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 Un petit thé ? [Aëlia]

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entravée

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MessageSujet: Un petit thé ? [Aëlia]   Jeu 1 Mar - 17:56


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


Les jours s'étaient enchaînés depuis que j'ai découvert pour moi et pour Mordicus. Je trouve toujours quelque chose à faire pour m'aider à enfouir cette révélation dans un coin de ma tête et ne plus y penser. Mais mon travail entier m'y ramène constamment et les moindres cheveux blonds, les visage gracieux et angéliques me le rappellent. Je veux désespérément oublier, me convaincre que rien ne s'est passé ce soir-là. C'est si difficile... Je soupire devant cet affreux distributeur. Il n'y a de nouveau plus le thé à la menthe dont je raffole tant. C'est insupportable ! A croire que tous mes collègues ne prennent que ça, et bien sûr juste avant que je n'arrive. J'vais devoir dire deux mots à celui qui s'occupe de remplir la machine...ou me résigner à emmener mon propre thé. Mais je l'oublie à chaque fois.

Je me dirige vers la salle de repos. Il y aura bien quelqu'un pour me dépanner d'une boisson chaude non ? J'ai vraiment besoin de théine. Les couloirs sont bien vides à cette heure-là. La garde de nuit ne va pas tarder à commencer. Je vais peut-être d'abord passer voir Vic'. Je dépasse la salle de repos et je me dirige vers la zone où sont établis les gens dans le coma, depuis plus ou moins longtemps. J'arrive dans sa chambre et je suis soulagée de constater qu'il n'y a personne. Je m'assois à côté d'elle. L'observant avec tendresse, je lui caresse le visage. Elle aussi a cette beauté qui me fait tant peur en ce moment, mais il n'y a aucune chance pour que je ne fasse une telle chose à ma sœur.

« Tu me manques Vic'. » Je ne sais pas avec quelle force j'ai prononcé les mots, mais c'est sorti. Le langage des signes ne me sert à rien si j'espère qu'elle entende mes mots. Si tu savais les conneries que je fais en ton absence. Je suis de plus en plus horrible. Horrible de penser que c'est bien fait pour toi ce qui t'es arrivé. C'est pas vrai. Je t'aime malgré tout. Je me sens tellement désolée pour toi. Ta propre fille vient à peine te voir. Combien de fois elle m'a dit que ça servait à rien, parce qu'elle pouvait pas te parler? Et moi je n'insiste pas assez. Moi, je jubile quand elle dit ça. Oh grande sœur, je suis horrible n'est-ce pas ? Pourtant je t'aime, mais cette situation m'arrange. Même si tu me manques....

Je me redresse et lâche sa main que je tenais serrée. Il est temps d'aller boire mon thé. Je dépose un baiser sur son front et me glisse hors de sa chambre plongée dans la pénombre. Le luxe d'être riche, c'est d'avoir une chambre seule à l'hôpital, mais c'est assez triste quand on y pense. Mes pas me guident automatiquement vers la salle de repos que j'avais sciemment évité juste avant. Une fois à l'intérieur, j'observe les personnes qui s'y trouvent, je ne connais personne, enfin si, mais simplement de vue. Finalement, tout en accompagnant mes paroles du langage des signes, je demande. « Bonsoir, quelqu'un pourrait-il me prêter du thé ? » C'est vrai que c'est bizarre un emprunt de thé. Mais bon. Je fais un sourire un peu gêné jusqu'à ce que quelqu'un se décide enfin à me répondre.
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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Dim 18 Mar - 21:36

Céleste &
Aëlia
Un petit thé ?
La nuit passée avait été de celle qui se comptent parmi les horribles ; de celles qui me font me demander comment j’ose encore me lever le matin et faire face au monstre dans le miroir du réveil.
A vrai dire, je n’avais pas osé y faire face et il était sûrement heureux que les cheveux attachés soient obligatoires et que personne ne trouve étrange des cernes en pleine nuit. Il y avait quelque chose de vraiment rassurant à être de garde de nuit. Même si c’était une course de partout, même si cela signifiait un sous-effectif encore plus criant, il y avait aussi la garantie de l’utilité et de l’absence de sommeil, mon enfer à moi…

