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 To sell your soul : SIGN HERE

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ignorant

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INSCRIT DEPUIS LE : 23/01/2017
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MessageSujet: To sell your soul : SIGN HERE   Sam 11 Aoû - 17:29

To sell your soul : SIGN HERE (suite)
Little tiger & Satan



Nous y voilà. Riley venait tout juste de signer un contrat avec Ethan pour l'assister afin de l'aider à mener à bien son affaire. Elle en savait beaucoup plus que lui sur le sujet Edward Collins , et, avec un peu de chance, ses articles et notes pourraient l'aider à combler les trous que comportaient les dossiers de Parker, notamment sur la façon dont il avait fait classer l'affaire. L'Accusation allait attendre au tournant l'avocat. Un client aux antécédents douteux, défendu par le même cabinet que la dernière fois, pour un crime identique ? Warner avait plutôt intérêt à monter une défense béton sans reproduire le même schéma que la fois précédente, s'il voulait sauver la tête de son client, et la sienne accessoirement. Perdre un procès pour la mafia n'arrivait qu'une fois dans une vie. Non pas parce qu'il pourrait faire une croix sur sa carrière ensuite, mais parce qu'il n'en ressortirait certainement pas vivant.   En comparaison, se farcir Riley était une partie de plaisir. Il la laissa donc filer, une poignée de main et un rendez-vous plus tard. Lorsqu'elle quitta son bureau, il ouvrit un tiroir et s'empara d'une petite bouteille de gel hydralcoolique, dont il fit couler une noisette dans ses paumes. Mysophobie? Non, pas du tout. O'Mearaphobe, sans doute un peu plus.

Une heure plus tard, quelqu'un était bien là pour Riley, mais ça n'était pas Ethan. Vous vous souvenez de son Uber spécial, conduit avec des gorilles? Encore eux. Cette fois-ci, les deux hommes se montrèrent plus cordiaux, même si l'invitation qu'il firent à Riley de les suivre ne sonnait toujours pas amicale. Il n'avait rien dit par rapport au lieu de rendez-vous lorsqu'elle lui avait proposé ce troquet, mais c'était simplement pour qu'elle dégage de son bureau rapidement. D'ailleurs, après qu'elle soit partie, un fichu oiseau venant se suicider dans sa fenêtre lui avait fait une peur bleu, comme une impression de déjà vu. Peut-être devrait-il arrêter de boire autant de café, il commençait à avoir les nerfs à vif. Et puis, cette affaire le stressait aussi pas mal. D'habitude, il gérait plutôt bien cet état, mais sa fatigue accumulée ne lui permettait pas vraiment de garder le contrôle. Warner avait décidé de changer le lieu de rencontre parce qu'il n'avait pas de temps à perdre autour d'un autre café, et que cette idiote voulait garder son anonymat pour cette affaire. Avait-elle seulement pensé aux conséquences si quelqu'un les voyait ensemble? Outre cette clause, Ethan n'avait vraiment pas envie d'un nouveau tête à tête avec la rouquine. Il profita du temps qu'il avait pour rassembler ses affaires, prendre tout ce dont il avait besoin, et déserta ensuite la Beetham Tower pour se rendre à l'aéroport le plus proche. C'était là qu'il avait fixé le nouveau rendez-vous avec Riley. Ses clients étaient à Liverpool, ils devaient se rendre là bas. Pour la discrétion, il avait loué un hélicoptère, et l'attendait dedans. Ça n'était pas tant pour celle de Riley qu'il avait fait ça, mais pour la sienne. Et puis surtout, ils seraient là-bas en très peu de temps ainsi.

