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 + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)

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MessageSujet: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Sam 23 Aoû - 21:07



Je n’arrive plus à penser correctement. Mon esprit est parti loin, très loin. Je me concentre uniquement sur le plaisir que nous nous procurons avec Nathéan. Comme si c’était devenu indispensable à notre vie, on s’embrasse et on s’embrasse. A en perdre haleine. Je n’ai pas envie que ça s’arrête. Vraiment pas. J’ai eu quelques coups d’une nuit mais je ne veux pas que ça soit pareil avec le jeune homme. Je veux qu’après ce soir, on se revoit demain. Et après demain. Et le jour d’après encore. Je ne veux pas parler tout de suite de quelque chose de sérieux mais je ne veux surtout pas que ça soit qu’une histoire de cul parce que Nate m’attire, parce que j’ai envie de l’aider, qu’il en a besoin aussi même s’il ne l’avoue pas. Je veux qu’on puisse se dire « à demain » tout simplement. Et ça, tous les jours qu’on nous offrira.

Je le laisse faire, je le laisse mener le bateau ce soir. Ca fait longtemps qu’on ne s’est pas occupé de moi et bizarrement, je le vois plutôt mieux dans ce rôle. A l’hôpital c’est moi qui m’occupe de lui mais au lit… C’est autrement. Et ça me convient. Ses baisers me brûlent, ses caresses m’électrisent. Je n’ai pas besoin de le dire à haute voix pour que Nathéan comprenne que j’ai envie qu’on aille plus loin. Je ne me gêne pas pour attraper sa main et lécher les deux doigts qui m’intéressent avant de le laisser me redresser. J’ai le visage trempé de sueur. Mes cheveux retombent mollement sur mon front et mon partenaire est un peu près dans le même état, ce qui est rassurant. Je m’agrippe au canapé en sentant son doigt se frayer un chemin. Putain. J’ai envie de gémir à en réveiller tout le bâtiment alors je me mords l’intérieur de la joue pour me retenir. Instinctivement, je remue mon baissin pour lui faire comprendre que c’est bon, qu’il n’a pas besoin de continuer plus longtemps avec ses doigts. Je le regarde se pencher par-dessus moi, mon torse se levant de manière anarchique à cause de ma respiration désordonnée et je me mords la lèvre en le regardant mettre le préservatif. Un autre en aurait eu rien à foutre mais Nate veut faire attention et je ne peux que comprendre. Ca n’a rien avoir mais une des seules fois où je n’ai pas mis de préservatif, je me suis retrouvé avec un bébé gelé et affamé devant ma porte. Bref, revenons au moment présent. Chacun de mes muscles se tend en comprenant ce qu’il va se passer par la suite. Je me crispe en le sentant prendre sa place en moi mais très rapidement le plaisir afflue à nouveau. J’ouvre les yeux et réalise que le jeune homme se trouve à quelques centimètres de moi et qu’il me demande si ça va. Je fronce les sourcils, j’ai clairement envie de le giffler. « C’est si tu ne commences pas que ça va pas très bien aller. » Je lui souris malicieusement, faisant bouger mes hanches sous lui. Le frottement me procure un plaisir de dingue. J’enfonce mes doigts dans les épaules du jeune homme, prenant à nouvau ses lèvres en otage alors qu’il commence ses coups de reins. A chacun d’entre eux j’ai l’impression que je vais exploser en mille morceaux. J’agrippe sa nuque, le forçant à ne surtout pas quitter mes lèvres. J’en oublierai presque qu’il a besoin de respirer pour que son cœur ne le lâche pas en plein ébat. Je lui mordille la lèvre, une de mes mains glissant dans son dos puis jusqu’à ses fesses que je serre entre mes doigts. Un gémissement s’échappe malgré moi d’entre mes lèvres et je croise son magnifique regard émeraude. Notre ébat dure assez de temps pour que finalement nos gémissements se fassent suffisamment entendre dans l’appartement. On ne peut pas se retenir de toute manière. Au bout de plusieurs longues minutes de torture et de plaisir, je le sens exploser en moi. Je m’agrippe à lui comme à une bouée en pleine mer. Je ne tarde pas à le rejoindre, soufflant tout l’air que mes poumons peuvent contenir. Nous nous échouons dans le canapé, à bout de force, à bout de souffle. J’attire Nate dans mes bras et caresse ses boucles du bout des doigts, profitant de cet instant de douceur. J’abandonne un baiser sur son front détrempé. Je ne cesse d’y penser, la vérité me rattrape bien plus vite que prévu. Je baisse le regard vers lui, légèrement inquiet. « Promets moi de rester. » Je ne veux pas être un coup d’un soir pour lui, je ne veux pas qu’il s’en aille en douce dès que je me serais assoupi contre lui. Je veux qu’on soit sur la même longueur d’onde.

