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 le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn

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MessageSujet: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Lun 25 Aoû - 18:02

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



Mes yeux se penchaient vers la montre qui entourait mon poignet remarquant qu'il était déjà tard. L'hôpital m'avait gardée presque toute la journée afin de faire un bilan final me concernant et concernant mon bébé. D'après les médecins, elle se portait bien, très bien même, mais il fallait que j'arrête d'aller partout, de tout faire et de penser à me reposer ce qui ne me plaisait pas, pas du tout même. J'avais toujours était quelqu'un dynamique qui faisait son ménage même dans un état déplorable hors, c'était la santé de mon bébé qui était en jeu. L'idée que cela soit une petite fille me réjouissait d'avance et j'avais même déjà acheté le nécessaire, j'avais même commandé son lit qui devait arriver, d'ici, quelques jours. Je décidais de rentrer à pied et de ne pas prendre un taxi, il faisait encore assez chaud même en fin de soirée puis marcher ne me ferait pas de mal.Main sur mon ventre, je pénétrais dans les jardins de Piccadilly qui était très magnifique, j'adorais venir ici afin de reprendre l'énergie dont j'avais perdu.
Main sur mon ventre, je pénétrais dans les jardins de Piccadilly qui était très magnifique, j'adorais venir ici afin de reprendre l'énergie dont j'avais perdu. Ne pas fumer me déstabilisait, moi qui avais cette habitude, depuis l'annonce de ma grossesse, je n'en ai fumé aucune alors autant dire que le stress et les nerfs étaient présents. Je déambulais seule dans le grand jardin en sentant alors la petite remuée, elle n'arrêtait pas en ce moment. Ses coups de pied me faisaient plus rire qu'autre chose, elle semblait déjà bien pressée de sortir, moi, je n'étais encore pas prête d'être mère, élever un enfant seul avait toujours des conséquences et j'espérais qu'elle grandirait normalement sans me demander où était son père.
J'arrivais à la fin et décidais de refaire un tour, ça détend et ça m'apaise, mais en m'avançant d'avantage, une silhouette familière apparaissait devant moi, je n'y faisais pas plus attention, mais n'étant sûr de rien, je préférais faire demi-tour. Il y avait assez de sales types comme ça et une femme enceinte était une cible facile, très même. Main sur mon ventre, j'avançais pour sortir du jardin, mais le visage de cet homme me laissait perplexe, il était évident que je le connaissais et l'envie de faire volte face pour apercevoir cet homme était tellement forte que je décidais de regarder l'homme en question un peu plus longtemps et le choc m'anéantit aussitôt : Nathan ! Moi qui pensais ne plus le revoir, il était là, à Manchester. Il ne fallait pas qu'il me voit, c'est dans une démarche rapide que je traçais ma route.
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Dernière édition par W. Thalia Campbell le Dim 31 Aoû - 13:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mar 26 Aoû - 1:31


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

En cette fin d'après-midi, je n'avais eu qu'une envie : faire une petite balade, et découvrir mon nouveau chez moi. Je ne travaillais pas encore, la rentrée scolaire n'était pas encore arrivée, et je profitais de ces quelques jours de vacances restant. Une cigarette allumée dans la main gauche, la laisse mon chat Muffin dans la main droite, j'avançais, au gré du vent, le long du chemin et des arbres, observant les gens assis sur les bancs, qui s'embrassaient, se disputaient parfois, ou parlaient tout simplement. Tous me regardaient avec insistance, ou plutôt devrais-je dire, regardaient mon chat avec insistance. Rare étaient les félins de la sorte qui aimaient se faire promener à la laisse, j'avais hérité d'un spécimen rare. Muffin se fichait pas mal des regards, et se contentait d'avancer doucement sur le chemin, affirmant sa posture, et mettant en valeur ses longs poils tigrés de Maine Coon en valeur. Une véritable star, ce chat.

Je savourais chaque bouffée de ma clope, en réfléchissant. J'avais écumé tous les endroits de la ville pour retrouver Thalia, et mes recherches étaient restées vaines. Où pouvait-elle se cacher ? Sa meilleure amie Victoire m'avait promis de m'aider, mais ne m'avait cependant pas dit où elle habitait. Je la comprenais, elle ne voulait pas trahir son amie. Et pourtant, Dieu seul sait que je souffre de son absence. J'ai l'impression d'avoir laissé échappé la femme de ma vie, la raison de mon bonheur, en réagissant comme le plus parfait des crétins. Mon père serait fier de moi, je me suis comportée comme lui, un véritable copié collé, mais en plus accentué !

Alors que je continuais mon tour, il me semblait apercevoir une silhouette familière. Je m'approchais un peu plus, mais elle fit demi-tour, et se dépêcha de partir. Peut être avait-elle eu peur. Mais non, elle revenait, et plus elle approchait, plus elle me disait quelque chose. De longs cheveux brins, une allure décidée, un ventre rond... Un ventre rond ! Thalia ! C'était elle, il n'y avait aucun doute. Et apparemment, je n'étais pas le seul à l'avoir reconnu, vu qu'elle avait fait demi tour aussi vite que possible en m'apercevant. Ni une, ni deux, je jetais mon mégot dans la pelouse, et prit Muffin dans mes bras, pour pouvoir courir pour la rattraper.

- Thalia ! Attends moi s'il te plaît !

Maintenant que je l'avais retrouvée, ce n'était pas pour la laisser s'enfuir !
(c) Bloody Storm



Dernière édition par Nathan L. Goldwinn le Mer 27 Aoû - 1:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mar 26 Aoû - 18:03

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



Ma vie se déroulait à merveille ainsi que ma grossesse, bien que je souffrais de mon dos, je tentais néanmoins à me battre jusqu'au bout. Tout était si calme, si tranquille et ce visage me hantait jusqu'à ce que je comprenne que c'était Nathan, le premier et j'aurais aimé qu'il soit le dernier hors la vie change et les gens avec. J'étais limite en train de courir, je ne pouvais pas m'arrêter, je serais capable de lui sauter dans les bras et de tout oublier, seulement ce n'était plus si facile que cela. « Thalia ! Attends moi s'il te plaît ! ». Je me stoppais net dans mon élan. « Et merde ! ». Dis-je à voix basse, courir ? Même pas en rêve, je ne pouvais pas. Faire comme si je ne le connaissais pas ? Là aussi, impossible. L'envoyer chier ? Sans aucun doute, je roulais des yeux, tenant mon ventre des deux mains, comme pour me protéger de je ne sais quoi, du mal qu'il pourrait encore me faire. « Je ne veux plus te voir, est-ce claire où il faut que je me répète ? ». Dis-je en faisant volte face, il n'avait pas changé, toujours ce visage qui me faisait craquer et je fus attendri lorsque je croisais le regard de Muffin qui était dans ses bras, ce chat était spécial, rare et incroyablement intelligent. « T'as assez bousillé ma vie comme ça et toi, tu reviens avec la bouche en cœur ? C'était ça ton plan ? Que je te revois et que je souffre d'avantage ? ». Demandais-je en le regardant avec insistance, il était revenu, je n'y croyais pas encore, pour moi, j'étais en train de rêver et après m'avoir légèrement pincé au bras en discrétion, je remarquais que c'était réel, bien réel.
© code par Nostaw.


Dernière édition par W. Thalia Campbell le Dim 31 Aoû - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 27 Aoû - 1:08


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Depuis son départ, ma vie n'avait plus aucuns sens. Et le pire là dedans, c'est que j'en étais le fautif : je l'avais poussée à fuir. Pourquoi ai-je réagis ainsi lorsqu'elle m'a annoncé sa grossesse ? Je ne le sais point. J'aurais dû être le plus heureux des hommes, et à la place, j'avais été le plus exécrable. Triste réalité, qui me rendait malheureux, et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

Mais parfois, pour obtenir le bonheur, il faut savoir prendre son courage à deux mains, et tout tenter pour le retrouver. C'est exactement pour ça que je suis arrivé à Manchester, alors que je n'y connais personne. Pour la retrouver, la supplier de m'écouter, et peut être, avoir la chance qu'elle me pardonne, et que tout reparte comme avant... Honnêtement, je n'y croyais guère. Je savais qu'elle m'en voulait, et elle avait bien raison d'ailleurs, puisque je culpabilisais également. Rien ne pourra s'effacer comme ça, et rien ne pourra peut être jamais s'effacer. J'ai juste besoin qu'elle m'écoute. Je veux qu'elle sache que je serais là, que j'assumerais mon rôle de père, quoiqu'il arrive. Je ne veux pas que mon enfant connaisse le malheur de grandir sans père. Même si mes parents avaient divorcés relativement tard, je n'ai jamais vraiment connu la présence paternelle, mon père était là un week-end sur deux en général, quasiment toujours au téléphone, et on ne partageait rien avec lui. Avec ma mère, c'était différent. Lorsqu'elle est partie, elle a laissé en moi un énorme vide, et une haine immense envers mon géniteur. Je ne veux pas lui ressembler, même un peu. Rien que porter son nom de famille me dégoûte, alors agir comme lui, pas la peine !

Thalia tentait de s'échapper, pensant que je ne l'avais pas vu, mais raté pour elle, et heureusement pour moi, je l'avais aperçue à temps. Je tenais toujours mon chat dans les bras, et je courais comme un dératé pour la rattraper. Lorsque je suis arrivé à son niveau, j'étais totalement essoufflé, et je ne me rappelle même pas comment j'ai réussi à articuler, comment j'ai réussi à lui demander qu'elle m'attende.

Elle stoppa alors sa démarche, et se retourna vers moi. Son regard était plein de haine, et pourtant, la grossesse lui allait à merveille, je la trouvais même radieuse. Sa main sur son ventre, elle semblait en totale communion avec son enfant... Notre enfant. Ses mots étaient violents, elle ne voulait plus me voir, elle pensait avoir été claire, mais rien ne sera jamais clair tant qu'on n'aura pas parlé...

- S'il te plaît Thalia...

Muffin remua alors dans mes bras, et je le posais par terre, toujours en le tenant à la laisse. Il commença alors à prendre ses aises en plein milieu du chemin, s'allongeant par terre, entre nous. Décidément, ce chat me fera toujours halluciner. Je levais alors à nouveau les yeux vers elle, elle était toujours aussi belle, toujours aussi parfaite, et toujours aussi craquante.

- S'il te plaît, laisse moi te parler, laisse moi t'expliquer. Tu pourras me rayer de ta vie ensuite si tu le désires, mais il faut vraiment que tu m'écoutes... S'il te plaît...

