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 Rencontre du troisième type ♦ Léonard

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Kaylee L. Harrington
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MessageSujet: Rencontre du troisième type ♦ Léonard   Rencontre du troisième type ♦ Léonard EmptyLun 16 Juil - 10:00



   
Rencontre du troisième type
Léonard & Kaylee

Ce midi, le soleil de Manchester est doux et agréable sur mes épaules. Je savoure un peu cette chaleur qui, dès que l'été sera fini, disparaîtra aussi rapidement qu'elle est arrivée. Tout en enfournant d'énormes bouchées de hamburger entre mes dents, je laisse mon regard dériver sur le flot d'étudiants qui se déverse dans les rues. À cette heure-ci, et à proximité de l'université, c'est un fait tout à fait naturel. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai décidé de venir manger ici aujourd'hui. De temps en temps, j'aime bien venir profiter des resto bas de gamme aux tarifs étudiants. C'est moins chère, c'est gras, et surtout, ça me rappelle ma jeunesse que je vois s'effilocher au loin.

C'est plus ou moins à cette époque qu'Aiden a commencé à apparaître dans ma tête. À cette remarque, j'arrête subitement de mastiquer et souffle en roulant des yeux exaspérés vers le ciel. C'est pas vrai. Même là, en train de me gaver de graisse, je suis obligée de penser à lui. Agacée par mon propre comportement, je me remets à mâcher avec plus de vigueur mon hamburger. Depuis qu'il s'est invité dans ma vie – je veux dire, ma vraie vie – Aiden n'a de cesse d'envahir la moindre de mes pensées à la moindre occasion. Comme si s'accaparer mes rêves n'était déjà pas suffisant.

Je me demande toujours si tout ce qu'il m'a racontée va finir par me rendre vraiment folle. Ça a été assez compliqué à avaler au début. Si aujourd'hui, ça va mieux, je sais pertinemment que je n'ai toujours pas dirigé l'affaire. Un monde des rêves, des Gardiens, des vilains qui font peur … et puis quoi encore ? Je sais très bien que je suis le genre de fille qui pourrait croire aux extra-terrestres. Mais faut pas pousser.

Alors que je me fais la promesse de me concentrer sur les cornichons de mon sandwich au lieu de repenser aux yeux céruléens de mon Gardien, une silhouette passe dans mon champ de vision et accroche sévèrement mon attention. Je m'étrangle avec un morceau d'oignon et frappe durement mon thorax. Mes yeux, eux, n'ont pas quitté cette espèce d'ombre furtive qui glisse rapidement sur le trottoir envahi de monde. L'homme n'a pas vraiment l'air dans son élément, ainsi entouré d'élèves au regard benêt et affamé. Mais ça à vrai dire c'est le cadet de mes soucis. Ce qui me taraude, c'est que j'ai déjà l'impression d'avoir vu son visage quelque part. Où ? Qui a osez demander « où » ?! Quand je disais que l'histoire abracadabrante d'Aiden me poursuit à toute heure du jour et de la nuit, ce n'était pas des conneries. Ce type est un Cauchemar ! Je m'en souviens ! Il est venu me faire une petite frayeur y'a quelques semaines. J'en suis certaine !

Bien déterminée à mettre ça au clair, et surtout à mettre les points sur les « i », je lâche brutalement mon hamburger. Celui-ci atterrit dans un « splash » de gras sur mon assiette en plastique. Je suis déjà en train d'essuyer mes doigts sur une serviette en papier tout en enfilant maladroitement ma veste. Il me semble que mon sac à main heurte la crâne d'un étudiant en sport, en passant. Mais qu'importe. Il n'a pas besoin de sa tête celui-là, de toute façon.

Merde, je deviens vraiment mesquine.

Je trottine sur le trottoir pour rattraper l'inconnu. Je me hisse sur la pointe des pieds pour essayer de le repérer, car évidemment je l'ai perdu de vue. Le haut de ses cheveux réapparaît soudain alors qu'il tourne dans une petite rue perpendiculaire moins fréquentée. Je soupire, soulagée. Mes pieds se frayent un chemin. J'évite de peu la glace au chocolat d'une intello à grosses lunettes et me jette dans la ruelle.

- Eh !

