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 Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian

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MessageSujet: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Ven 29 Aoû - 21:20


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

Lorsque je suis parti à Manchester, encouragé par mon frère et ma soeur, ils m'ont promis de me rejoindre bien vite. Il est vrai que je me vois mal continuer de vivre sans eux, et c'est toujours plus facile avec un membre de la famille... Nous avons toujours été très fusionnels tous les trois. Nous nous sommes quelques peu réunis à cause des drames et changements qui nous ont frappés. Le divorce de nos parents, l'abandon de notre mère, le déménagement en France, le suicide de notre mère... Si nous avons su affronter ces épreuves, c'est parce qu'on était ensemble. J'en suis persuadé.

Alors c'est avec joie que je m'apprétais à chercher mon frère à l'aéroport. Il venait de m'informer de son arrivée, et j'en étais très heureux. Les choses n'étaient pas faciles pour moi ici : J'ai débarqué dans une ville inconnue, j'ai essayé de reconquérir mon ex, et j'ai continué à m'embrouiller avec la soeur de celle-ci. En plus, je n'avais pas encore repris le boulot et j'avais tendance à m'ennuyer... Heureusement, grâce à lui, les choses seront bien meilleures désormais. Je n'avais qu'une envie : le serrer dans mes bras.

Mais auparavant, j'avais garé ma voiture sur le parking, et j'étais rentré dans l'aéroport, le recherchant du regard. Où se cachait-il...
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Ven 29 Aoû - 22:15

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas vu mon frère, enfin quelques mois serait une affirmation un peu plus appropriée et Nathan me manquait. Je me faisais du soucis pour lui, il n'était pas au top de sa forme lorsqu'il est parti de Paris, il s'en voulait pour la façon dont il avait traité son ex-petite amie et il venait ici dans le but de la reconquérir. Il galère énormément et je crois que Winter n'est pas prêt à lui pardonner. Dans cette histoire, je leur donne raison à tous les deux, c'est un peu compliqué. Attention, je ne cautionne pas le fait que mon frère ait abandonné Winter, mais je comprends ce qui l'a poussé à le faire, il a eu peur. Notre père nous a laissé tomber et il avait peur de reproduire le même schéma, alors il est parti avant...avant qu'il ne soit trop tard. Et bien sûr, la réaction de Winter est compréhensible, à tel point que j'ai réprimandé Nathan et ma soeur, ma tante et moi l'avons incité à retrouver Winter et à la rejoindre, mais il n'en demeure pas moins que nous ne voulions pas l'abandonner, j'adore mon frère, je ferais tout pour lui. Voilà pourquoi je débarque à Manchester, avec armes et bagages comme on dit. J'ai quitté tout ce qui faisait ma vie à Paris pour en commencer une nouvelle ici.

J'avais envoyé un message à Nath' pour lui dire que j'arrivais et sa joie était palpable, même à travers un téléphone, il était aussi heureux de me voir que moi je l'étais de venir. Je me doutais bien qu'il allait mettre un peu de temps avant d'arriver, alors je suis allé dans un des nombreux cafés qui se trouvaient dans l'aéroport. De là où j'étais je pouvais voir le flot ininterrompu des  gens qui arrivaient et partaient ainsi que ceux qui venaient chercher d'autres personnes. Je vis mon frère avant qu'il ne me voit. Il semblait me chercher. Je terminais mon café et m'approchais discrètement derrière mon aîné, j'avais laissé ma valise au café...oui, mon frère se trouvait à quelques pas de moi, mais l'aéroport était si plein que c'était réellement difficile de trouver quelqu'un. Sans prévenir, je sautais sur le dos de mon frère.

- Saluuuuuuut ! Je suis content de te voir bro.

Je mettais les bras autour du cou de mon frère et posais ma tête sur son épaule. La position n'était pas très confortable et c'était loin d'être discret, ce n'est pas courant de voir un gaillard de vingt-deux ans sauter sur le dos d'un autre type, mais je n'y pouvais rien, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu mon frère et j'étais heureux de le retrouver.
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Sam 30 Aoû - 0:01


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

Je n'avais jamais été séparé de mon frère si longtemps, alors, pour une première, j'avais un peu de mal à accepter. D'autant que ma vie partait carrément en cacahuète : J'étais désormais séparé de ma petite amie, qui avait partagé ma vie 6 ans durant ; tout ça car j'avais réagi comme un gros con. L'art de tout foutre en l'air, ça doit être une caractéristique des Goldwinn ! Notre père a bien su briser un mariage et une famille pour une histoire de cul, c'est pour dire... A vrai dire, je ne sais même pas s'il s'est marié avec cette femme qui fut notre nounou, et honnêtement, je m'en fiche comme de mes premières chaussettes. Il vit sa vie, je vis la mienne, ça n'a pas d'importance, et pourtant, à cause de lui, j'arrive quand même à tout gâcher. S'il n'était pas parti du jour au lendemain, je ne serais pas devenu si méfiant, et je serais toujours avec Thalia, car je n'aurais pas douté de mes capacités à devenir père. J'avais été aussi lâche que lui, et au fond, j'espérais de tout cœur que mon petit frère ne suivrait pas le même chemin que moi sur ce point là.

J'ai toujours un instinct protecteur envers lui, et ce, depuis toujours. Quoi de plus normal, c'est notre petit frère, à Elise et moi, le cadet de la famille, celui qui avait 12 ans lorsque notre père est parti, et 13 ans lorsque notre mère est décédée. Deux chocs en si peu de temps qui ont été difficiles à accepter, et encore plus pour lui. Au moins, ces épreuves nous ont soudés. Même si on s'embrouille parfois, je sais qu'on sera toujours là l'un pour l'autre. On dit toujours que nul ami ne vaut un frère et ce proverbe est bien vrai...

J'étais justement en train de le chercher dans l'aéroport, en observant le vas et viens des gens, les joies des retrouvailles, la tristesse des départs, et en écoutant les voix robotisées qui annonçaient les prochains vols et embarquement. Pas de trace de Sebastian. Mais où peut-il bien être... Dans tout ce monde, autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Je fouillais alors la poche de mon jean, pour sortir mon Galaxy S4 (de la marque Samsung évidemment) lorsque je sentis quelqu'un me sauter sur le dos. Un peu surpris, je lâchais mon téléphone, qui heureusement retourna dans ma poche. Une seule personne pouvait faire ça, et lorsque j'entendis sa voix, la confirmation de son identité sonna comme une évidence.

- Tu m'as fait flipper grand fou !

Et c'est ainsi que l'on s'est retrouvés dans l'aéroport de Manchester, dans une position très inconfortable, au milieu des gens qui observaient un gaillard de vingt deux ans - oui, l'âge, ils l'ignorent - accroché sur mes épaules. Un énorme éclat de rire se fit alors entendre, de ma part et de la sienne. C'était notre façon à nous de nous dire bonjour. Dans la famille, on a toujours été un peu tactiles : c'est à dire qu'on peut se tomber dans les bras pour n'importe quelles raisons.

- Mais sinon, moi aussi je suis heureux de te voir, tu m'as manqué, bro.