Je la suppliais du regard, j’espérais vraiment qu'elle accepte, j'avais quand même tout plaqué pour la retrouver, et je ne pouvais pas imaginer qu'elle refuse ma proposition...
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 27 Aoû - 18:51

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



Malgré toute ma détermination à ne plus vouloir qu'on arrive à me rendre faible, devant lui, je perdais tous mes moyens. La nostalgie était fort présente, je repensais sans cesse à nos moments passés, à notre complicité lors d'épreuve plus ou moins difficile. Lui n'avait pas eu une vie facile, je comprenais tout cela, j'en prenais même conscience. Rien n'était facile et pourtant quand il n'allait pas bien, j'étais là, encore et encore jusqu'à ce que j'arrive à le canaliser, à le cerner entièrement. J'aurais pu donner ma vie pour lui, j'aurais pu tout faire par amour et en un claquement de doigts, il avait tout foutu en l'air. « S'il te plaît Thalia... ». Je soupirais en roulant les yeux, je tapotais avec mon pied tandis que j'avais les bras croisés sur ma poitrine. Je baissais mon regard vers Muffin, car, regarder Nathan dans les yeux me ferait du mal. Je fermais les yeux en écoutant encore sa phrase, qu'il me suppliait de l'écouter, j'inspirais fortement ne sachant quoi dire et je haussais les épaules l'air complètement paumé. « S'il te plaît, laisse-moi te parler, laisse-moi t'expliquer. Tu pourras me rayer de ta vie ensuite si tu le désires, mais il faut vraiment que tu m'écoutes... S'il te plaît... ». Je me surpris moi-même à lever mon regard vers le sien, ses lèvres, son odeur, ses yeux me blesser intérieurement, mais bon, il partirait après ses explications alors je pouvais au moins l'écouter. « Ta cinq minutes ! ». Lançais-je froidement sans montrer le moindre sentiment, j'en profitais même pour m'asseoir, mon dos me faisait mal donc assis ça passerait mieux s'il disait quelque chose qui ne me plaît pas. « Et va droit au but s'il te plaît, ne passe pas par quatre chemins, au point où j'en suis désormais, une blessure de plus ne me fera pas plus de mal ». Ajoutais-je avant de lever les mains en l'air l'air de dire "je te laisse parler" avant d'oser le regarder sans baisser mon regard, mes yeux étaient plongés dans les siens, comme si je m'y perdais.
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Dernière édition par W. Thalia Campbell le Dim 31 Aoû - 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 27 Aoû - 19:52


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Cinq minutes. C'est ce qu'elle m'accordait. Cinq minutes et pas une de plus. Je ne disposais que de cinq minutes pour tenter de rattraper une situation perdue. 300 secondes précisément, si mes calculs sont bons. Et je n'avais pas l'intention de les gâcher.

Elle venait de s'asseoir sur le banc, son dos devait surement lui faire mal, il faut dire qu'elle était enceinte jusqu'aux yeux. Son ton était froid, son regard également, si elle pensait me déstabiliser, c'était raté. Je lui devais la vérité...

- Je vais faire vite alors.

Je me suis alors assis à côté d'elle, pour pouvoir lui parler les yeux dans les yeux, sans différence de position entre nous. Elle s'attendait à recevoir des paroles blessantes de ma part, et peut être que ça serait le cas, tout dépendra de son point de vue face à mes aveux... J'ai commencé à jouer avec la laisse de mon chat avant de réfléchir au début de mon récit. Je devais bien vite trouver, le temps m'était compté.

- J'ai réagi comme le pire des crétins ce soir là.

Elle me dévisagea, l'air de dire "non, sans blagues ?" Pour ne pas l'agacer avec cette phrase de type vérité générale, j'enchaînais, toujours en la regardant dans les yeux.

- Ce soir là, au fond de moi, j'étais le plus heureux des hommes. Tu connais ma passion pour les enfants, à quel point je les adore, alors oui, j'étais très content à l'idée de devenir papa.

Elle ne semblait pas me croire, et je la comprenais. Ma réaction avait été totalement différente. Lancé, j'enchaînais alors.

- La vérité, je te la dois, alors je vais te la dire. Ce soir là, la peur a pris le dessus sur la joie. Thalia, tu connais mon histoire, le divorce de mes parents, l'abandon de mon père, le suicide de ma mère. L'espace d'un instant, j'ai eu peur d'être aussi lamentable que lui. J'ai eu peur de faire mal à notre enfant en restant auprès de toi, et de lui.

J'ouvrais mon coeur comme je ne l'avais quasiment jamais fait, lui laissant alors l'occasion de me piétiner et me détruire comme jamais ensuite, si elle le désirait. Les choses auraient été quittes comme ça. Le temps qu'elle m'avait accordé n'était pas encore écoulé, alors, j'ai continué.

- A ce moment là, je me suis dit que la meilleure solution pour ne pas lui faire du mal comme mon père m'en a fait, c'était de te faire fuir, pour qu'il ne connaisse jamais son père, et que celui ci n'ait pas l'opportunité de le détruire.

Je la regardais toujours dans les yeux, ses grands yeux que j'adorais, et je me noyais dans son regard. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'aurais pu éclater en sanglots à ce moment précis. Mais je me retenais, après tout, j'étais mal placé pour pleurer.

- La vérité, c'est que j'ai voulu éviter de reproduire la même chose que mon père, alors qu'au final, avec ma réaction, j'ai été bien pire que lui.

Je me mordis la lèvre un instant. Voilà, elle connaissait toute l'histoire.

- Maintenant, tu peux tout faire : me gifler, me crier dessus, ou pire encore, partir...
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Jeu 28 Aoû - 17:14

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



L'amour s'est tellement compliqué que je n'arrivais plus vraiment à suivre le déroulement de ma vie. Si ça ne tenait qu'à moi, je lui sauterais dans les bras en plaquant mes lèvres sur les siennes, mais ma raison me l'interdit. « J'ai réagi comme le pire des crétins ce soir-là ». J'acquiesçais de la tête, c'est sûr que ce soir-là, il avait foutu ma vie et la vie de son enfant en l'air, cependant, je n'arrivais même pas à le haïr comme je m'étais promis de le faire, l'amour que je lui portais était indéfinissable, mais je ne voulais pas l'empêcher de se rattraper, peut-être qu'il arriverait à me surprendre comme au bon vieux temps, du moins j'espère. « Ce soir-là, au fond de moi, j'étais le plus heureux des hommes. Tu connais ma passion pour les enfants, à quel point je les adore, alors oui, j'étais très content à l'idée de devenir papa ». J'écoutais ses paroles avec beaucoup d'attention avant de souffler doucement. « Mais cela ne t'a pas empêché de tout foutre en l'air ». Ajoutais-je alors que je le coupais dans son élan, c'était mal poli de ma part, mais c'était aussi plus fort que moi. Je me tortillais dans tous les sens sans pour autant arrêter de l'écouter. Je ne savais pas comment me mettre et en bougeant de la sorte, on penserait tous que j'ai des vers et que ça me démange hors, c'était ma fille qui me rendait folle par moment. « La vérité, je te la dois, alors je vais te la dire. Ce soir-là, la peur a pris le dessus sur la joie. Thalia, tu connais mon histoire, le divorce de mes parents, l'abandon de mon père, le suicide de ma mère. L'espace d'un instant, j'ai eu peur d'être aussi lamentable que lui. J'ai eu peur de faire mal à notre enfant en restant auprès de toi, et de lui ». Je penchais ma tête doucement en étant assez pensive, je réfléchissais encore à ce massacre, sa vie avait était un cauchemar et d'un côté, je pouvais comprendre sa peur. « Et au lieu de m'en parler comme tu avais l'habitude de le faire, tu as préféré me claquer que tu n'en voulais pas et que je dois me débrouiller seule ? Très bonne logique ». Lançais-je en levant mes sourcils, une colère était présente, mais la compréhension aussi. Est-ce que j'aurais réagi de la sorte si j'étais lui ? Est-ce que ça aurait était différent ? Je ne pouvais pas savoir puisque je n'étais pas à sa place et je ne la prendrais certainement pas, je frottais alors ma tempe puis passer ma main derrière ma nuque mal à l'aise, timide. J'avais l'impression d'être redevenue une adolescente qui connaissait l'amour pour la première fois ce qui était vrai puisque avant lui, je n'avais rien connu. C'est Nathan qui m'avait tout appris et j'avais essayé de lui rendre aussi bien que possible. « À ce moment-là, je me suis dit que la meilleure solution pour ne pas lui faire du mal comme mon père m'en a fait, c'était de te faire fuir, pour qu'il ne connaisse jamais son père, et que celui-ci n'ait pas l'opportunité de le détruire ». Je regardais Nathan toujours dans les yeux, il était sincère puisque je le connaissais assez pour savoir quand il mentait ou pas, hors cette fois-ci, je pense qu'il n'avait jamais était aussi sincère. « Mais tu m'as fait du mal Nathan ! Je connais ton passé, ton histoire et j'étais là. Hors ce soir-là, tu m'as carrément humilié, tu m'as littéralement détruit. Tu ne sais pas ce que c'est de se lever et de remarquer que personne est à tes côtés, c'est dur d'aller faire des échographies et quand on demande où le père, on préfère mentir que dire qu'il a été un lâche ». Lançais-je pour bien lui faire comprendre que son départ était avec beaucoup de conséquences. J'ai passé des nuits à pleurer, à me demander ce que j'avais fait de mal pour être traitée de la sorte, moi qui avais toujours était clean, je payais le prix d'un abandon. « La vérité, c'est que j'ai voulu éviter de reproduire la même chose que mon père, alors qu'au final, avec ma réaction, j'ai été bien pire que lui ». Je fis un grand oui de la tête pour répondre à sa remarque, il avait était pire que son père. Lui avait quand même accepté son fils, hors Nathan avait rejeté le sien, il avait rejeté sa fille pour une peur imaginaire. « Maintenant, tu peux tout faire : me gifler, me crier dessus, ou pire encore, partir... ». L'idée de le gifler était plutôt pas mal, mais je n'étais pas une brute et encore moins une sauvage. Je haussais les épaules en soufflant longuement avant de frotter mon visage réfléchissant en même temps. « Les trois idées sont bonnes, j'aurais préféré la première, mais je ne frappe pas. Te crier dessus ? Pourquoi faire ? Et partir ? J'en ai envie, mais j'en suis incapable, hors crois pas que c'est gagné d'avance. Tu veux te faire pardonner ? Alors ta intérêt à te surprendre toi-même car, je t'ai couru après assez longtemps, à ton tour ». Dis-je en me levant m'aidant du banc et de me tenir droite en ayant une petite grimace. « Et au fait, c'est une fille que j'attends ». Main derrière mon dos pour le maintenir, j'avançais tel une baleine pour marcher encore, moi qui voulais rentrer, je n'étais pas apte à rentrer maintenant.
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Dernière édition par W. Thalia Campbell le Dim 31 Aoû - 13:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Jeu 28 Aoû - 17:54


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Je me déteste lorsque je suis comme ça, lorsque je réagis comme un gros con, un égoïste, qui garde ses peurs pour soi, un peu par fierté. J'ai toujours été un peu "solitaire" comme garçon, c'est à dire que j'affrontais mes peurs, mes angoisses seul. J'avais été habitué durant mon adolescence à porter tout le fardeau sur mes épaules. A l'époque, je ne pouvais pas me confier à mon frère ou à ma soeur, qui étaient encore jeunes, et que je voulais protéger de tout, et lorsque j'en parlais à ma tante, elle était aussi apeurée que moi, elle ne trouvait pas les mots pour me rassurer, alors j'évitais. Jamais je n'ai parlé de mon mal être avec quelqu'un, de mes angoisses, jusqu'à mes dix huit ans. Lorsque j'ai rencontré Thalia.

Je me rappelle encore de notre première rencontre, avec un amer goût de nostalgie. Elle était dans le CDI, totalement perdue, alors que moi, je connaissais l'endroit par cœur, vu que j'y passais la plupart de mon temps. J'étais allé lui parler, je l'avais surprise, alors qu'elle passait son temps avant à me railler. A l'époque, je m'en souviens bien, j'étais limite un "sans amis", c'est lorsque je l'ai rencontré, et que j'ai commencé à sortir avec elle que je suis devenu sociable. Thalia m'a changé, et en bien. Sans elle, je ne serais pas l'homme que je suis aujourd'hui.

