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 « Can you save my heavy dirty soul ? »

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entravée

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INSCRIT DEPUIS LE : 07/11/2017
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MessageSujet: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Jeu 16 Nov - 23:49

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« Can you save my heavy dirty soul ? »

Morgan & Samuel ~> Une main tendue fait parfois plus de mal qu'un poing fermé


Est-ce que les cauchemars et les gardiens peuvent avoir des insomnies ? La réponse est oui. Impossible de savoir pourquoi, mais Morgan avait regardé son réveil électronique afficher une heure du matin, deux heures vingt-trois, quatre heures sept. La dernière heure, quatre heures quarante-huit. Cilian n'allait pas être content. Alors qu'elle ouvrait les yeux dans le monde des songes, elle se demanda si ça valait le coup d'aller le voir ou non cette nuit. Elle avait un besoin viscéral de lui, au point qu'elle commençait à se demander où elle en était, mais cette nuit-là, elle ne voulait pas d'influence. Elle voulait juste être tranquille. Sa bête se tenait tranquille, et aucun rêveur ne l'attirait comme si un fil les reliait. Elle erra un moment entre les différentes bulles sans s'en approcher, en gardant à la périphérie de son champ de vision la Tour des gardiens pour éviter de s'en approcher. Elle en aperçut un ou deux, mais ne s'attarda pas près d'eux. Cilian l'avait avertie à leur sujet : ils les voyaient comme un fléau qui ne méritait pas d'exister, alors qu'ils étaient là pour équilibrer la balance, rétablir cette dualité qu'il y avait partout dans le monde. Comment une personne pouvait-elle avancer sans souffrir et s'adapter, devoir apprendre à franchir des obstacles ou prendre conscience de certaines choses à propos d'elle-même ? Les gardiens, bien que censés défendre le bien, n'avaient aucune pitié pour leurs alter-ego, et Morgan ne savait pas encore comment se défendre contre eux, qui étaient entraînés pour les combattre. Elle avait déjà été pourchassée par l'un d'eux et en conservait un souvenir vif, comme l'éclair qui la traversa quand elle repensa à l'épée qui l'avait atteinte.
Elle secoua la tête et continua d'avancer entre les différents rêves, plus ou moins obscurs, les mains dans les poches. Elle passa devant un garçon dont l'aura bleue laissait apparaître des battements d'ailes de papillons, et elle sourit d'un air attendri, en se retenant de sortir ses mains de ses poches, inquiète de troubler ce rêve innocent. Depuis qu'elle était consciente de ses pouvoirs, elle refusait de s'attaquer aux enfants, même les égarés, au point de se faire souffrir parfois. Ils la rendaient triste, et elle préférait laisser les gardiens se charger d'essayer de leur rendre un peu de joie de vivre. Elle ne pouvait juste pas faire ça à des êtres en pleine construction. Malgré une idée de l'éthique un peu tordue, elle restait assez droite en elle-même pour ne pas les toucher et les priver de grandir en restant des personnes à l'aura claire. Malgré sa condition de cauchemar, plus puissant que la moyenne par-dessus le marché, elle gardait de la pitié pour les innocents, et bien qu'elle les savait moins intéressants, elle préférait se venger sur ceux qui faisaient le mal autour d'eux. Est-ce que cela les rendait meilleurs, elle en doutait fort puisque ce qu'elle leur infligeait assombrissait d'autant plus leur aura.
