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 - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 5 Oct - 23:29

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Je n'aurais jamais du boire bon sang. Jamais. Vraiment jamais ! Et pourtant je l'avais fais. Et maintenant, j'étais là, totalement ivre mort, sur le sol de Kaylee. Peut-être que j'avais vomis de partout et qu'elle allait devoir tout nettoyer derrière moi ? Peut-être que j'avais fais une autre sorte de connerie, de laquelle je ne me rappelais pas ? Eh bien le fait est que j'aurais pu faire tout ça, que je ne m'en souvenais vraiment pas le moins du monde. Même là alors que j'étais en train de me réveiller alors que mes plaies me piquaient de façon assez désagréables, je n'étais plus sûr de grand chose. Il me fallut déjà un bon moment pour réaliser que j'étais en compagnie de Kaylee. Et quand j'en pris conscience, ma main était fermement resserrée autour de son poignet. Si avec ça elle ne commençait pas à avoir peur de moi, alors je n'y comprendrais plus rien ! Quoi qu'elle éprouvait peut-être déjà de la peur à mon encontre, pour ce que j'en savais ! J'ignorais ce qu'il en était de son côté. Mais sans doute qu'elle n'était pas des plus rassurées en ma présence. Surtout là alors que j'étais totalement ivre, comme ce n'était pas permis de l'être !

« M'blessures ? » Grommelai-je avec une once de surprise. Je ne me rappelais même pas m'être blessé. A quel moment ? Qu'est-ce que j'avais foutu au juste ? Pouah. J'espérais que je ne m'étais pas encore battu. Oh bon  sang, ce n'était pas ça, hein ? Je n'avais fais de mal à personne ? Pas encore. pas encore. Pas encore ... « J'me suis blessé comment ? » Demandai-je en affichant, cette fois ci, un peu plus de panique qu'autre chose. Il y avait largement de quoi, en même temps. En sachant que ma dernière grosse cuite m'avait tout de même coûté dix années de prison. Ce qui n'était pas négligeable le moins du monde ! tant bien que mal, je parvins à me remettre en position assise. Parce qu'ainsi, j'avais nettement moins la tête qui tournait et donc beaucoup moins la nausée. Je pris quand même garde à conserver un minimum de distance physique entre nous. Pour éviter tout trouble mal venu. « T'joues l'infirmière avec moi ? » Demandai-je avec amusement. Comme si je ne venais pas tout juste de frôler la grosse crise de panique à cause de mes blessures justement. Je ne pensais déjà plus qu'au fait qu'elle jouait à la petite infirmière avec moi. C'était ... Euh ... Adorable ? Ou sexy ? Bon plus adorable que sexy vu qu'elle ne portait pas l'uniforme adéquate !

Est-ce que j'étais vraiment en train de l'imaginer dans la blouse blanche ? Oui, clairement oui. Mais mon regard posé sur elle, était beaucoup plus vide et inexpressif qu'autre chose. Alors je doutais qu'elle puisse se douter un seul instant de ce qui était en train de me passer par la tête. Du moins, j'osais l'espérer. Sans quoi, il était certain qu'elle finirait par me mettre à la porte sans espoir de retour. Parce qu'elle allait s'imaginer que je n'étais qu'un foutu pervers. Ce qui, en soit, n'était sans doute pas bien loin du compte. Sauf que j'avais des circonstances atténuantes vu que je n'avais pas couché avec la moindre femme, depuis des lustres. Bon et puis, accessoirement, elle était un peu la seule également. Mais passons ces détails qui me mettaient plus mal à l'aise qu'autre chose. Presque autant que l'imaginer dans la blouse blanche ... Bon ... Stop ! Elle venait de me parler là, non ? Oui, j'avais entendu sa voix. Mais ce qu'elle avait dit ? Vraiment pas la moindre idée ! Je posai un regard totalement hébété et stupide, sur son visage. Il me semblait qu'elle venait de me poser une question. Mince ...

« Quoi ? » Demandai-je donc, incertain. Tant pis si je passais pour un idiot. Quoi que, non. Je devrais surtout passer pour un type totalement ivre mort. Ce que j'étais bel et bien. Mais ça, ce n'était pas du tout un secret vu l'état déplorable dans lequel je me trouvais actuellement ! Il me sembla quand même plus ou moins comprendre quand elle déplaça la bassine. Alors je suivis le mouvement et me retrouvai bientôt, dos contre le mur. Voilà qui était mieux tout de même. Un peu en tout cas. Je répondis par un simple hochement positif de tête, quand elle me demanda l'autorisation de continuer. J'ignorais si c'était vraiment utile ou pas. Mais si vraiment elle y tenait, alors je la laissais faire sans lui offrir la moindre résistance. Tout ce que je voulais, c'était qu'elle ne s'en fasse pas trop pour moi. Je devais déjà lui filer assez la frousse comme ça. Et ce, depuis le moment où j'avais remis les pieds devant chez elle. Songeur, je gardais le regard posé sur son visage alors qu'elle avait de nouveau du se rapprocher de moi pour reprendre ses soins. Sans doute que je devrais arrêter de la regarder ainsi. Mais c'était plus fort que moi. Vraiment ...

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Dernière édition par R. Aiden Miller le Mar 7 Oct - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mar 7 Oct - 21:29

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

C'était beaucoup mieux de le voir restaurer une distance correcte entre nous, et surtout de ne plus sentir ses doigts crispés un peu trop fermement autour de mon poignet. Encore une fois, je m'en voulais d'être comme ça, de ressentir ce genre de peur et d'éprouver ce type de soulagement. J'avais beau me répéter qu'il ne s'agissait que d'Aiden, ce garçon qui n'avait jamais voulu faire de mal à une mouche, je n'arrivais pas à passer outre le fait qu'il ait essuyé dix ans d'incarcération pour meurtre. Alors je faisais en sorte de ne rien laisser paraître, ou du moins de ne pas le repousser brutalement comme un malpropre. Ça l'aurait profondément blessé, ivre ou non. Et je me serais sévèrement détestée si j'avais réagi ainsi sous le coup d'une impulsion instinctive. D'autant plus qu'il n'avait vraiment pas l'air d'être en colère, et ça il fallait bien le souligner. L'accident qui avait eu lieu une décennie plus tôt était aussi dû au fait qu'il était énervé. Si ce gars n'était pas venu mettre ses nerfs à rude épreuve, jamais il ne serait sortie pour se battre. Alors de toute évidence, je ne risquais rien. Il allait vraiment falloir que je me débarrasse de cette foutue crainte.

Je ne pus m'empêcher de hausser des sourcils surpris lorsqu'il me demanda de quelle manière il s'était blessé. Quoi ? Il avait déjà oublié ? Pourtant ça ne devait pas faire plus d'une demi-heure que nous étions rentrés à l'intérieur. Mais il semblait commencer à paniquer, et même si je ne savais pas exactement pourquoi, je choisis d'ignorer mes propres interrogations pour pouvoir le rassurer.

- Eh, ce n'est rien de grave, calme toi, l'informais-je en posant une main sur la sienne pour l'apaiser. Je me rendis compte de mon geste à l'instant même où sa peau entra en contact avec la mienne. Je réparai aussitôt cette erreur d’inattention en la retirant rapidement. Tu … es tombé dans les buissons, juste devant la maison. Tu t'es égratigné le bras et le visage.

Je souris timidement, n'osant pas afficher l'air amusé qui menaçait de poindre sur mon visage, de peur de le vexer ou de le mettre mal à l'aise. Ça devait déjà être assez embêtant de ne plus se souvenir de ses propres faits et gestes datant de moins d'une heure, si en plus il croyait que je me moquais de lui … En revanche, je ne pus retenir un petit rire lorsqu'il me compara à une infirmière, avant de lui jeter un coup d’œil incertain. Loin de moi l'idée de le croire en train de m'imaginer en petite jupe blanche diablement trop courte. A vrai dire, j'étais bien loin de me douter qu'il soit encore en état de penser à ce genre de chose à cette heure-ci de la soirée. Non, j'étais juste incertaine quant à l'attitude que je devais adopter. Est-ce qu'il était préférable de jouer à l'autruche et de faire comme si rien ne s'était passé deux minutes plus tôt ? D'ignorer la frayeur qui m'avait alourdie le ventre quand il m'avait surprise et m'avait attrapé le bras ? C'était peut-être un peu hypocrite de rire avec lui l'instant d'après, alors que j'avais honte d'avoir peur de lui à certains moments. Mais au moins ça avait le mérite de détendre l'atmosphère. Et de me détendre aussi, par la même occasion. Alors … pourquoi pas. Il ne semblait pas avoir réalisé ma réaction interne de tout à l'heure, et c'était une bonne chose. Qu'il apprenne ça était le dernier de mes souhaits.

- Je ne joue pas, rétorquais-je avec un brin de malice. Je suis véritablement ton infirmière ce soir. Si tu veux bien, évidemment.