Déjà dans sa paperasse, il s'informa sur la nouvelle victime. La première avait donc été Edward Colins, quelques années auparavant. Quand ce dealeur avait décider de retourner sur le droit chemin et d'arrêter tout ça, il s'était fait tuer par son propre gang. L'affaire avait été classée grâce à Parker, qui avait jouer sur tout un tas de vis de procédures, pour que son client soit acquitté. Sur le papier, Monsieur Colins n'était pas mort de la main de Marco Scoppa, ça n'avait d'ailleurs rien à voir avec lui, de près comme de loin. C'était tout simplement l’œuvre d'une rixe entre deux gang rivaux qui avait mal tournée et Colins avait simplement été là au mauvais moment. Pas de témoin. Parker avait fait sortir du tribunal son client en moins d'un quart d'heure, en homme libre. Cette fois-ci, même si Andrew Salvo s'était fait descendre dans une ruelle perdue dans les recoins de la ville, il y avait eu un témoin. Un adolescent qui restait encore traumatisé par cette histoire. La situation était différente, donc. D'autant plus que Salvo venait tout juste d'intégrer un programme de protection des témoins, pour faire tomber ce gang et surtout Scoppa. Sa mort donnait raison à la police, qui, cette fois-ci, avait fait les choses dans les règles de l'art. Il s'était vraiment foutu dans une sacrée merde.

Ethan releva les yeux en sentant une présence près de lui. Que dieu bénisse les casques insonorisés des hélico, il n'avait pas eu à supporter les protestations de Riley pour venir jusqu'ici, comme celles dans son bureau. Regrettant déjà son geste, il décala le casque sur sa tête pour découvrir une oreille, et tendit à Riley le récapitulatif des deux affaires, ainsi que de nouveaux papiers d'identité avec sa photo. Comment avait-il eu le temps de faire tout ça? " Quoi ? Ne me dites quand même pas que vous pensiez que signer le contrat faisait parti de votre libre arbitre?" dit-il d'un aplomb déconcertant, ponctué d'un soupir moqueur. Il savait qu'elle signerait. Il n'avait jamais eu de doute la dessus et elle était bien naïve de croire le contraire. Mais, même si Ethan avait une longueur d'avance, il n'avait prit l'affaire que depuis tôt ce matin. Se fournir des papiers pour elle comme ça, aussi vite, restait un exploit. Ca pouvait prendre plusieurs jours, voir des semaines. Mais Warner n'était pas le genre d'homme qu'on faisait attendre. Les hommes d'Ethan donnèrent un casque à la rousse, puis prirent place dans le cockpit et la porte se verrouilla. " A partir de maintenant vous n'êtes plus Riley O'Meara. Vous êtes, je l'espère, suffisamment intelligente pour comprendre que la mafia n'aime pas beaucoup les journalistes? Une chance que Scoppa ne soit pas physionomiste..." dit-il, comme pour se rassurer lui même. Ah, Riley ne savait pas qu'ils allaient là bas, avec tous ces criminels, rencontrer le chef de la mafia de Liverpool? Maintenant, c'était fait.  Une chance que la porte soit verrouillée. A vrai dire, protéger Riley, c'était tout autant pour sa propre survie. Bientôt, l'hélico s'éleva et Ethan replaça sont casque, juste a temps pour voir Riley parler, mais sans l'entendre. Il la regarda, montra du doigt ce qu'il avait sur ses oreilles, et haussa des épaules, avec dédain. Lalalala, je t'entends pas. Se rappelant qu'il n'avait pas tout dit encore, il sacrifia son probable temps de calme pour lui demander en activant les micros des casques, et parler ainsi directement dans celui de Riley " Je peux avoir vos notes s'il vous plait?. Non, bien-sûr que non, il ne l'avait pas formulé ainsi. " Vos notes." dit-il simplement de sa voix dure, tendant une main vers elle sans la regarder, concentré sur son travail, entourant sur ses feuilles quelques éléments dont il pourrait déjà se servir.


Emi Burton

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INSCRIT DEPUIS LE : 24/07/2016
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MessageSujet: Re: To sell your soul : SIGN HERE   Mar 14 Aoû - 20:47


To sell your soul : SIGN HERE
Satan & Little Tiger
 




La portière de la voiture claque dans mon dos. Aussitôt la main de Gorille n°1 se pose sur mon bras pour m'inviter à avancer et me guider vers l'hélicoptère. Je me défais de sa prise d'un geste brusque avant de lui lancer un regard aigre. Ça me brûle de lui sauter à la gorge pour lui refaire le portrait. Pour qui se prend ce connard ? Son boss joue déjà suffisamment avec mes nerfs en me faisant trimbaler à droite à gauche sans s'inquiéter de mon avis. Il faudrait en plus que cette armoire à glace me materne ? Eh oh, face de gland. Je sais très bien marcher toute seule.