Elle continuait de regarder les mouvements dans la bulle de l'enfant, ses yeux se perdant dans les reflets ésotériques qu'elle ne pourrait jamais faire naître. Étrangement, loin d'éveiller un vide au creux de son ventre, les mouvements lents l'apaisaient cette nuit-là. Un sourire vague faisait remonter le coin de ses lèvres, avec une pointe de regret. Elle pensait ne jamais pouvoir accepter sa nature, prendre aux gens leur essence. Personne, pas même Cilian qui en savait pourtant plus long que quiconque sur elle, ne pouvait deviner comme elle souffrait d'être qui elle était, comme elle aurait aimé naître autrement, ou, dans les mauvais jours, ne jamais naître du tout. Dans le monde des songes, personne ne pourrait le voir puisque les siens et leurs ennemis pouvaient manipuler leur apparence, mais son corps portait les traces de tentatives de reprendre ce qu'on lui avait accordé et qu'elle avait voulu rendre plus d'une fois. Elle ne l'avait plus fait depuis plusieurs années et elles s'étaient faites discrètes, mais elles étaient bien là.
La jeune femme s'assit devant la bulle, observant cette fois la silhouette du garçon qui essayait d'attraper les papillons brillants, qui se transformèrent en oiseaux, puis en pégases. Son expression d'émerveillement résonnait fort dans l'esprit de Morgan. Avait-elle jamais été aussi insouciante ? Elle n'avait jamais eu d'imagination aussi productive... sauf pour faire souffrir les gens. Elle n'avait jamais vraiment rêvé même si elle l'avait cru quand elle était encore ignorante. Elle baissa les yeux vers ses mains. Est-ce qu'elle était capable de créer autre chose que ce qui détruisait l'espoir ? Elle se détourna légèrement pour ne pas risquer d'affecter la bulle, et laissa une fumée noire apparaître dans ses paumes. Elle n'avait jamais fait ça, est-ce que c'était seulement possible ? Elle essaya d'imaginer la simple silhouette d'un cheval, et une forme vaguement ressemblante prit place dans sa main, mais elle s'évapora au bout de peu de temps. Échaudée par cette première tentative, elle tenta un couteau. La forme se fit plus réaliste, sans les détails. Sentant qu'elle tenait un concept qu'elle n'avait jamais expérimenté avant, elle se perdit dans différentes tentatives, plus ou moins bien réalisées. Plus son idée était détaillée et précise, mieux elle la réussissait. Elle n'avait pas conscience de l'agressivité générale des formes qu'elle produisait, parce que seul le fait de réaliser quelque chose importait.
Soudain, elle s'arrêta. L'atmosphère autour d'elle était différente. C'était léger, mais l'air semblait moins peser sur ses épaules, et la lumière était un peu plus claire. Elle ne pouvait pas s'y tromper, il y avait un gardien à proximité. Elle ne bougea pas, et préféra fermer les yeux pour tenter de sonder l'espace. Même si elle ne repéra pas exactement où il était, elle devina une présence dans un petit rayon. Elle rouvrit les yeux et se leva d'un bond, méfiante. Elle n'avait pas pensé à essayer de deviner sa puissance, mais un gardien égalait à un danger. Elle chercha des yeux la silhouette intruse, les mâchoires serrées, le regard mauvais et effrayé à la fois, prête à riposter au premier éclat d'une épée même si elle n'avait aucune expérience en matière de combat, ou disparaître.
Et elle le trouva. Un grand brun, probablement de son âge. Il ne devait pas être gardien à part entière depuis longtemps. Elle le toisa d'un air de défi, même si au fond elle n'en menait pas large. Oubliés les bons sentiments près du rêve enfantin qu'elle risquait à tout moment de contaminer, elle oscillait entre la peur et l'agressivité.