Connaissant bien tous les bruits dans cet appartement, je me redresse un peu trop brusquement durant notre moment câlin. Je me jette à l’autre bout du canapé et attrape le plaid qui se trouve sur l’accoudoir pour l’étendre de manière un peu maladroite sur nous. Ade ouvre la porte de la chambre et me regarde torse nu, assis dans le canapé avec une touffe bouclée qui dépasse à côté de moi. Merde… « Veux faire dodo avec toi papa… » Je baisse subtilement le regard vers Nathéan avant de hocher la tête vers Ade. « On arrive princesse. Va déjà au lit. » Elle fait mine de bouder et j’envoie un regard désolé à Nate. « Elle n’a pas pris de bonnes habitudes avec moi dans cet appartement… » Je baisse quelque peu la tête, honteux de ne pas pouvoir élever ma fille de manière à ce qu’elle ait sa propre chambre et qu’elle dorme dans son lit comme une grande fille. Je me penche pour embrasser Nathéan puis j’attrape nos sous vêtements et enfile le mien. Lorsque mon amant en a fait de même, je lui prends la main et l’attire dans ma chambre. Ade s’est collée au bord du lit et je souris en la voyant me regarder avec ses grands yeux de chien battu. J’envoie un énième regard désolé à Nate et je me couche au milieu du lit, laissant juste assez de place au jeune homme pour qu’il se mette au bord. Ade vient se coller dans mes bras et je fais en sorte d’être bien callé contre Nathéan à mon tour. Ma main qui ne tient pas Ade va se poser sur la cuisse du jeune homme derrière moi et j’embrasse ma princesse sur le front pour qu’elle s’endorme. Je pourrai presque m’habituer à ce genre de scène…
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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Lun 25 Aoû - 2:20



Jamais je n’aurais pensé que la soirée allait se terminer comme cela. C’est bien ce que j’avais en tête pourtant, mais je ne pensais pas que l’on céderait aussi rapidement à la tentation. Au final, nous nous sommes tout simplement en train de laisser parler notre désir. C’est tout aussi simple que cela. Pourquoi chercher plus loin. On en avait réellement besoin et voilà. On se retrouve là, allonger sur son canapé et on ne réfléchis surtout pas aux conséquences de nos actes. Surtout pas. Nos lèvres se cherchent, se meuvent l’une contre l’autre, nos mains parcourir nos corps nu et bien vite ces deux derniers finissent par ne faire plus qu’un. Je fais de mon mieux pour ne pas précipiter les choses et surtout pour ne pas lui faire mal. J’ai envie que cette soirée, cette nuit passer à deux, reste un moment graver dans nos mémoires. Je ne sais pas pourquoi j’y mets autant de tendresse, mais je ne cherche pas plus loin que le bout de mon nez. Lorsque je vois une grimace se dessiner sur son visage, je m’arrête quelque peu et lui demande s’il va bien. Sa réponse me laisse sans voix. C’est que je me ferais presque engueuler dit dont. Un léger rire s’échappe d’entre mes lèvres alors que je reprends délicatement mes coups de reins. Après cela on ne parle plus. Non. On se contente de gémir notre plaisir. On essaye d’être discret, mais bien vite cela ne sert plus à rien de se mordre les lèvres et on s’abandonne totalement à notre plaisir. Je profite de chacune de ses caresses, de chacun de ses baisers. Il me fait sentir plus vivant que jamais et j’adore cela. C’est dans cet état d’esprit que je finis par laisser exploser tout mes sentiments d’un seul coup. C’est tremblant que je finis par m’allonger sur lui, mon front collé au sien, un sourire idiot sur les lèvres. En quelques secondes, je remarque que le visage de Pryam change du tout au tout. Il se relève quelque peu et avant même que je ne comprenne quoique ce soit, il me demande de rester. Il veut que je lui promette et je sens un pincement agiter mon petit cœur malade. Il a peur que je l’abandonne et je voudrais pouvoir lui promettre de rester, mais j’ai tellement peur de le décevoir. Pourtant je plonge mon regard dans le sien et rapproche mes lèvres des siennes. « Promis. » murmurais-je doucement tout en l’embrassant à nouveau pour ne plus parler de cela.

