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 + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)

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MessageSujet: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Mar 2 Sep - 8:00




« Pryam, il a demandé à ce que vous soyez présent. Vous savez comment il est, c’est mieux que vous veniez. » Un soupire s’échappa de mes lèvres, ce qui ne manqua pas d’exaspérer mon maître d’apprentissage. « D’accord. Je me contenterais de prendre des notes. » Ca fait une semaine que j’ai demandé à Nate de quitter mon appartement après l’avoir surpris à s’enfuir en douce. Une semaine qu’on ne se parle plus et que je n’ai même pas cherché à le joindre. Mais aujourd’hui, je ne vais malheureusement pas y échapper. Nous sommes le jour de son rendez-vous pour parler de sa greffe de cœur. Je lui avais promis d’être présent et dans d’autres circonstances, j’aurai même été un soutien énorme, n’hésitant pas à prendre la parole pour donner mon avis ou simplement lui envoyer des petits regards pour le rassurer. Mais étant donné la situation, je vais rester dans mon coin et simplement éviter de croiser son regard. Pour autant qu’il vienne bien sur parce qu’il est tellement apeuré par sa propre maladie, il la laisse tellement le diriger qu’il serait capable de manquer le rendez-vous pour se laisser crevoter dans un coin de son petit appartement. Ca me crève le cœur de penser ça parce qu’il a tellement de chances de pouvoir s’en sortir, mais à ce stade là, ça ne doit pas uniquement venir des médecins. C’est à lui de faire des efforts et d’arrêter de se cacher derrière sa maladie pour excuser certains actes ou paroles. Bien sur, je sais à quel point sa maladie est grave, c’est même moi qui le pousse à faire attention mais il ne le fait même pas et il arrive encore à se trouver des excuses. Donc à ce stade là, moi enfin… Nous, on ne peut rien faire de plus pour lui.

Assis dans le bureau du Docteur qui s’occupe du cas de Nathéan, je fais tourner mon stylo entre mes doigts. Je suis seul dans la pièce pour le moment car mon maître d’apprentissage est allé le chercher. Je ne crois pas avoir déjà été aussi nerveux que ça par le passé. Je me sens encore tellement violé et trahi, je ne sais pas si je vais réussir à rester dans la même pièce que lui, même sans croiser son regard. Mais je n’ai pas le temps de me poser la question plus longtemps car la porte s’ouvre et je lève les yeux vers le Docteur qui laisse entrer une tête bouclée. Je croise son regard, une sorte de « bonjour » mais c’est tout. Et c’est tout ce qu’il aura. Le médecin s’asseye à côté de moi et je commence à noter des choses pour le dossier de Nathéan Hemmings. Le cardiologue lui explique les avantages, les risques, le temps que ça peut prendre, le déroulement de l’opération et la rééducation qu’il devra faire après. Avec un nouveau cœur, Nathéan devra vraiment suivre un régime très strict et même si je ne le regarde pas durant tout l’entretien, je vois sa jambe bouger de plus en plus. Il n’y a pas besoin de le regarder pour savoir qu’il est blanc comme un linge. « Monsieur Caldwell ? Vous voulez ajouter quelque chose ? » Je sursaute en entendant mon nom de famille et je relève les yeux vers le cardiologue qui me demande mon avis. Je détourne le regard vers Nathéan. « Je me suis déjà prononcé sur cette greffe avec Monsieur Hemmings lots de son dernier malaise. Il sait ce que j’en pense et vous avez tout