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 - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]

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MessageSujet: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 14 Sep - 15:27

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Seule sur mon canapé, je laissais mon attention se faire bêtement emporter par les bêtises de la télévision. Entre mes mains, je tenais un mug chaud d'où s'échappait une agréable fumée répandant l'odeur du breuvage. Il faisait froid dehors, bien trop froid pour mes os frileux. L'hiver arrivait et ça se sentait à plein nez. Exaspérée par ce que me renvoyait l'écran, je soupirai et me laissai tomber au creux du fauteuil. Mes yeux tombèrent sur Archimède, ma tortue posée sur un coussin juste à côté et qui semblait m'épier sans relâche. Me sentir ainsi observée m'arracha une petite moue.

- Quoi ? On est très bien là, tous les trois. Pas besoin d'être quatre. Arrête de me regarder comme ça.

Un petit grognement m'échappa alors que je constatais que j'étais en train de tenir la conversation à un reptile. La chienne, affalée dans un coin, leva la tête un instant en m'entendant pester avant de reposer son museau sur le parquet. L'ambiance était maussade ce soir. J'étais d'une humeur horripilante, et si le temps n'avait pas été aussi dégueulasse, j'aurais été courir un long moment pour me défouler une bonne fois pour toutes. Quitte à affronter les détraqués sexuels qui traînent dans les rues les dimanches soirs. Agacée, j'attrapai la tortue par la carapace et la retournai pour l'empêcher de garder sa tête préhistorique visée sur moi.

Oui, j'étais seule. Et oui, ça me foutait en rogne. Enfin, je pensais plus sincèrement que c'était dû au sentiment de déception qui m'avait habité toute la journée. Lorsque je m'étais réveillée ce matin, la maison me semblait étrangement vide. Et pour cause. J'avais rapidement enfilé les premières fringues à me venir sous la main, puis j'étais descendue en me tenant plus ou moins sur mes gardes. Le canapé, ce même canapé où j'étais actuellement vautrée, était désert. Tout comme la cuisine, la salle de bain, ou même le jardin. Je n'avais trouvé aucun mot accroché sur le frigo, pas même un post-it d'adieu collé sur la table basse. Aiden n'était plus là. Il s'était volatilisé pendant mon sommeil. Je n'étais pas réellement surprise de cette constatation. A vrai dire, je m'en doutais un peu. Mais j'avais tout de même nourri l'espoir de le revoir ce matin. Au moins pour lui souhaiter bonne chance pour la suite. Force était de croire qu'il n'avait pas jugé mes encouragements aussi importants que ça. Enfin, je m'étais quand même montrée bien naïve en pensant garder un bon contact avec lui. Maintenant, il y avait près de zéro chance pour que je le revois un jour. Il avait bien précisé qu'il comptait retourner à Londres pour chercher un boulot. Bref, je n'allais plus recroiser sa route, c'était certain.

Ça, c'était ce que je croyais, jusqu'à ce qu'une sonnerie retentisse dans toute la maison, manquant de me faire sursauter et d'envoyer Archimède dans le décor par la même occasion. Je mis un certain temps avant de comprendre qu'il s'agissait du téléphone. Intriguée, je lançai un regard vers l'horloge accrochée au mur. Il n'était pas loin de minuit. Qui donc pouvait bien téléphoner à cette heure-ci ? Je me levai pour aller décrocher, sourcils froncés, et posai le combiné contre mon oreille.

- Allô ?
« Mademoiselle Thompson ? Désolé de vous déranger aussi tard. Ici le commissariat de Manchester. Votre petit-ami n'est pas en état de rentrer chez lui, serait-il possible que vous veniez le chercher au poste ? »
- Mais je n'ai pas de …

Je m'interrompis, yeux écarquillés, en remarquant soudainement que j'avais la police au bout du fil. Au vu du ton de ce type, ce n'était pas une blague. Et puisqu'il avait bien mentionné mon identité, ce n'était pas non plus une erreur.

- Euhm, oui d'accord. J'arrive tout de suite.

Je raccrochai illico, prête à rejoindre le commissariat dans la minute, mais me stoppai dans ma lancée. J'avais peut-être accepté un peu trop vite. S'il s'agissait de cet ex détestable qui m'avait insultée de tous les noms, il se fourrait le doigt dans l’œil s'il pensait que j'allais le sortir de ce mauvais pas. Et qu'est-ce que cet agent avait voulu dire par « pas en état de rentrer chez lui » ? Finalement, la curiosité était trop forte. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'avais éteint la télé, enfilé un manteau et des chaussures, et me retrouvais dehors, charriée par la brise glaciale de la nuit. Je dévalai rapidement les petites marches de mon perron et trottinai jusqu'à ma voiture. Mon sac atterrit sans plus de manière sur le siège passager tandis que je faisais démarrer le moteur.

C'était étrange de se retrouver devant le poste de police. Depuis l'accident qui s'était produit dix ans plus tôt, je n'appréciais jamais trop de croiser les forces de l'ordre, bien que je les respectais plus que personne. La rue était calme, vide, paisible. Il ne semblait pas y avoir tellement d'agitation à l'intérieur du bâtiment. Pourtant ce n'était pas vraiment le cas de mon moi intérieur. Figée sur le trottoir, je me revoyais adolescente, devant le fameux bar où tout a basculé. J'entendais presque les sirènes des secours retentirent dans toute la ville, se rapprochant à toute allure. Je me remémorais l'air déboussolé d'Aiden lorsque les policiers l'avaient encadré en lui tenant fermement les deux bras. L'éclair de panique qui l'avait traversé quand ils lui avaient demandé de le suivre jusqu'à leur véhicule de service. Et je me revoyais, plantée dans mon coin, sans savoir quoi faire ni quoi dire. Mais tout ceci appartenait au passé. Je secouai brièvement la tête pour repousser mes souvenirs et me décidai enfin à traverser la route pour entrer dans le commissariat.

Je ne m'étais pas trompée. Les lieux étaient plutôt tranquilles. Seuls le bruissement de touches de clavier se faisait entendre. J'avalai courageusement ma salive avant de m'approcher du premier homme en uniforme à croiser ma route. J'eus à peine le temps de commencer à me présenter qu'il acquiesçait et me pris par le coude pour m’entraîner gentiment à travers les locaux.

- Vous êtes arrivée vite ! Encore une fois, navré pour le dérangement. Votre ami a été retrouvé ivre sur la voie publique. Il n'a rien fait de grave, heureusement, nous l'avons ramené ici avant que ça ne dégénère. Nous avons essayé de lui demander s'il avait de la famille en ville, qui pourrait venir le récupérer, mais il n'a pas répondu. A vrai dire, il n'a rien dit d'autre que votre nom.

Ne sachant pas trop comment réagir, et surtout n'osant pas l'interrompre, je hochai docilement la tête en me laissant conduire jusqu'aux cellules de garde à vue. L'endroit était vide, si on ne comptait pas la silhouette recluse dans un coin, sur un banc qui n'avait pas du tout l'air confortable. J'ouvris la bouche en le reconnaissant, et écarquillai encore plus les yeux si ceci était encore possible. L'homme à côté de moi continuait à m'informer que j'allais devoir signer une décharge si j'acceptais de prendre mon « petit ami » avec moi. Mais je l'écoutais à peine. Je préférai plutôt ôter mon bras de sa main pour m'avancer avec mille précautions jusqu'aux barreaux.

- Aiden ? Mais … qu'est-ce que tu fais là ?

C'était idiot. L'agent de police venait tout juste de m'expliquer le pourquoi de sa présence ici. Mais j'avais du mal à y croire. Il était là, il était encore là. Et je le retrouvai coincé derrière des barreaux, ce que j'avais évité de faire ces dix dernières années. Décidément, le destin avait un humour vraiment très spécial.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 14 Sep - 18:03

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

« Vous savez, vous ne pouvez pas rester ici si vous ne consommez pas ... » Répéta la serveuse, pour la millième fois au moins, en trois heures que je me trouvais là, accoudé au bar. Je posai mon regard morne sur son visage. « Mais je consomme. Il y a un verre devant moi. » Lui fis-je remarquer, sans afficher la moindre émotion. C'est vrai qu'il y avait un verre devant moi. Et un verre plein qui plus est. Mais plein de Whisky. C'était pour cette raison là que je ne l'avais pas touché. Qu'il était toujours posé devant moi. Que sa quantité n'avait en rien diminuée. « Ce verre est devant vous depuis plus de trois heures. Si vous avez vraiment voulu le boire, vous l'auriez déjà fait ... » Soupira-t-elle avec une certaine lassitude. Elle ne pouvait me mettre dehors, uniquement parce que je refusais de boire ce verre, si ? « Vous ne voulez pas que je vous serve autre chose à la place ? » Tenta-t-elle pour la énième. Ce à quoi je répondis par un simple hochement négatif de la tête. Bien sûr que non je ne voulais pas d'autre chose. Je voulais ce verre. Et en même temps, vraiment pas du tout. Je savais combien c'était mal. Je refusais de boire. Je ne voulais plus boire. Plus jamais !

Mais finalement, le rebord du verre se retrouva entre mes lèvres et en deux gorgées, il fut vidé. Connerie ! Je le regrettai aussitôt. Et pourtant, je fis signe à la jeune femme de le remplir de nouveau. Ce qu'elle fit après avoir levé les yeux au ciel. Aiden Miller. Etait sobre depuis plus de dix ans, après avoir commit un meurtre à cause de l'alcool. Fin de l'histoire. Fin de la putain d'histoire. Dépité, je portai le second verre à mes lèvres, attendis qu'elle le remplisse de nouveau et lui accordai le même sort. Et encore. Et encore. J'étais conscient d'être en train de faire une très grosse connerie. Et pourtant, je continuais ça. Encore. Les verres pleins remplaçaient les verres vides. Finalement, ils furent remplacés par la bouteille elle même, pour que la serveuse puisse s'occuper des autres clients pendant que je m'occupais de me saouler la gueule moi même. En réalisant que la note grimpait et atteignait des hauteurs folles, je songeai qu'il fallait vraiment que j'arrête ça. J'étais encore assez lucide pour me rendre compte de ce détail ci. Je réglai donc le tout. Merde. C'était presque tout ce qu'il me restait. Je marmonnai dans ma barbe et quittai le bar tant bien que mal. Plus 'mal' que 'bien' à vrai dire. Je titubais et me pris une table en cours de route. Mais je parvins enfin à mettre le pied dehors.

Il faisait un froid de canard à cette heure ci. Et pourtant, j'avais chaud. C'était sans aucun doute à cause de tout l'alcool qui courait désormais dans mon organisme. En tout cas, j'avais trop chaud pour garder mon pull, que je retirai donc. Et sans doute que je du l'abandonner sans m'en rendre compte. Parce que le temps d'arriver au bout de la rue, je ne l'avais plus du tout avec moi. Ce dont je me fichais bien. Je voulais regagner ma voiture. Mais j'ignorais totalement où elle était. Est-ce que je l'avais récupéré d'ailleurs ? Oui, il me semblait que oui. En début d'après-midi. Ou un truc dans ce genre là. En tout cas, à ce moment là, je n'étais plus chez Kaylee. Logique, puisque j'étais parti aux premières lueurs de l'aube et alors que j'étais réveillé depuis plusieurs heures déjà. Mais j'étais parti alors qu'elle dormait d'un sommeil sans doute très profond encore. Et maintenant, je me trouvais là. A errer comme un imbécile dans les rues froides de Winchester. Quelle connerie étais-je encore en train de faire ? Une grosse, pour sûr. Mais j'aurais tout le temps d'y penser une fois que j'aurais décuvé. Ce qui n'était en rien le cas pour le moment. Je marchais juste, sans savoir où était ma voiture. Qui risquait de venir mon domicile d'ailleurs, vu que je n'avais plus un rond pour payer ne serait-ce qu'une nuit à l'hôtel. L'alcool, c'était vraiment trop cher !

« Monsieur ? Monsieur ? S'il vous plait, arrêtez vous un instant. » Surpris par le son d'une voix masculine, je tournai le regard pour voir d'où ça pouvait bien venir. Mais je ne voyais rien du tout. En tout cas, aucune personne. « Plus bas ... » Ajouta la voix, que je pu enfin identifier. Merde. Deux flics postés sur le trottoir. Et moi j'étais ... Assis en tailleur sur le toit d'une voiture. « Est-ce que je peux savoir ce que vous faites là haut ? » Demanda l'homme qui semblait se retenir, difficilement, de rire. « De la méditation ! » Lui répondis-je avec un naturel fou. Les deux hommes se regardèrent et celui qui était silencieux jusque là, ne pu retenir un léger rire amusé. « Monsieur, je vais vous demander de nous suivre. » Je haussai les épaules et, sans faire d'histoire, descendit de la voiture. J'aurais voulu faire ça avec souplesse. Mais le fait est que je trébuchai et ... me retrouvai sur la voiture qui se trouvait devant et dont l'alarme se déclencha. Je fis un bon en arrière et me relevai pour me planquer derrière les flics qui semblaient maintenant, un peu exaspérés.

Voilà pourquoi je me retrouvais maintenant en cellule. Derrière des barreaux, comme ça avait été le cas au cours des dix dernières années. Et je répétais "Kaylee Thompson" à chaque fois qu'on me demandait qui pouvait être contacté pour que je puisse quitter cette cellule au plus tôt. De la famille ? Kaylee Thompson. Des amis ? Kaylee Thompson. Une petite amie ? Kaylee Thompson. Un numéro à fournir ? Kaylee Thompson. Mais son numéro, c'est quoi !? Kaylee Thompson. Après tout, ils étaient flics. Ils avaient donc tout ce qu'il fallait pour retrouver quelqu'un. Je leur donnais un peu de boulot en cette nuit frisquette. C'était sympa de ma part, non ? Bon, peut-être pas. Recroquevillé sur moi même, sur le petit banc de ma cellule, je parlais tout seul à voix basse. Quand j'entendis sa voix. Kaylee Thompson. Je retrouvai aussitôt le sourire et me levai pour me précipiter de son côté. Là encore, j'aurais voulu que ça se fasse d'une jolie façon. Petit ralenti, cheveux au vent et tout le bazar. Mais là encore, je trébuchai une fois. Puis deux, au moment d'arriver aux barreaux où je du me rattraper pour ne pas m'éclater la face par terre. « KAYLEE ! » Hurlai-je sans m'en rendre compte le moins du monde. « T'ES LA ! » Hurlai-je encore une fois. Mais ce coup ci, je compris à l'expression de chacun, que je parlais un peu trop fort. Oups ! « Pourquoi je suis là ? Ben je sais pas. Pourquoi je suis là ? » Interpellai-je l'un des flics. Mais je n'attendis pas de réponse de sa part, avant de reprendre la parole. « T'es venue me chercher ? C'est marrant, je pensais justement à toi. Comme d'habitude en fait. » Ricanai-je.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 14 Sep - 19:40

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Quand je l'avais aperçu au fond de sa cellule, j'avais cru qu'Aiden était mal en point. Malade à cause de l'alcool, blessé peut-être, ou même en train de se lamenter d'être tombé aussi bas. Mais … il n'en était rien. En fait, il était même très joyeux. C'était presque choquant quand on le comparait à l'humeur macabre qui l'habitait lorsqu'il était venu sonné chez moi la veille. Ça aurait très bien pu être insultant de le voir afficher cet énorme sourire, alors qu'il avait eu l'air plus maussade devant moi. L'alcool lui plaisait plus que ma présence donc ? Peut-être pas finalement, puisqu'il semblerait que ce soit ma voix qui le rendit aussi … tout fou.

Je reculai instinctivement alors qu'il s'effondrait contre les barreaux. Et puis un sursaut m'échappa quand il se mit à brailler comme un veau. J'ouvris de grands yeux ronds et jetai un regard incertain à l'agent posté à côté de moi. Celui-ci pinça des lèvres et hocha la tête à plusieurs reprises d'un air solennelle, comme pour confirmer mes craintes. Aiden était complètement bourré. Et ça, c'était sûrement pas un cadeau. Incertaine quant à ce que je devais faire maintenant que j'avais découvert son sale état, je reportai mon attention sur lui. Il avait réussi à calé son visage entre deux barreaux et nous regardait avec un sourire un peu vaseux. Dans une autre contexte, j'aurais certainement trouvé la situation bien drôle. Mais pour l'heure, je n'avais pas tellement envie de rire.