Alors que l’on était allonger l’un contre l’autre dans son petit canapé, Pryam finis par se relever d’un mouvement brusque et jette littéralement une couverture sur nous alors que la porte de sa chambre s’ouvre tout doucement pour laisser apparaître une petite demoiselle qui réclame son papa. Un frisson me paralyse littéralement sur ce canapé. Je n’ose plus bouger et j’entends Pryam dire à sa fille qu’il arrive. Soudainement j’ai peur qu’il me mette à la porte, mais je me concentre de nouveau sur ses paroles et me rends compte qu’il a employé le terme ‘on’. Ade retourne dans la chambre et le jeune papa se relève pour s’habiller furtivement. Je finis par faire la même chose et reste planter là comme un idiot. Je ne sais pas trop quoi faire et d’un seul coup je ne me sens pas réellement à ma place. Pourtant Pryam attrape ma main et m’entraîne dans sa chambre. Ade est allonger tout au bout du lit et attendant impatiemment son papa. Il va s’allonger près de sa princesse et m’attire également dans le lit. Il me tourne le dos et je viens rapidement coller mon torse contre sa peau encore brûlante de nos ébats. Sa fille se blotti contre lui je viens déposer un baiser sur la tempe du jeune papa. « Bonne nuit. » dis-je doucement et en quelques minutes je sens que sa respiration est devenu plus régulière. Il c’est endormi. Tout simplement. Je devrais faire pareil, mais je n’y arrive pas.

Mes pensées ne cessent de venir me déranger alors que je fais de mon mieux pour ne pas trop m’agiter dans ce lit légèrement trop petit pour trois personnes. Pryam bouge quelque peu dans son sommeil et se blottit un peu plus contre moi. Je me mords la lèvre et lève les yeux au plafond. Je suis heureux de tout ce qui a bien pu se produire ce soir. Réellement. Mais il y a cette douleur qui est revenu quelques minutes après que Pryam ce soit endormi. Cette douleur sourde dans ma poitrine qui s’amuse pratiquement tous les soirs à me rappeler que je suis malade et que je peux mourir du jour au lendemain. Cette douleur me rappelle que je pourrais pas éternellement tenir ma promesse envers mon amant et cela me fait bien plus mal que tout le reste. J’ai tellement peur de m’attacher à lui, à elle et de devoir les abandonner du jour au lendemain. Je sais que je vais finir par le décevoir, par lui faire du mal. Je le sais. C’est pour cela que je lui parlais mal à l’hôpital, c’est pour cela que je ne voulais surtout pas qu’il soit trop attentionné avec moi. D’un seul coup, j’ai l’impression d’avoir fait une erreur. Je n’aurais pas dû l’embrasser, je n’aurais pas dû coucher avec lui. Je me sens envahi par la culpabilité et puis il y a cette douleur qui ne me quitte pas. Je soupire quelque peu et finis par me lever en essayant de rester le plus discret possible. J’ouvre la porte et observe un instant Pryam et sa fille. Ils sont adorable coller l’un à l’autre et cette image m’arrache un petit sourire, malgré tout.
Une fois dans le salon, je tente de me remettre les idées en place. Je me sers un verre d’eau et essaye de calmer cette douleur en respirant doucement. Je passe une main sur mon visage et soupire à nouveau. Je lui avais promis, mais je ne peux pas rester. Il ne faut pas qu’il s’attache à moi, surtout pas. Je crois qu’au final, je préférais encore le moment où il me détestait. Je regrette. Je regrette d’avoir abaissé mes barrières, pas ce qui c’est passer, mais plutôt ma faiblesse face à ses beaux yeux bleus et ses tendres baisers. Rapidement je récupère mes habilles et au final je m’assois sur ce canapé qui a été le témoin de nos ébats. Je ne sais pas combien de temps je reste assis ici, mais bientôt les premières lueurs du soleil se pointe dans le salon et je me dis qu’il est peut être temps pour moi de m’en aller. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais je me sens plus le courage de croiser le regard de Pryam. J’attrape mon sac à dos et me dirige vers la porte d’entrée. J’avais la main sur la poignée lorsque j’entends la porte de la chambre s’ouvrir. Je n’ai pas besoin de me retrouver pour savoir qu’il ne s’agit pas d’Ade. Je sens son regard bleu perçant vriller ma nuque. J’aurais pu partir, mais je ne bouge plus d’un seul coup.

