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 (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word

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MessageSujet: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Lun 15 Sep - 23:51


SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD
Delilah & Wyatt
Trois ans. Cela faisait déjà trois ans que Delilah et lui mentaient au monde entier. Aux yeux de tous, ils n’étaient que des amis, et encore, des amis qui ne se parlaient plus tant que ça. Depuis trois ans déjà, pourtant, ils se voyaient en cachette, comme des bêtes amants en fuite, comme Roméo et Juliette en version plus pathétique. C’était de sa faute à lui, il le savait bien. Elle, elle n’attendait que ça de pouvoir tout révéler aux autres. Wyatt avait tout simplement peur. Peur que sa vie change pour quelque chose qu’il n’apprécierait pas, peur que leur relation finisse comme celle de ses propres parents si jamais ils officialisaient leur union, peur de la réaction de la famille de Lily. Il avait peur de bien des choses. Il était un brin lâche, et pourtant, ce n’était pas lui qui avait le plus à perdre. Bien sûr, l’idée de la priver de tout son confort le rebutait tout autant. Il détestait l’idée qu’elle puisse tout abandonner pour un pauvre type comme lui qui poursuivait un rêve bien ambitieux sans vraiment avancer.

Le statut secret de leur relation commençait sérieusement à poser des problèmes. Le frère de sa belle venait de mourir, et Wyatt savait bien à quel point elle était attachée à lui. L’enterrement avait eu lieu quelques temps auparavant et bien sûr, il n’avait pas pu y assister sans tout dévoiler. Il avait donc passé son tour, laissant Lily affronter seule ce calvaire. Il s’était rongé les sangs toute la journée à se demander comment elle pouvait bien aller, à se retenir de ne pas y aller finalement, mais n’avait pas bougé. Le soir-même, il l’avait appelée pour lui demander de passer chez lui, qu’il puisse au moins la réconforter, mais rien. Elle n’avait pas répondu. Les  sms, les messages vocaux, les appels, les mails restaient sans réponse de sa part. Etait-elle fâchée ? Avait-elle fait une bêtise qui détruirait à jamais la vie de Wyatt ? Il était profondément inquiet. Il ne voulait pas qu’il lui arrive malheur, et le fait de ne rien savoir, c’était pire que tout.

Ce fut cette inquiétude qui le mena un soir chez elle. Elle n’habitait plus chez ses parents, ce qui rendait certainement les choses plus faciles pour se voir. Bien entendu, son appartement ne ressemblait en rien à celui de Wyatt. Non, il était plus luxueux, plus grand, plus lumineux aussi. Même de l’extérieur, c’était différent. Après tout, ils n’avaient pas du tout le même niveau de vie, ça n’avait jamais été un secret, et les parents de sa chère et tendre lui avait bien fait comprendre par des regards méprisants lorsqu’ils se voyaient autrefois, en tant qu’amis. Il s’arrêta un instant pour contempler la structure du bâtiment et le contourna finalement pour se poster sous la fenêtre de sa petite-amie, tel Roméo sous le balcon de Juliette. La lumière était allumée, elle était là. Il souffla de soulagement. Un coup d’œil à gauche, un autre à droite pour vérifier que personne ne pouvait le voir, il prit ensuite quelques petits cailloux et commença à les lancer à sa fenêtre comme il le faisait dans le temps devant la fenêtre de sa chambre, devant ce gigantesque manoir qu’elle habitait plus jeune, lorsqu’ils étaient encore deux adolescents et qu’ils n’avaient pas encore pleinement conscience de leurs réels sentiments.

Les cailloux ricochèrent un à un sur la vitre, et la fenêtre finit par s’ouvrir, laissant apparaître celle qu’il attendait. Heureusement pour lui, sa fenêtre donnait sur une arrière-cour, à l’abri des regards indiscrets qui permettaient aux deux jeunes de se retrouver sans trop de problème. Trouvant la scène plutôt comique, il décida de mimer Roméo, espérant la réconforter un minimum. Il se mit à chuchoter, essayant tout de même de se faire entendre, l’une des répliques les plus célèbres de la pièce. « Mais, doucement ! Quelle lumière brille à cette fenêtre ? C'est là l'Orient, et Juliette en est le soleil. Lève toi, clair soleil, et tue la lune jalouse qui est déjà malade et pâle, du chagrin de te voir tellement plus belle, toi sa servante. Eh bien, ne lui obéis plus, puisqu'elle est jalouse, sa robe de vestale a des tons verts et morbides et les folles seules la portent : jette la... Voici ma dame. Oh, elle est mon amour ! » Il jouait théâtralement la scène, puis pouffa légèrement de rire. Il la regarda à nouveau et abaissa son sourire, se faisant plus sérieux.

Elle avait l’air abattue. Rien d’étonnant. Il la regarda d’un air doux, quelque peu coupable. « Allez Lily, viens me rejoindre… Je suis vraiment désolé de pas avoir pu être là pour te soutenir. Si j’avais pu, je serais venu, mais tu sais bien que c’est pas possible… » Si, c’était possible, mais il avait simplement fait le choix de garder le secret quoi qu’il arrive. Idiot. « S’il-te-plaît, descends, sinon, c’est moi qui monte. Je dis pas que je vais pas me casser la figure à essayer d’escalader le mur, mais je trouverai un moyen de monter si tu ne viens pas. » Ca par contre, il le ferait vraiment. Il fallait à tout prix qu’il lui parle, qu’il soit là pour elle, quand bien même elle refuserait, il insisterait. Hors de question qu’elle reste seule dans cette situation.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Lun 15 Sep - 23:52

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Cela fait exactement trois semaines que j'ai enterré mon grand-frère, et donc, trois semaines et deux jours qu'il nous a quittés. Désormais, je compte les jours où je n'ai plus entendu sa voix. Je pense sans arrêt à tous nos moments passés ensemble. Quand il m'emmenait au manège dans le dos des parents, avec les enfants qui n'allaient pas à l'école privée ; quand on dormait ensemble et que je repartais tranquillement me coucher dans mon propre lit avant l'aube. J'aimerais me dire qu'il va rentrer à la maison, que ces trois semaines de deuil n'étaient qu'illusions... Mais je suis contrainte à voir la vérité en face : il ne reviendra pas.

Le pire dans tout ça, c'est que la deuxième homme de ma vie n'était même pas là pour m'épauler. Pour une fois, j'avais vraiment besoin de lui pour me relever. Rien que pour qu'il me prenne dans ses bras, il fallait qu'il soit là et ça plus que jamais. Comment a-t-il pu me faire ça ? C'est vrai, notre relation est censée être inexistante aux yeux de tout le monde, mais je pensais qu'il passerait au-delà de ça... Il ne m'a jamais autant déçue et autant blessée. Moi qui m'imaginais que l'amour n'apportait que de bonnes choses... Avec le temps, j'ai réalisé que non. Ça apporte tout de même une certaine dose de souffrances et surtout, beaucoup d'inquiétudes.

A cause du fait qu'il n'ait pas été à mes côtés dans ce moment et n'ait pas laissé tomber tous les préjugés qu'ont mes parents à l'égard de sa classe sociale, je l'ignore totalement. Si je vois un de ses sms, je ne réponds pas, je trouve même la force de le supprimer parfois ; s'il appelle, je ne décroche pas. Je n'estime pas être dure ou bien trop rancunière, je trouve que ma réaction est justifiée. Je ne compte pas passer l'éponge aussi facilement. Je ne sais vraiment pas ce que ça va donner et même s'il m'a déçue, je crains quand même de le perdre.

Avec tous les problèmes que j'ai en ce moment, je broie sans arrêt du noir. La seule chose qui me permet de me distraire – et encore, parfois j'ai du mal à me concentrer – c'est mes cours à l'université. Au moins, je ne suis pas chez moi, à voir le fantôme de Jonah ou bien celui de Wyatt qui tous deux viennent me hanter. Jonah savait que nous étions faits pour être ensemble, Wyatt et moi. Mais si cette épreuve disait justement le contraire, est-ce que ça voudrait dire que nous n'avons plus aucune chance ? C'est vrai que je ne fais aucun effort pour que les choses s'arrangent puisque je l'ignore constamment mais ce n'est pas à moi de me faire pardonner quoi que ce soit.