Je fais claquer ma langue contre mon palais avec humeur et me détourne en rehaussant la lanière de mon sac à dos sur mon épaule. Je sais très bien que je me ridiculiserais à vouloir tenir tête à ces deux tas de muscles. Déjà, Gorille n°1 me repousserait d'une minuscule pichenette qui me collerait probablement un bleu d'enfer en travers du groin, vu l'épaisseur de ses biceps. Ensuite n°2 aurait tôt fait de me soulever par le col pour me laisser m'agiter dans le vide, au vue de sa taille monstrueuse. Et enfin, cet enfoiré de Warner se fendrait bien la gueule devant le spectacle depuis la fenêtre de son hélico personnel.

Peu importe. A présent je veux surtout en apprendre plus ce que mon désormais partenaire nous réserve. Constater qu'il conserve malgré tout une longueur d'avance me déplaît fortement. Je crains même de finir avec tous les chicots usés jusqu'à la gencive tant cette situation me fait grincer des dents. J'ignore les deux crétins qui me collent au cul comme des chaperons et m'avance d'un pas déterminé vers l'engin volant. Je n'attends pas qu'on m'accorde une quelconque invitation pour entrer, ni même qu'on me désigne le siège qui m'est attribué. Je pénètre dans l'appareil avec la délicatesse d'un boulet de canon, pose lourdement mes fesses sur la banquette face à l'avocat et balance sans douceur mon bagage à côté de moi. Pour tout signe de retrouvailles, je le fusille du regard.  Des documents me sont tendus. Je les lui arrache des mains. Sa remarque me hérisse le poil, mais je fais l'effort de ne pas rétorquer. Mes dents se referment sur l'intérieur de mes lèvres pour me mordre sévèrement afin de garder le silence. Je suis bien trop à fleur de peau pour le laisser jouer avec mes émotions chaudes. Warner a bien compris ma façon de fonctionner. Et je déteste cette emprise qu'il exerce sur ma fureur qu'il s'amuse perpétuellement à cultiver.

Mes yeux parcourent rapidement les papiers. Il avait en effet tout planifié. Ça génère un nœud désagréable dans le fond de ma gorge, qui se retrouve amplifié lorsque je comprends où nous nous rendons. Ce cinglé est bien décidé à nous envoyer en plein cœur de la mafia de Liverpool. Autrement dit, en plein dans la gueule du loup. Je ne peux pas m'empêcher de lui lancer un coup d’œil incertain devant cette découverte. Ethan a l'air de savoir ce qu'il fait. Mais une fois là-dedans, même ces deux chiens de garde ne pourront plus rien pour nous.

- Beth Johnson, répétais-je alors que je découvre ma fausse carte d'identité. Je ricane et roule des yeux. Un vrai nom d'assistante fidèle et bien dressée. Vous allez me faire gerber. Est-ce que j'aurais dû prendre un tailleur et des escarpins aussi ?

Pour l'allure chic et coincée caractéristique de la Beetham Tower, on repassera. Je porte toujours mes fringues de planque. Autrement dit, de vieux frusques on ne peut moins féminins. Mais bon. C'est confortable au moins.

L'avocat se paye ma gueule en me désignant le casque qui lui obstrue les oreilles et l'épargne ainsi de mon insupportable bavardage. Je prends un air idiot et affiche un regard émerveillé. Un sourire immense et complètement con illumine mon visage alors que je lève mon majeur sous son nez, juste entre nous deux. Ce trou de cul est toujours doté d'une paire d'yeux. Quitte à ne pas entendre mon mépris, il peut au moins le voir. Et de là, il ne peut pas le louper.