- Euh, oui. On m'a dit de venir pour toi, répondis-je tout de même, sans trop savoir s'il allait comprendre les mots que je venais de dire.

En théorie, il fallait utiliser des termes courts et simples pour les gens dans le même cas que lui. Il y avait beaucoup plus de chance de réussir à communiquer. Mais j'ignorais s'il était encore assez sobre pour tenir une vraie conversation, avec des questions et des réponses plus ou moins correctes. Et puis, là, il s'adressa directement au policier pour lui retourner ma propre question. Ce dernier ricana mais s’abstient d'ouvrir la bouche. De toute façon, Aiden repartait déjà sur un autre sujet qui me concernait plus directement. Si j'étais venue le chercher ? A la base oui. Mais maintenant, je me demandais si c'était vraiment une bonne idée. Peut-être qu'il valait mieux qu'il dégrise un peu dans sa cellule non ? Mais cette idée était tout bonnement horrible. Je ne pouvais pas le laisser enfermé là-dedans alors qu'encore une fois, c'était moi qu'il avait appelé à l'aide. Il m'en aurait sûrement voulu lorsqu'il aurait retrouvé un peu de lucidité. Et puis, comment ça il pensait à moi tout le temps ? Sans pouvoir rien y faire, je me sentis piquer un fard. Le flic devait bien se marrer n'empêche, entre l'alcoolique excité comme un singe et la nana perturbée pour un rien. Quoi qu'il en soit, ces propos me confirmèrent bel et bien que je devais l'emmener loin d'ici avec moi avec qu'il ne dise d'autres choses encore plus gênantes et inappropriées.

- Okay, je vais signer la décharge, lançais-je au policier en me tournant vers lui.
- Vous êtes sûre ? S'enquit-il devant ma mine un peu hésitante.
- Tout à fait sûre, m'empressais-je d'ajouter.

Le type acquiesça et me demanda de le suivre. Je jetai un coup d’œil à Aiden qui n'avait toujours pas bougé, avant de me décider à le suivre. Nous quittâmes l'ambiance glaciale de la garde à vue pour les bureaux en pagailles. L'agent glissa deux mots à l'un de ses collègues qui n'en attendit pas moins pour se lever et se rendre dans la pièce que nous venions de quitter, après quoi il me mena encore un peu plus loin pour chercher un précieux papier. Celui qui disait que je prenais toute responsabilité en ce concernait les faits et gestes de Monsieur Miller pour cette nuit. Je soupirai malgré moi et signai rapidement avant de changer d'avis. L'instant d'après, Aiden nous rejoint, accompagné et pas mal soutenu par le deuxième policier. Visiblement, ils étaient plutôt contents de s'en débarrasser vu la rapidité de la procédure ! L'un des hommes me gratifia d'un « bon courage » alors que l'autre me donnait une tape sur l'épaule en guise de soutien. Puis ils s'éloignèrent en me laissant seule avec l'ex taulard le plus  heureux du monde.

- Très bien, commençais-je en prenant une grande inspiration. Tu vas commencer par te calmer.Ensuite on ira dans la voiture et je te ramènerai chez moi. D'accord ?

Hier soir, j'avais plus ou moins eu l'impression de le prendre pour un petit garçon quand je me suis mis en tête de lui donner à manger moi-même. Aujourd'hui, il en avait vraiment l'allure, mis à part sa grande taille et ses joues un peu râpeuses à cause de sa barbe naissante. Et le rôle de la nounou me revenait, vraisemblablement.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 14 Sep - 21:01

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Pourquoi est-ce que j'étais en train de hurler ? Franchement, aucune idée ! Mais je venais de le faire. Puis de m'en rendre compte et de me reprendre aussitôt. Mon but n'était quand même pas de rendre Kaylee totalement sourde. D'autant plus qu'elle méritait quand même mieux que ça, elle qui avait eut la bonté de venir me chercher. Elle était vraiment plus que parfaite. Aucun doute à ce sujet pour moi ! En même temps, ce n'était pas pour rien si j'étais fou amoureux d'elle depuis le premier jour. Enfin, non ... Je ne l'étais plus à l'heure d'aujourd'hui. Depuis le temps, quand même ! J'en aurais presque levé les yeux au ciel sur le coup, si je n'avais pas été trop concentré sur la moindre expression de son visage et le moindre mot qui quittait ses lèvres parfaites. Oui, des lèvres parfaites ça existe. la preuve devant moi. Les siennes l'étaient. Comme le reste de sa petite personne. Parfaite de la pointe des cheveux ,aux pieds. Oui, même ses orteils étaient parfaits ! « Pour moi ... » Répétai-je avec un petit rire tout à fait crétin. Oui, pour moi. Elle était venue pour moi. En même temps, je ne voyais pas bien pour qui d'autre elle se trouverait là actuellement. A moins qu'il n'y ait l'un de ses proches dans les parages.

Tout à fait naturellement, je lui assurai ensuite que je pensais à elle tout le temps. Je ne réagis pas à ses rougeurs, parce qu'on ne pouvait pas dire que j'avais encore les yeux bien en face des trous. Je pensais seulement au fait que cette merveilleuse jeune femme était venue me récupérer alors que j'avais encore fais une connerie. Bon, pour le moment on ne pouvait pas dire que j'étais tout à fait conscient de ma connerie, soit dit en passant ! Regard toujours rivé sur elle, je ne la quittai aucunement des yeux quand elle se détourna en compagnie d'un des flics. Le sang battait trop fort à mes tempes pour que je puisse entendre ce qu'ils se disaient en s'éloignant. Mais quelques minutes plus tard, qui me semblèrent ne durer qu'une seconde ou deux, un autre flic venait et m'ouvrait en m'annonçant que ma petite amie venait de signer ma décharge. Ma petite amie ? Je ris de bon coeur sans répondre et le flic me lança un regard désespéré sans que cela ne me fasse ni chaud ni froid.

Le type m'aida à marcher plus ou moins droit le long du couloir. Et quand mes yeux se posèrent enfin sur Kaylee qui, de toute évidence, m'attendait un peu plus loin, mon visage s'illumina de façon instantanée. J'étais heureux de la voir, bien sûr. Super heureux. Mega trop ... Enfin bref, voilà. A peine étais-je à sa hauteur, qu'elle prenait la parole en me demandant de me calmer. Me calmer ? Comment ça ? J'affichais désormais une moue perplexe à peine exagérée, en la regardant sans vraiment comprendre. « me calmer ? Mais je suis pas énervé ! » Lui fis-je remarquer sur un ton tout à fait stupide, en continuant de la regarder sans rien comprendre. Parce qu'à l'instant présent très précis, le fait de se calmer, signifiait ne plus être énervé. Non, ce n'était pas ça ? Eh bien tant pis, parce que je ne pouvais pas penser autrement. Mon cerveau était beaucoup trop sonné par l'alcool pour que je sois en mesure de réfléchir. « On peut sortir ? J'ai chaud ! » Et sans attendre de réponse, je poussai la double porte pour affronter l'air bien frais de la nuit. Sans doute un peu trop en sachant que je ne portais qu'un tee shirt. Mais c'était tout ce dont j'avais besoin.

Une fois arrivé dehors, j'étendis mes bras de part et d'autre de mon corps et basculai la tête en arrière pour prendre une grande goulée d'air frais. Air qui s'avérait être chargé en humidité. Ce qui pourrait commencer à poser problème vu que je portais un tee shirt blanc assez près du corps déjà. Enfin je n'étais pas une nana. Je n'avais pas de poitrine à cacher. Bref, on en était où déjà ? Je pivotai sur moi même pour reposer les yeux sur Kaylee. « Je sais pas où est ta voiture. Je sais pas où est la mienne non plus. » Remarquai-je sur un ton assez enfantin pour le coup. Et pour couronner le tout, je portai mon index à mes lèvres d'un air sérieusement songeur. Le genre de truc que je faisais juste pour déconner fut un temps, histoire d'amuser la galerie. Mais ce coup ci, j'agissais de façon tout à fait sérieuse. Enfin je pensais être sérieux. Dans ma tête, je l'étais tout à fait ! J'ignorais que j'avais sans doute l'air plus stupide et bizarre qu'autre chose...

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 15 Sep - 20:18

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Je ne pus m'empêcher de lui lancer un regard dépité lorsqu'il se trompa sur le sens du terme « se calmer ». Bon sang, ça allait être la nuit la plus hard core de toute mon existence. Moi qui pensais que celle d'hier n'était déjà pas mal vu mon sommeil agité provoqué la soudaine apparition d'Aiden … Celle-ci s'annonçait encore plus haute en couleur ! Non seulement il était encore là, mais en plus de ça, il était dans un état vraiment pas facile à gérer. Et j'allais devoir faire avec, puisque j'avais accepté de m'occuper de lui.

- Non, je ne parle pas de ça. Je voulais dire qu … Eh ! Où est-ce que tu vas ?! Reviens !

Je me penchai en avant pour l'arrêter dans sa lancée, mais ma main n'attrapa que du vide. Le temps que je cherche où il avait bien pu filer, il avait déjà déserté les lieux. Seule la porte se refermant lentement dans son sillage trahissait qu'il était passé par là. Je me crispai des pieds jusqu'à la racine des cheveux. S'il faisait une connerie là-dehors, c'est moi qui allais tout prendre dans les dents. Et puis même ! Imaginez qu'il se mette à danser le poledance, nu comme un ver, sur un réverbère ! Je plaignais déjà la petite mamie choquée passant par là. Ou alors, il pourrait très facilement se faire renverser par une voiture en suivant l'un de ces trips étranges qu'ont parfois les mecs bourrés. Pas besoin de tergiverser plus que ça pour comprendre qu'il était urgent que je lui cours après.

- Oh non ! Nononononon !

Je récupérai mon sac en vitesse avant de détaler sur ses traces, angoissée rien qu'à l'idée de devoir le chercher dans les rues noires et effrayantes de Manchester jusqu'à lever du soleil. Heureusement, il était encore là lorsque je déboulai comme une furie sur le trottoir. Je soufflai de soulagement avant de m'approcher de lui. Pour tout dire, je ne comprenais pas trop ce qu'il faisait ainsi, bras écartés et visage offert au ciel pailleté d'étoiles. Mais je ne m'arrêtais pas sur ce détail – sinon j'allais devenir folle avant la fin de la soirée – et me surpris plutôt en train de balader mes yeux curieux sur son corps partiellement dénudé. Il s'était débarrassé de son pull. Un court instant, je pensai que les agents de police avaient oublié de le lui rendre avant de me dire qu'ils n'auraient sans doute pas commis cette erreur. Ils n'avaient pas l'air de vouloir revoir Aiden de si tôt, que ce soit pour réclamer ses frusques ou non. Enfin, ce qu'il fallait retenir, c'était qu'il se trouvait en t-shirt alors que moi je claquais presque des dents. Le tissu du vêtement commençait à absorber l'humidité de l'air ambiante, à moins que ça ne soit aussi dû à la transpiration qu'il était en train de dégager en s'agitant comme ça. Maintenant, le t-shirt lui collait à la peau et laissait deviner une fine musculature sur son buste. Finalement il n'avait pas tant perdu que ça. Il lui restait encore quelques vestiges de son adolescence. Je n'osai pas trop intervenir et troubler sa posture, jusqu'à ce qu'il règle le problème lui-même en se tournant vers moi. Et là je me fis encore une fois remarquer que j'allais bel et bien passer des heures vraiment compliquées. Surtout s'il continuait à me resservir toutes les moues enfantines qu'il avait l'habitude de faire plus jeune. Il m'avait encore prise au dépourvu pour le coup, mais cette fois je me braquai plus qu'autre chose. La surprise de le retrouver dans un tel état, mêlée à l'appréhension de ma responsabilité envers lui, fit que sa bonne humeur commençait à vraiment me taper sur les nerfs.

- Tu n'as pas besoin de savoir où se trouve ta voiture, puisqu'il est hors de question que tu conduises en étant comme ça, lâchais-je, exaspérée, en roulant des yeux.

Peu encline à perdre plus de temps ici, je décollai soudainement du trottoir pour aller saisir la main qu'il avait porté à ses lèvres et l’entraîner de l'autre côté de la route. J'avais déjà eu affaire à un Aiden rendu un brin euphorique à cause d'un ou deux verres d'alcool par le passé. Mais à un Aiden complètement torché, non … Quoi que, je n'aurais pas été surprise d'apprendre que ça lui était déjà arrivé pendant les fêtes lycéennes que j'avais évité la plupart de ma scolarité. Il ne s'était jamais retrouvé comme ça devant moi en tout cas.

Je m'arrêtai un peu trop abruptement devant ma voiture, si bien que je le sentis buter contre mon épaule. Je ne m'en offusquai pas et pris le risque de lâcher son poignet pour récupérer mes clés au fond de mon sac. Une fois fait, je déverrouillai la portière passagère et balançai mes affaires sur la banquette arrière.

- Je n'habite pas loin d'ici, alors normalement le trajet ne devrait pas être trop long … Mais surtout, surtout, si tu as envie de vomir, tu me le dis. D'accord Aiden ? Demandais-je en cherchant à attirer son attention et trouver une étincelle de compréhension au fond de ses prunelles embrumées.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 15 Sep - 22:47

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Elle voulait dire quelque chose. D'accord. Quoi ? Aucune idée. J'étais déjà parti. Je n'attendis pas la fin de sa phrase, pour la simple et bonne raison que j'avais beaucoup trop chaud pour rester ici une minute de plus. Il fallait à tout prix que je sorte prendre l'air ! Et quand bien même les températures extérieures étaient presque glaciales, j'étais obligé de sortir. Et sur le coup, je n'eus même pas froid du tout. Au contraire. C'était bon. Vraiment trop bon ! Encore un peu et je retirerais mes fringues pour me foutre à poil et profiter pleinement de cette brise fraîche et de cet air chargé en humidité. Mais non, je ne le ferais pas. Quand même. Ca ne se faisait pas du tout ça ! Est-ce que fuir comme je venais de le faire, ça se faisait davantage ? Sans doute que non. Mais je n'étais pas conscient de grand chose. Je savais seulement avec certitude, que Kaylee était venue me chercher pour me ramener chez elle. Je savais qu'elle était encore une fois en train de me rendre un fier service. Mais pour l'heure, je ne pouvais pas la remercier comme il se devait. J'y réfléchirais plus tard, une fois revenu tout à fait à moi !

J'étais même totalement imperméable à son agacement grandissant. Dommage pour elle, je n'allais pas pouvoir faire davantage d'efforts pour me calmer comme elle me l'avait pourtant gentiment demandé. Parce que je ne me rendais pas compte du tout du fait que j'avais un comportement qui me rendait plus chiant que marrant. Enfin ça, elle était habituée avec moi. A cette époque où je jouais le lourd. C'était ma façon à moi de me faire remarquer et de marquer les esprits. Ca avait bien du marcher pour qu'à la longue, elle se soit attachée à moi. Soit même tombée amoureuse de moi. Bon aujourd'hui on ne pouvait quand même pas dire que tout ça était encore à l'ordre du jour. Et moi, tout ce à quoi je pensais, c'était que je n'avais aucune idée de où pouvait bien se trouver ma foutue voiture. « Ben oui mais demain je ferai comment pour partir ? Marcher pendant des kilomètres et des kilomètres, pour venir te voir, ça ne me dérange pas. Mais quand c'est pour aller ailleurs, je suis pas aussi motivé ! » Lui fis-je remarquer sur le ton le plus sérieux qui soit. Bien que mes mots n'étaient pas forcément tous bien articulés et tout le tralala. Faute à l'alcool bien sûr !