résumé. » Je le regarde encore quelques secondes avant de rebaisser les yeux sur ma feuille qui est pleine de ratures et de corrections. Le cardiologue conclu l’entretien. « On vous laisse encore le temps de réfléchir à cette greffe Nathéan mais sahez que plus vous attendez, plus vous prenez le risque que votre maladie prenne le dessus plus rapidement. » Nous nous levons tous. Je pose le dossier de Nathéan sur le bureau du cardiologue qui voudra sûrement encore rajouter quelque chose puis nous sortons tous en même temps du cabinet. Le médecin nous quitte et moi j’attrape le jeune homme par le bras. « Tais toi et suis moi. » Je passe devant les infirmières de l’étage puis on descend d’un étage à pieds. J’ai horreur des ascenseurs. Nous sommes à l’étage des malades atteints de cancer et je salue un interne que j’ai connu durant mes études. J’attire Nathéan au fond du couloir puis l’attends avant d’ouvrir la porte d’une chambre. Une petite fille de neuf ans est allongée dans son lit. Son visage s’illumine immédiatement lorsqu’elle me voit. Elle pose son cachier de coloriage et se redresse malgré le fait qu’elle a la tête qui tourne. « Jessica, je te présente Nathéan. Nathéan voici Jessica. Comment tu vas aujourd’hui ma belle ? »  Je m’asseye au pied de son lit et prend son dossier pour le donner à Nathéan. Jessica est atteinte de leucémie. Elle reçoit quasiment toutes les semaines des greffes de moelle osseuse et pour le moment son corps réagi bien même si la maladie la ronge toujours. « Très bien ! J’ai presque fini mon cachier de coloriage ! Tu pourras le donner à Ade. » Je souris et prend le cahier pour le regarder. « Oh et puis tu sais quoi ? Grâce à l’association je vais aller voir les princesses ! » « Les princesses ? Tu veux dire… Celles-là ? » Je pointe le bandana qui lui cache son crâne rasé où sont représenté les princesses de Disney. Elle sourit à pleines dents, super excitées. « C’est génial ! Mais tu sais qu’on a déjà une princesse dans cet hôpital ! Elle est devant moi. » Elle rigole avant de se mettre sur les genoux pour venir m’embrasser sur la joue. « Allez ma belle, je te laisse te reposer. C’est quand ta prochaine greffe ? » Elle compte sur ses doigts avant de me les montrer. « Dans trois jours ! » Je lui souris et l’embrasse sur le front avant de me lever, de prendre le dossier et de le remettre à sa place. Je ferme la porte de la chambre après que Nathéan m’ait rejoint dans le couloir. Je croise mes bras sur mon torse et plante mon regard dans le sien. « Quand je regarde Jessica, je vois Ade. Dans quelques années. » Je détourne le regard une fraction de seconde pour m’assurer qu’aucun corps hospitalier va passer à proximité. « Il y a un mois, elle est tombée dans le coma. Elle a failli mourir. On a proposé à ses parents de la débrancher, pour qu’elle puisse enfin partir et qu’ils puissent faire le deuil. Mais ils n’ont pas voulu. Tu te rends compte que cette petite fille qui était immobile et blanche comme un linge y a un mois, va pouvoir aller voir les princesses ? Que d’ici quelques mois, elle pourra partir de l’hôpital et retourner à l’école comme tout enfant de son âge ? » Nathéan n’est pas con, il sait très bien pourquoi je lui ai présenté Jessica et pourquoi je lui fais ce discours. Je ne suis pas sensé parler des autres patients à mon entourage, mais j’espérais seulement que ça le réveille un peu. Je lui parle en tant que médecin, plus en tant qu’amant ou peu importe ce qu’on a été.