Je rehausse avec hargne mon sac à main sur mon épaule. Zut, il ne s'est même pas retourné. Cette fois je cavale pour de bon. Ma main se pose fermement sur son épaule.

- Vous !

Sourcils froncés, mes yeux se plantent dans les siens sans la moindre honte. Mes poings se posent sur mes hanches. C'est l'heure de régler mes comptes pour cette horrible nuit que j'ai passé le mois dernier.

- Vous êtes un Cauchemar, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♦ Léonard   Rencontre du troisième type ♦ Léonard EmptyMer 18 Juil - 23:13



   
Rencontre du troisième type
Kaylee & Léonard

Léonard pestait intérieurement. Il détestait cette journée qui lui paraissait déjà interminable, quand bien même il n'était que midi. Jour de merde. Il était épuisé, il avait trop chaud, et pour couronner le tout, il se sentait mal à l'aise dans son costume ajusté bas de gamme, dégoté dans la friperie miteuse qui faisait l'angle de sa rue. Le physicien n'était plus habitué à ce genre d'accoutrement ridicule censé apporter une contenance à celui qui le revêt. Certes, par le passé, lorsqu'il enseignait à Cambridge, il se fagotait de la sorte, mais ses espérances de l'époque rendaient supportables le tissu rigide des chemises de mauvaises qualités. Plus maintenant. Léonard avait troqué l'illusion de l'élégance contre l'expression débraillée de la dépression. Le combo « t-shirt, jogging, basket » était devenu son quotidien. Il se laissait engloutir dans ces fringues larges et sombres, motivé par l'espoir de disparaître de la surface du globe. S'il mettait toute son énergie pour devenir invisible, peut-être finirait-il par réussir. Parfois, il s'imaginait dans la peau d'un photon ou d'un ion. Parfois, il se projetait dans le néant de l'anti-matière. Mais souvent, il se contentait de regarder le monde avec un regard désabusé.

Le physicien déchu repoussa une mèche de cheveux qui tombait nonchalamment sur son front. Il avait pris la peine d'enfiler un costume, mais il ne fallait pas trop lui en demander. Hors de question pour lui de passer des heures devant le miroir afin de dompter sa chevelure incorrigiblement rebelle. Un coup de peigne lui avait paru amplement suffisant. De toute manière, du gel n'aurait rien changé. Avant même de se rendre à son entretien, Léonard savait pertinemment que le poste lui passerait sous le nez. Aucune université n'accepterait d'embaucher un chercheur méprisé par ses pairs et dont le statut mental n'était pas clair. Fou, dépressif, paranoïaque, bipolaire : les qualificatifs allaient bon train et les articles de Riley n'arrangeaient pas les choses, tout au contraire. L'état de santé du Professeur Léonard Longhtom semblait grandement intéresser le gratin scientifique britannique. Finalement de l'école à l'université, rien ne changeait véritablement, la vie des autres continuaient à constituer un parfait sujet de conversation, y compris au sein de sphères réputées socialement et intellectuellement supérieures.
Léonard jeta un coup d'oeil au cadran de sa montre. Midi quatre. Le rendez-vous avec le doyen du département des sciences avaient duré une demi-heure chrono, autrement dit, l'équivalent d'un battement de cil en comparaison au temps que prenait communément un entrevue de ce genre. L'échange s'était conclu par une poignée de mains, froide et guère encourageante pour la suite. Bah… En réalité, Léonard s'en fichait. A vrai dire, il était plutôt soulagé. Au fond de lui, il n'avait pas envie d'enseigner à nouveau dans une université. Cette expérience appartenait au passé et à présent, il ne parvenait plus à se projeter face à une tribune d'élèves qui le dévisageraient très certainement comme un hurluberlu ou un phénomène de foire. Sa réputation le précédait. Et puis, il ne se sentait plus capable de tenir un tel rythme de travail. Les horaires fixes étaient bonnes pour les autres, pas pour lui. Avec ses nuits entrecoupées, décalées et beaucoup trop agitées, Léonard courait après chaque précieuse seconde de sommeil, et il devait être en mesure de pouvoir s'assoupir lorsqu'il en ressentait la nécessité. C'était le principal avantage des cours particuliers, la flexibilité de l'emploi du temps contrebalançait avec la maigreur du salaire.

