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 So we meet again - [Ethan]

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INSCRIT DEPUIS LE : 24/07/2016
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MessageSujet: So we meet again - [Ethan]   Mar 24 Jan - 22:27


So we meet again
Ethan & Riley
 
Nous y voilà. Au cœur même de la plus belle ordure de Manchester. Dans les songes d'un homme sans scrupule. D'un salopard sans honte ni hésitation. Ethan Warner. L'infâme enflure qui a foutu ma vie en l'air. Qui l'a piétiné sous la semelle de sa chaussure de luxe. Et qui a passé son chemin sans se fatiguer à lancer un regard en arrière. Ethan Warner, mais aussi celui que je dois protéger désormais. Et que je dois aider à retrouver ses rêves.

La bonne blague. Quel sacré humour de la part de ce putain de destin, n'est-ce pas ? Me coller de force à un type qui me donne envie de vomir. J'ai passé un long moment, assise devant la bulle noirâtre représentant ses rêves. J'ai scruté sa détresse, en me demandant quoi faire de la mienne. Puis Aiden est arrivé, et j'ai réalisé que je n'étais rien d'autre qu'une grosse fiotte. Ce type affronte la communauté des gardiens à lui tout seul, rien que pour le plaisir de profiter encore de ce monde qui lui est pourtant interdit. Pour ma part … Je chigne comme un chiot, alors qu'on m'a offert une seconde chance. Et alors que le fantôme de mes craintes, que je redoute d'affronter, ne sera même pas véritablement en face de moi. Ce n'est qu'un rêve après tout. Un peu de magie. Il suffit de souffler, et … hop, tout a disparu.

Je m'étais imaginé que le substance des songes de Warner aurait quelque chose de répugnant. Quelque chose de désagréable sur la peau. Je m'étais attendue à ce que son inconscient me repousse de toutes ses forces. Ou au moins à ce qu'il se montre récalcitrant à me laisser entrer. Mais … Force est de constater que les rêves de l'ambitieux politicien n'ont, pour ainsi dire, absolument rien de spécial. Il ne faut, certes, pas trop en demander. J'étais déjà sur le cul en apprenant qu'un connard pareil était capable de rêver.

J'inspire longuement, et finis enfin par ouvrir les yeux sur le monde créée par mon protégé. L'ambiance toute particulière d'une rue bondée de monde et de protestations m'envahit toute entière. Le bruit de la ville, mêlé aux slogans criés par les manifestants, explose à mes oreilles. Quelqu'un me pousse au niveau de l'épaule. Submergée par un environnement qui me prend de court, je ne pense même pas à l'ouvrir quant à ce manque de politesse. Je recule sur le trottoir, là où la masse révoltée n'a pas envahi l'espace. Mais où sommes nous, nom d'un chien ? Je lève la tête, observe les bâtiments, puis finis par plisser des yeux. Mon esprit chamboulé semble reconnaître certaines façades, et mêmes une ou deux devantures de commerces. C'est Manchester ! Mais … bien des années auparavant.

Les gens se bousculent un peu. L'air est électrique, chargé de tensions. Des pancartes sont brandis dans les airs. D'autres, ceux ayant loupé l'atelier art et création, lèvent des poings mécontents vers le ciel. Le peuple tonne dans la rue et défile sous mes yeux sans me prêter une once d'intention. Et puis, soudain les protestations redoublent. Les rangs se serrent. La substance du rêve s'agite. Ma conscience de gardienne s'anime. Mes pieds se décollent finalement du bitume crasseux, pour pénétrer sans plus la moindre hésitation au cœur de la foule. Je joue des coudes. Me faufile. Pousse les plus encombrants. Et parviens enfin au point culminant du rassemblement.

J'aurais probablement pleuré de rire, si je n'avais pas été totalement ahurie du spectacle. Bien peu pressée de le retrouver, je ne m'étais pas encore demandée où était passé cette pourriture d'avocat véreux. Warner a quitté son bel ensemble costume-cravate. Pire encore, il est même complètement décoiffé. Le drame. Les manifestants de la classe populaire s'amassent en demi cercle autour de lui au bord de la chaussée, et des agents de police qui l'accompagnent. Je crois l'entendre brailler et invoquer je ne sais quelle connerie juridique à la con, face aux forces de l'ordre qui semblent vouloir l'appréhender et l'emmener à l'écart. Ce faisant d'autres agents tentent de faire circuler les manifestants. Mais que sont trois imbéciles en uniforme face à un tel rassemblement de la classe populaire ? Chose étrange, l'avocat semble particulièrement apprécié de ces pauvres bougres.

Finalement ses interlocuteurs s'emportent. Ethan se fait clairement happer par le bras et emmener de force un peu plus loin, un peu plus à l’abri des regards. Seigneur Dieu ! Warner se fait embarquer par la flicaille !

Je ne manquerais la suite de l'histoire pour rien au monde. Je bondis en avant et sors du rang. Miraculeusement, les policiers ne font pas attention à moi. La magie des songes, et le talent de la Gardienne, vous vous souvenez ? Je file dans le sillage de mon égaré, et le retrouve assis et coincé derrière une fourgonnette des forces municipales. Si les flics ont pris le risque de le lâcher, ils veillent néanmoins au grain, juste un peu plus loin, occupés à recevoir des ordres par talki walki. Je n'en reviens pas, tant l'occasion est sublime. Un ricanement mauvais m'échappe alors que je m'avance posément vers le pauvre petit manifestant interpellé. Bras croisé, je le toise de toute ma hauteur et de tout mon mépris.

- Alors ça … lâchais-je avec un haussement de sourcils moqueurs. Si j'avais su, j'aurais prévu de quoi immortaliser le moment. Le karma vous revient en pleine gueule, Warner ?


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Mer 25 Jan - 1:00

— SO WE MEET AGAIN —

Ethan Warner

Riley O'Meara





«  Tu as du potentiel mon garçon, ne perd pas ton temps à tenter de sauver des causes perdues.. » conseilla d'un ton trop paternaliste l'ancien associé de Ethan, à celui-ci. L'avocat le fixa, avant d'émettre un rire jaune, pour finalement retrouver son air stoïque. C'était une blague ? Le brun avait une cruelle impression de déjà vu; et il n'aimait pas ça du tout. L'instant d'après, il se retrouva dans les toilettes du tribunal, essayant de reprendre ses esprits à l'aide d'un peu d'eau fraiche dans la figure. Tenant de part et d'autre le lavabo, il releva la tête pour observer son reflet dans le miroir, avant de froncé des sourcils, intrigué. Il s'en rapprocha, tentant en vain de faire une mise au point avec ses yeux. Il n'arrivait pas à se voir dedans, il ne voyait qu'une silhouette floue. La fatigue se jouait-elle de lui ? Il libéra la prise de ses mains pour venir se frotter le visage. Qu'est-ce qu'il se passait ? Il avait la curieuse impression que rien n'avait de sens, sans être pourtant capable de comprendre pourquoi tout semblait être si insensé. C'était extrêmement désagréable pour ce maniaque du contrôle de ne pas être celui qui semblait tirer les ficelles. Le brouhaha qui venait de l'extérieur s'intensifia de plus en plus, de plus en plus fort au point qu'Ethan avait l'impression qu'une manifestation avait lieu dans sa tête. Le bourdonnement violent qui cognait contre chaque parcelle de son crâne l'obligea à se prendre la tête, comme pour tenter de la contenir afin d'éviter qu'elle n'explose. L'avocat céda à sa torture, se pliant alors en deux dans un grognement douloureux. Lorsque la violence des hurlements se dissipa un peu et qu'il pu enfin ouvrir les yeux, il était en plein milieu de la rue, devant le tribunal. L'esprit analytique de l'homme était malmené, ce dernier n'y comprenant vraiment rien. Et il n'avait pas le temps d'essayer de démêler la situation, puisque déjà, des policiers tentaient de l'appréhender. Encerclés par des manifestants, il ne saurait dire s'ils étaient avec lui, ou contre lui. Déboussolé, Warner regarda la foule, qui scandait des insultes, tantôt pour sa pomme, tantôt contre les forces de l'ordre. Lui même semblait faire parti de ce rassemblement. Les policiers, quant à eux, matraque en l'air, tentaient d'atteindre Ethan.

Incapable de bouger, comme cloué sur place, il se sentait complètement perdu.  La masse populaire autour de lui semblait soudainement chercher à le protéger des forces de l'ordre, ce qui  n'était pas vraiment coutume. En effet, en temps normal, la police – corruptible - était plus souvent rangée du côté  de l'avocat plutôt que cette partie ingrate des habitants de Manchester...  Manchester, qui semblait différent, également. Il n'arrivait pas à le comprendre, mais il revivait plus où moins un souvenir, celui-ci quelque peu altéré par le monde des songes. Mais, à peu de chose près, c'était le jour de sa première défaite. Celle de cette affaire qui confrontait un homme lambda, à la justice.


