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 The day I opened my eyes.

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MessageSujet: The day I opened my eyes.   Dim 18 Fév - 10:55


The day I opened my eyes.
Mordread & Victoria Walker

Aujourd'hui, la jeune infirmière Gladys Mcallaway dû appeler le mari de sa patiente du jour. Nerveuse, elle jouait avec un stylo et pria silencieusement pour tomber juste sur le répondeur et non pas sur la personne en question...mais malheureusement pour elle, quelqu'un décrocha à l'autre bout du fil et il s'agissait bien de Monsieur Walker. Se raclant la gorge et tentant d'être le plus rassurante possible, elle avait peur de ne pas savoir gérer la situation au téléphone alors elle lui fit part d'aussi peu de détails que possible. L'état de sa femme venait de changer dans la nuit et elle l'invitait à se rendre à l'hôpital pour en parler plus amplement avec elle. Un pseudo rendez-vous fut prit, afin qu'elle puisse déléguer aux internes le temps qu'elle passerait avec Mordread pour lui expliquer la situation.

Quelques heures plus tard, le mari fut là, à observer sa femme à travers cette fenêtre dont les rideaux n'étaient pas tirés, histoire que les infirmières puissent jeter un œil sur elle en passant. Il semblait inquiet et il y avait de quoi. Tirant un peu sur le bord de son t-shirt, elle prit une grande inspiration et alla à sa rencontre avec un sourire.

« Monsieur Walker, ravie de vous revoir. Observant les alentours, personnes ne semblaient pouvoir les déranger alors elle prit soin de décider de lui parler ici. Je... Elle fixa la chaise qui se trouvait juste derrière lui et se dit qu'il en aurait certainement besoin. Il faut que je vous parle de cette nuit. Ou plutôt de ce qui s'est passé très tôt ce matin. Madame Walker a fait un arrêt cardiaque, pas plus d'une minute, nous avons réussi à faire repartir son cœur tout de suite après. Elle lui laissa quelques secondes, qu'il puisse digérer l'information. Son cœur bat encore très lentement et nous restons très attentifs à son état, rien ne semble avoir changé, elle reste toujours dans un coma profond. Nous venons juste de faire une batterie d'examen pour savoir si elle garderait des séquelles de cet arrêt, mais tout semble indiquer que non et... »

Son regard se perd sur la patiente, la ligne de son cœur s'affine à nouveau dangereusement et elle s'apprêtait déjà à ameuter la personne ayant le défibrillateur dans la chambre à côté de la sienne, mais quelque chose d'étonnant se produisit. La ligne redevint non rectiligne, son cœur reprenait du tonus et passa à un rythme cardiaque normal...puis s'accéléra.

« Excusez-moi monsieur, je dois juste aller voir votre femme avant de répondre à vos questions. »

Elle se hâta à l'intérieur, ferma la porte derrière elle pour mettre un rempart si jamais il décidait d'aller voir aussi par lui-même, c'est que les personnes ont toutes des réactions différentes et parfois peuvent nuire au travail du personnel médical. La première réaction de Gladys est de regarder les tracer des diverses machines et ensuite elle posa les yeux sur Victoria. Elle eut un petit sursaut...

----

Victoria avait les yeux grands ouvert, elle avait la sensation de se réveiller d'une longue sieste, ses membres engourdis ne semblaient pas vouloir lui répondre, il n'y avait que le bout de ses doigts qui semblaient vraiment réagir. Pourtant, elle ne pourrait l'assurer à cent pour cent, sa vision était comme trouble, agresser par cette luminosité bien trop grande et puis elle sent la panique la gagner. Quelque chose obstruait sa gorge, elle n'arrivait pas à parler ni même à bouger sa tête... Elle entendi finalement une voix féminine lui demander de se calmer et que tout aller bien, elle était à l'hôpital...l'hôpital ? Mais pourquoi ? Son cœur tambouriner dans sa poitrine et elle entendit d'autres pas s'approcher d'elle, les interprétant comme une menace. Il y eut des murmures, en réalité ils n'osèrent lui donner de quoi la calmer sous peine qu'elle ne s'enfonce à nouveau dans le coma.