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MessageSujet: Re: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Mer 3 Sep - 4:22




« Monsieur Hemmings ? » Un frisson s’empare de moi lorsque j’entends ces quelques mots. Je ne supporte pas que l’on m’appelle ainsi. Monsieur Hemmings c’est mon père, moi je ne suis que Nathéan. Je suis que ce pauvre gosse apeuré qui tremble sur sa chaise dans cette salle d’attente. Mon regard croise celui de mon médecin et je soupire quelque peu. Je me lève et serre la main du praticien. « Suivez moi, le docteur Caldwell nous attends dans mon bureau. » A l’attente du nom de Pryam, je me fige quelque peu. Il est là. Je ne pensais pas qu’il serait là aujourd’hui. Cela fait une semaine que je suis parti de chez lui en fuyant à cause de ma maladie. Ou plutôt en mettant ma maladie comme prétexte. Depuis je n’ai plus eu aucunes nouvelles du jeune homme. J’ai passé toute la semaine à me demander si je devais le contacter ou pas et j’ai finis par me rendre compte que je n’ai même pas son numéro de téléphone. J’ai couché avec lui, je suis littéralement tombé sous son charme et au final je n’ai même pas son numéro. J’ai l’impression que l’on a tout fait à l’envers tout les deux et que c’est pour cela que tout est allé de travers. J’ai paniqué. Il m’a laissé entrer dans sa vie en quelques jours. Il m’a présenté sa fille, m’as ouvert ses bras et j’ai paniqué. Parce que j’ai finis par me mettre en tête que je vais mourir et que je vais forcément décevoir Pryam. Cela fait une semaine que je regrette mon comportement et que je ne sais absolument pas comment me rattraper envers le bel interne. Parce qu’il me manque. Je sais que c’est totalement idiot comme pensée, mais c’est vrai, il me manque. Je vais le revoir, je sais qu’il est dans ce bureau et cela me perturbe. Est-ce qu’il m’a quelque peu pardonné où est-il là par pur obligation ? J’ai très rapidement la réponse à mes questions. Il est là par obligation. C’est à peine s’il me regarde et subitement j’ai envie de fuir à nouveau. Pourtant tel un robot, je m’asseye sagement sur mon siège et je me prépare à passer un mauvais moment. Je ne lâche pas Pryam du regard tandis que ce dernier fait tout pour ne surtout pas relever les yeux vers moi. Silencieusement, j’écoute le discours du médecin. Il me parle de la greffe, de l’opération en elle même, de tout ce que je vais devoir faire après si j’ai un nouveau cœur. Plus il parle, plus je me sens mal. J’aimerais tellement que Pryam me rassure, mais au final rien, il ne veut surtout pas me regarder et j’ai envie d’écourter ce rendez-vous. Mais je ne dis rien. J’ai envie de pleurer. Il y a encore une semaine j’étais prêt a accepter la greffe, aujourd’hui je ne suis plus sûr de rien. C’est encore pire lorsque Pryam finis par prendre la parole pour au final ne rien dire. Il ne veut plus de moi je le vois bien et je sais que j’ai sans aucun doute fait l’une des plus grosses conneries de ma courte vie en le repoussant comme j’ai pu le faire la semaine dernière. J’ai envie d’aller m’enterrer dans un trou pour ne plus en ressortir. Je me sens tellement mal et tellement triste aussi. Je remercie le médecin et celui-ci finis par quitter la pièce en me rappelant que je ne dois pas hésiter à revenir vers lui pour n’importe quel question.

J’étais prêt à partir quand Pryam m’attrape par le bras et m’entraîne dans les couloirs de l’hôpital. Il me demande de me taire et tel un enfant je baisse les yeux et le suit sans aucun bruit. Je voudrais tellement qu’il veuille discuter avec moi, mais j’ai comme le sentiment que c’est mal parti. On descend d’un étage et le jeune homme me fait entrer dans la chambre d’un patient. Je me retrouve nez à nez avec une petite fille visiblement affaiblie. Pryam me tends son dossier et je l’ouvre timidement alors que le jeune homme parle avec la petite. Je ne connais rien à tout ce charabia médical, mais rapidement je repère quelques mots que je connais et surtout je me rends compte que cette demoiselle est très jeune et a déjà plusieurs greffes à son effectif. Mal à l’aise, je comprends tout de suite que je ne suis pas là pour rien. J’écoute la conversation d’une oreille en regardant Jessica. Elle est la joie de vivre incarner et d’un seul coup je me sens totalement idiot. Mais déjà il faut partir et avant de sortir, je me retourne vers Jessica. « Profite bien de ta journée avec les Princesses ! » C’est tout ce que j’ai trouvé à dire, c’est bête, mais le sourire qu’elle m’offre me rassure quelque peu.