Cette fois, je souris pour de vrai et avec un réel amusement. Je n'irai pas jusqu'à lui proposer de lui faire une grosse piqûre sur les fesses. Ça ce n'était même pas la peine d'y penser. Surtout qu'il n'avait pas trop intérêt à bouger, si nous voulions éviter qu'il ne vomisse encore. Mais c'était sûrement mon imagination qui allait trop loin là.

Finalement, il dut sans doute approuver mes services pour cette nuit, puisqu'il accepta de me laisser continuer à le soigner après qu'il se soit adossé contre le mur par sécurité. Mon premier geste fut de retirer la couverture sur ses jambes. Je l'aurais volontiers remontée jusqu'à son menton, mais je n'avais pas encore soigné son bras et ça aurait été plutôt suspect si je n'avais fais que couvrir puis découvrir son torse. Enfin, je ne voulais pas avoir l'air d'être gênée. Parce que ce n'était absolument pas le cas. Non ... ? De toute façon, une épreuve encore plus compliquée m'attendait déjà. Je m'armai de courage, et me rapprochai vaillamment avec mes petits ustensiles. Je pris le temps de m'installer confortablement sur les genoux avant de reprendre le bout de coton et de reporter mon attention sur lui. Je me mordis la lèvre sans pouvoir m'en empêcher. C'était fou ça. Il aurait s'agit de n'importe qui d'autre, j'aurais pu nettoyer la blessure sans le moindre problème, comme je le faisais des milliers de fois dans mon métier. Mais … Mais c'était Aiden que j'avais en face de moi, et le fait de devoir m'occuper d'une entaille sur le côté de son visage me perturbait au plus haut point. Surtout depuis qu'il était réveillé en fait. Essayant de mettre de côté cette sensation bizarre qui me hérissait la nuque quand il me regardait trop fixement, je grignotai encore un petit peu la distance qui nous séparait et me penchai vers lui. Je m'efforçai de prendre un air sérieux et professionnel, puis tournai légèrement sa tête sur le côté du bout des doigts.

- Ça ne devrait plus trop piquer maintenant, précisais-je avant de tamponner délicatement la plaie avec le coton enduit de produit désinfectant.

Je ne fis pas trop attention à s'il grimaça ou non. C'était presque fini de toute façon. Heureusement pour lui, il n'avait rencontré que quelques branches un peu épineuses dans sa chute. Une pierre lui aurait ouvert le front de façon beaucoup plus conséquente, et on aurait été obligé de le recoudre. Le pauvre … lui qui avait déjà été tiré de force de sa torpeur par un simple liquide désinfectant … Pour le taquiner un peu, j'avais bien envie de lui proposer un pansement Spider-Man à coller en travers de sa tempe. Ce n'était pas certain qu'il comprenne réellement l'ironie de mes propos, mais c'était tout de même tentant. Pourtant, lorsque je croisai le bleu saisissant de ses yeux, je perdis mon sourire et déglutis. Finalement, ce fut une tout autre question qui jaillit de ma bouche :

- Pourquoi tu es partie ce matin ?

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mer 8 Oct - 22:39

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

J'étais beaucoup trop inconscient de tout ce qui m'entourait, pour avoir vraiment pu réaliser ce que je venais de faire. A savoir, ma vive réaction quand j'avais repris tout à fait connaissance. Si elle avait prit la fuite en hurlant comme une folle, j'aurais peut-être un peu plus compris que ce n'était le cas en cet instant. De toute évidence, j'étais imperméable à pas mal de choses. Mais pas à la raison pour laquelle j'avais bien pu me retrouver ainsi blessé. Soudainement convaincu que j'avais du faire une grosse connerie pour ne pas changer, je me braquai un peu et à la limite de la panique, demandai à Kaylee ce qui était arrivé. Enfin ce n'était pas une véritable et longue question bien claire ou quoi. Puisque je n'étais pas en mesure de m'exprimer de façon tout à fait correcte. Mais elle devrait pouvoir comprendre d'elle même. Et ce fut effectivement le cas puisqu'elle ne tarda pas à m'expliquer ça, pour me rassurer. Je demeurai quand même bien con durant de longues minutes, à la regarder comme si elle était en train de me raconter une connerie. C'était forcément une blague ou quelque chose dans ce goût là, non ? Parce qu'à moi, ce genre de truc me paraissait tellement impossible ...

J'étais tombé ? Juste tombé, comme ça ? Bon ok, vu comme ma tête me tournait, ça ne devrait pas trop me surprendre non plus. Mais quand même. Comment ça se faisait que je ne m'en rappelais même pas ? Il s'était passé tant de choses que ça, pour que je ne me souvienne de pas grand chose ? C'était une bien étrange sensation en tout cas ... J'avais donc tant bu que ça ? Oui, de toute évidence. Même de ça, je n'en gardais aucun souvenir. Enfin si ... Mais vraiment peu. Comme s'il s'agissait d'un très vieux souvenir. « Comment ? » Demandai-je pour tenter de percer le mystère. Et peut-être que la mémoire me reviendrait ? On pouvait toujours rêver en tout cas ... L'essentiel dans tout ça, c'était bien que je n'avais pas fais une nouvelle grosse connerie en me battant avec quelqu'un. J'avais fais une fois cette terrible erreur et je ne tenais pas à la refaire. Retourner en prison pour beaucoup plus longtemps cette fois-ci ? Non merci. Je préférais encore mourir que de retourner derrière les barreaux, pour sûr ! Mais ce détail là, j'allais peut-être éviter de le mentionner devant Kaylee quand même ...

Lentement mais sûrement, je finis par réaliser tout à fait qu'elle prenait soin de moi depuis un bon moment maintenant. Jusqu'à se trouver en ce moment, en train de soigner mes petites blessures. En gros, elle jouait à la gentille infirmière pour moi. Sexy l'infirmière, soit dit en passant. détail que j'aurais mieux fait de ne pas me mettre en tête. Surtout en ce moment. Mais on ne pouvait pas dire que je gardais le plein contrôle de mes pensées, malheureusement. « Tu peux être mon infirmière. J'aime bien ça ! » répondis-je sans l'ombre d'une hésitation, tout sourire. Elle pouvait même faire de moi ce que bon lui semblerait. Mais ça aussi, il était certainement préférable que je le garde pour moi. Elle allait finir par s'imaginer que j'étais devenu un véritable pervers, et prendre la fuite sans demander son reste. Enfin plutôt me mettre dehors. Parce que je n'oubliais pas qu'on se trouvait chez elle en cet instant. en même temps, on ne pouvait pas se trouver chez moi, vu que j'étais plutôt un sans domicile fixe depuis ma sortie de prison. Malgré que c'était supposé ne plus trop me piquer comme elle me l'assura, je grimaçai tout de même un peu.

Mon regard ne tarda pas à se replonger dans le sien, comme s'il n'avait de cesse de le chercher encore et encore. Ce coup ci, il me sembla réaliser qu'elle était assez déconcertée. Voir mal à l'aise. A cause de la proximité entre nous ? Ce n'était pas impossible, en effet. Je ne bronchai même pas à sa question. Pourquoi étais-je parti ? « Pour ne pas être un poids pour toi. Parce que tu mérites mieux. Parce que je ne vais faire que t'attirer des ennuis. Parce que je tiens trop à toi pour vouloir te gâcher la vie ... Parce que je veux que tu sois heureuse. » Avouais-je sans aucune hésitation. L'alcool ne rendait que trop bavard. Et si je me rappelais de ça au réveil, je risquais de le regretter amèrement. Sauf qu'il y avait peu de chance pour que j'en garde le moindre souvenir. Regard toujours posé sur son visage sans jamais s'en détourner, j'eus un petit sourire. « T'es vraiment magnifique Kaylee. Encore plus qu'av... » Commençai-je, en réfléchissant toujours aussi peu aux conséquences potentielles. Mais de toute façon ce n'était pas si grave que ça. Puisque je n'eus pas le temps de terminer ma phrase. Le sommeil me faucha avant. Soudainement. Brutalement. Sans crier gare. Mes paupières se fermèrent et ma tête pencha légèrement sur le côté.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Jeu 9 Oct - 21:51

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Si j'avais haussé les sourcils d'un air perplexe lorsqu'il m'avait demandé comment il s'était blessé, désormais je les fronçai légèrement en m'interrogeant sa santé mentale. Je venais de lui repeindre rapidement ce qui s'était passé, mais pourtant les souvenirs ne lui revenaient toujours pas. Je savais que j'étais sans doute en train d'exagérer, mais je ne pouvais pas m'empêcher de supposer qu'il s'était peut-être fait plus mal que prévu en tombant. Après tout, il s'était vraiment vautré par terre en tombant du muret. Il aurait très bien pu prendre un mauvais coup sur la tête sans que je ne m'en rende compte. Et s'il s'était fait une commotion cérébrale ? Ça pourrait expliquer le brusque petit somme qu'il avait piqué dans les toilettes, en plus de la perte de mémoire. Ou alors c'était juste à cause du surplus d'alcool. Il ne serait pas le premier à oublier ce qu'il avait fait ou non après une bonne cuite, non ? Mais le doute était toujours là. Une blessure au crâne n'était pas quelque chose d'anodin, et même si ça semblait peu probable, j'allais sérieusement le garder à l’œil. C'était le médecin en moi qui parlait.