A ce moment-là, elle voulut quelqu'un qu'elle connaissait auprès d'elle, son mari, sa sœur, sa fille, qu'importe ! Elle voulait quelqu'un en qui elle puisse avoir entièrement confiance et qu'il lui dise qu'en effet elle n'a pas à s'en faire. On lui posa une main qui se voulait rassurante sur l'épaule, on allait lui retirer l'intubation pour qu'elle puisse respirer normalement et par elle-même à présent, elle allait avoir l'impression d'avoir une violente nausée, mais elle n'avait pas à s'en faire. La minute qui suit, elle eut non seulement l'impression qu'elle allait vomir, mais qu'on lui arrachait sa gorge de l'intérieur. Une quinte de toux s'en suivi et elle chercha désespérément sa respiration, qu'elle retrouva quelques instants après. On lui mit un tube sous ses narines pour l'aider tout de même alors que sa vision commençait doucement à se remettre. Tremblante, elle venait de vivre ses premières cinq minutes de réveil comme un choc, comme une nouvelle naissance peut-être ? Elle fini par vouloir appeler son mari, comme si elle pouvait ressentir sa présence...mais elle resta muette, aucun son ne sortaient de ses lèvres qui venaient de bouger. Quelques larmes s'écoulèrent de ses yeux, elle se sentait impuissante, contrôler et enfermer dans son propre corps alors qu'elle venait de reprendre conscience. Le bout de ses doigts s'agitent, le seul signe de stress et d'agitation qu'elle puisse montrer pour l'instant.


black pumpkin
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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Ven 2 Mar - 14:19


 
         
Victoria & Mordread

 
             
       
The day I opened my eyes.


         


Foutue journée de merde. Les yeux rivés vers mon épouse endormie à quelques mètres à peine, ce fut la seule information qui me traversa l’esprit à l’instant. J’écoutais l’infirmière sans réellement l’entendre, absorbant ses mots comme un brouaha gênant au fur et à mesure des secondes qui s’écoulaient. J’avais su qu’il s’agissait d’une mauvaise nouvelle à l’instant où elle m’avait appelé quelques heures plus tôt. Je n’étais pas venu tout de suite, le temps de commencer à imaginer tous les scénarios qui allaient pouvoir ce jouer lorsque j’arriverais sur place sans me résoudre à l’idée qu’elle soit peut-être réellement partie. Il y avait un monde entre le fait de se considérer veuf et vraiment l’être. Au final, c’était moins pire que ce que j’avais imaginé. Un arrêt cardiaque…. Ils restaient attentifs à son état, blablabla… Elle était toujours avec nous, c’était tout ce qui importait. Je me fichais bien des détails, j’en avais presque l’habitude à force de les entendre rabâcher leurs conneries à chaque visite. Ca faisait un an maintenant qu’elle était dans cet état et ce n’était pas la première fois que cela arrivait, mais c’était son premier arrêt cardiaque. Toi aussi t’en a marre hein Vicky ? Marre d’être là, inconsciente et dépendante de toutes les machines qui pouvaient l’entourer. On m’avait dit qu’elle pouvait entendre tout ce qui pouvait se passer autour d’elle. Si c’était vrai, ce n’était que d’autant plus cruel à mon sens. Prisonnière entre deux mondes, elle était immobilisée tout en étant partiellement consciente de son état. Si la voir ainsi me brisait en quelque sorte, je ne pouvais imaginer ce que c’était que d’être à sa place.

Heureusement, ce n’était donc pas pour tout de suite. Elle était encore là, bien présente dans son lit d’hôpital et moi, j’étais encore là aussi, à veiller sur elle a ma manière. Un sourire traça mes lèvres, comme un accord avec moi-même. Il était inutile de s’inquiéter davantage. Mon regard se détourna alors de Victoria pour se poser sur la jolie infirmière toujours à mes côtés, elle-même semblant inquiète de l’état de sa patiente. Mes yeux la détaillaient presque comme une habitude, s’attardant sur ses formes avant de revenir vers son visage. Elle était plutôt canon, c’était peu de le dire. La trentaine, blonde aux formes avantageuses, sa petite blouse lui allait à ravir. A présent qu’elle avait toute mon attention, j’avais même du mal à ne pas plonger dans sa généreuse poitrine. Je m’apprêtais à lui faire mon numéro, à lui sortir mon grand jeu de séducteur, mais à peine avais-je ouvert la bouche qu’elle me coupait, passant la porte de la chambre pour me laisser seul avec moi-même. Je fronçais les sourcils avant de reporter à nouveau mon regard vers Victoria. Il se passait quelque chose, à nouveau.