Pryam me coince dans un couloir et finis par me dire ce qui le démange depuis tout à l’heure. Il me fait la morale tout simplement et je suis incapable de dire quoique ce soit. Je n’ose même pas le regarder. Je n’arrête pas de penser à ce que le médecin m’a expliqué tout à l’heure et à chaque fois c’est le même mur que je me prends en pleine face. « Je voudrais te dire de mettre mon nom sur cette liste tu sais, mais… Je sais pas comment je pourrais m’en sortir. Je veux pas mourir. Crois moi ça fait une semaine que je me répète la même chose ! » Oui je me sentais obliger de faire une allusion à la soirée que l’on a pu passer ensemble. « Le médecin a été clair je pourrais pas travailler pendant un bon moment, je vais faire comment Pryam ? J’ai personne, tu comprends ça ? Et jamais je retournerais chez mes parents et il est hors de question que je demande à mes frères. Si je travaille pas, je peux pas payer les factures de dingue que vous allez me laisser, je pourrais pas payer mon loyer et je pense qu’un gars qui sors d’une greffe ne dois pas vraiment vivre sous les ponts. » Je me mords la lèvre et finis par relever les yeux pour regarder Pryam qui n’as pas bougé en face de moi. « J’ai pas pris la fuite pour le plaisir Pryam… Je sais que je peux pas faire ça, même si récemment je me suis trouvé une nouvelle raison de vouloir me battre un peu plus. » J’avoue que pour le moment je ne pense plus tellement à la greffe. Je voudrais me rattraper au près de Pryam. Parce que je n’arrive pas à enlever la nuit que l’on a passé ensemble de ma tête et que depuis tout à l’heure j’ai envie qu’il m’embrasse comme il a pu le faire ce soir là. Je baisse une nouvelle fois les yeux et prie pour qu’il m’accorde un peu de son temps. Juste pour que l’on puisse discuter un peu.
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MessageSujet: Re: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Mar 9 Sep - 7:23




Je suis franchement étonné de voir Nathéan rentrer dans le bureau du cardiologue. Je pensais vraiment qu’il allait fuir, encore. Sa maladie est presque un sujet tabou pour lui et j’ai déjà eu beaucoup de mal à le convaincre de prendre rendez-vous juste pour parler de s’inscrire sur une éventuelle liste d’attente. Après les événements de l’autre soir, je ne pensais vraiment pas qu’il allait venir. Pour moi, il allait se cacher dans sa maladie et rester chez lui à attendre que le temps passe, à attendre que la maladie le gagne complètement et qu’on nous l’amène en hôpital en piteux état. Mais lorsque le cardiologue revient avec lui, je me sens quelque part soulagé de voir qu’il prend peut-être les choses enfin au sérieux. Mais je ne laisse rien paraître. Je suis malheureusement le genre de personne à être extrêmement rancunier si on m’a blessé ou trahi. Je lui en veux encore affreusement d’avoir utilisé sa maladie comme excuse pour fuir. Il m’aurait directement dit que c’était pas pour lui, qu’en fait il s’était trompé je crois que ça m’aurait encore moins fait mal que sa fuite pendant que je dormais et surtout l’excuse bidon qu’il m’a sortie. Je vois des gens malades toute la journée, ça fait partie de mon quotidien et c’est comme ça. Je me suis attaché à des gens qui sont partis d’ici sans vie. Il n’avait pas le droit de décider à ma place, de choisir que je n’étais pas prêt pour une relation avec quelqu’un de malade. Ca fait partie des seules choses que je peux choisir et décider sur cette terre et il a prit une décision à ma place alors que j’étais prêt à passer à travers ça avec lui. J’étais prêt à être un soutien lors des jours moins bons, j’étais prêt à le féliciter lorsqu’il irait bien et j’étais prêt à être présent lors de tous ses rendez-vous et même lors de sa greffe lorsque celle-ci serait arrivée. Mais non, Nathéan a prit une décision qui m’appartenait à la base et c’est pour ça que je passe l’entier du rendez-vous à fixer ma feuille et à noter des choses importantes pour son dossier.