- Tu as été vomir derrière la voiture quand nous sommes arrivés. Puis tu as été t'asseoir sur le muret devant la maison, et … tu es tombé en arrière. Comme ça, d'un coup. Tu … te souviens maintenant ? Demandais-je en épiant la moindre réaction sur son visage.

Mais j'avais l'air d'être la seule à trouver ça plus ou moins inquiétant qu'il ne se souvienne plus de choses aussi récentes. Il fallait aussi dire que c'était bien la première fois que je devais m'occuper de quelqu'un ivre jusqu'au bout des cheveux. Et le fait qu'il s'agisse d'Aiden n'arrangeait certainement pas les choses. J'avais remarqué que j'avais tendance à devenir un peu plus parano que d'habitude lorsqu'il était dans les parages. Mais il ne semblait pas l'avoir remarqué visiblement, puisqu'il plaisantait maintenant sur mon rôle d'infirmière attitrée pour le reste de la soirée. Enfin … il était bien en train de plaisanter, non ? Pas que ça me dérangeait. Si ça restait dans la limite du raisonnable. Sa bonne humeur soudaine me détendit tout de même. S'il parvenait à rire et à me comparer à une infirmière, son état ne devait pas être aussi alarmant que ce que j'imaginais. Il était mignon, avec son petit sourire content. C'était comme si la jovialité qui était enterrée au fond de lui hier encore remontait actuellement à la surface. Mis à part le moment où il avait commencé à être malade, Aiden avait été comme l'homme le plus heureux du monde pendant toute la soirée.

- Super, souriais-je en retour. Mais évite quand même d'aller vider le prochain bar qui croise ta route, à l'avenir. D'accord ?

Ce serait vraiment une bonne chose, qu'il ne se saoule plus jusqu'à en perdre totalement la raison. D'ailleurs, je ne comprenais pas trop pourquoi il avait fait ça. Mais je ne me voyais pas lui parler de ça maintenant. Peut-être demain, pour l'aider à prendre conscience de sa bêtise. M'occuper de lui ne me dérangeait pas tant que ça, en soi. Venir le récupérer au poste de police chaque week-end, ça m'enchantait moins. Surtout si j'étais censée aller travailler le lendemain …

Mais peu importe après tout. Cette nuit était une exception, sans aucun doute. Et puis je préférais le savoir entre mes mains, plutôt que reclus dans un coin humide d'une cellule de garde à vue ou affalé au fond d'une ruelle crade et malodorante. Je décidai donc de ne plus penser à ça pour l'instant, et me concentrer sur ce qui était important pour le moment. A savoir, finir de le soigner une bonne fois pour toutes. Il ne me restait plus qu'à m'occuper de son bras désormais, mais la réponse qu'il apporta à ma réponse me sortit brusquement cette idée de la tête. Je laissai retomber ma main et cessai tout mouvement pour le regarder en clignant plusieurs fois des yeux, d'un air assez incrédule. Je m'étais à peu près attendu à ce genre de discours. Enfin, non. Pas avec une telle franchise. Et puis, ses deux dernières phrases m'avaient fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Il tenait à moi et il souhaitait que je sois heureuse. Soit. Même après tout ce temps ? Même après tant d'années de silence de ma part ? Les paroles qu'il m'avait tenue dans la voiture se rappelèrent à moi. « La meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie, c'est toi. » Là, ça commençait à faire beaucoup. Un peu trop pour mon côté émotif. J'étais déjà bien trop troublée comme ça depuis son arrivée pour qu'il continue sur cette lancée. On ne pouvait pas mener une conversation normale, bon sang ? Le mieux était sans doute de ne pas rebondir sur ses deux dernières phrases, pour ne pas l'inciter à empirer les choses. Je déglutis finalement avant d'ouvrir enfin la bouche :

- Mais … Mais tu n'étais pas obligé de t'enfuir pendant la nuit. Je, hm … J'avais espéré pouvoir reparler de tout ça avec toi ce matin. Tu sais, je ne t'aurais pas empêché de partir, si c'était vraiment ce que tu voulais …

Ce qu'il me dit ensuite me surpris plus encore. Mais qu'est-ce qui lui arrivait ? Il délirait ? Me dire ça maintenant, sans aucune raison, et … Oh ! Qu'est-ce qu'il foutait là encore ?! Aiden venait de s'interrompre au beau milieu de sa phrase. D'un coup. Sans même avoir eu le temps de prononcer la fin de son dernier mot.

- Aiden … ? Eh, Aiden ?

J'étais bien partie pour virer au cramoisie deux secondes plus tôt, mais à présent toute trace d'hémoglobine venait de se retirer de mon visage. Un énorme sentiment de panique me foudroya sur place. La commotion. La perte de mémoire, la perte de connaissance. C'était quel stade là ? La mort ? Hors de question, il allait rouvrir les yeux, et ce n'était pas négociable ! Suivant une impulsion soudaine et incontrôlable, je lui collai une gifle monumentale. Sans la moindre hésitation. Ma paume me brûla aussitôt après, et la tête d'Aiden vola sur son autre épaule. Je cru percevoir un mouvement de sa part. J'ignorai s'il s'agissait d'un effet d'optique ou non. Mais quoi qu'il en soit j'explosai de soulagement à ma façon, sans pouvoir me retenir :

- Non mais t'es malade ?! Ne me refais plus JAMAIS une peur comme ça !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 13 Oct - 20:34

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Est-ce que c'était vraiment normal que je ne me rappelle de pas grand chose, voir de rien du tout ? Oui, l'alcool avait souvent cet effet là sur les gens. Mais quand même, ça me semblait totalement dingue, à ce point là. En même temps, ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas bu une goutte d'alcool, que je ne me rappelais pas tout à fait de ses effets. Et en plus de ça, ça ne pouvait que m'en faire beaucoup plus encore, justement ! Même si à l'époque je n'étais pas non plus un très gros buveur, je l'étais forcément plus qu'à l'heure d'aujourd'hui ! Heureusement que Kaylee était là pour me rafraîchir la mémoire. Ou au moins pour essayer ça. Parce qu'on ne pouvait pas franchement dire que ça avait un véritable effet sur moi. Loin de là même ! Rien ne me revenait. Et sans doute qu'elle pouvait s'en douter vu le regard hébété que je continuais de lui lancer et ma bouche ouverte en un O parfait. Non, vraiment, je ne me rappelais pas du tout d'avoir fait un truc pareil. « Nah ! » Répondis-je dans un premier temps. Ca avait au moins le mérite d'être clair ! « C'est grave que j'me rappelle pas ? » Lui demandai-je ensuite, en songeant que ça avait l'air de plus la travailler elle, que de me travailler moi.

Peu à peu, je parvins à retrouver un tant soit peu de ma bonne humeur. Celle que j'avais au départ, quand Kaylee était venue me chercher au poste de police. Parce qu'ensuite, il y avait un gros trou noir pour moi. Impossible de me rappeler de ce que j'avais bien pu faire et dire. D'ailleurs, il n'était même pas certain que je sois en mesure de me souvenir de ce que j'étais en train de dire et faire à l'instant présent, le lendemain matin. Sans doute que non ... Mais ça, je n'y pensais pas du tout en cet instant. Elle me fit quand même une remarque qui eut le don de me faire froncer les sourcils. Est-ce qu'elle pensait vraiment que j'étais capable d'aller faire carrément un tour des bars ? « J'voulais pas boire aujourd'hui ... Plus jamais ! » Assurai-je avec sérieux. Et là, oui, je l'étais bel et bien. Sans doute que je n'allais pas me rappeler que je lui avais dis ça, au réveil. Mais le fait que je ne comptais plus jamais boire, c'était vraiment une réflexion que je m'étais faite et refaite, quand j'étais encore tout à fait sobre. Et que je risquais de me faire encore plus, quand je serais en train de subir une belle gueule de bois.

L'un des milles inconvénients, quand on est complètement ivre, c'est bien cette fâcheuse tendance à beaucoup trop parler. Et puis il fallait quand même dire que Kaylee avait le don pour me faire parler, bien sûr. Elle me posait les bonnes questions. Ou non, elle me demandait juste des choses qu'elle voulait savoir. Et moi, sans l'ombre d'une hésitation, je lui répondais. Ainsi lui déballais-je carrément mes sentiments en ce qui la concernait. Puisque je lui appris à quel point je pouvais encore tenir à elle, entre autres. J'aurais du le garder pour moi, bien sûr. Mais j'aurais le temps de le regretter dès le lendemain. Pour le moment, je voulais seulement ne pas réfléchir. C'était pas mal, ça aussi ... « Mais t'aurais été trop gentille pour me le dire si je t'avais ennuyé ou été de trop ... » Lui fis-je remarquer. Et à ce propos là, je n'avais vraiment pas le moindre doute, quoi qu'elle en pense et quoi qu'elle en dise. Elle pourrait bien tenter de me détromper, que je ne saurais entendre raison. Même avec tous les efforts du monde de sa part. Même ce soir, j'étais certain qu'elle était ennuyée d'avoir du faire tout ça pour moi. J'étais véritablement un incapable. Et j'allais le regretter durant des jours. Voir des semaines. Ou même carrément des mois en fait ! Mais j'allais avoir de profonds regrets, ça oui !

