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 L'art de profiter de la vie

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ignorant

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INSCRIT DEPUIS LE : 17/01/2018
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MessageSujet: L'art de profiter de la vie   Lun 19 Mar - 10:42


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Ce soir était le grand soir, le soir où Damian et moi étions de sortie. Ca faisait un moment qu’on s’était pas retrouvé pour une soirée dont nous avions le secret, pour la décadence à l’état pure. Quoi de meilleur que les deux coureurs de jupons les plus connus et sexy de la ville réuni pour une nouvelle soirée inoubliable ? Rien, évidemment. Des filles, du sexe et de l’alcool, il n’y avait pas plus belle association. Autant dire que j’avais hâte !

Nous avions jeté notre dévolu sur le cabaret, cet endroit sublime et merveilleux regorgeant de femmes plus affriolantes les unes que les autres. La soirée s’annonçait grandiose et excitante, remplie de magie s’échappant des jupes des dames exécutant leur magnifique show une fois encore, juste pour le plaisir des yeux et de l’argent des messieurs. Alors que tous seraient dans la fosse, à baver sur les jambes kilométriques des stars de la nuit, nous serions dans le carré, là où les choses devenaient réellement intéressantes une fois le rideau levé pour qui y mettait le prix. Autant dire que nous avions de quoi nous amuser.

Damian et moi étions amis depuis des années, j’étais même incapable de dire depuis combien de temps nous nous connaissions. Nous nous ressemblions énormément, bien au delà de la ressemblance physique, même au delà de notre réputation. Nous avions le même mode de vie, la même façon de penser et surtout, surtout, nous adorions tous deux les femmes. Sans oublier l’alcool, bien évidemment. Ensemble, je ne comptais plus les soirées inoubliables que nous avions passé, refaisant le monde à notre manière, à coup de beaux billets verts et de confessions entre deux paires de fesses. Il savait tout de moi, de mon mariage raté à toutes mes conneries adolescentes, de l’état de Victoria jusqu’à l’évolution d’Elizabeth qui ne cessait de me ressembler à mesure qu’elle grandissait. Il en était d’ailleurs le parrain, même si j’étais parfaitement conscient que son rôle ne lui tenait pas à coeur. Je ne lui en voulait pas, je savais qu’il serait là si il m’arrivait quoi que ce soit et c’était la seule chose qui m’importait. Il savait ma haine entretenue pour Cellophane, au point qu’elle était devenue à elle seule l’un de nos sujets de conversations favori. Lui aussi ne la portais pas dans son coeur et ensemble, nous la détestions joyeusement. Je ne lui avais rien dit de l’évolution de notre relation, je ne lui avais pas dis à quel point elle pouvait à présent me tourner la tête, elle et ses grand yeux larmoyants. C’était une connerie, une telle connerie que je n’y croyais toujours pas moi-même. Pourtant la vérité était bien présente, je devais me rendre à l’évidence : cette détestable grincheuse avait réveillé mon coeur, tout comme sa soeur des années auparavant.

Victoria faisait d’ailleurs partie des sujets que je comptais aborder durant la soirée. Elle s’était éveillée, elle avait enfin ouvert les yeux après avoir passé tant de temps dans le coma. Ca aussi, j’avais toujours du mal à le réaliser. Elle était rentrée à la maison, avait reprit sa place de femme auprès de moi et de mère auprès d’Eli, comme si rien ne c’était jamais passé, comme si les mois écoulés n’avaient rien changé. J’étais là pour elle, en bon petit mari, je veillais sur elle comme il se devait, j’étais le plus présent possible pour sa convalescence. Il était triste de dire que le temps que nous passions ensemble à présent valait plus que celui que toutes les années qui s’étaient écoulées depuis la naissance de notre fille. Nous étions restés ensemble pour Eli après tout, elle le savait comme moi.

Tout cela tournait en boucle dans ma tête, même si je me gardais bien à le crier sur tous les toits. Il fallait que j’en parle. Que je lui en parle à lui. Je savais qu’il me comprendrait mieux que quiconque, même si il allait certainement se foutre de ma gueule comme jamais. Il aurait raison de le faire, il y avait de quoi ce moquer. Si j’étais à sa place, je ferais la même chose après tout. Et surtout, fallait que je me bourre la gueule, une fois de plus.

C’est avec cet état d’esprit que je m’étais ramené au cabaret, que je m’étais déjà installé à notre table et que j’avais même commandé un bourbon en l’attendant, les yeux rivés vers la scène à quelques mètres où les filles se trémoussaient déjà devant les regards émerveillés des gens présents dans la salle. Une serveuse habillée d’un corset à plumes et d’une paire de bas en croisillon s’était faite happée par une table, occupée à amuser la galerie alors même que mon regard s’était dérobé de la scène pour s’égarer sur ses courbes, avant que son regard de feu ne croise le mien. Je lui servais mon plus beau sourire, l’invitant à délaisser sa bande pour passer un meilleur moment en ma compagnie, ne serait-ce que quelques minutes. On ne se refaisait pas n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 1 Mai - 17:16



   
   L'art de profiter de la vie
   Mordy & Dam

D
amian n'était pas le genre d'homme à avoir des amis, c'était indéniable. D'ailleurs, quand il y pensait, ce mot avait même une drôle de résonance sur sa langue. « Ami ». Quel étrange phénomène. Certes, il en avait probablement eu durant son enfance. Il n'en était pas vraiment sûr, mais c'est ce qui devait sans doute s'en rapprocher le plus. Les gosses de l'orphelinat avaient été sa famille de substitution. Pourtant, ça ne l'a pas empêché de hisser les voiles un beau jour. L'italien avait tiré un trait sur cette grande maison qui l'avait élevé, sans même se retourner, et sans même prendre le temps de dire au-revoir. Il n'en avait jamais tiré le moindre regret.

Aujourd'hui, ceux qui pouvaient se vanter d'évoluer dans le cercle social du voleur étaient particulièrement rares. Sookie était certainement la personne qui occupait le mieux la place de … de quoi déjà ? Un truc comme « meilleure amie ». Ce genre de connerie. Cette seule pensée avait quelque chose d'anormal et de tout à fait contre-nature. Et pourtant … L'asiatique était celle qui connaissait le mieux Damian. Ses forces comme ses faiblesses, jusqu'aux plus inavouables de ses secrets. Il était presque désespérant de se dire que la seule oreille à laquelle il pouvait se confier sans scrupule appartenait également à la personne la plus susceptible de lui planter un couteau dans les reins un de ces jours.

Dommage que Mordread ne puisse pas être mis au courant des activités illicites de l'antiquaire. Oui, vraiment. Non pas que Damian ne lui faisait pas confiance. En réalité il se méfiait plutôt de son penchant pour les fêtes et l'alcool. Une fois ivre, les langues se délient. Et dans cet état Mordread ferait n'importe quoi pour séduire une jolie fille. Peut-être même jusqu'à lui raconter qu'il connaît un illustre cambrioleur.

L'ambiance sucrée et tamisée du cabaret était encore plus ou moins apaisée lorsqu'il passa les portes de l'établissement. L'heure n'était pas encore assez avancée ; le gros morceau du spectacle n'était pas encore lancé. Damian réajuste les pans de sa veste de costume avant de glisser les mains dans les poches de son pantalon. Il ne s'attarda pas parmi les tables bas de gamme. Si Mordread lui avait donné rendez-vous au cabaret, il n'y avait qu'un endroit où le trouver : les loges de première qualité. Et pourquoi s'en priveraient-ils ? Ils étaient assez arrogants et bourrés de pognon pour se le permettre. Pourquoi ne pas se montrer à la hauteur de leur réputation ?

L'antiquaire ne tarda pas à rejoindre le coin VIP. D'un coup d’œil, l'homme chargé de contrôler les entrées le laissa passer. Il ne lui fallu pas plus longtemps pour repérer son ami, déjà en compagnie d'un bon verre d'alcool. L'esquisse d'un sourire narquois étira ses lèvres ; on ne change pas les bonnes vieilles habitudes. Sans plus attendre Damian s'avança vers la table. Au passage, il intercepta une adorable serveuse habillée de plumes indécentes. Sa main se glissa dans son dos alors qu'il la fit tourner dans une courte valse improvisée, la déviant de ce fait de sa route la guidant droit vers Mordread. En bon faux gentleman, il déposa un baiser sur les phalanges de la demoiselle en train de glousser et lui demanda un verre.

La serveuse disparu rapidement. Le voleur se laissa alors tomber sur la banquette auprès de son camarade de beuverie. Un sourire torve étira ses joues, piètres excuses de lui avoir ôté l'espoir d'une charmante compagnie.

- T'as une sale gueule, Mordread.

Damian se redressa et appuya ses coudes sur la table. Il étudia plus en détails les traits tirés de l'homme qui lui faisait face. Quelque chose lui tracassait l'esprit, à n'en pas douter.

- Je comprends mieux cette envie de prendre un verre, ajouta-t-il en se laissant retomber au fond du canapé. C'est encore à cause de cette harpie dégénérée ?

À présent, il restait à voir si Mordread était d'humeur à confier ses problèmes, ou tout du moins à se défouler sournoisement en secret sur le dos de son insipide belle-soeur.