Alors, pourquoi ne lui ai-je pas parlé de mes peurs ? Honnêtement, je n'en sais rien. Surement à cause de cette putain de fierté, qui m'a fait perdre la femme de ma vie. Qu'est-ce que je peux être con ! D'ailleurs, elle a bien raison, Thalia, en mentionnant que j'ai tout foutu en l'air, parce que c'est le cas. J'ai bousillé 6 ans de bonheur total. Beau gâchis, mes félicitations, Nathan.

Et même si elle connaissait mon histoire, ce que j'avais fait était impardonnable, surtout ma réaction. Alors qu'elle me blâmait sur ma logique qui avait fait que je ne m'étais pas confié à elle, j'acquiesçais d'un signe de tête. Dans un couple on peut tout se dire. Dommage que je ne l'avais pas compris à ce moment là.

- J'aurais dû t'en parler, et je le sais, mais j'ai eu peur que tu le prennes mal. Quoique, ma réaction ensuite n'a guère était meilleure... J'ai voulu jouer les gros cons, bien fiers, garder mes petits problèmes pour moi, et au final, je t'ai perdu, et je peux te dire que je le regrette amèrement.

Je jouais toujours avec la laisse de mon chat, le regardant se coucher à mes pieds, et l'envie de prendre une cigarette me brûlait, mais je me retenais, car fumer à côté d'une femme enceinte n'est pas une bonne chose, d'ailleurs, j'ai même prévu d'arrêter si un jour on a le bonheur de se remettre ensemble et d'élever notre enfant ensemble... Je relevais mon regard vers elle, j'espérais de tout coeur qu'elle croyait en ma sincérité, je lui ouvrais mon coeur comme jamais.

Les mots qui suivirent mon aveu furent violent et me donnaient l'effet d'un millier de gifles en pleine figure. Si seulement j'avais su lui parler, lui confier mes peurs, elle n'aurait pas souffert à ce point là. A ce moment précis, en l'écoutant parler, je me rendais compte d'à quel point elle avait souffert, bien plus que moi, et le fait que j'en sois coupable me rendait malade. Je l'écoutais, et chaque mot faisait plus mal que l'autre, comme un lame qu'on ancrait dans mon coeur et dans mon âme, je fermais les yeux avant de lever la tête vers le ciel, pour respirer un grand coup. Elle ne méritait pourtant pas ça. Comment peut-on détruire en une seconde la personne qu'on aime le plus au monde ? Franchement, je ne le sais pas. Et pour pousser mes aveux jusqu'au bout, lorsqu'elle acquiesça la tête, en disant que j'avais été pire que mon père, je me suis senti obligé d'ajouter...

- A ce moment là, je me disais aussi que pour notre enfant, il serait plus facile de détester un inconnu plutôt qu'un homme qui a totalement foiré et qui lui a fait du mal...

Lorsque j'avais fait les trois propositions, je me doutais bien qu'elle n'en retiendrait peut être qu'une. Thalia n'a jamais été le genre de fille violente, bien au contraire. Quant aux cris, à quoi pourraient-ils servir ? Nous sommes des adultes civilisés et nous savons parler en tant que tel. J'avais plutôt peur qu'elle parte. Elle m'assura cependant qu'elle ne le ferait pas, et qu'elle préférait me faire courir, me faire ramer, pour espérer un pardon. Au moins, tout espoir n'était pas mort, j'avais encore mes chances malgré mes aveux. Et cette fois ci, je n'allais rien gâcher.

- Si tu me laisses une seconde chance, si tu me laisses rentrer à nouveau dans ta vie, je te promets que je saurais te surprendre autant que je t'ai surpris en venant te parler au CDI du lycée, il y a 6 ans.

J'affichais un petit sourire en repensant à ce souvenir, et en l'entendant également m'annoncer que notre enfant serait une fille. Elle se leva alors, tandis que je restais assis, j'en avais besoin après tant d'émotions. Ouvrir son cœur, mine de rien, ça vide de toute énergie !

- Oh... Une petite fille... Je suis sûre qu'elle sera aussi belle que l'est sa maman, mais qu'elle, elle ne tombera pas amoureuse d'un parfait crétin, fier et qui sait tout ruiner en une seconde...
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Jeu 28 Aoû - 18:42

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



« J'aurais dû t'en parler, et je le sais, mais j'ai eu peur que tu le prennes mal. Quoique, ma réaction, ensuite, n'a guère était meilleure... J'ai voulu jouer les gros cons, bien fiers, garder mes petits problèmes pour moi, et au final, je t'ai perdu, et je peux te dire que je le regrette amèrement ». Je soufflais d'exaspération ne sachant quoi répondre. Je préférais alors le regarder, c'était tout ce que je trouvais à dire, mais d'un coup une colère s'emparait de moi, je ne sais pas pourquoi ni comment c'est arrivé, mais voilà. « Arrête Nathan ! Au bout de six ans, tu aurais dû te douter qu'avant de prendre mal les choses, j'essayerais de les comprendre ! Tu m'aurais parlé de tes peurs, on n'en sûrement pas là à l'heure qu'il est ». Lançais-je assez froidement, les hormones jouaient des tours et je devenais lunatique puisqu'après lui avoir parlé assez froidement, je retrouvais une sérénité, je devenais folle, sérieusement. « À ce moment-là, je me disais aussi que pour notre enfant, il serait plus facile de détester un inconnu plutôt qu'un homme qui a totalement foiré et qui lui a fait du mal... ». Je secouais la tête en roulant des yeux, bien sûr, il préférait que son enfant grandisse sans père plutôt qu'avec un lâche, hors j'aurais préféré qu'il soit un homme qui foire tout, mais qui reste malgré tout et qui se donne une chance de réussir. « Mais oui, c'est tellement plus simple que d'assumer entièrement, tu t'enfonces Nathan ». Lançais-je en secouant la tête, c'est à ce moment-là que j'avançais doucement, bien sûr, il était derrière moi et je savais que maintenant qu'il m'avait retrouvée, il ne me lâcherait plus, d'un côté, c'était tant mieux, car, j'allais lui en faire voir des vertes et des pas mûres, mais ça, il devait sûrement s'en douter. « Si tu me laisses une seconde chance, si tu me laisses rentrer à nouveau dans ta vie, je te promets que je saurais te surprendre autant que je t'ai surpris en venant te parler au CDI du lycée, il y a 6 ans ». Et contre toute-attente, je laissais échapper un petit rire nerveux, mais nostalgique. Je me replongeais au moment de notre rencontre, ridicule certes, mais tellement unique. Il était l'intello de la bibliothèque et moi la pauvre idiote qui faisait bonne figure pour un exposé que je n'ai jamais fait d'ailleurs, après avoir rigoler légèrement, je reprenais mon sérieux, il ne fallait surtout pas que je devienne faible, hors de question. « J'ai dit que tu allais devoir courir, pas que tu rentreras de nouveau dans ma vie donc on verra bien, mais ce n'est pas gagner ». Lançais-je bien déterminé à le voir courir, à le voir se surprendre lui-même et peut-être qu'après je pourrais effacer ses erreurs, ses conneries et que je l'autoriserais à voir grandir sa fille tout en étant tout le temps avec elle. Bien que ce n'était pas gagné, il y avait une partie de moi qui affirmait que Nathan irait au bout, s'il regrette comme il le dit si bien, j'espérais de tout mon cœur qu'il réussisse sa mission parce qu'au fond de moi, il est tout ce que je souhaite. « Oh... Une petite fille... Je suis sûre qu'elle sera aussi belle que l'est sa maman, mais qu'elle, elle ne tombera pas amoureuse d'un parfait crétin, fier et qui sait tout ruiner en une seconde... ». Je souriais doucement, son compliment était agréable, hors ce n'était pas avec ce genre de chose que je tomberais dans ses bras, il allait devoir être imaginatif et intelligent. « Ne t'inquiète pas pour cela. Je lui apprendrais à trouver un homme, un vrai qui assume tout ». Dis-je en souriant fièrement avant de sortir du parc.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Ven 29 Aoû - 15:58


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

J'aurais du tout lui dire, ne rien lui cacher. A l'époque, nous ne faisons plus qu'un, et je ne lui avais pas fait confiance. J'ai douté pendant quelques minutes et en ce laps de temps, j'ai foutu ma vie en l'air. Beau gâchis, et je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Ca me rend malade. Comment vais-je me rattraper maintenant ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien, je ne sais plus. Tout ce que je sais, c'est que je l'ai retrouvée, et que je vais pouvoir essayer de rattraper la situation, tout remettre en état, du mieux que je peux.

Et je vais pouvoir être là pour ma fille, aussi. Après tout, elle n'a rien demandé, et elle a besoin d'un père, dommage que je l'ai compris si tard. En même temps, j'ai tellement eu un exemple lamentable chez moi que je ne souhaite ça à personne. Se faire abandonner par son géniteur, il n'y a rien de pire. A la limite, il serait décédé, ça aurait très difficile, mais on aurait pu faire notre deuil. Tandis que là, un abandon... On se sent trahi, humilié, rabaissé. Nous n'étions pas assez à la hauteur pour lui, apparemment, vu qu'il a préféré se casser et nous renier. Ça me tuerait à petit feu si j'y accordais de l'importance. Hors, moi, j'ai décidé de faire un deuil, tout simplement. Comme s'il était mort, enfin, c'est ce qu'il est à mes yeux, donc la réalité, on s'en moque.

J'encaissais ses reproches, sa colère en silence. C'est tout ce que je trouvais à répondre. Elle avait totalement raison. Je m'étais enfoncé plus bas que terre ce soir là, m'enterrant vivant moi-même. Rien ne sera facile et je le sais. Mais j'ai bien l'intention de m'accrocher, et de lui prouver que je ne suis pas un lâche. Même si je dois ramer, en morfler, mordre la poussière, jamais je n'abandonnerais. Jamais plus je ne l'abandonnerais, jamais plus je ne les abandonnerais.

- Mais si tu me fais courir après toi c'est qu'il reste un mince espoir, et je saurais m'en contenter.

Dans ce genre de situation, le moindre geste, la moindre parole peut redonner confiance, et l'envie de se battre. Eh puis m*rde hein ! Je suis plus motivé que jamais, parce que je l'aime, tout simplement, je l'aime à en mourir, et j'aimerais tellement revenir en arrière, que tout ça soit un cauchemar, qu'on oublie tout et qu'on reprenne comme avant... Lorsqu'on était heureux ensemble.

J'allais devoir user de mon imagination pour la reconquérir, je le savais, et le défi m'enchantait. Elle me laisse une chance de me rattraper, tout de même. Cette fille est d'une bonté et d'une générosité extrême. A sa place, le gars - moi, donc - se serait pris une bonne claque et basta.

Alors que je sortais du parc en marchant à côté d'elle, mon chat dans les bras, elle me lança une petite pique, de bonne guerre. Un énorme sourire fier s'affichait sur son visage. Je poussais un petit rire, elle avait su répliquer avec justesse.

- Qui sait, cet homme sera peut être son père, en tout cas, il va tout faire pour ça.