La salle de repos était complétée par plusieurs visages qui ne me disaient rien, ou pas grand-chose, l’heure du changement de garde aux urgences étant encore loin, mes collègues devaient sûrement soit courir dans ses couloirs, soit traîner vers ses couloirs. Pourtant, je m’étais installée sur l'une des chaises encore libres avec plaisir avant de sortir l’un de mes trois thermos de thé – on n’est jamais trop prudent. A vrai dire, il n’y avait aucun risque que je m’endorme ici, entre l’adrénaline et la peur, mais il était toujours agréable d’avoir quelque chose contre quoi se lover, comme tous les enfants qui arrivaient ici en pleurs et dont seul doudou pouvait calmer les larmes. Après doudou, la magie passait entre nos mains – enfin, il fallait plutôt parler et de science, et de médecine à partir de ce moment-là !

Il me restait encore une heure et dix-huit minutes avant le début de ma garde et je m’étais décidée à me relever pour partir en avance, on ne crierait pas sur quelques bras supplémentaires dans tous les cas, quand quelqu’un est entré pour « emprunter du thé ».  Personne n’avait vraiment l’air décidé à lui répondre, alors j’ai attrapé l’un des gobelets en plastique de la fontaine à eau derrière moi et je l’ai rejoint : après tout, dans un face à face avec une flopée d’âmes endormies ou bien un seul être assoiffé de thé, mieux valait choisir celui qui risquait de dire quelques mots… Et puis, au mieux, je perdrais un peu de mon avance au grand plaisir de mon supérieur, au pire, je serais sur le chemin pour continuer vers les urgences.

- Je serais plutôt du genre à t’en offrir, je n’ose pas imaginer dans quel état tu pourrais me le rendre…

J’ai laissé échapper quelques éclats de rire même si la blague était plus que revue. Être dans l’hôpital me faisait du bien, et me mettait de bonne humeur. L’idée d’enfin me concentrer sur autrui, dans une heure et seize minutes – presque, je compterais les secondes -  permettait toujours d’oublier un peu le monstre. Il se faisait alors tout petit, et comme c’était agréable !

- Plutôt thé vert ou thé noir ? J’ai les deux…

Dans tous les cas, je n’aurais le temps de finir ni l’un ni l’autre, alors autant qu’elle choisisse…

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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Lun 19 Mar - 17:00

HRP:
 


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


Personne ne semble décidé à me répondre. Quoi, le langage des signes fait peur ? Je soupire, prête à retourner vers la machine pour un bête thé noir, mais finalement, je vois une jeune femme se mettre en mouvement. Je lui souris alors avec espoir, pourtant, elle se dirige dans le sens opposé. Déçue, j'entame un mouvement pour faire demi-tour mais je la vois qui s'approche de moi. Un regard d'incompréhension s'affiche sur mon visage alors qu'elle me tend le gobelet vide. Pourtant, elle ne tarde pas à expliquer et j'éclate de rire à mon tour, mon visage s'éclaire d'un sourire mêlé de gêne. « Oui enfin prêter...je veux dire que je ramènerais du thé en échange. Merci en tout cas ! » Elle poursuit en présentant les options. Je ne savais pas que l'on pouvait avoir autant de thé avec soi.

« Hum..Je rêvais d'un thé à la menthe, mais un thé vert sera parfait. » J'achève par un sourire qui se veut amical avant de me laisser guider jusqu'à là où se trouvent les thermos, puis tendre mon gobelet vers elle, pour qu'elle puisse me servir. Je n'oserais pas le faire moi-même, et puis, je n'ai aucune idée de quel thermos contient quoi. La chaleur de la boisson entre mes doigts me donne un frisson, puis, un sentiment d'apaisement me parcourt. « Encore merci. » Je la jauge du regard pour savoir si elle semble ouverte à la discussion. Je ne saurais pas dire, elle semble déborder d'enthousiasme. Je tente quand même, tendant ma main pour la saluer. « Je m'appelle Celeste et vous ? Euh pardon, et toi ? »