Ce fut en plein milieu d'un compliment, que je sombrai dans le sommeil. Juste comme ça. Sans crier gare, je fus fauché par un besoin irrépressible de dormir. Et je ne me fis pas prier. Bon ok, mon corps flancha contre mon grès de toute façon. Ce fut pourtant une gifle retentissante, qui me réveilla en sursaut. Je posai une main glacée sur ma joue brûlante et posai des yeux écarquillés sur Kaylee. Je n'étais pas certain de vraiment comprendre ce qui venait d'arriver là en fait. Pourquoi m'avait-elle frappé au juste ? Surtout qu'elle n'était pas tendre non plus dans ses paroles. Apparemment, j'avais fais une belle connerie là ! « C'est qu'y passe ? J'ai fais quoi ? Pourquoi ? » Demandai-je en m'emmêlant un peu les pinceaux. C'était limite si je n'étais pas sur le point d'éclater en sanglots tiens !

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Jeu 16 Oct - 21:07

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

J'avais peut-être raison de croire qu'Aiden s'était pris un mauvais coup sur la tête. Parce que si son attitude laissait planer le soupçon, le regard vitreux et la mâchoire pendante qu'il afficha à ce moment-là, se créant ainsi l'air d'un parfait idiot, me confirmaient presque mes craintes. Sa mine m'arracha quand même un semblant de sourire, tant elle était drôle. Il ne devait sans doute pas imaginer à quoi il ressemblait, le pauvre. Tout comme il ne devait pas se douter des scenarii dramatiques qui se déroulait dans ma tête. En réalité, il semblait même plutôt bien prendre le fait qu'il ne se souvienne plus des dernières heures. Si bien que sa question me rendit pensive. Si c'était grave ? En théorie, oui ça pouvait l'être. Mais d'un autre côté … S'il oubliait toute la conversation que nous avions eue dans la voiture, s'il oubliait que j'avais évoqué le fait de faire l'amour devant lui, qu'il m'avait balancé connaître encore par cœur le moindre recoin de mon corps et que je l'avais même poussé à me le prouver … Eh bien ça ne serait peut-être pas une mauvaise chose. Moi aussi, j'aurais bien aimé oublier ce passage. Enfin non, pas vraiment. Quelque part, c'était plaisant de savoir que ma relation amoureuse la plus sérieuse n'était pas que du vent pour lui. Même si la plupart des propos qu'il m'avait tenu allaient certainement prendre pleinement leur sens plus tard, au point de m'empêcher de dormir, je ne regrettais pas vraiment de les avoir entendus. Au moins, à présent je pouvais oser me dire qu'il n'était pas venu sonner chez moi parce que tous les autres lui avaient claqué la porte au nez auparavant. Je représentais encore quelque chose, même infime, pour lui. Je n'étais pas le dernier choix, la roue de secours qu'on choisit par dépit et parce qu'on n'a pas d'autre solution. C'était à peu près l'amère impression qui avait plané au-dessus de moi toute la journée, depuis que j'avais compris qu'il avait filé comme un voleur.

- Je ne sais pas trop, avouais-je finalement en passant des doigts songeurs sur mes lèvres.

Je ne voyais pas trop l'intérêt de lui exposer mes craintes quant à la chute mémorable qu'il avait fait. Déjà, il y avait des chances pour qu'il ne comprenne qu'un mot sur deux de mes explications. Et ensuite, je n'étais pas certaine qu'il soit encore capable de vraiment s'inquiéter vu son état actuel. Sans parler du risque qu'il ne me prendre pas du tout au sérieux et explose de rire. Dans tous les cas, je n'avais pas envie de gâcher mon énergie pour rien. D'autant plus qu'il était particulièrement probable que je me faisais des idées. Alors je préférai chasser ce point de mon esprit pour me concentrer sur ce que mon patient de ce soir était en train de me dire. Il m'assurait qu'il n'avait plus jamais compté retoucher à de l'alcool. Il avait l'air si convaincu, que je ne pu me retenir de pincer des lèvres et de lui lancer un petit regard contrit. Mon pauvre Aiden avait beau y mettre toute la volonté qu'il souhaitait, force était de croire que sa détermination ne s'était pas montrée assez tenace. Je soupirai doucement. Il n'y avait plus aucun doute là-dessus désormais, il allait longuement regretter son erreur de ce soir …

- Alors pourquoi tu l'as fais … ? demandais-je en baissant les yeux sur mes mains.

Je n'avais pas envie d'avoir l'air de lui reprocher quoi que ce soit. Après tout, il était majeur et vacciné. Il venait de sortir de dix ans de prison. Il avait bien le droit de faire ce qu'il entendait de faire, tant que ça restait légal. Se bourrer la gueule jusqu'au coma n'était pas interdit, tant que ça n’entraînait aucun meurtre. Mais je n'arrivais pas vraiment à saisir la raison qui l'avait poussé à faire ça. D'ailleurs, c'était aussi possible qu'il ne le sache pas plus que moi. Allez savoir ce qui passe par la tête d'un homme parfois …

Profitant d'être bien partie pour lui poser les bonnes questions, j'avais aussi soulevé sa disparition de cette nuit. Et sa réponse me laissa assez mal à l'aise. J'avais cherché à profiter de sa sincérité d'homme ivre, à présent je me prenais le revers de la médaille dans les dents. S'il me dérangeait ? C'était délicat à dire. Ce qui était sûr, c'était qu'il avait renversé toute ma petite existence tranquille et sereine. Comme je le lui avais déjà dit, c'était trop tard pour revenir en arrière maintenant. Mais s'il parlait de me déranger moi, en tant que personne … c'était une tout autre histoire. Il ne m'ennuyait pas, c'était simplement sa présence qui me perturbait. C'était comme croiser un fantôme dans sa propre maison. Un fantôme tâché de sang qui plus est.

- Tu aurais quand même pu attendre de me dire au revoir …

Je me mordis la lèvre en me rendant compte que j'avais sans doute l'air d'une gamine triste parce qu'elle venait de perdre sa peluche. Ce qui entrait complètement en contradiction avec le compliment qu'Aiden avait commencé à me faire. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'il me trouvait « plus magnifique » qu'avant, même s'il ne finit pas sa phrase. En fait, il louait mon apparence de femme alors que je me comportais comme une enfant. Mais je n'étais pas certaine qu'il s'en soit rendu compte, étant donné qu'il ferma brusquement les yeux et quitta la réalité, en me filant au passage la plus grande peur de ma vie. La gifle fut violente, mais je ne le regrettai pas tant que ça vu l'immense soulagement qui m'envahit peu de temps après. Aiden revint parmi les vivants. Et à sa façon de me regarder avec de grandes pupilles rondes, avec sa main pâle posée sur sa joue cuisante, c'était de nouveau lui qui paraissait comme un petit garçon. Je l'aurais certainement trouvé adorable si je ne venais pas de le frapper sans le moindre scrupule. Et aussi je n'avais pas frôlé la crise cardiaque, juste parce que cet idiot était en train de DORMIR !

- Rien ! J'ai cru que … que … enfin, peu importe … Tu es vivant maintenant, lâchais-je, la gorge serrée, en m'embrouillant tout autant que lui. Bien sûr qu'il était vivant, de toute évidence il l'avait toujours été. Et c'était encore moi qui venais de m'emporter pour rien à cause de mon imagination trop fertile.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 19 Oct - 15:30

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Je serais bien incapable d'expliquer de quelle façon j'étais arrivé jusque chez Kaylee. Les souvenirs semblaient s'effacer en allant. A chaque fois qu'une nouvelle information s'installait dans ma mémoire, une autre s'effaçait. C'était peut-être bel et bien le processus qui était en train d'opérer, en effet. En tout cas, ça en avait tout l'air. Parce que je ne me rappelais même pas m'être cassé la figure comme venait de me l'assurer mon ex. Toutefois, je me rappelais m'être réveillé avec elle penchée au dessus de moi, pour nettoyer les quelques égratignures que je m'étais fais. Ce n'était certainement pas normal du tout que je ne me rappelle pas de tant de choses. Mais c'était peut-être juste du à l'alcool que j'avais avalé et qui continuait de couler dans mes veines. Sans doute que j'aurais absolument tout oublié de la soirée, sans exception possible, au petit matin ! Pour l'heure, je tentais plus ou moins de comprendre ce qui m'arrivait exactement. Ce n'était pas simple. Mais j'étais au moins rassuré par la présence de Kaylee. J'étais persuadé que sans elle, il ne pouvait rien m'arriver de mal de toute façon. Peut-être que je me plantais lourdement. Pour ce que j'en savais, franchement ... Mais bon, elle m'avait tout de même bien aidé de toute évidence !