Le quadragénaire poussa la porte du bâtiment des sciences et descendit les quelques marches qui permettaient de rejoindre l'allée principale du campus. Le soleil l'aveugla et il plissa les yeux le temps de s'habituer à cette nouvelle lumière. Les rayons de l'étoile chauffaient sa peau et ses vêtements. Il faisait vraiment trop chaud au goût de Léonard. Il poussa un petit gémissement de contrariété puis se tortilla, espérant remettre son corps en place dans son costume. Il marcha jusqu'à rejoindre l'une des places principales dans laquelle s'amassait des tas d'élèves s'empiffrant de mauvaise bouffe sans le moindre remord. Le chaleur étouffante qui se dégageait des fast-foods, des stands de tacos et d'enchiladas allait de paire avec le brouhaha stagnant au-dessus de la masse étudiante. L'avenir de la nation mon cul, pensa Léonard. L'ambiance université commençait à lui filer la nausée. Il n'était plus dans son élément au milieu de ces visages hagards, plongés dans les livres ou dans les décolletés des jolies filles. Au milieu de ces sourires faussement sincères, qui dissimulaient un esprit compétitif aiguisé et au milieu de ces éclats de jeunesse, fanés par la réalité d'un avenir profession incertain. Inconsciemment, Léonard pressa le pas et s'engagea vers une petite ruelle plus calme et moins fréquentée. A peine avait-il quitté l'artère principale qu'il recouvra un peu ses esprits. Mais cet instant de sérénité fut malheureusement de courte durée. Il entendit une voix féminine dans son dos, qui semblait l'interpeller. Le physicien n'était vraiment pas d'humeur à causer. Ce jour-là encore moins que les autres. Il avait épuisé son stock de politesse et de sociabilité avec le vieux doyen. Il continua son chemin, sans même prendre la peine de se retourner. Après tout, le voix s'adressait peut-être à quelqu'un d'autre. C'était d'ailleurs ce qu'il espérait secrètement. Mais, une fois de plus, ses espoirs étaient vains. Il perçut un mouvement, juste derrière lui, et sentit une main sur son épaule, accompagnée d'un « vous » déterminé.

Et merde.

Décidément, Léonard haïssait vraiment cette journée. Il hésita une fraction de secondes avant de se retourner. Et si c'était une vieille connaissance ?, se demanda-t-il. Immédiatement, le nom de Marla clignota dans sa tête, mais il préféra le chasser de la meilleure de manière possible : en découvrant le visage de l'impertinente demoiselle qui l'importunait de la sorte. Se tournant, il fut surpris de découvrir des traits plutôt jeunes, gracieux, mais surtout, complètement inconnus ! Il arqua un sourcil.

« Je ne vous connais pas. »

Léonard s'en voulut directement d'avoir dit ça. Ce n'était pas vraiment le genre de phrase que l'on prononçait face à une personne, quand bien même l'on ignorait son identité. L'homme avait pensé à voix haute, ce qui lui arrivait souvent, mais habituellement, il était seul chez lui, ce qui ne posait pas de problème. Il se reprit, une grimace désolée transparaissant derrière sa mine froide.

« Écoutez, je ne sais pas ce que vous voulez, mais laissez-moi tranquille, s'il vous plaît, je suis… »

Il laissa sa phrase en suspend et fronça les sourcils. Il venait tout juste de tiquer sur ce que lui avait demandé l'étrange inconnue. Enfin, demander n'était pas vraiment le mot. Elle lui avait plutôt posé une question rhétorique. Une question sur les cauchemars. Une question sur les cauchemars se répéta plusieurs fois Léonard, comme il avait coutume de le faire lorsqu'il réfléchissait.
Il considéra la jeune femme qui se tenait devant lui. Elle paraissait très déterminée avec ses poings sur les hanches et son expression renfrognée. Prête à en découdre. Bizarrement, Léonard fut attendri par cette étrangère qui semblait mener sa guerre. Le visage du chercheur s'adoucit de manière presque imperceptible.