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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Sam 30 Aoû - 17:53



Je crois que c’est la première fois depuis deux ans que je me sens aussi bien, aussi serein et surtout à ma place. Depuis l’arrivée d’Ade, je n’ai pas cessé – même pas une seule seconde – de me faire du souci pour elle et de douter de mes capacités à être père. Tous les jours je me demande si j’ai fait les bons choix pour elle, si c’est une bonne idée de poursuivre mes études malgré sa présence, de sacrifier ma vie sentimentale, de demander autant d’aide à ma meilleure amie et à mes parents. Tous les jours je me demande si quelqu’un voudra de moi un jour, quand il aura compris qu’Ade prend une grosse place et qu’innévitablement cette personne verra que c’est pas fait pour lui, d’élever un enfant avec la personne qu’il aime. Mais ce soir, dans les bras de Nate je n’ai plus aucun doute, je n’y pense même plus. Je ne sais pas qui c’est qui décide plus haut de poser certaines personnes sur notre chemin mais celui qui a choisi de mettre Nate sur le mien, je pense que je ne le remercierais jamais assez. Je me sens à ma place, même avc Ade qui dort à côté, même avec le cœur du jeune homme qui bat irrégulierement contre mon torse alors qu’il me fait l’amour. C’est ce que je veux et je ne le regrette pas.

Quand vient l’heure d’aller rejoindre ma petite fille au lit, je prends la main de Nate, lui faisant comprendre qu’il était hors de question qu’il dorme sur le canapé ou pire ; qu’il s’en aille. Il semble hésiter quelque peu et je me rends compte à l’expression sur son visage qu’il ne se sent peut-être pas à sa place. Mais il m’a promis alors je lui fais confiance. Je m’allonge au milieu et me colle au jeune homme lorsque son torse vient se coller à mon dos. Ade s’endort immédiatement et je ne tarde pas à suivre après avoir reçu un doux baiser de Nate. Je m’endors mais je n’ai vraiment pas l’habitude que quelqu’un d’autre que ma princesse soit dans le même lit alors je somnole surtout. J’ai beau avoir les yeux fermés et divaguer entre deux mondes, je sens chaque mouvement de Nate et j’entends sa respiration qui se fait peu régulière. Dans ma tête, je sais exactement pourquoi ; son cœur lui pose problème. Son cœur que je peux toujours sentir battre contre mon torse et étant du métier, je n’ai pas besoin d’outil pour comprendre qu’il a du mal. Que Nate souffre et qu’il ne dort sûrement pas… Pourtant, je n’arrive pas à sortir de ma létargie. Je somnole alors que mon amant souffre dans sa poitrine. Je le sens remuer une nouvelle fois et j’entends la porte s’ouvrir mais je me rendors. Dans mon sommeil, je commence à me tourner et à me retourner dans le lit, ce qui fait râler Ade. Elle me donne un petit coup sans le vouloir et c’est ça qui me réveille au bout de plusieurs heures à chercher une position pour dormir. Ce n’est que lorsque je me retrouve de mon côté du lit que je me rends compte que j’ai trop de place. Ma première pensée est que Nate a fui, qu’il n’a pas tenu sa promesse. Je me laisse retomer mollement dans le lit avec cette envie de me mettre à crier mais j’entends quelque chose venir du salon. Je n’attends pas une seconde de plus et saute en bas du lit pour me précipiter vers la porte de la chambre et l’ouvrir pour découvrir Nate en train de quitter mon appartement. Ma gorge se serre et je ne parle même pas de mon cœur. Je le dévisage, il le sent sûrement car il ne fait plus un geste, il s’interrompt. Qu’est-ce que j’aimerais l’engueuler, lui dire qu’il aurait mieux fait de partir directement après m’avoir sauté plutôt que de me mentir mais au lieu de ça, je ne dis rien et passe derrière lui pour attraper un petit carnet de note dans mon sac. Un calepin d’ordonnance. J’y gribouille quelques mots puis le signe avant de le donner à Nate en le plaquant sur son torse avec un peu trop de force. « J’ai entendu que ton cœur avait des ratés. C’est la dernière chose que tu auras de moi. » Je pose ma main sur la poignée et lui ouvre la porte pour lui indiquer la direction. Même si j’ai l’air sûr de moi, j’ai surtout envie de me mettre à crier et à pleurer en même temps. J’ai été con. Ca m’apprendra.