Étrangement, là où j'aurais habituellement fuit sans demander mon reste, j'ai envie d'apprendre à connaître ma sauveuse de soirée. Je la dévisage aussi poliment que possible derrière ma tasse, elle et ses rondeurs. Je la trouve belle malgré ses traits tirés. On passe tous par là dans ce genre de métier, les cernes deviennent une seconde peau. Son regard pétille malgré la fatigue. Je souffle légèrement sur mon thé avant d'en boire une gorgée. Revigorante. Cette jeune femme, je suis quasiment sûre de l'avoir déjà croisée avant. Mais c'est la vie dans ce domaine, on croise les gens, on échange potentiellement un regard, parfois un sourire quand on est pas trop préoccupé. C'est un rythme tout à fait particulier. Rare sont les moments comme ceux-ci. Le calme avant la tempête. Je m'estime encore chanceuse de mon côté. Les morts ne tentent pas de s'échapper et ne cherchent pas à contredire les ordres des médecins. «Tu travailles ici depuis longtemps ? »
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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Ven 6 Avr - 15:44

HRP:
 

Céleste &
Aëlia
Un petit thé ?
Je repassais une fois encore entre les multiples chaises que certains collègues semblaient presque prendre un petit plaisir à coller le plus proche possible du mur sans jamais le toucher… Bref, un peu de gymnastique avant d’ouvrir le thermos rose dont s’échappa un léger nuage de vapeur.
Laissant couler le liquide quelque peu doré dans le gobelet de plastique – et pensant au passage qu’il y allait sûrement y avoir un petit coup de chaud pour une dizaine de doigts autres que les miens – j’essaya d’enclencher une discussion avec l’une des multiples âneries qui traversaient ma calotte crânienne :

-Et voilà ! Un thé à la menthe sans menthe, spécialement pour vous !

Prenant sa main pour répondre à l’invitation – enfin, ce qui semblait être une invitation – j’ajoute un sourire supplémentaire tout en essayant vainement de refermer le thermos avec ma seule main gauche :

-De rien ! Vu la quantité que j’en amène, je ne peux jamais le finir seule, de toute façon, alors autant par… Ah ! Merde, c’est chaud ! merde, c’est chaud ! Non ! non ! non ! non ! non…

Le thermos avait visiblement choisi un autre chemin que celui de la fermeture et en plus du thé dégoulinant sur ma main gauche – qui avait du coup, elle aussi, pris un sérieux coup de chaud – il y avait un tâche sur mon pantalon au niveau de l’entre-jambe droite et un début de fleuve sur le sol…
Lâchant sa main, j’attrapa rapidement un flopé de mouchoirs sur la table avant de me pencher pour éponger le sol ; à côté de moi, un visage inconnu s’était « gentiment » repoussé comme si le thé allait désormais miraculeusement sauter du sol vers son pantalon à lui. Pour le mien, il allait vraiment falloir que j’en change… Ce qui signifiait qu’il allait falloir repasser par les vestiaires dans l’heure qui allait suivre… Et à la laverie demain matin en quittant l’hôpital. Si je prenais cela avec optimisme, on pourrait dire que ça me ferait toujours quelques minutes de plus dans l’hôpital : est-ce vraiment positif ? Décidons donc que oui !

-Désolée… J’espère que tu ne t’en es pas reçu… J’aurais vraiment dû m’y prendre à deux mains : mais c’est ça, vouloir faire deux choses à la fois !

On pouvait le dire : il n’y avait vraiment pas la place pour une moi accroupie entre la table et le mur et j’étais donc à moitié sous cette première, à moitié dans ce dernier et, au final, plus en train de parler à un pied de chaise qu’à mon interlocutrice – qui était peut-être la dernière à ne pas me lancer un regard noir de toute la salle… A moins qu’elle soit en train de le faire mais que l’absence d’yeux dans mon dos ne me permette pas de juger ?
Se relever les mains pleines de mouchoirs gluant et coulant était loin d’une définition du glamour, surtout quand un collègue souffle bruyamment dans ton dos pour bien faire comprendre à quel point il était terrassant de devoir déplacer sa chaise de quelques centimètres…

-Au fait, moi c’est Aëlia ! Je ne te re-serre pas la main, vu tout le bazar que j’ai dedans !

Tout en tendant mes mains vers elle et y ajoutant une de ces grimaces de mauvais monstres de nanar d’horreur, je commançais à rire : la soirée ne faisait que commencer, alors autant prendre les choses du bon côté :

-Au moins, pour une fois, je n’aurais peut-être pas trop de thé !