Je fis la moue quand elle m'avoua ignorer si c'était grave ou non, que je ne me rappelle de rien. Moi non plus je ne savais pas. Mais alors vraiment pas du tout ! Peut-être que ma chute du mur, avait été beaucoup plus brutale et violente que prévue en fin de compte ... Je tentais de revenir à l'instant présent, alors que Kaylee était en train de m'interroger sur la raison qui avait bien pu me pousser à boire. Oui, pourquoi j'avais fais un truc aussi stupide, alors que j'étais vraiment décidé à ne plus jamais toucher une goutte d'alcool ? Pour sûr que je regrettais déjà de l'avoir fait. Je pensais vraiment que je ne ferais jamais plus une chose pareille, au vu de comment s'était déroulée la dernière fois. J'avais fais la pire chose qui soit, ou presque. En ôtant une vie. Ce n'était pas rien ! « J'sais pas ... J'étais perdu ... Seul ... Je n'ai pas vraiment réfléchi. Je voulus juste oublier ... » Marmonnai-je sur un ton incertain et hésitant. Je ne me rappelais vraiment pas du tout de ce qui avait bien pu me passer par la tête à ce moment là très précisément ... Mais oui, je regrettais d'avoir été aussi faible !

Est-ce que j'étais en train de décevoir Kaylee ? J'avais vraiment l'impression que oui. Et s'il s'avérait que c'était bel et bien le cas ... Alors, bon sang, ça allait me fendre le coeur pour de vrai. Je ne supporterais pas de la décevoir. Ca me ferait vraiment quelque chose. C'était peut-être idiot; Mais c'était comme ça. C'était vraiment plus fort. Après tout, je ne mentais pas quand j'affirmais qu'elle comptait toujours beaucoup pour moi, et tout le tralala. J'espérais qu'elle en était consciente. Quoi que non en fait je ne voulais pas qu'elle s'en rende tout à fait compte. Voilà qui me mettrais vraiment trop mal à l'aise; Pourvu que je ne le lui ais pas déjà dis !Il ne manquerait plus que ça tiens. Mais c'était bien connu que l'alcool avait la fâcheuse tendance à rendre un brin trop bavard ... J'eus un faible ricanement, quand elle me fit remarquer que j'aurais au moins pu lui dire au revoir avant de disparaître comme un voleur, comme je l'avais fais. J'avais pourtant toutes les raisons du monde d'avoir choisis de ne pas la prévenir. Comment pouvait-elle ne pas s'en rendre compte ?

« Par pure pitié, tu m'aurais certainement convaincu de n'pas partir. Mais j'veux de pitié. » Soupirai-je doucement en posant ma tête contre le mur dans mon dos, pour la voir malgré mes paupières à demi close. Je devais avoir l'air bien las et épuisé. Ce que j'étais bel et bien d'ailleurs. A trop parler, je finis par m'épuiser pour de bon et, du coup, m'endormir comme une merde. J'aurais certainement pu rester ainsi jusqu'au petit matin, si Kaylee ne m'avait pas flanqué une gifle retentissante qui me secoua et pas qu'un peu ! Sonné et choqué, je la regardais sans trop comprendre. Finissant par réaliser qu'elle avait cru que j'étais mort. Ou tombé dans le coma ? Sérieusement, aucune idée. J'étais encore trop surpris pour réfléchir de façon plus rationnelle. « T'as cru que j'étais mort ? » Demandai-je, vraiment surpris. La mort subite du nourrisson, ça ne fonctionnait plus à mon âge, pour information ! « Franchement, si tu me vois mourir, laisse moi faire surtout. Ca m'arrangerait. » Marmonnai-je sans réfléchir le moins du monde, à la portée de mes mots. Et à l'impacte qu'ils pourraient avoir sur elle. Mais le fait est que je le pensais vraiment.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Dim 19 Oct - 17:06

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Encore une fois, je pinçai des lèvres et baissai les yeux en l'entendant justifier son état de ce soir. J'avais soudain l'impression que tout en revenait à ce fameux accident dans la tête d'Aiden. Tout, absolument tout. Ce qui pouvait se concevoir, vu l'ampleur considérable qu'avait pris son geste malencontreux. Vu la façon dont ça avait gâché sa vie avant même qu'elle ne commence vraiment. Mais moi je n'avais pas réellement pris en compte cet élément. J'avais tant tâché d'oublier ce soir maudit dans un coin de ma tête, qu'aujourd'hui je n'y pensais plus vraiment si rien ne me remémorait ce souvenir. Je n'étais pas accablée comme lui par le poids des regrets, je pouvais facilement passer outre ce passage du passé. L'idée qu'il se soit rendue ivre pour ne plus penser à cette chose qui le poursuivait depuis dix ans ne m'avait même pas effleuré l'esprit. Et pour le coup, je m'en voulais un peu de m'être si bien sortie de cette histoire, alors que lui en assumait encore les conséquences.

- Un moment de faiblesse, affirmais-je en posant une main sur son bras pour le presser doucement et le réconforter silencieusement. Ça arrive à tout le monde.

J'essayai de sourire pour appuyer mes propos encourageants, bien que je sache que non, ce genre de choses n'arrivait pas à tout le monde. Boire jusqu'à s'en rendre malade, oui à la limite. Mais tuer un homme, non pas vraiment. Peut-être qu'Aiden ne s'était pas arrêté à ce détail-là, même si au fond de moi j'étais persuadée que ce que j'avais dit ne changerait pas grand chose à son état d'esprit actuel. L'amer sentiment qui m'avait envahi hier, me reprit de nouveau. Il m'apparaissait une nouvelle fois comme un type malheureux, désespéré, dénué de toute force et détermination pour avancer dans l'avenir. Une âme en peine, qui se laissait tristement entraîner par les méandres du néant. Poétique n'est-ce pas ? Mais comme tout ce qui est poétique, c'était aussi particulièrement déprimant. J'avais encore envie de le prendre par les épaules et de le secouer pour lui ordonner de se bouger le cul. Il n'allait pas rester ainsi jusqu'à la mort, si ? Lorsqu'il m'incrimina d'avoir pitié de lui, de l'avoir accepté chez moi parce qu'il me faisait de la peine, et que c'était à cause de ça qu'il avait fui de la sorte, je ne pu m'empêcher de claquer ma langue contre mon palais avec un léger agacement. Au moins, le Aiden d'avant aurait réussi à cacher ça dans un sous-entendu provocant.

- Ça n'a rien à voir avec de la pitié, commençais-je avec une voix un peu plus sèche qu'auparavant. Enfin, Aiden, je te connais depuis que j'ai seize ans. Tu penses vraiment qu'une histoire comme celle qu'on a eu, ça s'oublie comme ça ? Mets-toi à ma place cinq minutes. Si j'étais venue sonner chez toi après dix ans de silence et d'oubli, tu penses sincèrement que tu m'aurais laissé repartir comme ça ? Et dormir sous un pont en plus ? Ce n'est pas par pitié que je t'ai laissé rester ici. C'est en hommage du lien qui nous liait. Et de celui qui nous liera sûrement pour toujours, quoi que tu dises.

Je soupirai à mon tour et passai une main sur mon visage. C'était vain de m'énerver à lui expliquer des choses à ce stade-là de la soirée. Quoique, il avait l'air de recommencer à pouvoir parler correctement. Il réussissait peut-être à comprendre aussi tout ce que je pouvais déblatérer en moins de trente secondes. Mais dans tous les cas, ce n'était pas vraiment le meilleur moment. Débattre avec un homme malade n'amenait pas de véritables conclusions. Alors il valait mieux que je m'arrête là avant de m'emporter toute seule et de le laisser me prendre pour une folle par la même occasion. De toute façon, il venait de piquer du nez sans prévenir. Même si je venais de le réveiller avec perte et fracas, ça prouvait bien qu'il n'était pas tellement en mesure de tenir une conversation aussi sérieuse qu'épineuse que celle-ci. Par conséquent, je chassai ces préoccupations infondées de mon esprit et m'en retournai plutôt à mon travail d'infirmière. Je ne m'étais toujours pas occupée de son bras, même si les plaies avaient largement eu le temps de commencer leur cicatrisation. Hélas, je n'en eu pas vraiment l'opportunité. Il rouvrit la bouche et répondit avec une franchise fracassante à mon explication chaotique. Je glapis et me crispai de haut en bas. Sans pouvoir contrôler ça, je sentis les larmes me monter aux yeux. Je relevai la tête et le regardai un instant avec un mélange d'ahurissement, de désarroi, et de sentiments trahis. Il n'avait pas dit ça ... Cette fois, ma main ne partie pas toute seule. Le geste fut entièrement pensé et pesé. La même paume heurta la même joue, même si la gifle fut moins forte ce coup-ci. Un épais silence retomba dans le couloir après ça, jusqu'à ce que je ne le brise à nouveau.

- Tu l'as bien méritée celle-là, soufflais-je d'une voix rauque.



