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 Le monstre du placard

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MessageSujet: Le monstre du placard   Le monstre du placard EmptyLun 8 Avr - 11:29

Céleste &
Aëlia
Le monstre du placard
J’étais crevée : j’avais enchaîné une garde de nuit avec une journée de travail – même si c’était techniquement illégal, j’étais bien la dernière à m’en plaindre, ça me donnait une bonne raison pour ne pas dormir – le tout alors que j’avais particulièrement mal dormi les nuits d’avant. J’ai inséré la clé dans la serrure de ma porte afin d’ouvrir l’accès vers un territoire qui ne me convenait pas du tout : rentrer chez moi signifiait rencontrer mon lit ; et je doutais de pouvoir encore résister au sommeil. Et vu le peu que j’avais dormi dernièrement, j’allais aussi devoir me nourrir. J’aurais bien voulu qu’un smoothie et une tablette de chocolat fasse l’affaire – quoique j’avais aussi des choux de Bruxelles en train de se perdre dans le frigo, on pourrait partir sur les rôtir avec des pâtes et une sauce pesto ? Techniquement, ça retarderait mon couché et la sortie de mon monstre intérieur.

Le couteau dans la main était une terriblement mauvaise idée. Un peu comme les somnifères que ma mère avait essayer de me donner. Pourquoi j’avais pensé à ça, moi ? Pourquoi avais-je laissé mon esprit aller sur la pente du sommeil et du monstre ? Bien sûr que j’avais besoin de dormir, mais j’en avait aucune envie. Le couteau est au sol, et je suis en train de saler mes choux aux larmes. Ils vont passer entiers dans le four, c’est pas très gênant.
La radio continue à faire du bruit : de la musique électro – histoire de rester réveiller – mais je sais très bien que tôt ou tard, je vais m’endormir, que tôt ou tard, je vais devoir me laisser être un monstre ; enfin, je suis toujours un monstre, mais laisser cette part prendre le contrôle.

[…]

J’ai dû m’endormir sur le canapé. Car visiblement, c’est plus trop mon appartement, autour de moi : forêt et arbres tropicaux, pourtant plus dans les tonalités de rose. J’ai pris un rêve au hasard, comme toujours, en évitant d’aller voir ceux qui me disent quelque chose. Est-ce que cette personne va déjà mal ? Je ne bouge pas, figée, en proie au même dilemme morale que chaque fois : une part de moi, bien trop grand, entend encore et encore, bloquée sur repeat, les cris de mon demi-frère dans la chambre d’à côté ; mais de l’autre côté, il y a toute ma monstruosité, toute cette nécessité, ce besoin de faire mal, de faire souffrir, cette haine que j’ai de moi-même.
Je ne prend même pas la peine de changer d’apparence : à quoi ça sert de cacher au monde qu’on est un monstre, pourquoi donc essayer de leur faire croire qu’on fait le bien, essayer de faire croire qu’on mérite un bon karma, quand même les enfers nous semblent trop bons ? Je détestais essayer de me racheter tous les jours, toutes les heures, et à côté continuer d’être un cauchemar pour ceux qui n’ont rien demandé. Je pensais à toutes les tentatives de suicide qu’on pouvait voir passer, aux urgences, à ceux qui ne s’en sortait pas : pour combien un cauchemar pouvait-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase ? Combien de personne, après avoir torturé mon propre frère, méritait de me hanter pour les avoir hanter ? Je déteste le monstre que je suis.
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MessageSujet: Re: Le monstre du placard   Le monstre du placard EmptyDim 14 Avr - 19:56


Le monstre du placard

Aëlia & Celeste


Revoir Vicky m'a encore secouée. Mon être entier est pris de remords à chaque fois que je pose le regard sur son visage d'ange auréolé de ses magnifiques cheveux blonds. Ils ont bien poussés. Elizabeth a encore trouvé une excuse pour ne pas venir la voir. Cela me fait de la peine de penser que cela m'arrange au final. Même..Mordead est...Non. Je ne dois pas. Pas lui. Je chasse ces pensées d'un mouvement de tête, zappant sur une autre chaîne. Ils rediffusent Dr House pour la centième fois, je commence à connaître les répliques par cœur, en plus de trouver ça particulièrement cliché de regarder une série pareille en étant médecin.

Je soupire devant une émission de télé-réalité. Non décidément, avec ou sans sous-titres, ces gens respirent la débilité. Je finis par éteindre l'écran. Mon ventre se tord. J'ai affreusement faim depuis quelques jours. Cette faim-là, je la déteste. Je n'ai pas de « mauvaise » personne en vue qui plus est...donc je ne sais pas qui « punir » pour me nourrir. Je termine mon thé épicé le regard dans le vide. Je me demande si je vais recroiser Damian. J'espère que non...il prend un malin plaisir à me descendre à la moindre occasion. Il me dit faible. On ne choisit pas comment l'on naît. Je troquerais volontiers mon statut de cauchemars pour celui d'un simple rêveur...Ou même mieux, être une gardienne pour pouvoir lui rabattre son caquet et le ramener brutalement dans son lit.

Malheureusement, il ne semble pas qu'on l'on puisse décider. La douleur perpétuelle d'avoir l'impression de mal agir se mêle sans cesse au plaisir de se nourrir. Je ne vis pas, je survis. Je ne vis que lorsque j'oublie ces aspects-là de ma vie, aux côtés de ma merveilleuse Elizabeth. Mon téléphone vibre et clignote. Je souris en voyant son nom s'afficher. Elle me souhaite une bonne nuit et me remercie pour la sortie entre filles de l'autre jour. Je lui réponds avec tendresse avant de reposer mon téléphone et de m'extirper hors de mon canapé, prête à rejoindre mon lit.

***

Le sommeil arrive plus rapidement que prévu et mon estomac cauchemardesque me mène directement vers les songes des rêveurs les plus faibles. Je hais cette partie de moi que je n'arrive pas à contrôler. Résignée, je pénètre dans un songe au hasard avec cependant toute la délicatesse dont je suis capable. Mon corps se transforme lamentablement en oiseau. Vu l'ambiance tropicale couché de soleil qui m'englobe, un perroquet me semble être une bonne idée. J'ai tellement faim que je mets du temps à modéliser les plumes colorées de ma nouvelle apparence. Un perroquet plus terne que la moyenne. Je m'envole vers une branche proche et me concentre pour localiser le rêveur.

Un léger tremblement dans l'atmosphère me coupe dans la recherche. Visiblement, je ne suis plus toute seule. L'air s'est appesanti. Juste un peu. Pourtant, rien de plus ne change. Il faut que je trouve le rêveur en premier avant de me faire éjecter. Je m'envole maladroitement, suivant mon instinct. Le rêveur ne doit plus être très loin, le décor est de plus en plus précis, détaillé et surtout, mon estomac me chatouille plus fortement. Pourquoi cette malédiction ?

Le rêveur se prend pour un explorateur avec tout l'attirail de l'Indiana Jones de base. Je me pose non  loin de lui, cherchant dans chaque détail, un indice, une faiblesse, une chose sur laquelle m'appuyer. Aiden m'a expliqué que la grande force des Gardiens, c'est de pouvoir accéder aux souvenirs des rêveurs qu'ils protègent, presque comme une encyclopédie. Nous, nous devons nous contenter des souvenirs les plus récents, et encore, c'est pour les meilleurs d'entre-nous. Je scrute le personnage. Une alliance ? Non... Une femme s'approche de lui, aux allures félines et au sourire ravageur. Le classique rêve de séduction ? Mhm...Mais de quoi a-t-il peur ?
MademoizelleZ
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