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MessageSujet: Re: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Ven 17 Nov - 23:31

GILSON
Morgan

MACGREGOR
Samuel

「 « Can you save my heavy dirty soul ? » 」
Samuel alluma la lumière de son studio avant de retirer ses chaussures en soupirant de bonheur. Ses pieds emprisonnés dans ses chaussures trop serrées semblèrent le remercier de les relâcher. Il venait de passer l’une des plus longues journées de sa vie. À dix-neuf heures, il avait commencé à servir dans une soirée mondaine d’un grand homme (ou femme, il n’en avait aucune idée après tout) qui avait invité des centaines de personnes pour une quelconque charité, défendant une cause plus ou moins noble. L’annonce décrivait une petite soirée en petit comité, mais l’annonce avait menti. La soirée avait commencé à dix-neuf heures (encore plus tôt pour les serveur.se.s engagé.e.s qui devaient arriver plus d’une heure avant le commencement de l’événement) et s’était étalée sur une si grande période que Samuel avait complètement perdu la notion du temps. Il savait cependant que la batterie de son téléphone s’était complètement vidée aux alentours de minuit, heure à laquelle il avait regardé l’heure pour la dernière fois. Sans téléphone, aucun moyen de savoir l’heure dans un endroit où aucune horloge n’était trouvable.
Pour résumer sa soirée : il avait souffert. Entre le manque de respect de ces « gens de la haute » envers les serveur.se.s, ses pieds et ses jambes qui lui faisaient mal à force de rester debout devant les tables pour servir les invité.e.s et ses collègues pour la soirée qui l’avaient snobé comme s’il avait renversé leurs chiens, il n’était pas prêt de prendre ce genre de travail de nouveau.
Sur le retour, dans sa voiture, il était si fatigué qu’il manqua à plusieurs reprises de s’endormir. Les phares des voitures (qui était bien plus nombreuses que ce à quoi il s’attendait vu l’heure tardive à laquelle il rentrait) le réveillaient chaque fois qu’il risquait de sombrer au volant. Autant dire que, lorsqu’il fut enfin chez lui, son soulagement dépassait la limite habituelle.
Après avoir fermé à double tour sa porte d’entrée et avoir retiré autant de vêtements qu’il le pouvait, il rassembla ses dernières forces mentales et physiques pour brancher son téléphone et le poser sur la table de chevet à côté de son lit avant de s’effondrer sur son lit et sombrer dans le sommeil sans même prendre le temps de rabattre la couverture sur lui. Automatiquement, son sommeil le mena droit vers le Monde des Rêves.
Il fut bien heureux que la fatigue ne l’affecte pas dans ce monde, s’il en avait été autrement, il n’aurait jamais pu faire son travail. Travail qui, juste pour le préciser, était déjà mâché par les Rêveur.se.s sous sa protection, dont la nuit risquait de se finir dans peu de temps. N’ayant pas pu dormir plus tôt, il risquait de se retrouver avec quelques échecs sur les épaules, étant dans l’incapacité de protéger ses … eh bien ses protégé.e.s.

Il arriva dans le Monde des Rêves en pleine forme. Son arc et son carquois étaient apparus par magie sur ses épaules. Il ne comprenait toujours pas le principe, mais il avait prit l’habitude de prendre une flèche dans le carquois et d’observer le bout rouge, étant rassuré en sentant qu’il était prêt à se défendre en cas d’attaque ou de problème. Jusque là, il avait eu la chance de ne pas s’être battu de nombreuses fois, arrivant à faire fuir les Cauchemars qui osaient s’aventurer trop près des rêves de ses protégé.e.s.
Cette nuit-là, il passa près des songes de plusieurs Rêveurs et ne remarqua aucun Cauchemar à l’horizon. Soulagé de voir que les Rêveurs qu’il avait sous sa protection ne s’était pas fait attaquer le soir où sa vie dans le monde réel l’empêchait de remplir sa mission correctement.
Il alla alors naturellement vers la dernière bulle qu’il n’avait pas vérifié, celle d’un enfant qui étudiait dans un établissement privé où Samuel avait remplacé un agent d’entretien pour une dizaine de jours il y a plusieurs mois de cela. Confiant, il s’attendit à ne rien trouver de spécial avant de tomber sur la vision qu’il redoutait. Une jeune femme se tenait à côté de la bulle, debout, le regard se déplaçant d’endroits en endroits, semblant sonder la place de son regard mélancolique pour trouver quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’elle posa enfin ses yeux marrons sur Samuel, il comprit qu’il était celui qu’elle cherchait. Son aura noire, contrastant avec ses cheveux marrons tirant vers le roux, lui indiquait sans aucun doute sa nature. Il s’agissait d’un Cauchemar, et elle était là pour contaminer le rêve d’un enfant.
Tout comme la lueur d’agressivité qu’il vit apparaître dans le regard de la femme en face de lui, il fronça les sourcils et dégaina aussi rapidement une flèche à la pointe rubis qu’il pointa vers son ennemie.