Comme tous les soirs, je mets ce petit reportage sur notre quotidien au manoir, qu'on avait filmé avec il y a une dizaine d'années. A cette époque, on ne pensait pas à ce qui pouvait arriver après, au fait qu'on finisse par être séparés un jour ou l'autre... Encore une fois, je suis en larmes. Enfin, j'ai besoin de voir cette vidéo au moins une fois par jour, même si je sais quels en seront les effets.

Alors qu'il reste encore deux minutes du reportage, j'entends un bruit à ma fenêtre. Et ce n'est pas n'importe quel bruit : c'est celui des cailloux contre la vitre. Ça ne peut être que Wyatt. Je mets alors la vidéo sur pause et hésite un moment avant de me présenter au balcon qui donne sur une cour intérieure. Les yeux encore rouges à cause des larmes, je sors sur le balcon et sans grande surprise, je découvre Wyatt en bas. En temps normal, j'aurais esquivé un sourire mais je reste de marbre, même s'il commence à me jouer la tirade de Roméo de manière théâtrale. Si la situation avait été plus agréable, je lui aurais déjà dit de monter ou je serais descendue le rejoindre mais il n'en est rien.

Tout compte fait, il reprend son sérieux pour s'excuser, mais toujours en se cachant derrière le fait qu'il ne pouvait pas venir. C'est trop facile. Quand on veut, on peut. Ce n'est pas ce qu'on dit d'habitude ? Je ne quitte pas son regard et cinglante, je réplique :

« T'es désolé ? Super. Qu'est-ce que ça change, hein ? Le mal est fait. Si tu avais voulu me rejoindre, si avais su passer au-delà de toutes ces conneries, tu serais venu. T'as juste été... Lâche. »

Si un jour on m'avait dit que je le traiterais de lâche, j'aurais sans doute ris parce que je ne l'ai jamais vu de cette manière, sauf depuis l'enterrement de Jonah. A chaque moment de la cérémonie, même dans les dernières minutes, je pensais qu'il arriverait pour me soutenir mais il n'en fut rien.
Voilà que maintenant il me supplie de descendre. Je n'en ai pas la moindre envie mais ça éviterait peut-être qu'on réveille les voisins. Dans ce cas, c'est bien mieux qu'il vienne parce que, bien que ce soit une cour privée, il n'y a pas que ma fenêtre qui donne dessus et hors de question que je me donne en spectacle. Je n'ai pas spécialement envie qu'il se blesse en cherchant à monter par le balcon, ce serait stupide... Je soupire alors avant de lâcher :

« Monte. Je vais t'ouvrir. »

Je disparais et ferme la porte fenêtre pour aller lui ouvrir la porte d'entrée. Une fois qu'il est sur le seuil, je le laisse la fermer derrière lui. Je me place alors face à lui et le fusille du regard, tout en croisant les bras :

« Dis-moi, qu'est-ce que tu as l'intention de faire exactement ? Ne me fais pas croire que tu veux que je te pardonne ? »
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Lun 15 Sep - 23:55


SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD
Delilah & Wyatt
Le jour de l’enterrement de Jonah, Wyatt n’était pas venu. Il aurait pu pourtant, s’il n’avait pas pensé à ce secret que Delilah et lui cachait si ardemment depuis trois ans. Ce jour-là, il s’était levé avec la boule au ventre et avait fait les cent pas dans son appartement en hésitant. Il n’avait pas mangé, il avait simplement attendu l’heure à laquelle l’enterrement était censé commencer et avait presque prié pour que Delilah aille bien. Il avait même un costume noir accroché à la porte de sa penderie, qu’il fixait continuellement comme pour y trouver une réponse. Devait-il y aller finalement ? Est-ce qu’il devait être là pour elle, est-ce que ça irait s’il venait ? Qu’est-ce qu’il se passerait ensuite s’il allait la rejoindre ? Il s’était posé des millions de questions et avait même fini par enfiler le costume, prêt à partir. Puis il avait regardé une photo d’eux deux encadrée sur sa table de chevet. Il tenait la poignée de porte, et il regardait cette photo, les mains moites, sentant qu’il faisait là un choix qui changerait bien des choses. Il n’était pas prêt à tout dire, pas encore. Il avait voulu être là pour la soutenir, mais il n’avait pas pu. Il avait alors lâché la poignée et s’était assis sur une chaise en attendant la fin de l’enterrement, nerveux, remettant sans arrêt son choix en question. Après ça, il avait regretté amèrement de ne pas être venu.

Lily ne répondait plus, il n’avait aucune nouvelle d’elle et même si au début, il avait laissé faire, pensant qu’il lui fallait du temps seule pour entamer son deuil, il n’en pouvait plus de ne pas savoir comment elle allait. Il avait fini par comprendre qu’elle lui en voulait réellement, et cette idée lui était insupportable. Il ne pouvait pas vivre sans elle, il le savait déjà. Il lui faudrait cependant encore du temps pour trouver le courage de dévoiler son amour pour la jolie blonde. Il devait lui faire comprendre, il devait s’excuser, qu’elle lui pardonne, au moins un peu, qu’elle lui parle. Il décida d’aller la voir chez elle et ainsi s’assurer qu’elle était bien là, qu’elle n’avait pas fait l’erreur d’attenter à sa vie. Il fut soulagé en voyant la lumière à sa fenêtre. Il récolta quelques cailloux qu’il lança finalement en sa direction, espérant attirer son attention comme il le faisait auparavant, quand tout allait bien ou presque. Elle arriva sur le balcon avec la tête de quelqu’un qui avait pleuré. Il n’aimait pas la voir dans cet état. Il aurait tout fait pour la faire sourire. Il entama donc le monologue si connu de Roméo, une scène si semblable à celle qui se dressait devant lui, riant légèrement avant de reprendre son sérieux et s’excuser.

Elle répliqua d’un ton cinglant et froid, ce qui le fit aussitôt culpabiliser. ‘Lâche’. C’était la première fois qu’elle le traitait de lâche. Ca lui nouait la gorge et lui arrachait le cœur. Il baissa aussitôt la tête, la mine peu fière. Elle avait parfaitement raison et il le savait très bien. Que pouvait-il répondre à ça. Il avait mal de l’entendre lui dire ça, et mal de la voir dans cet état. Il serait bien difficile de se faire pardonner cette fois. Son frère était mort et il n’avait pas été là, c’était certainement ce qu’il avait pu lui faire de pire. Il regrettait amèrement. La gorge enrouée, il lui demanda tout de même de descendre pour qu’il puisse avoir une chance de s’expliquer et elle lâcha un soupir avant de lui dire de monter à son appartement. Il n’eût pas le temps de répliquer qu’elle avait déjà fermé la porte fenêtre. Il baissa une nouvelle fois la tête, serrant la mâchoire, puis finit par aller la rejoindre chez elle. Elle était énervée, et triste, il le savait, il referma la porte derrière lui et se retourna vers elle. Elle avait pleuré, ses yeux étaient rouges. Il avait envie de la serrer fort contre lui, mais vu le regard qu’elle lui lançait, ce n’était pas la peine d’essayer de l’approcher.

Elle lui demandait ce qu’il voulait faire, comme si ce n’était pas évident. Il n’osait rien dire. Il l’observait simplement d’un air douloureux. « Lily… » Il osa un pas vers elle, se retenant cependant pour ne pas la toucher. Ce n’était pas le moment. « Je sais que tu ne vas pas me pardonner aussi facilement mais… Crois-moi, j’aurais voulu être là pour toi. J’aurais vraiment voulu… Tu sais, j’étais à deux doigts de venir, j’avais même enfilé un costume mais… Au dernier moment, j’ai hésité, et j’ai fini par rester chez moi à attendre que ça passe… Je suis désolé, s’il-te-plaît… » Pardonne-moi, c’était ce qu’il voulait lui dire, mais comment pouvait-elle après tout ? Il avait échoué, c’était sa faute, depuis le tout début, c’était à cause de lui. Il se demandait parfois s’il ne ferait pas mieux de la quitter, pour qu’elle puisse être heureuse, pour qu’elle n’ait plus aucun souci, mais il n’arrivait pas à l’abandonner. « J’ai pas de nouvelle de toi, je me suis inquiété… » Il s’approcha finalement d’elle pour oser la prendre dans ses bras, juste un peu, essayer de lui dire qu’il était là, même si c’était trop tard à présent.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Lun 15 Sep - 23:56

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Alors que j'arrive à la fin du reportage que je regarde tous les soirs en mémoire de Jonah, j'entends quelqu'un qui lance des cailloux à ma porte-fenêtre, celle qui donne sur un balcon. Il n'y a pas de doute sur l'identité de la personne qui se trouve en bas : ça ne peut être que Wyatt. Si la situation avait été différente, j'aurais été ravie qu'il soit là, j'aurais sauté de joie à l'idée de le voir. Sauf que là, ça ne peut pas être le cas, je lui en veux toujours énormément pour l'enterrement de Jonah et je ne sais pas si je serais capable de lui pardonner un jour ou l'autre. Mais ça me fait mal parce que je tiens toujours à lui...