Elle me prit par surprise quand elle me rejoignit et m'attrapa par le bras pour me tirer avec elle ,sans me laisser vraiment d'autre choix. Elle y allait quand même un peu trop fort là. J'avais déjà bien du mal à marcher droit. Alors marcher vite, n'en parlons même pas ! Je titubais et marchais complètement de travers, manquant encore une fois me casser la figure pour ne pas changer. « OH MON DIEU. Ca tourne tellement. On est sur un manège ou quoi ? » M'étonnai-je vivement, avant de partir dans un incroyable fou rire que j'avais bien du mal à calmer. Pourquoi je riais ? Aucune idée. Ah si, pour ma blague. Parce que je savais qu'on n'était pas sur un manège. « Kaylee, je rigole tu sais. On n'est pas vraiment dans un manège hein ! » Lâchai-je presque aussitôt. Avant qu'elle n'ait eut le temps de gober ma connerie. Mais elle n'était quand même pas si naïve que ça ... Si !? En tout cas, trop soudaine pour moi. Ainsi, quand elle s'arrêta subitement, je la percutai de plein fouet. Parce que je ne m'y attendais évidemment pas du tout. Elle aurait du prévenir !

En tout cas, inquiet à l'idée de la faire tomber, je posai sans réfléchir une main sur sa taille pour la retenir. Mais je réalisai aussitôt qu'elle n'avait pas besoin de mon aide, et la relâchai donc sans autre forme de procès. Autant éviter de me prendre une gifle. Ce serait trop dommage ça quand même ! Une fois la portière ouverte, elle s'adressa de nouveau à moi. Je fronçai les sourcils en la regardant avec intensité, pour me concentrer de toutes mes forces sur ce qu'elle disait. « Pourquoi j'aurais envie de vomir ? J'ai pas le mal des transports ! » Répondis-je stupidement. Pourtant, à mon ton, c'était à se demander si ce n'était pas elle que je pensais stupide. Ou plutôt, je parlais comme on le ferait avec une enfant en bas âge qui ne comprenait forcément pas tout, très vite et très bien. En tout cas, encore une fois, je n'attendis pas de réponse de sa part. Je haussai les épaules et m'engouffrai dans la voiture dont je claquai la portière sans autre forme de procès. Et comme j'étais un adulte vraiment très responsable, je pris même la peine d'attacher ma ceinture de sécurité !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mer 17 Sep - 22:05

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Le problème, quand on ingurgite une trop grande quantité d'alcool, c'est qu'on finit toujours par ne plus vraiment se rendre compte de ce que l'on fait. Tout comme ce que l'on dit. On a même tendance à devenir particulièrement franc, c'est bien connu. Évidemment, Aiden n'échappait pas à la règle. Et c'était pour ça qu'il enchaînait les paroles un peu gênantes à mon propos. Déjà il m'avait dit qu'il pensait tout le temps à moi, et maintenant il me lâchait avec naturel que ça ne lui posait aucun problème de marcher des heures juste pour venir me voir. Alors qu'il s'était bien gardé de l'avouer la veille. Enfin, ça c'était ce que j'avais cru comprendre dans son baragouinage d'homme ivre. Comme il fallait s'y attendre, le rouge me monta aux joues, chassant sans état d'âme le froid qui s'attaquait à ma peau frileuse. Même ma brusque irritation en prit un coup et freina des quatre fers avant de s'effacer devant mon malaise. Le pire était sans doute que lui, il ne remarquait absolument rien. Oui, puisqu'il ne voyait même pas toute l'ambiguïté de ce qu'il avait dit.

- On reviendra la chercher, euh, demain, bafouillais-je en l’entraînant dans mon sillage pour dissimuler ma confusion.

Pressée par les quelques traces d'agacement persistantes ou par mon trouble, je le tirai rapidement en direction de ma propre voiture sans faire attention au peu de stabilité qu'il devait encore avoir à cette heure-ci. Je dû le maintenir fermement pour ne pas qu'il n'échappe à ma poigne et ne s'écrase contre le bitume de la chaussée. Au moins, il semblait s'en rendre compte puisqu'il recommençait à dire des choses plus ou moins dignes d'un enfant de six ans. J'aurais pensé que ce genre de discours idiots m'aurait tapé sur les nerfs plus qu'autre chose. Surtout qu'il avait vraiment l'air bête à ce moment-là. Mais au lieu de ça, je pouffai dans le col de mon manteau avant de lui jeter un petit coup d’œil navré. C'était fou la façon qu'avait Aiden de réagir face à l'alcool. La plupart des gens se trouvaient malades, inertes, désagréables ou même agressifs. Lui, il se transformait juste en un petit garçon. Si nous n'avions pas eu un passé amoureux il y a très longtemps de ça, et surtout s'il ne faisait pas toutes ces allusions à moi dans ses paroles chaotiques, j'aurais certainement eu envie de lui pincer les deux pommettes en fondant devant sa bouille enfantine.

Heureusement, ma voiture n'était pas bien loin. Je me plantai bientôt sur le trottoir, et comme il ne devait pas être bien attentif, il me rentra en plein dedans. Je chancelai légèrement mais n'y fis pas vraiment attention. Ma maladresse m'avait fait vivre bien pire. Du moins, jusqu'à ce que ses doigts entrent en contact avec ma taille. Une énorme bouffé de chaleur se créa dans mon ventre avant d'exploser dans mon corps entier. Ma veste me tenait trop chaud maintenant. Bon sang. Ça c'était un geste tellement familier. Sur le coup, je m'étouffai avec ma propre salive mais préférai me détacher de lui rapidement pour fondre dans le véhicule. Mes affaires se retrouvèrent bien vite expédiées à l'intérieur avant que je ne me tourne de nouveau, un peu trop vivement, vers lui. A présent j'espérai sincèrement qu'il n'aurait pas l'idée de me toucher de la sorte lorsque je serai au volant. Ça pourrait avoir de très, très, très graves conséquences. Plus que s'il se mettait à retapisser mes sièges avec le contenu de son estomac. D'ailleurs, il ne semblait pas trop s'inquiéter pour ça. Au contraire même, il avait l'air passablement exaspéré par ma demande, ce qui me laissa un peu perplexe. C'était moi qui aurais dû me montrer offusquée et blasée de devoir m'occuper d'un type saoule que je n'avais pas revu depuis une bonne décennie. Mais non, ça, ça lui passait à des années-lumières ! Et moi je me retrouvais un peu con devant lui.

- Mais, parce que tu …

L'occasion de formuler une phrase qui aurait attiré son attention m'adressa aimablement son majeur. Aiden me contourna sans plus me porter d'intérêt et rentra de lui-même dans le véhicule. Il claqua la portière et se cala au fond du siège, après quoi il fixa sa ceinture de sécurité. J'étais sur le cul. Lui qui me regardait comme une déesse quand je m'étais approchée de sa cellule, le voilà maintenant qui me prenait pour la dernière des idiotes. Surprise par ce renversement de situation, je restai figée sur place en l'observant quelques instants derrière la vitre. Même s'il me prenait pour une débile, il avait toujours l'air vraiment heureux. Il attendait même sagement que la voiture démarre. Mais je n'avais aucun doute sur le fait que s'il s'impatientait, il n'hésiterait pas à ressortir de là pour taper du pied de mécontentement. Et puis, comme maintenant sa main ne se baladait plus sur moi et que le froid avait repris le dessus, je décidai de me bouger et prendre place à mon tour à l'intérieur.

Une fois derrière le volant, je tournai la clé dans le contact et lançai aussitôt le chauffage. Toutefois, avant de partir, je me penchai devant Aiden pour ouvrir la boîte à gants et en sortir un sac en plastique que je lui fourrai dans les mains. Sait-on jamais.

- Je vais quand même rouler doucement, l'informais-je en craignant un peu de l'entendre s'indigner et rouspéter.

C'était comique non ? J'avais signé pour le prendre à ma charge et le surveiller, mais pour l'heure c'était moi qui avais peur de faire une bêtise qui lui déplairait. En somme, c'était presque le mec bourré qui faisait la loi. Chassant ça de mon esprit, je démarrai enfin. Mais j'étais bien incapable de garder mes yeux fixés sur la route sans vérifier régulièrement s'il ne faisait pas n'importe quoi.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Jeu 18 Sep - 20:57

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Kaylee n'avait vraiment pas l'air de comprendre quel était mon problème vis à vis de l'absence de ma voiture ! Elle me faisait remarquer que pour l'instant je n'avais pas besoin d'elle. Or, je m'en doutais quand même ! Je ne me rendis même pas compte quand elle m'offrit une autre réponse. Demain. Ouais, parce que demain serait un autre jour ! « Okay ... ! » Répondis-je en un long soupir fataliste. A croire que c'était vraiment le truc le plus grave de l'année, que de ne pas pouvoir la récupérer dès maintenant. Alors que je n'avais véritablement pas besoin d'elle vu que Kaylee se chargeait de me transporter. Jusque chez elle en plus. Pas sûr que j'aurais été en mesure de retrouver le chemin jusque chez elle vu l'état dans lequel je me trouvais actuellement. C'était donc une très bonne chose que je la suive dans sa voiture et la laisse gérer le tout. Vraiment une bonne chose ! Enfin ça, ce serait une fois qu'elle aurait cessé de me faire tourner la tête. Non, pas en faisant des trucs dingues pour m'exciter ou autre -non, je n'étais pas en mesure du tout de penser de la sorte !-. Mais bien en me faisant marcher trop vite et même en s'arrêtant trop brusquement devant moi. Assez pour que je lui rentre dedans -façon de parler ...-. Je n'étais même plus attentif à ses paroles. Parce que oui, il me semblait qu'elle parlait maintenant. Pour dire quoi ? Aucune idée. Mais, oh, elle était vraiment toute proche de moi !

Kaylee pouvait bien tenter de me parler encore une fois, je n'écoutais déjà plus. Mon temps d'attention était vraiment limité. Pour ne pas dire qu'il n'existait tout simplement pas. Tout ça à cause de l'alcool qui me faisait toujours bien tourner la tête. J'ignorais si j'allais bientôt parvenir à retrouver mes esprits, ou non. En fait, je ne me posais même pas la question en vérité. Je ne me posais aucune question. Je me contentais de suivre Kaylee sans m'inquiéter de rien. Contrairement à moi, elle était sobre. Donc, je pouvais lui faire confiance et compter totalement sur elle, non ? A moi, ça semblait tout à fait logique. De toute façon, la confiance que je pouvais avoir en elle, ne datait pas d'aujourd'hui.

Une fois en voiture, je tirai un peu la tronche quand elle mit le chauffage en route. Elle avait froid, pour de vrai ? parce que moi j'avais chaud. Tellement chaud bon sang, que j'étais maintenant bien en sueur. Mais je n'eus guère le temps de lui faire la moindre remarque, qu'elle attrapait un sac en plastique pour me le donner. « Hm. » Répondis-je seulement quand elle m'annonça qu'elle allait rouler doucement. Elle semblait vraiment croire que j'allais me sentir mal et vomir dans sa voiture. Ou elle se contentait de craindre cette éventualité. Mais dans tous les cas, non, je ne pensais pas que ça allait arriver. Je ne me sentais pas si mal que ça. J'avais seulement la tête qui tournait. « J'ai vraiment chaud ! T'es certaine d'avoir besoin du chauffage ? » Lui demandai-je l'air de rien. Si elle avait froid, pour moi il en allait vraiment tout autrement maintenant. Mon tee shirt était tellement imbibé de sueur, qu'il me collait à la peau et virait au transparent, laissant parfaitement apparaître la couleur de ma peau. Hyper sex', hein ? Moi je dirais plutôt dégoûtant !

Je pris toutefois sur moi. Je ne voulais pas la forcer à quoi que ce soit. Mais quand même. Je soupirai doucement et reportai toute mon attention sur le sac qu'elle m'avait donné. Pour quoi ? Elle pensait que j'allais vomir dedans ? Mais je n'étais même pas malade ! Je finis par porter le bout de plastique à ma bouche. Mais pas pour gerber dedans. Non, du tout. Plutôt pour y souffler fort, de sorte à gonfler le ballon. Le voir ressembler à un ballon bien rond, m'arracha un rire tout à fait stupide. Et tant bien que mal, je parvins à enrouler ma main autour des poignées pour le maintenir ainsi sans qu'il ne se dégonfle. Malgré tout, l'air s'échappa. Je marmonnai dans ma barbe et observai tout le plastique, découvrant ainsi un petit trou. Mais un trou quand même ! « Tu m'proposes un sac troué pour que j'vomisse dedans ? »

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Jeu 18 Sep - 23:43

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

A peine avais-je lancé le monteur que je tournais le chauffage au maximum. Bon sang, ça caillait ! Je regrettais à présent de m'être habillée à la hâte en partant de chez moi, sans prendre la peine d'enrouler une énorme écharpe autour de mon cou, ou même d'enfiler un pull pour affronter l'humidité glaciale du dehors. Toutefois, j'en venais presque à me demander si je n'étais pas la seule à ressentir le changement de saison. Aiden, lui, était collant de sueur. J'aurais parié que j'aurais trouvé sa peau brûlante si j'avais osé le toucher. Et c'était un phénomène plutôt étrange, puisque de mon côté j'étais presque transit de froid. Il réagissait à l'exact opposé de moi, et il ne tarda pas à me le faire remarquer en râlant après l'agréable chaleur qui se répandait déjà dans l'habitacle.

- Et moi j'ai vraiment froid, rétorquais-je du tac au tac sans même réfléchir.

C'était sorti tout seul, sans que je ne le vois venir. Et comme pour lui tenir tête encore un petit peu plus, je me tournai à demi vers lui pour planter mes yeux dans les siens. Puisqu'il était à moitié dans le gaz, son regard ne pouvait plus être aussi intense et déstabilisant que d'habitude, non ? En tout cas, la faible luminosité que transmettait le tableau de bord me donnait cette impression. Je levai mon bras et le lui collai sous le nez après avoir tiré sur ma manche pour lui montrer la chair de poule qui s'était emparée de mon épiderme.

- Tu n'avais qu'à pas me tirer de chez moi à minuit passé pour venir te chercher.

Ce n'était pas vraiment un reproche, simplement un argument pour me donner raison. Parce que s'il y avait bien quelque chose sur lequel je pouvais me montrer intraitable, mec bourré ou non, c'était bien la température ambiante. Je détestais avoir froid. Dans d'autres circonstances, je me serais peut-être accrochée à lui comme un koala pour lui voler un peu de chaleur. Mais comme je ne voulais pas qu'il s'énerve et sorte de la voiture en marche pour se rafraîchir, je soupirai et baissai tout de même un peu le volume. Il fallait dire que son état parlait pour lui. Il n'avait pas exagéré, il avait vraiment chaud.

Après ça, il porta toute son attention sur le sac en plastique. Finalement ça le laissait un peu sceptique. Tant mieux dans un sens, je préférerais qu'il n'ait pas à s'en servir. Le laissant donc s'amuser sagement dans son coin, je pus me concentrer sur ma conduite, ce qui, entre nous, n'était pas une mauvaise chose. Du moins jusqu'à ce qu'Aiden reprenne la parole alors que je marquai un temps d'arrêt devant un stop. Je lui jetai un coup d’œil et le découvris en train de regarder les alentours à travers le petit trou dont il m'avait parlé. Il n'était pas sérieux là quand même … Un petit sourire menaça de poindre à mes lèvres, bien que je roulai des yeux exaspérés.

- Ce trou est minuscule, arrête voir ! Et puis ça serait déjà mieux que de vomir entre les sièges, objectais-je en redémarrant la voiture.

Je commençai à me détendre à mesure que mes membres chassaient le froid qui les emprisonnait. Au final, j'en vins à allumer la radio d'un geste tout à fait machinal. Je ne m'attendais pas à entendre de bonnes musiques vu l'heure tardive, mais je fus plutôt surprise de découvrir que ce n'était pas le cas. Ou tout de moins … cela dépendant de la génération. Les notes trouvèrent un sens dans mon esprit alors que je reconnaissais le morceau en écarquillant les yeux. Je balançai au hasard un coup de coude en direction d'Aiden pour l'interpeller avant de m'exclamer derrière mon volant :

- Eh ! On a dansé sur cette chanson au bal de fin d'année !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Sam 20 Sep - 15:03

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Est-ce qu'elle jouait vraiment la petite méchante en me faisant remarquer qu'elle avait froid, alors que de mon côté j'étais en sueur ? Parce que du coup, elle laissa le chauffage tourner à plein régime. Et je fis un peu la moue sans pour autant rajouter quoi que ce soit. Mon but n'était pas de l'obliger à quoi que ce soit après tout. Et encore moins de l'énerver ! Ca m'embêterait si elle s'énervait ! Je la regardais d'un oeil vitreux, quand elle même se tourna à demi vers moi pour planter son regard dans le mien. Et bientôt, me flanquer un bras couvert de chaire de poule, sous le nez. Oui en effet, elle ne faisait pas semblant d'avoir froid. Mais franchement, elle n'avait pas besoin de me le prouver par a plus b. Je voulais bien la croire. Pourquoi est-ce que je mettrais sa parole en doute, franchement ? « Mais c'est pas d'ma faute !! » Me récriai-je, passablement choqué qu'elle mette la faute sur moi. bon ok, c'était entièrement de ma faute. Je n'aurais pas du me saouler la gueule et je n'aurais pas non plus du répéter son nom comme si elle était la seule personne qu'il me restait. Oh non, pardon, pas "comme si". Elle l'était bel et bien. Aussi triste cela soit-il ! « Mais quand ils me demandaient qui appeler, je ne savais pas qui dire d'autre ... je n'ai que toi ... » Ajoutai-je d'une toute petite voix, vraiment toute petite et toute triste, avec soudainement des larmes plein les yeux. Et non, je ne jouais pas du tout la comédie !