Bien que je n'imaginais pas la reconquérir avec une phrase bateau, sa remarque me faisait prendre conscience que rien n'était gagné, que les cartes étaient entre mes mains, et qu'il ne me restait plus qu'à bien jouer, quitte à tout gagner... ou tout perdre une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Sam 30 Aoû - 18:39

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



Il était là, derrière moi. Il semblait aussi déterminé à se rattraper ce qui me faisait sourire intérieurement, extérieurement, j'attendais de voir les preuves ! Bien que je lui parlais assez bien et calmement, c'était loin d'être gagné, je n'étais pas conne et il allait vraiment devoir courir. Ça lui apprendra à abandonner une femme enceinte et je comptais bien le rendre malade, je comptais bien le faire tourner en rond jusqu'à ce qu'il pète un câble. Mon plan semblait prendre de l'ampleur, j'avais hâte de voir ce qu'il allait faire puis étant un professeur, il devait avoir de l'imagination enfin, j'espère. Le temps était doux, c'était agréable. Marcher aussi me faisait du bien, ça évitait que mon dos devienne une compote puis plus je marchais, plus j'avais de chance d'accoucher et comme j'avais hâte, je faisais tout pour y arriver hors accoucher au bout de sept mois n'était pas très positif, je préférais quand même attendre le terme. Si tout se passe bien, je devrais accoucher pour fin septembre, début octobre. « Mais si tu me fais courir après toi, c'est qu'il reste un mince espoir, et je saurais m'en contenter ». Je secouais la tête, effectivement, il était prêt à se rattraper et rien que cela me faisait sourire, bien qu'il y avait du boulot, mais pas besoin de lui dire puisqu'il le savait pertinemment. Je posais mes mains sur mon ventre avant d'attacher mes cheveux qui me gênaient et tournais ma tête vers Nathan en toute discrétion, je l'observais de profil et je comprenais maintenant pourquoi j'étais tombée amoureuse de lui, il y a six ans et demi. « Alors l'espoir est mince, très mince ! J'espère que tu sauras faire avec, car, tu m'as retrouvée, mais je suis toujours en colère contre toi ». Lançais-je en marchant vers je-ne-sais-où, à vrai dire j'allais où mes pieds me dirigeaient, je levais la tête pour regarder le ciel d'une couleur orangée, rouge et qui était magnifique. C'est dans ces moments-là que j'avais envie de faire du camping en plein air, ça devrait être génial enfin un peu embêtant avec les bestioles, mais intéressant tout de même. « Qui sait, cet homme sera peut-être son père, en tout cas, il va tout faire pour ça ». Je haussais les épaules, il n'avait peut-être pas tort après tout, mais il n'avait pas raison non plus. Ma fille aura un père qui saura ce qu'il veut, qu'il assumera toutes les décisions et qui sera capable de surmonter chaque épreuve. Je voulais un père qui émerveille sa fille jusqu'à ce qu'elle se dise que quand elle sera plus grande, ce sera avec son père qu'elle se marierait, un père qui porterait le nom de Nathan, sauf que celui-ci avait du chemin à faire. « Peut-être que oui, peut-être que non. C'est bien, tu ne perds pas ton côté combattant, tu devrais alors y arriver si tu t'y prends bien ». Dis-je en souriant avant de m'arrêter devant un Starbucks et c'est à ce moment que mon ventre commençait à se faire entendre, pas étonnant puisque je mangeais pour deux, enfin, j'avais toujours mangé pour deux même quand je n'étais pas enceinte. « J'ai faim, tu te joins à moi ? ». Demandais-je en le regardant, un petit-déjeuner à 23h du soir, c'est faisable puis j'emmerde ceux qui disent le contraire. Je réalisais que j'avais encore pleins de choses à faire et qu'après ce petit-déjeuner, je devrais peut-être aller coucher.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Sam 30 Aoû - 23:23


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Telle que je connais Thalia, je vais en baver avant de réussir, peut être, à reconquérir son cœur. Au fond, j'espérais qu'elle apprécierait mes efforts, et saurait me donner son pardon, car j'étais prêt à tout pour l'obtenir. Même s'il faut que j'aille décrocher la lune sans fusée, je foncerais. Bon, j'abuse peut être un peu, mais c'est pour montrer que je suis prêt à tout. Prêt à tout pour elle, qui est la femme de ma vie. Le pire, c'est qu'il a fallu que je la perdre pour me rendre compte à quel point elle m'est essentielle. Thalia a été la première femme que j'ai aimé, et j'aimerais qu'elle soit également la dernière. Je ne veux être avec personne d'autre. Juste avec elle.

- Je comprends que tu m'en veuilles encore, car je n'arrive toujours pas à me regarder dans une glace après ce que je t'ai fait, ce que je vous ai fait, à toi et au bébé.

Le chat marchait devant nous, et, en souriant, je repensais au jour où on avait décidé de l'adopter. Je l'avais trouvé à la sortie du boulot, abandonné dans un vieux carton. Ni une ni deux, mon instinct "paternel" s'était fait sentir et je l'avais ramené chez nous. Et depuis, Muffin faisait partie de nos vies. C'est quand même dingue. J'ai su faire preuve d'instinct paternel envers un chat... mais j'ai vu quand j'ai su que j'allais avoir un enfant. Parfois, je ne me comprends pas moi-même.

- Et tu sais, je tiens vraiment à ce que tu saches que c'est pas parce que je n'avais pas confiance en toi que je ne t'ai rien dit, ce soir là. C'est en moi que je n'avais pas confiance...

Nous avancions, sans but précis, dans les rues de Manchester, quasiment vides. A ses côtés, je me sentais bien, et pourtant, je savais que je n'avais rien gagné encore. Mais elle venait encore me donner encore plus d'espoir. " tu devrais y arriver si tu t'y prends bien. " Cette simple phrase résonnait en boucle dans ma tête. Je possédais toutes les cartes dans les mains, à moi de bien savoir jouer. Thalia, si tu savais, je mettrais tout en oeuvre pour te surprendre et avoir à nouveau une place intégrante dans ta vie. D'ailleurs, avec l'arrivée imminente d'un de mes alliés de taille, mon frère cadet, tout sera plus facile. Il pourra également m'aider à tout mettre en oeuvre. Je n'avais qu'une hâte : lui montrer mes talents, ma persévérance et ma motivation.

- Je ne cesserais jamais de me battre, Thalia. Même si je dois y laisser ma vie, ma santé, mon âme, je n'arrêterais jamais ce combat.

Mais auparavant, mademoiselle Thalia m'avait annoncé qu'elle avait faim. Qu'est-ce qu'on dit déjà ? Les femmes enceintes mangent comme deux, ouais, mais ça, c'est déjà ce que fait Thalia en temps normal. Rien d'étonnant donc, à son annonce. C'est la deuxième partie de la phrase qui me surpris le plus. Elle m'invita à partager un Starbuck avec elle. J'affichais un énorme sourire, avant de pousser la porte.

- Avec grand plaisir, et je dirais même plus : c'est moi qui invite.

Comprenez, c'est moi qui paie. C'est la moindre des choses, après tout. Je jetais un œil à la porte : les animaux étaient acceptés, chose rare dans les restaurants, mais heureusement pour Muffin. Je me voyais mal abandonner mon chat à l'entrée. J'avançais alors dans le restaurant, la bête dans les bras, et je nous cherchais un petit coin tranquille, à l'abri de l'agitation. C''était pas difficile à trouver : le Starbuck était quasiment désert à cette heure-ci de la nuit. Je proposais une table à Thalia, et elle s'assit sur une des chaises, en signe de réponse. Ni une, ni deux, j'attachais la laisse de Muffin sur la chaise d'en face, pour éviter qu'il ne se sauve. Le chat se coucha aux pieds de la table.

- Alors, qu'est-ce qui vous ferait plaisir, mademoiselle ? Ou plutôt, devrais-je dire, mesdemoiselles ? Un chocolat chaud, un cookie, un muffin ?

Le chat miaula alors. Ah, l'avantage d'avoir donné un nom de bouffe à un animal... Thalia me regarda alors, regarda le chat, et nous sommes partis dans un éclat de rire, fort, puissant et sincère. Un vrai bonheur.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Dim 31 Aoû - 14:01

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



« Je comprends que tu m'en veuilles encore, car je n'arrive toujours pas à me regarder dans une glace après ce que je t'ai fait, ce que je vous ai fait, à toi et au bébé ». Je ne savais pas trop quoi penser, il semblait sincère, mais pour combien de temps ? Je n'avais jamais était très douée pour les relations amoureuses, il était d'ailleurs le seul à m'avoir appris ce que je devais savoir, mais qu'est-ce que j'y comprenais ? Je n'étais qu'une pauvre tâche qui a connu une seule et unique relation et c'était avec Nathan. Je ne regrettais pas mon histoire, loin de là, mais en ce moment, j'étais encore perdue. Cette impression que plus rien ne sera pareil, cette putain d'impression qui nous fait encore douter de la sincérité des autres. « Et je t'en voudrais encore longtemps Nathan, tu n'as pas était là quand j'ai eu besoin de toi, tu n'étais pas là pour les échographies, tu n'as pas était là quand je doutais de mes notions de mère, tu ne connais rien de ta fille ». Dis-je en le regardant, j'espérais de tout mon cœur qu'il réussisse sa mission, il avait toutes les cartes en main et il lui restait deux mois et demi à peu près pour faire ses preuves, mais la question la plus dure à croire était bien celle-là : est-ce qu'il sera présent à l'accouchement ? Je secouais la tête ne préférant même pas penser à ça maintenant. Ce qui était fait était fait, on ne pouvait pas revenir en arrière, malheureusement. D'un côté, cette rupture m'aura fait comprendre une chose : que j'étais bien plus forte que je ne l'aurais pensé. « Et tu sais, je tiens vraiment à ce que tu saches que ce n'est pas parce que je n'avais pas confiance en toi que je ne t'ai rien dit, ce soir-là. C'est en moi que je n'avais pas confiance... ». On marchait doucement, en même temps, je ne pouvais pas me dépêcher, tout me bloquait et je prenais conscience qu'en réalité, un bébé était beaucoup de travail. Je ne montrais aucun sentiment, je ne pouvais pas me permettre d'être faible, il avait été lâche et il le savait parfaitement, il prenait conscience de ses erreurs et c'était le principal pour moi. « Tu passes ta vie à douter de toi, à ne pas avoir confiance. Un jour va falloir que ça change et que tu décides une bonne fois pour toutes à être tel que tu es ». Dis-je alors qu'on se dirigeait vers le Starbucks, l'avantage est que c'était toujours ouvert, et que je connaissais très bien le gérant, il avait l'habitude me voir dans son établissement depuis mon arrivée à Manchester, c'était un peu grâce à lui que j'avais trouvé mes repères. « Je ne cesserais jamais de me battre, Thalia. Même si je dois y laisser ma vie, ma santé, mon âme, je n'arrêterais jamais ce combat ». Je baissais la tête, fermer les yeux et souriais doucement savourant ces mots, c'était toujours un plaisir d'entendre ça, c'était rare qu'on me complimentât enfin, j'étais habituée, mais à Paris, pas ici. Je n'ajoutais rien et préférais lui offrir un petit sourire de remerciement avant qu'on ne pénètre dans l'établissement, Muffin dans les bras de Nathan, on avançait vers un coin tranquille, nous n'étions pas les seuls à avoir faim apparemment puisqu'une dizaine de personnes étaient présentes, c'était rassurant dans le sens où on ne me regarderait pas avec une tête choquée. « Avec grand plaisir, et je dirais même plus : c'est moi qui invite ». Je riais doucement avant de prendre place sur une chaise, la reculant au maximum, tout devenait serré pour moi, c'était relativement chiant, mais j'étais obligée de faire avec. « C'est gentil, mais j'ai ma carte bleue aussi moi ». Dis-je en grimaçant avant de tenir mon ventre, bientôt, tu arrives, il serait temps d'ailleurs, car, maman ne va pas tenir le coup. Je redoutais de retrouver mon lit, j'en avais la nausée rien que d'y penser. « Alors, qu'est-ce qui vous ferait plaisir, mademoiselle ? Ou plutôt, devrais-je dire, mesdemoiselles ? Un chocolat chaud, un cookie, un muffin ? ». Je souriais au gérant avant que Muffin se mît à miauler, ce fut un moment culte de la soirée et c'est spontanément que j'attrapais un fou rire avec Nathan, un énorme et bon fou rire comme je n'en avais pas eu depuis longtemps. Ma fille ne semblait pas apprécier puisqu'elle expliquait son mécontentement en donnant des coups de pied dans mon ventre. « Un chocolat chaud et un cookie s'il te plaît ». Dis-je en souriant avant que Nathan commande, alors que le gérant partait, je rattrapais le fou rire en repensant à ce moment avant d'attraper la main de Nathan. « Regarde, elle bouge ». Lançais-je en souriant avant de positionner sa main sur mon ventre.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Dim 31 Aoû - 22:25