Quand le cardiologue nous abandonne au milieu du couloir, je décide de montrer quelque chose à Nathéan, je veux qu’il voit les miracles qui se produisent sur cette terre, rien que dans cet hôpital. Je veux qu’il se rende compte qu’il n’a pas le droit de se cacher derrière sa maladie alors qu’il y a des gens qui sont en pire état que lui et qui se battent et qui sourient tous les jours qu’on veut bien leur donner. Je ne veux pas passer plus de temps avec lui et encore moins lui parler mais je crois que c’est important que je lui présente Jessica, une petite miraculée qu’on aime beaucoup dans cet hôpital et qui pourra bientôt partir et rejoindre ses copines à l’école. Je veux juste le secouer, lui ouvrir les yeux et lui faire comprendre qu’il doit arrêter de se plaindre dans son malheur et se bouger le cul. Je parle un peu avec Jessica et je ne peux être qu’heureux pour elle d’apprendre qu’elle va aller voir les princesses de Disney. Je décide de la laisser tranquille pour qu’elle se repose et nous sortons de sa chambre avec Nathéan. Je lui explique rapidement ce qui est arrivé à la petite fille en prenant soin de lui laisser des sous entendus pour qu’il comprenne pourquoi je l’ai amené ici. Oui, soyons honnêtes ; je lui fais clairement la morale. Une fois de plus, Nathéan se trouve des excuses en parlant de ses moyens. C’est déjà à cause de ça qu’il ne prend pas toujours ses médicaments et j’ai à nouveau envie de lui foutre des baffes. Peu importe ce que je lui dirais, Nathéan voudra toujours avoir le dernier mot et je suis fatigué de ça. Rapidement, il aborde le sujet de l’autre soir et je lève les yeux en l’air. « Ne change pas de sujet Nathéan. Je te parle en tant que médecin, pas en tant que Pryam. Ce qui s’est passé l’autre soir n’a rien à faire là. Tu continues à te trouver des excuses alors qu’il y a des solutions pour tout. On t’a jamais parlé des assurances ? Des colocations ? Ma meilleure amie bosse dans l’immobilier, elle pourrait te trouver un appartement subventionné et tu sais très bien que l’hôpital est toujours arrangeant pour pouvoir payer sur plusieurs années. Maintenant faut que tu arrêtes tes excuses à la con. Soit tu te laisses crever, soit tu te bouges le cul et tu fais quelque chose pour t’en sortir. J’étais prêt à t’aider. » Je me rends compte que j’ai un peu haussé le ton et il serait bon que je me calme si je ne veux pas que tout le corps hospitalier se ramène pour voir ce qu’il se passe. « Ecoute. Tu sais quoi ? Débrouille toi. Je t’ai proposé des solutions dès ton premier malaise et t’en veux toujours pas. C’est plus mon problème, j’ai fait ma part du marché. Je suis médecin, pas magicien. On ne peut pas prendre des décisions à ta place. Même si tu crois que toi tu peux le faire pour les autres. » Je le fixe quelques secondes avant de soupirer et de réajuster ma blouse blanche. « A bientôt Nathéan. » Ca me fait mal au cœur de faire ça mais cette fois c’est moi qui le plante au milieu du couloir.