Et pourtant, aussi rapidement que j'avais été pris d'un coup de mou, je retrouvai le sourire. Enfin plutôt une moue perplexe quand elle me fit cadeau d'un sac en plastique dans lequel je pourrais apparemment vomir si je venais à me sentir mal. Mais bien vite, j'y découvris un trou. Et ne pu m'empêcher d'en faire la remarque à Kaylee. Si elle pensait que j'allais prendre le risque de vomir dedans et ainsi voir des trucs me tomber sur les jambes, elle se mettait le doigt dans l'oeil. Mais son argument fut implacable. En effet, mieux valait limiter les dégâts en vomissant là dedans, qu'en étalant le tout, partout dans la voiture. « Non le mieux serait que tu t'arrêtes et que je vomisse dehors. » Lui fis-je remarquer, maintenant tout fier de ma répartie. Qui, pourtant, n'avait rien de bien folichonne. J'étais juste tout fier quand même. Parler en étant ivre comme pas possible, c'était déjà un exploit en soit. Surtout parler sans bafouiller et en articulant bien les mots. Quoi que je n'étais pas certain que ce soit le cas pour le coup. D'un côté, si Kaylee semblait comprendre chaque parole qui quittait mes lèvres, c'était certainement que l'ensemble était tout à fait cohérent et tout ça. Peut-être. Je l'espérais.

Finalement, je décidai d'être sage et laissai donc reposer le sac plastique sur mes cuisses, quand bien même j'étais toujours aussi persuadé du fait que je n'aurais pas besoin de ça. Puisque j'étais certain de ne pas être malade. Oh ça m'était arrivé d'être super malade après une cuite par le passé. Mais assez rarement. Et j'ignorais pour l'instant si j'avais assez bu pour que ce soit le cas ce soir là. Ca restait encore à voir. Pour l'instant, j'étais encore dans la phase où j'étais super gaie, ou tout le monde il était beau tout le monde il était gentil. Même Kaylee. Enfin surtout Kaylee. Même si elle ne semblait pas être venue me chercher de gaieté de coeur. Ce détail là, j'aurais tout le lendemain pour y penser. Pour l'instant, je préférais être heureux qu'elle soit venue. C'était tout ce qui comptait et tout ce que je remarquais ! Ca et le fait qu'elle se rappelait de notre chanson. Enfin l'une de nos chansons. J'eus un immense sourire à ses mots. Sourire Colgate ! « On a dansé sur plein de chansons à ce bal ! » Lui fis-je quand même remarquer en riant un peu. En fait on avait passé notre soirée à ça, non ? Ah non. On s'était aussi bécotés. Beaucoup bécotés ! « Mais sur celle ci on n'a pas fait que danser. C'est pour ça qu'elle t'a plus marqué ! » Lui fis-je remarquer sans réfléchir le moins du monde et en riant un peu. En temps normal, je n'aurais sans doute pas voulu faire remonter de tels souvenirs, tant ils étaient devenus douloureux aujourd'hui qu'ils appartenaient définitivement au passé. Mais après tout, c'était elle qui venait de mettre les pieds dans le plat. Pas moi !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Sam 20 Sep - 23:28

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

J'hésitais encore entre être heureuse ou non d'avoir retrouvé Aiden aussi vite. Après tout, ce matin j'étais persuadé que je ne le reverrai plus jamais. J'étais certaine qu'il avait le pouvoir de disparaître de la surface de la Terre si tel était son souhait, et j'étais à peu près certaine que c'est ce qu'il aurait fait. S'il n'avait pas fini sa soirée en garde à vue, évidemment. J'avais été déçue plus que je ne l'aurais imaginé lorsque j'avais découvert qu'il était parti sans un mot, sans un geste ni même un regard. Il avait profité de mon sommeil pour s’éclipser. J'en avais déduit qu'il ne voulait plus me voir. Mais c'était complètement insensé ! Il était tout de même venu jusqu'ici à pieds juste pour me demander de l'aide. Qui userait ses baskets jusqu'à la chaussette pour ensuite faire demi-tour ? Un crétin sans doute. Et je ne classais pas Aiden dans cette catégorie. Ce dont j'étais sûre, en revanche, c'était que je n'étais pas vraiment fâchée d'avoir été obligée de venir le chercher. Enfin … J'étais un peu mécontente qu'il se soit foutu dans un état comme celui-là, mais c'était largement plus enviable que ses tendances suicidaires. Je préférais être venue le tirer de là plutôt que de le savoir enfermer une nuit de plus dans une cage.

- Eh ! Je ne veux pas t'accuser de quoi que ce soit ! M'exclamais-je avec vigueur. Tu sais quoi ? On est bientôt arrivés, alors c'est bon. On éteint le chauffage.

Je laissai mes doigts voltiger du côté des boutons de chauffage pour l'arrêter complètement. Et puis là j'entendis la petite voix d'Aiden s'élever timidement dans l'habitacle. Mon cœur se serra comme il le faisait régulièrement depuis la veille. Je me mordis la lèvre inférieure sans avoir le courage de me détourner de la route pour le regarder. J'ignorai s'il avait fait exprès de dire ça de cette manière-là. Mais quoi qu'il en soit, il avait réussi son coup le bougre ! Je culpabilisai déjà de l'avoir poussé à parler comme ça. Je ne souhaitais vraiment pas qu'il pense que je ne voulais plus le revoir, et lui faire croire qu'il avait eu raison de fuir ce matin … D'autant plus que ce qu'il venait de m'avouer posait une énorme pression sur mes épaules. Être la dernière personne qui reste aux yeux de quelqu'un, ce n'est pas un rôle anodin à jouer. C'est même le plus crucial je pense.

- Ecoute … Y'a pas de problème … J'avais rien de prévu ce soir, de toute façon.

Rien mis à part ruminer sa disparition dans mon coin. Le problème était résolu visiblement, puisque je le ramenai justement là où j'aurais aimé le trouver quelques heures auparavant. Heureusement, le taux d'alcool circulant dans ses veines à cette heure-ci faisait qu'il devenait un peu bipolaire sur les bords. Ou alors il s'était bel et bien moqué de moi en prenant ce ton si triste et perdu. Mais il changea brusquement d'humeur, et c'était tout ce qui comptait. Le problème du sac en plastique lui parut plus intéressant que le sujet de la prison, de son état déplorable, et ma mauvaise volonté apparente. Au moins, il cessait de se maudire lui-même lorsqu'il était ivre. C'était le bon côté de la chose. Je souris franchement alors qu'il me sortait la révélation du siècle, toujours sans détourner mon attention de ma conduite.

- Oui, c'est pour ça que je t'ai bien précisé de me le dire si jamais tu as envie de vomir, Einstein, répondis-je avec un brin d'amusement dans la voix.

La musique était tout bonnement parfaite pour calmer l'atmosphère. D'ailleurs, j'étais soulagée de pouvoir constater qu'Aiden n'était plus aussi surexcité que ça. Il ne s'était toujours pas remis à hurler comme un dératé, et ça c'était un bon point. Sans trop m'en rendre compte, je m'étais mise à tapoter le volant du bout des doigts en rythme avec la chanson. Les paroles défilaient sans interruption dans ma tête. Je l'avais écoutée et chantée tellement de fois quand j'étais ado, c'était impossible que je l'oublie, même après dix ans. Ça faisait remonter tellement de bons souvenirs. Pourtant j'avais soigneusement évité de l'écouter ces dernières années. Ce changement, il était certainement dû à la présence d'Aiden. S'il n'avait pas été là, à côté de moi, j'aurais sûrement trouvé cette mélodie bien plus triste qu'elle ne l'était en réalité.

Sa réponse me surpris. Si bien que je tournai enfin la tête vers lui pour surprendre l'immense sourire qui étirait ses joues. Si ça n'avait pas été la seconde fois que j'assistai à cet événement ce soir, j'aurais sans aucun doute été beaucoup plus déstabilisée. Je clignai des yeux à répétition, alternant entre la route et son visage tellement joyeux.

- Je … Woaw ! Tu t'en souviens encore !

Une étrange sensation, chaude et agréable, naquit dans mon ventre et se répandit dans chacun de mes membres. J'étais vraiment ravie qu'il n'ait pas oublié ce genre de détails qui avaient tant marqué mon esprit d'adolescente. J'avais toujours accordé une réelle importance à toutes ces petites choses qui entouraient les gros événements. C'était eux qui rendaient le moment magique et tout simplement parfait. C'était aussi pour ça que j'écoutais cette chanson en boucle avant l'accident. Et puis soudain, le reste de sa phrase s'imprima dans mon cerveau. Je pouffai un peu, me rendant compte de ma bourde, et rougis légèrement dans la demi-obscurité.

- Pas de ce que nous avons fait à part danser hein … Je te parle de la chanson, enfin tu m'as comprise …

J'espérais vraiment qu'il n'était pas seulement en train de se remémorer tous les échanges intenses qui avaient suivi notre dernière danse de la soirée. Terrés dans un coin à s'embrasser encore et encore. Si nous n'avions pas réussi à refréner les ardeurs d'homme en rut d'Aiden, il y aurait eu fort à parier que nous aurions fini ça sur la banquette arrière d'une voiture. Charmant n'est-ce pas ? Et dire que moi je n'avais vu que l'aspect romantique de ce vestige lointain !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 21 Sep - 12:42

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Sans doute que je n'aurais vraiment pas du me tourner vers Kaylee pour me sortir de cette nouvelle merde noire. Mais plutôt me débrouiller seul comme un grand. Ce qui n'avait rien de simple vu que je ne connaissais vraiment personne ou presque en dehors de la prison. Tous ceux qui appartenaient à mes proches, m'avaient tourné le dos depuis belle lurette. Maintenant, je devais donc me débrouiller seul. Or, quand je m'étais retrouvé dans cette galère qu'était encore une fois une cellule, je n'avais été en mesure de penser à quelqu'un d'autre qu'à Kaylee. Et maintenant je commençais à le regretter vis à vis de sa réaction. Je n'aurais jamais du la déranger. Je ne compris pas vraiment que, contre toute attente, elle s'exclame qu'elle ne me reprochait rien du tout, avant d'arrêter le chauffage. J'avais un peu de mal à la suivre. Très certainement à cause du fait que j'avais vraiment le cerveau embrumé et donc bien au ralenti. Je ne saisissais pas vraiment tout. Mais sans doute qu'il y avait bien une logique à ses actes et ses paroles. Mais pas assez claire pour moi, pour que je puisse répondre quoi que ce soit. Je lui avouai quand même, sans trop réfléchir, qu'elle était la seule personne que j'avais et vers qui je pensais pouvoir me tourner. Sans doute qu'elle faisait bien de ne pas regarder dans ma direction. Sans quoi, elle se serait rendu compte du fait que j'avais quelques larmes dans les yeux. « Justement ... T'avais peut-être envie de rester bien tranquillement installée chez toi ... » Remarquai-je toujours sur le même ton.

Je préférais me concentrer sur autre chose. Par exemple sur le sac en plastique qu'elle venait de me donner et qui s'avérait avoir un petit trou. Vraiment petit. Mais quand même. Je n'avais pas envie de me prendre du vomis sur les jambes si je venais à m'en servir. Ce que je lui fis remarquer, avant de finalement ajouter que si j'avais vraiment besoin de dégobiller, je n'aurais qu'à lui demander de s'arrêter pour que je sorte faire ça sur le bas-côté. Ca me semblait tellement plus logique ! Je lui lançai un regard surpris quand elle prit la parole, semblant pour le moins amusée. Qu'est-ce que j'avais dis de si drôle au juste ? Encore une fois, j'avais quand même un peu de mal à la suivre ! « Je m'appelle Einstein ... » Lui soufflai-je, franchement sérieux et en lui disant cela sur le même ton qu'emploierai un adulte pour s'adresser à un enfant qui ne comprenait pas vraiment tout. Pour le coup, j'étais vraiment persuadé qu'elle s'était trompée en m'appelant ainsi. Elle était quand même bizarre. Depuis quand est-ce qu'elle pensait que je m'appelais ainsi ? Heureusement, je n'eus pas le temps de l'interroger directement, puisqu'elle mettait la radio en route et s'exclamait devant la musique qui passait. Comme si je pouvais ne pas me rappeler de cela tiens ! Alors que moi j'étais tout sourire, elle même avait l'air bien surprise de réaliser que je me rappelais de ça.

« Je me rappelle de tout ce qui nous concerne. Comment crois-tu que j'ai pu faire pour tenir en prison ? » Lui rappelai-je sur un ton à mon tour surpris. Ben à moi ça me semblait tout à fait logique. Elle était la raison pour laquelle je m'étais battu pour m'en sortir sans trop de dégâts. Si elle n'avait pas existé, je n'aurais clairement pas eus la même hargne pour survivre. Mais tout ça, sans alcool dans le sang, je ne le lui aurais pas dis de sitôt ! Je ris de bon coeur à ce qu'elle ajouta, comme si vraiment j'étais en train de me remémorer tout le reste. Oh ... Minute ... Ah si maintenant c'était le cas. Le goût de ses lèvres, la douceur de sa peau, les courbes de son corps pressé contre le mien. Oh merde. « Je ne pensais pas trop au reste avant ces dix dernières secondes ! » Lui fis-je remarquer, presque boudeur, parce qu'elle venait de me mettre ces images en tête. « Soit dit en passant, je me rappelle même de la robe que tu portais. » Un truc simple et vraiment beau sur elle. Une robe soyeuse et colorée. Qui l'avait clairement faite sortir du lot parmi toutes les autres filles de la soirée. Du moins, à mon goût !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 21 Sep - 19:20

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Je choisis de ne pas répondre lorsqu'il évoqua l’éventualité où j'aurais très bien pu rester au chaud chez moi, sous un plaid devant ma télé. A broyer du noir, accessoirement. Je n'avais pas tellement envie d'expliquer à un homme rendu euphorique par l'alcool que j'avais été déçue de ne pas le retrouver dans mon salon ce matin. Tout comme je n'avais pas envie de lui révéler le coup de blues qui avait suivi pour le restant de ma journée, tout ça à cause de lui. Même s'il y avait des chances pour qu'il ne comprenne pas ce dont je lui aurais parlé, j'éprouvais le besoin de garder ça pour moi. Au risque de le conforter dans son idée qu'il m'avait dérangé et que ça ne me plaisait pas.

De toute façon, la question fut vite close puisqu'il se concentra sur le sac que je lui avais confié. Le fait qu'il pouvait vomir dedans avait vraiment l'air de le perturber. Qu'est-ce qu'il y avait donc de si étrange là-dedans ? Je ne faisais que préserver ma voiture du contenu de son estomac. Il n'y avait pas besoin de chipoter autant là-dessus, surtout pour un si petit trou dans le plastique … J'étais persuadée qu'il n'aurait pas bavardé autant sur ce problème s'il avait été sobre. D'ailleurs, s'il exagérait vraiment cette nuit, et s'il ne serait pas trop malade demain, je pourrais peut-être lui raconter toutes les bêtises qu'il a bien pu me dire. Hormis les choses gênantes comme le fait qu'il pensait à moi régulièrement, évidemment. Ça ne serait plus drôle du tout sinon. Mais pour l'heure, je devais encore m'occuper de lui, et plus compliqué … comprendre ce qu'il racontait. Je n'avais pas eu de grands soucis à suivre le cours de ses idées chaotiques et parfois digne d'un petit garçon jusqu'à présent. Mais là, c'était à mon tour de ne plus trop réussir à tenir le fil. Je haussai un sourcil interrogatif avant de lui jeter un coup d’œil.