Je laissais mon frère redescendre sur terre, et je me retournais pour le serrer dans mes bras. Une accolade mêlée de joie, mais également d'émotions. Une accolade de retrouvailles. Désormais, il est là, et je le répète, avec lui, tout sera nettement plus simple...
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Sam 30 Aoû - 14:13

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
Je sais, je sais, sauter sur le dos de son frère, c'est mignon à trois ans, mais à vingt-deux c'est un peu limite. Honnêtement, je me moque complètement de ce que peuvent penser les gens. Mon frère m'a manqué, je suis content de le revoir point. De toute façon, j'ai toujours été quelqu'un de très tactile, j'aime prendre mon frère ou ma soeur dans mes bras, comme ça, sans raison, parce que je les aime tout simplement, c'est pareil avec mes amis. Je suis câlin et tactile, un vrai bisounours. J'étais toujours sur son dos, il n'avait pas eu besoin que je parle pour savoir que c'était moi, parce qu'il n'y avait pas grand monde qui aurait pu le saluer de cette manière. Au bout d'un moment, il se mit à rire, non sans m'avoir dit auparavant que je l'avais fait "flipper". J'eus un petit sourire amusé et je le rejoignis dans son éclat de rire.

- Qui ? Moi ? Oh ce n'était pas du tout l'effet escompté.

Bon d'accord, peut-être un peu, mais ce n'était pas méchant, juste taquin. Je descendis du dos de mon frère, il se retourna et me pris dans ses bras pour une accolade fraternelle. Je resserrais mes bras autour de lui et fermais les yeux en souriant pour apprécier ce moment. Je me jurais que plus jamais je ne resterais loin de lui aussi longtemps. Depuis que je suis môme, mon frère a toujours été mon modèle, celui auquel je voulais ressembler et même s'il a un peu déraillé récemment, cela n'a pas changé mon opinion à son propos.

- Toi aussi tu m'as manqué Nath'. Ah oui, au fait, pendant que j'y pense, Elise et Tatie m'ont dit de te transmettre leur bonjour. Elles espèrent que tu prends soin de toi et que tout se passe bien pour toi. Voilà, message transmis. Maintenant, à nous. Je reviens, je vais récupérer ma valise et après on s'en va d'ici d'accord ? Parce que ce n'est pas vraiment un endroit calme pour discuter.

Joignant le geste à la parole, je me dirigeais vers le café où j'étais quelques minutes plus tôt puis je récupérais mes affaires, je revins ensuite près de Nathan.

- Alors, on y va ? Tu es garé où ?

Tandis que je parlais avec mon aîné, je m'interrogeais, devais-je lui dire la réelle raison de ma rupture avec mon petit ami ? Après tout, lorsque j'avais annoncé à ma famille que lui et moi on se séparait, j'étais resté très évasif, mais je suis certain que mon frère et ma soeur n'ont pas été dupes, ils me connaissent trop bien. Si jamais j'avouais tout à Nath, il faudrait que je planque toutes les battes de base-ball ou tout autre objet contondant pour éviter qu'il prenne un avion pour Paris et qu'il aille dire à mon ex sa façon de penser. Je ne veux pas que ça arrive, parce que malgré ce qu'il s'est passé...je l'aime encore. Je sais, je suis irrécupérable.

- Au fait, je n'ai pas prévu de chambre d'hôtel, ça ne te déranges pas que je squatte chez toi le temps de me trouver un appart' ? J'ai laissé Pito à Paris, je l'ai donné à l'Institut où je travaillais, j'avais peur qu'il ne s'entende pas avec ton chat..
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Sam 30 Aoû - 17:22


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

Qu'est-ce que je serais aujourd'hui sans eux ? Je n'en sais rien. Mon frère et ma soeur sont ma joie quotidienne, ma priorité, et ma bataille. En tant qu'aîné, j'ai toujours eu besoin de les protéger, comme un père en fait, vu que le notre s'était tiré sans scrupules, je l'ai un peu remplacé dans ce rôle. Qu'importe, là, pour le moment, il se trouve sur mes épaules, en plein milieu de l'aéroport, et les gens nous regardent. S'ils savaient comme je les emmerde ! Dans notre famille, on s'aime, et on se le montre ! On a toujours fonctionné ainsi et c'est pas parce qu'on est à Manchester désormais qu'on va changer notre façon d'être.

- Tu parles ouais, t'avais surtout envie de filer une crise cardiaque à ton bon vieux frangin !

Notre éclat de rire ponctuait nos retrouvailles, et en silence, je me jurais qu'on ne serait plus jamais séparés si longtemps. J'ai besoin de lui, plus que tout. L'accolade qui suivit nos retrouvailles "dos à dos" était sincère, et nous en profitions tous les deux. Quelle joie de retrouver son p'tit frère !

- Oh, je les appelerais tantôt, ça fait un moment que je ne leur ai pas donné de nouvelles. Elise t'a parlé de quand elle allait pouvoir nous rejoindre ou pas ? J'ai hâte de pouvoir serrer ma petite soeur dans mes bras tout comme toi. Ca me fait du bien de te savoir ici, frangin.

Je savais que Sebastian me prenait pour son modèle depuis tout petit et cela me flattais, mais m'intimidais également. J'espérais de tout coeur que jamais il ne reproduirait les mêmes erreurs que moi. J'espérais également qu'il ne serait jamais aussi lâche que moi, et qu'il saurait toujours affronter ses responsabilités, sans faillir, et sans repenser au passé. Au début, j'avais peur de l'avoir déçu, à cause de mon comportement. Mais heureusement, lorsque c'est arrivé, lorsque j'ai faibli, et que j'ai tout perdu, Sebastian et Elise ont su me donner la force de me battre. Je n'ai pas perdu cette étincelle qui brille dans les yeux de mon petit frère lorsqu'on est ensemble, et ça, c'est un beau cadeau. Notre tante, celle qui a été comme notre seconde maman, m'avait également encouragé. Tatie Claire comptait beaucoup aussi pour moi. Un jour, j'irais lui rendre visite à Paris, et si Elise ne déménage finalement pas, j'en profiterais pour la voir aussi. Je n'ai plus beaucoup de famille, alors, pour ce qu'il en reste, c'est sacré !

Sebastian venait de récupérer sa valise, et nous nous dirigions vers la sortie. Heureusement pour lui, j'avais trouvé une place assez près de la porte, une chance inouie. Je lui désignais alors du doigt ma place de parking, où était garée ma voiture - une mini cooper rouge, la classe non ? - et nous rejoignimes l'endroit assez vite. J'ouvris alors le coffre pour qu'il puisse y mettre ses bagages, et je pris place à droite, au volant. Eh oui ! Ici, on est chez les British, on roule à gauche grâce au volant placé à droite. Au début, c'est difficile à s'habituer, mais finalement, on s'y fait. J'oserais même dire que je ne saurais plus conduire normalement en France, tant s'est devenu automatique pour moi. Mon frère s'installa à ma gauche, j'allumais l'autoradio pour mettre un petit fond musical - 30 seconds to mars évidemment, leur album This is war - et je conduisais au son de la musique, réflechissant à un endroit où on pourrait se poser pour discuter, au calme.

- Si tu veux, on peut aller à l'appartement, et on se posera dans le canapé avec les bons muffins que j'ai préparé, comme ça, on se racontera tout ce qui s'est passé dans nos vies, t'en penses quoi ?

J'espérais qu'il m'avoue enfin la vérité pour son ex petit ami, car la version qu'il nous avait donné, à Elise et moi, pour expliquer leur rupture, m'avait laissé perplexe. Mais avant, je devais le rassurer quant à son logis.

- Et puis tu pourras sortir tes bagages aussi, t'installer, bref, faire comme chez toi, parce que j'ai quatre chambres et que c'est bien trop grand pour moi seul !