 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Lun 4 Juin - 17:23


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Mon regard n'avait pas lâché la belle une seule seconde alors qu'elle venait à la rencontre, visiblement bien plus tentée de passer son précieux temps avec un homme tel que moi plutôt qu'avec la bande de loosers qui avaient tenté de la retenir. Ils ne faisaient pas le poids, c'était indéniable. Mon regard parcourait la jeune femme, rêvant déjà de savament détacher se corset qu'elle portait si bien au moins autant que de plonger dans cette poitrine généreuse injustement piégée dans celui-ci. Mais tout cela s'évanouit alors même que mon attention fut détournée par l'arrivée de mon invité. Un léger sourire étira mes lèvres alors même qu'il s'appropriait ma proie. Je l'observais la faire tourner dans ses bras tout en avalant une gorgée de ma boisson. Elle reparti après un baise main du gentleman, m'oubliant comme si je n'avais jamais existé pour repartir vers le bar afin sans doute d'honorer la commande qu'il lui avait soufflé. Sacré Damian. J'avais parfois réellement l'impression de me voir dans un miroir. Amusé, je lui rendais le sourire qu'il m'offrait en venant s'installer à mes côtés. Sa phrase étira mon sourire alors que je jouais avec mon verre, relevant les yeux vers lui alors qu'il semblait me détailler, continuant sur sa lancée. Ca se voyait à ce point là ? Il suffit qu'il en parle pour que je soupire, sentant toute ma colère et mon incompréhension faire surface en un coup alors que je m'enfonçais à mon tour dans le canapé.

" Elle me rends dingue mec ! Elle est tellement chiante, madame je-sais-tout, à toujours vouloir avoir raison sur tout et à casser les couilles dès qu'elle le peut. Cette mégère critiquant tout sur tout. Tout ! A croire qu'elle peut pas s'en empêcher. A croire qu'elle a été inventée rien que pour ça. Le monde la créée pour rendre ma vie infernale, j'en suis certain ! "

Je soupirais encore, reprenant une gorgée de mon bourbon en bougeant la tête négativement tout en me redressant, les coudes sur la table.

" Faut toujours qu'elle se mêle de tout, faut toujours qu'elle fasse de son nez pour un oui ou pour un non ! Parfois je te jure, je meurs envie de l'étrangler et pourtant... Mec, j'arrive pas à me la sortir de la tête. "

Ca me faisait chier, tellement chier que j'en était en colère contre moi-même. Fallait que ça sorte, fallait que je passe mes nerfs sur quelque chose, fallait que je commande déjà un autre verre après avoir déjà vidé le premier. Mon regard rencontrait celui de Damian, persuadé qu'il n'allait pas tarder à éclater de rire à ma révélation, affichant un rictus sur mon visage.

" Ca me fait chier. Elle me fait chier. Elle et ses grands airs, tellement coincée quand on est pas occupés à s'envoyer en l'air... J'te jure, j'ai jamais connu une femme que j'ai autant envie de baiser que d'étrangler en même temps. "

La serveuse au corset à plumes s'annonce à nous, apportant la commande de Damian dans un sourire divin qu'elle nous adresse à tous les deux. J'en profite pour lui commander un autre whisky en un clin d'oeil, alors que la belle s'apprêtait déjà à nous tenir compagnie. Elle repart avec un nouveau sourire, appliquant sa démarche pour nous offrir une vue des plus superbe sur ses fesses. A croquer.


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Lun 4 Juin - 18:18



   
   L'art de profiter de la vie
   Mordy & Dam

U
n soupir s'arracha d'entre les lèvres de Mordread. Damian comprit aussitôt que son camarade de beuverie aura bien des choses à raconter ce soir. Un bref sourire en coin l'anima lorsque le sujet « Celeste » fut confirmé. Il avait vu juste, mais à vrai dire ce n'était pas bien compliqué à deviner. Cette femme était un véritable élément polluant, gravitant depuis trop longtemps déjà dans la vie de la famille Walker. À croire qu'elle n'avait aucune vie personnelle. Aucun amant. Aucun ami. Juste sa sœur et sa nièce, et une volonté prononcée pour étouffer son beau-frère. L'antiquaire en était certain, cette femme était une véritable castratrice.

Pensait-il cela parce qu'elle s'était montrée insensible à ses yeux enjôleurs et qu'elle avait froidement repoussé ses avances ? Certainement pas. La preuve en était que Damian n'était pas le seul à le croire. Mordread aussi parlait de cette harpie comme d'une plaie tenace. C'est bien que ça ne pouvait être que vrai.

Le voleur prit le temps de retirer sa veste de son costume tandis que son ami commençait sans plus attendre à vider son sac. Il la lissa soigneusement avant de la poser sur le rebord du dossier de la banquette. Ce faisant, son oreille avalait attentivement le discours de Mordread. Jusque là, rien de bien nouveau. Celeste Thorntorn avait très certainement trouvé de nouveaux moyens pour agacer sa belle famille. Après tout, c'était bien son domaine d'excellence. Damian laissa ses doigts vagabonder du côté de la coupelle de gâteaux salés qui avait été mise à disposition sur leur table. Lorsque son camarade fit une pause dans ses révélations, l'italien haussa les épaules et s'apprêta à donner son avis – bien peu objectif – qui n'avait pas changé depuis sa rencontre avec Celeste. Une nana aussi chiante était sûrement mal baisée. Ni plus ni moins. Mais Mordread ne lui laissa pas le temps de placer sa remarque et continua sur sa lancée. Cette fois, l'antiquaire manqua de s'étouffer avec une cacahuète.

Quoi ?!

Il frappa durement son poing contre son thorax. De son côté, son compagnon enchaînait avec des propos qu'il n'aurait jamais imaginé entendre de sa bouche. Mordread n'avait pas laissé le moindre doute ; en réalité il avait même confirmé cette horrible annonce plusieurs fois au cours de son monologue. Ce fou couchait avec Celeste ! Et il venait de lui balancer ça au visage, comme si … comme si c'était tout à fait normal !

Certes. Que Mordread couche avec une femme, ça n'avait rien d'étrange. À vrai dire ça coulait même de source, du sens de la vie, et de l'équilibre planétaire. En revanche, coucher avec CELESTE, nom de dieu, ça, ça relevait clairement du paranormal.

- Tu … Attends. Quoi ?

L'antiquaire posa un regard choqué sur son ami. La serveuse intervint au bon moment pour déposer son verre devant lui. Sa venue offrit à Damian un temps nécessaire pour reprendre contenance. D'un geste vif, il but cul sec et frappa son verre contre la table.

- Ramenez la bouteille, ça ira plus vite, ajouta-t-il à l'intention de la serveuse toujours entourée de ses plumes.

Les yeux de Mordread s'attardèrent sur les fesses de la demoiselle. Damian, lui, déboutonna un bouton de sa chemise pour se sentir plus à l'aise. Cette discussion allait lui apprendre des choses renversantes, c'était certain.

- Tu t'envoies en l'air avec ta belle-sœur, récapitula-t-il enfin. La sœur … de ta femme. Qui est dans le coma.

Il hocha la tête, comme s'il acceptait petit à petit l'ampleur de la chose. En soi, que son camarade trompe sa femme, l'antiquaire s'en fichait éperdument. Ce n'était un secret pour personne. En revanche il ne pouvait s'empêcher d'imaginer le désastre familial que ça provoquerait si jamais Victoria venait à apprendre que sa cadette profitait de l'infidélité de son mari. Était-ce une manœuvre pour séparer les deux sœurs ? Si oui, c'était foutrement machiavélique.

- Eh bien. Moi qui pensais que Celeste avait de monstrueuses tentacules entre les jambes, à la place de …

Il émit un léger rire et se laissa retomber au fond du canapé. Tout compte fait, Damian s'estima heureux de ne pas avoir fait sa remarque sournoise tout à l'heure. Si Mordread couchait avec cette fille, son problème de frustration sexuelle n'existait probablement plus.

- Comment s'est arrivé, au juste ? Tu es complètement fou, tu le sais ça ? rit-il de plus belle.

 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Lun 4 Juin - 19:25


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


La révélation n'était pas passée inaperçue. Le regard choqué de mon ami ainsi que sa réaction ne m'avait pas échappé alors que la serveuse c'était approchée pour mieux repartir. La bouteille qu'il commanda au passage me tira un sourire. Il avait raison, valait mieux qu'elle en ramène une ou deux. On allait en avoir besoin. Je restais silencieux en matant le magnifique derrière de la jeune femme, ne détournant les yeux sur mon ami que lorsqu'il commença a récapituler la situation. C'était inexact, mais ça non plus, il ne pouvait pas le savoir. Moi qui m'était déjà attendu à ce qu'il me rit au nez, il semblait plus choqué qu'autre chose, ce qui me fit bien plaisir, je devais l'avouer. Cette vérité qu'il m'envoya en pleine face me tira un sourire amer. Dit comme ça, j'étais un sacré connard. Un enfoiré de la pire espèce et le pire, c'est que ça ne changeait rien. Je ne me sentais toujours pas coupable de la situation. Je n'arrivais pas à regretter, pas part rapport à Vicky en tout cas. A croire que le déclic refusait juste de se faire. Ou bien j'étais vraiment le connard que je paraissais, au choix. Même depuis le réveil de ma femme, c'était même devenu de plus en plus grisant, de plus en plus excitant. L'interdit était grisant et horriblement entrainant. Ne pas se faire prendre, c'était ça le vrai défi à présent, bien plus qu'avec toutes les autres. Si Vicky apprenait la vérité, je ne donnais pas cher de ma peau.

A nouveau, mon regard croisa celui de l'homme à mes côtés alors qu'il parlait des tentacules de Celeste, me faisant franchement éclater de rire. La suite elle me désarma quelque peu. Je ne pouvais pas lui dire. Pas maintenant. Sans doute jamais. Quel dommage de devoir sortir énième mensonge à celui que je considérais presque comme un frère. Je gardais néanmoins le sourire alors qu'il me traitait de fou. Il ne savait pas à quel point il pouvait avoir raison.

