauffage pour être à l’aise avant de m’attaquer au rangement des quelques trucs que j’avais pu briser.

« J’en ai pour deux minutes. Tu nous choisis un film ? »

Je ramassais les débris de verre, les feuilles déchirées, tout ce qui pouvait joncher le sol. Enfin, lorsque je fus plus ou moins satisfait, j’allais dans la cuisine nous chercher de quoi nous sustenter. Un léger mal de tête avait pointé le bout de son nez mais je préférais l’ignorer, persuadé qu’il passerait si mon esprit était occupé par autre chose. J’avais honte de tout ça, cette situation était réellement étrange et dérangeante, pour elle comme pour moi. Peut-être que j’aurais simplement dû me contenter de la laisser me raccompagner, rien de plus. A présent, il était bien trop tard pour penser à ça.




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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Sam 8 Juil - 19:35



   
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Je m'aventure doucement à l'intérieur de l'appartement, avec l'étrange impression de ne pas y avoir ma place. Mes yeux, surpris du décor, parcourent les environs. Il y a des tiroirs arrachés, des chaises renversées, et de la vaisselle brisée. Des feuilles de papier ont volé dans les coins. Je ne sais pas quoi penser de tout ça. A vrai dire je ne suis pas non plus un as du rangement. En revanche ce ne sont que des vêtements qui traînent dans mon salon. Et la vaisselle, quant à elle, s'entasse dans l'évier plutôt que de se retrouver brisée par terre. On dirait qu'un furieux ouragan est passé par là.

Mais je choisis de ne pas faire de remarque à ce sujet. De toute façon je n'en ai pas vraiment le temps. À peine la porte refermée dans mon dos, Orion a déjà disparu dans une pièce voisine, me laissant seule au milieu du chaos ambiant. Comme il m'a proposée de m'installer, j'avance d'un pas pour déposer mon sac sur une console près de l'entrée. Je me sens bête, plantée ainsi au milieu de chez lui sans savoir que faire, jusqu'à ce qu'une boule de poils vienne doucement frotter sa tête pelucheuse contre ma jambe. Baissant la tête, je découvre un adorable chat ronronnant, visiblement en manque de caresses. Une étincelle s'anime au fond de moi.

- Hey, salut toi.

Je m'accroupis pour présenter mes doigts au petit félin. Si l'animal y attarde son odorat un bref instant, il a tôt fait de venir gratter sa fourrure contre ma main tendue. Un sourire étire mes lèvres et chasse le malaise de me retrouver là. Les chats, ça je gère.

Orion réapparaît et n'en attend pas moins pour ranger un peu. Je me redresse et me dandine sur mes deux pieds. Je n'ose pas bouger tant qu'il ne se sera pas posé en premier.

- Je veux bien quelque chose comme … un café. Oui, c'est bien un café.

Je repense à la boisson multicolore que je n'ai pas eu l'occasion de finir tout à l'heure. Pour le moment par contre, j'ai plutôt besoin de quelque chose de chaud et d'un carburant en énergie. Lorsque le musicien me quitte à nouveau pour rejoindre sa cuisine, je ne peux pas m'empêcher de lui emboîter le pas.

- Orion, attends … Le film peut attendre non ?

Ma main se pose sur son bras pour faire dévier son attention des verres qu'il s'applique à préparer. Je baisse les yeux vers ses phalanges blessées, toujours enveloppées dans le bandage de fortune que j'ai improvisé.

- Il vaut peut-être mieux s'occuper de ça, tu ne penses pas ? Est-ce que tu as une trousse de soin ?

Je le regarde avec sérieux. Tant que je serai là, il ne restera pas avec dans cet état-là. Après tout les mains sont importantes pour un musicien.
 
