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 Amour vache entre cochons {Orion]

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libre

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Si les rêves peuvent devenir réalité, les cauchemars seront les premiers à se réaliser.
INSCRIT DEPUIS LE : 04/07/2017
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MessageSujet: Amour vache entre cochons {Orion]   Mer 17 Jan - 22:45

 

Amour vache entre cochons

FT. Orion

Tu détestais tellement de gens dans la vie. En fait, tu détestais la vie elle-même. Tu détestais les personnes plus grandes que toi, les personnes plus petites que toi, les personnes. Celles qui respiraient comme des mammouths assoiffés, celles qui respiraient mieux que jamais, celles qui respiraient. Il ne fallait cependant pas s'y méprendre : tu détestais tellement de choses également. Les marches de plus en plus hautes que l'on nommait escaliers, les rampes qui tournoyaient sur elles-même jusqu'à n'en plus finir, et les écoles d'architecture qui enseignaient qu'il était malin de construire des immeubles d'une vingtaine d'étages quand on n'avait rien d'autre à faire. Et lorsque tous ces éléments étaient réunis contre toi, tu te détestais aussi, avec tes petites jambes fragiles et ton cerveau de limace pas trop cuite, saignante sur les bords.

Tu enlevas une mèche de ton visage tandis que tu t'évanouissais tous les deux centièmes de marches. Etage 23 ? C'était presque aussi haut que le paradis, et tu étais sûre que tu n'allais pouvoir survivre d'ici là. Pourquoi tout ne se passait pas au sous-sol, avec tous tes démons et de l'alcool ? Et quel cauchemar habitait en haut d'un building ? Tu espérais qu'il était suicidaire... Et qu'il accepterait de se jeter avant toi lorsque tu aurais gravi les marches de l'Everest. Au bout d'une demi-heure, tu jetas un coup d'oeil en arrière. Trois marches de montées.

Plus que 666. Tu te promis de retrouver les parents d'Orion pour faire un noeud avec leurs intestins grêles quand tu te laissas tomber face contre terre, ne pouvant refusant l'appel de quelques innocentes victimes. Tu te réveillais bien plus tard, les jambes en compote mais un grand sourire sur le visage. Tu montas les escaliers quatre par quatre et te hissas jusqu'à la porte que tu suspectais être la sienne. Elle était propre, blanche. Tu n'avais pas été aussi dégoûtée depuis que tu avais trébuché sur une capote NON usagée. La vie n'était plus ce qu'elle était, surtout depuis que frapper des enfants avec des clés à molette était interdit.

Tu te laissas tomber comme un ange défenestré contre la porte, laissant la poignée te brosser les cheveux tandis que tu t'y cognais la tête à multiples reprises. « Orioooon » Tu chantonnais avec la voix d'un Jésus sorti de l'asile psychiatrique. « T'es qu'un p'tit coooon » Tu élevais la voix de plus en plus, laissant ta tête s'occuper de la basse. « Je vais t’éviscérer les en... Traaaaaailles » Tu toussas légèrement puis continuas. « Parce qu'j'suis un cauchemar et que c'est mon tra... Vaaaaail ! » Tu terminas sans la moindre once de joie dans ta voix.

Certains avaient besoin de plusieurs semaines pour inventer une symphonie, il ne te fallait à toi qu'une bouteille de Jacks Daniels retrouvée dans la poubelle - et par poubelle, tu entendais le dessous du lit - de ton oncle à moitié vide et un peu de caractère pour établir en un jour l'hymne du cauchemar qui se respectait. Tu entendis rapidement la porte s'ouvrir derrière ta chevelure et tu te laissas tomber sur les pieds du premier venu. « Hi, love » Tu déclaras en vomissant sur les chaussures du Blackburn. Ton estomac n'était que peu en forme lorsque l'on prenait en compte le régime intensif que tu lui faisais subir, incluant alcool, drogues, rasoirs et médicaments. Un vrai régime de roi, et pourtant il ne t'obéissait toujours pas. Quel chien, cet intestin. « Oria, fais moi plaisir et porte-moi jusqu'à la bouteille de rhum la plus proche » Tu récitas en écorchant largement son nom. Ensemble, vous réécrirez les plus beaux contes de la jeunesse anglaise : la meth et le bourbon.
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libre

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MessageSujet: Re: Amour vache entre cochons {Orion]   Sam 28 Avr - 11:23

PS:
 

 
         

 

             
       