« Pardon, vous pourriez répéter ce que vous venez de dire ? Votre question sur les cauchemars… Je crois ne pas avoir bien compris... »

Si, il avait très bien compris. Mais il avait besoin d'entendre à nouveau cette question. Vous êtes un cauchemar, c'était bien ce qu'elle avait dit. Comme si les cauchemars pouvaient être des personnes. La dernière fois qu'il avait entendu une telle élucubration, c'était dans la bouche de Marla. Le souvenir de Marla amena celui d'Abel. Les muscles de Léonard se contractèrent et il préféra concentrer son attention sur la demoiselle devant lui. Il la toisa avec insistance, lui qui ignorait les convenances. Elle avait un regard peu commun. Un regard perçant mais doux. Un regard éclairé, curieux, mais que l'on devinait en même temps fragile.

« Vous êtes étrange mademoiselle. »

Crotte, il avait encore pensé à voix haute.

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♦ Léonard   Rencontre du troisième type ♦ Léonard EmptyLun 23 Juil - 16:53

Spoiler:
 



   
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Léonard & Kaylee

Étrange ? C'est moi qui suis étrange ?! Ma mâchoire serait partie racler contre le trottoir si je n'avais pas eu les dents aussi serrées. Non mais pour qui il se prend celui-là ! Surtout, pour qui il me prend ? Une belle imbécile de toute évidence. Il nie, et avec un tel aplomb que ça me rend nerveuse. Mais qu'est-ce qui m'a pris, bon sang ? Depuis qu'Aiden m'a parlée de ces créatures, je vis dans l'inquiétude d'en croiser une à chaque coin de rue. C'est très certainement le cas d'ailleurs, mais maintenant que je viens d'en pointer une du doigt en l'accusant d'être ce qu'elle est, une partie de moi craint de se faire manger toute crue. Est-ce qu'elle va me suivre jusque chez moi pour m'éliminer durant mon sommeil ? De ce que j'ai compris, les Rêveurs ne sont censés apprendre l'existence du Monde des Songes sous aucun prétexte. Ou est-ce que ce Cauchemar va plutôt choisir de hanter mes nuits jusqu'à la fin des temps ? Zut, zut, zut. Zut. Je lutte contre une panique nouvelle qui menace de m'envahir et renonce à l'envie pressante d'appeler Aiden pour le supplier de voler à mon secours. Il paraît qu'il ne faut pas s'enfuir en courant face à un prédateur. Il faut le regarder dans les yeux sans détourner le regard et ne surtout, surtout, surtout pas montrer qu'on est intimidé. Je savais que j'aurais dû me spécialiser dans l'étude des animaux sauvages.

Je me colle une gifle mentale avant d'avoir l'air complètement folle et de lui donner raison. Mes yeux se plissent tandis que j'étudie plus en détail l'homme qui se tient en face de moi.

- Je, euh … vous retourne le compliment.

Non mais il s'est regardé ? Avec l'éclat un peu fou dans son expression et son costume fripé, de nous deux c'est lui le plus farfelu. Revigorée par cette constatation je reprends mon courage à deux mains, fronçant les sourcils de plus bel, et pointe un index irrité vers sa poitrine.

- Vous m'avez parfaitement entendue. Je vous ai vu. Je me souviens très bien de vous !

Ma détermination s'ébranle quelque peu alors qu'un gros vilain doute s’insinue dans mon esprit. Maintenant que l'homme est juste sous mon nez, plus je l'observe et moins je ne trouve de concordance avec la silhouette néfaste que j'ai vu en rêve. D'ailleurs, est-ce que je ne l'ai pas tout bonnement imaginé celle-là ? Non, impossible. Il y a bien quelque chose chez cet individu qui me rappelle l'affreuse nuit que j'ai passé l'autre soir. Et si ça n'avait pas été le cas, l'inconnu aurait continué sa route en me laissant à mon triste sort. Je suis parfaitement sûre de moi. Si bien que je croise les bras devant ma poitrine et lève à présent un petit menton hautain et dédaigneux.

- Le coup de la course-poursuite et des jambes qui refusent de bouger, c'est vraiment du vu et revu, vous savez. Quitte à pourrir la nuit des gens, vous pourriez au moins faire dans l'original.

Et voilà que je claque ma langue contre mon palais et que je le foudroie du regard. Dieu, mais d'où me vient cette soudaine et inconvenante assurance ?

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