J’avais beau me voiler la face, faire comme si ça m’indifférait, je restais attentif à ce qui s’opérait devant mes yeux. Mon cœur rata un battement alors même que je la vis ouvrir les yeux. Vicky…. Non, j’y croyais pas. Stoïque, je restais là à l’observer, n’arrivant pas à croire ce qui arrivait juste sous mes yeux. En état de choc, c’est en voyant les médecins entrer à leur tour que je réalisais enfin l’ampleur de la chose. Elle était réveillée. Et elle avait besoin de moi. Réaction violente, je repartais au quart de tour, tambourinant à la porte de la chambre pour qu’ils me laissent entrer, qu’ils me laissent la voir, lui parler, la rassurer. Oscillant entre la porte et la vitre, je mordais sur ma patience en les voyants s’agiter autour d’elle, essayant de la calmer, de l’aider à reprendre connaissance. Il me semblait que le temps passait bien trop lentement. Mes jambes ne supportaient plus mon poids, je n’étais plus capable d’avoir la moindre pensée rationnelle alors qu’on m’interdisait de la rejoindre.

Enfin, au bout de longues minutes, la porte s’ouvrit sur la belle infirmière. Je me précipitais dans la chambre sans un regard pour elle, allant au chevet de ma femme alors que j’étais sur le point de m’effondrer si je ne m’asseyais pas. J’en perdait mes moyens, ne sachant même pas quoi dire tandis que je prenais place près d’elle, m’asseyant sur le bord de son lit. A présent, j’étais étrangement calme, incertain sur ce que je pouvais ressentir. J’étais heureux de la voir, de retrouver ses beaux yeux qui m’avaient bien plus manqué que ce que je pouvais l’avouer. J’attrapais sa main, la serrant dans la mienne tout en lui offrant un sourire incertain.

« Salut toi… »

J’avais la voix tremblante, me raclant la gorge, j’essayais de me reprendre avant de venir déposer un baiser sur son front, restant ainsi, le visage à quelques centimètres du sien.

« Je suis là, tout va bien… »

Je vins rattraper les larmes qui coulaient encore sur ses joues à l’aide de mes doigts, essayant d’être rassurant, serrant sa main dans la mienne avec chaleur.

« Comment tu te sens ? »



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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Sam 17 Mar - 14:23


The day I opened my eyes.
Mordread & Victoria Walker

On lui prit la main, un contact qui réchauffa son corps entièrement, comme s'il reconnaissait celui qu'il avait longtemps côtoyé, envoyant un message positif pour le cerveau de la blonde. La voix semblait à la fois loin et forte, sa panique intérieur l'empêcher de totalement se concentrer, mais elle était bien familière. Elle reçu un baiser sur le front et enfin elle comprit que c'était bien lui, son visage si proche du sien lui permettait de mieux le voir, mieux le reconnaître et comme pour la première fois son cœur fondit. Il lui assura qu'il était présent et que tout aller bien, elle le cru malgré la lourdeur de son propre corps et cette douleur dans la gorge, s'il tenta de chasses ses larmes, ces dernières coulèrent de plus belle lorsqu'elle tenta de parler à nouveau mais qu'un seule pitoyable grognement en sortie face à la douleur et la frustration. Elle voulait se coller à lui, elle voulait pouvoir s'attacher à son mari comme on agrippe une bouée de sauvetage alors que l'on vient juste de tomber en pleine mer.

L'infirmière se tenant toujours à leurs côtés sembla hésiter, entre rassurer sa patiente de son mari et laisser ce moment d'intimité, mais elle préféra tout de même les interrompre quelques instants en les prévenant qu'une batterie de test serait fait dans l'heure, voir où elle en est réellement et aussi que chaque patient pouvait réagir différemment, mais qu'à présent ce serait un long chemin vers la rééducation. Elle laissa le numéro de sa ligne direct s'ils avaient des questions et quitta la chambre pour faire une série de demande.