Je tournais la tête alors deux secondes vers lui, affichant un large sourire. Je pense que je venais de répondre à sa question...
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Sam 30 Aoû - 18:54

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
Oh, une chose que j'ai oublié de préciser. Toutes mes paroles, depuis mon arrivée à l'aéroport, sont en français, c'est sans doute pour cela que les gens me regardent un peu de travers, ils doivent certainement se dire "ces français, aucune tenue". Vous ais-je dit que j'adorais embêter le monde ? Enfin bref, l'avis des autres sur ma personne m'importe peu, les seuls avis qui comptent sont ceux de mon frère et de ma soeur, je sais que je serais très malheureux si je les avais déçu par l'une ou l'autre de mes actions. Je pris un air tout innocent pour lui répondre.

- Moi ? Oh comment peux-tu me prêter de telles pensées ? Non, je n'ai jamais voulu te faire avoir de crise cardiaque voyons...après ça coûterait cher en hospitalisation et tout...ce serait pénible.

Non, mais vous plaisantez ! Si mon frère passait l'arme à gauche, je serais à ramasser à la petite cuillère. Je ne préfère même pas y penser. Il m'informa qu'il appellerait notre soeur et notre tante dans l'après-midi. Il avait plutôt intérêt en effet, sinon il en entendrait parler jusqu'au nouvel an. J'eus un petit sourire amusé.

- C'est une excellente idée et n'oublie pas de le faire, parce que sinon, tu les connais, elles seraient capable de rappliquer là toutes les deux pour savoir ce qu'il se passe. Et bien en fait, Elise m'a dit qu'elle ne savait pas vraiment quand elle allait arriver, elle ne pouvait pas me donner de date précise, il lui reste encore deux ou trois choses à régler et elle a ajouté que c'était bien que j'y aille "en éclaireur", ce sont ses termes. Moi aussi ça me fait du bien de te voir. Il était temps que je parte, que je me change les idées.

Stop Sebastian, n'en dit pas trop, change de sujet, ne pense pas à Lui, ce n'est réellement pas le moment. Malgré les années qui passent, mon frère reste mon modèle, bien sûr, j'ai acquis un peu de "jugeotte" personnelle et il y a certaines chose qu'il a fait que je ne reproduirais pas, mais je l'admire toujours autant. Il a remplacé mon père quand ce dernier s'est tiré comme un voleur pour rejoindre notre nounou et rien que pour ça, jamais mon frère ne me décevra. Parlons de mon père quelques instants, ce sera d'ailleurs la seule et unique fois, je me souviens de ce jour pathétique où il est parti. Il semblait si misérable, du haut de mes douze ans, il me donnait envie de vomir. Je le vois encore s'approcher de moi, me disant qu'il était désolé, qu'il ne voulait pas nous faire souffrir, il a voulu me serrer dans ses bras. La seule réponse que j'ai eu ce jour là, c'est que je me suis réfugié près de mon frère et j'ai lancé un regard noir à mon père en lui disant que dès qu'il aura passé la porte de la maison, il sera mort pour moi. Ce sont des paroles dures pour un gamin de douze ans et pourtant, c'était ce que je ressentais et depuis ce jour, en effet, mon père est mort pour moi.

La voiture de Nathan n'était pas garé loin, c'est une chance, parce que j'avais quand même beaucoup de bagages. Il ouvrit le coffre et je déposais tout ce que j'avais. Je refermais le coffre puis vint m'installer à côté de lui. Cela devait faire bizarre de conduire du côté opposé où on a l'habitude, mais depuis le temps que Nathan est là, cela ne doit plus le déranger. Il mit un peu de musique et cela me dit sourire, je ne fus pas surpris d'entendre les 30 Seconds To Mars, c'était son groupe préféré. J'aimais bien leur musique et j'appréciais également la force du lien qu'il semblait y avoir entre le chanteur et son frère, il me rappelait un peu le lien entre Nath' et moi, mais mon chanteur préféré c'était plutôt Adam Lambert. J'adorais ce type, en plus je le trouvais super sexy, ce qui ne gâchait rien.

- Ah tiens, mes frangins préférés.

Nathan me proposa d'aller directement chez lui. Cela m'arrangeait, parce que j'étais un peu crevé et puis j'avais envie de calme. J'hochais positivement la tête.

- Oui, je veux bien. Des muffins en plus...tu as toujours sû comment me parler frérot.

Il me rassura ensuite sur mon logement. Cool, j'allais pouvoir squatter chez lui. Je lui rendis le sourire qu'il m'adressait.

- Ah super, merci, parce que franchement, je ne me sentais pas le courage de chercher un hôtel.

Je le laissais conduire et reposais l'arrière de ma tête sur l'appuie-tête, je fermais les yeux, me laissant bercer par les bruits de la voiture. Ma décision était prise, il fallait que je parle à mon frère de mon ex, je ne pouvais pas garder ça pour moi.
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Sam 30 Aoû - 22:23


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

" Regarde ces français ! Ils se sautent dessus, ils semblent vraiment fou et étranges " devaient se dire les britanniques. Ou, plutôt : " Look at this french people ! They jumping, they looking so crazy and so strange ! " Je n'ai aucune idée de si ma phrase est grammaticalement correcte et à vrai dire, je m'en fiche. J'ai encore du mal parfois à parler un anglais correct : il y a pas mal de différences entre l'anglais britannique et l'anglais américain. Heureusement, les gens me comprennent, c'est le principal. Retrouver quelqu'un qui parle français est un plaisir. Et si en plus, ça peut emmerder ces anglais dans l'aéroport, c'est encore mieux ! Enfin, pour ça, il faudrait encore que mon petit frère ne veuille pas ma mort.

- Ouais ouais, c'est ça ouais, t'as surtout peur que mon fantôme vienne hanter tes nuits si tu me tues, avoue le !

Il enchaîna ensuite sur notre tante, et notre soeur. Il paraît évident que je dois leur donner des nouvelles au plus vite, sinon, comme il dit, elles seraient bien capables de débarquer. En poussant un petit rire, je répondis.

- Promis, je les appellerais ce soir, devant toi même si tu veux. Sinon je les vois bien débarquer ici... Même si elles me manquent, je préfère qu'elles viennent pour autre chose que m'assurer que je suis bien en vie.

Sebastian venait de mentionner qu'il avait besoin de se changer les idées. Je ne relevais pas, car je savais qu'il allait m'en parler. Je connais mon frère par coeur, notre soeur et moi, nous sommes ses journaux intimes vivants. Il ne sait rien nous cacher... La preuve, lorsqu'il nous a annoncé qu'il préférait les hommes. Je m'en souviens comme ci c'était hier.

Il avait demandé à me parler seul à seul, et on s'était éclipsés quelque part. Je voyais bien que quelque chose le préoccupait, et qu'il allait me faire une confidence qui comptait beaucoup pour lui... Et puis, d'une traite, il a commencé à m'expliquer qu'il préférait les hommes, qu'il avait eu beau essayer avec les femmes ça ne fonctionnait pas, qu'il préféraient les gens du même sexe, et qu'il était désolé s'il me décevait. Il a ensuite fermé les yeux, appréhendant ma réaction. Sur le coup, j'étais étonné, mais pas tant que ça, en fait. C'est comme si je l'avais toujours senti. Ni une ni deux, j'ai poussé un petit rire, et j'ai serré mon frère dans mes bras. Sebastian avait alors ré-ouvert les yeux, rassuré, et s'était blotti contre moi. Puis, dans la confidence, je lui avais confié que je préférais n'avoir que des beaux-frères, car les belle-soeur, c'est chiant. C'est vraiment ce jour là qu'on a pris conscience que quoiqu'il arrive, on serait toujours là l'un pour l'autre.