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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Ven 13 Avr - 11:15

HRP:
 


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


« Oh merci ! » Je ne peux m'empêcher de rire à la moindre remarque de la jeune femme, même si je dois affreusement me concentrer pour arriver à lire sur ses lèvres. C'est qu'elle est drôle ! « Vous devriez faire de la publicité en fin de compte ! On achèterait tout ! » Depuis quand je m'essaie à l'humour moi ? La main de ma nouvelle connaissance vient se ficher avec franchise dans la mienne et je la serre enfin. Mais malheureusement ce moment de quiétude ne dure pas. Je la vois changer d'expression et mes yeux délaissent son visage pour constater ce qui se trame au niveau de sa main. « Oh mince ! Je suis désolée c'est de ma faute ! » Ni une ni deux, je me précipite sur des essuie-tout et je dépose ma tasse fumante pour l'aider à éponger. Le thé a vraiment dégouliné partout. Même sur elle, j'espère qu'elle ne s'est pas trop brûlée.

Cette table est encombrante et personne d'autre ne souhaite mettre la main à la pâte. Malheureusement pour moi, si je crois comprendre que ma collègue est entrain de parler, il m'est impossible de comprendre quoi que ce soit, je ne l'entends pas et je ne peux pas lire sur ses lèvres. J'en profite donc pour fusiller du regard cet impoli qui observe la jeune femme au sol avec dédain. Pour qui se prend-il ? Goujat. Il ne me remarque pas. J'ai l'habitude de passer inaperçue. J'aimerais lui envoyer une bonne réplique cinglante, mais je n'ai pas les mots. Je suis trop fatiguée pour ça. Trop lâche pour entamer une querelle aussi. Avec Mordicus, c'est pourtant si simple. Je secoue la tête et me reconcentre sur ma collègue qui ressort enfin de dessous la table et me tend les mains, pleines de mouchoirs trempés. Je peux enfin comprendre ce qu'elle dit. « Ah aucun problème ! Enchantée Aëlia ! » J'éclate de rire devant sa grimace. Je suis admirative, elle a l'air si positive.

Tandis qu'elle se débarrasse de tous ses mouchoirs mouillés dans la poubelle qui déborde déjà, sous les regards mécontent de quelques idiots qui ne supportent pas de voir d'autres personnes qu'eux rire, je suppose, j'en profite pour fouiller dans le tiroir de secours de la salle de repos à la recherche d'une pommade spécifique pour apaiser les brûlures. Je finis par la dégoter, puis, je me tourne de nouveau vers Aëlia, la mine victorieuse, la pommade en vue. « Je peux examiner ta main ? » Si elle veut bien me la donner, je pourrais lui appliquer de la pommade, ça aidera à ce qu'elle ne ressente pas les désagréables sensations de brûlures par la suite. Surtout que si elle doit bosser toute la nuit, autant que ce soit en étant à l'aise. Mon regard se pose sur ma tasse de thé laissée à l'abandon, bien trop au bord du plan de travail. Je la décale rapidement en lieu plus sûr avant de sourire de manière encourageante à Aëlia.
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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Lun 3 Sep - 18:34

HRP:
 

Céleste &
Aëlia
Un petit thé ?
Abandonnant tous les mouchoirs dans l’ogre-poubelle qui habite la salle – et qui est, visiblement, bien trop nourri par nous tous – je l’entends fouiller dans les tiroirs à côté : elle avait peut-être besoin d’autre chose que seulement du thé ? Après tout, c’est assez rare que l’on vienne avec ce genre de demande dans la salle de repos vu la proximité du distributeur…

Au point où j’en suis, je me retrouve à m’essuyer les mains sur le pantalon :
« Une tâche de plus ou de moins, ça ne va plus faire grande différence… »
J’essaye de garder le sourire, car pour l’instant, j’ai vraiment besoin de positivité. Et puis, tous les patients ont bien rarement l’envie d’être reçu par une interne grognon – déjà qu’ils préféreraient souvent ne pas être reçus par une interne tout cours… Je l’entends proposer d’examiner mes mains, mais elles ne sont pas particulièrement douloureuses, et un rapide coup d’œil me laisse entrevoir qu’elles ne sont même pas vraiment rouges :
« Ça devrait aller, il semblerait qu’elles n’aient pas été transformées en écrevisse par une quel qu’on que vilaine fée du thé ! Par contre, je vais aller me changer, si une petite balade dans les couloirs jusqu’aux vestiaires te dit ? »