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Bon, eh bien, au moins, les choses sont claires. Elle m'en voudra encore longtemps. En même temps, j'aurai du m'en douter. Comme si elle allait me pardonner en un claquement de doigt ! J'avais eu beau m'excuser, lui expliquer, et être sincère, rien ne pourrait s'effacer en si peu de temps. Tout est de ma faute. J'en ai marre de me blâmer, mais c'est plus fort que moi : je me répugne. Pire, même, je n'ose plus me regarder dans le miroir, comme je le lui ai dit. Si mon père avait été là lorsque ça s'est passé, il m'aurait dit : " C'est bien, c'est le fils de ton père toi ! " Pour quelqu'un qui ne veut pas lui ressembler, c'est pas très glorifiant... Sebastian et Elise, mon frère et ma soeur, eux, avaient agis différemment. Elise m'avait tout simplement giflé, et avait commencé à me crier dessus, tout comme Sebastian. Jamais je ne les avais vu comme ça. Même lorsque notre père est parti, ils étaient restés relativement calmes. C'est dire à quel point je les avais déçu ce soir là... Elle avait raison, Thalia. Je devrais me faire plus confiance. Malheureusement, c'est bien plus facile à dire qu'à faire... J'affichais juste un simple sourire, pour lui montrer que j'avais compris. Compris ses reproches, compris sa colère, compris sa rancune. Cependant, je me devais de la rassurer sur ses capacités à devenir mère. Elle n'a pas à en douter, elle sera une mère formidable, c'est une évidence.

- Je suis également désolé d'avoir raté ces moments là... Mais tu sais, je suis persuadé que tu feras une mère merveilleuse. C'est une évidence, Thalia. Quant au fait que je doive me faire confiance, tu as bien raison, mais c'est pas tous les jours facile...

Nous sommes alors rentrés dans le Starbuck, et nous nous sommes installés. Thalia s'est installée en face de moi, reculant sa chaise au maximum, pour qu'elle puisse être bien à l'aise malgré sa grossesse. Heureusement, nous avions choisi un endroit relativement espacé, pour que la femme que j'aime toujours et ma future fille ne soient pas à l'étroit. Thalia venait de mentionner qu'elle avait également sa carte bleue, mais il était impensable qu'elle s'en serve. Ce soir, elle est mon invitée.

- Je suis ravi de le savoir, mais sache que ce soir, ta carte bleue restera bien au chaud dans ton sac à main. Il est normal que j'invite les deux femmes de ma vie.

Je grimaçais. Eh mince, j'ai raté une occasion de me taire. C'est encore bien trop tôt... Tant pis, ce qui est dit est dit. Heureusement, le serveur est arrivé entre temps. Armé de son bloc note, il a attendu nos commandes. D'ailleurs, il semblait bien connaitre Thalia, vu qu'elle le tutoyait. Elle doit y venir souvent, à ce Starbuck !

Alors qu'il énonçait ce qui pourrait nous faire plaisir, il prononça le nom "Muffin". Le chat, pourtant sagement couché au pied de la chaise, miaula, pour prouver qu'il avait bien reconnu son nom. Quelle idée de donner un nom de bouffe à un chat aussi ! Ca finit par des situations comme celles-ci. Thalia et moi sommes partis dans un fou rire énorme, un vrai, comme je n'en avais pas connu depuis longtemps. Ce chat saurait toujours nous réunir, d'une façon ou d'un autre, là, c'est dans un fou rire. Après avoir repris son souffle, Thalia passa sa commande. Le serveur me regarda alors, pour savoir ce que j'allais prendre également.

- Je vais prendre la même chose que la demoiselle, s'il vous plaît.

Chocolat chaud + cookie, il n'y a rien de meilleur. J'aime les muffins aussi, mais je préfère ceux que je fais. Bah quoi ! Pour une fois que je réussis quelque chose, je peux bien m'en vanter, non ?

Thalia me regarda à nouveau, elle attrapa un retour de fou rire, et je la suivais encore une fois. Puis, elle attrapa ma main, un frisson parcourut alors mon corps, et lorsqu'elle la posa sur son ventre, je sentais exactement ce que j'avais envie de sentir. C'est étrange dit ainsi mais c'est vrai. Notre fille vivait en elle, et ce soir, elle bougeait énormement, surement n'appréciait-elle pas le fourire que l'on venait d'avoir. Un énorme sourire s'afficha sur mon visage, j'étais très ému, et très heureux de partager ce moment avec elle.

- Eh beh, elle remue déjà pas mal la petite ! ça va, elle ne t'empêche pas trop de dormir ?

C'est vrai qu'on y pense pas forcément, la grossesse c'est synonyme de bonheur en général, mais pour les femmes qui la vivent, il y a des inconvénients tout de même. La transformation du corps, les nausées, les maux de dos, les coups, les nuits blanche... Tout cela avait du être difficile à supporter pour elle, surtout sans soutien de ma part.

- En tout cas, c'est magnifique, et magique. Waouh... Je suis tout ému, vraiment.

Et alors là, j'ai senti que je venais d'avoir ce qu'il me manquait pour me donner l'envie de me battre à fond, bien que j'étais déjà surmotivé. Sentir sa présence, sentir ses coups, venaient de me pousser dans l'idée de tout faire pour elle, et pour sa mère.

C'est décidé, dès maintenant, Thalia et notre enfant seront ma priorité.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Dim 31 Aoû - 23:05

Nathan, Thalia
je t'ai couru après assez longtemps, à toi de courir à présent



Je savais que mes mots l'avaient blessé et c'était fait pour. Je voulais qu'il ressente ce que j'avais ressentit le jour où il m'a envoyé chier, m'annonçant clairement qu'en gros, ce bébé serait un fardeau, un gâchis alors qu'on vivait dans le bonheur. Je voulais qu'il se sente humilié, triste et en colère afin qu'il exprime ce qu'il ressentait au plus profond de lui. L'amour n'était pas chose facile, mais je pensais réellement qu'on n'aurait jamais eu de coups durs, je pensais que je vivais dans le monde des bisounours où tout le monde est beau, mignon hors il m'avait vite refroidit. « Je suis également désolé d'avoir raté ces moments-là... Mais tu sais, je suis persuadé que tu feras une mère merveilleuse. C'est une évidence, Thalia. Quant au fait que je doive me faire confiance, tu as bien raison, mais ce n'est pas tous les jours facile... ». Ses excuses me touchaient énormément, il avait tout loupé, mais pouvait se rattraper et c'est ce qu'il comptait faire, je sentais pour la première fois qu'il s'intéressait vraiment à moi, à notre fille, à notre famille, car, nous étions une famille, on passait juste des moments difficiles. « En une heure, tu n'as fait que t'excuser .. Je crois que j'ai compris là. Le passé est fait, on ne reviendra pas en arrière .. Faut savoir se contenter du moment présent et arrêter de se lamenter, tu as encore pleins de choses à vivre ». Lançais-je en le regardant, qu'est-ce que je pouvais dire hein ? Qu'il serait pardonné dans les trois jours qui viennent ? Que j'aimerais revivre notre histoire, de tout recommencer pour mieux terminer ? Bien sûr que j'aimerais lui dire tout ceci, mais je n'en avais pas la force ni l'envie, il m'avait détruit et il allait courir, qu'il le veuille ou non. Il m'aimait, ça se voyait et moi aussi hors notre couple n'était plus ce qu'il était, malheureusement. « Je suis ravi de le savoir, mais sache que ce soir, ta carte bleue restera bien au chaud dans ton sac à main. Il est normal que j'invite les deux femmes de ma vie ». Je souriais doucement en toussant nerveusement lorsque j'entendais la fin de sa phrase, cette phrase me retournait le cerveau. Je passais une main dans mes cheveux faisant comme si je n'avais pas entendu cette partie-là. « C'est gentil, merci ». Dis-je simplement, à part le remercier je ne pouvais pas faire grand chose, les commandes prises, on était là face à face et on riait, oui on riait comme si on riait pour la dernière fois et je me stoppais soudainement quand ma fille me lançait des coups de pied comme pour me dire de me taire, spontanément et par réflexe, j'attrapais la main de Nathan et son sourire me fit sourire, je frissonnais rien qu'à l'idée qu'il touche mon ventre, rare sont les personnes qui le touche, excepté ma sœur et ma meilleure amie. « Eh beh, elle remue déjà pas mal la petite ! ça va, elle ne t'empêche pas trop de dormir ? ». Je riais nerveusement, nous étions une famille et je comprenais cela que maintenant, il fallait qu'il touche mon ventre pour comprendre que mon amour pour lui était indestructible, indéfinissable, hors je ne pouvais pas avouer, je serais encore faible, et je ne voulais pas, pas devant lui. Je mis une mèche derrière mon oreille en relevant mon regard vers celui de Nathan. « Oh si ! Si elle me laisse dormir trois-quatre heures, c'est déjà beaucoup ». Dis-je en riant, c'est vrai que je ne dormais plus, seulement quand j'étais vraiment fatiguée, bizarrement là, elle me laissait dormir, comme si elle comprenait qu'elle devait quand même me laisser me reposer. « En tout cas, c'est magnifique, et magique. Waouh... Je suis tout ému, vraiment ». Je laissais ma main au dessus de la sienne, je le laissais savourer ce moment, c'était peut-être le dernier alors autant le laisser voir ce qu'il avait perdu, ce qu'il avait voulu éviter et si je n'avais pas était aidé, j'aurais sûrement avorté et n'aurait jamais connu la joie que pouvait me procurer ma fille. « Ça te plaît ? Tu vois Nathan, tu aurais était là depuis le début, tu aurais toujours tout senti. Tu l'aurais vu évoluée, grandir en moi sans rien rater ». Ajoutais-je pour bien lui faire comprendre que son absence était remplie de conséquences, il prenait conscience enfin de sa faute et c'était ce que je voulais, tout simplement.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Lun 1 Sep - 19:10


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Lorsque je culpabilise, ou que je m'en veux d'avoir fait du mal à quelqu'un, c'est un réflexe, je m'excuse. A la longue, c'est agaçant, je le sais. Mais c'est pas de ma faute, c'est plus fort que moi ! Malheureusement, comme le souligne Thalia, ce qui est fait est fait, impossible de revenir en arrière. Les mots n'effacent en rien les actes, ils peuvent parfois soulager un peu, mais ne réparent pas les choses pour autant.