Les yeux de Victoria observaient toujours Mordread, avide de le voir à nouveau et elle avait enfin cessé de pleurer, mais les tremblements était toujours légèrement présent, appuyant un peu plus dans la main de son mari, elle tentait de lui montrer qu'elle était bien là le plus possible vu qu'elle ne semblait pas encore capable de parler. De sa main libre, elle tentait de forcer pour récupérer petit à petit au moins l'usage de ses mains, puis de ses poignets. Son cœur avait ralentis la course, un peu plus calme à chaque mot qu'il prononçait.

« Mord... »

Sa voix se brise, enrouée et douloureuse, elle en ferme les yeux quelques instants avant de déglutir, elle pouvait parler, elle se devait de parler, car ses bras n'avait pas encore la force de s'élever et de pouvoir ainsi signer ce qu'elle ne pouvait dire. Peut-être pourrait-il lire sur ses lèvres des mots ? Où était sa fille ? Et sa sœur ? Elle eut quelques montées sur la machine et maudit intérieurement d'être encore relié à cette foutue machine qui ne laisse passer aucun de ces changements émotionnels. Au bout de quelques instants, elle sentit encore la frustration et tenta d'attirer son attention de sa main libre, commençant à signer le mieux qu'elle pouvait les prénoms de leur fille et de Céleste.


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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Mer 4 Avr - 23:34


 
         
Victoria & Mordread

 
             
       
The day I opened my eyes.


         


Je faisais tout pour être présent, mais j’avais du mal à réaliser ce qui était en train de se passer. Je détaillais le visage de Vicky, ma femme, enfin réveillée de son long sommeil. Après une année, elle revenait enfin à elle, à nous, le monde des vivants. Moi qui avait été jusqu’à avoir du mépris pour elle, je me retrouvais bien con à serrer la mâchoire pour contenir mes émotions. Elle m’avait manqué, quand bien même notre mariage n’avait plus rien de réel, quand bien même l’amour avait pu s’envoler au fil des années, au fur et à mesure qu’Eli grandissait. C’était stupide et j’avais honte, foutrement honte d’avoir pensé si souvent à l’abandonner, à crier sur tous les toits qu’elle avait disparu. J’en frissonnais, embrassant sa main dans la mienne, ne sachant quoi faire alors que ses larmes redoublaient suite à une tentative ratée de me répondre. Il n’y eu qu’un grognement frustré qui sorti de sa bouche, auquel je répondis par plus de tendresse encore à son écart, me rapprochant d’elle autant que possible, malgré la présence de toutes les machines l’entourant.

« Calme toi... Tout va bien... »

J’essayais d’être rassurant, ne sachant si c’était pour elle ou pour nous deux. Je déglutissais pour me reprendre avant de me tourner vers l’infirmière toujours présente. Elle n’avait rien de mieux à faire ? Ne voyait-elle pas qu’elle était superflue ? Non, visiblement, puisqu’elle ne se gêna pas pour nous interrompre, se prenant un regard des plus courroucé de ma part pour qu’elle s’en aille au plus vite tandis qu’elle se perdait dans ses explications. Nous verrions tout cela plus tard, pour le moment je m’en fichais bien. Qu’elle nous foute la paix, c’était tout ce que je voulais. Heureusement, il ne lui en fallu pas plus pour qu’elle s’exécute, nous laissant enfin seul. Je soupirais de soulagement, accueillant la main de Vicky serrant la mienne le plus possible. Elle essaya de parler, une fois encore, mais comme la première fois, cela ne fut pas un franc succès.

« N’essaie pas de parler, pas encore. Laisse toi un peu de temps. »

Elle était toujours aussi têtue au moins, c’était bien la preuve qu’elle était totalement éveillée. Tout cela était donc bien réel, je n’étais pas entrain de le rêver. Je la vis se frustrer d’avantage, incapable de l’aider, assistant impuissant face à son mal être. Elle essayait de communiquer et c’est après l’avoir vu hésiter que je fini par comprendre ses signes. Elizabeth. Céleste. Evidemment, elle voulait les voir. Cela me fit l’équivalent d’une petite décharge électrique, me ramenant sur terre illico. Je sortais mon téléphone tel un automatisme.