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Lun 17 Juil - 22:19

   
         
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Kaylee & Orion



Elle me commanda un café avant que je m'élance dans la cuisine. Elle m'avait emboiter le pas sans que je m'en rende compte, déjà reparti dans mes pensées alors qu'une certaine gêne ne voulait plus me lâcher. Elle n'avait pas commenter l'état de mon appartement mais je pouvais bien voir qu'elle était loin d'être à l'aise. J'étais honteux, tellement que je faisais tout pour éviter son regard. Me coupant dans mes mouvements tandis que je préparais nos boissons, elle sembla alors s'inquiéter de l'état de ma main tandis que je l'avais déjà oubliée, comme si cela n'avait réellement aucune importance. Et pour moi, c'était le cas. J'avais tendance à vite oublier ce genre de chose lorsqu'il s'agissait de moi. Une seconde, je croisais finalement son regard pour y découvrir tout le sérieux qui l'animait à présent. Je n'y réchapperais pas, j'allais devoir la laisser me soigner.

« Oui, tu as raison...Hum... J'ai ce qu'il faut dans la salle de bain... »

Légèrement troublé, je murmurais presque mes mots avant de m'élancer en direction de la salle de bain. Je n'étais pas habitué à ce genre de réaction, pas habitué à ce qu'on me prête une pareille attention. Cela me laissais un sentiment étrange, indéfinissable. Rapidement, je sortais le nécessaire avant de revenir dans le salon, déposant le tout sur la table avant de me tourner docilement vers elle. J'avais l'impression d'être un enfant ayant fait une énième bêtise tandis que sa mère pansait les blessures qu'il avait pu se faire. Je n'avais jamais vécu ça avec ma propre mère, bien trop occupée qu'elle était à ignorer mon existence tout en chérissant mes frères, je ne pouvais donc que l'imaginer. Etait-ce vraiment comme ça que ça se passait dans une famille aimante ? Et qu'en était-il pour les anniversaires ? Les Noëls ? De tous ses moments qui faisaient vibrer tout le sens du mot « famille » ? Ses moments que j'avais passé dans ma chambre seul, puis avec Luuna. Un sourire traçais mes lèvres en me remémorant ces souvenirs douloureux et si précieux à la fois. Mon coeur se serrait tandis qu'un goût amer me vint à la bouche. Je ne voulais plus y penser, pas encore, je n'en était pas capable.

Comme une soudaine réponse à mes prières, Sirius fit alors son apparition en sautant sur le plan de travail, m'arrachant à mes pensées alors que mes doigts étaient déjà parti à la rencontre de son museau dans l'espoir de le câliner un peu. Comme à son habitude, il se mit à ronronner de bon coeur avant de s'affaler, grattant le plus de câlins possible.

« Je te présente Sirius. Toujours avide de câlins. Je suis sûr que vous allez bien vous entendre. »


Comme pour appuyer mon propos, le chat miaula avant de reprendre son ronronnant de plus belle, me tirant un sourire plus franc alors que mes doigts se perdaient dans son pelage d'un geste automatique. Lui qui était si curieux, il n'avait pas pu s'empêcher de venir dire « bonjour » à Kaylee. Mon regard dévia alors sur elle qui s'appliquait à essayer de réparer un peu ma main. Elle n'avait pas à faire tout ça. Après tout, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, moi et mes excès de violence incontrôlable. Une fois de plus, je n'avais trouvé que ce moment pour me défouler, pour essayer d'extériorisé toute ma rage et ma tristesse mais cela n'avait rien changé. J'étais encore plus perdu qu'avant, les idées embrouillées, j'avais à nouveau cette impression de n'être pas réellement présent, oscillant entre rêve et réalité.



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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Mar 1 Aoû - 10:02



   
Listen to me
Orion & Kaylee
Les phalanges d'Orion ne sont pas spécialement belles à voir. Mais rien ne semble cassé ou suffisamment abîmé pour que je le force à se faire soigner par un médecin digne de ce nom. Et c'est encore une chance, parce que je me sens pas d'aller attendre des longues heures interminables aux urgences, le tout au beau milieu de la nuit. Une fois la blessure désinfectée, je délaisse les petits cotons imbibés d'alcool pour bander sa main correctement. Un sourire étire mes joues lorsqu'une ombre noire et poilue jaillit avec curiosité sur le plan de travail. D'un coup d’œil rapide j'avise la même expression sur le visage d'Orion, qui a déjà glissé ses doigts valides dans le pelage soyeux de l'animal. Il n'y a pas meilleur réconfort que le ronronnement d'un chat.