« Je te défends de t’approcher de ce rêve. Ne désobéis pas, je n’ai pas peur de me servir de cet arc. »


Dernière édition par Samuel MacGregor le Mer 13 Déc - 1:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Ven 24 Nov - 13:01

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« Can you save my heavy dirty soul ? »

Morgan & Samuel ~> Une main tendue fait parfois plus de mal qu'un poing fermé


Morgan se retrouvait presque en enfance en jouant avec ses pouvoirs. Souvent, ils l'impressionnaient encore. C'est vrai : elle n'était pas grande, pas très épaisse, et avait à sa disposition une grande puissance, ce n'était pas très assorti. Mais au final, pour apprivoiser quelque chose, quelque soit sa force, il fallait passer du temps avec, s'y familiariser en les sortant et en les employant petit à petit de manière différente. Et pourquoi toujours les utiliser pour faire le mal ? Ils devaient bien être capables d'autre chose, de faire naître d'autres sentiments que la peur, la tristesse ou la rage, non ? Chez elle déjà, ils éveillaient une sorte d'amusement en ce moment-même.
Jusqu'à ce qu'elle sente autre chose. Une présence dont l'effet était inverse à ce que la sienne produisait. Un gardien, à proximité, sûrement déjà en train de la viser. Ses bons sentiments s'envolèrent, et il ne resta plus que de la peur, que le moindre stimuli transformerait en agressivité. La bête qui sommeillait se réveilla, elle la sentait chercher le contrôle, l'issue. Ses pouvoirs restaient à fleur de peau, prêts à se déchaîner dès que l'ennemi serait repéré, ou attaquerait. Elle avait même oublié cette bulle qui l'avait rendue nostalgique, et ne se souciait pas que son influence grandissante puisse la parasiter.
Elle chercha cette silhouette, le regard sombre et tout son corps contracté, mais essayant de garder intérieure cette violence qui cherchait à se manifester. Sa conscience luttait, contre sa nature, contre ce qui semblait retourner tout son organisme pour trouver la sortie et ne plus la transformer qu'en amplificateur, une machine à faire le mal. Elle la trouva. Un homme, grand, l'air aussi sombre qu'elle, et surtout, un arc bandé dans sa direction, avec une flèche dont la tête rougeoyait. Elle se souvenait de cette couleur, qui l'avait transpercée et chassée du monde des rêves. Sa violence aussi s'en rappelait, car elle sembla s'immobiliser pour se focaliser sur cette pierre.
Sa peur vacilla quand elle entendit son pitoyable avertissement. Il se prenait pour un policier devant un tueur en série qui mettait un couteau sous la gorge d'une victime ? Quoique, c'était plutôt vrai. Mais elle s'indigna intérieurement quand elle comprit qu'il la croyait capable de s'attaquer à l'enfant derrière elle. Elle le fusilla du regard, même s'il n'en comprendrait peut-être pas la raison. Il lui donnait presque envie de le défier en attaquant l'innocence du garçon. Sa nature s'agita au fond d'elle, ronronnant presque pour acquiescer à cette idée. Elle tourna la tête vers la bulle, tout son corps se pencha vers celle-ci, et elle vit une tache sombre apparaître à son bord, commencer à s'étendre comme de l'encre sous l'eau à l'intérieur du bleu apaisant du rêve. Se rendant compte de ce qu'elle faisait, elle recula d'un pas, et reporta son attention sur le jeune homme face à elle, masquant son expression apeurée d'elle-même, et de lui aussi, la recomposant pour avoir l'air désabusée voire méprisante, tout son corps restant contracté afin d'être prêt à fuir.
« Tu penses m'impressionner avec ton cure-dents ? »
Elle se transforma en un filet de fumée et se déplaça pour se retrouver juste derrière lui, toujours avec son expression mauvaise.
« C'est bon, j'en suis assez loin pour le justicier de ces ignorants ? »
Son cœur battait la chamade. Elle ne savait pas d'où elle sortait cette défiance, mais il n'allait probablement pas laisser passer cette façon de faire, d'autant qu'elle avait failli s'en prendre à une personne qu'il semblait prendre à cœur de protéger.