« Je vais les prévenir, j’arrive. »

Je ne perdais pas de temps, quittant la pièce pour prendre contact avec les principales intéressées. Je commençais par Céleste, appuyé contre la paroi de la vitre, les yeux rivés vers ma femme, puis vers le smartphone. J’avais encore les idées embrouillées, j'allais au plus direct.« Victoria est réveillée. Elle te réclame... » Mon coeur tambourinait dans ma poitrine alors que j’achevais ma phrase, qu’une boule se formait dans mon estomac. Nous savions tous deux ce que cela signifiait. Mon regard s’abaissa, quittant à nouveau la belle blonde pour préférer le sol alors que sa réponse immédiate me tira un soupir. Elle ne viendrait pas, pas tout de suite. Elle pouvait me baratiner ce qu’elle voulait, je n’étais pas dupe, je savais pourquoi est-ce qu’elle agissait de la sorte, je savais qu’elle aurait du mal à faire face à sa soeur. Rapidement, je mettais tout cela de côté tout en envoyant un nouveau sms, à ma fille cette fois en espérant qu’elle réponde au plus vite. J’en profitais pour faire une pause, pour reprendre contenance avant d’y retourner, loin des regards indiscrets. Je respirais à fond en fermant les yeux, juste quelques secondes, essayant de calmer mon coeur qui galopait dans ma poitrine. Quelques larmes prirent le large malgré mes efforts pour les contenir alors que mon souffle était perturbé par mes tremblements que je tentais d'atténuer le plus possible. Il fallait que je me reprenne rapidement. Ce fut la vibration de mon smartphone qui m’y aida. Eli était en route, elle n’allait pas tarder à arriver. Je lui répondais pour clore la conversation, revenant à moi en chassant les nouvelles larmes qui avaient envahi mes joues. Mes yeux rouges me trahissait sûrement mais tant pis, je rejoignais enfin Vicky, reprenant ma place à ses côtés, un sourire timide sur les lèvres.

« Eli arrive, elle est en route. Céleste passera plus tard. »

Je préférais ne pas en dire plus, reprenant sa main dans la mienne, me voulant rassurant à nouveau.

« Tu nous a fait une sacrée peur tu sais. Il aura fallu une année pour que tu nous revienne. »

Je restais attentif à ses besoins, ses désirs et ses réactions alors que je lui révélais l’information. Je savais qu’elle finirait par me le demander, par me poser toutes les questions possible alors que je me tenais à son chevet, caressant sa main de mon pouce avec tendresse.



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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Mer 13 Juin - 23:15


The day I opened my eyes.
Mordread & Victoria Walker

Un chaleur douce et envahissante, elle n'avait plus ressentit ça depuis bien longtemps et se sentit totalement bouleversé, submergé. Sentant son corps ne pas lui obéir totalement elle voulait au moins pouvoir prononcer quelques mots, son nom...mais rien, juste de la frustration et une envie soudaine de hurler tout ce qu'elle pouvait. Mais elle ne le fit pas, ne tenant pas à finir en psychiatrie, elle vivait tout de même mal cette situation, elle restait emprisonnée dans son corps si ce n'est qu'elle était pleinement consciente à présent. Ce fut cependant la voix de son mari qui la calmait, son contact et sa tendresse l'apaisait. Elle n'en avait plus non plus l'habitude, leur relation s'étant détérioré au fur et à mesure des années qui s'écoulaient, sortant parfois l'un avec l'autre pour maintenir les apparence, mais elle savait très bien qu'il ne renonçait pas à une partie de jambes en l'air avec une autre femme juste parce qu'il avait une bague au doigt. Elle n'en parlait jamais, mais elle savait et l'accepter à demi-mot semblerait-il. Mais cette facette de lui fut totalement propulser par son comportement actuel. Elle l'aimait, c'était bien plus fort qu'elle.