- Non, tu t'appelles Aiden. Aiden, répétais-je, encore un peu amusée, pour bien lui imprimer son prénom dans la tête. Tu te souviens de ça quand même ?

Je laissai filer un léger rire avant de lancer la radio. Pour le coup, j'étais vraiment contente d'être tombée sur cette musique en particulier. C'était sûrement une coïncidence de fou, mais pour une fois elle était bien accueillie. J'étais vraiment ravie d'apprendre qu'il se souvenait de tout ça. Non pas parce que je lui en aurais voulu en cas contraire … Mais plutôt parce que ça aurait été vraiment dommage d'oublier tout ce qui avait constitué le lien si fort qui nous avait relié. Toute trace d'agacement ou d'incertitude avait été balayée. Mon côté niais et fleur bleue avait pris le dessus, si bien que j'arborais maintenant un sourire en coin permanent. J'étais même si à l'aise tout d'un coup, que je ne fus même pas choquée des révélations d'Aiden. A la place, je me contentai de faire une petite moue.

- Je ne sais pas. En faisant du sport peut-être, en lisant des livres, en te faisant de nouveaux camarades … J'aurais pensé que tu avais volontairement effacé tout ce qui était rallié à l'accident en fait.

Finalement, c'était beaucoup plus facile de converser avec lui lorsqu'il était ivre. J'avais moins l'impression d'être fixée par son regard transperçant ni de pouvoir faire un faux pas qui ruinerait tout. Au moins, là j'avais une chance de me rattraper si je disais un mot de travers. Il y avait une chance sur deux pour qu'il ne comprenne pas le vrai sens de mon propos. Un peu comme tout à l'heure quand je lui avais demandé de se calmer. Ça expliquait que je sois aussi détendue, alors que j'avais été une véritable boule de nerfs la veille. J'en venais aussi à rire à mon tour sans chercher à me retenir. A moins que ça soit l'hilarité d'Aiden qui était contagieuse, tout comme l'étaient ses sourires enfantins.

- Oh, pardon, répondis-je en riant. Fais pas cette tête, ce n'est pas comme si nous avions fais l'amour dessus.

C'était mignon qu'il se souvienne même de ma robe, pas vraiment comme ce que je venais de dire ... Pour ma part, je n'étais pas certaine de me rappeler à quoi elle ressemblait, mis à part la couleur. J'avais dû la jeter quelques années plus tard en remarquant qu'elle ne m'allait plus. J'allais pour le confier à mon passager lorsque j'eus comme l'impression que ma spontanéité précédente n'était pas passée comme une lettre à la poste.

- Quoi ? Demandais-je en lui lançant un regard parfaitement innocent. C'est bon, je suis prête à parier que tu ne te souviendras pas de cette conversation demain matin de toute façon.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 22 Sep - 20:35

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

D'ordinaire, je n'avais rien d'un bipolaire qui passait d'un état d'esprit à un autre. Avant la prison, je jouais au con la plupart du temps. Depuis la fin de ma peine, j'étais juste d'un calme presque effrayant. Mais en cet instant, avec la quantité folle d'alcool qui courait dans mes veines, j'étais tout ça à la fois et en même temps rien. Un coup je faisais l'idiot à rire de tout et n'importe quoi. Et la seconde d'après, c'était limite si je ne déprimais pas. La pauvre Kaylee, elle ne devait plus savoir comment me gérer. Et comment me supporter, également ! Pourtant elle était encore là et ne m'avait toujours pas jeté hors de sa voiture. Ce que j'aurais pourtant tout à fait compris vu comme je me comportais depuis quelques minutes maintenant. Finalement, la demi-dépression laissa encore une fois place à une certaine euphorie. Enfin plus de la surprise quand Kaylee m'appela Eistein. « Bah moi je sais. Mais c'est toi que t'as ... Que t'es ... Qui as dis Eistein. » Lui fis-je remarquer en écarquillant les yeux et en la regardant comme si elle était complètement tarée. En cet instant, je n'étais pas le moins du monde conscient du fait que c'était moi qui m'emmêlais les pinceaux et disais des trucs totalement sans queue ni tête. Ca partait vraiment dans tous les sens et pourtant, je ne m'en rendais qu'à moitié compte. Pour ne pas dire que je ne m'en rendais pas le moins du monde compte en vérité...

Et je ne me souvenais pas uniquement de mon nom ! Je me rappelais également de cette musique qui passait actuellement à la radio et qui s'avérait être notre chanson. En tout cas celle qui était passé à notre bal. Pendant que nous dansions et plus si affinités ... Je fus amusé de voir Kaylee si surprise de voir que je me rappelais de vraiment tout ce qui nous concernait tous les deux ou elle plus précisément. Je lui fis donc part, sans aucune hésitation, du fait que je pensais beaucoup à tout ça quand j'étais en prison, justement pour pouvoir tenir le coup. Je n'avais aucune honte à le lui avouer, puisque de toute façon j'étais trop ivre encore pour être conscient des révélations que j'étais en train de faire. J'aurais tout le temps les jours suivants, pour regretter tout ça et m'en vouloir à mort. Mais on n'y était pas encore ! « Oh tout ça c'était très bien pour passer le temps c'est certain. Mais pour faire face et ne pas sombrer dans la folie ou la dépression, il me fallait penser à quelque chose de plaisant et merveilleux. Et la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie, c'est toi. » Lui fis-je remarquer toujours aussi sérieux et sincère. Je n'avais aucune raison de mentir de toute façon. Surtout pas à elle. Jamais ! Et puis je ne disais pas non plus tout ça pour lui faire plaisir. Ca reviendrait à mentir si c'était uniquement avec de telles motivations.

A parler encore des baisers échangés pendant cette danse, elle merda un peu en rappelant quelques autres détails qui firent naître des pensées bien érotiques dans mon esprit. Alors que ce n'était clairement pas le bon moment pour ça. Ca ne le serait sans doute jamais en fait. J'écarquillai les yeux quand elle souffla carrément les mots. LES mots : faire l'amour. Faire l'amour ! Pourquoi le dire à voix haute ? Est-ce que ce n'était pas assez clair dans mon esprit, à son avis ? Bordel. Faire l'amour. Je n'avais pas fais l'amour depuis des lustres. Depuis elle. Et le fait est qu'elle était toujours aussi attirante. Pour ne pas dire plus encore. En tout cas elle ne me laissait pas insensible. Et que ça risquait de demeurer ainsi. « Mais presque ! J'ai fais que te tripoter ! Et là tu vois ... A cause de toi j'me rappelle de tout ce qui concerne ton corps. Chaque détail. Même infime. Tu veux que je les mentionne à voix haute ? » Demandai-je sur un ton presque menaçant. J'étais certain qu'elle allait vite se rétracter pour éviter une chose pareille ! « Pourquoi j'me souviendrais pas ? » M'étonnai-je en lui lançant un regard perplexe. « Kaylee tu viens pas de passer devant ta maison là ? » Demandai-je en posant mon index sur le carreau de mon côté, pour lui montrer une maison. Soit je rêvais, soit elle était complètement perdue dans ses pensées. Ou les deux !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Ven 26 Sep - 21:41

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

A l'orée de cette nuit qui s'annonçait mémorable, j'avais gardé bon espoir quant à l'état d'Aiden. Il avait l'air de tenir encore plus ou moins sur ses deux pieds. Son teint ne virait pas au vert. Et il arrivait à aligner deux mots sans partir en transe. Mais pour tout dire, à présent je commençais un peu à me poser des questions sur ce dernier critère. Il était en train de partir dans une conversation que j'avais du mal à suivre, pour ne pas dire pas que je ne comprenais plus grand chose à son charabia. Il me disait une chose, puis l'instant d'après affirmait le contraire. C'était un peu déroutant, il fallait bien l'avouer. Pour une question de prénom en plus … Il fallait que je note dans un coin de ma tête que j'avais plutôt intérêt à éviter de le lancer dans un débat ce soir. Esquiver les mots compliqués. Prononcer des phrases courtes. C'était la clé !

- Quoi ? Mais … Oh, peu importe ! Lâchais-je finalement en rendant les armes.

Il valait mieux ne pas trop insister, autant pour préserver son état à lui que pour sauvegarder ma santé mentale. Ce qui était quelque peu étrange, en revanche, c'était le fait qu'il se souvienne parfaitement de la chanson qui passait à la radio alors que nous avions eu un petit souci avec son identité deux secondes plus tôt … Les choses simples ne s'avéraient pas forcément être un atout en fin de compte. Quoi qu'il en soit, j'oubliai vite ce détail. Fidèle à ma nature fleur bleue et mélancolique, j'étais comme posée sur un petit nuage rose alors que nous parlions de cette fameuse soirée d'ado. Il fallait dire qu'il m'encourageait sur cette voie-là en plus ! Rien que sa présence faisait remonter à la surface une foule de souvenirs tendres. Alors si en plus il commençait à me faire de véritables déclarations … Et avec cette lueur de sincérité au fond des yeux … Sur le coup, je restai scotchée par l'impact de ses propos et le sérieux dont il avait fait preuve. Si une grand-mère ou un chat suicidaire se serait aventuré en travers de ma route à ce moment précis, nul doute que je l'aurais écrasé sans trop m'en rendre compte. Envisager que j'avais été la plus belle chose à avoir fait irruption dans son existence n'était pas aussi pesant que d'imaginer être l'unique soutien sur lequel il pouvait encore s'appuyer. En fait, c'était tout simplement grisant. Un peu curieux et surprenant, mais surtout grisant. Un doux sourire naquit jusqu'à mes pommettes. J'étais contente de cette soirée finalement. Contente qu'il ait demandé à ce que je vienne le chercher. Contente qu'il soit assez ivre pour me révéler de telles convictions. Sans qu'il ne le conçoive, il venait de m'ôter un sacré poids des épaules. J'avais crains de ne pas avoir été à la hauteur de ses espérances lorsque j'avais découvert mon canapé vide ce matin, et qu'au final notre relation passée ne se montrait pas digne d'être encore un peu prolongée aujourd'hui. Maintenant, tout ceci s'était envolé.

- C'est adorable, commentais-je avec chaleur.

Si je ne me serais pas trouvée derrière le volant, il y aurait eu de fortes chances pour que je le prenne dans mes bras, ou que je fasse quelque chose dans ce genre-là. Il n'aurait sans doute pas apprécié, ou aurait trouvé ça gênant, mais tant pis. Quand on provoquait mon côté émotif de la sorte, il fallait s'attendre à ce genre de réaction.

J'avais presque oublié qu'Aiden n'était pas dans son état normal. Presque. Mais pas totalement. Sinon je n'en serais jamais, ô grand jamais, venu à parler de sexe avec lui. Surtout nous concernant directement ! S'il aurait été sobre, je n'aurais certainement pas osé aborder ce sujet en particulier devant lui. Déjà parce que tout avait commencé avec lui à ce niveau-là. Et ensuite parce qu'il avait beaucoup trop changé depuis la dernière fois que je l'avais vu. Les silences angoissants de la veille étaient encore imprimés dans mon esprit, merci bien ! D'ailleurs, j'aurais aussi parié que si son corps aurait été sain de toute trace d'alcool, il se serait également bien retenu de me sortir un tel discours … Soyons clair, en temps normal, je serais devenue cramoisie pour la demi-heure à suivre. J'aurais broyé le volant pour évacuer la pression, et surtout je n'aurais plus été capable de le regarder dans les yeux, tout ça parce qu'il s'agissait de lui. Il venait de me proposer d'énumérer chaque recoin de mon être dont il se souvenait tout de même … Mais, au lieu de ça, je m'esclaffai juste. Je ne m'étais pas vraiment attendu à ce qu'il me renvoie la balle comme ça et je me tâtai plus ou moins sur ce que j'allais répondre à ses menaces. Finalement, je choisis de lui jeter un coup d'oeil narquois et d'ignorer son regard dissuasif.

- Que d'la gueule ! M'exclamais-je sans détour avec un petit rire amusé.

Je n'envisageais pas une seule seconde que la situation pourrait vite déraper et devenir rapidement très gênante. Non, à la place je me contentais de provoquer un type bourré juste pour le plaisir ! Mon ex, qui plus est ! Mais à vrai dire je n'eus pas le temps d'y penser qu'il attira mon attention sur une autre question. Pourquoi il n'en s'en souviendrait pas ? Mais parce qu'il n'y avait pas moyen pour que ça se passe autrement. Ça non. Et j'étais prête à l’assommer pour le rendre amnésique si jamais il se rappelait de cette discussion tordue. Rien qu'à cette pensée, mon hilarité disparue.

- Parce que tu es bien trop ivre pour te souvenir de quoi que ce …

Et puis là, il colla son doigt contre la fenêtre en suivant une maison bien précise des yeux. J'ouvris la bouche avant de reconnaître le quartier et constater qu'il avait raison.

- Oh mais si ! Merde !

Sans crier gare, je pilai net. La voiture freina brusquement dans un crissement de pneus qui n'aurait eu aucun mal à réveiller les voisins. Je grimaçai et me hâtai de faire reculer le véhicule sur la route déserte sans trop prendre en compte le confort de mon passager. En quelques mouvements, je me garai à cheval sur le trottoir et coupai enfin le contact. Un soupir m'échappa. On était arrivés. Et en un seul morceau !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Sam 27 Sep - 12:56

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Notre discussion continuait quand même à être sans queue ni tête. Bon, en fait, je ferais sans aucun doute mieux de dire que tout ça n'était qu'un gros bordel dans lequel il était impossible de se retrouver. Même elle qui avait les idées bien plus claires que moi, puisqu'elle n'était pas ivre morte comme je l'étais moi. Il suffisait de nous lancer rien qu'un tout petit coup d'oeil, pour s'en rendre compte d'ailleurs. Mes mots n'avaient sans doute pas le moindre sens et ne sortaient peut-être même pas de ma bouche dans le bon ordre ! Alors que de son côté, elle était tout à fait lucide. Même si elle avait un peu de mal à me comprendre. Beaucoup de mal en fait, pour être plus exacte. Mais on ne pouvait que le lui pardonner. C'était uniquement du au fait que j'avais du mal à m'exprimer, bien entendu. Et ça n'allait sans doute pas aller en s'arrangeant, malheureusement. On verrait ça le lendemain matin quand j'aurais enfin retrouvé mes esprits. Parce que pour le moment, c'était encore loin d'être le cas. La pauvre allait donc devoir me supporter de la sorte, encore un bon moment. Elle aurait peut-être mieux fait de me laisser au poste de police en fait.

A force de parler et parler encore, il fallait bien que j'avoue quelques petits trucs. Ce fut donc tout naturellement que j'en vins à lui avouer carrément qu'elle était la meilleure chose qui me soit jamais arrivé. En même temps, à part elle et ce meurtre que j'avais commis, on ne pouvait pas dire qu'il me soit arrivé tant de choses non plus. Donc, oui, elle était la meilleure chose qui me soit arrivé de toute ma vie. Et ça, je ne pouvais clairement pas le regretter. Je regrettais juste cette impression que j'avais, de la faire un peu tomber avec moi en revenant ainsi dans sa vie. Je n'aurais jamais du faire un truc pareil, c'était certain. Je n'avais pas le moindre doute là dessus et pourtant, je n'avais pas du tout le courage de m'en aller. Est-ce que c'était mal ? Bien sûr que oui. Comme c'était mal de lui dire tout ça. Sauf que pour l'instant, on ne pouvait pas vraiment dire que j'en étais tout à fait conscient. C'était même loin d'être le cas encore. Je ne réalisais pas du tout les conneries que je lui déballais et peut-être que, effectivement, j'aurais tout oublié au réveil ...