" J'sais pas, on s'est bourrés la gueule et c'est arrivé... Elle a fini par céder, comme toutes les autres. "


Je lui servais mon regard le plus dragueur du monde, totalement insupportable avant de rire de moi-même. Mouais, même moi j'y croyais pas à mon mensonge, mais tant pis, c'était sorti comme ça, il était trop tard pour raconter autre chose. Et au final j'avais pas envie de m'étendre sur ce faux mensonge dégueulasse. A la place, j'affichais un sourire victorieux en prenant quelques trucs salés sur la table en attendant que la jolie serveuse ramène notre bouteille.

" Elle était vierge la première fois. T'imagine pas comment ça me fait jubiler, aujourd'hui encore. "

A mon tour d'enlever ma veste et de déboutonner ma chemise pour être plus à l'aise alors que mon sourire ne décroche plus de mes lèvres, puis je m'installe à nouveau confortablement alors que notre serveuse revient enfin, son somptueux sourire accroché aux lèvres. Elle a a peine le temps de nous servir que je l'invite à venir s'installer à mes côtés, nous offrant enfin sa divine présence. Je lui offre un sourire alors que mes mains sont déjà baladeuses, s'invitant sur ses fesses alors qu'elle s'amuse avec ma chemise, coquine qu'elle est.

" Comme tu t'en doutes, je dois tout lui apprendre, à la Cellophane. Je pensais qu'elle en serait moins chiante, qu'elle me lâcherait un peu mais non, ça change rien ! "

Je prends mon verre en main, ignorant presque la jeune femme pendue à ma chemise qui m'embrasse à présent le cou alors que je continue sur ma lancée après une gorgée.

" Et pour couronner le tout.... Vicky s'est réveillée. "

A nouveau, mon sourire se fane presque. Il savait à présent l'ampleur du problème, il savait à quel point j'étais dans la merde.


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Lun 4 Juin - 21:58



   
   L'art de profiter de la vie
   Mordy & Dam

C
'est avec une fascination presque malsaine que j'écoute mon camarade m'expliquer le pourquoi du comment de cette relation. C'est inattendu. Et en ce qui me concerne, je ne me serais plus risqué à aller me frotter à Celeste. Si j'ai essayé d'approcher cette nana, c'était déjà par amitié pour Mordread. Pour qu'elle lui foute la paix, le temps de quelques soirées. Ce qui, bien sûr, n'avait pas marché. En revanche mon ami faisait ce qu'il voulait de ses couilles. Je n'allais certainement pas lui exposer un avis qui n'aurait pas lieu d'être, quand bien même la demoiselle en question ne m'inspire que mépris et agacement.

- Comme toutes les autres … Alors cette fille est humaine. Pour de vrai.

J'émets un rictus railleur. L'avantage, c'est que cette relation semble être uniquement basée sur le sexe. Bien heureusement, aucun sentiment n'est venu se caser là-dedans du côté de Mordread. Je suis encore disposé à me lâcher sur le compte du médecin légiste sans que mon compagnon en prenne ombrage.

- Tu veux dire … Qu'elle ne te lâche plus à cause du sexe ? Tu l'as rendue accroc ?

J'éclate de rire et tape une main hilare contre ma cuisse. Ça serait le pompon ! Mordread qui s'échine à se débarrasser de cette femme, qui couche avec elle pour pouvoir lui clouer le bec, et qui se retrouve finalement avec une sangsue qui ne peut plus se passer de ses prouesses au lit. Magnifique. Je tends la main pour saisir la bouteille et me servir un deuxième verre. La serveuse a plutôt l'air décidé à rester dans les parages. Mordread est plein aux as après tout. Elle peut tenter sa chance, comme toutes celles qui l'ont précédées. Toutefois il est peu certain que cet homme divorce pour le joli cul d'une serveuse déguisée en cygne. Ce type a beau être le dernier des enfoirés, il reste bien trop attaché à sa gamine pour quitter sa mère qu'il trompe depuis des années. Je trempe mes lèvres dans le verre et savoure la brûlure de l'alcool le long de ma trachée.

- Et alors ? C'est un bon coup ?

Je lui lance un regard en coin complice, sans égard pour la serveuse. Peu importe si elle entend la conversation. Elle a certainement appris à tenir sa langue et à ne pas s'offusquer des histoires qu'elle entend au fil des tables occupées par les clients. La révélation suivante tombe sans que je ne la vois venir. Cette fois, c'est avec ma boisson que je manque de m'asphyxier. Je déglutis avec grand peine et évite de peu le drame. Une grimace déforme mon faciès alors que je me tourne de nouveau vers Mordread.

- Tu te fiches de moi ?

Je le regarde un instant avant de passer une main dans mes cheveux, quelque peu gêné.

- Je veux dire … Quand s'est-elle réveillée ?

L'expression de Mordread ne ment pas. Tout ce merdier commence à sentir trop fort. Un jour où l'autre, ça va lui exploser au visage.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? Si Victoria l'apprend, elle risque d'en vouloir à Celeste. Ça, tu me diras, c'est pas une grosse perte. Mais elle risque aussi de t'en vouloir. Imagine si elle décide de plier bagage. Avec ta fille, soufflé-je tout bas avec gravité.
 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 5 Juin - 10:15


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Je souris à ses remarques. Et oui, Celeste est humaine, aussi incroyable que cela pouvait paraitre et j'avais moi même eu du mal à m'y faire. Mon mensonge est passé comme une lettre à la poste et j'avoue être heureux qu'il n'insiste pas pour en savoir plus. Cela faisait déjà des mois que notre aventure avait commencé et alors qu'avant il nous fallait un prétexte, celui de la chair, on était vite passé à la vitesse supérieure. Et bordel, ça me mettait la tête à l'envers. J'avais beau la considérer comme la dernière des emmerdeuses, je pouvais pas m'empêcher de penser à elle, je pouvais pas m'empêcher d'avoir envie de la retenir lorsqu'on s'envoyait en l'air et qu'elle s'en allait après avoir eu ce qu'elle voulait. Pourtant j'avais la relation que tout homme rêve d'avoir. Pas de sentiments, juste du sexe. Du bon sexe. Alors pourquoi est-ce qu'elle me manquait autant ? Pourquoi j'avais cette envie qu'elle m'insulte ou me sorte une raillerie juste pour pouvoir lui parler ? J'étais ridicule. Le grand Mordread coureur de jupons c'était fait avoir comme un bleu, par sa propre belle-soeur. Il y avait de quoi rire, vraiment.

Alors je souris largement lorsque mon ami me demande si je l'ai rendu accro. J'hésite à lui dire que c'est le contraire, que je me sens con alors qu'il éclate à nouveau d'un rire sonore.

" T'as tout compris !"

Oui, parce qu'en même temps, ça doit sans doute aussi être vrai. Sinon, Cello ne reviendrait pas aussi souvent, elle ne reviendrait pas dans le lit de la personne qu'elle déteste le plus au monde. Pas le genre. Alors oui, c'était sans doute ça. J'étais devenu son sextoy humain, j'avais pris la place de celles qui partageaient habituellement mon lit. Juste retour à l'envoyeur que de m'enticher d'une femme que je ne pourrais jamais avoir.

" Clairement. Elle est très bonne élève la harpie, s'en est même surprenant ! "

Je lui renvoie son regard complice, ayant déjà oublié la présence de la serveuse affriolante à mes côtés qui à subtilement glissé ses jambes sur les miennes dans l'espoir que je réagisse à ses demandes. C'est qu'elle m'a presque enlevé ma chemise lorsque je le réalise, lui offrant un sourire intéressé avant de lâcher ma révélation sur Vicky. La réaction de Damian ne se fait pas attendre, je l'observe s'étrangler en éclatant de rire devant son air gêné.

" Et non ! C'est bien réel ! "

Je reprends une gorgée de mon verre, laissant la belle s'amuser à présent avec mes cheveux alors que mes doigts s'invitent sur ses cuisses. J'adore ses croisillons, ils mettent ses jambes kilométriques en valeur autant que son corset offre une magnifique vue sur sa poitrine.

" Il y a quelques semaines... Elle est revenue au manoir. "


Mon sourire s'est fané, je reste attentif aux propos de mon ami. Je sais qu'il a raison, je sais que ça va mal finir et je sais que ça ne va pas tarder à m'éclater à la gueule. Et malgré ça, je refuse d'arrêter. Je refuse de me faire à l'idée de ne plus voir Celeste maintenant que tout à changé tout comme j'ai foutrement peur de perdre Eli à cause de ça.

" Je sais. Je ne la laisserais pas faire. Elle n'aura jamais Eli. Elle peut tout avoir. Le fric, le manoir, les propriétés... Elle peut tout me prendre, mais elle n'aura jamais ma fille. Puis c'est pas comme si elle en avait jamais eu quoi que ce soit à branler. "

Je sais que c'est faux autant que je sais qu'il y a une part de vérité dans ce que je viens de dire. Vicky a toujours été là sans l'être. Elle a toujours fait passé sa carrière avant tout le reste, préférant passer ses soirées dans des galas à l'étranger pour ses précieux contacts alors que je restais au chevet d'une petite Eli fièvreuse. Combien de fois était-ce arrivé, ce genre de situations ? J'avais arrêté de compter.

" Je pourrais tout arrêter. Il le faut, je le sais. Le problème tu vois, c'est que je l'ai dans la peau mec, dis-je en tournant à nouveau le regard vers Damian. Celeste. J'arrive pas à me faire une raison. J'me suis fait avoir, tu le crois ça ? "

Je soupire pour moi même alors qu'un sourire faible revient s'installer sur mon visage. Ca m'agace. Rien que de penser au problème me prend la tête. Rien que de penser à Vic' surement occupée à pioncer dans notre lit, la même où j'avais emmené Cello la première fois. Ca me fait chier parce que j'ai aucune envie de l'y rejoindre tout comme j'ai pas envie de la faire souffrir outre mesure. Fait chier à la fin.