Enfin, le temps que je repense à cette anectote, nous avions rejoint ma voiture, il avait rangé ses bagages, j'avais lancé un CD des 30 seconds to Mars, et j'avais démarré, conduisant avec aise dans les rues de Manchester. La chanson Closer to the edge se faisait entendre. La meilleure de l'album, pour les meilleures des retrouvailles.

- Tiens, ce sont eux, tes frangins préférés ? Moi, j'ai beau les adorer, je nous préfère nous. Nathan et Sebastian contre le reste du monde !

Je poussais un petit rire, surtout lorsque j'entendis son enthousiasme à l'idée de manger mes muffins. Il semblait soulagé également que j'accepte de l'héberger. Comme si j'allais jeter mon petit frère à la porte !

- Tu en as un tout trouvé. Hôtel Nathan Goldwinn, que puis-je faire pour vous ?

Mon frère éclata alors de rire, et je le suivis. Mais, nous venions d'arriver chez moi. Je garais alors la voiture devant mon appartement, encourageant mon frère à descendre.

- Eh voici l'hôtel dont je te parlais il y a deux minutes, dis-je en riant, la visite va pouvoir commencer !

Je verrouillais ma voiture, et je l'invitais à me suivre. Pour ses bagages, on verra plus tard. Ils sont bien en sécurité dans la voiture, et le plus important, c'est qu'il découvre son nouveau chez lui.
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Lun 1 Sep - 15:48

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
Quand Nathan me dit que si je ne voulais pas qu'il meurt c'était parce que je ne voulais pas que son fantôme vienne me hanter, je mis théâtralement une main sur le front et prit un air faussement désespéré.

- Ah Nathan, tu m'as percé à jour, tu me connais trop pour mon propre bien.

Trève de plaisanteries, j'en avais assez d'être dans cet aéroport, je voulais juste rentrer chez mon frère pour enfin me retrouver seul avec lui, pour pouvoir lui parler, alors c'est avec plaisir que je le suivis jusqu'à sa voiture, ce qui ne nous empêchait pas de parler tout en marchant. Et oui, on peut faire deux choses à la fois, c'est super, on est doués, non ?

- Oh tu sais, tu n'es pas obligé de le faire devant moi, maintenant que je t'ai transmis le message, tu te débrouilles mon grand, si tu ne le fais pas, tu sais à quoi tu t'exposes.

Il est vrai que nous sommes très protecteurs les uns envers les autres, mon père aura au moins réussi une chose dans sa vie, il aura soudé ses enfants entre eux. Parfois, il m'arrive de me demander, si nous serions aussi uni si notre enfance avait été différente, si notre mère était toujours en vie, si notre père ne s'était pas barré de la maison. Je sais, ça fait beaucoup de "si", mais je pense que c'est normal que je me questionne de la sorte. Enfin, je vous rassures, je suis très heureux du lien que j'ai avec mon frère et ma soeur, ils sont mon équilibre, si je ne les avait pas, il y a longtemps que j'aurais pété un plomb...je ne serais probablement plus de ce monde.

Je me souviens du jour où j'ai annoncé à Nathan que même si je trouvais les femmes très belles et désirables, ma préférence allait aux hommes. Je me souviens principalement de la peur que j'ai eu à l'idée d'avoir cette discussion avec lui. La seule chose que je redoutais, c'était de voir du dégoût dans son regard, je sais que je ne l'aurais pas supporté. Alors, après lui avoir demandé de lui parler seul à seul, je lui avais tout débité d'une traite, sans même prendre le temps de respirer et une fois que j'avais fini de parler, j'avais fermé les yeux, me disant que même si ses mots seraient durs, ils seraient moins difficile à supporter que la vision de sa déception. Lorsque je l'ai entendu rire, je ne savais pas s'il riait pour se moquer de ce que je venais de lui dire ou s'il riait de ma réaction. Ce ne fut que lorsqu'il me prit dans ses bras que je pus pousser un petit soupire de soulagement. Mon frère ne me rejetais pas, je ne le dégoûtais pas. Il me dit même, pour me faire rire un peu, qu'il préférait un beau-frère parce que les belles-soeurs c'était chiant. J'eus un petit rire amusé.

Nous étions dans la voiture et je me laissais porter par les bruits de la ville. Je levais les yeux au ciel et eut un petit sourire.

- Bon d'accord, je la refais "Tiens, mes frangins préférés...après nous bien sûr". Yeahhhh !

Nous étions enfin arrivés à destination. Je descendis de la voiture et entrais dans son jeu.

- Oh et bien je souhaiterais réserver une chambre dans votre établissement, mais je ne sais pas pour combien de temps encore.

J'entrais à sa suite dans la maison, mais lorsqu'il me parla de "commencer la visite", je mis ma main sur son bras.

- Non Nath', attends, avant que tu me fasses visiter les lieux, il faut qu'on parle....j'ai besoin de te dire quelque chose, sinon je vais exploser.

Oui, il fallait que je lui parle maintenant de mon ex, il fallait que j'en profite, tant que j'en avais encore le courage.
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Lun 1 Sep - 21:30


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

A peine revenu, mon frère veut déjà ma mort. La classe internationale. Et en plus il se moque de moi. Ma vengeance sera terrible, il peut en être sûr. Privation de muffins, c'est tout ce qu'il va gagner. Mais je ne vais rien lui dire, sinon il va me supplier, et je vais encore craquer. Je ne sais pas faire la tête longtemps à mon frère, et c'est la même chose pour ma soeur. Ils sont comme la prunelle de mes yeux, et même si mon père a tout foiré avec nous, ses enfants sont restés unis. Là en haut, j'espère que notre maman est fière de nous. Je me rappelle, une fois, lorsqu'elle n'allait pas bien, ma mère m'avait dit " Nathan, toi qui est l'aîné, fait tout pour que ton frère, ta soeur et toi, vous soyez toujours unis. Ne vous divisez pas les enfants, quoiqu'il arrive, tu me le promets ? " J'avais hoché la tête en signe de réponse, et j'espérais que de là où elle est, elle puisse nous voir, tous ensemble, mon frère dans mes bras à Manchester, ma soeur qui arrivera bientôt. Ils ont tout plaqué eux aussi pour m'accompagner dans ma nouvelle vie et pour ça, jamais je ne pourrais assez les remercier. C'est inconcevable à quel point on s'aime ! Peu de personnes peuvent comprendre le lien qui nous unis tous les trois, et rares sont les personnes qui le vivent. J'ai la chance d'être l'un de ces privilégiés.

Et lorsqu'on a une fratrie comme la mienne, on peut tout accepter. Les points communs comme les différences. Sebastian avait peur que je le rejette lorsqu'il m'avait avoué son homosexualité, et pourtant, j'avais plutôt bien réagi. S'il est heureux avec un homme, qu'il en soit ainsi, c'est la seule chose qui compte. Par contre, si un type ose lui faire du mal ou lui briser le cœur, celui là, il ne tient pas à sa vie. Qu'il soit plus grand, plus musclé, ou plus vieux que moi, j'en aurais clairement rien à foutre. Pas de maux sur mon frère, règle d'or. Quant à notre tante, celle que je dois appeler dans la journée, nous lui devons énormément également. Claire est notre deuxième maman, et je l'aimerais toujours incontestablement. Même si maintenant, ses neveux préférés ont pris leur envol, elle gardera une place énorme dans mon cœur.