Heureusement, ils peuvent aider à détendre la situation. Au début, lorsqu'on s'est croisés à nouveau dans le parc, Thalia et moi, elle ne voulait plus m'adresser la parole, et cherchait même à me fuir. Au fur et à mesure, elle s'était un peu "calmée" et m'avait laissé lui expliquer les choses. Notre discussion m'avait fait le plus grand bien. Au moins, elle sait toute la vérité, tout ce que j'aurais du lui dire ce soir là, mais que je lui ai caché par fierté. Ca fait faire de sacrés conneries, la fierté. D'ailleurs, je suis persuadé que c'est par fierté que notre père, à Sebastian, Elise et moi, n'a jamais pris la peine de prendre de nos nouvelles. Nous l'avions rejetés à cause de son comportement, il doit surement se dire "BASTAA, ils ne veulent plus de moi !" Je l'avoue, je ne m'en porte pas plus mal. Mais comment essayer d'être un bon père lorsqu'on en a eu un lamentable ? Comment réagir en apprenant qu'on va l'être à son tour et que l'on risque d'être aussi naze que lui ? Aujourd'hui, j'ai les réponses à ces questions. A l'époque, je ne les avais pas. Ça m'a coûté mon couple. Belle addition n'est-ce pas ?

En parlant d'addition, alors que je précisais à Thalia que je l'invitais dans ce Starbuck, et que donc toutes les consommations étaient pour moi, je n'avais pas pu m'empêcher de gaffer. " Les deux femmes de ma vie " était sorti tout seul de ma bouche. Elle n'avait pas relevé, et je l'en remerciais, j'étais assez gêné comme ça. Même si c'est la vérité, il est encore trop tôt pour spéculer sur un éventuel avenir commun, en tant de couple je veux dire, car il est évident que pour ma fille, on devra toujours se voir. Notre enfant nous gardera toujours uni d'une façon ou d'une autre. Comme cet éclat de rire qui nous a pris, spontanément. Le rapprochement que cela a engendré était digne d'un de mes nombreux rêves les plus fous. La main sur son ventre, je découvrirais enfin notre fille, par ses coups de pieds, elle nous faisait sentir sa présence. Et un énorme sourire s'était affiché sur mes lèvres, comme si je venais d'acquérir une petite victoire. Je prenais conscience qu'en Thalia se trouvait une preuve de notre amour, qui était beau, sincère, et véritable. Alors peut être qu'elle n'aura pas la chance de vivre avec des parents unis et amoureux, mais une chose est bien sûre désormais : elle grandira avec un père présent et aimant. Elle mérite que je fasse cet effort là. Pour elle, et pour sa mère également, que j'aime encore plus que jamais à cet instant, malgré la séparation.

Je me levais alors de ma chaise, et m'approchais doucement de Thalia, ma main toujours sur son ventre, pour venir murmurer à l'intention de notre fille.

- Eh, petite puce, ça serait super gentil de ta part que tu laisses encore plus dormir ta maman, car sinon, elle ne va plus ressembler à rien, bien qu'elle est très belle avec des cernes.

Je regardais Thalia, qui n'avait qu'une envie : me tuer, mais gentiment. Comme avant. Les taquineries faisaient partie intégrante de nous.

- Tu sais Thalia, dis-je en me relevant, grâce à toi, et grâce à notre fille, je viens de prendre conscience d'une chose. Il faut que j'affronte mes peurs pour être le meilleur papa possible. Et même si j'échoue, j'aurais essayé, je ne l'aurais pas abandonné. Tu avais raison, tout à l'heure, il vaut mieux un papa qui soit présent mais qui galère, plutôt qu'un papa absent.

Lancé dans mon élan, je repris.

- Alors peut être qu'on ne se remettra jamais ensemble, même si je vais me battre pour que le contraire arrive, mais dorénavant, je peux te promettre une seule chose : quoiqu'il arrive, je serais toujours là pour elle, et pour toi aussi. Je ne veux pas passer à côté de la chance de la voir grandir...

Je n'espérais pas la reconquérir grâce à cette révélation, mais juste... la surprendre, tout simplement.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 3 Sep - 16:14



nathan ft thalia
Le cœur a ses raisons que la raison ignore, cette phrase me correspondait tellement. Il m'était impossible de ne plus aimer Nathan, mais il m'était impossible de lui pardonner entièrement. Cette douleur qu'il m'avait affligée il y a des années était toujours présente, je ne pouvais pas effacer où annuler ce qu'il avait était fait. Nous avons merdé tous les deux, enfin plus lui que moi, mais je n'avais pas était à la hauteur de le faire rester, de lui faire comprendre qu'un enfant ce n'était pas du poison comme il aurait pu le penser. J'aurais aimé être là pour le retenir, j'aurais dû faire ce qu'une femme aurait dû faire si elle aimait vraiment son amoureux. Cependant, il n'avait pas cherché à se rattraper de suite, il n'avait pas osé prendre les devants et avait laissé le temps couler avec ma grossesse. « Eh, petite puce, ça serait super gentil de ta part que tu laisses encore plus dormir ta maman, car sinon, elle ne va plus ressembler à rien, bien qu'elle est très belle avec des cernes ». J'affichais un sourire avec une moue choquée de ses propos, mais c'était plus pour rire qu'autre chose. Je voyais bien qu'il faisait des efforts, qu'il se donnait la peine de se rattraper et je trouvais sa adorable, hors ce n'est pas parce qu'il a parlé à sa fille que c'était gagné, loin de là. « Si elle pouvait te répondre, je suis sûre qu'elle t'enverrait chier et que tu n'avais qu'à être présent ». Lançais-je en levant mon regard vers lui en croisant ses yeux, je me rappelais le temps où je pouvais regarder ses yeux jusqu'à m'en perdre dedans. Le temps où j'avais une réponse au mot : bonheur et c'était son prénom. J'aurais pu tout faire par amour pour lui, tout quitter, changer, devenir quelqu'un d'autre et lui avait claqué des doigts et pouf, je redevenais seule et sans personnes. « Tu sais Thalia, grâce à toi, et grâce à notre fille, je viens de prendre conscience d'une chose. Il faut que j'affronte mes peurs pour être le meilleur papa possible. Et même si j'échoue, j'aurai essayé, je ne l'aurais pas abandonné. Tu avais raison, tout à l'heure, il vaut mieux un papa qui soit présent, mais qui galère, plutôt qu'un papa absent ». Je penchais ma tête sur le côté, ma vision des choses l'avait fait réagir, pour une fois que je sers à quelque chose. J'avais tellement envie de le prendre dans mes bras, de juste poser mes lèvres sur les siennes ne serait-ce qu'une seconde, revivre pour un court instant le bonheur, mais tout ceci était trop tôt où peut être trop tard. Je croisais mes doigts avant de les détendre et de frotter ma tempe à l'aide de mon index, je prenais en compte ses propos, ses excuses et tout ce qui suivait. « Je suis contente de t'avoir fait changer la vision des choses, hors tu aurais du y penser avant, ce n'est pas maintenant que tu aurais du me dire cela, mais je suis d'accord avec tes propos. Je veux juste que tu comprennes et que tu ressentes ce que j'ai vécu sans toi ». Lançais-je alors que je tournais ma tête vers le gérant qui apportait les commandes, un merci de la tête et j'attrapais la tasse entre mes mains avant de la porter à mes lèvres pour souffler dessus, entre temps, je jetais un coup d'œil vers Nathan, je ne pouvais pas ne pas le voir, j'étais obligé de le regarder de temps à autre. « Alors peut être qu'on ne se remettra jamais ensemble, même si je vais me battre pour que le contraire arrive, mais dorénavant, je peux te promettre une seule chose : quoiqu'il arrive, je serais toujours là pour elle, et pour toi aussi. Je ne veux pas passer à côté de la chance de la voir grandir... ». Mon ventre se serrait, le mot " jamais " résonnait en moi comme interdit. Ne jamais dire jamais, tout est possible alors que je lui en voulais énormément, tout se bousculait dans ma vie et on ne peut pas dire que je chôme, entre ma grossesse, ma maison et le reste, je n'ai même plus le temps pour quoi que ce soit. « Quoi qu'il se passe, notre fille sera notre paix. Tu veux assumer désormais, tu auras le droit d'avoir ta fille un week-end sur deux, tu l'auras quand tu voudras si on ne se remet plus ensemble. Je ne t'empêcherais jamais, jamais de voir ou de connaître ta fille, car, c'est grâce à toi si elle est là ». Lançais-je en souriant doucement avant de boire une petite gorgée et de croquer dans mon cookie.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 3 Sep - 19:04


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

Chaque homme a ses défauts, et je ne fais pas l'exception à la règle. Alors, oui, je l'avoue. Bien souvent, je suis trop jaloux. Il m'arrive rarement d'être calculateur, mais je reste très têtu. Je suis également dépensier, mais ça, c'est comme beaucoup de monde. Mais mes défauts qui me caractérisent le plus, et ce sont bien les pires en mon sens, c'est mon côté lâche, et mon impulsivité. Oui, j'ai fait une bêtise. Oui, je m'en veux énormément. Oui, la culpabilité me ronge. Mais est-ce une raison pour que Thalia me rabâche tout le temps la même chose ? Non. La colère montait petit à petit, et je me faisais violence pour la maîtriser. C'est bien la meilleure ici. Tout à l'heure, c'était elle qui m'en voulait, et qui me crachait un flot de paroles envenimés à la figure, et maintenant qu'elle était calmée, c'était moi qui avait envie de m'énerver. Reste calme, Nathan. Reste calme.

Pourtant, habituellement, je ne m'énerve pas dans ce genre de situation. J'ai plutôt tendance à partir au quart de tour lorsqu'on touche à quelqu'un qui m'est cher. Alors, pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? Je n'en sais rien. Surement car inconsciemment, je lui en veux. Oui, oui, je lui en veux d'être partie, de m'avoir laissé me démerder pendant des mois pour la retrouver, et je lui en veux de faire comme ci elle en avait rien à foutre. Certes, j'ai déconné, mais lors d'une séparation, chaque membre du couple a ses torts...

- Ouais, comme sa mère lorsque je l'ai retrouvée en fait, n'est-ce pas ?

J'affichais un petit sourire. Et tac. Tu veux jouer à ce jeu là, Thalia ? On va y jouer tous les deux, crois moi. Je veux bien accepter mes torts, les assumer, mais je ne veux pas non plus me laisser piétiner, et lui faire croire qu'elle a gagné le droit de tout me faire subir. C'est pas parce que j'ai fait une erreur monumentale que je dois oublier qui je suis. Nathan Liam Goldwinn. Un mec protecteur, qui tuerait pour ceux qu'il aime, qui a besoin d'être rassuré mais qui sait aussi se montrer froid, et qui n'a pas hésité à tirer un trait sur son géniteur.

Et pourtant, je sais qu'elle dit ça pour plaisanter, mais c'est plus fort que moi, la mayonnaise monte de plus en plus au fil de ses propos. J'inspirais un grand coup, avant de plonger mes yeux dans les siens, me rappelant le bon vieux temps. Après tout, si on y réfléchit, n'était-ce pas ainsi que j'avais réussi à la conquérir ? Je lui avais laissé le pouvoir durant quelques temps, elle avait eu tout loisir de m'humilier, me rabaisser, et de se moquer, puis j'avais pris le dessus, et là, c'était elle qui s'était retrouvée désemparée. Elle venait d'avoir le pouvoir quelque temps. A mon tour désormais.

- Tu m'as dit que tu en avais assez que je m'excuse donc je ne m'excuserais pas à nouveau pour ça.