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 5 Juin - 11:45



   
   L'art de profiter de la vie
   Mordy & Dam

J
'écoute les réponses de Mordread en prenant soin de réfléchir à chaque faille présente dans cette situation de merde. Tout à coup je comprends mieux la sale tête qu'il affichait lorsque je suis arrivé. Je comprends également parfaitement pourquoi il avait besoin de prendre un verre, loin de toutes ces hormones féminines qui lui ont retourné l'esprit. Enfin … Pas si loin que ça. La serveuse est presque en train de le déshabiller totalement. Je l'ignore complètement. Sa présence effleure à peine mon attention, tant elle m'apparaît dénuée du moindre intérêt. Je prends le temps d'avaler une énième gorgée avant de répondre à Mordread dans un sourire en coin détaché :

- Non. J'y crois pas un seul instant.

Bon sang mais qu'est-ce qu'il est en train de me raconter comme connerie ? Il n'a pas l'air si imbibé d'alcool que ça pourtant. S'enticher de Celeste, et puis quoi encore ? Verser la moitié de sa fortune à une association humanitaire ? Envoyer Elizabeth chez les scouts ? Eh oh. On parle de Mordread là. Je m'installe plus confortablement au fond du siège et me tourne plus franchement vers lui.

- Tu penses que tu l'as dans la peau. Mais à mon avis, c'est juste sa paire de fesses que tu n'arrives pas à oublier. Tu es le premier homme que Celeste a connu. Ça t'ait monté à la tête, ni plus ni moins. Tu n'as pas envie de la laisser partir, parce que tu n'as pas envie qu'elle aille trouver ailleurs ce truc unique que tu lui fais vivre jusqu'à présent.

Je fais rouler mon verre entre mes doigts. Tout ceci me prouve bien une fois encore que le médecin légiste a quelque chose d'anormal. Cette sorcière est parvenue à laver le cerveau de Mordread. Comment y croire ? C'est n'importe quoi. Il a besoin d'ouvrir les yeux maintenant, avant que cette succube le dévore jusqu'à la dernière miette.

- Je pense que tu as juste développé une sorte de possessivité. Tu finiras par trouver une poitrine bien plus intéressante, comme toujours.

Si je ne parviens pas à accorder une once de crédibilité à cette idylle farfelue entre Celeste et Mordread, en revanche l'affaire « Vicky » m'inquiète beaucoup plus. Mon ami semble certain de pouvoir gérer son épouse. Mais je ne peux m'empêche d'appréhender un adversaire de taille en la personne de Victoria. Je n'ai pas côtoyé cette femme autant que j'ai pu le faire avec Mordread. Malgré tout, j'ai pu cerner chez elle une personnalité marquée et déterminée. Vic a su se frayer un chemin dans un monde professionnel impitoyable et cruel. Si elle ferme les yeux sur l'infidélité de son mari, je crains fort de voir un véritable démon s'éveiller le jour où il franchira le point de non-retour. À mes yeux, elle est du même sang que Celeste. Même hargne. Même capacité à foutre la merde.

- Méfie toi … Les femmes sont d'une fourberie incroyable lorsqu'elles le veulent, soufflé-je en fronçant les sourcils.

Je ne peux m'empêcher de penser à Sookie sur ce point. La voleuse est l'exemple parfait de l'ampleur démoniaque du sexe féminin.

- Tu en as parlé avec Celeste ? De Vicky, et des conséquences … ?
 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 5 Juin - 12:28


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Je suis dans la merde, jusqu’au cou. Comment j’ai pu me faire avoir si facilement ? Comment j’ai pu me faire embarquer dans ce tourbillon sans même m’en rendre compte ? Je caresse distraitement les courbes de la serveuse toujours dans mes bras en essayant de trouver une solution à ce méli-mélo, l’air pensif alors que je viens de faire comprendre à Dam que je pensais avoir des sentiments pour Cello. Mais lui n’y crois pas, visiblement. Mon regard n’a pas décroché du sien alors qu’il me dit ça. Je l’écoute avec attention, je bois ses paroles qui commencent à me faire douter. Ses arguments tiennent la route. Peut-être qu’il a raison, peut-être que c’est juste ça. Et en même temps, il suffit qu’il effleure le simple fait qu’elle aille voir ailleurs pour me faire grimacer. Ca me fait chier rien que d’en parler, rien que d’y penser. La voir partir avec un autre ? Pourquoi ça m’atteint alors que ça devrait pas ? Putain depuis quand je suis jaloux ? Depuis quand ce genre de pensées me pince autant le coeur ? Peut-être qu’il a raison, c’est juste de la possessivité mal placée, juste ça.

« Tu crois ? J’en sais rien... »

Sur ce temps, la serveuse continue son manège, essayant de tout faire pour capter mon attention. Je fini par l’arrêter, agacé au plus haut point alors qu’elle est sur le point de s’attaquer à mon pantalon, sentant une colère sourde accompagner mes gestes alors que je la repousse avec un peu trop de violence. Qu’est ce que ça peu faire si l’autre s’envoie en l’air avec un autre ? Elle reviendra de toute façon, quand elle verra que je suis un meilleur coup. Elle reviendra... La serveuse s’en est allée non sans m’insulter alors que je n’ai même pas un regard pour elle, finissant mon second verre cul sec pour mieux en reprendre un directement. Elle m’a presque enlevé ma chemise, j’en reboutonne quelques boutons sans même y faire attention, écoutant les mots de Damian. Je sais. Je sais qu’il a raison, je sais de quoi peut-être capable ma femme. Les femmes en général. Quand elles ont une idée en tête, elles ne l’ont pas ailleurs. Enfin nous sommes à nouveau seul, je m’appuie sur la table, l’air presque dépité alors que mon sourire s’est totalement effacé et maintenant, j’ai du mal à ne pas penser à Celeste occupée avec un autre.

«  Non. On ne peut pas dire qu’on parle beaucoup. Qu’on parle tout court. Mais je sais qu’elle se sent coupable, je le sais parce qu’on ne s’est pas vu pendant quelque temps lorsque Vicky s’est réveillée. Mais depuis, on a juste... évité d’en parler. »

C’était pas une solution, baiser sans penser aux conséquences, sans penser à Eli et Vicky. Je le savais et pourtant je n’étais pas prêt à cette discussion, parce que je savais très bien où ça allait nous mener. Je joue avec mon verre, j’en reprends une gorgée en me laissant happé par les effets de l’alcool me menant doucement à un état plus avancé.

« J’ai pas envie qu’on en parle. Parce qu’en parler reviendrait à y mettre fin. On a pas d’autre solution. Vicky est ma femme après tout. Elle le restera... Je lui dois bien ça. »

Barf, puis à quoi bon. J’vais finir par ruiner la soirée avec mes conneries. L’alcool me brûle encore la gorge alors que je fini mon verre comme le dernier, alors même que mon attention est détournée pour aller se poser sur la scène. Le spectacle de ce soir est sur le point de commencer, quoi de mieux pour se changer les idées que de jolies femmes se déhanchant pour nos beaux yeux ? Sans doute rien.



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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Ven 8 Juin - 11:46



   
   L'art de profiter de la vie
   Mordy & Dam

J
e passe une main sur mon visage. Intérieurement je suis bien content de ne pas être à sa place. Il est beaucoup plus simple de vivre une existence de célibataire, rythmée selon les allés et venues de quelques superbes créatures sans attache. L'erreur de Mordread, c'est d'avoir été contraint d'épouser Victoria. Je viens faire trinquer mon verre contre le sien quand il affirme qu'il doit bien ça à sa femme, de rester auprès d'elle. Je n'ai pas d'avis sur la question, si ce n'est que tout part d'un point de vue bien trop subjectif. Rester auprès de Victoria parce qu'elle même ne se résout pas à le quitter. Mais être dans l'impossibilité de lui rendre son amour. J'ignore quel est l'aspect le plus cruel, mais une chose est sûre ; Mordread a un certain goût prononcé pour les situations épineuses que je ne lui envie vraiment pas.

- Tant que ça n'affecte pas ta relation avec ta fille … ajouté-je. Comment ça se passe entre Elizabeth et Vicky ? Merde, j'aimerais vraiment pas foutre les pieds chez toi en ce moment. J'imagine pas l'ambiance !

Je réprime une grimace à cette pensée. Par le passé j'ai toujours réussi à plus ou moins esquiver les principales réunions de la famille Walker. Mordread avait déjà dû insister un peu pour que j'accepte d'être nommé parrain officiel de sa gamine. Déjà que je risque à tout instant de voir cette adolescente insupportable m’être collée dans les pattes aux décès de ses parents – imaginez la sueur froide quand j'ai appris pour le coma de Vic – il faudrait en plus que je participe à ces conneries de fête d'anniversaire, de Noël, de première dent de lait perdue, de passage à l'école secondaire et … Sérieux manquerait plus que ça. Bien heureusement, mon ami ne me tient pas rigueur de cette absence perpétuelle. De toute façon, si un jour Mordread et son épouse venaient à disparaître, ce serait Céleste qui hériterait d'Eli. Et je ne me ferai pas prier pour lui léguer tous les droits et obligations que ça incombe.

- Allez. On est là pour oublier ces foutus problèmes. Ne pensons plus à cette merde.

Mon dos retombe avec bien moins de délicatesse contre la banquette. La lumière du cabaret devient de plus en plus tamisée, tandis que l'alcool m'étourdit chaque seconde un peu plus. Le noir se fait dans la salle. Les projecteurs s'allument abruptement sur la scène. Les rideaux s'agitent, et déjà les premières silhouettes aux courbes aguicheuses s'avancent sous les yeux de tous. Un morceau de musique s'élève pour accompagner la danse de ces paires de jambes vertigineuses.