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MessageSujet: Re: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Dim 14 Sep - 6:45




Il ne me faudra pas longtemps pour comprendre que Pryam n'avait pas du tout envie de me voir aujourd'hui et je sais parfaitement pourquoi. Cela fait une semaine que je regrette ce que j'ai bien pu faire la dernière fois que nous avons passer un moment ensemble. Je l'ai tout simplement pris la fuite après avoir coucher avec lui. Je crois que je serais resté si cela avait été purement sexuel, mais ce n'étais pas le cas. Il m’a emmené dans son lit avec sa fille. Il m’a fait promettre de ne pas partir et je n'ai pas tenu ma promesse. Je m'en veux réellement pour cela parce que Pryam ne mérite pas que l'on agisse de cette manière avec lui. Il mérite tout ce qu'il y a de mieux, c'est un homme bien, vraiment bien. Mais j'ai pris peur. J'ai paniqué même. Je suis malade et je me suis servi de cela comme une excuse, mais dans le fond le problème est bien plus profond que cela. C'est un malaise constant. Cela dure depuis des années et je crois qu'il faut remercier mon paternel pour cela. Pourtant Pryam n'es en rien impliquer la dedans. Non. Il ne fait que subir le pauvre. Cela fait des années que je n'avais pas passées un aussi bon moment avec un homme et j'ai tout gâché... Parce que je n'ai plus l'habitude que l'on fasse autant attention à moi, parce que je sais que je ne suis pas totalement près à m'attacher à quelqu'un et que Pryam a déjà pris bien trop d'importance dans ma petite vie. Je lui ai dit des choses que personne n'as jamais su à mon sujet, il c'est confier a moi aussi et j'ai pris peur. J'ai tellement peur de lui faire du mal que ça en devient viscéral. Puis j'ai eu mal au cœur. La maladie c'est rappeler a moi et j'ai pris la fuite. Aujourd'hui il me déteste et pourtant il prend encore le temps de vouloir me montrer quelque chose. C'est presque docilement que je le suis dans les couloirs de l'hôpital. Jusqu'à ce que l'on arrive dans cette chambre et devant cette petite fille. Elle n'est pas très âgée et pourtant elle a déjà vécue pire que moi. Il ne me faudra pas longtemps pour comprendre pourquoi Pryam a décidé de m'emmener ici. A sa manière il est en train de me faire la morale. Je me souviens maintenant pourquoi je le détestais autant au début. Je n'ai jamais supporté que l'on me fasse la morale... Pourtant je ne râle pas. Non je ne dis rien. Je me contente d'observer dans un coin de la pièce jusqu'à ce que le bel interne m'entraîne à nouveau dehors. J'ai compris ou il voulait en venir et pourtant encore une fois je me chercher des excuses. Toujours les mêmes de toute façon. Je sais que je n’ai pas les moyens ou tout du moins je ne fais rien pour trouver une solution à cela et Pryam me le fait gentiment remarquer. Enfin gentiment... Il hausse le ton et j'ai l'impression d'être un gamin de cinq ans qui se fait engueuler par son père. Je suis obliger de me mordre la lèvre avec violence pour ne pas lui balancer que je ne suis pas sa fille et qu'il n'as pas a me parler de cette manière. Il le fait pour mon bien. Il le fait parce que malgré le coup que j'ai pu lui faire il continue à ce faire du souci pour moi. Voilà pourquoi et encore une fois j'agis comme le dernier des abrutit. Des fois j'ai envie de me gifler lorsque je me rends compte de mon impulsivité et de ma manière de toujours vouloir tenir aux autres. Je suis en train de faire n'importe quoi et surtout je suis en train de le perdre pour de bon. Parce qu'il a utilisé du passe pour parler de nous et tout simplement parce qu'il vient de me tourner le dos. Je le regarde et je comprends que cette fois je ne peux pas baisser les bras. Parce que Pryam a réussi à me rendre heureux comme je l'avais rarement été ces dernières années. Parce que même si dans le fond ça m'énerve il fait attention à moi. Et surtout parce que je le regretterais toute ma vie si je finissais par le perdre pour de bon. « J'ai peur Pryam... » C'est sorti tout seul. Au début je ne suis même pas sur de l'avoir dit assez fort et pourtant le jeune interne ce tourne de nouveau vers moi. « C'est pas comme avoir peur de l'orage ou du monstre dans le placard quand on est petit, c'est pire que ça... J'ai peur de mourir tout seul comme un con parce que mes parents on déjà tirer un trait sur moi, mes frangins aussi et je pense que tu as déjà fait la même chose. A eux je leurs en veux, mais pas à toi. Je suis conscient de tout ce que tu fais pour moi même si je ne te le montre pas. Je suis terroriser Pryam. Ça me garde éveiller depuis tellement longtemps. J'ai peur de m'endormir et de jamais me réveiller. Il y a tellement de chose que j'aimerais faire, que j'aimerais dire encore. Des moments a partagé, mon comportement à me faire pardonner... » Je baisse les yeux parce que je sais que les larmes que je cherche à contenir depuis quelques minutes vont finir par s'échapper. Sans réellement les regarder, je vois que mes mains tremblent. Il n'y a plus d'arrogance, plus de jeune homme têtu. Non dans ce couloir il ne reste que le gamin qui a peur de voir son monde s'arrêter de tourner. « Je sais que je le mérite, parce que je pousse tout le monde à me laisser dans ma solitude, mais... Je voulais le faire parce que tu m'as dit que tu serais la... » Parce que depuis le début il clair que je ne ferais pas cela sans lui. Jamais.