Un instant plus tard, Ethan s'était fait attraper, et jeter à l'arrière d'un fourgon, comme un malfrat. La situation était particulièrement inconfortable parce qu'il n'avait pas conscience de vivre ce moment passé. Pour lui, il était Ethan Warner, celui de 2017, et être traité ainsi était tout bonnement intolérable. Il avait beau avoir balancé tout son baratin d'avocat, ses mots n'avaient eut aucun impacte, comme s'il n'était personne. On lui laissa un peu d'espace, et bientôt, il se retrouva seul dans le fourgon. Soupirant, il passa ses mains menottées sur son visage, jusqu'à ses cheveux. Qu''est-ce qu'il se passait bordel de merde ? Un ricanement le sorti de sa torpeur, et il glissa un regard noir sur la personne qui venait lui tenir compagnie. «  Alors ça …  Si j'avais su, j'aurais prévu de quoi immortaliser le moment. Le karma vous revient en pleine gueule, Warner ? » Il fixa la jeune femme, sans broncher, perplexe.  Sa façon de s'adresser à lui ne lui plaisait pas, d'autant plus qu'il n'avait foutrement aucune idée de qui elle était. Amusant, non ? D'avoir détruit une personne, sans même se souvenir d'elle. Elle n'était qu'une victime de plus, après tout. Tentant de retrouver sa contenance, et son assurance qui n'était jamais très loin, Ethan laissa apparaître un fin sourire sur son visage, celui-ci n'ayant rien de très sympathique : «  Pitié, ne soyez pas plus idiote que vous en avez l'air. Même le karma ne serait pas assez fou pour s'attaquer à moi, il aurait bien trop peur de comparaitre en justice... » assura-t-il, comme s'il faisait même trembler le Destin. Elle le connaissait, et ça ne l'étonnait pas vraiment. Tout le monde le connaissait. Mais il ignorait qui elle était et surtout ce qu'elle lui voulait. L'absence de son garde du corps était regrettable, surtout maintenant qu'il avait les mains attachées. Et si c'était une détraquée ? Peut-être un paparazzi ? Faire la une d'un magasine, dans cette camionnette, n'était même pas envisageable une seconde. Il lui ferait regretter un tel affront. D'autant plus qu'il ne portait même pas l'un de ses superbes costards. Pourquoi, d'ailleurs ? Rapidement, il réfuta cette idée de paparazzi. Elle serait armée d'un appareil photo, et n'aurait, de ce fait, pas exprimer son regret de ne pas en avoir un. Penchant sa tête en dehors du fourgon, il tenta de capter l'attention des policiers un peu plus loin « Eh, les Village People !  Quelqu'un peut virer d'ici cette espèce de- » Ca n'était pas l'indifférence des hommes en uniformes qui stoppa Warner dans sa pique, mais le terme qu'il allait utiliser. Une insulte. Une insulte qu'il avait déjà employé pour qualifier cette jeune femme. Il se souvenait d'elle. Par un miracle inexplicable, il se souvenait de cette femme. La journaliste. Il la toisa alors du regard, ses yeux n'exprimant pas une once de remords à son sujet «  Oh... Vous...? mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire ici ? Elle était là pour le second round ? Impossible. Il grimaça, comme titillé par une migraine. Ethan cherchait à comprendre la situation, mais en vain. Rien n'était logique.  J'ose imaginer que vous n'êtes pas là pour me balancer à nouveau votre poing dans la figure ? Remarquez... vous n'avez sans doute plus grand chose à perdre, maintenant.. » ajouta-t-il, d'un ton glacial et cinglant., avec pourtant, une légèreté déconcertante.  Il semblerait que cette anecdote n'ait aucune importance et en effet, elle n'en avait aucune à ses yeux.  Il lui avait déjà fait perdre son travail une fois, qu'avait-elle à perdre aujourd'hui ? C'était sans doute assez idiot de provoquer quelqu'un lorsqu'on se retrouvait dans sa situation, mais Warner n'était pas du genre a se mettre à genoux, même en position de faiblesse... Parce que, finalement,, même en position de faiblesse, il était bien souvent le plus fort.
 

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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Jeu 26 Jan - 22:34


So we meet again
Ethan & Riley
 
Il m'a oubliée. Ce fumier a oublié qui je suis. Je fulmine. Je boue sur place en grinçant des dents, tandis que je le fusille du regard. Une réponse acerbe me pique le bout de la langue. Merde alors, je n'ai pas frappé assez fort la dernière fois ? À moins que ça l'ait rendu encore plus con qu'il ne l'était auparavant ? Je me mords l'intérieur de la lèvre pour m'empêcher de déballer un flot de paroles irréfléchies. Mon impulsivité m'a coûté cher, la dernière fois. Et même si tout ceci n'est que le fruit de son imagination, même si je sais que lorsqu'il ouvrira les yeux demain matin il ne se souviendra probablement pas de tout ça … je ne le laisserai pas gagner aussi facilement.

- Pitié ! Répétais-je à sa suite, imitant son expression princière d'une grossière grimace. Gardez vos menaces habituelles pour ceux que ça impressionne. Votre Justice n'a rien d'effrayant.

Je le toise avec mépris, bras fermement croisés sur ma poitrine. S'il m'en avait donné l'occasion … Je n'aurais pas hésité un seul instant à me jeter corps et âme dans les infernales procédures d'un procès, même perdu d'avance. Bien sûr, lorsque j'avais entendu dire que l'impitoyable avocat véreux avait pour dessein de me traîner au tribunal, j'avais ressenti cette désagréable sensation d'appréhension que tout bon citoyen au casier vierge peut éprouver. Ce fameux sentiment d'angoisse qui fige la circulation sanguine et qui engourdie le bout des doigts. Mais quelque chose de bien plus fort m'avait poussé à frapper le bureau du poing, prête à lâcher la moitié de mon fric dans cette affaire judiciaire. On appelle ça la fierté, je crois. Ou de la connerie profonde. Tout dépend du point de vu.

- Vous savez ce qui fait peur ? Je parle d'autre chose que de la hauteur vertigineuse de votre tour dorée. Les cartels de drogue, ça fait peur. La guerre au Moyen-Orient, le travail forcé des enfants, ou encore les politiques complètement fous à la tête de grandes puissances mondiales. Tout ce que votre « justice » ne veut pas atteindre, au final. Vous savez ce qui fait peur, Warner ? Votre vantardise. C'est carrément flippant. Vous me donnez la gerbe.

Je souris froidement alors que l'abominable avocat semble finalement retrouver la mémoire. Les paroles d'Aiden raisonnent sourdement au fond de mon crâne. Juste avant que je ne m'incruste ici, il m'avait soufflé qu'Ethan allait probablement éprouver des regrets à force de voir mon visage revenir constamment dans ses rêves, au fil des nuits. Si ça m'avait plus ou moins consolé le temps d'un instant, comment expliquer à présent à quel point je me sens stupide d'être partie dans cette optique ? Cette enflure m'a probablement jeté dans le néant de l'oubli deux jours après avoir réglé notre conflit avec mon supérieur. Pour ma part, sa sale gueule est restée incrustée dans ma tête, comme un vilain et persistant pustule sur le front d'un collégien. Je n'ai pas arrêté de penser à lui. C'est affligeant. Je n'ai même plus envie de le cogner. En fait, c'est moi que j'ai envie de gifler.

Ses insinuations me font plisser les yeux. Oh vraiment ? Même avec des menottes aux poignets, cet homme ne peut pas s'empêcher d'essayer d'écraser tout ce qui l'entour. La colère continue de brûler au creux de mon ventre, et il sait décidément entretenir ce feu destructeur mieux que quiconque. Je prends sur moi et m'avance posément vers lui. Le coin de ma lèvre inférieure frémis avec dégoût alors que je lui renvoie son regard sans sourciller.

- Ce n'est pas l'envie qui manque. Mais je n'ai pas pour habitude de frapper plus faible que moi. C'est vrai après tout, votre chaperon aux gros bras n'est pas là pour vous protéger … Et en plus vous avez les mains liées. Pauvre chaton.

Cette fois un rictus narquois étire mes lèvres pincées. Je cherche la faille dans son jeu d'homme impossible à atteindre. Je n'ai qu'à trouver la minuscule fissure dans la façade de son impartialité glaciale, avant de m'y incruster comme un sale parasite. C'est ce que je sais faire de mieux.

- Je passais par là. Drôle de coïncidence, hein. Vous avez besoin d'aide peut-être ?