Alors qu'on roulait, confortablement assis dans la voiture, laissant les bruits de la ville se mêler à nos retrouvailles, une chanson de mon groupe favori passait. Sebastian mentionnait d'ailleurs qu'il s'agissait là de ses frangins favoris. Oui, mais non, j'ai beau adorer les frères Leto, je préfère notre lien de fraternité, à lui et moi. Chose que je lui avais d'ailleurs fait corriger, et je poussais un petit rire en l'entendant. Décidément, ce garçon me tuera un jour. Parfois, je remercie mes parents de ne pas m'avoir fait enfant unique. Sans lui, sans ma soeur, ma vie serait nettement moins pétillante, peut être même que je ne serais plus de ce monde.

- Ah, c'est bien mieux ! Nous, on est impossible à surpasser, et pourtant, y a du niveau avec les Leto !

Ma voiture bien garée à sa place, l'heure était venue de descendre dans "l'hôtel" comme je venais de le décrire à Sebastian. Mon frère entrait dans mon jeu, et en riant, je répondis.

- Ce n'est pas grave, monsieur, le prix sera le même à la sortie...

En voyant qu'il me faisait les gros yeux, j'ajoutais.

- ... C'est à dire que vous ne paierez rien du tout !

Sebastian poussa un petit soupir de soulagement, et je me dépêchais d'ouvrir ma porte en riant. Muffin arriva tout de suite pour nous accueillir, miaulant, ronronnant, et se frottant dans les pieds de mon frère cadet. Une délicieuse odeur de cookies et de muffins émanait de la cuisine, qui se trouvait juste à côté du couloir d'entrée. J'allais lui faire découvrir ma maison, mais Sebastian semblait préoccupé. Sa main sur mon bras, je compris qu'il voulait me parler sérieusement. J'avais même l'impression de revivre ce moment où il m'a avoué son homosexualité.

- Oh, d'accord, c'est comme tu veux.

Un peu surpris, et préoccupé, je fermais ma porte à clés, avant de les déposer sur le meuble d'entrée. Je me débarrassais de mon porte-feuille et de ma veste, avant de ranger mon téléphone - qui se trouvait dans celle ci - dans ma poche de jean.

- Tu m'inquiètes, Frérot. Il n'y a rien de grave au moins ?

Son visage ne me rassurait pas. Oh mon Dieu, qu'a-t-il à me dire ?

- On va aller dans le salon, sur le canapé, on sera mieux pour parler. Tu peux aller t'installer, j'arrive de suite.

Sebastian se dirigea alors vers la pièce, qui se trouvait juste à gauche, et s'installa dans le canapé. Deux minutes plus tard, je le rejoignis, un plateau composé de muffins chocolats, cookies nougatine, et deux canettes de bière à la main. Je le déposais sur la table basse, avant de me tourner vers mon cadet.

- Je t'écoute, Sebastian. Qu'as-tu à me dire ?

Je me mordais la lèvre, impatient et inquiet.
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Lun 1 Sep - 22:21

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
Je regardais mon frère lorsqu'il me parla des frères Leto. Ah c'est sûr qu'il y avait du niveau, mais je ne pense pas qu'ils aient eu une enfance comme la nôtre, c'est cela qui nous a rapproché tous les trois.

- Ah c'est certain que à ce niveau-là, c'est carrément de la haute compétition.

J'eus un petit rire amusé. C'est fou le nombre d'anneries à la seconde qu'on peut sortir mon frère et moi lorsque l'on est ensemble. Tandis que je lui parlais, dans ma tête je me demandais comment j'allais pouvoir débuter l'importante discussion que j'allais avoir avec Nath' quand on sera chez lui, comment allais-je pouvoir amorcer la discussion. Je suis loin d'avoir du tact, au contraire, je suis plutôt du genre à foncer dans le tas tête baissé. Bof, on verra bien le moment venu.

Alors que Nath' avait garé sa voiture devant chez lui, toujours dans le trip que sa maison était un hôtel, il me parla de prix. Je fronçais les sourcils, cela ne ressemblait pas à mon frère de demander une participation financière quand il hébergeait quelqu'un. Toutefois, il ajouta, devant ma mine un peu surprise, que je ne paierais rien du tout. J'eus un petit rire amusé. Oui, là ça ressemblait plus à mon Nathan.

- Oh alors c'est parfait.

A peine étions-nous entré dans la maison que Muffin, le chat de mon frère, vint nous dire bonjour, enfin à moi plus particulièrement puisqu'il se frotta à mes jambes. Je me penchais pour le prendre dans mes bras et je le caressais tout en l'embrassant sur le haut de la tête.

- Hey salut Muffin, ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu petit moteur.

C'est vrai, à chaque fois que je le prenais dans mes bras, il ronronnait, si bien que j'avais fini par le surnommer comme ça. Je le posais ensuite sur le sol et je respirais la bonne odeur qui flottait dans la maison.

- Hummm.... Muffins

Oui, je ressemblais un peu à Homer Simpson et ses Donuts quand je disais ça, mais peu importe. Le visage de Nathan devint plus grave lorsque je lui dit que je devais lui parler. Il me répondit que nous irons dans la salle pour être plus à l'aise. J'hochais positivement la tête.

- Entendu.

J'allais donc m'assoir sur le canapé, attendant mon frère. Il ne mit pas longtemps à me rejoindre. Il avait avec lui un plateau rempli de bonnes choses à manger et aussi deux canettes de bière. Il posa le tout sur la table.

- Bien voilà, tout d'abord, rassures-toi, je ne suis pas malade ou quoi que ce soit, je me porte comme un charme, Elise et Tatie aussi.

Je pris une canette, l'ouvris et en bus quelques gorgées pour me donner du courage. Je posais ensuite de nouveau la canette sur la table et regardais mon frère dans les yeux.

- Avant que je te raconte ce que j'ai à te raconter, promets-moi que tu ne prendra pas l'avion direction Paris pour faire une bêtise, parce que la dernière chose dont j'ai besoin en ce moment c'est que mon frère se fasse mettre en taule pour meurtre.

Je conçois qu'un début de conversation comme ça ne laisse rien augurer de bon, mais je connaissais mon frère par coeur et je savais qu'après ce que j'allais lui dire, il n'aurait qu'une envie...refaire le portrait de mon ex, façon Picasso.

- C'est à propos de mon ex. Tu sais, lorsque je vous ai dit à tous que nous étions séparés, je vous avais donné un prétexte bidon pour expliquer les raisons de cette séparation. Il est évident qu'on efface pas trois ans d'une relation à cause "d'incompatibilité d'humeur" et tel que je vous connais, vous n'avez pas été dupe du tout. Je n'osais pas dire les vrais raisons parce que...et bien j'avais honte, mais je ne peux plus garder ça pour moi, c'est en train de me bouffer.

J'enlevais mon t-shirt pour montrer à mon frère le bleu qui était maintenant devenu noir et qui datait de ma dernière dispute avec mon ex.