Après avoir parlé de mes sentiments, ce fut tout naturellement que le sujet prit une tournure plus intime encore. Ca aussi, ce n'était pas une bonne chose du tout. Et étant la plus lucide de nous deux, Kaylee aurait du tout arrêter avant que ça ne devienne vraiment dangereux. Or, elle n'en fit rien. Au contraire, elle m'incitait carrément à poursuivre sur cette voie pour le moins, dangereuse ! Eh bien tant pis pour elle si finalement elle venait ensuite à regretter ! « Oh ! » M'exclamai-je, franchement outré. Elle doutait vraiment que je puisse ne pas être capable de faire ça ? Que j'allais me rétracter ? Même pas en rêve ! « Ok ! Alors ... Ton sein gauche est plus développé que le droit. Tu as un grain de beauté à l'intérieur de la cuisse gauche et une petite cicatrice sur un orteil du pied droit. Et tes yeux n'ont pas tout à fait la même forme. Ca se joue à un tout petit millimètre de différence. » Ah oui et je n'étais pas peu fier de n'avoir strictement rien oublié. « J'ai tout bon ? » Lui demandai-je, impatient d'en avoir la confirmation. Parce que j'étais vraiment sûr de moi !

Et même si j'étais occupé à parler et à raconter parfois quelques conneries, je semblais quand même être plus concentré que Kaylee. Parce que contrairement à elle, je vis très bien que nous venions de passer devant sa maison. Et quand je lui en fis la remarque, elle pila net. Beaucoup trop fort et trop soudainement. Soudainement secoué, mon estomac sembla faire un triple salto dans mon ventre. Quand mon dos heurta brutalement mon siège, j'étais déjà pâle comme un linge. Yeux grands ouverts, lèvres pincées, je demeurais immobile et silencieux. J'avais la gorge soudainement serrée. En quelques secondes, j'avais décroché ma ceinture et ouvert la portière. J'aurais voulu sortir comme une bombe et partir en courant. mais je ne parvins qu'à tomber à quatre pattes sur le béton froid. Je me relevai tant bien que mal, main posée sur la voiture. Et entre celle de Kaylee et celle de derrière, je me penchai pour vomir tout le contenu de mon estomac. Une fois. Deux fois. J'avais les larmes aux yeux tant tout mon corps était en alerte. Ca faisait un mal de chien en plus, parce que je n'avais pas l'estomac très rempli. Ce ne fut qu'après de longues minutes, que je me sentis enfin mieux. Enfin façon de parler bien sûr. En tout cas, je ne pensais pas avoir d'autre remontée douloureuse de ce genre. Titubant, je m'éloignai pour aller m'asseoir sur un muret en attendant Kaylee.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Sam 27 Sep - 17:49

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

S'il y avait bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas vraiment, c'était qu'il réponde avec le plus grand sérieux du monde à ma provocation. J'étais idiote d'avoir pensé ça. Comme si le fait qu'il soit ivre allait changer quelque chose. Au contraire, ce détail avait plutôt l'air de lui rendre son caractère d'antan. Quand on mettait Aiden au défi, il fallait s'attendre aux conséquences. Ça, je devais le savoir mieux que quiconque ! Et le pire était sans doute qu'il avait raison sur toute la ligne. Bon sang … Il avait vraiment passé dix ans de sa vie à repenser à ce genre de petits souvenirs ? A comparer mes seins et à se remémorer la forme de cette cicatrice ? C'était déroutant dans le sens  où personne ne faisait attention à toutes ces petites choses habituellement. Même moi je n'accordais plus d'importance à mes cicatrices ni à mes grains de beautés. Et lui, qui m'apparaissait presque comme un inconnu aujourd'hui, était en train de m'énumérer ces détails particulièrement intimes. Ça me donnait l'impression qu'il avait beaucoup plus changé que moi ces dernières années, et que si moi je peinais à le reconnaître, lui me connaissait encore sur le bout des doigts. C'était presque effrayant non ? En tout cas, j'étais au moins contente de m'être un tant soit peu dévergondée depuis l'adolescence. Sinon j'aurais été choquée et me serais murée derrière un mur de silence.

- Dans d'autres circonstances, j'aurais sûrement trouvé ça adorable aussi, bafouillais-je un peu confusément en riant légèrement.

C'était vrai que ça aurait pu être mignon, un garçon qui se souvient de chaque partie du corps de sa copine. Sauf que je n'étais plus sa copine, et ce depuis des années. D'ailleurs, j'avais un peu honte de ne pas être certaine de pouvoir accomplir le même exploit que lui. Si je me rappelais de chaque recoin de son être ? C'était ses yeux qui m'avaient principalement marquée. Ainsi que sa façon d'être. Sa passion pour la musique, son aversion pour la rigueur de l'école, sa phobie du noir et sa manière si singulière de rembarrer ceux qui osait lui marcher sur les pieds. Le reste était plus flou dans mon esprit. Mais ça, même si je pensais qu'il aurait tout oublié demain, je n'osai pas le lui avouer.

- J'ai une tâche de naissance derrière l'épaule. Tu l'as oubliée, souriais-je, satisfaite d'avoir trouvé une faille dans sa liste.

Mais, à vrai dire, je n'eus pas vraiment le temps de savourer ma petite victoire qu'il me désignait la maison devant laquelle nous venions de passer. Ma maison. C'est par pur reflex que j'appuyai de toutes mes forces sur le frein, manquant d'envoyer mon passager se taper le front contre la boîte à gants. Il n'était plus à une bosse près de toute façon …. Heureusement qu'il avait pensé à mettre sa ceinture de sécurité, tout de même. Alors que je me dépêchais de revenir sur nos pas pour me garer avant que mon voisin de sorte de chez lui, carabine à la main, je ne fis pas du tout attention au teint blafard d'Aiden. Ce ne fut que lorsqu'il se mit à tâter frénétiquement à la recherche de la poignée que je me rendis compte de son état. Je haussai les sourcils, comprenant seulement que la brusquerie de ma conduite lui avait finalement été fatale. Il s'écroula sur le trottoir et disparu de ma vue. Je me penchai en avant pour essayer de le retrouver dans mon champ de vision, en vain.

- Aiden ? Ça va pas ?

Comme aucune réponse ne me parvint, j'attrapai mon sac sur la banquette arrière et me hâtai de sortir du véhicule. Je claquai la porte derrière moi et fis le tour de la voiture pour le retrouver. J'entends le gargouillis écœurant avant de repérer sa silhouette pliée en deux derrière le coffre. Une grimace m'échappa, autant par compassion que pour l'odeur nauséabonde qui agressait déjà mon odorat. Le fameux sac en plastique, désormais abandonné sur le bitume sale, attira mon attention. Je pris soin de le ramasser, le temps qu'Aiden ait fini son affaire. Quand son estomac sembla finalement lui laisser un peu de répit, je m'approchai et levai la main pour effleurer son épaule.

- Ça va … mieux ? Demandais-je en fronçant le nez d'un air navré. Désolée, j'avais pourtant dit que je roulerai doucement …

Pour me rattraper, je fouillai dans mon sac à main jusqu'à y dénicher un paquet de kleenex. Je lui tendis l'un des mouchoirs sans attendre pour qu'il puisse s'essuyer la bouche.

- Tu ne t'es pas tâché ? M'enquis-je en le détaillant subitement de haut en bas.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 28 Sep - 15:15

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Je ne savais pas du tout comment on avait bien pu faire pour en arriver là tous les deux. Mais le fait est que je m'en foutais royalement, pour sûr. Je me contentais de poursuivre notre conversation, sans me poser plus de question que ça ni m'inquiéter outre mesure. Ce n'était pas si mal en soit me semblait-il. Et puis ce n'était pas non plus désagréable. C'était même tout le contraire à vrai dire. J'adorais parler de son corps. Eh bien oui, logique. Surtout en sachant toutes les images qui étaient en train de me remonter en mémoire. Des images très claires de son corps. En même temps, aussi intimement, je n'avais connu que le sien. Alors aucun risque qu'un tas d'images ne se mettent à se mélanger doucement mais sûrement dans mes souvenirs. Il n'y avait que son corps à elle. Et vraiment tout à fait parfait soit dit en passant. Mais il n'était sans doute pas vraiment utile de le préciser tant ça semblait logique en fait ! Quoi qu'il en soit, je n'avais aucun mal à me rappeler du moindre petit détail de son anatomie. Enfin surtout de sa peau pour le coup. De chaque petite imperfection que je trouvais forcément jolie.

Je fis un peu la moue à la réponse de Kaylee. Comment ça en d'autres circonstances ? Qu'est-ce qui clochait au juste ? C'était peut-être trop intime et je n'aurais pas du entamer une telle conversation ? Oui, très certainement oui ! Mais je ne pouvais pas m'en empêcher ! Surtout pas en sachant qu'elle me poussait quand même carrément en ce sens ! Bon ok, l'alcool y était pour beaucoup dans ces confidences que je venais de faire et j'étais bien conscient du fait que j'aurais juste du me taire. Mais j'aurais tout le temps pour les regrets, le lendemain. Pas de sitôt donc. Pour le moment je ne voulais pas penser trop sérieusement. De toute façon, j'en étais bien incapable ! « Mais pas dans celles ci ? Dans quel genre alors !? » Lui demandai-je assez bêtement. En même temps, ce soir, à chaque fois que je parlais j'avais l'impression de ne raconter que des conneries et de les dire sur un ton tout à fait stupide; Peut-être bien que c'était le cas en fait. Et, soit dit en passant, je ne m'en souciais pas le moins du monde, qu'on se le dise. Bon soit, ce n'était pas comme si je me souciais de quoi que ce soit.

Je me figeai quand elle mentionna la tâche de naissance que j'avais, effectivement, oublié de mentionner. Puis je fis la moue, passablement déçu. « Mouais ... C'est juste parce que j'arrive pas à bien réfléchir. » Et malgré ce détail, je ne m'étais quand même pas fais prier pour mentionner un tas de trucs dont je me rappelais la concernant. Ce n'était pas rien. Ca prouvait quand même que, ivre ou non, je n'oubliais rien la concernant. Et concernant notre si parfaite relation. Parfaite, mais terminée depuis bien longtemps maintenant. J'aurais pu poursuivre sur cette voie là encore bien longtemps, si seulement je ne m'étais pas rendu compte que nous venions tout juste de passer devant chez elle, sans qu'elle ne s'en rende compte. Je le lui fis donc remarquer et quelques minutes plus tard, à cause de son violent coup de frein, je me retrouvais à vomir entre sa voiture et une autre. Je fus bien incapable de lui répondre quand elle me demanda si ça allait. je pensais que c'était assez clair comme ça, de toute façon. Alors je poursuivis ma petite affaire sans rien dire. Avant de me laisser tomber sur un petit muret, à bout de souffle et tremblant. Vomir demandait beaucoup plus de forces que je n'étais capable d'en fournir !

« Hm hm. » Parvins-je seulement à marmonner quand elle me demanda si ça allait mieux. Je n'avais pas vraiment envie d'ouvrir la bouche en fait. J'étais presque persuadé que si je parlais, j'allais devoir remettre ça. Autant fermer les vannes tant que possible ! Je récupérai le mouchoir qu'elle me tendait, et m'essuyai la bouche sans un mot de plus. « J'crois pas. » Répondis-je mollement, sans pour autant chercher à vérifier contrairement à elle qui me donnait l'impression de me faire passer un scanne complet. Est-ce que c'était vraiment obligé ça ? Je me sentais déjà assez piteux comme ça, sans qu'elle n'ait à me regarder de cette façon. « On peut rentrer ? j'commence à avoir froid ... » Ajoutai-je doucement. Et pour cause, je ne risquais pas d'avoir chaud avec mon tee shirt trempé de sueur. Je tremblais même de plus en plus et ce n'était pas uniquement du au fait que je venais de mettre mon corps à rude épreuve en vomissant comme je venais de le faire. Après un soupir de lassitude, je voulu me laisser tomber en arrière en pensant que les buissons dans mon dos pourraient me retenir. Le hic, c'est qu'ils n'étaient ni assez hauts ni assez épais pour ça. Sauf que je ne m'en n'était pas du tout rendu compte en venant m'asseoir là. Du coup, je fis une roulade en arrière et me retrouvai dos dans l'herbe. Je gueulai un bon coup et eus un mal fou à me relever. Mais je le fis quand même. En marmonnant et titubant beaucoup trop pour tenir tout à fait debout. j'abandonnai donc et retombai à genoux, réalisant alors que je m'étais eraflé le bras. Et vu la sensation de picotement que j'avais sur la joue, sans doute le visage aussi ! « Ah merde. » Grognai-je en fermant les yeux. Mauvaise idée. Je perdis l'équilibre et me retrouvai face contre terre. Soupir. Je m'allongeai là sans plus bouger. C'était bien douillet comme lit, ça.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 28 Sep - 21:10

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Je commençais à vraiment regretter d'avoir agi sur une impulsion en arrêtant la voiture aussi violemment. L'idée qu'il puisse être malade à cause de ça ne m'avait pas du tout effleuré l'esprit. En fait, nous étions tellement plongés dans cette conversation pour le moins bizarre que je ne prenais plus trop en compte le fait qu'il ait ingurgité une trop forte dose d'alcool. Et puis, il m'avait tellement répété qu'il n'avait aucune raison de vomir que j'avais certainement dû finir par le croire un peu. A présent j'hésitais entre ce que je devais faire ou non. Je me contentais simplement d'étudier son visage plus pâle encore que d'ordinaire après avoir vérifié qu'il n'avait pas sali ses vêtements. Le pire avait l'air d'être passé. Aiden paraissait toujours un peu nauséeux, mais au moins il ne s'était pas remis à régurgiter l'intégralité de son estomac. Il ne devait plus avoir grand chose à vomir de toute façon …

Sa question me recolla un peu les pieds sur terre. Ce soir c'était moi l'adulte responsable, c'était à moi de m'occuper de lui. Il fallait que je me bouge et que je prenne des initiatives. Même si je ne savais pas trop ce que je devais faire …

- Oui. Bien sûr ! Répondis-je aussitôt en avançant vers lui. Viens, on y …

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, ni d'amorcer mon geste pour lui tendre la main, qu'il vacilla dangereusement en arrière avant de disparaître dans un nuage de feuilles. Un petit cri m'échappa alors que je l'entendis s'affaler dans la pelouse. Bon Dieu ! Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Je me précipitai jusqu'au muret pour m'assurer immédiatement qu'il ne s'était pas fait mal. Quelque peu rassurée de le voir grogner et bouger pour se relever, je me dépêchai d'aller verrouiller la voiture avant de venir le rejoindre dans les plantes-bandes. Sauf qu'il était déjà sur pied lorsque j'arrivai à son secours. Il marmonnait des choses incompréhensibles, si bien que je regrettais presque les discours enfantins qu'il m'avait servi tout à l'heure. Et puis il s'était mis à tanguer de manière assez inquiétante. Un pas à gauche, deux à droite, puis quelques-uns en arrière pour récupérer son pied qui venait de trébucher. Il en venait presque à me donner le tournis à moi-même.

- Attends … Arrête de bouger, tu vas …

Tomber. C'est exactement ce qu'il fit. Avec un air sincèrement contrit, je l'observai s'écrouler à même le sol en me sentant impuissante et un peu inutile. Je poussai un petit soupir, puis passai ma main sur mon visage. Quelle merde. Je n'aurais jamais dû le laisser partir de chez moi et aller se bourrer la gueule. Il commençait vraiment à être dans un piteux état là … Me redonnant un peu de courage, je m'approchai de lui sans qu'il ne bronche d'un poil. Je m'accroupis à ses côtés et grimaçai un peu en ne le voyant toujours pas réagir. Je touchai son bras du bout du doigt pour lui faire relever la tête, puis secouai doucement son épaule, avant de finalement y aller plus franchement. Peu encline à le laisser crever sur le perron de ma maison, je pestai et rassemblai mes forces pour le pousser sur le dos.

- Ouf ! Bon sang, Aiden, espèce de gros sac, bouge-toi ! Tu pèses une tonne ! Lâchais-je en bougeant sa masse inerte, essoufflée.

Il commençait vraiment à avoir froid. Sa peau était encore moite sous mes mains, mais elle s'était beaucoup refroidie depuis qu'il était sorti du commissariat. Il allait choper la mort s'il restait dehors encore un peu plus longtemps. Même moi je ressentais la fraîcheur de la nuit malgré l'épaisseur de ma veste ! Et en plus, il s'était blessé. Il avait de vilaines griffures sur le biceps ainsi qu'une entaille sur la tempe. Je laissai filer un juron tandis que mes doigts vinrent examiner la blessure. Heureusement, ça n'avait pas l'air bien grave. Ça ne méritait pas de se rendre aux urgences, même si ça saignait un peu. Ressentant soudain un énorme élan de compassion pour lui, je pinçai des lèvres en caressant fébrilement sa joue couleur ivoire.  