Je remerciais alors le gérant qui venait de nous amener nos consommations. Je me suis alors assis de nouveau à ma place, et j'ai commencé à croquer dans le cookie, avant de boire une gorgée de mon chocolat chaud, pour me donner du courage.

- Mais tu sais, Thalia, on vit pas dans le monde des Bisounours, malheureusement. Je ne suis pas un super héros, un sur homme. J'ai fait, je fais, et je ferais des conneries comme tout le monde. J'suis qu'un être humain lambda sur cette planète, et comme tout humain, j'essaie d'être le meilleur possible, mais parfois, j'échoue.

Je bus une nouvelle gorgée de mon chocolat chaud, avant d'ajouter.

- Et tu sais, moi aussi j'ai souffert de ton absence. J'en ai passé des nuits blanches à tout tenter pour te retrouver, tellement le manque me bouffait.

Je ne disais pas ça méchamment. Je voulais juste qu'elle comprenne que j'ai beau être celui qui a le plus de torts dans l'histoire, j'étais également l'un de ceux qui avaient le plus souffert, de l'absence et de la cupabilité. J'ai bien failli devenir fou, et faire mille conneries. Si je suis encore là aujourd'hui, c'est grâce à mon frère, ma soeur, ma tante, et mon futur enfant, que je ne voulais pas abandonner une seconde fois. Et puis, aussi, grâce à l'espoir que j'avais de tout arranger avec Thalia.

- Et tu sais comment je t'ai retrouvée ? dis-je en poussant un petit rire. En fouillant un historique internet. Je suis tombé sur le site où tu as commandé ton billet pour Manchester, et ni une, ni deux, j'ai plié bagages,et j'ai tout plaqué pour te retrouver.

En silence, je me remémorais cette période. Je carburais au café, et une fois rentré du boulot, je cherchais durant des heures le moindre indice, la moindre piste. Jusqu'à l'aboutissement de nuits blanches incessantes.

- Alors tu vois, Thalia, tu pourras me faire tous les reproches de la terre si cela te chante, mais tu ne pourras pas dire que j'ai chômé durant ces mois d'absence. Parce que si je n'étais pas là, c'était avant tout car je n'arrivais pas à retrouver ta trace, et on ne peut pas dire que tu m'y as beaucoup aidé.

Malgré ma colère, je restais étonnement serein, parlant d'un ton calme. Cependant, j'insistais sur chaque mots pour qu'elle comprenne bien leur impact.

- La lutte sera surement sans fin pour espérer un retour du toi et moi, mais comme tu dis, notre fille sera notre moment de paix, notre armistice. Et je ne peux que t'être reconnaissant pour ça. Grâce à toi, enfin plutôt grâce à elle, j'avais une raison de me battre tous les jours, une raison de ne pas sombrer dans le néant. Notre fille m'a sauvée, Thalia. Tout simplement.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Ven 5 Sep - 16:02



nathan ft thalia
« Ouais, comme sa mère lorsque je l'ai retrouvée en fait, n'est-ce pas ? ». Je roulais des yeux, Nathan commençait à montrer son côté impulsif, je n'étais pas étonnée puisque je savais pertinemment qu'il allait le montrer un jour ou l'autre. Je ne faisais même pas attention à sa petite pique qui était fade, faible même et croquer de plus bel dans mon cookie, mais décidait tout de même de ne pas le laisser s'en sortir de cette façon. « Exactement ! C'est bien, tu vises juste ». Lançais-je simplement avec un petit sourire ironique sur mes lèvres, tout en le fixant pendant que je buvais une gorgée de mon chocolat chaud, décidément, nous étions calmes, mais on perdait vite notre sang-froid, ça allait devenir un jeu auquel on aimait jouer, mais qui allait vite nous énerver enfin surtout moi en réalité. « Tu m'as dit que tu en avais assez que je m'excuse donc je ne m'excuserais pas à nouveau pour ça ». Je soufflais doucement, reste calme Thal', ne marche pas dans son jeu, mais c'est plus fort que moi. Il essaye de vouloir s'énerver alors qu'il peut s'en prendre qu'à lui-même, c'est lui le connard dans l'histoire et c'était moi la victime. « Et bah ne t'excuses pas, j'en ai rien à foutre de tes excuses Nathan, si tu savais comment je m'en fous royalement ». Lançais-je en riant tout en faisant des gestes pour suivre mes paroles, fallait que je lui montre qu'avec ou sans lui, je m'en sortirais aussi bien et qu'il ne doit pas se forcer à rester là s'il n'en a pas envie. « Mais tu sais, Thalia, on vit pas dans le monde des Bisounours, malheureusement. Je ne suis pas un super-héros, un sur homme. J'ai fait, je fais, et je ferais des conneries comme tout le monde. J'suis qu'un être humain lambda sur cette planète, et comme tout humain, j'essaie d'être le meilleur possible, mais parfois, j'échoue ». Je l'écoutais par politesse, car, j'étais bien élevée, mais la façon dont il me parlait commençait sérieusement à me taper sur le système, il ne se laissait pas faire ce qui était normal, et je comprenais ce qu'il disait, hors moi ça me faisait plus rire qu'autre chose. Je fermais les yeux, inspirais fortement et le regardais ensuite. « Et quand tu échoues, tu échoues bien .. D'un côté tant mieux, car, tu ne fais pas les choses à moitié ». Dis-je en croisant mes bras sur ma poitrine en le regardant avec une petite lueur de colère dans mes yeux, ça va de soit. Il n'allait pas s'en sortir si bien, il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus. « Et tu sais, moi aussi, j'ai souffert de ton absence. J'en ai passé des nuits blanches à tout tenter pour te retrouver, tellement le manque me bouffait ». J'explosais de rire, en plein dans sa face. Maintenant il joue le caliméro, il me fera toujours rire lui. Je posais mon dos contre le dossier de la chaise en grattant ma nuque et en faisant craquer celle-ci avant de bien m'étirer afin que mes muscles craquent et se détendent. « T'avais qu'à pas merder, t'avais qu'à réfléchir et ne t'aurais pas passer des nuits blanches à souffrir si tu avais fait les choses bien monsieur le professeur ». Lançais-je en secouant mon nez doucement et de croquer pour la dernière fois dans mon cookie, délicieux au passage et de boire une nouvelle gorgée de chocolat chaud, plus on parlait et plus j'avais l'impression que la discussion s'envenimait de plus en plus, je soufflais d'exaspération. « Et tu sais comment je t'ai retrouvée ? ». Je regardais Nathan en fronçant mon sourcil. « En fouillant un historique internet. Je suis tombé sur le site où tu as commandé ton billet pour Manchester, et ni une, ni deux, j'ai plié bagages,et j'ai tout plaqué pour te retrouver ». Je l'applaudissais en souriant ironiquement, bravo ! Il avait pris la peine de vouloir me retrouver, je devrais peut-être le féliciter pour cet effort énorme qu'il a dû faire. « Heureusement que tu m'a retrouvée, quel père tu serais si tu m'avais laissée en plan ? Et ne compte pas sur ça pour m'amadouer .. T'es parti pour en baver, à ton tour de bien souffrir jusqu'à vouloir te pendre ». Lançais-je de façon froide et cruelle avec une petite dose de méchanceté dans mes mots, certes j'y allais un peu fort là .. Je devrais peut-être contrôler mes paroles, car, d'un côté, il avait quitté Paris pour me retrouver, hors non, il ne fallait pas qu'il m'amadoue aussi facilement, ce n'était plus comme ça maintenant. Certainement, la grossesse qui me fait comprendre que désormais, plus personne me marchera dessus malgré ma naïveté. « Alors tu vois, Thalia, tu pourras me faire tous les reproches de la terre si cela te chante, mais tu ne pourras pas dire que j'ai chômé durant ces mois d'absence. Parce que si je n'étais pas là, c'était avant tout car je n'arrivais pas à retrouver ta trace, et on ne peut pas dire que tu m'y as beaucoup aidé ». Je tapais mon front avec la paume de ma main amusée, oui, c'était clair : il me ferait toujours rire. Je souriais de force. « Tu aurais peut-être voulu que je t'appelle pour te dire mon départ ? Je te signale monsieur le professeur que si j'ai quitté Paris, c'était pour ne plus te voir, pour ne plus ressentir le moindre sentiment que j'ai à ton égard, pour éviter de me manger encore et encore des murs, je suis assez brisée comme ça ». Lançais-je en regardant Nathan pour lui faire comprendre encore une fois qu'il m'avait détruite, que de sa faute, j'avais perdu toute confiance envers les hommes. « La lutte sera surement sans fin pour espérer un retour du toi et moi, mais comme tu dis, notre fille sera notre moment de paix, notre armistice. Et je ne peux que t'être reconnaissant pour ça. Grâce à toi, enfin plutôt grâce à elle, j'avais une raison de me battre tous les jours, une raison de ne pas sombrer dans le néant. Notre fille m'a sauvée, Thalia. Tout simplement ». Enfin un sujet sur lequel on s'entend bien, le sujet le plus important en fait : notre merveilleuse petite fille qui ne devrait tarder à pointer le bout de son nez, il avait raison cette fois, notre fille sera notre drapeau blanc. Grâce à elle, on se verra au moins quelques fois par semaine, et c'était largement suffisant. « Effectivement, notre fille nous aidera à nous entendre si on ne se remet plus ensemble ! Et même si tu doutes, enfin je me doute que tu doutes .. Tu feras un bon père, enfin, j'espère ». Dis-je en terminant mon chocolat
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Dim 7 Sep - 0:32


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

La mayonnaise montait, la situation s'envenimait, et au fil de notre discussion mouvementée, j'avais l'impression de retrouver le bon vieux temps. C'est fou, ça ! Nous sommes tous les deux relativement impulsifs, moi plus qu'elle je l'avoue, et ça peut se dégrader en quelques secondes. J'ai juste appris que dans la vie, il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, sinon, ça offre aux autres la possibilité de te détruire, et de te rabaisser plus bas que terre. A l'époque où je vivais dans le monde "bisounours", j'étais retombé sur Terre à cause de mon père. L'humiliation et la déception avaient été tellement fortes que je ne voulais plus jamais revivre ça de ma vie. Et pour l'éviter, autant monter les crocs.

Et pourtant, évidemment que je l'aime, Thalia. Evidemment que je préférerais être tranquillement, dans notre appartement, à Paris, avec elle dans mes bras en cette soirée, mais puisqu'il en est ainsi, autant crever l'abcès un bon coup. Autant se balancer à la figure tout ce qu'on a à ce balancer. D'autant que lorsqu'elle s'énerve, c'est moi qui peut reprendre le pouvoir en un instant. J'ai déjà ma petite idée en tête pour la surprendre. Winter Thalia Campbell, attends toi à tout !

- C'est cela oui, à d'autres.

Genre elle n'en a rien à foutre de mes excuses ? Elle ne demande que ça, au contraire ! Elle n'arrivera pas à me faire croire qu'elle n'en veut pas. Thalia, toi et moi on a vécu ensemble durant 6 ans, et je peux te dire que je te connais mieux que je te connais toi même.

- Eh oui, je n'ai jamais fait les choses à moitié. Mais c'est ce qui te plaît chez moi, non ?

J'arcquais un sourcil, fier de moi. J'avais visé juste, puisqu'elle ne savait visiblement plus quoi répondre. La seule chose qui bougeait encore sur son visage était cette petite lueur de colère qu'elle avait encore dans le creux des yeux. Mon plan fonctionnait à merveille.