Je me présente alors sur le balcon et une fois qu'il a fini de déballer sa tirade, il me dit qu'il est désolé et ça m'agace. Qu'est-ce que ça change qu'il le soit ou pas ? Dans tous les cas, je m'en fiche parce que ça changera rien, justement... Puis j'en ai marre qu'il se cache derrière le fait que notre relation soit secrète. C'est bien trop facile et pour moi, ce n'est qu'un acte de lâcheté. Dire que durant la cérémonie, j'espérais qu'il vienne à un moment ou l'autre... Rien que pour me prendre dans ses bras une fois que ce serait fini. Quoi qu'il en soit, il n'a pas l'air de nier qu'il ait été lâche puisqu'il ne répond absolument rien.

Il me demande de descendre le rejoindre mais je refuse de descendre et lui dis de monter. Je préfère éviter les scènes de ménage... Je fais quand même l'effort de le faire rentrer dans mon appartement et je trouve que c'est déjà pas mal après ce qu'il m'a fait. Il fallait s'y attendre, je ne suis pas des plus aimables. Qu'est-ce qu'il peut bien vouloir ? Mon pardon ? Il peut toujours courir. Du moins, si seulement ça arrive, il faudra bien plus de temps qu'il ne semble le penser.

Il me regarde avec son air de chien battu, comme si ça allait changer quelque chose. Je n'ai pas l'intention de lui céder même s'il fait tout pour. Il peut me supplier à genoux si ça lui chante que ça ne me fera ni chaud ni froid. Il s'approche, mais je recule systématiquement. Qu'il n'essaye même pas de me frôler parce que je crois bien que je serais incapable de me retenir de lui foutre une claque. Au moins, il a conscience que je ne suis pas assez stupide pour passer l'éponge tout de suite, ce à quoi je réponds, ironique :

« Quelle perspicacité... »

Qu'est-ce qui me prouve qu'il était vraiment prêt à venir ? Si seulement il ne s'était pas dégonflé, on n'en serait pas là... Je le regarde, sourcils froncés avant de répliquer, toujours aussi glaciale :

« T'aurais voulu, mais tu ne l'as pas été. Rien ne pourra effacer ça, tu vois... Tu savais à quel point j'étais proche de Jonah, que c'était la deuxième personne qui comptait le plus pour moi... Mais rien. Tu t'es contenté de coups de fil, et en plus, tu veux que je pardonne, si c'est pas se foutre du monde... Et je t'en conjure, arrête de dire que tu es désolé ou je te fous dehors. »

Et ça, j'en serais bien capable s'il répète sans arrêt la même chose. Y a rien qui ne puisse autant m'énerver que des excuses qui ne mènent nulle part. J'aurais tellement aimé que ce jour-là, même après l'enterrement, qu'il me rejoigne et qu'on passe la soirée ensemble, rien que pour qu'il puisse me consoler en me prenant dans ses bras. Mais non, j'étais toute seule, et j'ai lancé la cassette avec des mouchoirs à disposition...

Je n'ai même pas le temps de le voir venir que je sens ses bras autour de moi. A ma grande surprise, je n'ai pas le réflexe de le repousser comme je le croyais. Après quelques secondes, je mets un terme à l'étreinte et commence à marcher dans le salon, nerveuse. C'est quand même le comble... A l'entendre, c'est moi qui aurais dû lui donner des nouvelles. Je me tourne alors vers lui et le fixe d'un regard dur :

« Et pourquoi je l'aurais fait, hein ? Tu crois vraiment que j'avais que ça à penser que tu t'inquiètes ? Je pensais constamment au fait que tu n'avais pas été là et que je ne reverrai jamais mon frère, celui avec qui j'ai été si complice pendant toutes ces années... Donc ouais, en effet, je ne t'ai pas donné de nouvelles et j'en suis absolument pas désolée. »

Je fais quelques pas jusqu'au canapé et je m'assieds, puis ramène mes jambes contre ma poitrine et baisse la tête. Franchement, je n'ai aucune idée de comment on va pouvoir continuer à être ensemble si notre relation est devenue si tendue. Ce n'est même plus un plaisir qu'il soit là, c'est devenu une torture... Je lève le regard vers lui et la gorge nouée, je dis d'une voix qui se veut plus sereine :

« Peut-être qu'il n'y a aucune issue... »

J'ai beau supposer ça, je refuse de me dire que Wyatt n'est qu'un amour de jeunesse et que je trouverai quelqu'un d'autre. Je ne peux tout simplement pas y croire...
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Lun 15 Sep - 23:56


SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD
Delilah & Wyatt
Wyatt avait tout foiré, depuis le tout début. En proposant de garder le secret de leur relation, ils savaient tous les deux que ça ne pouvait être que temporaire. Il avait simplement voulu se donner le temps pour se préparer. Trois ans, c’était trop pour elle, et avec la mort de son frère, elle avait atteint sa limite. Il n’avait pas envie de se détacher d’elle, il avait besoin de Delilah à ses côtés, mais l’idée de révéler leur amour au monde le terrifiait. Peut-être que le secret lui assurait la sécurité, comme pour dire que tant qu’ils ne dévoilaient rien, ce n’était pas tellement sérieux, qu’ils ne parleraient pas de mariage ou ce genre de choses. Il se montrait bien égoïste à ce propos, alors qu’il était fou amoureux elle, il l’emprisonnait. Oui, il aurait très bien pu venir à cet enterrement et la soutenir, comme un ami peut-être, peu importait à vrai dire. Il aurait simplement dû se montrer, pour elle, oublier un instant ce fichu secret et l’aider à se tenir debout devant la tombe sinistre de son frère aîné. Il ne l’avait pas fait et il le regrettait plus que tout. Venir la voir trois semaines plus tard avec une tirade ridicule de Roméo et Juliette, les excuses plein la bouche, ce n’était pas suffisant, c’était à peine acceptable. Delilah était au plus mal, Dieu seul savait quelles pensées morbides elle pouvait bien avoir. Ça lui faisait peur.

Elle était froide et distante, à l’inverse de l’ordinaire. L’entendre lui dire qu’il avait été lâche ne fit qu’accentuer ce qu’il savait déjà. C’était bien la première fois qu’elle lui parlait ainsi et il détestait ça. Il voulait lui parler, l’aider, la rassurer, se faire pardonner, mais en la voyant, il prit conscience que ce ne serait pas si simple. Elle l’accueillit tout de même chez elle, sans un sourire, rien qu’un air froid et des yeux humides. Elle ne comptait pas lui pardonner, c’était certain. Il tenta néanmoins de s’expliquer, confiant qu’il avait failli se rendre à l’enterrement avant de changer d’avis et rester chez lui, comme un lâche, elle avait raison. Elle répliquait d’un ton cinglant. L’hostilité était palpable, chose rare, voire même inédite dans leur couple. Jamais ils n’avaient atteint un tel seuil de rancœur. A sa remarque, il baissa de nouveau la tête. Il avait tellement honte de lui… Qu’est-ce qu’il pouvait bien répondre à ça ? Il savait pertinemment qu’elle avait raison et qu’il avait tort. « Je suis… » Il voulait lui dire qu’il était désolé, encore une fois, et un million d’autres fois encore, mais elle ne voulait pas entendre ça. « Je sais… Tu as totalement raison… » Son aveu était évident. Il avait la tête basse et la gorge nouée de la voir dans cet état. Il n’avait pas à être fier.