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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Lun 1 Sep - 18:21



Un battement de cœur et cette douleur. Comme un cercle vicieux qui ne cesse de se répéter. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, bien au contraire. Je connais cette sensation par cœur désormais… Dire qu’au départ je pensais que c’était quelque chose de totalement anodin. Oui. L’idiot que je suis à passer plusieurs mois à vivre avec cette douleur en pensant que cela allaient passer comme c’était venu. Tout simplement. Puis j’ai fait mon premier malaise. Puis un autre et ainsi de suite… Puis ce médecin a finis par mettre un mot sur tout cela : cardiomyopathie. En y pensant c’est plutôt moche comme mot et concrètement ça ne veut absolument rien dire. Enfin. Je suis persuader que Pryam ce mot à toute sa signification et que cela engendre tout un tas de conséquences et que pour lui il n’y a rien de plus logique. Pour moi, ce n’est qu’un mot moche qui est en train de détruire ma vie petit à petit. Je pensais que je n’allais pas y penser de suite. Je pensais que la nuit que nous venions passer ensemble aller calmer mes angoisses pour plusieurs jours. J’ai bêtement pensé que je serais capable de passer au-dessus de ma maladie. Je me sens bien dans ses bras, je ne vais pas le cacher. J’aime sentir son dos coller à mon torse et ma main qui est lentement sa respiration poser délicatement sur son torse. Oui j’avais hésité à le rejoindre dans ce lit, parce que sa petite fille est là et que j’ai l’étrange impression de m’insinuer un peu trop dans leur quotidien. Pourtant Pryam à insister et me voilà allonger à ses côtés à écouter la moindre de leurs respiration pour m’assurer qu’ils dorment profondément tous les deux. Je pensais pouvoir passer une bonne nuit, puis la douleur est arrivée. Sournoisement elle est venue s’infiltrer dans tout mon corps pour me coller à la peau.

J’étais persuader de pouvoir gérer, j’étais sûr de pouvoir tenir la promesse que j’avais faite à mon amant. Puis cette foutue douleur est venue me rappeler ma misérable condition. Je suis malade et je vais mourir. Pas dans dix ans, mais bien plus tôt. Je me demande même si je vais pouvoir fêter mes vingt-quatre ans. Cela peut paraître totalement morbide, mais c’est el cas. Je ne sais pas comment je pourrais m’en sortir et je ne veux pas imposer cela à Pryam. Il n’a pas besoin d’un mourant dans sa vie. Il à ses études, sa petite fille. Je ne peux pas les laisser s’attacher à moi pour disparaître du jour au lendemain en lui laissant l’idée que je ne reviendrais plus jamais et que malgré toutes ses connaissances médicales il n’a pas été capable de me donner quelques années de plus à vivre. C’est pour cela que je me décide à partir. J’aurais dû le faire bien avant. Je n’aurais jamais dû m’impliquer comme cela avec le bel interne. A cet instant précis, je me déteste plus que jamais. Enfin ça c’était jusqu’à ce que j’entende la porte de la chambre s’ouvrir derrière moi.