Je n’étais pas sûre que la dernière proposition soit une occasion dorée, mais vu la situation dans la salle de repos, j’avais l’impression que tout le monde attendait notre départ avec impatience… Surtout qu’une énième personne entrait dans la salle qui devenait largement trop petite à mon goût…

« Normalement, j’ai toujours une tenue d’avance dans mon vestiaire, ça m’évite de passer à la laverie en cas d’urgence, mais habituellement, c’est plutôt des urgences « tête en l’air » : j’oublie tellement souvent ma tenue chez moi… » Je laisse sortir un petit rire gêné pour ponctuer la phrase et j’essaye en même temps de diriger mon attention sur les thermos : cette fois-ci, pas de thé partout ! J’ai bien l’intention de le fermer comme toute personne normale. Et pour cela, je préfère la technique du calme à celle du marcher-vers-la-porte que j’utilise habituellement…


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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Jeu 6 Sep - 9:40


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


Je me sens un peu bête à présent. Ma biaphine en main, cet air stupide sur le visage. Aëlia refuse gentiment mon offre. Zut. Bon, c’est comme elle préfère de toute façon. Je souris tout de même à sa remarque sur la fée du thé. Je glousse d’ailleurs, oubliant ma gêne précédente. Elle doit avoir du succès auprès de tous avec ce genre d’attitude positive, mais, elle doit surtout avoir quelque chose de rassurant pour les enfants. Si Eli avait dû aller à l’hôpital, je crois que j’aurais été ravie de savoir qu’une personne comme Aëlia pouvait veiller sur elle quand moi, je ne le pouvais pas. Cette dernière me propose de la suivre aux vestiaires. Dans d’autres circonstances, j’aurais certainement rougis d’une telle invitation, ou, je l’aurais trouvé étrange, mais, la force des nombreux regards sur nous dans la salle de repos me font comprendre le besoin d’un tel départ.

Elle m’explique qu’elle a toujours une tenue de remplacement. Je souris. En effet, si ce genre de choses lui arrivent régulièrement, ce n’est pas une mauvaise idée ! J’y songe parfois, à emmener quelques vêtements de rechange, mais, globalement, c’est ma blouse qui prend tout, et pour les cas extrême, j’ai même une veste en plastique. Je m’empêche de penser plus avant aux cadavres dont je gère les autopsies pour me concentrer sur ma nouvelle connaissance. « Je te suis ! » Je replace la crème où je l’ai trouvée avant de reprendre ma tasse encore remplie.

La voyant commencer à rassembler ses affaires, je lance : « Besoin d’aide pour emmener quelque chose ? J’ai encore une main libre. » Je souris avant de la laisser instiguer le mouvement vers la sortie. Alors que nous nous dirigeons hors de la salle, j’en profite pour lancer quelques regards assassins. C’est bon, le bruit va s’en aller, ne vous en faites pas ! Evidemment, pour moi, le brouhaha d’une salle, les discussions entre les gens, ça ne fait aucune différence si je ne m’y intéresse pas. Je vis constamment dans le silence et dans le souvenirs des sons que j’ai autrefois entendus.

Une fois dans le couloir, je me mets à sa hauteur. « Je suis affligée de voir autant de collègues si peu avenants. Nous sommes tous dans le même bateau pourtant. J’ai l’impression que c’est chacun pour soi. » Je ne sais pas trop ce qui me prend, ça ne me dérange pas, d’habitude, la solitude. J’aspire à ce qu’on me laisse tranquille d’ailleurs. Mais, je ne sais pas….voir Aëlia pleine de bonne volonté, si positive, drôle et souriante face à cette armée de zombies sans cœur m’a révoltée. Il y a quelque chose chez elle qui me donne l’impression de la connaître. Je ne saurais expliquer quoi, mais, elle fait partie de ces personnes auprès de qui il ne me dérange pas de rester, au contraire. Certainement ce qu’on appelle le feeling. « Tu travailles ici depuis longtemps ? Je n’ai pas l’impression de t’avoir déjà croisée. »
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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Ven 21 Sep - 18:56