- J'espère que Maria travaille ce soir, soupiré-je dans un demi-sourire rêveur.

Maria, c'est cette danseuse à l'accent hispanique qui me fait tourner la tête. Toujours partante pour une nuit affriolante et qui fait des choses extra-ordinaires avec sa langue. Mes yeux se détournent un instant de la scène pour observer Mordread en biais. Va-t-il réussir à faire déguerpir Celeste de son esprit ce soir ? Espérons-le. La réponse ne devrait pas tarder à se faire savoir.
 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Ven 8 Juin - 13:32


L'art de profiter de la vie

Mordicus, le fouteur de merde & Cellophane


« Aller accepte Celeste, ça te fera du bien ! »
« Mais je n’entendrais rien ! »
« Mais si, avec ça. »
Il pose la main sur mon cœur et étrangement ça me fait sourire.
« Et puis tu verras, ce genre de spectacle est magnifique. »
Mes yeux quittent la bouche de Jim pour rejoindre ses prunelles noisettes, pétillantes. Oh Jim, si seulement je pouvais t’aimer. Tu es si adorable. Si prévenant. Mes lèvres s’étirent en une moue. Je veux tout de même me faire désirer. Mais finalement je hoche la tête. Mes joues sont chaudes. Pourquoi je rougis ? C’est sûrement qu’il me fait quelque chose cet homme. Mais l’ombre de Mordread plane. Il me hante ce beau-frère des enfers. Je secoue la tête pour chasser ces pensées. Mon cœur s’accélère déjà à la seule pensée des lèvres de Mordread sur ma peau…Il faut que je l’oublie. Jim pourrait peut-être m’y aider ?

Il me caresse la joue, tendrement. Je fuis son regard. Il me trouble par sa tendresse et sa patience. Ça fait plusieurs semaines qu’on se fréquente et il n’a jamais rien demandé de plus que ma présence, jamais exigé quoi que ce soit. Je me demande s’il se doute que je vois quelqu’un d’autre en même temps. En tout cas il n’a jamais suggéré cette possibilité. De mon côté, je me sens incroyablement coupable envers lui, envers Victoria, envers Eli. Je pensais que la réveil de ma sœur marquerait la fin de mes ébats passionnés avec celui que je prétends détester, mais nous n’avons pas tenu bien longtemps. On a recommencé et c’est diablement excitant.

Je sursaute. Jim agite sa main devant mon visage pour attirer mon attention. « Tout va bien ? » Je hoche la tête. « Oui ça va merci, j’étais juste….perdue dans mes pensées. J’ai eu une assez dure journée au boulot. » La bonne excuse. C’est un peu vrai aussi, mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me sortir Mordread de la tête. Bosser comme une forcenée. Il me sourit de nouveau, l’air de comprendre. « Aller viens, si ça ne te plait pas on pourra toujours s’en aller. » Je lui souris, reconnaissante. Il a raison. « D’accord, tu me laisses quelques minutes pour que je me change ? »

Peu après je redescend vêtue de ma robe pourpre. Celle que Mordread avait remisée au placard au profit de la noire fendue pour notre escapade en Italie. Je me suis légèrement maquillée, parfumée. Jim semble subjugué. Je rougis pour de bon. J’ai l’impression de ne pas avoir le droit d’être aussi appréciée. Il s’approche de moi, il a l’air d’avoir envie de m’embrasser, mais se retient et dépose un baiser sur mon front. Il murmure quelque chose que je n’entends pas, je sens juste son souffle dans mes cheveux. Je ferme les yeux. C’est peut-être mieux comme ça.

Nous arrivons peu de temps après. Le spectacle est sur le point de commencer et déjà les lumières s’éteignent alors que nous prenons place main dans la main à notre table. Je suis gênée que l’on ait à se faire remarquer comme ça. Mais ce qui est fait est fait. Une serveuse vient nous proposer des boissons. Je suis troublée par sa beauté particulière. Impossible de savoir de quelle origine elle est dans l’obscurité et sous le maquillage qu’elle porte, mais son regard a quelque chose de saisissant, et son sourire… Mon dieu...peut-être que mon salut, loin de Mordread, serait avec une femme ? J’ai bizarrement envie de toucher sa peau, mais je me retiens. Jim me tapote le bras et m’indique la liste des boissons sur la carte. Je commande un Bourbon. J’ai pris cette vilaine habitude de Mordread. Jim lui se commande du champagne. Je suis la serveuse du regard alors qu’elle s’éloigne, le mouvement de ses plumes accompagnant celles de son corps. Puis lorsqu’elle disparaît, mon regard se porte sur la scène où d’aussi jolies femmes dansent et chantent. Je n’entends pas, mais je devine le rythme. Je me laisse envoûter par les mouvements harmonieux habillés par la lumière.
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Ven 8 Juin - 18:04


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Perdu dans ma contemplation des jolies danseuses venant d'entrer en scène, j'essaie d'oublier toute cette merde alors que Dam trinque avec mon verre. Je souris faiblement à l'évocation du bordel que toute cette situation engendre chez moi. Eli toujours en pleine crise d'adolescence, me tenant tête dès qu'elle en a l'occasion, Vicky demandant une attention presque constante et moi, entre les deux, à essayer de faire cesser le feu. Vic est trop faible pour tenir tête à une Eli au bord de la crise de nerfs et moi, je n'ai pas la patience qu'il faudrait pour rétablir la situation. Le fait est que j'ai du mal à tenir, le fait est que les moments que je passe avec Vicky me ramènent des années auparavant, lorsque nous étions au début de notre relation et que je pensais l'aimer. Et si c'était mieux comme ça au final ? Et si je me contentais juste de ses bribes d'amour qu'il nous reste ? Je ne réponds même pas à mon ami, préférant passer à autre chose en buvant une nouvelle gorgée de se verre presque vide avec lequel ma main s'amuse.

Heureusement, il comprend vite, il passe à autre chose à son tour, me tirant un sourire plus sincère à l'évocation de la Maria alors que mon regard le suis. Ah... Maria. Je savais qu'il en était accro, je savais qu'elle était sa petite préférée. J'avalais une gorgée de plus, tout sourire.

" J'espère pour toi ! "

Je lui donnai un coup de coude railleur en le voyant déjà rêveur, imaginant sans doute déjà toutes les manières de lui faire plaisir, à la Maria. Ou plutôt tout ce qu'elle allait lui faire. Ca me fit presque pouffer alors qu'à mon tour, je me laissai aller dans le fond du canapé, le regard perdu sur la scène, un sourire alcoolisé accroché au visage. Celeste pouvait bien aller se faire voir, elle et son regard perdu, elle et sa foutue robe noire fendue. Je soupirais un peu, il était vraiment temps de changer le fil de mes pensées.

La musique battait son plein tout comme le spectacle se déroulant sur scène. On en prenait plein les mirettes, avec ses merveilleuses femmes habillées de leurs corsets et de leur jupons. J'appréciai particulièrement la partie où chacune d'entre elle présentait son propre show. Toujours un thème différent, toujours de nouvelles surprises pour notre plaisir. Le meilleur était sans doute le fait qu'elles venaient ensuite rendre visite aux V.I.P munies de leur costume, histoire de satisfaire le client le plus offrant. A savoir moi. Cette simple idée allait refaire ma soirée. J'allais oublier la harpie pour Irine, la belle brune aux yeux bleu qui actuellement me dévorait du regard en entrant sur scène. J'appréciai son corset au moins autant que ses oreilles de lapin et le petit ponpon qu'elle portait aux fesses, alors même qu'elle envoutait la salle entière avec son jeu de jambes et sa chaise avec laquelle elle semblait adorer jouer. Je m'en mordais la lèvre d'appréciation avant que mon regard ne se repose sur la bouteille, déjà bien vide qui trônait sur notre table. On était à sec, ça n'allait pas du tout. Des yeux je cherchai alors une serveuse, pas celle aux plumes qui me fusillait toujours du regard à l'autre bout de la salle, l'autre.

Et c'est là que mon regard s'est posé sur elle. Au même moment que mon coeur à fait un bon dans ma poitrine avant de se serrer. Elle était là. Cello était là. Accompagnée. J'ai vu leur mains liées, j'ai vu son sourire et celui de l'autre alors qu'ils s'asseyaient dans la fosse. Putain mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Qu'est ce qu'elle foutait avec lui ? Je grimaçai en perdant mon sourire. Alors c'était ça, cette sensation détestable que l'on avait lorsque la personne qu'on aimait était avec une autre personne ? Je su à cet instant que mon ami avait tord. Je su que ce n'était pas que de la possessivité que je ressentais à son égard tout comme j'ai su ce que ça faisait d'avoir le coeur brisé, ravagé par une tristesse qui m'était inconnue. J'ai pas su décrocher mon regard d'eux, j'ai pas su comment réagir alors même que je la trouvais magnifique, dans cette robe pourpre qu'elle avait enfilé pour lui, cette même robe que j'avais entrevu lors de notre escapade. Ca me paraissait bien loin à présent. Et tellement vide de sens. Je dégluti, décrochant enfin pour reprendre de l'alcool, ce même alcool qu'il n'y avait toujours pas sur cette foutue table. Mais heureusement, la serveuse arrivai, juste à point, comme pour me foutre une nouvelle claque, un retour à la réalité.