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MessageSujet: Re: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Mer 13 Déc - 1:00

GILSON
Morgan

MACGREGOR
Samuel

「 « Can you save my heavy dirty soul ? » 」
En voyant le visage de celle qui se tenait devant la bulle, Samuel n’eut plus vraiment envie d’attaquer. Elle n’avait pas l’air si mauvaise que ça, malgré le regard agressif qu’elle lui lançait. Elle ne donnait pas cette impression qu’il voyait chez les autres Cauchemars, mais Samuel avait compris qu’ils ressemblaient toujours à des individus … « normaux », dirons-nous.
Mais il continua de bander son arc, refusant de se laisser avoir par le physique qui semblait presque bienveillant de la personne. Elle avait l’air sympa, ce n’est pas pour autant qu’elle l’était.

Quand elle s’approcha de la bulle qui commençait à noircir, Samuel s’apprêta à lâcher la flèche, mais il se retint quand elle se dégagea elle-même. Sa réaction face à ce qu’elle provoquait sur la bulle du rêve rendit Samuel confus. Il essaya de le cacher, mais il la regarda en se demandant pourquoi elle s’était dégagée. Les Cauchemars n’étaient-ils pas censés laisser ces choses arriver ? Si les Cauchemars se nourrissaient des rêves de leurs victimes, pourquoi celle-ci avait fui ? Samuel ne pensait pas avoir bien vu, mais il était persuadé qu’elle avait été elle-même surprise par ce qu’il s’était passé. Samuel avait du mal à se le représenter, mais il sentait quelque chose de différent chez elle.
Tout changea quand elle se tourna de nouveau vers lui et qu’elle osa qualifier la flèche qu’il pointait vers elle (et qui pouvait la jeter hors du monde des rêves s’il l’envoyait) de « cure-dents ». Il était très sensible lorsque l’on parlait de ses flèches, elles n’étaient pas des « cure-dents ». Malheureusement, il n’eut pas le temps de répondre, la voyant disparaître dans un nuage de fumée. Un instant, il regarda autour de lui pour la trouver, avant d’entendre sa voix derrière lui.

« Je serais bien mieux si tu disparaissais. » lui répondit-il lorsqu’elle lui demanda si elle était assez loin désormais.

Il se tourna rapidement vers elle et pointa de nouveau sa flèche à l’extrémité rougeâtre vers elle. Le visage de celle qui le dévisageait portrait toujours cet air mauvais, expression faciale qu’il devait avoir lui aussi. Il voulait protéger cet enfant parce qu’il se rappelait lui-même de ses cauchemars durant son enfance. Un cauchemar pouvait se montrer traumatisant pour un enfant, certains l’avaient été pour lui, et il refusait que l’un de ses protégés risque d’être touché par ce dont il était censé le protéger. Alors, quand il envoya sa flèche qui passa à quelques centimètres du Cauchemar qui lui faisait face, il essaya de consoler en se disant qu’il le faisait pour protéger quelqu’un.

« Si je dois en renvoyer une autre, elle ne manquera pas. » essaya-t-il de dire avec confiance, même s’il avait l’impression d’en manquer.

Il continua de dévisager la (jolie) jeune femme d’un air qu’il voulait menaçant. Il ne voulait pas la forcer à quitter le monde des songes car elle avait l’air si gentille, mais il se devait de protéger des innocents, même s’il devait menacer et agir de façon disproportionnée face à quelqu’un d’autre.
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MessageSujet: Re: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Lun 15 Jan - 19:41

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« Can you save my heavy dirty soul ? »

« Morgan & Samuel ~> Une main tendue fait parfois plus de mal qu'un poing qui s'abat. »