Je penche la tête sur le côté pour mieux le considérer avec suffisance. Warner ne me demandera jamais de l'aider. Il préférerait sûrement crever au fond de sa camionnette miteuse plutôt que de reconnaître être en mauvaise posture. Malheureusement pour lui, vu la sale tête de son rêve, les choses ont peu de chance de s'arranger pour lui. Aussi étonnant que ça puisse paraître, ce type est un égaré endurci. C'est vraiment con. Parce que je ne m'abaisserai pas de l'aider tant qu'il ne me l'aura pas gentiment demandé. En attendant je jubile à l'idée de découvrir la suite des événements. « Faites qu'il se retrouve en garde-à-vu … Oh non, encore mieux ! Un interrogatoire bien musclé ! ». Grisée à cette idée, je laisse Ethan essayer de trouver une réponse potable tandis que j'essaye d'accéder à ses souvenirs. Peut-être qu'il a regardé un film policier récemment, duquel son inconscient endormi pourrait s'inspirer … Mais alors que je parcours les résidus de sa mémoire, je ne découvre que dossiers  ennuyeux, clients corrompus, chèques aux montants astronomiques, et … Une femme. Une femme ?! J'en suis tellement surprise que je me perds dans mon intrusion mesquine. Merde, sérieux ! Je suis tombée sur un vieux souvenir vraiment crade ! Monsieur et madame Warner en train de … Mon dieu. Cette fois je vais vraiment vomir. Ce type est vraiment capable d'avoir une érection pour autre chose que son compte en banque ?! Achevez-moi.


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Ven 27 Jan - 21:17

— SO WE MEET AGAIN —

Ethan Warner

Riley O'Meara





Tandis que Warner insinuait que le Destin lui-même avait peur de lui, la jeune femme en face dénonça sa justice, décrétant qu'elle ne faisait peur à personne. S'il avait trouvé ça davantage amusant, il aurait peut-être sourit, mais c'était à peine suffisant pour lui arracher un rictus. Pas peur ? Qui essayait-elle de convaincre, lui ou elle ? Lorsqu'un client notait que sur le dossier que son représentant pour sa défense était Ethan, le procès était déjà presque gagné avant même d'avoir commencé. Bien sur qu'il faisait peur, c'était un requin on ne peut plus redoutable dans le milieu, tant dans un tribunal que dans les coulisses d'ailleurs... S'en suivit une tirade sur ce qui faisait vraiment peur.  Il la regardait parler, parce qu'à part ses yeux haineux, il n'y avait pas vraiment d'autre endroit où poser son regard, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'il lui portait un quelconque intérêt. Pour dire vrai, il la trouvait ennuyeuse, elle et ses principes hippies. Bien sur que SA justice ne voulait pas s'en prendre au Mal qu'elle venait d'énumérer, mais tout n'était que des cycles que son esprit trop étroit ne pouvait comprendre. Pour le bien commun, il fallait des Bons et des Mauvais, des Riches et des Pauvres. Il avait choisit dans quel camps il voulait être. Lorsqu'elle évoqua sa vantardise, avec un ton insultant, il le prit comme un compliment. Parce que, premièrement, ça s'appelait de l'estime de soi, chose qu'elle n'avait probablement pas pour elle même. Pourquoi ? Parce qu'il la lui avait piétiné, lui et ses sabots de diable. Et puis deuxièmement, qu'importe sa façon de ressentir de la peur, ou du dégout, la seule chose qu'il retenait c'était : qu'importe les chemins qu'elle pouvait emprunter, ils ramenaient tous, bon gré mal gré  au même point, lui, et la crainte qu'il créait chez les autres.

Ses souvenirs se mettant en place, il se rappela de la journaliste. Malgré le litige qu'ils avaient partagé, et qu'évidemment, Ethan avait gagné, il ne perdit pas la face devant elle en dépit de sa mauvaise posture. Pourtant, elle aurait pu le cogner à nouveau, et, à part se tortiller ou la repousser s'il le pouvait, avec les pieds, il aurait été à sa merci. Elle n'en fit rien. En était-il reconnaissant ? Vraiment, vous vous posez la question ? Le visage de l'avocat, jusqu'à la relativement stoïque, en dépit des remarques qu'elle lui avait balancé jusqu'à la se froissa un peu devant le ton condescendant qu'elle osait employer face à lui. Il n'était pas énervé, il était...surprit. Surprit qu'elle ose ainsi lui parler, à croire qu'avoir perdu son travail lui avait fait pousser quelque chose entre les cuisses. Mais, ce dont il était sur, c'était qu'elle se contrôlait. Elle s'était jetée sur lui la dernière fois, et aujourd'hui, Madame était devenue la reine du self-controle ? Oh que non, et il pouvait lire les réactions de son corps qui la trahissait.  Ses yeux, sa lèvre frémissante, sa fausse démarche décontractée... Elle essayait de garder son sang froid, mais la simple présence de l'avocat la mettait hors d'elle, il en était convaincu.  Ethan était bien plus entrainé qu'elle en ce qui concernait le fait de rester de marbre, et de ne rien montrer. Qu'espérait-elle, le leurrer, vraiment ? Si elle ne le frappait pas aujourd'hui, ça n'était pas parce qu'il était plus faible qu'elle ou que son garde du corps n'était pas là, comme elle semblait aimer le dire, mais bien plus parce qu'elle savait où cela la mènerait.  Sans doute qu'Ethan serait moins sur de lui s'il apprenait que ce qu'il vivait n'était qu'un rêve.

« Je passais par là. Drôle de coïncidence, hein. Vous avez besoin d'aide peut-être ? » demanda-t-elle, probablement plus que fière d'elle d'avoir pu formuler ça ainsi. Jamais, Ô grand jamais, il ne lui demanderait de l'aide. Ca n'avait rien de personnel. Warner ne demanderait jamais d'aide, à personne. Plutôt crever. Las d'avoir à prétendre porter son attention sur elle, il finit par décrocher de son regard, roulant des yeux : «  et si vous passiez plutôt par là-bas – dit-il en montrant l'extérieur d'un regard - , afin de vérifier qu'il ne se passe pas quelque chose de croustillant pour votre oeil de journaliste de  seconde zone ? On n'sait jamais, quelqu'un pourrait avoir besoin de la griffe d'une pro pour écrire un faire part... » dit-il, sournoisement. Maintenant qu'il se souvenait d'elle, il avait aussi conscience de ce qu'il avait fait de sa carrière. Une vraie humiliation, qui l'avait réjouit – durant une petite dizaine de minutes - bien plus qu'un procès gagné. Parce qu'il l'aurait gagné, inévitablement. Il se leva, afin que sa domination soit aussi remarquable dans ses mots que dans l'espace qu'il occupait, plantant son regard dans le sien comme un coup de poignard.  La lueur dans ses yeux n'annonçait clairement pas les prémices d'un armistice. «  Ou vous pourriez me remercier. Me remercier de ne pas vous avoir fait perdre votre carte de journaliste, de ne pas vous avoir évincer de tout ce qui se rapprochait de près comme de loin à un journal. Si je l'avais voulu, même un simple tweet ou statut facebook vous aurait été interdit. Vous pourriez aussi me remercier de ne pas avoir mener ce procès jusqu'au bout, Riley O'Meara, ou vous auriez tout perdu, et votre travail, et votre misérable fortune, et votre logement... Ceci dit.. Mea culpa. Je vous ai sans aucun doute empêché de rencontrer la femme de votre vie...  les petites rousses chétives sont toujours bien accueillit en prison..  Ou j'aurais pu transformer votre quotidien en un véritable cauchemar, vous renvoyer moisir au fond d'un bar irlandais, chez vous. Il ne vous aurait resté que votre père, votre vieux père, qui n'aurait d'autre option que de payer les dommages et intérêts exorbitant  que vous aurait couté ce malheureux coup de poing... » Si Riley pouvait entrer dans sa tête et fouiller ses souvenirs, Ethan était presque prêt à dire que c'était de bonne guerre, puisqu'il avait plus ou moins fait la même chose, dans le monde réel, en enquêtant sur la vie de la petite Irlandaise. Il n'était ceci dit pas capable de restituer tout ce qu'il avait apprit sur elle dans ce monde là, ou son monologue aurait duré des plombes. Il marqua une pause, laissant un ange passer, et monta ses mains menottées vers l'une de ses oreilles «  pardon, j'n'ai pas entendu ? » ajouta-t-il, avec sarcasmes. Non, définitivement, Warner n'avait rien d'un pauvre chaton.  Elle ne dirait pas le mot qu'il attendait pour parfaire l'humiliation qu'il lui avait fait subir, même si, ce qu'il disait n'était pas complètement insensé. Elle aurait pu regretter son acte, toute sa vie, voire même sur plusieurs générations..Il laissa alors passer un faible ricanement, après un regard méprisant, mettant fin à cette joute verbale qu'il gagnerait très certainement.