- Salut Sirius, lançais-je pour répondre aux présentations.

Je finis de nouer le pansement, et libère enfin le bras du musicien avec un petit « voilà » satisfait. Plus en confiance désormais, je me lève du canapé, glisse une caresse derrière l'oreille du matou, et file chercher la tasse de café qu'Orion m'a gentiment préparée. Mon épaule vient s'appuyer contre l'encadrement de la porte tandis que je prends délicatement une première gorgée. Le breuvage me brûle les lèvres malgré tout et m'arrache une petite grimace.

- Tu as encore mal ? M'enquis-je en désignant sa main bandée.

Mes yeux dévient du musicien et englobe une nouvelle fois la pièce presque vide, mais pourtant si dérangée. J'avise une horloge accrochée dans un coin et ne suis qu'à demie surprise de découvrir l'heure indiquée. Il n'est pas loin d'une heure du matin. Mais quelque part, ça n'a rien de fou vu le nombre de choses qui a bien pu se passer au cours de cette soirée. Finalement je me retrouve avec un peu de baume au cœur à l'idée de passer la nuit avec un peu de compagnie. Orion n'aurait pas pu mieux tomber tout compte fait. Je manque de soupirer. Depuis un bon moment, je réprime un bâillement tenace. Le sommeil me guette, prêt à m'engloutir dans ces bras doucereux à l'instant même où je me poserai un peu trop longtemps sur un support confortable. Je n'ai pas envie de dormir. Soudain, toutes les angoisses qui me minaient le moral quelques heures plus tôt rejaillissent en trombe dans mon esprit. J'ai vraiment la frousse de ce que je pourrais redécouvrir dans mes rêves. Mais pour l'heure j'ignore encore si le plus effrayant serait qu'Aiden soit un pur fruit de mon imagination malade, ou si se serait plutôt de le savoir réellement en vie et connecté à ma tête depuis des années.

- Est-ce que je peux te parler d'un truc ?

Je quitte le liquide ébène du regard pour observer Orion. La question est posée. Bien sûr il est encore temps de partir sur un tout autre sujet – après tout je pourrais lui demander mille et unes explications sur sa vie, son chat, son appartement sens dessus-dessous – mais je ne me vois pas faire marche arrière. Mes pensées sont trop agitées, trop confuses pour se concentrer sur autre chose. Et par dessus tout, j'ai vraiment besoin de parler de cette histoire à quelqu'un.

- Il m'arrive quelque chose de vraiment étrange ces derniers jours.

Je lève une main pour masser l'arrête de mon nez. Comment aborder le sujet sans qu'il ne s'imagine immédiatement que je me paye sa tête ? Mon épaule se décolle enfin du mur. Je rejoins mon ami sur la banquette et presse longuement le mug chaud et réconfortant entre mes paumes.

- Tu, euh … T'as déjà vu Inception ?

Je plisse les yeux. Ca va être très compliqué.

- En fait … Je crois que depuis un certain temps, je rêve d'un homme, expliquais-je en levant une main devant moi pour appuyer mes propos délicats. C'est toujours le même. Je me souviens de son visage, de ses yeux, son sourire, enfin presque tout. Mais je ne l'ai jamais réellement rencontré de toute ma vie.

Je reporte directement mon attention sur Orion et déglutis avant d'ajouter :

- Jusqu'à cette semaine. Il est venu amener un chat à la clinique. Et, bon sang, c'était vraiment très, très, très bizarre, parce que lui aussi avait l'air de me reconnaître.

Crispée par mes propres mots, je choisis de reposer prudemment la tasse presque pleine sur la table basse, à côté des produits de soin. Mes doigts s'accrochent et s'entremêlent comme à chaque fois que je suis mal à l'aise.

- Tu pense que c'est possible ? Ou … Ou c'est juste une coïncidence ?

Je grimace.

- Tu crois que je suis folle ?