- Allez Aiden, fais juste un dernier effort. S'il te plaît. On rentre à l'intérieur, et après tu n'auras plus à bouger du canapé, d'accord ? Demandais-je d'une voix douce.

Pour l'encourager, j'usai une nouvelle fois de mes muscles de moineau pour l'aider à se soulever du sol. Une fois fait, je m'empressai de poser son bras sur mes épaules pour l'empêcher de céder à la gravité et retomber face contre terre. Le contact physique que j'avais plus ou moins pris soin d'éviter depuis la veille venait de se produire sans trop me laisser le choix. La porte d'entrée n'était qu'à deux pas de là. C'était seulement l'affaire de quelques petites marches à gravir …

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 28 Sep - 22:40

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Si moi j'étais toujours ivre mort et à bout de force, elle, elle était un peu tête en l'air. Ou juste, elle craignait que je ne me mette à vomir de partout chez elle ? En soit, ça n'aurait rien de bien étrange qu'elle s'imagine ça. Après tout, on ne pouvait pas dire que j'étais vraiment très en forme. Mais quand même, je me sentais encore capable de serrer les dents le temps de courir jusqu'aux toilettes. Ou dans le pire des cas, elle n'aurait qu'à m'installer un oreiller et une couverture dans le chiotte pour que j'y dorme et n'ais ainsi pas trop d'efforts à fournir pour vomir encore et encore. Mais ça, c'était quand même dans l'hypothèse où je serais encore malade. Pour le moment, je n'avais pas trop envie de vomir. Bon j'étais encore nauséeux et je ne me sentais pas franchement en forme. Mais pas encore sur le point de me vider encore l'estomac de partout, à m'en arracher la gorge et tout ça. Pas encore en tout cas. On verrait bien un peu plus tard quand je serais de nouveau posé. Une fois allongé, j'avais toujours l'impression d'être dans un bateau, quand j'étais ivre comme ça. Pour l'instant, j'étais juste assis !

Enfin, plus pour longtemps. Vu que je finis par basculer en arrière. Comment j'avais fais mon compte ? Vraiment pas la moindre idée ! Mais le fait est que j'étais bien en train de dire bonjour à l'herbe fraîche et humide. Et que le contact entre nous n'était pas des plus plaisants. Si peu, que je voulus me relever. Mais beaucoup trop vite. L'herbe récupéra le plein contact avec mon corps et je cessai de lutter. A quoi bon, puisque j'allais de nouveau tomber de toute façon ? Et ce n'était pas les incessants appels de Kaylee qui tentait de me faire entendre raison, qui allaient changer quoi que ce soit. Je ne comprenais même pas un traite mot de ce qu'elle disait de toute façon ! Arrête. Arrêter je ne savais trop. Mais je ne faisais rien. Enfin plus maintenant que j'étais face contre terre. L'odeur de l'herbe mouillée n'était pas trop désagréable pour mes narines sensibles soit dit en passant. D'ailleurs, depuis quand n'avais-je pas apprécié le contact de la pelouse ? Dix ans. Bon sang, c'était fou le nombre de petites choses auxquelles je n'avais pas eus le droit depuis tout ce temps. J'avais vraiment envie de dormir là maintenant. A la belle étoile. Voilà qui serait chouette !

Mais Kaylee tentait de me faire réagir. Je sentais un peu ses petits coups. Mais ce ne fut que lorsque mes paupières se rouvrirent sur le ciel étoilé, que je réalisai qu'elle venait de me faire rouler sur le dos. J'en avais été quasiment inconscient. C'était bien la preuve du fait que j'étais totalement amorphe et n'avais pas du tout conscience de tout ce qui m'entourait. C'était pour le moins pathétique quand même ! Les effets dévastateurs de l'alcool. « Spassigros » Grommelai-je tant bien que mal. Mais pas sûr qu'elle comprenne quoi que ce soit à ce charabia. Je n'étais moi même pas sûr de savoir ce que je venais d'essayer de dire en fait ! En tout cas, j'avais essayé de protester contre ses paroles. Oui parce que bon, je n'étais pas gros du tout, contrairement à ce qu'elle venait de dire. Qu'on se le dise bien ! J'étais même tout sauf gros. Presque maigre désormais. Alors POUET ! Oui, j'étais vraiment en train de penser "pouet" ! Et si j'en avais eus la force, je le lui aurais lâché à voix haute, histoire de bien lui faire comprendre que je n'étais pas content. Pas content du tout !

j'eus quand même un involontaire frisson à la caresse de ses doigts sur ma joue. Je tournai un peu la tête pour la regarder, presque étonné de la trouver là, si proche de moi. Pourtant elle était là depuis quelques minutes quand même. M'enfin ... « S'trbienlà. » Tentai-je de lui dire, encore une fois sans franchement parvenir à un résultat qui pourrait être convenable. Bon sang ! De toute façon, rien ne servait de protester. Puisqu'elle ne me laissa guère le choix et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle me redressait en position assise. Avec un soupir, je fis quand même l'effort de pousser sur mes pieds pour me lever. Mais je n'avais vraiment pas envie soit dit en passant, encore une fois ! J'étais quand même debout maintenant. Et avec son aide, je titubai en direction de la porte d'entrée. Pendant qu'elle ouvrait, je demeurai épaule contre le mur, paupières closes. Et je fus finalement bien content d'être bientôt enveloppé par la chaleur de sa petite maison. « Où toilettes ? » Demandai-je en faisant un pas en avant, titubant une fois et puis me rattrapant ensuite à un mur. « Hmmm pas bien. D'tout ... » Gémis-je en me penchant en avant ... Pour ensuite me relever. Non, je n'allais pas retapisser son entrée. Foi de moi même !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 29 Sep - 21:15

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Maintenant, c'était un fait. Son état se dégradait de plus en plus. Il ne parvenait même plus à articuler un mot correct et compréhensible. Si tout à l'heure il avait la conversation d'un enfant de sept ans, à présent il tenait le discours d'un bébé, ni plus ni moins. Malgré tout, je réussis à deviner sans grand mal qu'il protestait contre le « gros sac ». Je poussai un petit cri d'indignation. D'accord, une grande partie de sa masse musculaire avait fondu pendant sa longue peine. Et oui il n'avait presque plus que la peau sur les os. Mais il n'empêchait que le pousser alors qu'il était semblable à une masse inerte ... ce n'était pas une mince affaire. Pardonnez le jeu de mots.

- Eh bien alors, tu as une ossature lourde, mon vieux ! Ripostais-je juste pour la forme.

Mon but n'était pas d'ouvrir un débat avec lui. La bataille aurait été vraiment inégalitaire, vu sa capacité cérébrale à l'heure actuelle. Et puis, ça aurait été idiot de ma part de chercher à avoir raison pour quelque chose d'aussi futile, alors qu'il se sentait mal. En plus, c'était vrai qu'il n'était pas gros. Il était simplement difficile à pousser, le bougre ! En tout cas, mes bras maigrelets eurent tout de même raison de sa torpeur. Si bien qu'il se retrouva bientôt debout, et ce malgré ses protestations dignes d'un grognement d'ours. Au moins, il ne se comportait pas comme un type intenable et insupportable. Il ne s'était pas mis à m'insulter, ni à beugler dans tout le quartier. Il ne m'avait pas non plus repoussée dans les buissons et ne s'était pas mis à courir tout nu autour de la maison. Au contraire, il écoutait plus ou moins ce que je lui disais, et il me suivait quand je le tirai dans une direction. Je devais au moins lui reconnaître ça, d'être un malade exemplaire.

Heureusement, le chemin jusqu'à la porte se fit sans encombre. Il ne trébucha même pas dans le petit escalier ! Je l'abandonnai contre le mur le temps d'ouvrir le passage et de jeter un coup d’œil dans le couloir, afin de m'assurer que rien n'encombrait les lieux. Après quoi je récupérai le bras d'Aiden et le guidai précautionneusement à l'intérieur. A partir de ce moment-là, une charge énorme se délesta de mes épaules. Nous étions arrivé à bon port, sans qu'un drame n'arrive. Il n'avait vomi qu'une fois. Et il n'avait pas eu le temps d'attraper le moindre rhume. Enfin, en théorie. Mais gardons cette question voilée de mystère pour demain matin. Hélas, j'avais sans doute crié victoire trop tôt. Son teint verdâtre était revenu, et il menaçait déjà de vomir sur mon tapis. Mon sang ne fit qu'un tour. Je pris à peine le temps d'envoyer la porte claquer dans mon dos que je me précipitai sur lui.

- Oh nononon ! Respire par le nez, ferme la bouche !

Je plaquai moi-même ma paume contre ses lèvres pour l'empêcher de régurgiter. Sans perdre une seconde de plus, je me mis en tête de l’entraîner jusqu'au fond du couloir avant que l'inévitable ne se produise. J'étais sincèrement persuadée que nous atteindrons les toilettes avant qu'il ne me vomisse entre les doigts.

- C'est cette porte-là ! Je t'interdis de … VIXY TU DEGAGES !

Erreur impardonnable. En vérifiant si rien n'obstruait le passage tout à l'heure, j'avais complètement omis le danger principal. Le chien. Ou l'animal qui vouait une véritable adoration à Aiden. Je tentai tant bien que mal de la repousser du bout du pied, alors qu'elle essayait de poser ses pattes sur ses épaules pour mieux pouvoir lui lécher le visage. Si après ça il ne se mettait pas à gerber partout … Finalement, je fus obligée de le lâcher pour pouvoir virer la chienne, le laissant continuer seul jusqu'aux WC. On se serait cru dans un film militaire américain. Continue sans moi Jack ! Tu peux le faire !



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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mar 30 Sep - 18:09

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

J'étais à moitié mourant par terre et Kaylee osait encore se montrer méchante à mon encontre. Bon, pas si méchante que ça puisque quand même elle était assez sympa pour m'aider alors qu'elle aurait aussi bien pu choisir de me laisser me démerder seul. J'étais pourtant un sacré poids. Mais malgré ça, elle était là à m'aider à me relever. Bon elle y allait quand même un peu fort en me faisant remarquer que j'étais lourd et tout ça. D'autant plus que je doutais fortement de l'être tant que ça ! J'avais perdu pas mal de poids en dix ans de prison quand même. Alors, je ne pesais pas une tonne ! Encore une fois, je me contentai d'un espèce de grognement en guise de réponse, quand elle insista pour me faire entendre que j'étais lourd. J'étais certain qu'elle exagérait la chose. Et qu'en réalité, c'était elle qui n'était pas forte du tout. Elle était trop frêle pour supporter mon poids tout à fait normal, voilà tout. Ce n'était donc aucunement de ma faute, qu'on se le dise bien ! Même si je n'étais pas vraiment heureux de ses paroles super méchantes, je la suivais quand même sans trop me plaindre. Sans me plaindre du tout en fait. Je la suivais tout simplement en direction de sa petite maison vers laquelle elle me traînait. J'étais quasi inconscient et pourtant j'arrivais à la suivre sans trop de mal. Enfin en réalité je n'en savais rien du tout vu que l'instant d'après, j'étais dans le hall de sa maisonnette.

Je repris pleinement conscience de ce qui m'arrivait, quand je sentis une envie de vomir me serrer la gorge. Ah oui, c'était en train de remonter. J'ignorais quoi vu que j'avais le ventre vide. Mais l'envie était bel et bien là. Je serrais les dents et prenais vraiment sur moi pour ne pas refaire la déco de son entrée. D'ailleurs, elle se rendit vite compte de mon état et panique derechef. Ce n'était pas si grave que ça quand même ! Bon, bien sûr que si ça le serait. Mais je n'avais encore rien fais. J'étais même assez sympa pour serrer les dents de toutes mes forces. J'obéis à ses recommandations en pinçant les lèvres et prenant de lentes et longues inspirations par le nez. Mouais ça ne marchait que moyennement ce truc là quand même. J'écarquillai les yeux quand elle plaqua une main sur ma bouche. Ouais fin bon, ça c'était un coup à ce que je lui vomisse sur la main quand même. Ou que, par réflexe, je ravale le tout. Pour un peu que je ravale mal, m'étouffe et agonise à ses pieds ... Non vraiment, je n'étais pas certain que son idée soit si judicieuse que cela. Mais je ne pouvais rien dire vu qu'elle me bloquait toujours la bouche. J'aurais pu retirer sa main de là. Mais j'avais à peine la force de bouger une jambe devant l'autre pour marcher. Alors penser à ça ... ! Elle même ne pensait pas à tout vu que bientôt, nous fûmes agressés par son chien. Enfin moi surtout. Et c'était apparemment plus affectif qu'agressif !

Quoi qu'il en soit, surpris par cette arrivée et violence soudaine, je fis un pas en arrière, trébuchai et rencontrai violemment le sol de mes fesses. Décidément, j'avais l'impression de passer mon temps par terre moi ! Heureusement, Kaylee entraîna sa chienne plus loin. Et moi, incapable de me relever, je me rendis droit dans les toilettes en avançant à quatre pattes. Oui, vraiment. Au moins, j'étais déjà à bonne hauteur quand j'arrivais dans pièce tant recherchée, pour vomir un peu plus de bile au fond de la cuvette. Ca faisait un mal de chien bordel. Ca me brûlait la gorge et je n'arrivais plus à m'arrêter. « Je meurs ! Je meuuuuuurs ! » Hurlais-je sans cesse entre deux régurgitations. J'étais vraiment en train de gueuler ça ? Oui et je finis par en prendre conscience. Alors je cessai. Puis je tirai la chasse d'eau. Et enfin, le silence complet. Je venais de m'allonger sur le sol, jambes hors des toilettes et bras sous la tête pour ne pas la poser directement sur le sol. En quelques secondes à peine, je venais de m'endormir.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Ven 3 Oct - 18:51

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Ce qui pouvait être très vexant avec un animal, surtout quand celui-ci partageait votre vie depuis un petit bout de temps déjà, c'était lorsqu'il s'avérait montrer plus d'amour envers un étranger qu'envers vous-même. Ce soir-là, c'était bien le cas de ma chienne. J'ignorais ce qu'avait bien pu lui faire Aiden, mais le fait était qu'elle était follement tombée amoureuse de lui, à son plus grand malheur. Malgré tout, je n'étais pas triste de quoi que ce soit à l'heure actuelle, juste agacée par son comportement de folle furieuse. Ce n'était vraiment, vraiment, pas le moment. C'est pour ça que je l'enfermais sans le moindre scrupule dans la cuisine, tandis que les cris désespérés et douloureux de mon ex résonnaient dans toute la maison. Ah, je n'étais pas aidée avec ces deux-là … Je dus hausser la voix et même lui coller une petite tape sur le museau pour qu'elle cesse de sauter partout. Une fois qu'elle me parut assez calmer pour ne pas foutre un bordel pas possible, je ressortis de la pièce en prenant bien soin de fermer la porte derrière moi. Si Aiden avait vomi au large, il n'aurait plus manqué que Vixy vienne patauger dedans pour ensuite aller s'essuyer partout dans la maison ...