Puis l'infirmière vint parler d'examen et quelques souvenirs de douleur intense firent légèrement grimper son rythme cardiaque. Elle se souvenait d'un nombre de piqûre infernal et parfois entendre de façon lointaine que c'était stupide de la garder en vie avec ses machines, elle ne survivrait pas sans, certains médecins la considérant déjà comme un corps sans vie. Elle fut à nouveau un peu plus calme une fois l'infirmière hors de la chambre. Les larmes cessent, les tremblements reste, presque imperceptible, puis elle appuie un peu plus dans la main de Mordread, tenace et têtue, elle veut tout retrouver de sa mobilité aujourd'hui même. Victoria tenta à nouveau de parler, juste prononcer le nom de son mari, mais sa voix se brisa à la moitié de celui-ci lui faisant mal par la même occasion. Il lui intima de ne pas parler, de laisser un peu de temps. Elle réussit à hocher la tête, mais poussa tout de même un soupir.

Ensuite, elle tenta d'attirer l'attention du beau jeune homme sur sa main qu'elle avait essayé de dégourdir, tentant de signer les prénoms des deux autres personnes importantes dans sa vie, sa fille et sa sœur. Frustrer de ne pas pouvoir signer correctement, heureusement il fini par comprendre ce qu'elle voulait et lui assura qu'il allait les prévenir, laissant la jeune femme quelques instants, mais à dire vrai il regardait par la vitre. Clignant des yeux, elle tentait de bouger sa tête et ses mains simultanément, elle sentait qu'elle se fatiguait vite, mais elle n'y prêta pas attention, persévérant.

La porte s'ouvre et elle cesse toute activité sous peine de recevoir des reproches et sentit à nouveau cette présence rassurante, assit près d'elle, elle fronça légèrement les sourcils en observant ses yeux, ils n'étaient pas comme avant, comme rougit. Puis son visage se déride, son regard essaye de laisser passer toute la tendresse qu'elle peut lui apporter. Sa main se déplace, à un certain point elle semble comme avoir légèrement mal ou juste la stupéfaction de ne pas pouvoir être plus rapide ? Elle le cherche, se contact physique et se contente de lever un doigt qui fini par se laisser totalement abandonné, son souffle se fait cours, ayant fait ce qui pourrait être une banalité pour certains était un effort titanesque pour elle. Puis elle eut un raté dans son rythme cardiaque lorsqu'il lui avoua qu'elle était dans le coma pendant une année entière. Les yeux s'ouvrent en grand, sa main fut à nouveau dans la sienne, son pouce la caressant. Elle ferma quelque secondes les yeux et ne se focalisa que sur ça, sur cette sensation et elle sentit à nouveau une bouffée de chaleur et de bonheur l'envahir. Elle ouvrit à nouveau les yeux, à nouveaux remplies de tendresse, voulant être la pour lui en quelques sorte, elle referma un peu plus ses doigts, même si elle avait encore le souffle un peu court.


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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Jeu 14 Juin - 12:44

Le téléphone vibre dans le fond de sa poche arrière et, d'un geste précis et habituel pour une fille de son âge, Elizabeth le sort avec le sourire. Avoir des messages, c'est le signe d'une bonne vie sociale, non ? Tout comme le nombre de like sur divers réseau sociaux et tout le bordel ! Sauf que, en lisant les mots, son sourire il disparaît et son corps se fige complètement. Elle est réveillée.

Et là c'est une putain de tempête qui se joue dans sa cervelle en ébullition. Enfin elle est réveillée ! Mince, elle est déjà réveillée ! Elizabeth elle ne soit pas ce quoi doit penser tellement y a tout et son contraire qui passe dans son cerveau. Elle est heureuse, c'est une certitude parce qu'on parle quand même de sa mère. Elle est soulagée parce que, honnêtement, elle n'est pas certaine d'être capable de vivre avec sa mort sur la conscience. L'angoisse pointe le bout de son nez très rapidement. Est-ce sa mère lui en veut ? Bien sûr que oui, elle lui en veut. Elle vient de perdre un an de sa vie à cause de sa propre fille. Ça tourne et ça tourne encore dans la caboche alors qu'elle n'entend même pas la voiture arriver. Note pour plus tard : ne jamais lire un sms alors qu'on traverse une route !