 
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MessageSujet: Re: Listen to me ♦ Orion   Mer 9 Aoû - 20:07

   
         
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Kaylee & Orion



Le regard perdu sur le pelage de l’animal, je me laisse aller tandis que Kaylee continue ses soins, non sans avoir saluer Sirius au passage. Quand à moi, je laisse mes pensées vagabonder. En fait, je ne suis même pas sûr de penser à quelque chose de précis, je ne suis plus sur de rien pour le moment. Je ne remarque même pas que la brunette à fini son oeuvre et c’est déjà levée pour aller chercher son café. Mes doigts continuent leur manège, bercé par les ronronnements qui les accompagne. Enfin, je soupire, faisant le bilan de cette soirée étrange. J’avais toujours cette impression d’être vide, mais au moins, je n’avais plus mal. Je ne ressentais plus rien, à part un goût amère persistant en bouche.

Puis, la voix de Kaylee me fit revenir sur terre. Je lui adressais un regard avant de répondre par un hochement négatif de la tête. Non, je n’avais plus mal, et même si dans le fond, je m’en fichais bien, de l’état de ma main, je préférais ne rien dire.

« Merci pour tes soins, je n’ai plus mal. »

Ma voix était quelque peu morne mais j’affichais un sourire devenu automatique. Pendant quelques instants, un nouveau silence pris place, seul les ronronnements de Sirius résonnèrent dans l’appartement. Puis, sa question arrivait alors que je me demandais ce qu’il serait bon de faire à présent.

« Je t’écoute ? »

A nouveau, mon regard quitte Sirius pour se poser sur elle, qui m’observe déjà d’un air sérieux. Je hausse un sourcil avant qu’elle ne reprenne, apparemment quelque peu gênée. Le regard interrogateur, j’attends qu’elle vienne me rejoindre sur le canapé. Elle a toute mon attention, d’autant plus lorsqu’elle me parle de ce film que sans doute tout le monde à déjà vu une fois dans sa vie. Curieux, j’attends la suite tout en me préparant à ses révélations, délaissant mon chat qui en profite pour aller voir ailleurs.

Au fur et à mesure de ses mots, je commençais doucement à comprendre son problème. Un cauchemar ? Non, sinon, elle serait déjà devenue dépressive depuis le temps qu’il semble la hanter. Il s’agissait sûrement d’un gardien un peu trop persistant. Un peu trop collant sans doute ? Si cela fais un certain temps que cela dur, il n’a sans doute pas pu résister à l’envie de la voir dans la vie réelle ? Ou bien était-ce vraiment une coïncidence ? Intérieurement, je ne pouvais m’empêcher d’afficher un sourire mauvais. Ces gardiens sont-ils à ce point tous aussi stupide ? Je me plaisais à le penser. Néanmoins, ce genre de bêtise de leur part pourrait se montrer très utile, et l’information à elle seule pourrait également avoir son importance.

Cela étant, j’affichais une mine rassurante tandis qu’elle me demandais si je pensais cela possible, et si elle n’était pas folle, au passage. Evidemment, je me doutais qu’elle devais être totalement larguée par toute cette histoire. J’aurais pu tout lui expliquer, mais elle n’était pas prête à tout entendre, semblant déjà dépassée par cette situation impossible. Je lui adresse un sourire, accrochant son regard. Il ne faut pas qu’elle se croit folle, c’était la seule chose nécessaire pour le moment.

« Je crois que tout est possible. Ca peut paraitre bizarre, mais ça ne l’est peut-être pas tant que cela. »

Je restais évasif, mais mon expression en disait long. Je la croyais, et je ne voulais pas que cette idée, aussi bizarre pouvait-elle paraitre, la déstabilise à ce point.

« T’en fais pas trop va... Puis, la plupart des gens sont un peu fou, regarde moi ?! Bon, d’accord, je ne suis pas un exemple mais.... Tu n’es pas folle. »

J’avais posé une main sur la sienne alors, accompagnant mes mots. Je voulais qu’elle me croit, ou du moins, qu’elle sente que moi, je la croyais, même si son histoire était totalement dingue.

« Ou bien, ce sont tes hormones qui te travaille ! Hum, ouais, ça doit être ça... C’est ton fantasme qui se réalise ! »

Un sourire plus franc s’affichait sur mon visage, je me préparais déjà à courir pour ma vie avec ce que je venais de sortir !



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