- Tu vois cette marque ? Ce fut...la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Pendant toute une année,j'ai supporté ses crises de colère sans motif apparent et puis, il a commencé par une gifle, pas forte, au cours d'une dispute. Cela l'a surpris et il s'est tout de suite excusé, il ne savait pas quoi faire pour se faire pardonner, alors je lui ai pardonné et je suis resté. Il faisait des efforts, mais très vite, cela recommençait. On ne voyait rien parce que ce n'était guère plus que des gifles par-ci, par-là, chaque petite chose que je n'avais pas fait comme il voulait était prétexte à reproche et dispute. Il y a un peu plus de deux semaines, lorsque je lui ai dit que j'allais m'établir à Manchester pour te revoir, il m’engueula parce qu'il craignait que cela sonne le glas de notre relation. J'avais beau lui affirmer que non, que je l'aimais, que cela ne changerait rien, je prendrais l'avion très souvent, c'est tout...il ne voulait rien entendre et il m'a bousculé, seulement là, il a fait si fort que si je n'avais pas eu de bons réflexes, c'est ma tête qui se serait cogné contre la table basse...heureusement, je me suis tourné à temps et c'est mon épaule qui a tout pris. Je suis resté un peu sonné, mais lorsque j'ai pu me relever, je lui ai dit que c'en était trop...que je le quittais, je ne pouvais plus supporter ce qu'il était. Oh bien sûr il s'est excusé, mais je ne pouvais pas lui pardonner...pas tout de suite.

Je baissais la tête prenant une pause dans mon récit, quelques larmes roulant sur mes joues. Lorsque je repris la parole, c'était d'une voix cassée par l'émotion.

- Tu veux savoir le pire dans tout ça ? Le pire c'est que...malgré ce qu'il m'a fait...je l'aime toujours. Pathétique, non ?

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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Lun 1 Sep - 23:36


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

Un niveau de compétition, les frères Leto ? Evidemment, la preuve, ils ont l'air extrêmement proches, et en plus, ils partagent la même passion qu'il expriment dans le même groupe de musique. Et pourtant, leur relation n'est pas identique à celle que j'ai avec Sebastian, car, je pense, nous n'avons pas vécus les mêmes épreuves, et donc, forcément, il y a des différences. Le départ d'un père quand tu as 16 ans, que ton frère en a 13 et ta soeur 14, ça te forge un homme, et ça te forge une sacré complicité fraternelle. Limite, j'ai parfois envie de remercier mon père de nous avoir abandonné, car on a compensé notre manque d'amour sur l'un et l'autre. Serions-nous si proche s'il n'était pas parti et si l'on n'avait pas perdu notre maman ? Je n'en sais rien, et je ne préfère pas y penser. Vivre le moment présent, il n'y a que ça de bon. Ce moment avec mon petit frère, nos retrouvailles me procuraient un sourire immense, tout comme sa tête lorsque je lui avais fait croire qu'il allait payer son séjour chez moi. Comme si je ferais payer mon frère, limite, c'est plutôt moi qui ait envie de lui donner de l'argent pour le remercier d'avoir tout quitté pour s'installer dans une nouvelle ville, avec moi. Rares sont les personnes qui quittent leurs petits conforts pour leur frère, surtout à notre âge. La preuve que nous sommes une famille hors du commun.

- Petit moteur, c'est vrai que tu l'as bien trouvé, le surnom de mon chat.

Muffin, lorsqu'il voit Thalia, Sebastian, ou Elise, ne peut pas s'empêcher de ronronner, et de se frotter aux jambes, demandant des caresses. Sebastian fit même plus que ce que l'espérait mon chat : il le prit dans ses bras, lui fit un petit bisou, et le caressa, avant de le laisser prendre part à nouveau à ses occupations, c'est à dire dormir sur mon lit. C'est ça de vivre en célibataire avec son chat : il prend la place de la femme dans le lit !

Sebastian avançait donc, en mode zombie, qui suivait l'odeur alléchante des pâtisseries. Non non, ne crois pas petit frère, tu es puni ! Tu as voulu ma mort, à toi d'assumer !

- Eh, c'est pas parce que j'ai fait des muffins que je vais te laisser le droit d'y toucher, tu crois quoi ?

Je poussais un petit rire, avant qu'il ne m'annonce, de façon assez grave, qu'il devait me parler. Inquiet, j'avais alors laissé tomber ma promesse de punition - comme quoi je ne peux rien refuser à mon petit frère - et alors qu'il m'attendait, assis dans le canapé, j'ai débarqué avec un plateau composé de plein de bonnes choses. Je donnais une bière et le décapsuleur à mon frère, avant de m'occuper de ma propre boisson.

Le début de son discours était rassurant : au moins, personne dans notre entourage n'étaut malade. C'était déjà un bon début.

- C'est rassurant ce que tu me dis là, Sebastian, avouais-je.

Je posais le décapsuleur sur le plateau, avant de boire une gorgée de bière, non sans avoir trinqué avec mon frérot juste avant. Il but quelques gorgées à son tour, comme pour se donner du courage, et commença son récit. Wait, wait, wait... Comment ça, il ne veut pas que je prenne l'avion direction Paris ? Pourquoi est-ce que je prendrais l'avion ? Et puis pourquoi il me parle de prison, lui aussi ? Que va-t-il m'annoncer ? C'est du Sebastian tout craché, ça.

- Promis, je resterais bien sagement ici. Tu peux même prendre la clé de ma voiture, je l'ai laissée sur le meuble de l'entrée, si tu n'as pas confiance en moi. Mais pourquoi tu me dis ça Sebastian ? Tu sais bien que je n'ai aucune envie de retourner à Paris...

La conversation dériva ensuite sur son ex petit ami. C'était donc de lui qu'il voulait me parler. En même temps, je m'en doutais qu'il finirait par me donner une explication. Celles qu'il avait évoqué à l'époque étaient bien trop floues. On ne met pas fin à trois ans de relation à cause d'une incompatibilité d'humeur.

- C'est vrai qu'à l'époque, avec Elise, on s'est posés des questions, mais on s'est dit que tu allais finir par nous en parler, on a voulu te laisser le temps. Je suis totalement disposé à t'écouter, petit frère.

Et puis comment ça, ça le bouffe ? Que s'est-il passé de si grave pour que mon frère quitte son petit ami - ou vice versa - du jour au lendemain ? Je sais bien qu'on est un peu maudits dans la famille, mais quand même ! Un peu soucieux, j'observais mon frère qui retirait son tee-shirt, dévoilant un énorme bleu sur son épaule. J'ouvris grand les yeux, et la bouche, totalement surpris, et affolé.

- Putain, Sebastian, il s'est passé quoi ?

Oh, non, ne me dites pas que... Ce connard n'a quand même pas osé lever la main sur mon frère ? Il ne l'a quand même pas arrangé à ce point là ? Non non, je dois me tromper...

Et c'est là que Sebastian a vidé son sac, un peu comme il l'avait fait lorsqu'il m'avait avoué son homosexualité. Il m'a expliqué la situation avec son ex petit ami, leurs disputes, ses coups. Je restais bouche bée à chacune de ses révelations. Jamais je n'aurais cru ça de lui. Jamais je n'aurais cru qu'il oserait faire du mal à mon petit frère. Il avait eu bien raison, de me faire jurer quelques minutes avant, car j'aurais été bien capable de sauter dans le premier avion pour lui fracasser la gueule, à cette ordure. Les larmes coulaient sur ses joues, et moi, je ne savais pas quoi penser, comment réagir. C'est comme ci le ciel me tombait sur la tête. Il me raconta alors leur dernière dispute, la goutte d'eau comme il l'appelle, où il l'avait poussé sur la table basse, et que son épaule avait exquivé le coup que sa tête aurait reçu sans réflexe. Il aurait pu le... Non, je ne préfère même pas y penser.