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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mar 21 Oct - 18:27

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Expliquer la raison de mon état actuelle, n'était pas simple du tout. Pour la simple et bonne raison que je ne savais moi même pas pourquoi j'avais bu à m'en rendre totalement ivre comme c'était justement le cas. Pour oublier sans doute. Oui voilà, c'était ça la raison. J'avais besoin d'oublier mon passé si terrible. Et d'oublier, également, combien ça allait dur de retrouver une vie normale. Pour ne pas dire carrément impossible en fait. J'avais perdu dix années de ma vie. Celle durant laquelle on faisait ses études en plus. Je n'avais donc pas le moindre diplôme en poche. Alors pour trouver un emploi, ça allait être vraiment compliqué. D'autant plus que j'avais maintenant un casier judiciaire. Pour meurtre. Comment trouver un boulot avec tout ça ? Je ne voyais pas. Mais peut-être que ce n'était qu'une question de temps, avant que je ne parvienne enfin à sortir la tête de l'eau ! En attendant, je devais me débrouiller. Et tout ce que j'avais trouvé comme moyen de moins déprimer et tout ça, c'était de boire jusqu'à en perdre des souvenirs de ces dernières heures. Ce n'était pas intelligent du tout et je le regrettais déjà, de toutes mes forces. D'autant plus que je m'étais quand même juré de ne plus jamais boire ...

Je fis un peu la moue quand elle tenta de me rassurer sur le fait qu'un coup de mou, ça pouvait arriver à tout le monde. Elle alla même jusqu'à poser gentiment sa main sur mon bras, pour tenter de m'apaiser. Mais je n'étais pas certain que cela fasse vraiment effet. Le fait est que, vraiment, je risquais d'éprouver d'immenses regrets, pendant bien longtemps. Comme si j'en n'avais pas assez comme ça tiens ! « Mouais ... Enfin des moments de faiblesse comme ça, je m'en passerais bien. » Soupirai-je mollement. Surtout parce que, ivre, je n'étais pas certain de ce que je pouvais faire. Vu que la fois dernière, j'avais été jusqu'à commettre un homicide involontaire. Du coup, j'étais bien obligé aujourd'hui, de me méfier de moi même ! Ce qu'elle pouvait bien comprendre, je n'en doutais pas. Quand bien même elle était moins concernée que moi par toute cette terrible et glauque histoire ! C'était sans aucun doute pour ça qu'elle parvenait à ce point à me rassurer d'ailleurs. Ou du moins, à tenter. Parce qu'on ne pouvait quand même pas dire que c'était gagné ! Il en faudrait beaucoup plus pour que l'effet soit là !

Maintenant, elle tenait à comprendre la raison pour laquelle j'avais pris la fuite au petit matin, sans même prendre la peine de la prévenir préalablement. La raison était toute simple en fait. C'était par peur qu'elle n'accepte de m'aider, par pure pitié. Or, c'était là un sentiment qui me dérangeait beaucoup et que je préférais donc fuir quand je le voyais pointer le bout de son nez. Mais soit, sa réponse était en train de remettre les pendules à l'heure. Ca ne serait aucunement par pitié qu'elle me rendrait un tel service. Mais ça, est-ce que c'était vraiment certain ? Ou est-ce qu'elle disait ça uniquement pour me rassurer ? Las de me poser mille questions pour pas grand chose, je poussai un faible soupir et détournai un instant le regard. « Je sais pas moi. En dix ans, t'as peut-être connu beaucoup mieux. Après tout, notre relation n'a pas duré des années. » Lui fis-je doucement remarquer. Parce que oui, en dix ans, elle aurait bien pu se marier et avoir des enfants même ! C'était tellement plus long que la durée de notre relation elle même. Pour moi, elle représentait encore tout, pour sûr. Mais c'était parce que ces dix années, semblaient n'avoir pas existé pour moi.

Quand bien même nous étions tout juste en train de parler, je sombrai dans le sommeil sans prévenir. Et après avoir reçu une gifle retentissante en guise de réveil, je lui fis remarquer qu'elle pouvait tout à fait me laisser crever si elle me voyait partir pour de bon. Je ne réfléchissais pas du tout à l'effet que de telles paroles pourraient avoir sur elle. Mais je devais bien admettre que je ne m'attendais pas à une réaction aussi vive que celle qui lui prit soudainement. Encore une gifle. Encore la même joue. De nouveau brûlante. Je demeurai immobile durant quelques secondes, avant de redresser lentement la tête ... Pour lui lancer un regard franchement noir. Le genre de regard que je n'aurais normalement jamais pour elle. Mais je n'étais pas conscient de ça en cet instant. Finalement, je détournai la tête en posant une main froide sur ma joue brûlante. « J'ai sommeil. » Lâchai-je calmement, naturellement, comme si de rien n'était. Comme si je ne venais pas de me prendre une baffe retentissante. Et comme si, l'espace d'un instant, je ne lui avais pas retourné un regard tout à fait mauvais.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mar 21 Oct - 19:50

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

De tout ce qu'il avait pu me dire jusqu'ici, ce fut sa remarque quant à la relation d'adolescent que nous avions entretenu qui me fit le plus rougir. C'était beaucoup plus gênant que le moment où il avait osé parler de mes seins, ou celui où il m'avait confié avoir passé dix années à penser à moi dans sa cellule. Son ton signifiait bien qu'il était on ne peut plus sérieux, et qu'il avait conscience de ce qu'il était en train de me dire. Pire encore, il me donnait l'impression de me sortir d'une bulle de naïveté dans laquelle j'avais évolué depuis que j'étais arrivée à Manchester. Etait-il … en train de croire que je n'étais pas vraiment passé à autre chose après lui ? A vrai dire, je n'avais pas vraiment de réponse. Peut-être que oui, ça c'était peut-être fait tout seul, à force de temps et sans que je ne m'en rende compte. Mais le fait était que ça ne m'avait pas pris comme ça, du jour au lendemain. Pour autant, je ne voulais pas qu'il s'imagine des choses comme ça. Parce qu'en plus d'être sacrément embarrassant, ça me faisait passer pour une sale folle plutôt désespérée. Et je n'avais pas tellement envie de lui raconter à quel point ma vie amoureuse était désastreuse.

- Oui, je sais … Mais, je ne parlais pas vraiment de ça … Si tu aurais été un simple type que j'avais connu au lycée, il y aurait eu des chances pour que je ne te reconnaisse même pas, en fait, expliquais-je en me triturant les mains. Quand je parlais de lien, je parlais de quelque chose de spécial, du genre qu'on ne peut pas oublier après … ce qui s'est passé y'a dix ans de ça.

Je grimaçai en m'entendant évoquer ce souvenir. Mais malgré toute la bonne volonté que je pouvais y mettre, c'était tout bonnement impossible de ne pas en parler, étant donné que c'était là-dessus que c'était terminé notre relation. De plus, c'était trop gros, trop important et obnubilant, pour faire comme s'il n'existait pas. C'était aussi pour ça que je lui parlais de lien tordu qui nous unirait jusque dans la tombe. Il avait tué quelqu'un. J'avais été celle qui avait appelé la police. Ce n'était pas quelque chose qu'on oubliait aussi facilement. Et c'était pourquoi son visage restera imprimé dans mon crâne encore longtemps, comparé au garçon lambda qui partageait ma table en cours de maths. Si on se positionnait de son côté, j'étais certaine qu'il était venu jusque chez moi pour les mêmes raisons. Si jamais nous avions rompu deux semaines avant l'accident, il n'aurait sûrement pas fait tout ce chemin. Enfin. Tout ça, c'était le genre de convictions profondes que j'aimais me faire à moi-même. Il n'était pas obligé de comprendre. Je voulais juste qu'il n'imagine pas un sentiment de pitié au fond de mes yeux.

Malheureusement, l'ambiance se dégrada brutalement. Déjà, la première claque qu'il reçut sembla mettre la situation en suspens, comme si elle retenait son souffle le temps de vérifier que tout pouvait repartir l'air de rien. S'il se montra simplement choqué et perdu, lorsqu'il accusa la seconde, Aiden l'accepta beaucoup moins bien. Mais il l'avait méritée. Voilà deux jours que je crevais d'envie de le secouer pour l'obliger à se bouger, sans ajouter que ses propos de suicide et autres paroles de ce genre me rendaient complètement dingue. Ivre ou non, cette fois j'avais mal digéré ce qu'il avait dit. Même s'il n'était pas content, il aurait mérité que je me lève et que je lui cris dessus. Que je lui dise il était hors de question que je le laisse, lui ou un autre, crever devant moi, et que de toute façon, cette idée de mourir était complètement stupide. Que si ma gifle lui avait fait mal, eh bien ce n'était rien comparé à la douleur mentale qu'on pouvait se prendre en pleines dents à la disparition d'un proche. Mais évidemment, il le savait déjà. Il m'aurait aussi rétorquée qu'il n'avait plus aucun « proche » dans son entourage. Et puis de toute façon, le regard qu'il me lança à cet instant-là me cloua sur place. Beaucoup trop sombre pour des yeux aussi clairs. De profondément vexée, je passai à l'état de pétrifiée. Un frisson me secoua toute entière tandis que dans mes veines, le sang s'était stoppé net. Encore ce foutu sentiment de peur. Pourtant cette fois il semblait justifié, car jamais Aiden ne m'avait regardée avec autant de noirceur. Lorsque par je ne sais quel miracle je parvins à déglutir, il balança sans plus de manière qu'il avait sommeil. Pour peu, je fus presque soulagée de ne pas l'entendre me demander l'autorisation de dormir sans risquer de se prendre une baffe au beau milieu d'un rêve. Au lieu de ça, je m'étranglai avec ma salive en sentant une pointe de colère me monter au nez. Oh, il le prenait comme ça ? Il avait choisi d'ignorer ce qui venait de se passer ? Le coup, son regard, ses paroles surtout. Et maintenant il comptait s'enfuir à nouveau en allant dormir ? Parfait ! C'était sûrement dû à la fatigue qui commençait à se faire sentir, combinée à mes émotions qui jouaient aux montagnes russes, mais à présent j'étais furieuse. Je lâchai mon bout de coton et serrai les poings. Je serrai tellement fort que mes mains en tremblaient légèrement, et que mes ongles en amande commençaient à écorcher le creux de mes paumes. Pour autant, je fis preuve d'un calme exemplaire, et presque plus effrayant qu'une bonne dispute pour le coup. Je me relevai en prenant soin de ne plus le toucher et restai debout face à lui. Tant pis pour son bras, il n'aura qu'à se soigner tout seul s'il l'envie le prenait.