Le moteur de l'hélicoptère s'allume. Je ne tarde pas à enfiler mon propre casque. Les hélices de l'appareil se mettent à tourner de plus en plus vite par la fenêtre. Je me désintéresse du spectacle et me replonge dans le récapitulatif écrit par Ethan. Sa voix vient déranger mon ouïe à l'instant où je parcours la dernière ligne. Je repose brusquement la liasse de papiers sur mes genoux, ignorant royalement sa question, avant de faire mine de réfléchir.

- Mince. Combien de temps partons-nous ? J'aurais peut-être dû prévenir mon patron.

Je l'entends d'ici me rétorquer que mon supérieur est déjà au courant. Comme si c'était le cadet de mes soucis, de toute façon. Warner a l'air bien décidé à conserver quelques cartes cachées dans sa manche. Je n'ai pas envie de lui dévoiler toutes les miennes d'un coup, d'autant plus que je n'ai pas eu le droit à la moindre formule de politesse. Si en plus je peux irriter un peu ses nerfs … Mes yeux viennent se planter sans détour dans ceux de mon égaré.

- Si nous devons rester plusieurs jours là-bas, j'ose espérer que vous avez réservé un bon hôtel. Je n'aimerais pas attraper un mal de dos à cause d'un matelas de mauvaise qualité. Ça me poserait beaucoup de problème vous voyez. Comme pour ce simple geste qui consiste à me pencher pour aller récupérer mes notes, par exemple …


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MessageSujet: Re: To sell your soul : SIGN HERE   Hier à 20:03

To sell your soul : SIGN HERE (suite)
Little tiger & Satan



Cette affaire n'avait vraiment rien de simple. En temps normal, Ethan partait grandement confiant, certain de son fort potentiel et de sa capacité à retourner n'importe quelle situation. Aujourd'hui, le cas qu'il devait défendre était sensible et bien moins facile qu'une simple affaire opposant une grande firme à un particulier. Sauver les fesses d'un gros poisson n'avait jamais posé de problème à l'avocat, et les problèmes qui en découlaient pour les victimes ne l'atteignait pas. Mais couvrir un meurtrier, c'était autre chose. Le problème principal n'était pas un problème d'ordre moral comme on pourrait le croire, surtout pas en ce qui concernait cet égaré. Non, en revanche, défendre un meurtrier, c'était défendre une personne capable de tuer quelqu'un qui se mettait en travers de son chemin. Ou une personne capable de faire tuer l'avocat qui n'avait su défendre son cas... Une petite pression de plus, une pression de rien du tout...

Récapitulons : un cas compliqué, une défense quasi impossible au stade où ils en étaient, un échec possible soldé d'une mort, et le tout, partagé en la charmante compagnie de Riley O'Meara. L'espace d'un instant, Ethan songea qu'il serait certainement plus simple de sauter par dessus bord. Ils étaient suffisamment haut maintenant. Toutefois, il exigea les notes de la rouquine, tendant une main vers elle, accompagnant son geste d'un claquement de doigt, comme pour souligner le caractère urgent de la chose. L'altitude lui faisait-elle perdre la sensation du touché? Parce qu'il jurerait ne rien sentir dans sa main, malgré les quelques secondes déjà passée. Il réitéra sa demande d'une nouvelle série de claquements de doigts, comme s'il s'entrainait à intégrer la troupe de West Side Story, en vain. Il fini par relever la tête de ses papiers, pour comprendre la situation. C'est ainsi qu'il découvrit une Riley faussement pensive. Évidemment, pourquoi avait-il imaginé qu'elle se montrerait coopérative? Elle prit alors la parole, se demandant combien de temps allait durer ce séjour. Vraiment? Ethan n'était même pas d'humeur à se moquer d'elle, en lui rappelant que son patron était en quelque sorte à sa botte, sur de nombreux points. Toutefois, il grommela avec ironie : " Mon dieu...Mais comment va survivre la page des naissances sans votre plume..."