Céleste &
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Un petit thé ?
« Je dirais pas non à me débarrasser d’un thermos de thé ! »

Finissant de fermer le thermos maudit – qui semblait, de fait, bien vide désormais - je lui tends le thermos le plus sec et le moins fuyant, histoire que l’une d’entre nous reste au sec tout de même…

Sortir de la salle de repos fait un bien fou : les couloirs sont tellement calmes à une telle heure, surtout si loin des urgences. Habituellement, je ne viens pas jusqu’ici, mais j’avais eu à passer voir une amie quelque peu avant. La salle de repos avait faussement paru attractive, et les humains qui se voulaient la peupler se rapprochaient finalement plus de zombies que d’agréables collègues. Sûrement qu’on aurait pu essayer de les sauver, mais rester plus longtemps était un risque que je ne prendrais pas : autant profiter du reste de l’hôpital.

« Je crois que je m’y suis habituée avec le temps… On est tous fatigué de nuit, et quand le mode zombie s’active, la plupart n’est plus capable de rester agréable… Mais c’est vrai que le chacun pour soi de certains services est usant : l’hôpital est tellement loin du monde de bisounours qu’on pourrait en espérer ! »

La phrase s’est finie sur ce sourire un peu lasse, caractéristique du « malheureusement, on y peut rien » mais qui laisser aussi place à un peu d’espoir. Je ne leur en voulais pas : pour la plupart, il ne me connaissais sûrement pas, et avait déjà dû voir leur quota de catastrophes pour la journée. On atteint souvent le quota de l’année en quelques heures aux urgences, et j’imaginais que ça ne devait pas être bien différent ailleurs.

« Je suis interne aux urgences, de l’autre côté de l’aile. Les collègues sont plus sympas, du moins quand on les connait… Sauf ceux qui te traite en sous-fifre juste à cause de l’étiquette « interne », bien sûr ! Comme si on n’était pas tous passé par là… »


En réalité, je le prenais avec bonne humeur. On s’habitude vite à s’adresser en priorité aux collègues sympas, et puis c’était peu cher payer pour réaliser un rêve. Et puis, c’était peu cher payer par rapport à ce que méritait le monstre en moi, n’est-ce pas ? Ce petit monstre qu’il ne faut pas laisser sortir… Peut-être qu’une lueur de honte était passée dans mes yeux, mais sûrement qu’elle avait été trop rapide pour être remarquable ; à moins que… J’ai balayé bien rapidement les mauvaises idées : l’hôpital est un sanctuaire ! Et puis, j’avais un pantalon trempé de thé auquel pensé pour l’instant !

« Et toi, tu fais quoi par ici ? Vu la réaction dans la salle, je dirais que tu n’es pas du service non plus… »


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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Ven 12 Oct - 15:20


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


Je souris alors qu’elle me tend un de ses thermos. Mes mains se referment sur lui et je le porte contre mon cœur, comme si je me devais de le protéger. J’entame alors la conversation. Je sens qu’elle s’est détendue elle aussi. Après tout, il suffisait de se sortir de cette foire à mauvaise foi arrogante. Je fronce un peu les sourcils, elle parle vite, mais, je saisis l’essentiel. Elle est bien gentille. Est-ce que je fais aussi partie de ces gens qui rejettent leur mauvaise humeur à la tête du premier venu ? Il m’arrive de mettre de la distance. Souvent. C’est vrai. Dans tous les cas, j’évite la confrontation et le contact quand je suis sur le point de cracher des flammes. Le seul qui, finalement, se prend vraiment mes humeurs à la tête, c’est Mordread. Je ne compte pas me sentir désolée. Qu’est-ce qui m’a pris de me laisser embrasser ? La vision des cheveux blonds, de la chair tendre, et puis de ses yeux bleus, glacials, s’impose vicieusement dans mon esprit. Je chasse rapidement ces images de mon esprit. Je ne laisserais pas Mordread ruiner ma vie. Il en est hors de question.