En quelques secondes, Pryam est à côté de moi et il me tend une ordonnance me disant qu’il m’a entendu lutter dans le lit. Il ajoute que c’est la dernière chose que j’aurais de sa part et finalement il ouvre la porte d’entrée en grand me faisant signe de sortir. Tout c’est passer tellement vite que je ne sais même plus quoi dire ou quoi faire. Je reste bloqué sur la place à le regarder tout en retenant mes larmes d’un seul coup. Je me déteste tellement. Je déteste cette maladie. J’ai envie de hurler, mais je reste là, planter comme un idiot. « Pryam… » Je me mords la lèvre et lève les yeux pour croiser son regard l’espace de quelques secondes. Je vois tout de suite à quel point il m’en veut et je soupire quelque peu.« Tu as pas besoin d’un mourant dans ta vie… » dis-je doucement tout en remettant maladroitement mon sac sur mon épaule. Je voulais fuir et maintenant je n’ai qu’une envie aller me blottir contre lui. Je me sens tellement mal à l’aise. Je voudrais qu’il me retienne, je ne sais pas pourquoi… Je voudrais qu’il me dise qu’il se moque de tout cela et qu’il veut toujours de moi. Je veux qu’il m’embrasse et qu’il ne me lâche plus. « Je suis tellement désolé… »

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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Lun 1 Sep - 19:10



Je ne suis pas atteints d’une maladie de cœur comme Nate l’es mais ce que je ressens en ce moment même doit vraiment bien se rapprocher de ce qu’il subit au quotidien. Même si je sais que pour moi, ce n’est que passager. Je lui ai fait confiance, je l’ai laissé pénétré dans ma vie, rencontrer Ade et voir mon appartement. J’ai partagé quelques unes de mes galères avec lui, je lui ai offert mon corps et j’ai cru à ses promesses. Je ne pense pas qu’il l’ait fait exprès, je ne pense pas que Nate soit foncièrement méchant, loin de là, il est juste apeuré, il est juste trop fier. Mais malheureusement, je ne peux pas continuer à m’attacher comme ça à lui – même que c’est déjà bien trop tard – pour qu’il ne fasse pas des efforts de son côté. Lorsque je me suis rendu compte qu’il n’était plus dans le lit, j’ai tout de suite compris qu’il était parti. Ou du moins qu’il comptait le faire et je ne me suis pas trompé. Après avoir entendu du bruit venant du salon, je me suis précipité hors de ma chambre pour retrouver le jeune homme, une main sur la poignée et son sac à dos sur son épaule. J’ai l’impression que depuis ce moment, on me serre le cœur, qu’on me broye les boyaux. C’est pas très classe dit comme ça mais c’est vraiment ce que je ressens. Je lui ai tout offert, tout dit pour que ça soit plus facile pour lui et apparemment, ça n’a pas suffit. Cependant, tel l’idiot que je suis, je lui offre une dernière ordonnance pour son médicament avant de lui indiquer la sortie. Je ne me suis jamais retrouvé à être aussi sûr de moi même si ce n’est qu’une apparence. A l’intérieur, je me retiens de pleurer, je me déteste d’y avoir cru ne serait-ce que quelques heures que j’ai pu passé avec lui ces derniers jours. Je rest de marbre face à lui, refoulant mes émotions du mieux que je peux même si je vois que lui même n’est pas en grande forme. Il marmonne mon prénom et je ne cille pas, je l’écoute me parler de sa maladie et je me contente de lever les yeux au ciel. Il s’excuse et je soupire avant de planter mon regard dans le sien. « Non Nate. Je ne t’excuse pas. Je ne t’excuse pas de te cacher derrière l’excuse de ta maladie. C’est ton problème si tu veux la laisser te diriger. Maintenant tu pars de chez moi, Ade ne va pas tarder à se réveiller quand elle sentira que je ne suis plus au lit. » Parce que c’est clairement ça le problème. Oui, Nate est malade mais il en a fait une obsession. Oui il doit faire attention, oui ça lui pompe son énergie et son argent mais c’est trop facile de s’avouer vaincu, de se traiter de « mourant » et de donner ça comme excuse pour vouloir filer en douce. Il s’écoute trop, il s’est trop laissé convaincre que sa maladie était un frein à tout ce qu’il voulait faire dans sa vie. Résultat ? Il ne vit même pas. Lorsque sa dernière heure sera arrivée, il ne pourra même pas être heureux de se dire qu’il s’est battu jusqu’au bout, qu’il a profité de chaque seconde pour faire ce qu’il voulait avant de mourir. Mais j’en ai marre de le materner. J’en ai marre d’essayer de lui faire comprendre qu’il doit prendre ses médicaments, qu’il doit arrêter le sport et tout ce qui est mauvais pour lui. Il veut se foutre en l’air ? Très bien. Mais je ne veux plus être mêlé à ça. J’ai donné. Et je n’ai pas envie que ça touche Ade non plus parce que mine de rien, elle s’est déjà bien attachée à lui. Je lui ai promis de le soutenir et de l’aider mais s’il ne croit déjà pas un minimum en lui, personne ne pourra le faire.