- Très bien, lâchais-je d'une voix glaciale. Tu as la force de te traîner jusqu'au canapé ou tu préfères rester vautré là ?

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Mer 22 Oct - 20:22

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

J'ignorais comment nous en étions arrivés à parler encore de notre relation passée. Parce qu'elle était passée. Et terminée depuis une éternité. La raison était bien simple. J'avais commis un acte impardonnable, qui m'avait coupé de la civilisation durant dix longues années. Autant dire qu'à mon âge, dix ans, ce n'était pas rien ! Quoi qu'il en soit, Kaylee continuait de représenter beaucoup de choses pour moi. Même trop, si l'on considérait le fait que de son côté, elle devait quand même pas mal m'avoir oublié. Malgré ce qu'elle affirmait en cet instant. Sans doute disait-elle ça pour me rassurer dans le fond. Elle était assez adorable pour raconter ce genre de truc. Même si je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle me mentait, non plus. J'espérais qu'elle n'était pas ce genre par contre. Par le passé, elle ne l'était pas du tout en tout cas. Et à bien y réfléchir, je ne voyais pas de raison pour laquelle elle aurait pu connaître une évolution aussi négative. J'espérais que non. J'adorais l'ancienne Kaylee. Je devais bien dire que je la retrouvais pas mal dans celle qu'elle était devenue aujourd'hui. Malgré certains changements qui avaient opérés. Mais ça, c'était tout à fait logique et normal. Tout le monde changeait et évoluait. J'en étais le parfait exemple.

« En fait, c'est à cause de ce que j'ai fais, que tu te rappelles de moi. » Ricanai-je mollement. J'en savais rien en réalité. Mais peut-être ! Quoi qu'il en soit, avec cet alcool qui continuait de couler dans mes veines, tout semblait n'être que secondaire. Rien n'avait de réelle importance pour moi. Enfin c'était le cas pour le moment. Mais je savais bien que ça n'allait pas durer bien longtemps. Aussitôt que j'aurais évacué toute trace d'alcool de mon organisme, les choses retrouveraient de leur gravité pour moi. Et de nouveau, je replongerais dans ce qui ressemblait à s'y méprendre, à une belle et grosse période de déprime. C'était lassant à la longue. J'étais certain que Kaylee ne saurait y faire face et s'agacerait au point de me mettre à la porte au bout d'un moment. Enfin tout ça n'était pas important non plus pour l'instant ... Puisque j'étais toujours au point où l'alcool me permettait de ne pas accorder trop d'importance, à quoi que ce soit. Ca faisait du bien n'empêche. Presque au point où j'allais peut-être vouloir remettre ça. Mais tomber là dedans serait bien trop aisé. Et trop mal ...

Alors que jusqu'alors l'ambiance entre nous était calme et posée, elle vira assez rapidement au drame. Même après la première gifle qu'elle m'avait donné, ça n'avait pas trop capoté. En comparaison de ce qu'il advint quand elle m'en colla encore une. Ce coup ci, je ne pu m'empêcher de lui lancer un regard franchement noir. Elle avait la gifle facile quand même. Beaucoup trop à mon goût. Question de fierté sans doute, mais je ne supportais pas qu'elle se permette ce genre de geste. Une fois, à la rigueur. Mais deux ? Elle était presque chanceuse que, par réflexe, je ne l'en lui ais pas retourné au moins une. Franchement, elle l'aurait bien mérité pourtant ! Mais je n'en fis rien et me contentai d'un regard noir. Vraiment, elle pouvait s'estimer heureuse de ça ! Bon, pas trop quand même. Parce que recevoir un tel regard noir, ça n'était une bonne chose pour personne bien entendu ! Finalement, je soupirai et mentionnai ma fatigue. C'était mieux que de crier au scandale et tout ça, non ? Pour moi oui. Pourtant de son côté, elle semblait mécontente. Pourquoi au juste ? Je n'y comprenais vraiment plus rien. Je ne comprenais pas grand chose à quoi que ce soit, en fait.

Mais elle fini par se relever et me regarda ainsi de haut. Je mis un temps fou avant de parvenir à lever la tête, pour poser le regard sur elle. Elle n'avait pas l'air contente du tout, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais je ne comprenais pas trop pourquoi. Y'avait-il seulement une raison vraiment valable à ça ? Aucune idée. Enfin si. Je me rappelais quand même des dernières secondes. Mais la question, c'était de savoir si c'était moi qui méritais une telle réaction, ou elle. Parce que franchement, deux gifles en moins de cinq minutes, c'était un peu exagéré ! « J'vais me débrouiller. » Lui répondis-je avec lassitude. Avant de soupirer et me relever tant bien que mal. Quelques vaines tentatives, avant que je ne parvienne enfin à me retrouver les deux pieds ancrés dans le sol et droit debout. Et sans attendre de réponse de sa part, je me dirigeai du côté du salon où je trouvai le canapé sur lequel je me laissai tomber comme une masse. En trois secondes, je dormais déjà.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Lun 27 Oct - 16:21

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Plus je parlais, et plus j'avais l'impression de m'enfoncer. J'avais beau défendre le pourquoi de mon geste, Aiden parvenait toujours à trouver quelque chose d'autre pour me contredire d'une autre façon. Pourquoi il était partie ? Parce que je devais avoir pitié de lui et qu'il ne le supportait pas. Pourquoi je niais et n’éprouvais pas ce genre de sentiment ? Parce que j'avais agi en mémoire d'une relation qui avait été marquée par un drame catastrophique. Sans ça, je l'aurais sans doute oublié. Qu'importe la direction que je prenais, il semblait toujours mettre le doigt sur la faille de mon discours et en revenir au côté négatif. Il était très fort à ce jeu-là, si fort d'ailleurs que je ne trouvai plus grand chose à répondre ce coup-ci. Son raisonnement était logique, même s'il ne m'avait pas entièrement convaincue.

- Non ! Enfin, si, sûrement. C'est sûr que ça aide … bafouillais-je assez piteusement. Mais il n'y a pas que ça.

Intérieurement, je priai pour qu'il ne me demande pas d'approfondir ma pensée. Je me voyais vraiment mal lui sortir un truc gerbant du type « On n'oublie pas son premier amour ». C'était un truc de fille, il m'aurait ri au nez ou alors il m'aurait dit que j'étais mignonne avec ma naïveté de fillette. Même si pour moi, il y avait un peu de vrai la-dedans. Mais le fait principal, c'était que je n'avais jamais eu de relation aussi solide avec quelqu'un d'autre après lui. Alors oui, c'est plutôt risible quand on considérait que j'avais vingt-sept ans et que je l'avais connu dix ans plus tôt. Mais c'était surtout la vérité. Triste, non ? J'ignorais pourquoi j'enchaînais les histoires d'amour moisies. En revanche, ce qui était certain, c'était qu'Aiden pouvait se brosser pour que je lui avoue ce détail-là.