Le brouillard se dissipe à nouveau dans mon esprit et l’envie de converser avec Aëlia me reprend, alors que nous marchons d’un bon pas. « Oui en effet ! C’est un univers bien particulier ! » Je poursuis mes interrogations. Sa dérision affiche un sourire au coin de mes lèvres. Il y a donc quand même des gens sympathiques avec elle. Je ne sais pas pourquoi je m’en sens soulagée, alors même que je ne la connais pas. « C’est donc pour ça que je ne t’ai jamais vue ! Je ne me rends jamais dans cet aile du bâtiment… » Sa remarque sur les supérieurs qui se la jouent me font lever au ciel. « Ah oui, ceux-là… » Mon visage affiche une mine compatissante, du moins, je l’espère. A sa place, je me serais certainement vengée dans un songe, puisque, ce serait mérité. Mais… Faudrait-il encore qu’elle soit comme moi. Un petit silence s’impose alors qu’elle semble se replonger dans ses pensées. Serait-ce un regard fuyant ? Peut-être, en tout cas, elle me retourne la question, m’arrachant un petit rire. « A vrai dire, mon territoire, c’est le sous-sol. Je suis médecin légiste et je fais seulement des aller-retours entre la morgue et la machine à café. Mais aujourd’hui, il n’y avait pas mon thé préféré et…me voilà. »

Je lui souris en haussant un peu les épaules pour illustrer mes propos. Je ne suis pas mécontente finalement. Peut-être que je n’aurais jamais croisé cette jeune femme autrement. Nous pénétrons enfin dans les vestiaires dont j’ouvre la porte pour la lui tenir alors qu’elle a toujours les bras bien chargés. « Je t’en prie. » Je la suis ensuite jusqu’à son casier, plus timidement. Je suis embarrassée. Je dois regarder ailleurs pour ne pas passer pour une perverse alors qu’elle se change et en même temps, si je ne la regarde pas, je ne saurais jamais qu’elle me parle. Du coup, même si je sens mes joues chauffer, parce que vraiment, j’ai horreur de parler de cette surdité que je n'assume pas, je lui dis. « Hum…je vais me tourner pendant que tu te changes et euh…est-ce que tu pourras me tapoter l’épaule quand tu voudras me parler ? » Je la regarde, incertaine, puis mes yeux glissent vers une poignée de casier avant de revenir vers ses prunelles. « Je suis sourde… » Cette fois, je suis certaine d’être rouge comme une pivoine. Avec un petit sourire honteux, j’observe sa réaction avant de me tourner et de m’assoir sur la banquette la plus proche.
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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Jeu 1 Nov - 9:09

Céleste &
Aëlia
Un petit thé ?

« Les machines à café, ça fait bien longtemps que je ne leur fait plus confiance ! Entre, les pièces dévorées vers les abîmes, le café qui coule à l’extérieur du gobelet troué et le carré de sucre supplémentaire qui se décide pour un plongeon en dernière minute ? Non merci, je préfère amener directement mon thé ! Et puis, c’est tellement plus rapide une fois en service… »

Dans ma tête, se redessiner le nombre impressionnant de café et de thé raté à la machine avant que je me décide enfin à prendre mes propres thermos. Et à vrai dire, le pantalon que je portais actuellement était bien loin d’être le premier à avoir subi la furie d’une boisson chaude en désir de liberté : rien ni personne ne peut arrêter un gobelet plastique de café quand son premier envol a démarré, aidé par une inconsciente main brulée… La dernière fois en date, celle qui m’avait enfin fait passer le cap et acheter non pas un, non pas deux, ni même trois ou quatre, mais cinq thermos d’un coup – qui ose dire que je suis extrême !? – je m’étais retrouvée devant un amphi, une marre de thé à mes pieds, les chaussures trempées et les orteils brûlés alors qu’il faisait trois degrés à l’extérieur : visiblement, l’absence de gobelet n’avait pas particulièrement dérangée la machine, qui avait tout simplement décidé de laisser couler le précieux breuvage au sol. L’anecdote datait un peu, mais elle me mettait toujours un sourire sur le visage, me rappelant notre bande de potes et la tête de Claire, particulièrement dépitée de découvrir son thé à mes pieds sans espoir de rejoindre son estomac…