Le silence était revenu lorsque je revins dans le couloir. Je pivotai sans attendre en direction des toilettes, pressée de rejoindre le soi-disant mourant, mais m'arrêtai bien vite dans ma manœuvre. Une paire de jambes dépassait sur la moquette, alors que le haut du corps restait invisible. Plus intriguée qu'inquiète, je m'approchai pour découvrir un Aiden allongé à même le sol. Il était parfaitement inerte, si bien que j'en vins à me demander s'il ne faisait pas exprès de paraître mort juste pour me faire peur. Mais après tout, une bonne cuite n'avait jamais tué personne. Bien évidemment, si ça devenait trop fréquent, ça pouvait détruire une vie. Je jugeai qu'il n'en était pas encore à ce stade, bien heureusement. Alors il pouvait cesser sa comédie. Je l'appelai par son prénom pour qu'il arrête son jeu et se redresse, que je puisse enfin m'occuper de lui, mais il ne broncha même pas. Après plusieurs vaines tentatives, je décidai de le rejoindre à l'intérieur de la minuscule pièce pour vérifier son état déplorable. Aussitôt, je fronçai le nez alors qu'une acre odeur de bile agressa mes narines. Je pris néanmoins sur moi et me penchai vers le corps inanimé. Par sécurité, je viens poser deux doigts contre sa gorge juste pour constater qu'il avait un pouls régulier et rassurant. Il respirait de façon lente et apaisée, et ses lèvres étaient légèrement ouvertes. Il dormait, ni plus ni moins. Dans les toilettes. Je ne pus retenir un léger sourire attendri, même s'il commençait à baver un peu sur son bras. C'était certainement une bonne chose s'il arrivait à se reposer, au moins son estomac le laissait en paix. Pour autant, je n'étais pas très disposée à le laisser ici. J'abandonnai illico l'idée de le réveiller et de le faire marcher jusqu'au salon, et je n'osai même pas m'imaginer le porter et le hisser sur le canapé sans troubler ses songes. Tant pis, je ferai avec les moyens du bord.

Avant de sortir d'ici, je tirai la chasse d'eau une seconde fois et ouvris la petite lucarne afin d'évacuer l'odeur écœurante qui régnait ici. Je laissai Aiden tout seul, la face contre le carrelage, en sachant très bien qu'il n'y avait plus aucun risque pour qu'il disparaisse maintenant. Je n'allais certainement pas avoir droit à une bonne nuit de sommeil comme lui, mais j'allais pouvoir le soigner sans avoir à le convaincre de me laisser faire. Alors je me mis en quête de tout ce dont j'allais avoir besoin. Je commençai déjà par aller récupérer l'immense couverture dans laquelle j'étais enroulée, quelques heures plus tôt, ainsi que l'oreiller sur lequel il avait dormi la veille. Mon mug froid était encore sur la table basse, mais je n'y prêtais pas la moindre attention. Je montai plutôt à l'étage pour rejoindre la salle de bain, pour prendre deux serviettes-éponges propres. Dans l'un des tiroirs, je trouvai la petite pharmacie de poche que je m'étais constituée. Lorsque je revins dans le couloir, Aiden n'avait pas bougé d'un poil. Je déposai mes trouvailles non loin de lui, avant d'aller passer l'une des serviettes sous l'eau afin de l'humidifier un peu. Au passage, je pris une bassine sous l'évier. Quand enfin je jugeai avoir tout ce qu'il me fallait sous la main, je m’attelai à la tâche la plus ardue : déplacer la bête. Prenant mon courage à deux mains, ou plutôt les deux chevilles d'Aiden, je le tirai hors des toilettes. Son crâne tapa contre l'encadrement de la porte lorsque j'essayais d'effectuer le virage et de le faire rentrer dans le couloir. Je grimaçai et fermai les yeux par réflexe. Mais je n'entendis rien d'autre que le silence. Soit il n'avait rien senti, soit il était trop amorphe pour comprendre ce qui lui arrivait. J'avais un peu l'impression de déplacer un cadavre. Est-ce que si l'un de mes voisins passait devant ma fenêtre à cet instant, il appellerait la police ? Après tout, j'étais en train de traîner un type inanimé dans mon couloir … Je chassai rapidement cette idée bien glauque de mon esprit, puis reposai les pieds d'Aiden par terre et le poussai de nouveau sur le dos. La moquette sera sans doute plus confortable que les carrelages froids, alors j'étais sûre qu'il n'allait pas m'en vouloir de l'avoir tiré comme un sac à travers ma maison. Je me relevai le temps de fermer la porte des toilettes et ainsi nous priver du parfum délicat de son estomac, avant de revenir m'agenouiller à ses côtés.

Ses entailles ne saignaient plus, mais il s'était barbouillé du sang sur la moitié du visage. Je déglutis en m'affirmant qu'il n'avait qu'une coupure sur la tempe, et rien de plus. Ça pouvait être plutôt angoissant de le voir ainsi, sans vie et tâché de sang. Pour ne plus m'attarder sur cette vision, j'attrapai le coussin et soulevai délicatement sa nuque poisseuse de sueur pour le glisser en dessous. Je me penchai vers ses chaussures et me mis en tête de les lui enlever pour lui assurer tout de même un peu plus de confort. Ses baskets atterrirent un peu plus loin, là où elles ne gêneraient pas. Le plaid vint alors trouver sa place sur ses jambes. A présent que je m'étais assurée qu'il n'allait pas prendre froid et qu'il n'allait pas attraper un mauvais torticolis, j'entrepris de le nettoyer un peu. La serviette humide essuya sans problème les traces sanguinolentes sur sa joue, ce qui lui rendit un air un peu plus vivant pour le coup. Je descendis ensuite mon attention sur son torse trempé et décidai après un moment d'hésitation qu'il serait préférable d'enlever le t-shirt qui lui collait toujours à la peau.

- Lève les bras, demandais-je plus pour combler le vide que pour quémander son aide.

De toute façon, je n'étais même pas certaine qu'il m'entende encore. Et puis, je les plaçai moi-même au-dessus de sa tête avant qu'il ne puisse émettre le moindre geste. Je pinçai des lèvres sans pouvoir m'en empêcher et me lançai enfin. Le vêtement libéra son buste et fila par-dessus son crâne tout ébouriffé. A ce moment-là, je marquai un temps d'arrêt. Tout à l'heure, j'avais eu l'étrange impression qu'Aiden me connaissait encore par cœur, alors que de mon côté il m’apparaissait presque comme un inconnu. La confirmation se dévoila sous mes yeux, à l'instant même où je baissai la tête vers les multiples dessins encrés dans sa peau. Des dessins que je n'avais jamais vu, et dont je ne soupçonnais même pas l'existence.

- Wow ... qu'est-ce que c'est que tout ça … murmurais-je en faisant glisser mon index sur les tatouages.

Un vestige de la prison, sans aucun doute … J'étais presque fascinée par ce que j'étais en train de découvrir. Mais sans que je ne sache trop pourquoi, ça me mettait aussi plutôt mal à l'aise. Peut-être était-ce parce qu'il n'y avait rien de plus significatif et personnel qu'un tatouage. Et que j'étais en train d'observer les siens sans son accord. C'était un peu comme pénétrer dans la sphère privée d'Aiden, et je ne savais pas du tout si je pouvais encore m'y risquer ou non. Je déglutis, sachant très bien que je n'aurais jamais le cran de lui demander à quoi correspondait chaque symbole, et essayai d'ignorer ce changement perturbant sur ce corps que j'avais connu presque par coeur. Mes mains attrapèrent la deuxième serviette et essuyèrent doucement la pellicule de sueur froide qui le recouvrait toujours.

- Okay … Ça risque de picoter un petit peu maintenant, déclarais-je en m'emparant de la trousse de secours pour en sortir de quoi désinfecter ses blessures.

Je n'avais toujours pas la moindre idée de s'il m'entendait ou non, s'il dormait à poings fermés ou s'il était juste trop dans les vapes pour être capable de parler. Quoi qu'il en soit, je ressentais tout de même le besoin de faire la conversation pour éviter un mutisme trop pesant. Même lorsqu'il était inconscient, il parvenait à me mettre mal à l'aise.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Sam 4 Oct - 21:06

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Je n'étais vraiment plus conscient de grand chose. J'avais l'étrange sensation de flotter. Ou de patauger. Ou de ... Non en fait, je n'en savais vraiment rien. Mais je n'étais pas dans mon assiette du tout et je ne savais pas comment faire pour retrouver pied dans la réalité. Peut-être que je ne le voulais même pas vraiment en fait et que c'était une chose qui allait m'empêcher de revenir tout à fait dans la réalité et tout ça en fait. Parce que j'étais bien là, à être parfaitement inconscient de tout ce qui m'arrivait. Bon soit, mon comportement devait pas mal laisser à désirer et il ne serait donc pas étonnant du tout que Kaylee en ait finalement marre de moi et décide de me foutre dehors à coups de pieds dans le derrière. Mais ça aussi j'en étais inconscient. Surtout qu'à sa manière, elle était quand même en train de prendre soin de moi. Ce qui était non négligeable. J'aimais beaucoup ça d'ailleurs. Elle était là à s'assurer que j'allais pas trop mal et que je me retrouvais dans un endroit chaud. Histoire de ne pas chopper un sacré rhume si je restais dehors, par exemple. En plus, l'alcool dans le sang avait tendance à accélérer le processus quant à la sensation de froid qui s'installait dans le corps.

Je finis par m'écrouler, totalement à bout de force, quand j'eus vomis tout le contenu et non contenu, de mon estomac dans les toilettes. Je me sentais presque mieux. Mais seulement presque. Parce que j'étais quand même pas mal dans les vappes et mon corps était incroyablement faible. Il ne servait donc à rien de lutter contre mon envie et mon besoin réel de dormir. Il le fallait à tous prix, plutôt ! En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que je trouvais le sol tout à fait confortable. Il l'était bien assez pour que je m'endorme là. Et je m'endormis si profondément, que je ne sentis rien du tout de ce qui m'arrivait ensuite. En même temps, on aurait pu faire exploser une bombe à côté de moi, que je n'aurais peut-être même pas réagis non plus ! J'étais comme totalement assommé. Voir carrément mort en vérité, pour réagir aussi peu. Pas du tout. Peut-être que ça reposait mon corps. Peut-être pas. Je le saurais bien assez tôt, quand je retrouverais pied dans la réalité pour me relever enfin !

Je n'entendais pas la voix de Kaylee. Je ne sentais pas que je venais de changer de pièce. Je ne sentais pas non plus ses mains sur mon corps. Ah oui, elle pourrait même être en train de me faire des attouchements, que j'en serais bien inconscient. Mais ce n'était pas du tout son genre, bien entendu ! Elle devait surtout s'en faire beaucoup pour moi, la pauvre. Si je ne me réveillais pas, je sentis quand même une sensation d'air frais qui me caressait la peau. Comme si on venait de me retirer mon tee shirt couvert de sueur et collé à ma peau jusque là. Peut-être qu'elle venait bel et bien de le faire. Il me fallut quand même encore un moment pour prendre conscience de quoi que ce soit de plus.

Je n'entendis pas son avertissement non plus. Par contre, je sentis bien une petite sensation de picotement sur l'une de mes plaies. Je frissonnai et grommelai dans ma barbe, sans bouger davantage. Puis ça recommença. Et cette fois, j'ouvris subitement les yeux et me redressai vivement, refermant par le même geste ma main autour de son poignet. Yeux écarquillés et posés sur le visage tout proche de Kaylee, je mis un temps interminable avant de réaliser et comprendre ce qui était en train de se passer. Et finalement, je grimaçai et me laissai retomber en arrière. Un peu trop vivement puisque je me cognai la tête. Mais rien de grave grâce à la moquette qui recouvrait le sol. je me contentai encore une fois de marmonner dans ma barbe.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demandai-je mollement, le regard toujours posé sur son visage. Mais je m'étais maintenant assez éloigné pour pouvoir la regarder sans que ça ne fasse trop bizarre. La situation semblait bien assez étrange et tendue comme ça.« Hm j'ai la tête qui tourne. » Marmonnai-je mollement, en décidant finalement de me rasseoir. C'était vraiment préférable. A moins de vouloir que je ne me remette à vomir de partout à cause de ma tête qui me tournait bien trop quand j'étais étendu par terre.

realised by morphine.
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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 5 Oct - 17:26

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Puisque je n'avais plus la moindre réponse ou réaction de sa part, j'en étais venue à penser qu'il dormait bel et bien à poings fermés. Il fallait dire que l'alcool était un produit particulièrement assommant et que c'était un somnifère hors pair. En revanche, il allait certainement afficher une mine moins paisible demain matin, vu la gueule de bois qu'il allait se taper. J'avais beau être médecin pour animaux, je savais tout de même qu'il n'y avait pas grand chose à faire contre un mal de crâne de ce type-là. Si Aiden y échappait, alors c'était un sacré petit chanceux. Sinon … et bien j'avais déjà mal pour lui. Mais pour l'heure, j'avais encore la possibilité de le soigner et, d'ailleurs, je ne m'en privais pas. Il s'était roulé dans les buissons et s'était écorché une partie du visage en plus du bras. Alors c'était hors de question que je laisse ça comme ça, sans le moindre soin. Je sortis une bouteille de désinfectant de ma trousse de secours ainsi que des petits cotons aseptisés. En quelques mouvements experts, j'humectai la petite mousse blanche et me penchai vers les blessures pour mieux pouvoir travailler. Au moins, lorsqu'il s'agissait d'actes médicaux, je savais ce que j'avais à faire et je m'en retrouvai quelque peu soulagée. Je coinçai le menton d'Aiden entre le pouce et l'indexe de ma main libre pour lui faire tourner la tête et avoir une meilleure vue sur l'entaille. Bon. Ce n'était pas vilain et ça avait arrêté de saigner. Mais vu qu'il s'était vautré dans la pelouse, je ne voulais pas prendre le risque de laisser un peu de terre ou je ne sais quelle autre cochonnerie là-dedans. J'approchai ma main sans trembler et posai le coton contre la plaie. En réaction, il marmonna dans son sommeil et bougea mollement. Et puis, comme il se calma de nouveau, je réitérai patiemment mon geste. Mais cette fois, tout ne se passa pas comme prévu. Alors que je le pensais endormi jusqu'au lever du soleil, il ouvrit brutalement les yeux et se redressa d'un bond. Prise de court, je me reculai précipitamment mais fus bien vite interrompue par une main retenant fermement mon poignet. Le sang se glaça dans mes veines sous la soudaineté de sa réaction inattendue. J'ouvris des yeux aussi ronds que les siens alors que je découvris son visage posté à quelques malheureux centimètres du mien. Mon souffle se bloqua au fond de ma gorge alors que je sentais mon cœur tambouriner à toute allure contre ma poitrine. J'aurais été prête à parier que n'importe quelle fille se trouvant à ma place, clouée aussi proche des yeux déroutants de son ex, se serait imaginé en train de l'embrasser. Moi, je sentais juste la peur qu'il avait provoquée rester au creux de mon estomac, alors qu'elle aurait déjà dû s'évaporer. Je n'attendais qu'une chose : le moment où il allait décider de lâcher ma main. Et s'il ne la lâchait pas ? Et si l'alcool lui faisait perdre la tête, ici et maintenant ? Comme dix ans plus tôt … ? Ses doigts se détachèrent de ma peau. Je mis un certain temps avant d'en ressentir une once de soulagement. Mais au moins, l'air circulait de nouveau dans mes poumons. Je commençai à me détendre lentement alors qu'il me demandait ce que j'étais en train de faire.

- Je … soignais tes blessures, indiquais-je après m'être raclée la gorge, en lui montrant le petit bout de coton que je tenais toujours entre mes doigts.

Il s'anima de nouveau pour se remettre en position assise. Mon attention tomba sur les muscles s'activant sous les tatouages de ses bras. Puis remonta jusqu'à son visage lorsqu'il parla une seconde fois. Il semblait un peu perdu, et le fait que sa tête tournait ne devait pas beaucoup l'aider. Aussitôt, je ressentis une vague de remords m'envahir quant au sentiment glacé de crainte que j'avais éprouvé quelques instants plus tôt. Il était malade, il avait besoin qu'on prenne soin de lui, et je ne trouvais rien de mieux que d'être effrayée pour un rien. Pourtant … Pourtant je n'arrivais pas à chasser la dernière trace d'appréhension qui persistait en moi.

- Tu veux t'appuyer contre le mur ? Proposais-je pour ne pas rester planter comme une idiote devant lui.

J'attrapai aussi la bassine que j'avais récupérée tout à l'heure pour la poser près de lui. Si jamais il avait de nouveau envie de vomir, il aurait plus facile à rendre dedans que de devoir se traîner encore une fois jusqu'à toilettes. Je coinçai ensuite ma lèvre inférieure entre mes dents et me mis à la mordiller longuement tout en l'étudiant. Il était toujours très pâle, mais avait l'air d'avoir repris un peu de couleur. Mais je cherchais plus un signe d'agacement sur ses traits, ou quelque chose dans le genre.

- Je peux ... continuer ? Lui demandais-je finalement en désignant d'un signe de la tête  la blessure sur sa tempe que je n'avais pas finie de nettoyer.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   

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