Il osa cependant la prendre dans ses bras, lui avouant qu’il avait été inquiet de ne pas avoir de nouvelle. A sa grande surprise, elle ne le repoussa pas tout de suite. Il voulait la serrer plus fort, rattraper ce geste qu’il aurait dû avoir des semaines auparavant. Désormais c’était trop tard. Elle se dégagea finalement avant de se diriger vers le salon. Il serrait les poings. Il n’avait pas assuré, il n’avait pas été là au moment où elle aurait eu le plus besoin. Elle avait raison, elle n’avait pas à lui donner de nouvelle, elle n’avait pas à s’excuser pour ça, c’était sa faute. Elle était à bout, et lui, il sentit déjà les larmes lui monter aux yeux pitoyablement. Il avait mal de se dire que cette erreur pourrait bien causer leur fin. Il ne voulait pas y croire, mais l’espoir de la voir de nouveau lui sourire était mince désormais. Il avança de quelques pas vers elle avant qu’elle ne s’installe sur le canapé, dans une position qui le détruisait. Elle avait l’air si mal en point… Finalement, elle le regarda, et lâcha la bombe. Une simple remarque à laquelle il se serait presque attendu mais qui lui creva le cœur. Une larme coula, malgré lui. Il n’y avait bien que pour elle qu’il pleurait désormais. « Quoi ? » Il ne voulait pas entendre ce qu’elle disait. Il aurait voulu fuir pour ne plus écouter, mais impossible.

Il s’approcha rapidement d’elle et remarqua l’image sur la télévision. Une petite fille blonde qui courait derrière un garçonnet plus grand qu’elle. Wyatt n’eût aucun mal à les reconnaître. Delilah et son frère. Encore une image qui lui serra le cœur. Depuis combien de temps repassait-elle cette cassette en boucle ? Il la fixa ensuite et se posta en face d’elle, à la frontière entre la colère intense et la profonde tristesse. « T’as pas le droit de dire ça ! » Il montait d’un ton, désespéré. « Je sais, j’ai pas été là ! Je sais, ton frère… » Il n’osa pas parler de Jonah, comme si ça lui était interdit. « Je suis là maintenant. Je suis là, je reste là. Je sais que tu ne veux pas entendre ça, mais tant pis. Je suis désolé, je ne peux dire que ça. Je suis désolé, j’ai tout foiré, c’est ma faute, et j’aurais dû être présent pour toi, tant pis pour le secret… J’ai juste… été lâche. » Il baissa la tête et sa voix avec. Il venait de rabattre sa fierté devant elle, d’avouer avoir été la pire des lâches. Lui-même ne pourrait jamais se le pardonner. « Je t’en prie, me dis pas que c’est fini. Tu peux faire ce que tu veux, tu peux me frapper, m’insulter, crier si ça te soulage, tu peux me dire tout ce que tu as sur le cœur, tout ce que tu veux… Mais pas ça… » Il avait fini par s’agenouiller devant elle comme un moins que rien, à lui prendre la main, comme un paysan le ferait devant une princesse cruelle. Sauf qu’elle ne l’était pas. Elle avait parfaitement le droit d’être comme ça. Il la toisa un instant avant de finalement la prendre dans ses bras encore une fois malgré la réticence de la jeune femme. « J’aimerais pouvoir revenir en arrière et venir à l’enterrement… » Il avait presque perdu la raison à cause de cette simple réplique qu’elle avait glissée. Il refusait de croire qu’il n’y avait plus aucune autre solution.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:02

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Je suis glaciale et tous les mots que je prononce me nouent la gorge. J'ai mal à l'idée de me dire pour la énième fois que j'ai dû faire face à la mort de mon frère toute seule, sans pouvoir compter sur Wyatt. Wyatt... Le seul à avoir toujours compté autant que Jonah. Mais qu'il ne me dise pas qu'il est désolé...Pitié, qu'il arrête de répéter ça parce que plus ça va, plus ça m'énerve. Qu'il se taise, ce serait mieux. Je n'ai que faire de ses regrets, des conneries qu'il me sort à la pelle... Eh oui, tout ça parce que monsieur n'a pas été capable de dire à ma famille et au monde entier qu'en effet, on s'aime et on est ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Non. Il n'a rien dit. Il n'a été rien de plus qu'un lâche, si seulement c'est le mot le plus fort pour le définir.

Qu'il arrête sa phrase maintenant où je vais le frapper. Evidemment que j'ai raison... Je suis loin d'être la personne qui est en tort là, ce serait la meilleure... ! C'est vrai, lui donner des nouvelles ne m'a même pas effleuré l'esprit. Je ne vais quand même pas faire comme si ça avait été le cas quand même ? Non, je ne suis pas une faux-cul comme tous ces abrutis de riches qui pètent plus haut que leur cul. C'est ça, qu'il baisse la tête...

Enfin, je fais la dure mais au fond, je finis par craquer car quand il me prend dans ses bras, je ne le repousse pas. Pas instantanément du moins, mais je finis quand même pas y mettre terme parce que c'est la meilleure chose à faire. Je suis toujours aussi furieuse contre lui, mais je ne veux pas que notre histoire soit finie, pas maintenant... On n'a pas encore assez partagé de choses ensemble. Je ne supporterais même pas de le perdre, bien qu'il m'ait fait du mal avec ça... C'est terrible.

Je me sens tellement mal que je finis par aller me poser dans le canapé, tout en ramenant mes jambes contre ma poitrine. Autant être lucide : peut être qu'il n'y a aucune issue ? Peut-être qu'on est dans une impasse... Il réagit sans perdre une seconde et quand je relève la tête vers lui, je vois une larme sur sa joue. Si je ne lui en voulais pas autant, c'est sûr que j'aurais été lui éponger mais là, hors de question que je me bouge.

Il s'approche de nouveau et se plante face à moi, mi-triste, mi-énervé. J'ai un pincement au cœur quand je croise son regard alors je l'évite. Mais là, c'est plus fort que moi, je me lève pour répliquer en haussant le ton :

« Et c'est toi qui décide de quoi j'ai le droit maintenant ? Tu te fous du monde ! »

Quoi mon frère ? Si je ne finis pas par le frapper, ce sera vraiment un miracle... Enfin, il avoue. Sans oublier de dire qu'il est désolé. Bientôt, je vais plus pouvoir les compter... Mais oui, il a été lâche et ça il l'a réalisé. Faut dire qu'y a pas besoin d'être un génie pour le savoir. Ses aveux ne parviennent pas à me calmer, loin de là. Si seulement c'est possible, je hausse encore le ton :

« T'es là maintenant ? Mais je m'en fous complètement que tu sois là maintenant ! J'avais besoin de toi CE JOUR-LA, et TU n'es pas venu. T'es désolé ? Ah ouais, ça me fait une belle jambe... En attendant, Jonah reviendra pas et plus lâche que toi, y a pas. T'aurais dû... Bah tu me déçois, voilà. Dire que j'espérais que tu viennes... Ce que j'ai été conne d'y croire. Non, tu tenais bien plus à garder le secret, hein ? Bah là, tu seras tranquille. Y aura plus de secret, c'est fini. Et arrête de pleurnicher, t'es vraiment mal placé pour le faire. »

Et que je te supplie, et patati et patata... J'aimerais le frapper, il n'a pas idée comment. Mais rien de tout ça ne pourra soulager cette douleur, elle ne me quittera pas comme ça, la garce... Si seulement il me suffisait de le frapper ou de lui crier dessus pour que tout ça s'arrête... Je le ferais bien volontiers mais quoi que je fasse, ça ne ramènera pas Jonah et ça n'effacera rien de cette saloperie d'histoire. J'ai à peine le temps de répliquer qu'il s'agenouille et me prend la main que je retire sans réfléchir. Est-ce qu'il est sérieux là ? Plus cynique que jamais, je lâche :

« Garde ça pour une demande en mariage, tu veux ? »

Mais non... Rien ne l'arrête. Il faut qu'il se relève et qu'il me prenne dans ses bras de nouveau. Cette fois, je le repousse des deux mains, tandis que des larmes de colère se mettent à couler. Niania que je regrette, niania...