En traversant la porte que Céleste gardait ouverte, je me suis retrouvée dos en elle, direction rapide vers mon vestiaire. En vrai, je n’avais plus vraiment envie de trainer encore et encore dans mon pantalon taché. Je me suis rapidement engagée entre deux rangées de casier, tout en continuant la discussion « Mais du coup, c’est quoi dans la médecine légale qui t’as attiré ? Moi… » quand je l’ai entendu m’interrompre : « tu pourras me tapoter l’épaule quand tu voudras me parler ? » Je me suis retournée vers elle, qui me faisait dos, une jambe à moitié dans le pantalon propre et l’autre complètement à l’extérieur du sale – du propre aussi du coup – pour cloti-clottant m’excuser quand je l’ai entendu dire qu’elle était sourde. Je me suis brusquement rendu compte du débit de paroles que j’avais eu depuis le début – et donc du mérite qu’elle avait à avoir réussi à me suivre – et surtout, je lui suis tombée dessus, mon pantalon visiblement jaloux que je ne m’intéresse pas qu'à lui.

« Je suis désolée, je… je… je voulais vraiment pas te tuer… »

J’étais à moitié mortifiée, totalement pivoine et en même temps, le rire d’abord nerveux commençait à se transformer en fou rire complet : la soirée se promettait longue et catastrophique, j’aurais vraiment dû essayer de dormir au moins un minimum avant de venir !


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MessageSujet: Re: Un petit thé ? [Aëlia]   Dim 11 Nov - 21:35


Un petit thé ?

Aëlia & Celeste


Sa remarque sur la machine à café me fait pouffer de rire. Je suis admirative de sa capacité à voir les choses aussi comiquement et positivement. J’imagine que c’est la force de l’habitude. Je lui souris jusqu’à la porte des vestiaires où je lui cède le passage. Je la vois soudain accélérer le pas et se précipiter vers les casiers un peu plus à l’écart. Mes pas la suivent jusqu’à m’entendre dire qu’il faut qu’elle me tapote l’épaule pour m’interpeler. Elle se tourne vers moi à moitié déshabillée, surprise. Je rougis encore plus. Je ne sais pas si je dois regarder ailleurs. J’ai envie de rire tellement cette scène est improbable et en même temps je ne tiens absolument pas à la vexer. Et puis elle se met à avancer vers moi, une expression désolée sur le visage.

Tout se passe trop vite, je n’ai pas vraiment le temps de comprendre que je me retrouve au sol, le souffle coupé alors que le bruit métallique du thermos que je tenais encore résonne au sol. Le visage d'Aëlia est près du mien, je la regarde, éberluée alors que mon cerveau analyse la situation aussi vite qu’il en est capable. Elle est aussi gênée que moi, c’est déjà ça. Ça veut dire que ce n’était pas une attaque mais une maladresse de sa part et de la mienne. Je n’ai pas su la retenir avant que l’on ne tombe. Elle s’excuse, annonce qu’elle ne voulait pas me tuer. Est-ce que je suis morte ? Je ne crois pas.  Je ne sais pas si c’est le manque d’air qui commence à se faire sentir ou son hilarité à elle qui est communicative, mais une terrible envie de rire s’empare de moi. Je ris à en perdre définitivement le souffle. « C’est….pas….grave ! » Fais-je d’une voix entrecoupée par ma poitrine comprimée.

Elle finit par se lever et je peux enfin inspirer une grande goulée d’oxygène, mais le rire me tient encore et me secoue. Je suis là, assise par terre à côté de mon acolyte à moitié déshabillée. Si quelqu’un rentre maintenant, je me demande ce qu’il ou elle va bien pouvoir penser. Mon regard vérifie d’ailleurs les potentielles présences et finalement, je regarde de nouveau la jeune femme près de moi. « Je crois qu’on peut dire que la glace est définitivement brisée ! » Je me redresse sur mes jambes avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever. Plus de peur que de mal, il est temps pour elle de se remettre au chaud. « Excuse-moi, j’aurais dû le mentionner avant. » Elle est du genre spontanée et enthousiaste alors que moi, je suis plutôt longue à la détente quand il s’agit de relations humaines. Je me sens piteuse. « Tu ne t’es pas fait mal j’espère ? » Et puis le thermos me revient en mémoire. « Oh mince ! Ton thermos ! J'espère qu'il n'est pas cassé ! Oh je suis désolée ! Je l'ai laissé tomber... » Je me mets à le chercher. Où a-t-il bien pu rouler ?

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