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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   Lun 1 Sep - 21:37



J’ai beau dire que tout va bien, que je n’ai jamais été plus heureux que depuis que j’ai quitté ma famille, ce n’est qu’une ramassis de mensonge. J’ai vingt-trois ans, une maladie presque incurable et je suis seul. Je sais que Pryam est là pour moi. Il me le prouve depuis le début, mais encore plus depuis quelques jours. Il ne m’a pas lâché et la seule chose qu’il m’a demandé c’est de ne pas partir. J’avais promis et pourtant je suis dans son entrée prêt à prendre la fuite. Je suis un gamin totalement apeuré. J’aimerais avoir quelqu’un derrière moi. J’aimerais avoir un frère, une sœur, un meilleur ami, n’importe qui. Quelqu’un qui puisse me secouer et me faire prendre conscience que je suis en train de passer à côté de ma vie. C’est ce que Pryam essaye de faire depuis hier, mais je ne le prends pas en compte. Parce que Pryam est avant tout mon médecin. Il a ce point de vue médicale envers moi. Il voit la maladie, je pense qu’il tente de la comprendre également, mais pour lui c’est quelque chose de technique. Il ne sait pas ce que c’est de devoir vivre avec cela. Parce que dans le fond c’est ce qui me fait le plus mal. Je ne sais pas gérer cela. J’ai peur de mourir même si je ne veux surtout pas le dire. J’ai peur que le bel interne s’attache trop rapidement à moi et j’ai peur de le décevoir plus que jamais. Je ne veux pas le savoir triste à cause de moi. C’est quelque chose que je ne supporterais pas. Alors je veux prendre la fuite, mais il arrive avant que je n’ai le temps d’ouvrir la porte. Il arrive et il me jette toute sa haine à la figure. Il ne cris pas, je crois que ce n’est pas la peine de toute façon. Son regard suffit à me faire comprendre tout ce qu’il ressent à mon égard d’un seul coup. Malgré tout il me donne une ordonnance, la dernière. Il me donne encore l’opportunité de prendre soin de moi de manière définitive. Je tente de lui faire comprendre que je suis désolé, mais il me répond violement. Il ne veut pas de mes excuses, selon lui je suis un idiot qui se cache derrière des faux semblants et il a sans aucun doute raison. Je me sens tellement mal. J’ai envie de me chialer sans même savoir pourquoi. Juste comme cela. Parce que je sais que je ne le reverrais plus. Je sais qu’il ne voudra plus s’occuper de mon cas et je viens de comprendre que j’ai touché le bonheur du doigt l’espace de quelques heures, mais que comme toujours j’ai finis par tout gâcher. Je soupire un peu. Le regarde encore un instant et finis par m’approcher de lui pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. Au final j’ai obtenu ce que je voulais, je me retrouve de nouveau seul et c’est peut être tout ce qu’il me fallait. Ou pas… Je ne me retourne plus et entends la porte claquée derrière moi. Je passe rageusement une main sur mes joues pour essuyer ses larmes qui avait finis par sortir et je m’en fui de cet immeuble. Loin de celui qui aurait sans aucun doute pu me rendre heureux.

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MessageSujet: Re: + don't come too close, it's dark inside - suite feat. Nate (hot)   

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