« Super. Génial. Avec ça, on va bien avancer... Franchement, y a rien d'autre à faire que de mettre un terme à tout ça, ce sera mieux pour tout le monde. Je ne serai plus le fardeau que tu portes, plus de secret ! Et moi, je n'aurai plus à écouter tes pleurnicheries. Tout le monde serait tranquille. »
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:04


SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD
Delilah & Wyatt
En trois ans de relation, c’était bien la première fois qu’ils devaient affronter une telle crise. C’était d’ailleurs un petit miracle qu’ils aient pu tenir aussi longtemps en gardant ce secret si lourd à porter. Il n’aurait jamais pensé qu’ils puissent en arriver là. Il se demandait parfois ce qui leur vie aurait été s’il n’avait jamais dévoilé ses sentiments. S’il s’en était tenu à ce qu’il savait : Qu’elle était trop bien pour lui, qu’il ne la méritait pas. Elle aurait sans doute été plus heureuse et en cet instant, elle aurait eu une véritable sur laquelle pleurer son frère. Lui, il serait certainement retourné à sa vie ridicule et insignifiante de pauvre commis, rêvant d’une étoile qu’il ne pourrait jamais posséder. Leur chemin se serait sans doute séparé en deux, n’étant pas du même monde, ils auraient fini par s’éloigner par la force du temps, ne devenant plus que d’anciennes connaissances, des amis d’enfance effacés. Peut-être qu’il aurait rencontré quelqu’un d’autre, quelqu’un de son milieu qui aurait rendu les choses plus simples, avec qui il aurait pu s’exposer au grand jour et être heureux, et peut-être qu’elle aurait fait de même. Mais il avait été incapable de tenir sa langue et l’avait obligé à garder ce lourd secret comme s’il avait honte de l’avoir pour lui seul. Parfois il se maudissait d’avoir été si égoïste ce soir-là. Tout particulièrement ce soir, à la voir aussi froide, aussi triste, aussi énervée, laissée seule à l’enterrement de son propre frère. Il n’avait aucune excuse véritablement suffisante pour justifier son absence. Il avait tout simplement été lâche, comme elle l’avait dit si cruellement.

Elle ne voulait plus qu’il s’excuse, mais que pouvait-il faire d’autre ? Que pouvait-il bien dire d’autre à part qu’il était désolé ? Elle avait raison, il abusait en voulant se faire pardonner aussi facilement, mais il voulait la récupérer, il voulait s’excuser mille fois, au moins pour qu’elle comprenne à quel point il avait honte de lui. Il baissa la tête, se sentant terriblement minable face à elle. Il ne pourrait pas rattraper ça. C’était trop tard maintenant. Lorsqu’il la prit dans ses bras, elle ne le repoussa pas immédiatement, probablement surprise par ce geste bien osé qu’il avait eu, mais elle revint vite à la raison en se dégageant de ses bras, Lui répétant qu’elle avait eu autre chose à faire que lui donner des nouvelles. Elle avait complètement raison évidemment. Ca lui faisait mal. Il voulait simplement revenir en arrière, tout effacer pour mieux recommencer. Il se retrouvait dans une impasse à présent. Elle se posa sur le canapé, à dire tout haut ce qu’ils pensaient tous les deux tout bas, et pourtant, en l’entendant, ça le révolta. Il en pleurait tant il en souffrait. Il ne pleurait que pour elle, et ce depuis des années. Il avait envie de vomir, et de fuir à toutes jambes. Au lieu de ça, il s’approcha d’elle pour tenter de la convaincre de ne pas l’abandonner.

Elle évitait son regard, ça l’énervait. Il détestait ça. Elle n’avait aucun droit de dire ça, et voilà qu’elle se mettait à l’agresser ridiculement. La tension montait un peu plus entre eux, comme si ce n’était pas déjà suffisant. Il avait terriblement peur, sachant déjà que vivre sans elle se révèlerait bien trop difficile à supporter. Il répéta qu’il n’avait effectivement pas été là, mais qu’il serait présent désormais, n’osant cependant pas parler de son frère, par respect sans doute, et par crainte qu’elle ne se mette à le gifler pour oser salir sa mémoire. Elle haussa le ton, lui criant qu’il aurait dû être là à l’enterrement, qu’elle y avait cru, qu’il la décevait. Que c’était fini. Il avait mal au cœur, se demandant même comment il faisait pour tenir encore debout. Tout s’écroulait. Il aurait tellement voulu d’une belle relation, simple et sans complication, à vivre juste d’amour et de bonheur, mais il fallait croire que ce n’était pas encore pour lui.

Les larmes coulant bêtement sur ses joues, il se mit à crier lui aussi. Jamais ça n’avait été aussi tendu entre eux. « Tu veux que je te dise quoi putain ?! Qu’est-ce que je peux bien te dire à part que je suis désolé ?! Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?! Et tu voulais que je fasse quoi ce jour-là ?! J’aurais voulu venir, et je pense que tu le sais aussi bien que moi, mais qu’est-ce que ça aurait donné ?! Tes parents m’auraient sans doute traîné jusqu’au portail du cimetière pour m’empêcher de te soutenir !! Me dis pas que c’est fini… T’as pas le droit… » Sa voix se radoucit sur la fin, désespéré. Il s’agenouilla finalement devant elle, lui prenant la main pour mieux la supplier bêtement, pitoyablement, lui disant qu’elle pouvait dire ou faire ce qu’elle voulait, mais pas ça. Ce n’était pas fini, il en était hors de question. Elle retira bien vite sa main et répliqua sèchement. Il tiqua. Une demande en mariage ? Il aurait dû la faire depuis longtemps déjà. Maintenant, il ne pourrait peut-être jamais… Il ne lâcha pourtant pas l’affaire. La prenant dans ses bras, il exprima ses regrets, chose qu’il n’aurait jamais dû faire vu la réaction de la jeune femme. Elle le repoussa des deux mains, le faisant reculer de deux pas, et se lança dans une espèce de discours de rupture qui lui parut insupportable. Tous les deux pleuraient, sans savoir s’il s’agissait de larmes de rage ou de tristesse.

Après sa réplique, il perdit la raison. Il ne supportait pas qu’elle le quitte, surtout pas comme ça, surtout pas à cause de tout ça. Il commença à faire les cent pas, sur les nerfs, serrant les poings d’une façon désespérée. Finalement, il s’attaqua aux quelques magazines qui traînaient sur la table basse pour les jeter à travers la pièce. « Tu comprends rien !! Pourquoi tu refuses de m’écouter comme ça ?! Pourquoi tu joues les femmes froides et sèches alors que je suis là pour toi maintenant ?! » Il avait perdu la tête. Après les magazines, ce fut au tour d’un vase rempli de fleurs, qui se brisa bien vite contre le mur. Il ne pouvait pas supporter ça. Il s’approcha d’elle rapidement pour la prendre par les deux bras, la secouant légèrement comme pour lui faire comprendre. « Je peux pas vivre sans toi, t’entends ça ?! Si je voulais garder le secret, c’était pour que personne ne nous sépare en attendant que je puisse être à ta hauteur !! Ton frère est mort, c’est pas ma faute ! J’aurais voulu être là à l’enterrement, mais ça aurait empiré les choses !! » Il la lâcha, fixant désormais l’écran de télévision qui l’agaçait depuis le moment où il était entré dans la pièce. Il prit la cassette et la leva en l’air comme si c’était le Graal, et qu’elle ne devait pas l’avoir. « Et maintenant, tu vas arrêter de te morfondre avec cette putain de cassette ! Ca sert à rien à part te faire du mal !! Maintenant je reste là, je vais veiller sur toi, je te promets ! On va s’en sortir, tu verras. Je t’aime, d’accord ? Me quitte pas, pitié… » Après son excès de colère qui le faisait certainement passer pour un fou, il s’écroula au sol, tenant la cassette fermement contre son cœur pour ne pas qu’elle y touche, s’effondrant pitoyablement devant elle. Il était plus désespéré que jamais, et venait une nouvelle fois de tout foirer.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:05

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Il n'arrête pas de s'excuser mais il peut continuer autant qu'il veut, ça ne changera rien à ce qu'il a fait ni à ce que je ressens à ce moment précis. S'il croit que ce sera simple, il se trompe. Si on a encore une chance, ce sera bien plus compliqué que ça, ça prendra du temps mais peut-être qu'on y arrivera même pas... Surtout si ce secret dure encore longtemps, ça je ne pourrais pas le supporter parce que c'est la cause de tous nos malheurs aujourd'hui... Il s'imagine que reconnaître ses torts suffira pour me reconquérir, vraiment ? C'est mal me connaître...

Peut-être même qu'il n'y a rien à faire pour que la situation s'arrange. On ne peut pas continuer de cette manière, on va se détruire mutuellement et ce sera aussi mauvais pour lui que pour moi... Mieux vaut y mettre un terme, même si ça fait nous fait du mal. Puisque je sais qu'il n'en serait pas capable, je prends les choses en main, parce que je me dis que ça se trouve, je ne le pardonnerai jamais. Comment faire comme si de rien était si je n'y parviens pas ? Evidemment, je n'ai pas envie de le perdre, ni de passer à autre chose mais on n'a sans doute plus le choix, le secret aura fini par l'emporter...