Allait-il devoir se servir lui-même ? Il ignorait si cette idiote était en mesure de prendre des notes compréhensibles. Il se retrouverait aussi idiot qu'elle l'était si il se retrouvait face à un tas de papiers sans queue ni tête. Il finirait bien par les déchiffrer avec du temps, mais il n'en avait pas. Elle planta son regard de fouine sur lui, et se mit à lui présenter une forme de chantage. Un bon hôtel contre ses gribouillis. Ethan, la fixa en retour. Cette pétasse ne manquait pas de culot, et la patience de l'avocat commençait à atteindre la barre limite. Il inspira profondément en roulant des épaules, pour détendre sa nuque. Son corps lui rappelait sans cesse qu'il n'avait pas dormi depuis des jours et que cette affaire n'allait pas le reposer non plus. Et cette rousse non plus. " Mademoiselle O'...Johnson." soupira-t-il, pour se préparer à l'appeler ainsi. Le regard qu'il posa à nouveau sur elle n'avait rien du regard noir et pénétrant qu'il avait d'habitude. Il n'était pas aussi dur que d'ordinaire non plus. Il était tout aussi cruel qu'il l'était en général, mais il y avait autre chose d'autre. De la fatigue, oui, ça, les cernes qui soulignaient ses yeux ne manquaient pas de le rappeler. Mais c'était encore autre chose : une forme de crainte. Oh, ne vous méprenez pas, pas de Riley. Certainement pas de Riley. Mais de la suite. " Vous pourrez vous estimer heureuse de ne repartir de Liverpool qu'avec un mal de dos. Mais pour l'heure, je ne peux même pas vous assurez d'un trajet de retour. Alors merci de cesser immédiatement vos gamineries et d’honorer votre contrat. Soyez mature pour une fois et bordel de merde DONNEZ MOI CES PUTAINS DE NOTES !" hurla-t-il à travers l’habitacle, son poing frappant l'accoudoir qui les séparait. Ah, sa patience et son self contrôle venait de franchir le raz de la jauge.

Il avait tout intérêt à faire une bonne nuit réparatrice avant le tribunal, si le procès allait jusqu'à là, ou c'était encore plus perdu d'avance que ça ne l'était déjà. Agacé de perdre le contrôle, lui qui l'avait constamment, Ethan prit une profonde inspiration, venant se pincer l'arrête du nez. Ses poumons n'étaient pas assez grand pour contenir tout l'air qu'il avait besoin pour se détendre. S'il avait pu, il serait parti faire un tour, ou se serait servit l'un de ses spiritueux hors de prix. Mais il était coincé là. Sans doute parce qu'il s'agissait là d'un des derniers moments où Ethan pouvait baisser les bras, il envoya valser sa pochette de papier à travers l'hélico, et se tourna du côté de sa fenêtre, où il soupira à nouveau, en regardant les petites formes géométriques que dessinait les terres sous l'appareil. Sauter devenait une idée de moins en moins folles. Et puis, s'il le faisait, ça changerait quoi au monde? Ca n'était pas la première fois qu'il y pensait ces derniers temps. Ce n'était pas comme si le monde ne pouvait pas se passer de lui, bien au contraire. Sa femme serait libre, ses parents soulagés, les victimes désabusées y trouverait une forme de retour de karma, et un nouveau salopard prendrait le monopole de la ville. Craquer devant Riley lui déplaisait aussi fortement, mais il se fichait suffisamment de son avis pour s'en foutre royalement. Il regagna en contenance, se redressant dans son fauteuil : "Puisque vous êtes mon assistance bien dressée, vous irez me ramasser tout ça et mettre de l'ordre dans ce bazar." Ca sonnait comme une blague. S'en était une, pour Ethan. Jamais il n'embaucherait une empotée comme elle, impulsive, avec ce gout terrible pour la rébellion.   Mais il comptait bien lui faire appliquer ses ordres. " Profitons que vous n'ayez pas encore mal au dos." sourit-il alors. L’hôtel avait déjà été réservé par sa vraie assistance, et il se fichait bien mal qu'elle jouisse des mêmes privilèges que lui. Ca n'était qu'une femme de plus dépensant son fric dans sa vie. Mais il pouvait toujours lui faire croire qu'elle irait crécher sous un pont.

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