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MessageSujet: Re: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Mer 17 Sep - 8:00




Je ne peux rien faire de plus pour Nathéan. J’ai conscience qu’à lui faire la morale, il va sûrement plus de braquer qu’autre chose mais c’est pas très grave. Il m’a déjà perdu, c’est pas ça qui va changer grand chose. Je n’ai normalement pas le droit d’amener d’autres patients dans la chambre d’un malade mais tout comme je n’avais pas le droit de filer des médicaments en douce, tout comme je n’avais pas le droit de coucher avec un de mes patients. Je prends des risques depuis que je connais Nathéan et lui, à part se cacher derrière des excuses à la con au lieu de regarder sa peur en face et de lui dire d’aller se faire foutre, il ne bronche pas. J’aurai pu perdre dix fois mon job et ruiner les économies de mes parents pour lui. J’aurai pu me retrouver à la rue avec ma fille pour lui faire ouvrir les yeux mais le jeune homme préfère se cacher derrière sa maladie. Dans le fond, ça lui va peut-être bien d’être malade. C’est un bon alibi pour tout ce qui concerne la vie quotidienne. Mais moi, je ne peux rien faire de plus. Si bien que je l’abandonne au milieu de l’hôpital. Ca ne sert à rien que je reste de toute manière, il va continuer à trouver des excuses et j’en ai marre. Je n’ai pas envie de le regarder foutre sa vie en l’air, je n’ai pas envie d’être témoin de ça. Il avait peur que sa maladie nous sépare, que sa mort nous sépare mais finalement, c’est ses propres choix qui me pousse à prendre mes distances. Ce qui me tue parce que ce garçon me rend dingue. Depuis qu’il est arrivé là il me fait flancher avec ses beaux yeux verts et ses joues de bébé. Peut-être que dans une autre vie, on aurait pu vivre quelque chose de fort ensemble. Je tourne les talons, prêt à oublier tout ça, prêt à subir ce que les adolescentes vivent lorsque leur chéri les quitte.