Le klaxonne, elle ne l'entend pas plus. Finalement c'est le conducteur, débout sur son frein, qui arrive à s'arrêter à temps, son pare-choc s'arrêtant tout juste sur les jambes d'Elizabeth. Au moins, ça a le mérite de lui remettre les pieds sur terre en une fraction de seconde alors que l'homme ouvre sa fenêtre pour pester des mots qu'elle n'entend pas. D'un geste vague elle s'excuse avant de courir de l'autre côté de la route et monter dans le premier bus en direction de l'hôpital.

Le trajet lui semble interminable, elle arrive même à se persuader que le chauffeur fait exprès de prendre son temps. Elle se ronge les ongles, la petite Eli, elle invente un tas de scénarios dans sa tête pour connaître la meilleure façon d'aborder sa mère. Est-ce que ce n'est pas supposé être naturel ce genre de choses ? Ça l'est probablement pour tous les gamins qui n'ont pas jetés leur mère dans les escaliers. Putain mais elle s'en veut la gamine. Et, si elle doit être honnête, elle culpabilise même un peu... Beaucoup. Elle culpabilise de cette dernière année sans sa mère, de la vie qu'elle a menée avec juste son père et sa tante. Ces moments-là, elle les a appréciés en réalité. Sauf qu'elle ne devrait pas, elle devrait être cette fille parfaite qui a passé son temps à pleurer une mère dans le coma par sa faute.

Quand elle traverse les couloirs de l'hôpital, on peut croire à un automate qui marche. Elle ne regarde pas les indications, elle ne semble même pas chercher son chemin. Eli sait parfaitement où elle va, ce sol ce n'est pas la première fois qu'elle le foule. Sa mère, elle est venue la voir de nombreuses fois, souvent pendant des heures de cours pour être certaine de ne croiser personne d'autre. C'est con, elle n'avait pas eu envie de dire qu'elle venait souvent, peut-être pour ne pas inquiéter son père et Celeste, pour ne pas faire savoir à quel point elle culpabilisait.

La chambre est là, à deux pas d'elle. Juste une porte à pousser et elle va pouvoir enfin voir sa mère avec les yeux ouverts. Ça lui fait peur. Elizabeth voit beaucoup trop de choses dans le regard des gens et, là, elle ne veut pas voir la déception dans celui de sa mère. Mais, avec un peu de chance, elle a perdu la mémoire, hein ? Finalement, elle ne se souvient peut-être de rien ? Un an de coma, ça doit bien laisser des séquelles de ce genre, non ? Et voilà qu'elle se mord la lèvre inférieure le plus fort qu'elle peut, comme pour se punir d'avoir ce genre de pensée. Puis y a cette infirmière qui passe dans le couloir, qui voit la gamine et qui s'approche d'elle.

« Ah, Elizabeth, on t'a prévenu ? »

Au moins une qui ne semble pas hurler en lui parlant, comme si ça allait aider Eli à mieux entendre les gens. Faut dire qu'ils ont tendance à confondre surdité complète avec difficulté à entendre. Mais l'avantage de cette infirmière s'arrête là parce que, quand elle lui tend la main en lui proposant de l'accompagner... Bordel, Elizabeth à l'impression qu'on la prend pour une gamine de quatre ans. Ça la vexe alors, forcément, elle secoue la tête avant d'entrer par elle-même dans la chambre.

La porte se referme derrière elle sans qu'elle ne s'en rende compte, les yeux fixés sur une vision qu'elle ne pensait pas revoir un jour. Là, devant elle, y a ses parents et on pourrait tellement croire à un couple parfait. Et elle ne sait pas, Eli, si elle doit être heureuse ou triste de cette vision. Sa mère devait tellement lui en vouloir qu'elle allait peut-être monter son père contre elle... D'ailleurs, sa mère, elle n'a peut-être pas envie de voir la personne qui l'a mise dans cet état. Les lèvres pincées, Elizabeth passe d'une jambe à l'autre, franchement pas à l'aise à cause d'un surplus de culpabilité.  