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Sam 9 Juin - 10:27



   
   L'art de profiter de la vie
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M
on sang imprégné d'alcool s'échauffe doucement dans mes veines. La salle est toujours plongée dans la pénombre, seulement éclairée par les lumières de la scène et rythmée au gré de la musique du spectacle. Mais je n'ai plus d'yeux pour les danseuses en plein travail. Mon attention est concentrée sur celle qui a fini sa tournée, qui est désormais libre pour ce soir, et qui est en train de me susurrer des mots doucereux à l'oreille. La main douce et chaude de Maria glisse sur mon torse tandis que je me laisse bercer par le chaleureux accent chantant qui s'échappe de ses lèvres divines. L'espagnol ne réchauffe pas mon cœur autant que l'italien, mais il a ça de grisant qu'il me rappelle le soleil brûlant de mon pays d'origine.

Mes yeux se perdent dans le puits sans fond que sont ses deux grandes prunelles ébènes. Maria m'invite à rejoindre sa loge. Le spectacle n'a plus grand intérêt, tout comme le reste des invités présents ce soir. Depuis combien de temps n'ai-je pas vu la danseuse ? Peut-être un peu trop longtemps, parce qu'elle semble bien décidée à rattraper tout ce temps perdu au cours d'une seule nuit, sans avoir l'air de me demander véritablement mon avis. Mais qui dirait non à Maria après tout ? L'alcool qui sommeille au creux de mon estomac distille une légère allégresse dans mes membres. Impossible pour moi de résister aux doigts empressés de la demoiselle. Je suis tiré hors de la banquette, délaissant mon verre à moitié plein.

Pourtant, quelque chose me pousse à jeter un coup d’œil vers Mordread avant de me faire définitivement happer par mon espagnole diaboliquement entreprenante. Ma main lâche presque aussitôt celle de Maria. Mon ami s'est figé sur son siège, crispé de haut en bas, comme subitement frappé par la foudre. Son regard est fixé non plus sur la scène, mais quelque part dans le flot de clients lambda. J'essaye un bref instant de repérer ce qui le dérange, mais c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Il y a bien trop de monde ce soir. Mordread me donne l'impression d'être au bord de l'asphyxie. Je crains un moment de le voir tomber à terre, livide et raide mort par manque d'oxygène. Une serveuse apparaît comme par magie pour le sortir de sa torpeur. De son côté Maria s'impatiente. Ses lèvres pulpeuses viennent souffler quelque chose à mon oreille. Ses doigts glissent sur mon épaule comme une promesse. Je la prie de patienter un instant. Juste un instant. Ça lui arrache une petite moue, et je comprends bien que j'ai tout intérêt à ne pas trop la faire attendre.

La serveuse disparaît de la même manière qu'elle est arrivée. Mon ami a déjà passé commande, et vu la tête qu'il affiche, je parie sur une bouteille d'alcool particulièrement fort. Mes sourcils se froncent sur mes yeux. Qu'est-ce qui lui prend ? Je contourne la table et pose fermement ma paume sur son épaule.

- Qu'est-ce que tu fous ?

Cette expression, ce comportement, ça ne lui ressemble pas. Jamais je n'ai vu Mordread aussi à cran lors d'une soirée comme celle-ci. Tout allait bien cinq minutes plus tôt. Il se détendait enfin et il n'avait d'yeux que pour le spectacle qui lui susurrait mont et merveilles pour la fin de la nuit. Ce type est incompréhensible. À croire que Celeste lui a vraiment retourner la tête.
 
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Sam 9 Juin - 14:11


L'art de profiter de la vie

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La serveuse ne tarde pas à revenir avec nos boissons. Des verres bien pleins. Je n’arrive pas à détacher mon regard de cette jeune femme dont je ne saurais pas deviner les origines. Il se dégage d’elle quelque chose de magnétique, un peu comme…. Mordread. Je chasse comme je peux la pensée que j’ai pour lui, car après tout, ce soir, je suis avec l’adorable et attentionné Jim. Je veux lui adresser un regard mais la serveuse est toujours là. Elle se rapproche dangereusement de moi, m’hypnotise. Elle se fait câline et moi je reste perdue, là, bouche bée à la regarder sans agir. Son visage se rapproche dangereusement du mien. Mes lèvres s’entrouvrent, je suis si attirée, c’est étrange, mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère… Je n’ose pas faire un geste.

C’est elle qui le fait pour moi. Sa main vient se glisser derrière ma nuque pour m’attirer doucement à elle tandis que ses lèvres rejoignent les miennes avec une lenteur délicieusement infinie. C’est un baiser si léger qu’il pourrait paraître chaste, mais la pression de ses lèvres me dit le contraire. Ce baiser est un appel à plus. Elle glisse sa bouche près de mon oreille, je sens son souffle me murmurer quelque chose, mais, je n’entends rien. C’est peut-être mieux ainsi. Troublée, je la laisse s’éloigner tandis qu’elle se redresse, laissant sa main glisser sur ma joue, tendrement, puis du bout des doigts, sans me quitter du regard, puis, elle me tourne le dos et repart d’où elle est arrivée, mon regard rivé sur ses courbes voluptueuses habillées de plumes se mouvant au rythme de ses pas.

C’est à ce moment-là que je reprends enfin ma respiration. Je n’avais pas compris que je me retenais de respirer tant j’étais subjuguée. Haletante, je n’ose pas regarder Jim. Il n’a rien dit, rien fait, mais il a bien dû voir non ? J’ose enfin me tourner dans sa direction, prête à m’excuser, mais je constate que ça ce ne sera pas nécessaire. Il vient d’avoir droit aux mêmes cajoleries, mais avec une jeune femme aussi blonde que la mienne était brune. Loin d’être jalouse, je suis soulagée et j’attends patiemment qu’ils en aient terminé avec leurs caresses pour proposer à Jim de trinquer, ravie de pouvoir garder l’échange avec la jolie jeune femme pour moi. C’est un monde étonnant tout de même. La première gorgée de Bourbon me semble traverser tout mon corps. Et c’est plutôt agréable.

Mon regard de nouveau porté sur la scène, je me concentre sur les danses plus ou moins lascives des jeunes femmes à demi-nue. Sirotant mon bourbon, certainement un peu vite, je me dis que finalement, c’était une bonne idée de venir ici. Je n’aurais jamais eu l’idée d’y mettre les pieds toute seule. J’ai la tête qui me tourne déjà un peu, l’euphorie me gagne. J’ai envie que la jolie brune revienne me cajoler. Ravie d’être d’aussi bonne humeur, je tourne mon visage vers Jim, pour lui offrir un sourire mais celui-ci s’effondre alors que mon esprit me joue un tour et que mon cœur se fissure. J’ai cru voir le visage de Mordread. Tu veux le voir. Encore cette voix ! Après avoir cligné des yeux, c’est de nouveau le visage de Jim. Mais il n’a rien remarqué, trop absorbé par les danseuses.

Malheureuse d’un coup, je porte encore mon verre à mes lèvres, mais, il n’y a plus rien. La tête me tourne. J’ai chaud. J’essaie d’afficher un sourire avant de tapoter le bras de Jim. « Je vais me rafraichir, je reviens. » Il hoche la tête et me sourit à son tour. Bien, je suis crédible on dirait. Je disparais aussi rapidement et dignement que l’alcool le permet à mon corps. Je me sens affreusement dans le coton et mon cœur me fait mal. Je te hais Mordread. Je hais le fait que tu me manques alors qu’on ne peut pas être ensemble.

Mes pas chaotiques me mènent dans un couloir vide au papier-peint burlesque. Aucune indication pour les toilettes. Je m’adosse au mur et je ferme les yeux. J’ai besoin d’une pause. Mon cœur bat à toute allure et je suis partagée entre l’envie de revoir cette jeune femme, pour vérifier mon attirance et celle de voir Mordread…pour vérifier quoi ? Rien. J’ai juste terriblement envie de le voir, lui et son sourire narquois, lui et son regard qui dit bien plus qu’il ne veut l’admettre. Oh bon sang Celeste….comment as-tu fait pour en arriver là ?

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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Dim 10 Juin - 11:09


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Heureusement pour moi, l'arrivée de la belle Natasha me sort de ma torpeur en me ramenant sur terre. Mon regard quitte Celeste et son... Accompagnateur pour se poser sur elle, pour vaguement lui sourire en commandant une nouvelle bouteille. La meilleure, la plus chère et la plus forte. Je veux arrêter de la sentir, cette foutue sensation qui me broie le coeur en ce moment, je ne veux plus rien ressentir, rien à part le plaisir de l'alcool et des lèvres d'Irine apaisant mon coeur, ou même celles de Natasha, tout est bon pour me la sortir de la tête. Je sursaute presque lorsqu'une main se pose fermement sur mon épaule. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que c'est Damian. Lui qui s'était fait embarquer par sa Maria, celle là même à laquelle il ne résistait pas, le voila occupé à me demander ce que je peux bien foutre. J'en soupire en lui indiquant la table de Celeste d'un coup de tête. Je n'ai plus envie de voir ça et en même temps, je peux pas m'en empêcher. Il a raison, qu'est-ce que je fou au juste ?

" T'en fais pas. Va, profite de Maria ! "

Je lui envoie mes paroles avec un sourire complice, sans doute quelque peu écrasé par la tête que je tire sans m'en rendre compte avant de reposer les yeux sur la scène. Qu'il profite de la soirée, qu'il profite de sa belle tant qu'il le peu. Avec un peu de chance, l'alcool effacera ce que je viens de vivre, m'aidera à passer à autre chose, à me faire une raison sur tout ça. Car c'est bien de ça qu'il s'agit non ? Je me force à sourire, à faire comme si rien ne s'était passé alors que Natasha est déjà de retour, avec ses yeux plein de promesses et sa bonne bouteille, qu'elle m'offre en venant s'installer sur mes jambes. Elle me souffle qu'elle va me changer les idées, à moins que je préfère qu'une de ses copines le fasse. J'en profite pour lui voler un baiser, pour déjà tenter d'oublier, de revenir en arrière, quand j'en avais rien à faire de personne et que c'était très bien comme ça.