Morgan toisait cet intrus qui pensait que sa présence était plus opportune que la sienne. Mais assez de spécisme, enfin ! Pourquoi les Gardiens pensaient-ils que leur vie était plus importante que celle des Cauchemars au lieu d'admettre que ces derniers étaient indispensables à l'équilibre ? Le bien et le mal, la lumière et l'obscurité ? Pourquoi fallait-il un méchant et un gentil alors que bien souvent, les Cauchemars causaient du mal afin de pouvoir survivre, et que les gens normaux se souviennent que le monde n'était pas tout rose ? Comme partout, il fallait que la balance s'équilibre.
Enfin bon, elle n'allait pas lui servir son petit discours humaniste alors qu'il la menaçait avec son arc, c'était on ne pouvait plus malvenu. Cependant, même s'il la jaugeait avec un air mauvais, elle voyait dans son expression qu'il n'était peut-être pas aussi radical. Sinon, il aurait tiré à vue au lieu de lui dire de reculer. D'ailleurs, elle n'avait pas très envie de s'éloigner de cette bulle, même si la flèche pouvait la faire disparaître avant qu'elle dise ouf. Elle le fusilla du regard avant de regarder en direction de la bulle, se laissant attirer par les mouvements apaisants qu'elle apercevait sur sa surface. Elle n'avait aucune envie de faire du mal à l'enfant, mais cette innocence, cette douceur qu'elle pouvait sentir, l'appelait réellement. Elle tendit même la main vers la bulle, avant de reculer de deux pas précipités en voyant qu'elle commençait à se teinter de noir en face de son visage. Ses yeux piquèrent presque tellement elle se sentait coupable. D'où lui venait cette envie de défier un ennemi ? Pourquoi le prenait-elle à rebrousse-poil alors qu'elle était clairement en position de faiblesse ? Est-ce que sa conscience lui disait qu'il en était assez de s'écraser devant les autres ? Ou est-ce qu'elle sentait qu'elle pouvait pousser les limites de cet inconnu ? Elle le regarda de nouveau en cachant sa mine défaite par la culpabilité sous un air glacial, presque bravache, tout en le provoquant alors qu'il avait bandé son arc, qu'elle compara justement à de la pacotille. Il n'eut pas l'air d'apprécier et elle ne retint pas son sourire moqueur. Depuis quand avait-on de l'affection pour un objet qui servait à tuer ?
Elle se transforma en fumée sombre afin de changer de position sans risques pour elle, et aussi s'éloigner de la bulle tentatrice à laquelle elle ne voulait pourtant pas toucher. Elle passa à toute vitesse entre les pieds du jeune homme pour retrouver son apparence classique juste derrière lui, en le narguant à nouveau sur son auto-statut de chevalier blanc. Ne vous méprenez pas, tout ça n'était que de l'esbroufe. En réalité, elle était terrifiée de devoir s'en prendre à lui. Déjà parce qu'elle n'aimait pas s'en prendre à qui que ce soit et, techniquement, il ne lui avait rien fait, mais en plus parce qu'elle n'allait pas pouvoir se défendre. Elle ne savait pas utiliser ses pouvoirs contre les Gardiens. Cillian ne le lui avait pas appris, et elle avait toujours pris la fuite – ou un coup fatal – avant de se servir de ses capacités quand elle avait rencontré un de ses alter-ego. Elle eut quelques soubresauts de rire quand il répliqua. Il pensait l'intimider avec ça ? Sa flèche qui semblait trembler l'était davantage à cause de la trajectoire aléatoire qu'elle pouvait traverser. Elle se tut lorsque celle-ci passa tout près d'elle en sifflant comme un avertissement, et fixa le Gardien d'un air mauvais. Une colère de mauvais augure gronda à l'intérieur d'elle et une brise se leva dans l'atmosphère qui refroidissait, faisant voleter quelques mèches de ses cheveux. Très mauvaise idée. Elle se tendit davantage et l'évalua plus soigneusement. Vue sa tête, il avait fait exprès de la manquer de peu. D'accord, il voulait jouer à ça. Toute moquerie s'était envolée, désormais. Elle marcha droit sur lui, sans se presser, ou plutôt droit vers sa flèche, et s'arrêta face à lui, la flèche à cinquante centimètres de sa poitrine. Il était plus grand que ce qu'elle avait pensé, et elle devait lever la tête pour le regarder dans les yeux.
« Je veux juste être sûre que tu ne me rateras pas. Ce serait dommage que le chiot revienne à la meute sans pouvoir lui montrer qu'il a abattu un ennemi. »
Oh oui, elle tentait le diable. Oh oui, elle risquait gros. Elle en tremblait même légèrement. Mais derrière, une masse noire et discrète se tenait prête à l'immobiliser dès qu'il lâcherait sa flèche. Et Morgan, elle, se tenait prête à s'évaporer s'il la lâchait vraiment. De plus près, il était beau. Il avait un regard plutôt enfantin, pour un soldat. Pas si agressif, au final. Elle se sentait près de se détendre face à lui, bien qu'ils soient tous les deux sur la défensive. Était-il si convaincu de sa mission ? Il aurait dû la chasser de ces lieux depuis longtemps, avant même qu'elle ne le remarque, or elle était toujours là.