Il me supplie de ne pas mettre un terme à notre histoire, me disant que je peux le frapper si ça peut me soulager mais rien ne peut soulager ça. Il commence à pleurer et ça me fait probablement autant de mal que ça m'en fait... Je ne l'ai jamais vu dans un état pareil, il se met à crier lui aussi, comme quoi qu'il ne peut rien faire d'autre à part me dire qu'il est désolé. Moi, j'aimerais qu'il agisse, qu'on arrête de se cacher parce que ce serait la meilleure chose à faire, mais ça ne lui effleure pas l'esprit. Est-ce qu'il croit vraiment que j'aurais laissé mes parents faire ça ? Je réponds d'une voix plus calme, cette fois sans fuir son regard :

« Tu sais très bien quelle est la meilleure chose à faire, pas vrai ? Tu dis n'importe quoi... Je les aurais jamais laissés faire une chose pareille. T'avais autant le droit d'être présent que n'importe qui, que ça leur plaise ou non. C'était ton rôle d'être là, je m'en fous de ce qu'ils auraient pu penser et de ce qu'ils pourraient penser aujourd'hui. Je sais plus ce qu'on doit faire là, j'en ai aucune idée... »

Maintenant, il se met à genoux... Ce que je déteste ça ! C'est alors instantanément que je retire ma main quand il s'en empare et que je rétorque qu'il ferait mieux de garder ça pour une demande en mariage – ce qui a d'ailleurs un double sens qu'il ne semble pas saisir. Il se relève pour me prendre dans ses bras, mais je le repousse, contrairement à la première fois. Vu que le seul problème semble être ce foutu secret, je lui lâche la bombe comme quoi on serait tous les deux tranquilles si on finissait par rompre.

Cette fois, c'est lui qui se met à faire les cent pas. Je me rends alors compte à quel point ça peut être angoissant, surtout après ce que je viens de lui balancer... Jamais je ne l'avais connu aussi violent, de là à envoyer les magazines valser de l'autre côté de la pièce... Parce qu'à son avis, ce n'est qu'un jeu, il est sérieux là ?? En criant aussi fort que je lui, je ne peux pas m'empêcher de répliquer.

« Tu te fous de moi ??? T'es là maintenant... J'avais plus besoin de toi ce jour-là que maintenant, j'ai appris à me débrouiller sans toi, tu vois ! »

C'est au tour d'un vase – bien entendu rempli – d'aller s'éclater contre le mur. Il veut pas faire de mon appart un champ de bataille pour la troisième guerre mondiale non plus ? Ça va pas le faire s'il continue comme ça ! Pourtant, après son aveu comme quoi il ne peut pas vivre sans moi, ma voix se fait plus calme, même s'il m'a légèrement secouée pour me faire prendre conscience de sa vision des choses :

« En fait... Je crois que j'aurais du mal aussi. Mais si on reste ensemble, il faut qu'on leur dise, ça peut plus durer. Et si ça se passe mal, je peux nous assumer tous les deux, on n'aura pas besoin de se priver. »

Qu'est-ce qu'il fait ??? Non... Pas la cassette. S'il y touche, je donne pas cher de sa peau... Qu'il la casse pas, pitié... Peut-être que ça me fait du mal, mais c'est un des seuls vrais souvenirs que j'ai eu la chance d'avoir filmé. Il me promet qu'il va veiller sur moi, me répète qu'il m'aime et qu'on va s'en sortir... J'espère qu'il a raison, qu'on sera pas obligés de se quitter à cause de ce satané secret qui nous pourrit l'existence. Il s'effondre au sol, toujours la cassette en main que je lui retire doucement pour la poser sur la table basse :

« S'il-te-plaît... Il faut qu'on leur dise. On peut pas laisser ce putain de secret nous détruire. »
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:05


SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD
Delilah & Wyatt
Il savait qu’il venait de faire probablement la plus grosse erreur de sa vie en laissant Delilah affronter seule la mort de son frère. Il savait qu’elle ne lui pardonnerait pas si facilement, et n’était même pas sûr qu’elle arrive à lui pardonner un jour. Il avait peur de la perdre, il avait toujours eu peur de la perdre, et pourtant plus le temps passait, plus il faisait tout pour. Il n’aurait jamais dû lui proposer de garder le secret, mais que pouvait-il bien faire d’autre ? Il n’était rien d’autre qu’un pauvre commis qui tentait désespérément d’avancer dans la vie en galérant comme pas possible, alors qu’elle était riche et pouvait tout avoir en claquant des doigts. Il savait qu’il n’était pas à la hauteur, il l’avait toujours su, et malgré tout, son amour pour elle l’avait poussé à braver les interdits. Il n’aurait certainement pas dû se fier à ses sentiments, il aurait dû réfléchir plus avant de lui avouer, et tout aurait été différent, c’était certain. Après le lycée, ils se seraient sans doute quittés sans plus jamais se reparler. Ca aurait bien arrangé ses parents, eux qui ne l’aimaient pas. D’aussi loin qu’il puisse se souvenir, il avait toujours été le paysan empiétant sur leur jardin doré. Ca n’était pas prêt de changer, encore moins s’ils révélaient leur relation.

Il s’excusait, encore et encore, alors qu’elle venait de lui dire d’arrêter. Qu’est-ce qu’il pouvait faire d’autre après tout, il n’avait que ça, des excuses, pour tenter de ne pas la perdre, pour qu’elle ne lui dise pas que c’était fini. Il s’efforçait de lui faire comprendre que s’il était venu, ses parents ne l’auraient pas laissé entrer. C’était certainement vrai, mais en vérité, il n’y avait même pas pensé une seule seconde le jour J. Il ne voulait simplement pas qu’elle lui tourne le dos. Bien sûr qu’il savait la meilleure chose à faire. Bien sûr qu’elle les aurait empêché, et alors ? Bien sûr qu’elle s’en fichait de ce qu’ils pouvaient penser… Et bien sûr, c’était son rôle de la soutenir… Le pire de tout, c’était qu’elle avait entièrement, et totalement raison. Il n’avait aucun moyen de lui dire qu’elle avait tort, il ne pouvait qu’acquiescer. Pourtant, il tenta encore de se trouver des excuses, sa voix s’élevant dans l’appartement. « Peut-être que tu t’en fiches, peut-être que tu les aurais empêché de me foutre à la porte, mais après ?! Jonah n’avait pas besoin d’une dispute familiale à son enterrement. Ca aurait été salir sa mémoire. » Il le pensait réellement, il n’aurait pas voulu que l’enterrement de Jonah soit à ce point déshonoré. Cependant, utiliser son frère pour qu’elle lui pardonne était certainement une bien mauvaise idée.

Désespéré, il alla jusqu’à se mettre à genoux pour la supplier de ne pas le quitter, avant de la prendre dans ses bras, mais elle se dégagea bien vite avant de se mettre à hurler. Elle se montrait si cruelle… Il paniqua totalement, rendu fou par son idée de tout abandonner, comme si leur histoire n’était rien. Il bouillonnait de colère, incapable de rester calme. Il balança quelques magazines à travers la pièce en hurlant, violent comme jamais, les larmes coulant sur ses joues, de colère autant que de tristesse. Elle répliqua bien vite, sur le même ton que lui, et voilà qu’ils se disputaient comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant. Il n’en pouvait plus, il détestait cette situation. Finalement, ce fut au tour du vase de s’écraser contre le mur dans un grand fracas, les fleurs et l’eau gisant bientôt sur le sol, témoins de la dégradation de leur relation. Il vint finalement la secouer dans le but de lui faire comprendre qu’il ne pouvait pas vivre sans elle, paniqué. A son grand étonnement, elle avoua que c’était le cas pour elle aussi. Elle voulait assumer pour eux-deux ? Rien que l’idée lui donnait envie de vomir. Et lui, que serait-il alors ? Dans son esprit, c’était à lui d’assurer, s’il n’était pas capable de lui offrir le confort, ce n’était plus la peine. A ses mots, sa fierté en prit un coup. Il lâcha un rire amer. « Ah oui, bien sûr, quelle merveilleuse solution !! Dans ce cas j’ai plus qu’à t’attendre sagement à la maison, chérie ! Tu comprends pas que j’ai vraiment pas envie d’être le type qui compte sur sa petite-amie pour vivre ?! Tu comprends pas que je voudrais pouvoir t’offrir ton confort moi-même ?! » Il avait exagéré sur le mot ‘chérie’ pour pousser le sarcasme plus loin. Il détestait l’idée qu’elle soit celle qui les fasse vivre. Orgueil masculin peut-être, mais il n’était pas prêt de l’abandonner. Il avait de la fierté tout de même.