Pourtant, avant que je n’aie le temps d’arriver à la porte qui mène aux vestiaires et à la salle de pause des employés, Nathéan me rattrape. J’ai envie de lui dire de me foutre la paix mais les mots « j’ai peur » parviennent à mes oreilles. Je me retourne pour lui faire face et le Nathéan que j’ai l’habitude de voir a disparu. J’ai l’impression qu’un petit garçon se tient face à moi. Le jeune homme m’ouvre son cœur. Enfin. Il me fait partager à quel point il a peur et tout mon corps a envie de crier « enfin ! ». Il a fallu que je le pousse dans ses retranchements pour qu’il se l’avoue enfin. Une infirmière passe près de nous et j’enfonce mes mains dans les poches de ma blouse me rendant compte que je n’ai pas l’air très professionnel avec mon patient. Nathéan est au bord des larmes et je fais un pas vers lui. « C’est en ne faisant rien que tu risques de t’endormir un soir et de ne jamais te réveiller. C’est en continuant à ne pas prendre tes médicaments et à laisser la peur te contrôler que tu ne pourras jamais vivre tout ce que tu veux vivre. » Je lui ai tellement dit ça que je pourrai le réciter par cœur mais j’espère bien que c’est la dernière fois que j’aurai besoin de lui dire. « Je ne suis pas ton médecin Nathéan, mais je suis le seul interne qui soit assez stupide pour te supporter depuis que tu viens ici. Si tu décides de t’inscrire pour cette greffe, c’est moi qui sera là. Je n’aurai pas les instruments en main mais je serais dans la salle à regarder. A veiller sur toi. A être sûr qu’il ne t’arrives rien, à être sûr que tu te réveilles avec un nouveau cœur. Ca n’a pas changé ça. Mais pour ça, il faut que tu signes. Et personne ne peut le faire à ta place. »
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MessageSujet: Re: + don't let people tell you, you're too weak (nathéan)   Ven 26 Sep - 3:14




J’ai l’impression que mon cœur va me lâcher, là dans ce couloir, face à Pryam. Je n’arrête pas de trembler. Pour la première fois depuis que j’ai été diagnostiqué, je finis par dire à haute voix tout ce qui me terrorise. J’ai tout simplement peur que mon monde s’arrête de tourner. Il y a encore tellement de chose que je voudrais pouvoir faire. Je voudrais enfin changer de boulot, je voudrais pouvoir vivre ma vie comme je l’entends sans avoir peur de faire un malaise. J’ai envie de voyager et de découvrir le monde. Mais surtout depuis une semaine je n’ai qu’une seule idée en tête : je veux me faire pardonner auprès de Pryam. J’ai agis comme un abrutit avec lui et je n’arrête pas de m’en mordre les doigts. Jamais je n’aurais dû quitter son appartement cette nuit-là. Tout avait été parfait, réellement, puis j’ai commencé à me sentir mal et la réalité de la maladie m’es revenue en pleine face et j’ai perdu pied. Bien entendu, il m’a entendu partir et il m’a rejeté violement. Depuis je n’ai plus eu de ses nouvelles même si j’ai essayé de lui envoyer quelques messages. Je ne pensais pas le voir aujourd’hui, mais j’ai l’impression que c’est un peu le moment où ne jamais de me rattraper pour de bon. Alors j’évite soigneusement son regard et je commence à lui dire tout ce qui me fait tellement peur depuis que je suis malade. Je n’ose pas croiser son regard, mais j’ai le sentiment qu’il m’écoute au moins. C’est le plus important dans le fond. Alors je parle et plus je parle plus je me rends compte que ma voix tremble. C’est horrible. Je crois que je ne me suis jamais montrer aussi diminué et faible face à lui. En particulier dans cet hôpital. Je ne me suis pas construit cette carapace uniquement pour faire chier le monde – en parti c’est vrai – mais aussi parce que je préfère ne pas être vu comme quelqu’un de malade. Pour certains cela peut paraître totalement idiot, mais c’est comme cela. Je ne sais pas vraiment comme l’expliquer. Mais malgré tout. Malgré tout ce que j’ai pu lui faire et lui dire, Pryam me promets qu’il sera là pour moi durant tout le processus de la greffe. Et à cet instant je comprends que malgré tout je reste tout de même plus qu’un simple patient pour lui. Rien que le fait qu’il me promette de veiller sur moi. Dans le fond c’est tout ce que je demandais. Que quelqu’un veille sur moi. Un léger silence c’est installer entre nous, mais je finis par relever la tête pour croiser son regard bleu azur. « Je veux signer. Maintenant sinon je le ferais jamais. » Je suis venu ici par moi même et je ne partirais pas sans poser ma signature sur un bout de papier. Je me connais, je n’aurais jamais le courage de revenir. Hésitant, je finis par ajouter tout doucement. « Et… Je pourrais te voir en dehors d’ici ? Je… Je ne voulais pas m’enfuir comme ça Pryam… Tu m’as manqué cette semaine. » Autant être franc après tout. Même si je crois déjà connaître sa réaction.

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