Ethan aurait sans doute pu descendre de la fourgonnette et se barrer. Les policiers n'avaient même pas bougés d'un poil lorsqu'il les avait insultés. Mais, coopérer lui ferait gagner du temps, il sortirait bien plus vite du commissariat ainsi. Pourquoi ne l'y emmenait-il pas d'ailleurs? Alors qu'il allait s'assoir à nouveau, les portes de la fourgonnette se claquèrent, avant que celle-ci n'ait une violente secousse, comme si elle venait de se faire percuter par quelque chose, faisant tomber l'avocat. La seconde d'après, tout remua à l'intérieur, y comprit les deux personnes dedans, comme s'ils étaient en train de faire un tonneau avec le véhicule. Quand enfin tout cessa de bouger, après s'être cogné sur toute la surface de l'habitacle, il se releva. Il pouvait sentir le goût du sang dans sa bouche, et comprit qu'il saignait, qu'il était blessé sur quelques zone du visage en tamponnant avec ses mains. Il resta interdit un instant, fixant celles-ci. Elles n'étaient plus menottées. Les menottes n'étaient pas cassées, non non... Elles n'existaient simplement plus... C'était quoi ce bordel ? Il ne s'en rendait pas compte, mais il n'avait pas mal non plus. C'était peut-être pour ça qu'il ne s'inquiéta pas pour l'état de Riley. Ou simplement parce qu'il n'en avait rien a foutre. Sa tête l'avait fait bien plus souffrir dans les toilettes du tribunal plus tôt qu'après avoir été propulsé dans toute la fourgonnette comme une balle de flipper. Devenait-il fou ? Sans doute que le Cauchemar qui s'en prenait à lui n'appréciait pas la tentative de reprise de contrôle de Warner sur la situation, lui et sa rationalité,  ou alors, le glouton tentait de s'en prendre au Gardien qui était là. En parlant de logique, qu'est ce qui venait de se passer au juste ? Ethan avait soudainement l'air animé d'une certaine colère, comme s'il jugeait que ce qu'il venait de subir allait être payé par le responsable. Refusant de rester dans ce cercueil ambulant plus longtemps, il inspira profondément et donna un coup d'épaule dans la porte pour l'ouvrir malgré que l'accident ait froissé le métal. Quand elle céda, et qu'il se retrouva dehors, il réalisa n'être pas vraiment dehors.  Il n'y avait plus de manifestants, plus de policiers, plus rien.. Il mit plusieurs secondes avant de comprendre qu'il était devant chez lui. Tout était sombre, tout le quartier semblait avoir prit feu, tout était comme cramé, avec des particules de cendre qui neigeait tout autour d'eux, recouvrant de suie les différentes villa. Le regard hagard, l'avocat ne semblait plus rien comprendre, malgré tous ses efforts pour rester connecté à la réalité. Tout ça n'avait aucun sens... Les ténèbres qui avait engloutit ce quartier très bourgeois semblaient avoir aussi avalé toute forme de vie, ainsi que les pensées de l'avocat. Sauf une. Celle qui était tournée vers sa femme, et la peur qu'elle ait été touchée par cette chose. Pendant quelques secondes, il n'y avait plus d'Ethan Warner, juste une homme inquiet au visage marqué par cette angoisse. Il devait aller voir... Alors qu'il s'élança, il fut retenu par le sol, comme si la gravité avait tellement changée qu'il ne pouvait faire un pas... Il fronça les sourcils, essayant de comprendre, avant de porter à nouveau son attention sur l'Irlandaise, comme si elle pouvait être responsable de ça. A défaut de l'incriminer, dans un calme incroyable en comparaison de la tempête qui le malmenait de l'intérieur, Warner la regarda sortir de la fourgonnette, insensible au sol collant avant de glacer le silence de sa voix la moins chaleureuse : "  Je ne doute pas que vous ayez tout votre temps pour vaquer oisivement a des occupations telles que du tourisme, mais..." dit-il, ouvrant ses bras d'un air blasé, comme pour lui signifier " Hé oh ?! Je suis enlisé, reste pas là comme une idiote aide moi." sans lui demander clairement un petit coup de main, évidemment... Décidément, elle n'avait peut-être pas tort avec cette histoire de Karma. Il semblerait que cette journée fasse tout ce qui lui était possible pour le mettre en position de faiblesse, comme si quelqu'un se jouait de lui...  
 

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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Sam 28 Jan - 12:03


So we meet again
Ethan & Riley
 

Le discours tranchant de l'avocat me dit l'effet d'une série de coups de couteau dans l'estomac. À chaque corde sensible qu'il touchait, je sentais les murs bancales de ma confiance s'effriter les uns après les autres. Comment était-ce possible ? Comment avait-il réussi ce coup si bas ? Je m'étais toujours persuadée que Warner ne pourrait plus jamais réussir à m'atteindre, d'une quelle que façon que ce soit. Aussi rageant que ça puisse être, il avait eu presque entièrement raison lorsqu'il avait souligné que je n'avais plus rien à perdre. J'en étais naturellement venue à la conclusion que, qu'importe ce qu'il pourrait dire ou faire, il avait déjà suffisamment enfoncé le clou dans la plaie par le passé pour que ça puisse encore provoquer la moindre douleur. Force était de constater que … non. Je ne m'étais jamais imaginée qu'Ethan Warner puisse m'écraser plus fort encore sous sa chaussure lustrée. Incapable de l'interrompre alors que je me sentais fondre peu à peu comme un misérable glaçon face au courroux d'un soleil trop brûlant, je me suis contentée de pincer des lèvres pour contenir la moindre réaction. Il fallait l'avouer, j'avais été incapable de savoir si j'allais lui sauter à la gorge pour lui faire ravaler ses mots, ou si j'allais plutôt fondre en larmes. Il avait osé parler de ma famille. Il avait osé parler de mes origines. De ma vie personnelle. De tout ce qu'il n'aurait jamais dû savoir. Dans un souci de dignité il était préférable de rester là, inébranlable en façade, à soutenir son regard aussi froid qu'un cadavre. Ce chien avait creusé dans mon passé, cinq années plus tôt, pour mieux pouvoir m'enterrer. Pourquoi est-ce que je ne m'y attendais pas ? Pourquoi est-ce je me faisais encore prendre court par ce salopard, putain de merde ?!

- Pardon, j'n'ai pas entendu ?

On appelle ça la foutue goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais quel que soit le chemin prit par mon instinct impulsive et par mes nerfs en train de céder, la brusque attaque subie par la camionnette envoya mes promesses de mort valser au loin avant même qu'elles ne traversent mes lèvres. Et moi aussi, je me mis à voler contre les quatre solides parois du fourgon. Je me mordis la langue sous la force du premier choc. Le lourd corps de l'avocat m'écrasa le buste un instant, avant que je ne le repousse sans le moindre scrupule. Le rêve avait changé. Un Cauchemar s'était introduit ici sans que je ne le sente venir. L'odeur de mon ennemi naturel avait été voilée par celle, bien plus écœurante, du fléau que je traînais dans la vie réelle et que je devais désormais protéger. Imbécile.

Lorsque le véhicule s'immobilisa enfin, j'étais de nouveau maîtresse de moi-même. En d'autre terme, j'étais furieuse. Ce fils de pute qui avait essayé de nous éclater le crâne comme du pop-corn dans cette voiture allait bien vite se chier dans la culotte. Je me redressai douloureusement alors que les portes du fourgon s'ouvrirent sous l'impulsion d'un Warner bien plus en forme que moi. Les dents serrées, je saisis fermement les deux poignards fixés à l'intérieur de mes bottes. Les lames rougeoyantes de mes armes de Gardienne brillèrent en réponse à ma fureur. Elles aussi, elles avaient hâte de fracasser un peu d'ennemi. D'un saut souple, je me laissai tomber hors de l'habitacle défoncé. Un regard noir répondit aux exigences malvenues de mon protégé. Sans un mot, je lui tournai le dos et partis de l'autre côté de la camionnette.

L'air était sec. Agressif. L'impatience d'Ethan s'atténua peu à peu dans mon dos alors que j'avançai pas à pas en contournant le cadavre d'acier, aux aguets. La substance du songe frémit à nouveau. Ça m'arracha un froncement de sourcils. Ça n'annonçait rien de bon. Ce calme était trop lourd, bien trop pour que la masse que j'avais vu heurter le pare-brise peu auparavant ne soit pas en train de se planquer dans un coin. Je me figeai en découvrant une moto de police coincée devant les roues avants du fourgon. Cet engin, ajouté au paysage gris et morbide qui avait envahi l'inconscient de mon égaré, n'était pas sans me rappeler un certain film d'épouvante dont le nom m'échappait.

C'est cet instant que choisit le Cauchemar pour attaquer. Encore trop décentrée par mes réflexions silencieuses, je sentis le coup me cogner la mâchoire sans même apercevoir la menace me fondre dessus. L'instant d'après, une poigne foutrement puissante me saisit la gorge. Mes pieds quittèrent la terre ferme, tandis que le monstre cauchemardesque me collait violemment contre la taule du camion. Que cette créature était immonde ! Un spectre à l'allure humaine, vêtue d'un costume de police, essayait de me regarder par les deux trous noirs où auraient dû se trouver ses globales oculaires. Du sang séché marquait la peau putréfiée autour de ses paupières, comme si quelqu'un lui avait véritablement arraché les yeux avec les ongles. En d'autres circonstances, j'aurais probablement lâché une vanne mal placée sur son regard de tueur. Mais la brusque coupure d'air me fit suffoquer bien plus vite que prévu. Une once de panique se distilla dans la colère qui faisait battre le sang contre mes tempes. Décidément, la reprise était dure ! C'était la deuxième fois que je me faisais surprendre. Si j'en avais été capable, je me serais insultée à voix haute. Au lieu de ça, je pris appui sur mes dernières réserves d'oxygène pour balancer mon talon dans l'abdomen du faux flic face à moi. Sa prise bestiale libéra ma trachée torturée. Je m'écroulai au sol comme une poupée de chiffon, tâtonnai à la recherche de l'un de mes armes et repris une énorme goulée d'air. Sans perdre de temps je me relevai précipitamment pour envoyer un nouveau coup de pied, dans son entre-jambe cette fois. La chose se plia en deux.