- T'es en train de m'expliquer qu'en gros, si t'avais pas esquivé, il aurait pu te tuer en te poussant sur une table juste parce que tu venais me rejoindre ici ?

J'étais encore totalement sonné par ses révélations, et là, je percevais toute sa souffrance, toute sa peine, et toute sa rancœur. Sebastian est quelqu'un d'entier : lorsqu'il aime, il met toute son âme et tout son cœur dans sa relation, pour que les choses fonctionnent. Pour au final être remercié de la sorte... Ni une, ni deux, en voyant mon frère pleurer, j'ai posé ma bière sur la table, et je l'ai pris dans mes bras, comme je l'avais fait lorsque notre père est parti, lorsqu'on a appris le décès de maman, le jour de son enterrement...

- Je suis tellement désolé, petit frère...

En faisant attention à son épaule, j'essayais de le bercer, comme lorsqu'on était enfants, et qu'il n'arrivait pas à s'endormir. Mes yeux s'étaient emplis de larmes également. S'il y a bien quelque chose qui m'attriste bien plus que ma propre souffrance, c'est celle de mon entourage : ma soeur, mon frère, ma tante, mon ex petite amie... Au fond, je bouillonnais de rage, et j'étais hors de moi. Mais je me retenais d'exploser, et je tentais de consoler mon frère au maximum. C'est lui l'important, pas ce connard, j'aurais bien l'occasion de lui refaire le portrait plus tard, le lui dresser à la Picasso, grâce à mon magnifique coup de poing, ma batte de base-ball et ma poêle à frire. Il ne paie rien pour attendre celui-là. Mais qu'importe, ici, ce qui me préoccupe, c'est l'état de mon petit frère.

Sa voix était cassée par l'émotion, jamais je ne l'avais vu comme ça. Cette histoire lui tenait tellement à cœur que je ne pouvais que comprendre sa réaction, surtout au vu du comportement de l'homme qu'il aimait... Enfin, qu'il aime. Parce que oui, malgré tout, il l'aime toujours, c'est ça le plus difficile. En même temps, je suis bien placé pour savoir qu'on ne remplace pas quelqu'un aussi facilement... La preuve, j'ai bien changé radicalement de vie pour retrouver une femme.

- Mais non tu n'es pas pathétique Sebastian... Tu sais je suis bien placé pour savoir que les sentiments, ça ne s'efface pas du jour au lendemain...

Je le serrais toujours autant dans mes bras, pour lui montrer qu'il n'était plus seul désormais, que j'étais là, et que je serais toujours là, pour l'aider à aller mieux.

Mais comment peut-on s'aimer autant et se détruire de la sorte ?
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Jeu 11 Sep - 15:23

Nul ami ne vaut un frère
Nathan & Sebastian
J'avais un don pour les surnoms , vous ne trouvez pas ? Mais c'est vrai que le chat de mon frère ressemblait réellement à un moteur, comme tous les chats d'ailleurs. Celui que j'avais, Pito, et que j'avais laissé à Paris, c'était pareil, il ronronnait dès que je le caressais. Parfois, lorsqu'il dormait avec moi et que, dans mon sommeil, ma main passait sur son dos, il ronronnait tellement fort que je me réveillais en sursaut. Il faut dire que j'ai le sommeil très léger, donc ça n'aide pas. J'eus un petit sourire amusé.

- N'est-ce pas. Par contre, je n'ai pas encore réussi à déterminer s'il fonctionnait à l'essence ou bien si c'était un diesel. Etant donné que...

Je n'avais pas encore fini ma phrase que Muffins parti en direction de la chambre de mon frère pour pratiquer son activité favorite...la sieste. J'eus un petit rire.

- J'allais dire, étant donné qu'il passe son temps à dormir, ça va être difficile à déterminer, mais tu vois, je n'ai même pas eu besoin de le dire.

Mon frère avait fait des muffins, j'adore les muffins, surtout que mon frère était très doué pour faire des pâtisseries, elles étaient toujours délicieuses. Je sais que quand nous étions plus jeunes, à Paris, dès que je devais amener le dessert quelque part, je demandais à mon frère de m'aider à le faire, mais le plus souvent, il était désespéré par la manière dont je cuisinais, si bien qu'il se retrouvait à faire le gâteau tout seul. Si un jour vous avez l'occasion de goûter quelque chose cuisiné par lui, faites-le, vous ne le regretterez pas. J'eus une petite moue adorable lorsqu'il me dit qu'il ne me laisserais pas y toucher. Un peu du genre le Chat Potté dans Shrek.

- Quoi ? Tu aurais le coeur à me priver de ces délicieuses pâtisseries réalisées par tes petites mimines ? Nathouuuuuuuuuu

L'instant d'après, la plaisanterie n'était plus de mise, ce que je m'apprêtais à dire à mon frère était trop sérieux pour garder le sourire, j'allais enfin lui révéler la raison de ma séparation d'avec mon ex et connaissant mon aîné comme je le connais, ses sentiments envers celui qui partageais ma vie jusqu'à il y a quelques semaines, changeront radicalement. Je commençais par le rassurer sur notre état de santé à notre tante, notre soeur et moi. J'eus un petit sourire lorsqu'il me dit que j'étais rassurant. La suite le serait beaucoup moins.

- Oui, pour le moment.

Ensuite, je lui fis promettre de ne pas prendre l'avion pour Paris après qu'il aura entendu ce que j'ai à lui dire. Il m'en fit la promesse, mais cela ne contribua pas à le rassurer sur la suite de la conversation. Il me demanda pourquoi je lui faisais promettre une telle chose.

- Je n'ai pas besoin de prendre tes clés, j'ai confiance en toi Nath', ta parole me suffit. Si je te demande une telle chose, malgré le fait que je sache très bien que tu n'as pas envie de retourner à Paris, c'est parce que je te connais et je sais que, après ce que je vais te dire, tu seras furieux, en colère...et je veux t'empêcher de commettre l'irréparable, pour te protéger toi. Tu sais à quel point tu es important pour moi et je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose.

Je commençais par dire à Nath' que je voulais lui révéler la vérité à propos de mon ex et il me confirma ce que j'imaginais déjà, à savoir qu'Elise et lui n'ont pas été dupes de la première verson que je leur avais servi à l'époque.

- Je m'en doutais un peu à vrai dire et d'ailleurs, cela me fait penser qu'il faudra que j'ai également cette conversation avec Elise et tu sais, je suis vraiment désolé de vous avoir menti à l'époque, mais...j'avais besoin d'un peu de temps.

Je montrais évidemment mon bleu à mon frère et ne fus pas surpris de sa réaction. J'enchaînais donc et lui racontais tout, je lui racontais l'escalade de violence qu'avait connu mon couple. Oh bien sûr, je savais qu'il y avait des gens qui connaissaient pire que moi, mais je trouve que j'avais déjà pas mal subit.  Tout au long de mon récit, mon frère garda le silence, mais son visage était très expressif, je voyais même ses poings se serrer.  J'eus une petite mine lorsque je lui répondis.

- En gros oui, c'est à peu près ce que ça veut dire. Il était réellement possessif et je ne pensais pas qu'il pouvait l'être à ce point, mais je pense savoir pourquoi il a fait cela. Un jour, au cours d'une dispute, je lui avais dit que si un jour je devais choisir entre lui et toi, ce serait toi, sans hésiter. Alors, il a certainement pris peur lorsque je lui ai dit que je partais. Il croyait sans doute que je le quittais. A ce moment-là, ce n'était pas le cas.