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MessageSujet: Re: « Can you save my heavy dirty soul ? »    Lun 5 Fév - 18:16

GILSON
Morgan

MACGREGOR
Samuel

「 « Can you save my heavy dirty soul ? » 」
Samuel n’avait aucune envie de lâcher la seconde flèche. Il regardait celle qui lui faisait face en espérant que son hésitation ne se trahissait pas dans son regard ou ses gestes. Il savait que d’après les règles, il aurait dû décocher sa flèche et la renvoyer dans le monde réel, mais il n’arrivait pas à s’y résoudre. Que se passait-il pour qu’il hésite ainsi ? Il n’aurait pas dû hésiter un seul instant, ce n’était pas ce qu’on lui avait appris, ce n’était pas ce qu’il avait l’habitude de faire. Après tout, elle le provoquait, se moquait ouvertement de lui et avait voulu s’attaquer à un de ses protégés, il aurait dû tirer.
Mais tout revenait à cette question : pourquoi ne l’avait-il pas déjà fait? Enfin, il avait tiré, mais il avait fait exprès de la manquer, le faisait passer pour une sorte d’avertissement. Ce n’était pas son genre. Peu importe à quel point il était humain et détestait les injustices, un Cauchemar ne s’approchait pas des rêves qu’il gardait sans en subir les conséquences.

Quoi qu’il en soit, elle ne semblait pas avoir bien pris la flèche qui l’avait frôlée. Qui pouvait la blâmer ? Pas Samuel en tout cas. Il fut malgré tout surpris quand il la vit avancer vers lui. Allait-elle l’attaquer ? Allait-il devoir se battre à main nues ? Il détestait le combat à mains nues.
Il essaya de cacher le léger sursaut qu’il eut lorsqu’elle s’arrêta devant la flèche pointant directement sa poitrine. Le regardant droit dans les yeux, elle lui dit qu’elle voulait s’assurer qu’il ne manque pas son coup la prochaine fois et qu’elle ne voulait pas « que le chiot revienne à la meute sans pouvoir lui montrer qu'il a abattu un ennemi ». Samuel n’arriva pas à s’empêcher d’être offensé : il ne faisait pas ceci pour montrer aux autres qu’il était capable d’abattre quelqu’un, il le faisait pour protéger les plus faibles. Il le faisait parce qu’on lui avait donné l’opportunité de faire le bien et d’aider les innocents. Alors certes, il pouvait se montrer comme un pseudo-justicier qui s’occupait de choses qui ne le regardaient pas, mais il n’était pas là pour impressionner.

« Quelle meute ? » demanda-t-il, même s’il avait bien compris ce qu’elle voulait dire.

Il essayait de le cacher, mais il sentait que ses jambes commençaient à trembler. Il n’avait aucune raison de trembler, elle était à sa merci. Alors pourquoi ses jambes tremblaient-elles ? Il essayait de se forcer à rester calme, mais il n’avait jamais imaginé que ce serait aussi dur. Il continuait malgré tout de pointer la flèche vers la jeune femme qui lui faisait face. Il devait lui faire croire qu’il allait tirer, il devait lui montrer qu’il n’hésiterait pas à lâcher la flèche. Elle ne devait pas soupçonner une seule seconde qu’il n’allait peut-être pas avoir la force de lâcher la flèche à travers sa poitrine. Alors il s’approcha d’elle. Il fit un simple pas, la pointe rouge de l’arme se rapprochant du Cauchemar. Il sentait que ses doigts voulaient, instinctivement, lâcher la bande de l’arc, mais il se retenait.

« Je te laisse le choix. Soit tu pars de toi-même, soit je te force. »

Il essayait de ne pas faire trembler sa voix, mais c’était difficile. Aurait-il au moins la force de mettre à exécution sa menace ?
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