Ses lèvres pulpeuses m'ont l'air bien fade à présent, comme si Celeste avait tout ravagé, comme si elle m'avait arraché le droit d'apprécier autre chose. Quelle garce, quelle foutue pétasse. Si je pouvais, je crois que je préférerais ne jamais l'avoir connue, ne jamais avoir eu la faiblesse d'avoir voulu l'aider, d'avoir voulu lui montrer que j'avais les mêmes folles pulsions pour le goût de la chair. J'aurais voulu être fidèle à moi même ce soir là, en l'abandonnant à son triste sort, seule avec son cadavre. Je m'en voulais tellement, tellement plus que d'avoir trompé Vicky pendant toutes ses années. Je voulais tout effacer, repartir à zero alors que Natasha quittait mes lèvres les yeux brillants. Sauf que la bouteille qu'elle tenait délicatement dans sa main me semblait plus intéressante que sa poitrine qu'elle agitait sous mon nez, alors que je la lui volait pour en prendre une nouvelle gorgée à même le goulot. Natasha se jeta sur mon cou, me dévorant comme si j'étais un bout de viande pendant que je me forçais à apprécier, alors que mes yeux déviait encore sur la harpie pour espérer qu'elle lui foute une baffe, à son Don juan. Après tout, elle m'en foutait bien à moi, pour un oui ou pour un non. Mais non, à la place, ce fut le doux visage d'une serveuse l'embrassant d'un baiser qui me saute aux yeux. Je ne manque pas une miette de sa réaction, bien que de mon point de vue, je ne peux pas en voir tout l'impact sur son visage.

En revanche, je la voit clairement se lever, quitter sa table pour se ruer sans doute vers les toilettes. J'oublie Natasha en un éclair, je la fais presque valser sur la banquette pour me lever à mon tour, pour espérer rejoindre la sorcière à la robe pourpre. Et après quoi au juste ? Je me sentais incapable de réfléchir, incapable de penser à autre chose que d'effacer la seule existence de ce mec. Je voulais récupérer ce qui m'appartenait, là, tout de suite, même si c'était l'alcool qui parlait, même si j'allais sans doute me prendre une baffe. Peu importe. Elle a qu'à me frapper, elle aime ça de toute façon, faire du mal. Me faire du mal. J'enquille la bouteille, je me casse presque la gueule alors que je suis déjà dans le même couloir qu'elle, celui qu'elle a prit il y a quelques secondes. Je respire un coup, je reprends mes esprits pour pas lui sortir toute la haine que j'ai sur la langue.

Et enfin, je la découvre, adossée à un mur, à quelques mètres. Je me rends compte qu'elle nous a entrainés vers les loges, les loges des filles dansant encore sur scène. Ca me tire un petit sourire alors que je m'approche d'elle, que je sens mon coeur battre fort dans mes oreilles et que je crève d'envie de me jeter sur elle pour l'embrasser, pour reprendre mon dû, mais à la place, j'attends sagement qu'elle ouvre les yeux en me postant devant elle, buvant une énième gorgée de bourbon avant de le poser à mes pieds, la détaillant de prêt à présent. Elle est magnifique dans sa robe, elle est belle avec ses lèvres entrouvertes pour chercher son air, les yeux fermés sur un maquillage léger. Elle me fait me mordre la lèvre, elle me fait perdre la tête alors que je la dévore du regard.



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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Lun 11 Juin - 19:45


L'art de profiter de la vie

Mordicus, le fouteur de merde & Cellophane


La tête me tourne. Je ne pensais pas qu’un grand verre de whiskey pourrait me faire cet effet-là. Je ne suis tellement pas habituée à boire. D’ordinaire, je n’en bois qu’un fond, mais là…là...je ne sais même plus combien de centilitres c’était….après tout on s’en fou… J’ai cruellement envie de voir Mordread. Et puis cette serveuse aussi. Pour être sûre que ma réaction sera la même. Je veux dire….j’ai jamais désiré une femme avant. Enfin si, mais c’était une morte dont j’ai gouté la chair…Oh mon dieu. Je….je suis si horrible. Je refuse d’ouvrir les yeux, les choses tanguent trop autour de moi. Mais l’air est plus respirable ici. Je vais rester encore un peu.

Des effluves de parfums parviennent à mes narines, des notes trop bien connues, mélangées à une forte odeur d’alcool. J’ouvre précipitamment les yeux pour rencontrer le regard de Mordread, j'ai le visage ébahi. Il est là, devant moi, à me regarder, sans rien faire d’autre, ça ne lui ressemble pas. Je me mets à rire. « C’est plus grave que ce que je croyais….j’ai tellement envie de te voir que t’apparaît, comme ça, à la demande ! » Je n’y crois pas une seconde. Mon esprit me joue forcément des tours. Je ferme les yeux pour les rouvrir, histoire de vérifier. Je pouffe encore. « J’vais leur demander ce que c’est comme Bourbon, il est sacrément fort ! »

L’illusion de Mordread que j’ai en face de moi ne parle pas et ça me conforte dans l’idée qu’il n’est pas réel, j’ai douté pourtant. Il a une forte présence. Une présence qui me colle des frissons, mais, malgré ça, c’est… trop cliché qu’il soit bel et bien là. Impossible. Je veux dire. Non. Toujours en riant bêtement je rajoute. « En tout cas t’es pas bavard Mordi ! » Je balance maladroitement une main en avant, persuadée de passer à travers le corps que j’ai en face de moi, mais je me tords les doigts sur son torse. « Aouch… Oh merde. » Je récupère ma main pour me masser rapidement les doigts, puis je pose un index presque accusateur sur son torse. Je relève de nouveau les yeux vers lui. « T’es réel en fait. » Bah oui. Idiote. Et merde. J’ai admis que j’avais envie de le voir.

Mon index abandonne son poste, c’est la plat de ma main qui épouse son torse et sa chemise entrouverte. Ah oui, il était pas là pour regarder. Est-ce que ce sont des restes de rouge à lèvres sur son cou ? J’éprouve une vive jalousie malgré moi. Je déteste ça. « Alors c’est dans ce genre d’endroit que tu vas t’amuser….je comprends... » Je cherche mes mots, j’ai du mal à articuler et à dissimuler ma moue boudeuse. « …elles sont vraiment jolies. » Le visage de ma belle inconnue ressurgit devant mes yeux mais j’ai directement la confirmation de son existence tangible. Il n’y a que Mordread et ma main que je n’ai pas retiré de son torse. Est-ce qu’il m’a acculée un peu plus au mur ? Je ne saurais dire, je préfère me taire en fait. Je regarde sa bouche avec envie. C’est mal. Et si quelqu’un pouvait nous voir ? Mais je suis supposée ne plus faire tout ça.
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 12 Juin - 10:42


 
         
Damian & Mordread

           

             
       
L'art de profiter de la vie


     
         


Elle est amusante, la petite Cellophane, lorsqu'elle est pompette. Elle m'amuse lorsqu'elle commence à parler en étant persuadée que je n'existe pas, que je ne suis que le fruit de son imagination alcoolisée. Elle me tire un sourire qui reste un moment sur mes lèvres tandis que je choisis de garder le silence, de voir où est-ce que cette situation cocasse peut nous mener. Alors comme ça, elle avait envie de me voir ? Cette information affole mon coeur, elle le réveille, semblant doucement en réparer quelques morceaux venant à peine d'être brisé par l'horrible vision de la voir avec un autre. Elle a envie de me voir alors qu'elle sort avec lui, c'est avec moi qu'elle veut être alors que l'autre l'attends sagement à leur table. Egoïstement, je crève d'envie qu'il se laisse faire par l'une ou l'autre serveuse, par Irine ou même Natasha, qui me semblait si aventureuse lorsqu'elle était avec moi. L'envie que j'avais de reprendre mon dû est toujours là, bien présente, revigorée par la pensée que je suis son préféré, que c'est à moi qu'elle pense quand elle est au lit avec lui. Ou bien ça, c'est juste l'alcool qui m'en persuade.

Je la laisse approcher, me balancer maladroitement sa main dessus, ses doigts s'écrasant sur mon torse alors même que mon sourire s'agrandit. Elle a comprit, elle a comprit que j'étais bien réel, mais sans doute pas pourquoi je reste aussi silencieux, moi qui d'habitude ouvre grand ma gueule, à défaut de me jeter sur ce que je veux sans permission. C'est ce que je fais avec toutes, avec toutes sauf avec elle. Comme à notre premier matin. Je lâche un rire amusé lorsqu'elle plante un doigt accusateur sur moi, que je la retient presque lorsqu'elle perd l'équilibre sans s'en rendre compte. Son accusation se transforme en caresse, elle s'aventure sur ma peau à l'endroit même où Natasha à déjà commencé son travail. Est-ce de la jalousie que je distingue dans sa voix ? Dans ses propos ? Celeste, jalouse ? Ca me parait gros, trop gros pour que je le prenne au sérieux et pourtant, pourtant je vois bien sa petite mine boudeuse, je distingue bien qu'elle a du mal à articuler, même si mon esprit à très envie de ranger ça dans la case alcool. Mais je veux y croire quand même, je veux croire qu'elle est aussi jalouse des filles, de ses marques que j'ai sur le corps à leurs passages que je peux l'être de son compagnon du soir.