- Ah ça, c'est bien les hommes. Même pour une toute petite illusion cauchemardesque de rien du tout, vous ne pouvez pas vous passer de votre paire de couilles.

Je roulai des yeux et abattis sans hésitation la poignée de ma dague contre sa nuque. La créature s'étala par terre. Je bondis sur sa poitrine en décomposition. Attrapant violemment le col de son déguisement, je le frappai au visage avec mon poing libre. Encore. Encore. Et encore. Le visage de Warner imprimé dans mon esprit, je défoulai toute ma haine sur le Cauchemar en sang. C'est tremblante de rage que je finis par lui enfoncer ma lame dans le cœur.

Si l'ennemi disparu dans un nuage de poussière noir, la sale gueule d'Ethan continua de poursuivre mes esprits alors que je rebroussai chemin pour le retrouver. Mon travail n'était pas terminé. L'effrayant paysage ne s'était pas évaporé, et la substance du rêve ne s'était toujours pas apaisée. Il y avait un autre Cauchemar. En réalité ils se battaient probablement pour gagner le songe de Warner, avant que je n'intervienne. Et comme pour confirmer mes soupçons, une alarme stridente hurla dans la nuit. Le film d'horreur se poursuivait. Je débouchai à nouveaux aux côtés de mon protégé, et pris enfin le temps d'essuyer le sang coagulé sous ma lèvre éclatée. L'avocat n'avait pas l'air spécialement ravi du fait que je l'ai fais patienter. Mais au lieu d'écourter au plus vite l'attente de sa majesté, je me plantai plutôt face à lui, encore haletante et serrant mes couteaux avec hargne.

- Vous … C'est vous qui devriez plutôt me remercier, d'avoir épargné votre joli minois de petit bourgeois pincé. Vous l'auriez mérité. Et ça aurait donné une excuse supplémentaire à votre femme pour aller se faire baiser ailleurs.

Je ne m'étais plus posé la moindre limite dans l'accès à ses souvenirs. Folle de rage, je cherchai la moindre petite chose qui aurait pu lui faire un peu de mal. Ou au moins l’égratigner.

- Et ne parlez plus jamais, jamais, jamais de ma famille, espèce de sale ordure …

Le cri aigu d'une créature monstrueuse sur la droite interrompit mes règlements de compte plutôt chaotiques. Je pivotai sans réfléchir sur mes talons et envoyai rageusement l'une de mes lames se planter dans son crâne. Semblable à celle que j'avais tué quelques instants plus tôt, la chose était cette fois complètement nue. Elle s'écrasa dans l'herbe couverte de cendres. Ce n'était pas le Cauchemar lui-même. Ce lâche préférait attaquer de loin. Je plantai à nouveau mon regard dans celui de Warner. Ça m'en coûtait. Oh oui. Mais je lui tendis la main.

- Un pied après l'autre, chaton. Et bougez vous le cul. Il faut trouver un endroit où se barricader.


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Dim 29 Jan - 19:22

— SO WE MEET AGAIN —

Ethan Warner

Riley O'Meara





Ethan Warner était du genre maniaque du contrôle compulsif, tout devait se passer comme il le souhaitait. Vous imaginez donc Ô combien une chose aussi simple que celle de marcher, d'être maitre de ses propres mouvements, le rendait dingue lorsqu'il en était privé ? Englué au sol, incapable de se déplacer, il s'en prit à nouveau à la rouquine, lui ordonnant en quelques sorte de venir le sortir de là. Il ne fût pas vraiment surpris de n'avoir en retour qu'un regard noir, un de plus. Dans ses mains, il remarqua deux couteaux. Il les fixa, étonné. Puis la surprise s'estompa rapidement. Finalement, il avait vu juste lorsqu'il avait pensé qu'elle n'était qu'une simple détraquée, avant de se souvenir de son identité. Ca n'était  pas la première fois qu'on le menaçait avec une arme, et ça ne serait pas la dernière. Qu'espérait-elle de lui ? Une revanche ?  Elle avait tout intérêt à ne pas le louper dans ce cas là, parce que même dans le coma, il trouverait le moyen de le lui faire payer. Peut-être voulait-elle simplement revenir sur l'accord qu'il avait passé avec le responsable du journal ? Elle pouvait bien se carrer ses dagues là où ça lui ferait le plus plaisir, parce que ça n'arriverait jamais. Lui vivant, aucun contrat ni négociation ne serait revisité.   Et puis cette bonne à rien tourna les talons, le laissant en plan. Elle n'était même pas capable d'assumer son rôle d'intimidation jusqu'au bout, et encore moins celui qu'il voulait lui octroyer, à savoir, celui de la bonne poire qui lui file un coup de main. Elle se foutait de la gueule du monde ? Il avait déjà collé des procès à des gens pour moins que ça, elle voulait vraiment prendre ce risque et lui faire faux bond ? «  Sombre garce idiote... » marmonna-t-il en s'épuisant en tentant de sortir de ce piège qu'il ne comprenait pas. La force de ses jambes ne suffisant pas, il se donna renfort en attrapant l'un de ses tibias avec ses mains, et tenta cette fois ci de cumuler ses forces avec celles des bras, vainement.  Ses yeux se posèrent sur la fenêtre de sa chambre, à sa femme et à lui, et il lui sembla apercevoir une ombre. Elle était là ? Il  mit toute ses forces pour s'extirper de ce sol sans même décoller à peine le talon, et sursauta soudainement en entendant de l'animation derrière lui. Il tenta tant bien que mal de voir ce qu'il se passait; mais la fourgonnette lui cachait la vue. Mais qu'est-ce qu'il se passait ?  Dire qu'Ethan ne se sentait pas un peu paniqué serait mentir. Pourtant, il était bien loin de l'hystérie, comme si tout ce qui se passait autour de lui l'intriguait, l'inquiétait un peu, mais lui était majoritairement égal. Il se sentait vraiment bizarre. Il avait presque conscience que ce qu'il vivait n'était pas normal, pourtant il n'arrivait pas à vraiment se l'avouer;  Du coup, cette incompréhension laissa place à une frustration mêlée à une désinvolture. Un peu comme si soudainement, qu'il lui arrive quelque chose ou non lui était égal. Il cessa même de s'agiter, épuisé. Il regarda à nouveau la fenestre de la chambre, d'un air désolé. Ca ne lui ressemblait pas de capituler, que lui arrivait-il ?  Une alarme stridente retentit dans toute la rue déserte, le sortant de ses pensées les plus sombres, comme un électrochoc. Le bruit venait de loin, et progressivement, se cumulait à celui-ci d'autres alarmes du même type, ces dernières se rapprochant de plus en plus. Ethan ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'agissait des alarmes des voitures de luxe garées le long de la rue; du bout de celle -ci jusqu'à lui. Et, comme pour lui rappeler qu'il n'était pas du genre à baisser des bras, l'agaçante journaliste refit son apparition. «  Ca alors, voilà qu'elle nous honore de sa présence maintenant.. » grogna-t-il entre ses dents parfaites, plutôt mécontent qu'elle se soit barrée de la sorte. Son regard se posa alors sur son visage. Il n'était pas idiot et avait bien comprit qu'elle était responsable du remue-ménage qui avait secoué l'arrière du camion, et sa lèvre saignante en était la preuve. Ou ce n'était que la conséquence de l'épisode des tonneaux dans la fourgonnette. La connaissant plutôt impulsive, peut-être était-elle allée passer ses nerfs dans la taule, loin de son regard plein de jugement, avec ses petits poings ? Ceux-ci étaient d'ailleurs teintés d'un rouge sombre, presque noir, ce qui corroborait plutôt bien avec l'idée qu'elle ait réglé son compte à la camionnette....  