Est-ce que je peux venir ?

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MessageSujet: Re: The day I opened my eyes.   Dim 19 Aoû - 16:16


 
         
Victoria,  Mordread, Eli & Cello

 
             
       
The day I opened my eyes.


         


La nouvelle tombe et je vois Vicky choquée par ce qu’elle apprend. Elle ne s’attendait sans doute pas à ce que son sommeil ai duré si longtemps, au même titre que je ne m’attendais plus à ce qu’elle se réveille. Mais elle est là, sur son lit d’hôpital, avec ses beaux yeux qui tentent de trouver du réconfort dans les miens alors que je fais en sorte d’être là pour elle. Elle serre ma main en fermant les yeux, comme pour avaler la nouvelle. Elle a perdue un an de sa vie dans ce lit. Mais ça aurait pu être bien pire. Elle aurait pu ne jamais se réveiller.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, je lui offrais un sourire tendre, alors que de ma main libre, mes doigts allaient trouver refuge sur son front pour le caresser avec douceur. J’avalais ma salive avec difficulté, essayant encore de réaliser tout ça. Tout ce que ça pouvait signifier. Je me sentais à la fois vide et soulagé qu’elle soit encore là, de pouvoir encore voir ses prunelles qui me dévoraient d’amour. Je fus sur le point d’ouvrir la bouche pour lui dire à quel point j’étais heureux qu’elle soit à nouveau là, mais je n’en eu pas le temps, coupé dans mon élan par le regard de Vicky qui me quitte pour se diriger vers la porte. Mon regard suit le sien, découvrant Eli qui vient d’arriver, demandant de quelques signes l’autorisation d’entrer. Je lui souris avec amour avant de me tourner vers Vicky, comprenant d’un regard que c’est à moi d’agir. A nouveau, mes yeux passent sur ma fille, que j’accueille avec chaleur.

« Oui, viens ma puce. Ta maman est affaiblie. Elle ne peut pas encore te parler. Viens, approche vite. »

J’invitais Eli en lui tendant ma main pour qu’elle nous rejoigne, l’invitant à venir au chevet de sa mère de l’autre côté du lit, m’effaçant sensiblement pour les laisser se retrouver comme si se devait. Eli avait fait vite, j’étais heureux qu’elle soit venue aussi rapidement autant que j’espérais qu’à présent, tout ce passerait bien entre elles. J’eu alors une impression étrange, comme un regard extérieur posé sur nous. Mon regard se tourna vers la sortie, au delà de la vitre pour y découvrir une silhouette bien trop familière pour que je ne la reconnaisse pas. Celeste est là. Et elle s’apprête à s’enfuir sans demander son reste. J’hésite. J’hésite à la rattraper, à lui courir après. Mais pourquoi au final ? Je me tourne vers ma femme, lui offrant un petit sourire.

« Je vais aller voir les médecins. Je reviens tout de suite. »

Je dépose un baiser sur son front avant de me tourner vers ma fille.

« Prends soin de ta mère, je n’en ai pas pour longtemps... »

Je m’éclipse sans cérémonie, passant la porte pour mieux chercher Celeste qui s’est déjà enfuie. Mon regard s’accroche à son dos alors qu’elle est devant les ascenseurs. Mes pas décident quoi faire à ma place, je la rejoins en prenant soin de rendre mon comportement le moins suspect possible. Je suis presque à sa hauteur lorsque je la vois s’engouffrer dans l’ascenseur, j’ai juste le temps de m’y glisser avant que les portes ne se referment dans mon dos. D’un revers le main, je bloque l’ascenseur sans hésitation, alors que mes yeux cherchent les siens, qu’un sourire dont j’ai le secret s’encre sur mon faciès.

« Alors on me fuis maintenant ? »

Je ne peux pas m’en empêcher, je ne peux pas m’empêcher de faire celui qui n’en a rien à secouer alors que dans ma tête, plus rien n’a de sens. J’aurais dû rester aux chevets de Vicky, avec ma fille, et pourtant, c’est ici que je me retrouve, plus perdu que jamais en dévisageant la femme qui a fait bondir mon coeur si souvent ses derniers mois.


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