Evidemment, je craquais, littéralement, je n'en pouvais plus et le masque rieur que j'affichais depuis mon arrivé venait de se fissurer. Oh je ne déprimais pas, je n'avais pas un tempérament à la dépression, mais raconter tout cela à Nath' ravivait la blessure laissé par mon ex. Lorsque mon frère me prit contre lui, je refermais mes bras autour de lui et m'accrochais à ses vêtements comme si ma vie en dépendait. J'enfoui ma tête dans son cou, cachant mes larmes qui coulaient toujours sans que je ne puisse les arrêter.

- Tu n'y es pour rien Nath'.

Je restais dans les bras de mon frère à me faire consoler comme quand on était gamins et que notre père était parti. J'en avais besoin, j'avais besoin de Nath' plus que jamais. Je l'écoutais me rassurer, me dire que je n'étais pas pathétique.

- Je me sens si mal Nath'. Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi ça a dégénéré entre lui et moi ? On s'aimait et j'ai tout fait pour lui, j'ai tout fait pour l'aider, pour lui faire plaisir...et voilà comment il me remercie.

Ne me laisse pas Nathan, pas maintenant...j'ai trop besoin de toi.

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Dernière édition par Sebastian E. Goldwinn le Ven 12 Sep - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian   Ven 12 Sep - 18:04


Nul ami ne vaut un frère, un membre de la famille, un alter égo. Sebastian & Nathan.

Je suis vraiment heureux de te retrouver frangin !

Mon chat. Cet animal, c'est toute ma vie. Bon, j'abuse un peu, mais quand même. Je l'aime inconditionnellement. Heureusement qu'il est là pour me distraire... Et aussi pour me tenir compagnie dans mon grand lit la nuit. De toutes façons, il y prend bien ses aises : en général, il se couche et s'allonge en plein milieu du lit, de façon à ce que je doive me coucher sur un côté, et je ne peux pas tirer la couette en pleine nuit sans le réveiller. Hors, quand cela arrive, Monsieur râle, et me fait comprendre qu'il n'est pas content. Pourtant, il ne manque pas de sommeil, ce chat, il passe sa vie à dormir.

- Parfois j'aimerais bien être un chat tu vois.

Mais malgré tout, je l'aime, mon Muffin. Si nous lui avons donnés ce nom, avec Thalia, c'était à cause de notre amour pour ces pâtisseries, que je savais, sans me vanter, très bien réaliser. Mes muffins et mes cookies surpassaient tous les autres, je maîtrisais également toutes sortes de gâteaux, que j'aimais élaborer pour ma famille, moi-même, et à peu près tout le monde. Sebastian le savait, à l'époque où nous vivions à Paris, j'étais tellement désespéré en le voyant faire un gâteau que le jour où il devait en amener un - en soirée ou autre- je finissais pas le faire intégralement. En même temps, qui essaie de faire un gâteau au chocolat sans oeufs ni chocolat ? Personne, me direz-vous ? Eh bien si, il y a Sebastian. Ce garçon n'est décidément pas doué pour la pâtisserie. Heureusement pour lui, je sais régaler ses papilles. Et j'aime en jouer, d'ailleurs.

Sebastian essayait de me supplier, mais j'étais décidé à rester de marbre. Cependant, lorsque j'entendis le ton grave de sa voix, qui m'avouait qu'il avait une confession à faire, j'ai levé ma punition, et je lui ai offert un plateau entier de douceurs sucrées qu'il aime tant, tout en m'asseyant à ses côtés dans mon canapé. Les choses m'inquiétaient de plus en plus. Non seulement il ne voulait pas que je retourne à Paris, mais en plus il me rassurait sur l'état de santé de mes proches restés là-bas... Sebastian, qu'as-tu à m'avouer ?

- Petit frère, même si je suis impulsif, jamais je ne ferais quelque chose qui te ferait du mal, ou qui te ferait courir le risque de me perdre. Je te le promets.

Sebastian est quelqu'un qui a besoin d'être rassuré, protégé, ça a toujours été comme ça. Je suis son frère, c'est mon rôle. Cependant, c'était moi qui me sentait de plus en plus inquiet. La situation semblait grave...

- Je le comprends tout à fait, tu sais, et je ne t'en veux pas.

Lorsque j'ai vu son bleu sur son épaule, j'ai d'abord eu un mouvement de recul, j'avais l'impression de rêver. Puis, je me suis penché pour voir l'étendue de l'ecchymose. Bleu pétrole, sur un diamètre relativement important. Un coup très violent donc, reçu à cette endroit. Comment s'est-il fait ça ? Et c'est alors qu'il a commencé à m'expliquer le pourquoi du comment de sa blessure. Dans ma tête, les signaux d'alarme s'allumaient tous ensemble. Son ex. L'homme que j'avais rencontré à plusieurs reprises, qui semblait gentil, aimant, et protecteur, avait osé frapper, ou plutôt pousser mon frère. Heureusement qu'il n'est pas en face de moi, ce connard. Sinon, je lui aurais déjà refait le portrait à la Picasso ! Et des ecchymoses, il n'en aurait pas qu'une, ou pourrait l’appeler le schtroumpft tellement il serait bleu.

- Mais il y a possessif et possessif Sebastian ! Tu ne t'attaques pas à la personne que tu aimes s'il te va pas dans ton sens ! Si tu aimes tu respectes l'autre ! Et puis, tu partais seulement à Manchester, pas à l'autre bout du monde, tu prends le train, t'as une heure de ferry jusque Calais, puis le train encore. Non, franchement, il n'avait vraiment pas à faire ça.

Ses larmes coulaient sur ses joues,et je l'ai serré dans mes bras, comme mon instinct de frère me poussait à le faire. Je sais bien que ça ne changera rien, qu'il aura toujours aussi mal, que la blessure saignera, mais quoiqu'il arrive, il pourra compter sur moi, comme toujours. Mon frère et ma soeur ont toujours été ma priorité, et c'est pas parce qu'on est entrés dans des âges d'adultes que les choses changeront. J'ai alors essayé de le consoler, le serrant contre moi au maximum, je sentais qu'il s'accrochait à mon tee shirt d'une telle force que j'avais l'impression que sa vie dépendait de moi en cet instant. Mon cœur se brisait de plus en plus à chacun de ses sanglots. Cher ex petit ami de mon petit frère, un seul conseil, exile toi dans un monastère dans la forêt amazonienne, s'il en existe un, bref, cache toi, parce qu'un jour ou l'autre, je te retrouverais, et je te ferais tellement souffrir qu'à côté la mort te paraîtra bien douce, je te le promets. En ce moment même, je te déteste bien plus que je ne déteste mon père.

- Chut, Sebastian, ce n'est pas ta faute. Il n'a juste aucune connaissance de l'amour, le vrai, et surtout du respect. Ce que je vais te dire est horrible mais il ne méritait pas un homme aussi bon, gentil, aimant et investi que toi. Il ne te méritait pas Sebastian.

Petit frère, calme toi. Je serais toujours là pour toi. Je sais que tes blessures ne s’apaiseront pas de si tôt, mais je serais toujours là pour te soutenir. Tu as été là pour moi lors de ma rupture avec Thalia, à moi désormais de te rendre la pareille, et, à défaut d'avoir été le meilleur petit ami possible, je peux toujours essayer d'être le meilleur frère possible.

- T'as eu de ses nouvelles depuis ?
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Nul ami ne vaut un frère ll PV Sebastian

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