Ses dernières paroles ayant été partiellement couvertes par les alarmes, il n'était pas certain qu'elle les ait entendu, pourtant elle posa un regard toujours plus haineux sur lui, se plaçant entre sa maison et lui. Il la regarda sans perdre ce méprit qu'il avait pour elle. - Vous … C'est vous qui devriez plutôt me remercier, d'avoir épargné votre joli minois de petit bourgeois pincé. - protégé de quoi, d'une camionnette couchée dans la rue ? Merci WonderWoman... -Vous l'auriez mérité. Et ça aurait donné une excuse supplémentaire à votre femme pour aller se faire baiser ailleurs » Son air suffisant s'envola à cet instant, il la toisa, ahuri, ses yeux traversé un instant par un éclair de fureur.. C'était bien la première fois qu'il laissait paraître sa déstabilisation. Probablement parce qu'il avait jeter l'éponge précédemment et qu'il n'était plus tout à fait lui même depuis tout à l'heure..  Comment? Comment était-elle au courant de ça ? Lui même ne l'était que parce qu'il les avait surprit, sa femme avait encore la décence de ne pas afficher son infidélité au grand jour... Warner avait un oeil sur les journaux, que ce soit sur les faits divers ou people. Comment une telle information avait pu échapper à son regard vigilant ?  Il était pourtant de ceux qui voyait tout et entendait tout... Comment pouvait-elle savoir ça? Prit de court,  il demeura bouche bée, alors qu'elle poursuivait d'un ton menaçant, lui interdisant de parler de son père. Un cri aigu attira l'attention de notre Gardienne et de son Égaré, et sans perdre une minute, elle balançant l'une de ses dagues dans le crane de cette chose. Chose dont Warner avait beaucoup de mal a lâcher du regard. Trop de surprises en peu de temps. D'abord qu'elle ait cette information sur sa femme, et qu'elle ose en parler ainsi, et ça. Il grimaça en prenant conscience que ça n'avait rien d'humain, sinon d'une expérience scientifique ratée.  Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Qu'est-ce qu'il se passait aujourd'hui, bordel de merde?

Pour les Cauchemars, Warner devait être un vrai challenge. Parce qu'aussi immonde était cette créature, il n'était pas effrayé. Il était indifférent à ca, ou, tout au pire, surprit. Il détestait ne pas comprendre quelque chose, et ça, tout ça, lui échappait. Et puis de toute façon, dans un sens moins littéral, il avait vu bien pire, et le vrai monstre dans ce rêve, c'était lui. Riley n'ayant pas hésité avant de lui balancer sa dague dans le crâne semblait avoir une longueur d'avance sur lui, et savoir ce que cette chose était, justement. Mieux encore, elle semblait pouvoir assurer sa protection. Nul doute que si elle n'avait été là, l'avocat collé au sol n'aurait pas fait long feu devant cette chose. Elle avait raison finalement, lorsqu'elle avait mentionné le fait que c'était à lui d'être reconnaissant. Mais il ne l'avouerait jamais. Elle lui tendit alors une main, le laissant dubitatif. Accepter son coup de main lui coutait autant à lui qu'à celle qui le lui offrait. C'est pour cette raison qu'il le refusa. Enfin, dans l'idée. Il préféra voir Riley comme un instrument plutôt qu'une sauveuse. Elle venait de lui sauver la vie une fois, sinon peut-être deux. Se dire qu'il pouvait l'utiliser pour se protéger était pour lui plus acceptable que de saisir cette main. D'ailleurs, il préféra lui attraper le poignet plutôt que la main, beaucoup trop symbolique à ses yeux. C'est alors qu'il senti son pouls, s'éclater contre sa main. Un pouls accéléré, et violent, à l'image de sa dernière réplique. Face à la redondance de ce stupide surnom dont elle l'affublait, Warner dit d'un ton faussement amical :  « Oh mais je vous en prie, appelez-moi – vu son timbre de voix, la situation laissait penser qu'il allait lui demander de l'appeler par son prénom, comme le ferait deux personnes qui deviennent un peu plus proche. Mais non. Le son de sa voix reprit sa mélodie glaciale alors qu'il termina sa phrase – plutôt Monsieur Warner. ».  Au même moment, il parvint à enfin décoller son pied du sol comme si la simple présence de Riley le lui avait permit. Enfin maitre de lui même, il lui lança un dernier regard noir, accentuant ainsi ses dernières paroles. Riley avait tendance a sous estimer le requin qu'elle avait devant elle, et ferait mieux de réfléchir à deux fois avant de lui parler ainsi. Elle n'était personne pour se permettre d'employer ce petit ton là avec lui. Elle n'était rien.

Résigner à jeter un coup d'oeil dans sa maison, mais aussi à ne plus avoir besoin de son aide, ou de ses services plutôt, il relâcha la prise qu'il avait avec dédain, et se dirigea vers la créature qui gisait sur le sol tout en agitant sa main avec désintérêt vers Riley. Sans même se retourner pour lui adresser la parole, il dit «  Puisqu'on est quittes, vous n'avez qu'à aller bougez vous même votre cul plus loin. Vous savez, vous n'êtes pas plus mon genre aujourd'hui que la dernière fois, alors arrêtez de me coller. Et foutez moi le camps d'ici. Vous n'avez toujours rien à faire dans un quartier comme celui-ci... » Il ne revint pas sur le surnom qu'il lui avait donné la dernière fois,parce qu'elle l'avait sauvé. Mais de toute façon, le fait de dire qu'ils étaient quittes étant bien assez odieux comme ça. Quitte de quoi ? Le fait qu'elle lui ait sauvé la vie, avait la même valeur que le fait qu'il ait sauvé la sienne ? Enfin, en partie, façon Warner quoi... Rappelez-vous, qu'il ne l'ait pas entièrement détruite. Ne portant plus aucun intérêt à elle, n'en ayant de toute façon pas eu beaucoup jusqu'à la, il frisa du nez en se rapprochant de la chose. Elle était encore plus hideuse de près, et bien plus odorante. Une mince couche de cendre la recouvrait déjà. Warner s'accroupit alors, et donna un petit coup de main pour dégager son visage, intrigué. Oui, un vrai challenge pour les Cauchemars, lui et sa curiosité. Qui avait pu créer ça ? La raison première de sa présence près du corps, c'était bien évidemment la dague lancée par la Gardienne. Warner l'attrapa et la tira d'un coup sec du crane du monstre, la contemplant. L'éclat qu'elle dégageait était captivant et sa couleur n'avait clairement rien à voir avec celle d'une lame teintée de sang. Il se redressa, et fonça dans l'espace qui le séparait de sa porte d'entrée, sans se soucier d'elle. De toute façon, elle savait se défendre, non ? Alors.

Ethan entra dans la villa et plissa ses paupières pour tenter de discerner quelque chose à l'intérieur. C'était beaucoup trop sombre. Évidemment, les interrupteurs ne répondaient pas. Il sentit une ombre fugace passer derrière lui, provoquant un frisson le long de son échine, et  le verrou de la porte d'entrée s’enclencha.  Se retournant, serrant le poignard, il tenta de voir quelque chose à l'aide de son rayonnement, qui faiblissait. Peut-être aurait-il dût laisser son garde du corps d'appoint venir avec lui ? Il chercha la porte, et son verrou, mais ce dernier lui disparu entre les doigts. C'était dingue, c'était impossible, et pourtant, il fit avec comme si c'était des choses qui arrivaient. Il lui manquait clairement la lucidité d'une personne consciente, et son esprit était à la merci des Cauchemars qui jouaient avec lui. Seule une faible lueur brillait à l'étage. Sans réfléchir, Ethan s'y rua. Quand il vit sa femme, debout dans la chambre, il se sentit soulagé. Comme sur la retenue, il ne laissa pas cette emotion s'exprimer. Posant simplement la dague sur la table de nuit, il avança jusqu'à elle pour la prendre dans ses bras. Elle ne lui rendit pas son étreinte. Rien d'anormal, jusque là finalement... «  Tu vas bien? » lui demanda-t-il, sa voix trahissant toutefois son inquiétude précédente? Il profita un instant de son parfum, avant de s'écarter, pour lui prendre le visage, n'obtenant pas de réponse. La lumière se mit alors a grésiller avant de s'éteindre. Il lâcha le visage de sa femme et chercha l'ampoule sur le plafond, donnant un petit coup d'index dessus. Elle se ralluma. Lorsqu'il regarda sa femme, celle-ci se tenait de façon désarticulée. « … Kathleen? » demanda-t-il, en se rapprochant d'elle. Lorsqu'elle releva la tête, elle n'avait plus de visage, et tenait une lame. Sa dague. Enfin, celle de Riley. Elle s’agita de façon épileptique, s'approcha de lui, bougeant de façon mécanique, au rythme de l'ampoule grésillante.  Pétrifié, Ethan fixait sa femme approcher de lui, agitant la lame dans sa main pour tenter de l'atteindre. Qu'est-ce qui se passait ? " Kate, arrête ! " la somma-t-il. Il esquiva de justesse le dernier coup qu'elle tenta de mettre, celui qui aurait pu être fatal. La dague de planta dans la porte du dressing et elle poussa un cri strident, arrachant l'arme. Elle n'avait plus rien de sa femme si ce n'était la silhouette, mais pourtant il n'arrivait pas à se résigner à s'en prendre à elle pour se défendre. Se protégeant avec le mobilier, il était bien obligé d'admettre qu'une fois qu'elle aurait tout détruit, il ne pourrait plus faire grand chose pour sauver sa peau. Il lui attrapa le poignet pour lui faire lâcher la dague, mais sa main glissait autour de celui-ci. Lorsque la lumière lui permit de s'en rendre compte, il remarqua que sa peau était comme en putréfaction et que la force qu'il exerçait pour tenir son poing armé hors de sa porté la lui arrachait. Horrifié, il la lâcha «  Katy t'as besoin d'aide, arrête et pose ça ! » paniqua-t-il. Il y en avait un qui devait se régaler, en s'en prenant à ses rêves par le biais de sa femme, idée probablement soufflée par la rouquine d'ailleurs...
 