Mais bientôt, ce fut le cadet de mes soucis. La situation dérapa clairement au moment où les deux gifles qu'il se prit dans les dents l'irritèrent profondément. Il pouvait bien être en colère, ça m'était égal. Une fois la frousse infligée par son regard noir passée, j'étais bien décidée à lui montrer que ce qu'il avait lancé l'air de rien m'avait énervée tout autant qu'il l'était. Pour peu, j'étais prête à monter le ton comme on le faisait autrefois pour lui imposer mon point de vue sur ces idées de suicide, jusqu'à ce qu'il change subitement de comportement. Monsieur décida qu'il était sans doute préférable de ne pas prendre en compte ce qu'il venait de se passer et de se dire. Et contre toute attente, ça me stupéfia et me rendit carrément furieuse. Pour autant, je n'étais pas disposée à taper du pied et faire ma petite colère devant lui. Ma raison me soufflait que j'étais vraiment très fatiguée, et que se lancer dans une dispute, contre un homme ivre qui plus est, allait me séparer encore longtemps de mon lit. Alors je le laissai plutôt batailler pour se relever, bien décidée à le laisser se débrouiller tout seul, comme il venait si bien de le dire. Bon, je devais bien avouer avoir eu un petit mouvement dans sa direction lorsqu'il tangua un peu trop sur le côté en marchant. Mais il se rattrapa comme un grand, et je n'eus qu'à le suivre dans son sillage pour le voir s'écrouler sur le canapé. Évidemment, il ne bougea plus d'un poil après ça, et cette fois j'en déduis qu'il dormait bel et bien. Je restai plantée à l'entrée du salon un petit moment en me torturant la lèvre inférieure, avant de soupirer et de lever les yeux au ciel, agacée contre moi-même désormais. Quoi que je voulais bien dire, j'étais incapable de faire la tête. Je lui avais quand même collé deux bonnes gifles … Alors, c'était un peu comme si nous étions quittes, non ? Et puis de toute façon, à quoi ça servait de fulminer après un corps endormi ? Rien, nous sommes d'accord. Sans plus attendre, je tournai les talons. Je remontai le chemin qu'Aiden venait de parcourir, pour venir récupérer la couverture qui gisait sur le sol. Je revins la poser sur lui, prenant bien soin de la remonter jusqu'à ses épaules nues. Plus ou moins satisfaite, je me redressai et marquai un temps d'hésitation avant de me diriger à l'étage. Une fois dans ma chambre, je rassemblai la couette dans mes bras avant de redescendre la balancer sur le deuxième canapé. Je m'installai au milieu des coussins et m'appliquai à m'enrouler bien au chaud sur la couverture. Enfin, je posai ma tête sur l'accoudoir et levai les yeux vers Aiden, de l'autre côté de la table-basse. Il n'avait toujours pas bougé, et j'estimai qu'il n'allait pas le faire avant demain matin. Ce qui allait me laisser quelques heures de repos. Je m'autorisai alors à fermer les yeux avec soulagement, certaine que cette fois il n'allait pas pouvoir filer de la maison sans me tirer de mes rêves. Enfin en principe.



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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Jeu 30 Oct - 19:47

Kaylee & Aiden : Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour.

Je ne savais pas du tout où nous allions là au juste. En fait, je n'étais même pas conscient de notre situation actuelle. Je savais juste que j'étais totalement amorphe, jusqu'au moment où elle me flanqua une seconde gifle. Une de trop qui m'agaça au plus haut point. Pourtant, je ne réagis pas outre mesure. Mais c'était plus parce que je préférais éviter tout emportement inutile, que pour autre chose. Ah si, également parce que je ne comptais pas faire le moindre mal à qui que ce soit, contrairement à dix ans plus tôt où j'avais fais tellement pire. Mais ça, c'était bel et bien derrière moi. Du moins, c'est ce que je tentais à tout prix de me mettre en tête. Parce que je souffrais toujours autant quand je me laissais submerger par mes souvenirs. Derrière moi, oui ... Mais pas tout à fait non plus ! Pas assez pour que je n'en arrive pas à envisager et parler suicide en tout cas; Et c'était d'ailleurs ça qui m'avait valut une seconde gifle de la part de Kaylee. Comme si ça la concernait, le fait que je puisse vouloir me foutre en l'air. On aura tout vu tiens ! Mais soit, je n'aurais jamais du le dire devant elle, c'était certain. Et je le regrettais déjà. Enfin plus ou moins !

Ce que je regrettais quand même beaucoup plus que ça, c'est le fait que je sois ivre mort alors que je m'étais promis de ne jamais plus boire. Parce que j'avais terriblement peur de ce que je pouvais bien faire une fois que j'étais sous l'emprise de l'alcool. Une connerie m'avait définitivement calmé. Enfin c'est ce que je pensais, avant de réaliser que j'étais en train d'avaler verre sur verre, jusqu'à finir totalement soûl. Evidemment que je regrettais. Mais je ne pouvais malheureusement pas faire marche arrière. J'étais dans un sale état, à devoir être soigné par Kaylee elle même qui avait l'air de vraiment s'en faire pour moi. En même temps, le contraire m'aurait étonné. C'était juste dans son caractère que d'être aussi douce et avenante avec une personne dans le besoin. Ca n'avait strictement rien à voir avec notre passé commun, contrairement à ce qu'elle tentait de me mettre en tête. Parce que oui, elle m'aurait oublié depuis bien longtemps, si je n'avais pas un jour commis un meurtre qui avait finalement mit fin à notre relation qui ne durait que depuis quelques mois de toute façon.

Bref, j'aurais tout le temps le lendemain, pour penser à tout ça. Pour l'heure, il fallait de toute urgence que je dorme. Et c'est bien ce que je fis. En me laissant lourdement tomber sur le canapé. Je m'endormis sans doute même avant d'avoir touché les coussins ! Et je dormis d'une traite, jusqu'au petit matin. Le soleil commençait à peine à pointer le bout de son nez, quand j'ouvris un oeil. Je pris le temps d'étudier les alentours. J'avais encore quelques souvenirs de ce qui s'était passé la veille au soir. Rien que des souvenirs par ci par là. Dont le fait que j'étais chez Kaylee. Qu'elle m'avait ramené chez elle après être allée me chercher au poste de police. Mais je ne me souvenais pas de grand chose d'autre. Et après un soupir, je me redressai sur le canapé, portant aussitôt une main à mon crâne qui semblait traversé par une barre. Très épaisse la barre, bordel ! Sans un bruit, pour ne pas réveiller Kaylee qui dormait sur l'autre canapé, je récupérai la couverture qu'elle avait posé sur moi, pour filer du côté de son jardin. Je m'enroulai dedans pour m'asseoir sur la première marche, profitant ainsi de la fraîcheur de ce début de journée.

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MessageSujet: Re: - Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour - [Aiden+Kaylee]   Ven 31 Oct - 17:52

Deux choses ne peuvent se cacher : l'ivresse et l'amour

Je fronce les sourcils avant même d'avoir ouvert les yeux. Il y a quelque chose d'inhabituel. Je ne suis pas pelotée au fond de mon lit. Intriguée, bien que toujours dans le gaz, je prends le risque de soulever une paupière. Heureusement, la lumière qui se déverse dans la pièce n'est pas encore trop vive. Je louche un instant sur un objet ressemblant étrangement à une tasse, posée sur une table basse. Un grognement rauque digne d'un ours résonne dans ma gorge alors que je me redresse sur un coude. Oh d'accord. Tout s'explique, je suis dans le salon. Peu à peu, les images d'hier me reviennent en tête. Le commissariat, la voiture, le parcours éprouvant jusqu'aux toilettes et l'échange houleux dans le couloir. Je me demande si Aiden se rappelle de toute ce qui s'est passé, de ses aveux déroutants comme de mes gifles bien senties. D'ailleurs, en parlant de lui … Où est-ce qu'il s'est encore sauvé ? Prenant conscience que dormir à côté de lui pour ne pas louper son éventuel départ a été parfaitement vain, je me redresse un peu plus vivement sur le canapé. Je parcours rapidement la pièce du regard tandis que mes oreilles se tendent à l’affût du moindre bruit. Rien n'attire mon attention, hormis le léger courant d'air frais qui s'infiltre par la porte-fenêtre du jardin. Je cligne des yeux à plusieurs reprises, hébétée. Il n'y a qu'une seule personne qui a pu ouvrir cette porte. C'est donc qu'il est encore là. Il n'est pas parti sans demander son reste. Peut-être qu'il n'est pas si fâché que ça pour ce qui s'est passé hier finalement …

Sachant que je n'arriverai plus à me rendormir, je rejette les couvertures et m'aventure dans le salon glacé. Je rentre la tête entre les épaules et frotte vivement mes deux bras. Mes pieds nus cavalent silencieusement jusqu'à la cuisine, où je trouve un dalmatien couché dans un coin. Je remplis un verre d'eau et récupère un comprimé de Doliprane dans un placard. Emportant le tout avec moi, je ressors de là et profite de passer devant le portemanteau pour attraper mon épaisse écharpe en laine. Je prends le temps de l'enrouler autour de mon cou et jusque sous mon nez avant d'aller braver la brise matinale. J'écarte le battant du bout du pied avant de me glisser dehors sur le petit escalier en béton. Aiden est là, emmitouflé dans une couverture, le regard perdu dans le vague. Je m’assois à côté de lui avant de lui laisser le temps de relever la tête.

- Hey, lançais-je doucement en guise de salutation.

Pas de « comment tu sens ? », ni de « bien dormi ? » puisque je me doute bien de la réalité des choses. Sans rien ajouter de plus, je lui tends le verre d'eau et le médicament, en ponctuant le tout d'un petit sourire compatissant. Il est beaucoup plus calme que la veille, et vu la mine qu'il affiche, c'est évident qu'il est en train de se prendre le revers de la médaille en pleine dent. Sa gueule de bois, il va sûrement s'en souvenir longtemps.

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