- Mais oui, bien sûr. On est tous parfaits, toi la première, n'est-ce pas ?

J'allais l'agacer encore plus. Bonne chose pour mon plan. De quoi est-ce que je parle ? Oh, vous comprendrez bien vite. Elle ne va pas en revenir, la petite Thalia, je peux l'assurer

- Eh bien j'aurais été un père absent... En même temps, tu ne m'as pas laissé le temps de me rattraper ! Jamais tu t'es dit que j'avais surement réagi sur le coup de la surprise, de la peur et de la fatigue ? Non. T'as même pas essayé de me comprendre, t'as direct fais ta valise et tu t'es cassée. Au final, j'arrive plus à savoir, c'est qui le fugitif de nous deux ?

Là, elle va me tuer sur place de son regard, c'est sûr. Pour ma part, je suis toujours aussi calme et serein que tout à l'heure. Enorme qualité, je le sais. Je pourrais balancer et anéantir une personne avec mes mots tout en gardant le sourire. Je m'aime, parfois.

- C'est bien ce que je disais, tu as fuis tes sentiments, tu as fuis notre vie, tu as fuis toi aussi. Alors on est autant fautifs l'un que l'autre dans l'histoire.

Alors que j'avalais la dernière gorgée de mon chocolat chaud, et mangeait mon dernier bout de cookie, je me levais, et me plaçais face à elle.

- Je te remercie pour ton compliment Thalia, mais tu sais, ça ne change rien.

Je m'approchais alors d'elle, avant de dire, en la regardant droit dans les yeux.

- Moi j'ai su reconnaître mes erreurs, chose que toi tu ne feras jamais. Pourquoi ? Car les gens n'ont pas le droit à l'erreur avec toi. Tout le monde doit être parfait, comme madame le désire. Mais parfois la situation nous échappe. Comme là.

Ni une, ni deux, je me penchais vers elle, et je l'embrassais, tout simplement. Elle ne s'y attendait pas, ça c'est sûr. Là venait le paroxysme de mon plan. Je prolongeais le baiser quelques secondes, avant de me reculer d'elle.

- Je n'ai pas fini de te surprendre, Thalia Campbell.

Alors qu'elle restait totalement bouche-bée, je sortis quelques pièces de monnaie de ma poche, les posais sur la table pour payer nos consommations, attrapais ma veste et la laisse de mon chat, tout en marchant vers la sortie.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mar 9 Sep - 14:27



nathan ft thalia
« Eh oui, je n'ai jamais fait les choses à moitié. Mais c'est ce qui te plaît chez moi, non ? ». Je pouffais de rire, la conversation me soulait plus qu'autre chose, il m'insupportait et ce n'était que le début ! Pour qui se prenait-il ? Il osait retourner sa veste se faisant passer pour une victime, non, mais la blague quoi ! « Qui me plaisait, ne confond pas passé et présent s'il te plaît ». Dis-je en souriant ironiquement avec un clin d'œil, s'il voulait jouer, on allait jouer. Je n'avais peur de rien et ce n'est pas un imbécile de première qui va me dire quoi faire et vouloir avoir le dernier mot. Ne cherche pas Nathan, tu ne t'en sortiras pas comme ça, crois-moi. « Mais oui, bien sûr. On est tous parfaits, toi la première, n'est-ce pas ? ». Je grognais de l'intérieur, j'avais envie d'exploser et de lui foutre mon poing dans sa putain de gueule ! Il savait très bien comment faire pour me rendre folle et il prenait un malin plaisir à me le faire à cet instant, hors j'avais décidé de rester calme, pourquoi m'énerver hein ? Ça lui ferait trop plaisir et ce n'est pas ce que je voulais, je voulais qu'il continue à se ridiculiser surtout que là, il le faisait bien. « Eh bien j'aurais été un père absent... En même temps, tu ne m'as pas laissé le temps de me rattraper ! Jamais tu t'es dit que j'avais surement réagi sur le coup de la surprise, de la peur et de la fatigue ? Non. T'as même pas essayé de me comprendre, t'as direct fais ta valise et tu t'es cassée. Au final, j'arrive plus à savoir, c'est qui le fugitif de nous deux ? ». Je secouais la tête en riant nerveusement et étant étonnée, limite choquée même. Je le regardais l'air de dire " t'es sérieux là ? " Avant de souffler, là, il commençait à trop vouloir paraître intelligent. « Ta gueule Nathan ! J'ai dit de fermer ta gueule, car, là, tu te ridiculises ! Non, je ne me suis pas dit que tu avais réagi sur un coup de tête puis ton regard ce soir-là m'a limite transpercée en plein cœur ! Mon départ à Manchester est la meilleure chose qui me soit arrivée jusqu'à ce que tu reviennes dans ma vie .. Alors oui, je suis fugitif, mais toi, tu es un connard, tout comme ton père ». Lançais-je en le regardant plein de colères, s'il voulait la guerre, il allait l'avoir. Je ne supportais pas qu'il retournait la faute contre moi, c'était de sa faute, entièrement de la sienne et non de la mienne : Goldwinn, tu es un bouffon, mais tu le sais déjà. « C'est bien ce que je disais, tu as fuis tes sentiments, tu as fuis notre vie, tu as fuis toi aussi. Alors on est autant fautifs l'un que l'autre dans l'histoire ». Je serrais les lèvres et les poings, je réfléchissais à ma fille, il ne fallait pas que je m'énerve, déjà qu'elle ne me laissait pas dormir alors il ne fallait pas que je l'énerve encore plus. Je croisais mes bras sur ma poitrine faisant celle qui ne comprenait pas, qui n'avait pas écouté et regarder autour de moi, bravo, on se donne en spectacle. « Moi j'ai su reconnaître mes erreurs, chose que toi tu ne feras jamais. Pourquoi ? Car les gens n'ont pas le droit à l'erreur avec toi. Tout le monde doit être parfait, comme madame le désire. Mais parfois la situation nous échappe. Comme là ». Je reculais alors qu'il se trouvait face à moi, quest-ce qu'il allait faire ? Je posais mes deux mains sur son torse, mais son poids comparé au mien servait à rien, c'est à ce moment-là qu'il posait ses lèvres sur les miennes, pendant une seconde, je me laissais aller, mettant presque ma main autour de sa nuque pour intensifier ce baiser, mais heureusement que ma conscience m'ait réveillée avant, je le poussais en le fusillant du regard. « Je n'ai pas fini de te surprendre, Thalia Campbell ». Il partait et moi, je restais là, bouche bée encore tellement que je m'y attendais pas. Qu'est-ce qui m'avait pris ? J'ai faillis devenir faible et tout ça pour un pauvre baiser qui ne servait à rien ? Non, j'étais bien plus fort que ça. « Nathan, attends ». Dis-je en me levant tel une baleine pour le rejoindre dehors, on se trouvait à quelques mètres du Starbucks et je m'arrêtais devant lui. « Je n'ai aucune erreur à me faire pardonner, c'est toi le connard dans l'histoire, mais ce baiser ne m'a même pas atteint ». Lançais-je en faisant volte-face pour partir avant de me retourner et de le gifler d'un coup sec, bien fort. « Au fait, ne me touche plus ! Ne recommence jamais ce que tu viens de faire car, moi aussi je pourrais te surprendre, mais pas dans le positif .. Bouffon va ». Je tournais les talons et marchais pour rentrer.
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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Mer 10 Sep - 22:09


Cette sensation qui me dépasse, qui me rendra fou, je ne sais pas comment la maîtriser, je n'ai qu'une envie, être avec toi, et que tout ce que j'ai fait soit oublié... Winter & Nathan.

Le passé revient toujours au galop

- Madame serait-elle énervée ?

Je souris à nouveau, fier de moi. Savourer cette petite vengeance est une petite victoire personnelle. Même si j'ai merdé, Thalia m'a fait tourner bourrique quelques mois, à mon tour désormais. En plus, son énervement montre qu'elle n'est pas totalement indifférente. Elle prend la peine de se justifier, d'essayer de jouer les madames. Ça ne marche pas avec moi. Et même si elle tente au maximum de masquer son état, je la connais assez pour savoir qu'elle bouillonne de l'intérieur en ce moment même. Mais par fierté, elle ne montre rien. Cette femme est un véritable plaisir à décrypter.

- Oh oui, tu es énervée. Déjà, tu sais, ma belle, si j'ai appris à parler, c'est pas pour rien. Ensuite, je t'ai déjà expliqué pourquoi j'avais réagi comme ça.

Thalia s'aventurait cependant dans un terrain dangereux : mon père. Moi, comme lui ? Ça se voit qu'elle n'a jamais vécu avec lui, ou plutôt sans lui. Ça se voit qu'elle n'a jamais vécu une trahison et un abandon paternel. Je peux le garantir !

- Quant à mon père, si vraiment tu veux que je sois un connard comme lui, je peux te garantir que dans 6 mois maximum tu es au cimetière.

Dure façon de parler, mais je voulais surtout qu'elle comprenne. Mon père fait partie de la pire espèce d'hommes au monde, et je reste persuadé que même si elle n'a plus de sentiments pour moi - ce qui m'anéantirait - elle ne voudrait pas que le père de sa fille soit ainsi.

- Mais notre fille a bien de la chance, son père ne sera pas ainsi. Je serais gentil, drôle, respectueux, protecteur, et surtout, surprenant, comme à cet instant.

Et c'est alors que mes lèvres se sont plaqués sur les siennes, retrouvant ainsi le bonheur perdu jadis. Même si j'aurais bien voulu, je n'ai pas prolongé le moment, savourant juste ces quelques secondes de bonheur.

Puis je suis parti, simplement, la laissant là, surprise. Bien évidemment, je me doutais qu'elle me poursuivrait, et qu'elle me giflerait surement. Elle est comme ça, Thalia. Elle veut qu'on la surprenne mais elle ne supporte pas d'être surprise. Cette fille est un casse tête et c'est ainsi que je l'aime.

- Comme quoi, c'est beaucoup plus facile de me traiter que d'avouer que t'as aimé ça. Je ne t'en veux pas, va. A bientôt, Thalia.

Je l'ai salué de la main, et j'ai tracé ma route, mon chat dans les bras.
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: le passé revient toujours au galop - nathan l. goldwinn   Jeu 11 Sep - 18:19



nathan ft thalia
La tension montait, on se parlait, mais ce n'était pas une discussion calme, même si on ne s'énervait pas, le ton méchant était présent. Je ne sais même plus quoi faire, quoi lui dire, car, je reviens toujours vers lui malgré ma réticence. Tout devenait très serré dans mon cas, s'il savait .. Je ne pense pas qu'il apprécierait, comment annoncer une nouvelle fracassante ? Lui qui faisait tout pour se rattraper, il allait devoir redoubler d'efforts. « Comme quoi, c'est beaucoup plus facile de me traiter que d'avouer que t'as aimé ça. Je ne t'en veux pas, va. A bientôt, Thalia. ». Je le haïssais de l'intérieur, car, il avait raison totalement raison. « Même pas vrai ». Lançais-je alors qu'il partait, je partais de mon côté avant de m'arrêter net et de me retourner, d'ailleurs lui aussi se retournait au même moment et je filais comme une flèche pour l'embrasser à mon tour, une question de spontanéité, je l'embrassais doucement avant de rompre le baiser. « Effectivement, j'ai bien aimé .. Hors ce n'est pas assez ». Un petit clin d'œil et je partais de mon côté pour rentrer chez moi et me reposer.

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