 

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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Mer 8 Fév - 22:51

HJ : J'ai adoré ton post sur le tumblr ! :huhu:


So we meet again
Ethan & Riley
 

Déjà par le passé, je me suis demandée comment l'entourage de Warner parvenait à le supporter, lui et son caractère de sale emmerdeur. C'est vrai après tout, une affaire comme la sienne ne se gère pas seule, bien qu'il puisse se vanter d'être le capitaine du bateau. Il doit avoir toute une armée de petits pions à sa solde, dressés à exécuter les moindres désires de monsieur. Aujourd'hui encore je débouche sur les mêmes conclusions. En réalité ses subordonnés ne doivent probablement pas le supporter. Et en dehors de son travail Warner ne doit certainement pas avoir beaucoup d'amis. Si on ne m'avait pas fermement interdit de m'approcher à nouveau de cet homme, au risque d'être foutue à la porte pour de bon cette fois, j'aurais minutieusement étudié l'étendu de son influence entre deux faire-parts. Rien que pour lui porter préjudice, bien évidemment. Je suis prête à parier qu'un nombre inimaginable de stagiaires a dû jeter l'éponge au bout de quelques malheureuses semaines entre les griffes de l'abominable avocat. Et presque tout autant de démissions pour les jeunes employés manquant d'assurance. Je l'avoue, l'idée de découvrir deux ou trois suicidés travaillant dans les locaux Warner avait agité ma curiosité morbide. Glauque n'est-ce pas ?

Tandis qu'il débite ses paroles, je m'agite en faisant mine de repousser son discours plus loin du revers de la main. Je roule des yeux et mes lèvres s'agitent silencieuse. Comme les enfants, vous savez ? « Nianiania ». Cause toujours tu m'intéresse. Je n'ai même pas envie de me tuer à lui expliquer pourquoi lui et moi nous ne serons jamais, Ô grand jamais, quitte. Je préfère cultiver ma frustration intérieure, en maudissant encore ce sacré farceur de Faiseur de Rêves. Aller bouger mon cul plus loin ? Bordel de merde, mais je ne souhaite que ça ! Intérieurement je me demande si mon comportement s'analyserait encore en un abandon de poste si, comme mon si précieux protégé me l'a demandé, j'allais brasser de l'air ailleurs. Après tout c'est lui qui ne veut pas de mon aide. Mais je sais très bien que je n'ai pas autant de liberté que l'avocat. Si lui peut se permettre de choisir ses clients en fonction du portefeuille, me concernant je n'ai plus le droit de refuser les missions qu'on accepte de me confier. C'est l'épreuve de la dernière chance.

- Hey, posez ça, ça coupe très facilement ! Pestais-je en me rendant subitement compte que Warner s'est éloigné pour aller récupérer mon poignard, empalé dans le front de la macabre créature. Et où est-ce que vous allez ?! Revenez espèce d'imbécile !

Je serre les poings en levant la tête vers le ciel, priant pour que la première divinité à passer dans le coin me redonne un peu de patience. Intérieurement j'espère presque que l'avocat s'ouvre un doigt contre le tranchant de ma lame, qu'il se vide de son sang et qu'il se réveille au nage dans son lit. Parce qu'en plus cet enfoiré m'a réellement volé mon couteau. Putain.

- Ethan Warner, ne m'obligez pas à venir vous chercher par la peau du cul,
grommelais-je plus pour moi-même, car déjà sa silhouette un peu trop curieuse disparait au loin, bien trop loin pour m'entendre.

Résignée, je glisse le coutelas qu'il me reste à l'arrière de ma ceinture. C'est vraiment agaçant. L'ambiance de film d'horreur n'était pas suffisante, il faut aussi que monsieur ait envie d'aller visiter son propre quartier. Peu encline à me laisser surprendre de nouveau, je trottine dans le sillage de mon protégé en fuite en prenant soin d'avoir un œil sur les environs. La demeure dans laquelle il s'est engouffré me fait grincer des dents. Je la reconnais, cette battisse. C'est devant son somptueux portail en fer forgé que ma tendre relation avec ce chien galeux a débuté. Cette fois pourtant, aucun garde-du corps n'est là pour me barrer la route. Je m'infiltre dans l'allée aux fleurs fanées et rejoins la porte d'entrée. L'ouverture s'est abruptement refermée tout à l'heure, derrière le passage de mon égaré en cavale. Un grand classique. Néanmoins, ne pas trouver de poignée pour ouvrir l'imposante porte luxueuse me contraria clairement. Un grognement de mécontentement m'échappe tandis que je tâte le bois à la recherche d'une solution, d'un point faible à attaquer. Mais soudain la surface ondule sous mes doigts. Je bondis en arrière. L'instant d'après la matière s'agite plus vivement pour changer de forme, de texture, et devenir un solide mur de brique avant de s'immobiliser pour de bon. Pour peu, je pourrais presque voir un joli doigt d'honneur dessiné dans la pierre.

- Cauchemar de mes deux. Attends que je te mette la main dessus.

S'il a pris le temps de me ralentir de la sorte, c'est qu'il est vraisemblablement occupé avec Warner à l'intérieur. Je roule des yeux. C'est bien ma veine. Sans perdre de temps, je tourne les talons et fais le tour de la villa. Une belle pierre décorative, tout à fait inutile en temps normal, a tôt fait de briser une fenêtre et de m'ouvrir un passage là-dedans. Je me faufile à l'intérieur, pour mieux être accueillie d'un silence aussi lourd que menaçant.

- Ethan ?

Mon murmure perce à peine l'épaisseur du mutisme ambiant. Je l'appelle une nouvelle fois, plus fort  cette fois. Mais même à deux pas de là, cet abruti n'aurait pas pris la peine de me répondre. Je force sur mes yeux. Il fait sombre ici, et je me sens complètement déboussolée au sein de ces lieux inconnus. J'avance lentement, prête à bondir, dans ce qui s'apparente à mon esprit comme la demeure du Diable.

Je débouche sur la somptueuse entrée et tombe presque nez à nez avec une ridicule statuette perchée sur un meuble. Je fronce le nez d'un air critique. Quelle est donc cette affection particulière pour les bibelots inutiles, combinée à des goûts de chiotte ? Du bruit attire mon attention à l'étage. Mes poils se hérissent d'avance sous l'adrénaline. J'attrape la statue sans plus chercher à disserter dessus, et gravis quatre à quatre le grand escalier de pierre. Dans le feu de l'action, la maison s'avère être un véritable labyrinthe. Je me trompe deux fois de portes avant jaillir essoufflée dans l'encadrement de la chambre parentale.

La scène me cloue un instant sur place, ahurie, avant de me faire bouillir de rage. Mes phalanges se resserrent brutalement sur le plâtre de mon arme de fortune. Bordel mais qu'est-ce qu'il fabrique ?! Je fonce dans la pièce sans réfléchir. Mes bras lèvent la statuette à la façon d'une batte de base-ball. Je n'en attends pas plus pour frapper le crâne cadavérique d'une Madame Warner comme s'il s'était agit de la balle à atteindre. Un craquement sinistre immédiatement suivi d'un gargouillis immonde m'affirment que j'ai bien touché ma cible. Une giclé de sang noire vole dans les airs. Je sens sa substance répugnante sur mes avants-bras. L'avocat en aura reçu en travers du visage. T'as la mort de ta femme imprimée en plein sur ta gueule, Warner. Les gémissements bestiaux s'arrêtent. Le corps lourd de la créature tombe à genou. D'un coup de semelle, je la pousse de force à terre. La moitié de sa boîte crânienne est déjà ouverte, à se répandre sur le beau tapis. Mais par mesure de sécurité, et pour défouler ma hargne, je la cogne une nouvelle fois. Rien que pour être certaine de l'avoir bien achevée.

Je fulmine de rage. La masse humaine sous mon poids ne bouge plus. Aucun nuage de poussières obscures. Il ne s'agissait toujours pas du Cauchemar lui-même. Je me redresse et balance la statue poisseuse de sang dans un coin. J'avise ma fameuse dague manquante, et me penche pour l'arracher de la poigne robuste du cadavre. Foutue bestiole. C'est répugnant. Finalement je me tourne vers Ethan, et le fusille du regard. Il ne me faut qu'une demi seconde pour lui sauter dessus. Mon poing se referme sur sa chemise. Je le secoue sans vergogne avant d'exploser.

- Vous êtes complètement stupide, ma parole ! Qu'est-ce qui vous a pris, nom d'un chien ?! Vous avez laissé une chose pareille vous prendre MON arme, pour mieux essayer de VOUS éventrer avec ! Vous êtes un imbécile Warner, MERDE !