Finalement, il en eût assez. Toujours dans le même état de panique, il s’empara de la cassette qu’elle répétait apparemment en boucle en lui disant de mettre un terme à tout ça, qu’il serait là pour elle maintenant, s’effondrant finalement honteusement au sol, lui promettant qu’ils allaient trouver un moyen qu’il l’aimait, la suppliant de ne pas le quitter, anéanti. Elle s’agenouilla face à lui et lui prit la cassette des mains, malgré ses efforts pour la garder contre lui. Elle voulait tout dire. Elle avait raison, mais il n’était toujours pas prêt. Ce n’était pas le bon moment… Il resta la tête fixée vers le sol, croisant les bras nerveusement comme un malade mental en pleine crise. Il n’était même pas conscient que son amour pour elle pouvait lui faire aussi mal. Si elle la quittait, il pourrait filer en hôpital psychiatrique directement. Ou en tout cas, il y passerait tout près. « Laisse-moi encore du temps, s’il-te-plaît… Je te promets qu’on leur dira, je te jure Lily… Mais… Je peux pas, pas maintenant… C’est trop tôt encore. » Il releva la tête vers elle et tenta de s’approcher pour lui attraper le visage. « Fais-moi confiance, s’il-te-plaît. Je te promets qu’on dévoilera tout bientôt, d’accord ? Laisse-moi juste le temps de… De pouvoir gérer pour nous deux. » C’était certainement bien trop demandé, alors qu’il ne savait même pas combien de temps il mettrait pour tenir cette promesse. Il voulait simplement gagner quelques semaines, quelques mois peut-être. Juste le temps d’accepter tout ce que cette révélation impliquerait. Juste le temps d’accepter de risquer de finir comme ses parents…
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:07

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Je pensais qu'il me connaissait plus que ça, qu'il n'aurait jamais pensé que je me rangerais du côté de mes parents, peu importe les circonstances... Apparemment, après toutes ces années, il me connaît pas autant que ça... Bien sûr que je les aurais empêché de le foutre dehors. Puis ils n'auraient pas osé faire un scandale en plein milieu de l'enterrement, ils auraient attendu qu'on soit de retour à la maison pour ne pas entacher leur réputation. Donc non, je ne changerai pas d'avis. Il devait être là, peu importe l'excuse qu'il trouve pour se justifier.

« Tu sais très bien qu'ils auraient attendu qu'on soit à la maison, ils n'auraient pas fait un scandale alors qu'il y avait du monde. Donc non, ça n'aurait pas sali sa mémoire, alors arrête de te justifier, tu sais très bien que tu as tort. »

La seule chose qui simplifierait les choses, ce serait que je le quitte. Pourtant, j''essaye de le faire mais il me supplie littéralement à genoux pour que je ne le fasse pas. Il tente de me prendre dans ses bras pour m'attendrir mais rien ne me calme au point que je me dégage de lui en le repoussant des deux mains. Ma rage entraîne la sienne si bien qu'il se met à envoyer des magazines valser et un vase exploser contre le mur.

Il finit par venir me secouer, pour me faire comprendre qu'il ne peut pas vivre sans moi. Moi non plus je ne peux pas, mais ça me tue qu'on se déchire à cause de ce foutu secret. Ça me ronge de l'intérieur. Pourquoi on ne peut pas être comme tous les autres couples ? Pourquoi ça pose forcément problème qu'on ne soit pas du même milieu ? Surtout que je peux assumer pour nous deux et ça serait loin de me gêner mais lui, c'est tout le contraire. Ça fout un coup dans son ego. Je veux bien le comprendre mais ça va pas durer longtemps s'il reste aussi borné. Putain de fierté qui fout tout en l'air. Je me rapproche de lui et le frappe violemment sur le torse avant de me remettre à m'égosiller :

« Mais merde ! Tu comprends rien ! On est censés être ensemble, former un couple ! Si l'un des deux galère, l'autre l'aide et c'est normal ! Tout ça parce que t'es trop fier, tu serais capable de laisser le secret tout foutre en l'air ? T'as qu'à le dire si je suis pas assez bien pour toi et que tu veux pas que tout le monde le sache ! Et j'ai déjà tout ce dont j'ai besoin, j'ai pas à attendre que tu te sois assez crevé à la tâche pour être heureuse. Moi tout ce que je veux, c'est être avec toi, et je me fiche complètement de dépenser un peu plus, puisque je peux me le permettre ! Je te dis pas non plus de m'attendre à la maison et d'arrêter de travailler, chéri ! »

Je prends une voix plus calme quand je vois qu'il a la cassette dans les mains. Il ne faut pas qu'il l'abîme, sinon je peux dire adieu à ce souvenir... Je lui prends délicatement des mains pour la poser ailleurs. Je sais qu'il m'aime, le problème n'est pas là et on sait tous les deux où il est... Je le supplie qu'on avoue tout à mes parents, même si je dois couper les ponts avec eux pour lui, je le ferais. De toute façon, on n'a jamais été proches et on ne risque pas de le devenir. Tandis que je suis agenouillée, il me promet qu'on leur dira mais pas maintenant. Combien de temps il va falloir attendre ? Je ne peux plus me cacher comme ça, surtout si ça entraîne notre rupture...

« ça fait déjà trois ans que j'attends que tu te décides... »

Je ne l'empêche pas de m'attraper le visage et je le fixe, tout en le laissant poursuivre. Bientôt... Ce qu'il est borné. Il continue, il veut arriver à gérer pour nous deux, mais ça nous détruit. Il faut qu'il arrête avec sa fierté, vraiment. Je peux assumer pour nous depuis ma naissance et ça n'est pas prêt de ne plus être le cas...

« Il faut qu'on leur dise maintenant... ça ne peut plus durer... Je te promets qu'on finira pas comme tes parents, on n'est pas comme eux et on ne le sera jamais. On sera toujours ensemble quoi qu'il arrive, et on s'en sortira. Si je dois choisir entre mes parents et toi, le choix est déjà fait depuis longtemps et tu le sais bien. »

Bien sûr que je devais avoir un choix à faire, il est déjà fait depuis longtemps... Et ça, c'est loin d'être un secret par contre.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:09


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Delilah & Wyatt
Wyatt se cherchait bêtement des excuses là où il n’en avait aucune. Il aurait été de son devoir de l’accompagner à l’enterrement, peu importait l’avis de ses parents ou le regard que les autres porteraient sur lui, misérable pouilleux au milieu des riches, il aurait dû être là et il ne l’avait pas été parce qu’il avait été trop lâche pour oublier le secret, encore une fois, point. C’était de sa faute, et même avec toutes les justifications du monde, il ne parviendrait pas à se faire pardonner pour ça. Certes, les parents de Delilah n’auraient pas accepté le jeune homme à l’enterrement, ils auraient certainement essayé de le jeter hors du cimetière avant de finalement laisser tomber, remettant cette guerre à plus tard, par discrétion. Elle avait raison, ils n’auraient rien dit tout de suite, Delilah avait raison sur tout, et lui, il avait tort. Il ne répondit rien, après tout que dire ? Il n’avait plus d’excuse en réserve et en rajouter une couche lui serait certainement fatal. Il se contenta donc de baisser la tête, peu fier de lui. S’il avait pu revenir en arrière et ouvrir cette fichue porte…

Maintenant, voilà qu’elle parlait de mettre un terme à leur histoire. Ca le rendait fou, tellement qu’il en oublia même jusqu’à sa dignité, se mettant à genoux devant elle pour la supplier de lui laisser encore une chance. Elle lui en avait déjà laissé tellement à vrai dire… Maintenant c’était trop tard, elle le repoussait quand il la prenait dans ses bras. Est-ce que ce serait ça la fin de leur relation ? Est-ce qu’après tout ce temps, ils en seraient rendus à ça ? Ca lui déchirait le cœur. Il savait pertinemment qu’il ne pouvait pas vivre sans elle. Il explosa de rage comme jamais auparavant, alerté par cette simple suggestion qui lui sciait le cœur en deux. Il paniquait totalement, n’ayant aucun souvenir de ce à quoi ressemblait la vie sans Delilah. Ils se connaissaient depuis si longtemps, et il l’aimait depuis tellement de temps… Ca paraissait impossible de se dire que c’en était fini, il en était hors de question, il ne le permettrait pas. Il tenta encore une fois de lui expliquer, hurlant à s’arracher les cordes vocales qu’il ne pouvait pas vivre sans elle, qu’elle comprenne bien son point de vue.