" Mais toi tu es magnifique... "

Mes doigts caressent son visage alors qu'elle garde finalement le silence, que ses yeux ne décrochent plus que mes lèvres, qu'elle m'invite à l'embrasser sans plus de cérémonie, ce que je fais sans hésitation aucune. Peu importe qu'on nous voit, qu'on nous dérange, je m'en fiche bien alors que mon coeur explose dans ma poitrine, que je la serre contre moi pour ne pas qu'elle s'échappe, qu'elle m'appartienne à moi plutôt qu'à ce grand con qui n'a pas comprit à qui est-ce qu'il s'attaquait. Je la plaque contre le mur, renversant la bouteille au passage, je l'ai déjà oubliée dans le balai de sensations qu'elle m'offre par un simple baiser. Je l'entraine avec moi, je refuse de la lâcher en cherchant à tâton la poignée d'une loge ouverte, là où nous serons plus tranquille, là où j'aurais tout le plaisir de la faire mienne, d'effacer tout ce que cet homme à déjà dû lui faire. La chance veut qu'il y en ai une ouverte, que l'on se retrouve dans cette loge où personne ne viendra nous déranger, du moins c'est ce que j'espère en laissant trainer mes mains sur son corps. Mes mains relèvent sa robe pour mieux s'emparer de ses cuisses, pour mieux la porter pour la plaquer à nouveau contre une la paroi la plus proche, pressé que je suis, trop pressé pour faire attention alors que c'est contre une armoire que j'ai l'ai poussée, que l'on se prends un tas d'accessoires sur la gueule, entrainant mon rire au passage. Mais je l'oublie rapidement, la reprenant pour mieux la déposer sur l'une des coiffeuses qui nous entoure, à travers tous les produits qui y reposent se retrouvant au sol dans mon élan. J'en profite pour poser un regard fiévreux sur elle, avant que mes envies ne me guident vers son cou que j'embrasse en tentant de la débarrasser de sa culotte le plus rapidement possible.



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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mer 13 Juin - 14:59


L'art de profiter de la vie

Mordicus & Cellophane


Il s’amuse. Comme à son habitude, il s’amuse de mon état. De l’état dans lequel il me met. Je le hais, je le hais ! J’ai envie de lui balancer ça à la figure. Et après il ose me dire que je suis magnifique ! Malgré moi je souris à sa réplique. Mon corps ne répond plus à la raison, mais aux impulsions de la passion que j’éprouve pour lui. Je suis tellement stupide… pourquoi lorsqu’il est face de moi maintenant le monde autour cesse d’exister ? Pourquoi j’aime autant qu’il me désire ? Qu’il me fasse l’amour ? Est-ce vraiment ça que j’éprouve pour lui ? De l’amour ? Ou est-ce seulement de l’attirance ? Du désir ? Je n’avais jamais éprouvé ça auparavant…
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mer 13 Juin - 17:12


 
         
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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Jeu 14 Juin - 9:40


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mar 19 Juin - 8:47


 
         
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...:
 

A croire qu’on ne peut pas s’en passer, qu’on ne peut pas y résister, à cette passion qui nous consume dans le plaisir de l’interdit. Mon coeur bat la chamade alors que mon souffle se coupe, brûlant mon corps au même titre que mon palpitant. Mon regard l’admire, la détaille dans cet instant de luxure où plus rien n’existe à par elle, nous, ce regard qu’elle me lance et qui fait chavirer mon coeur au point de pouvoir lui dire à quel point mon coeur est devenu fou à son contact, à quel point je refuse déjà de la voir partir pour rejoindre mon concurrent. Ca m’arrache le coeur autant que ça l’entraine dans une course effrénée que je suis certain de perdre.

Ma main s’invite sur son visage, caressant sa joue dans un instant de faiblesse, alors que mon regard parle pour mon coeur battant à tout rompre. Quelques secondes, juste assez pour qu’elle me manque déjà, elle et ses lèvres que je m’empresse d’embrasser encore, de marquer cet instant dans mon esprit à travers un baiser aussi tendre que passionné, sans doute trop pour ce qui vient de nous arriver. C’est l’alcool qui parle, c’est ce que je me dis quand mon coeur explose encore dans ma poitrine tel un feu crépitant, en demandant toujours plus . J’ai envie de lui demander de rentrer avec moi, d’oublier cet abruti qui ne l’aimera jamais comme moi je peux l’aimer. Mais non, j’en suis incapable au delà du fait que c’est impossible, que j’ai toujours cette petite voix me criant qui elle est vraiment. Celeste. Ma Celeste. Celle-là même qui adore me détester lorsqu’elle ne me veut pas encore et encore pour son plaisir. Mon coeur se serre, mon souffle se reprend et bientôt, je redeviens celui qu’elle aime haïr, celui qu’elle détestera toujours. Après tout ce n’est que du sexe, quand bien même elle désirait tant me voir ce soir. Un sourire se trace sur mon visage, un sourire qu’elle détestera autant que moi alors que je me retire enfin pour mieux me rhabiller. La magie s’est envolée même si l’alcool reste. Il est temps de s’éclipser, laisser la belle quitter le monstre pour rejoindre son prince lâchement abandonné. Je lui offre un clin d’oeil provoquant, un murmure d’amour plein de promesses futur avant de disparaitre tel une ombre en passant la porte. Je t’aime, Cellophane.


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MessageSujet: Re: L'art de profiter de la vie   Mer 20 Juin - 23:28


L'art de profiter de la vie

Mordicus & Cellophane


Mon être entier est dans un état si second que je me demande si je rêve notre échange. Son regard, oh mon dieu… il me transperce de part en part, me chantant l’amour, un amour que je veux lui rendre de la même manière alors que sa main me caresse la joue avec une douceur infinie. Ce contact me retourne le cœur, me fait autant de bien que de mal. Je ne veux pas qu’il parte, je ne veux pas que ce soit terminé. Pas déjà. Il m’embrasse si passionnément et si tendrement à la fois que ça ressemble à un adieu. Non pas déjà… Je l’embrasse comme si ma vie en dépendait, ma main se glissant encore derrière sa nuque, agrippant doucement ses cheveux, le ventre déjà noué par son départ à venir. Il ne tarde pas à se retirer, m’abandonnant là, haletante, ébouriffée, perdue, heureuse et malheureuse à la fois.

De nouveau ce sourire que je hais. Ce sourire faux qu’il ne m’adresse que pour me faire rager. Pourquoi maintenant ? Que fuit-il encore ? Je le regarde se rhabiller, incapable de réagir, récupérant doucement la capacité de mes muscles, me laissant glisser, les jambes complètement tremblantes, en bas de la coiffeuse dévastée. Il va partir et je suis incapable de lui dire de rester alors que c’est tout ce que mes prunelles lui crient. Il m’adresse un dernier clin d’œil avant de partir, pas n’importe lequel, mais n’y ai-je pas vu simplement ce que je voulais voir ? Des promesses dont je rêve mais qui n’existent que dans ma tête ? Qui suis-je pour me prétendre capable de conquérir le cœur de ce coureur de jupons ? Je n’ai eu le temps de rien. Mon cerveau embrumé par l’alcool m’oblige à me focaliser sur une seule chose à la fois et là, c’est une drôle d’apesanteur qui s’est abattue sur mon corps en même temps que la porte s’est refermé.

Un grand vide m’envahit soudain. Il me manque déjà. Lui, cet enfoiré que je m’étais juré de détester à jamais. Il me manque tellement alors qu’il vient juste de me quitter, que je sens encore la force de nos ébats sur mon corps. Que je sens encore les effluves de son parfum autour de moi. Mordread, je te hais de me faire ressentir cette addiction à ta personne. Je te hais de me rendre aussi folle de toi. Titubante, j’adresse un regard à la pièce. Une once de remords s’empare de moi. On a vraiment fichu le bordel. Puis je m’adresse un regard dans le miroir de la coiffeuse. J’ai l’air complètement stone. Mes cheveux sont en bordel, mon rouge à lèvres a disparu. Ramassant une brosse au sol, j’entreprends de me recoiffer, puis avisant une trousse de maquillage, je me remets du rouge à lèvres. Voilà, j’ai juste l’air bourrée maintenant.

Je n’ai pas le courage de ramasser tout ce qu’on a fait tomber en si peu de temps. Cela me prendrait toute la nuit et…Jim. Mon dieu. Jim doit m’attendre depuis tout ce temps déjà ! Je me précipite vers la porte et je la franchis quand je sens quelque chose de différent entre mes cuisses. Ma culotte. Envolée. Disparue. Je fais demi-tour mais avec le carnage, je n’arrive pas à la retrouver et puis…l’alcool m’empêche de fixer très longtemps la pièce et les détails. Tant pis ! Je vais juste rentrer.

Je retourne dans la salle, tanguant sur mes escarpins, cherchant Jim du regard, mais en espérant voir Mordread. Je ne trouve aucun des deux. Notre ancienne table est vide. Je blêmis. J’ai…on a été trop longs. Il est juste parti. Evidemment. J’avise mon sac à main et je quitte à mon tour le cabaret. Je sors mon téléphone pour appeler un taxi mais un nouveau message m’interpelle. Je pouffe, Mordicus se languirait-il déjà de moi ? Mon sourire s’efface aussitôt le message ouvert et l’envoyeur identifié. Jim. Jim trouvait que j’avais l’air bien occupée alors il a préféré me laisser en bonne compagnie. Jim pense qu’il est mieux qu’on soit simplement collègues. Est-ce qu’il est entrain de rompre avec moi par sms ? C’est puéril non ? Pensive, c’est un vent froid sous ma robe qui me rappelle dans quelles conditions je me trouve. Un taxi commandé, je me permets de m’abîmer en nouvelles réflexions. La seule chose qui finalement me préoccupe, c’est que je ne me sens absolument pas triste de la décision de Jim. Mais…qu’a-t-il vu pour réagir comme ça ? Je dessoule directement. Il a dû me voir avec Mordread. Je prie de toutes mes forces pour qu’il ne l’ait pas reconnu.

MademoizelleZ


Sujet terminé !

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