Amour vache entre cochons


     
         

C’était un jour comme les autres, un jour où détester la vie était de mise entre deux clopes, un jour où Luuna trainait dans mon esprit pour mieux me faire dérailler, comme elle en avait l’habitude. L’appart était à mon image, totalement ravagé. J’avais oublié depuis un moment pourquoi est-ce que je prenais encore la peine de ranger. Entre l’alcool et le verre brisé, les déchets, les fringues, l’odeur de la clope froide et le nuage de fumée persistant qui allait avec, l’endroit était digne d’un squat. Il ne manquait plus que les murs se faisant la malle, bien que le trou que j’avais fais la veille dans l’un d’entre eux remettais un peu d’équilibre. Au final, ça me faisait doucement marrer alors que j’étais assis dans mon salon, la tête à l’envers, totalement attiré par cet accident que j’avais moi-même produit il y a quelques heures. J’y voyais une échappatoire, un autre monde semblant torturé par l’horreur et le désespoir, couplé aux rires de toutes les victimes que j’avais déjà pu faire. C’était royal et grisant. Bordel, ça me donnait juste envie d’y retourner.

Pas de larmes, même pas de rage, il n’y avait plus que le dégoût qui m’habitait et cette phrase tournant en boucle dans ma tête : « Tout serait plus simple si j’avais les couilles d’en finir. » Je me haïssais autant que je haïssais la vie elle-même, celle qui m’avait arraché ma seule raison de vivre, cette salope qui semblait prendre un malin plaisir à pas vouloir me laisser en paix. Alors à la place, j’écrivais, encore, une bouteille jamais loin pour me donner du courage, pour mieux accepter la douleur et avoir de merveilleuses conversations avec ma soeur morte. Je me faisais pitié, c’était aussi simple que ça. Mais heureusement, ça aussi, j’en avait plus rien à foutre.

Mon esprit était confus, soulagé d’arrêter de se poser mille et une questions existentielles pour laisser la place à l’autre, une fois n’était pas coutume. La vie était plus simple avec lui, où plutôt avec moi, puisque c’était de moi qu’il s’agissait. «T’es complètement taré.» Ouais, je sais, tout le monde le sait et c’est pas nouveau.

Soudain, c’est ma porte qui se met à parler. Ou plutôt à tambouriner toute seule avant qu’une voix ne l’accompagne. Elle s’est trouvée une copine ma porte, une copine dont je connais la voix. Ca me tire un sourire. Je la reconnaitrais n’importe où tellement elle pouvait être agaçante et railleuse. Red était de la partie, Red gueulait dans le couloir tout en draguant ma porte le temps que je vienne lui ouvrir. J’étais foutrement ravi qu’elle soit là, ma petite Red, ça me donnait toujours une bonne excuse pour me foutre en l’air, ou du moins d’essayer une fois de plus.

Quand enfin j’ouvrais la porte, sans avoir pris le temps de faire le moindre effort, elle s’effondra sur mes jambes sans grande surprise, dégueulant à l’instant même tout ce qu’elle avait dû ingurgiter dès le matin. Du Red tout craché. Dégoûté, je me remerciais de m’être habillé un minimum et surtout, d’avoir enfilé une paire de pompes.

« Hey you.»

Je ne me donnais même pas la peine de la ramasser, ni même d’accéder à sa demande. A la place, je l’écartais à l’aide de mes pieds pour pouvoir fermer la porte, la laissant à même le sol alors que je me débarrassais de mes chaussures pleine de vomi, les délaissant sur le côté en me promettant de m’en occuper plus tard, si j’oubliais pas. La flemme de le faire maintenant. J’accordais à nouveau mon attention sur Red, la taquinant de mes pieds pour la retourner, découvrant son visage auquel j’adressais un radieux sourire malsain.

« Rampe jusqu’au canapé, fais moi plaisir mon petit déchet. »

Je m’éclipsais sans plus de cérémonie, allant jusqu’à la cuisine pour chercher une nouvelle bouteille, sachant parfaitement que celles qui trainaient déjà dans l’appartement ne suffirait pas à nous sustenter. J’en attrapais deux pour la peine, même pas ouverte, un vrai luxe, avant d’aller m’effondrer dans le canapé, sortant une nouvelle clope que je m’empressais d’allumer. 

« Quoi de neuf blondie ? J’espère que t’as apporté un petit cadeau, ça se fait pas de venir chez les gens les mains vides. »



(c) BlackCat

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