Il aurait voulu être aussi riche qu’elle, être digne d’elle, mais il n’était pas né comme ça. Delilah et lui n’étaient pas du même milieu, et malheureusement, c’était un gros problème. Garder un tel secret les détruisait petit à petit, mais que pouvait-il faire d’autre ? Elle voulait tout dire, quitte à assumer les conséquences. Il aurait pu accepter, oui, mais sa fierté en prit un coup lorsqu’elle lui dit vouloir gérer pour tous les deux. Lui, il voulait la combler, lui offrir tout le confort nécessaire, de ses propres mains, sans l’argent de sa petite-amie. L’idée que ce soit elle qui assume pour eux deux lui était insupportable. Sa réaction la fit exploser. Elle lui martelait le torse en criant. Elle n’avait pas du tout la même vision que lui, elle ne pensait pas de la même façon, elle ne comprenait pas vraiment. Lassé de sentir ses poings cogner contre son torse, il s’empara de ses poignets pour qu’elle s’arrête. « Ca suffit !! C’est toi qui comprends rien, Lily !! Tu comprends pas que c’est justement parce que tu mérites bien plus que ce que je peux t’offrir que j’essaie de me hisser à ta hauteur ?! Je me fiche que tu puisses tout te permettre !! Je veux que ce soit moi qui veuille sur toi et pas l’inverse !! » Ca prendrait du temps, c’était certain, mais tout comme Jay Gatsby, il ferait tout le nécessaire pour tout lui offrir.

Il finit par se diriger vers la télévision pour prendre la cassette souvenir qu’elle passait en boucle, énervé par son attitude. Il ne voulait pas qu’elle se morfonde ainsi. La voir dans cet état le rendait dingue. Il était même prêt à balancer cette fichue cassette par la fenêtre, mais après tout, si ça pouvait être plus tard un moyen de se souvenir de son frère, il ne pouvait pas lui retirer ça… Il finit par s’écrouler pitoyablement au sol tant il avait mal au cœur. Il l’aimait, c’était certain, pourquoi ça ne pouvait pas suffire ? Pourquoi leur histoire semblait si compliquée ? C’était injuste. Elle voulait leur dire, et il lui demanda d’attendre encore un peu, juste un peu, assez de temps pour qu’il puisse se préparer au pire, bien que conscient qu’il aurait toujours du mal. Elle avait raison, ça fait déjà trois ans qu’elle attendait. C’était une sacrée malédiction. Trois années de sa vie passés avec lui, à gâcher sa vie peut-être, par sa faute. Il lui attrapa le visage et lui jura qu’ils diraient tout bientôt, qu’avant, il devait pouvoir gérer pour deux, comme si c’était possible que ça arrive en un claquement de doigts. Il voulait simplement gagner du temps, sentant la situation critique.

Delilah savait tout de lui. Elle savait à quel point il avait souffert de la séparation de ses parents, et de l’absence de sa mère, elle savait qu’il avait peur que ça finisse comme ça. Elle le connaissait si bien… Il la fixa un instant, hésitant. « Mais moi je ne veux pas que tu aies à choisir… J’aimerais que tu puisses tout avoir, tout ce que tu veux. Et comment tu peux savoir qu’on ne finira pas comme eux ? On est tellement différents toi et moi… » C’était indéniable. Enormément de choses les opposaient, et pourtant ils étaient ensemble, pour combien de temps, personne ne le savait, mais ils s’aimaient. « J’aimerais tellement pouvoir venir sans honte chez toi pour te voir, que tes parents m’apprécient autant qu’ils le feraient avec un de ces gosses de riches qu’ils veulent te faire épouser... » Il ne serait jamais un de ceux-là. Il ne se ferait jamais sa place parmi eux. Il n’était pas assez bien pour Delilah.
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MessageSujet: Re: (#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word   Mar 16 Sep - 0:10

Sorry seems to be the hardest word
wyatt & delilah
Comment une personne qu'on aime tant peut-elle nous faire du mal ? Bien sûr, Wyatt ne me veut aucun mal mais ce secret me tue. Petit à petit, il m'achève. Petit à petit, j'ai l'impression qu'il ruine de plus en plus notre relation, qui pourtant, est si précieuse à mes yeux... En plus, il n'a pas une bonne estime de lui alors que c'est la meilleure personne que je connaisse. Qu'il ait du fric ou pas, ce n'est pas pour ça que je l'aime. Je l'aime pour me faire me sentir mieux que n'importe qui puisse le faire. Mais je le hais tellement pour ne pas avoir été là le jour de l'enterrement de Jonah. Je voulais qu'il soit là, à mes côtés. Rien que pour qu'il me prenne dans ses bras et me dise que tout allait aller mieux, que ça irait... Voilà pourquoi je suis hors de moi aujourd'hui, parce qu'il ose me faire croire qu'il sera là à l'avenir. Je sais qu'il sera là mais bon sang ce que j'aurais aimé qu'il soit là, à ce moment-là...

Attendre, toujours attendre... Attendre qu'il puisse subvenir à nos besoins. Mais mon seul besoin, c'est lui. L'argent... C'est tellement secondaire. Je vais même jusqu'à le frapper sur le torse pour lui faire comprendre que je m'en fous. Parce que c'est moi qui comprends rien ? C'est la meilleure celle-là. Ce que je comprends, c'est qu'il est juste trop fier pour admettre que jamais il n'aura tout ce que j'ai depuis que je suis née. C'est comme ça, on est différents depuis des années, et ça ne changera jamais.

« Mais Wyatt réveille-toi, merde ! Tout ce que je veux c'est toi. Je m'en fous du reste... On pourrait habiter sous un pont, tant qu'on est ensemble... »

Quand il prend la cassette, j'ai peur qu'il détruise le seul souvenir filmé de Jonah. Il ne peut pas le faire, il n'a pas le droit... Je lui retire assez vite des mains pour qu'il ne la bousille pas. Je m'agenouille en face de lui pour le supplier de mettre un terme à ce secret qui nous ronge. Je lui dis même que si jamais je devais choisir entre lui et mes parents, que le choix est déjà fait depuis longtemps. Comment en douter ? Je n'ai jamais rien ressenti de plus que du dégoût et du mépris envers eux, à cause de l'importance qu'ils ont toujours accordée à l'argent, plus qu'à la véritable valeur des autres.

« Quoi que tu en penses, le choix est déjà fait. Je ne ressens rien d'autre que du mépris pour eux. Ils ne t'ont jamais apprécié à ta juste valeur alors que tu vaux bien plus que tout ce qu'ils peuvent penser de valeur. Et je le sais parce que... On s'aime. Je suis sûre que ce sera pour toujours. Quoi qu'il advienne, on sera ensemble. »

Oui, c'est vrai qu'on est différents et pourtant, ça ne nous empêche pas de nous aimer, plus que nos parents l'ont fait et ça, c'est certain. Voilà qu'il recommence à se dénigrer. Sans réfléchir, je me lève. Il m'énerve, vraiment... Pour ça, y a rien d'autre à faire que de tout avouer, même si mes parents ne l'aimeront jamais. Il n'arrête pas de se convaincre qu'il n'est pas assez bien pour moi, alors que je suis persuadée que c'est tout l'inverse. C'est dingue, l'effet que ça a sur nous... Je me dirige vers la porte d'entrée, sans rien dire et sans douter qu'il me suive. C'est d'un ton neutre que je lui ordonne :

« Allez, rentre chez toi, et tu reviendras quand tu seras décidé à ce qu'on leur dise. »

En espérant qu'il y réfléchisse et que ça finisse par faire son chemin...
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(#1546) Delilah & Wyatt | Sorry seems to be the hardest word

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