Je le repousse sans ménagement contre le mur dans son dos, sans égard au fait qu'il vient tout juste de me voir défoncer le crâne de sa femme. Ce crétin s'amuse à foutre tout mon travail en l'air, et sans même en avoir conscience !

- Je ne sais pas ce qui m'empêche de vous coller une bonne leçon.

Je peste encore en rangeant la lame en sécurité. Sans m'inquiéter de son état – puisqu'il tient encore debout, c'est que son épouse n'y est pas aller assez fort – j'attrape son bras sans lui demander son avis, et commence à faire mine de le tirer à ma suite.

- Ramenez-vous. J'vous expliquerai plus tard la subtile différence entre « se barricader » et « se jeter dans la gueule du loup ».


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Lun 13 Fév - 19:31

— SO WE MEET AGAIN —

Ethan Warner

Riley O'Meara




Prisonnier de sa chambre dans sa propre demeure, Ethan tentait de raisonner sa femme alors que celle-ci s'efforçait de le planter avec un couteau. Il n'arrivait tout simplement plus à comprendre ce qu'il se passait, ni même à raisonner de façon cohérente. Clairement, cette chose à la silhouette de sa femme, qui n'avait pas de visage, et qui gesticulait de façon désarticulée n'avait plus rien à voir avec Kathleen... pourtant, il n'arrivait pas à le voir. Il était toujours intimement convaincu qu'elle était toujours elle, et c'était bien pour ça qu'il essayait de se protéger de ses coups sans la blesser. Elle n'avait pas l'air de comprendre la moindre requête de son mari. Il avait parfois un moment de répit, lorsque la lumière cessait d'éclairer.. Une chose positive dans tout ça, puisqu'il serait mort cent fois si dans le noir total, elle se battait encore. Ethan se retrouva ceci dit rapidement à court de boucliers et de cachettes. C'était donc ainsi qu'il finirait ? Planté par son épouse ?  Etrangement, l'instinct de survie de ce requin s'était envolé, mais il ne détourna pourtant pas le regard alors que Kathleen leva la dague pour lui donner le coup de grâce Peut-être aurait-il dû regarder ailleurs à cet instant, parce qu'il vit Riley foncer droit sur eux, levant une statuette en l'air..

Ethan fit alors les gros yeux, bien plus inquiet pour son épouse que par son propre sort.  Non non non non non non non non non....! « ... ! » l'air lui manqua lorsqu'il ouvrit la bouche pour lui hurler de ne pas faire ça, mais c'était trop tard. Riley avait déjà assené un coup fatal sur le crâne de son épouse, laissant l'avocat dans un état de stupeur extrême. Les yeux écarquillés, il fixait le corps de celle-ci, gisant au sol. Le brun était bien trop sous le choc encore pour se soucier un instant du sang qu'il avait reçu en pleine tronche. Le décor tout entier s'agita, sans qu'il en ait conscience, son regard trop figé sur elle.  L'acte de Riley, quand bien même était-il là pour le sauver, manqua de réveiller notre homme. Il se senti grippé, secoué, engueulé, poussé, mais il était complètement incapable d'avoir la moindre réaction. Sa femme.. Il avait l'impression d'entendre Riley au loin, comme s'il avait la tête sous l'eau. Il ne comprenait rien à ses mots, et s'en fichait pas mal. Sa femme... Ethan n'avait alors plus rien de l'homme inébranlable qu'il était. Son regard était teinté d'une terreur sombre, alors que son corps tout entier semblait être raidit. Qu'est-ce qu'elle avait fait?

Doucement, Ethan reprit possession de son rêve, détachant enfin son regard du cadavre au sol. La terreur prit une autre forme dans ses muscles, la stupéfaction cédant alors sa place à la fureur. Riley tirait sur son bras pour déguerpir d'ici, et s'il avait fait quelques pas malgré lui quelques secondes plus tôt, il cessa toute coopération en retrouvant ses esprits. Ses mains, tremblantes, vinrent enfin toucher son visage, comme pour vérifier que tout ça était "bien réel". Il senti cette substance sur lui, et la fixa un instant sur ses doigts. S'il tremblait, ça n'était pas dû au moindre frisson d'anngoisse, mais à ses nerfs malmenés. Il tentait tant bien que mal de contrôler ce qui s'agitait en lui, tout en cherchant à comprendre ce qu'il venait de vivre....  «  Qu'est-ce que vous avez fait... »  murmura-t-il, la voix encore meurtrie dans sa gorge...  Mais lorsqu'il coula son regard sur la rouquine, il céda. Son regard vide venait de prendre un tout autre éclat, traversé par une fureur monstre : «  QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT !? » s'emporta-t-il alors, attrapant la journaliste par le cou avant de la plaquer violemment au mur. Sa prise sur sa gorge semblait  s'être refermée à son maximum, comme si, l'étape suivante était de lui arracher l'œsophage en un geste brutal. Rapidement le corps de la jeune femme quitta la sol, soulevée par l'homme animé par cette haine incommensurable. L'avocat avait bien plus l'habitude d'abattre ses ennemis à coup de lois et d'arguments tournés à son avantage, mais pourtant aujourd'hui, il était prêt à faire ça avec pour seule arme ses dix doigts et sa colère. Tout le mal qui l'habitait ressorti à ce moment là, et était visible sur chaque détail de son visage...

Le Cauchemar s'était probablement installé avec un pot de pop corn, observant l'égaré tenter de tuer son gardien. C'était un spectacle qu'il ne risquait pas de voir très souvent... La journaliste étant ce qu'elle était, notamment capable de se battre et de mettre K.O un monstre, elle échappa à la poigne de l'avocat.  Le feu de vengeance qui brûlait en lui ne s'atténua en aucun cas. Ethan ne se battait pas avec ses poings d'ordinaire, mais ne manquait pourtant pas de force. Il chercha à nouveau à l'immobiliser, mais lorsqu'il la plaqua au mur, celui-ci se transforma avant l'impact en une baie vitrée. Sous la force du mouvement, le corps de Riley éclata le verre dans son dos, et tous deux traversèrent ainsi ce mur fragile. Riley avait raison, Ethan était un imbécile, et ils allaient finir par s'entre-tuer s'ils ne s'arrêtaient pas. La chute du premier étage ne semblait pourtant pas être un frein pour lui, même s'il peina a se redresser parmi les éclats de verres. La vue de Riley avait le mérite de lui faire oublier la douleur. A moins qu'il ne la ressentait tout simplement pas? Ca le stoppa un bref instant. Comment pouvait-il se tenir debout après cette chute, et comment pouvait-il avoir les bras dans cet état sans même ressentir le moindre picotement ? Curieux de cette incohérence,  il retira un énorme morceau de verre de son avant bras. Échappant à sa rage un instant, conscient et inconscient semblaient vouloir se mêler pour comprendre l'étrange journée qu'il vivait. Il regarda alors la rouquine qu'il avait laissé un instant tranquille. Si son regard sur elle était toujours aussi noir, il avait perdu de son animosité. Il repensa alors à Kathleen. L'homme intelligent et rationnel qu'il était semblait prendre le dessus l'espace d'un instant. «  Bordel c'était quoi ça ? Qu'est-ce que vous avez frappez là haut...? » demanda-t-il, réalisant enfin que ça n'était pas son épouse. Sa voix était redevenue presque aussi calme et froide que d'ordinaire. Ethan était en train de comprendre qu'elle venait, encore une fois, de lui sauver la vie. Et, encore une fois, il ne la remercierait pas. Son regard quitta Riley la seconde suivante, et il ne lui laissa pas l'occasion de répondre, puisqu'il ajouta en fronçant les sourcils «  Quoi que ce fut, il y en a d'autres...! » alerta-t-il comprenant enfin pourquoi elle avait mentionné a plusieurs reprise cette idée de se barricader. Le spectacle s'étant estompé, le Cauchemar avait sans doute décidé de reprendre les choses en mains, et envoyait sur eux un troupeau de monstres identiques à celui qu'avait été son épouse.  Voilà donc où était passé le voisinage...        

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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Ven 3 Mar - 21:05


So we meet again
Ethan & Riley
 

J'ai commis une erreur. Grossière erreur qui me prouve une fois encore que la reprise est laborieuse. Le travail de gardien ne s'improvise pas, et force est de constater que cinq années ont suffit à faire disparaître tout un long apprentissage pourtant exécuté à la quasi perfection une décennie plus tôt. J'en prends plus durement conscience alors que mon propre protégé me fracasse avec une force insoupçonnée contre le mur. Quelle putain d'idiote. Qui ne s’effraierait pas de voir sa femme se faire ouvrir le crâne juste sous son nez ? Warner, aussi cruel soit-il, éprouve assez d'affection envers son épouse pour s'inquiéter d'elle. Pour ma défense, il faut dire qu'une telle révélation n'est pas aussi évidente à discerner. Mais en attendant le fait est là. Alors que mon rôle est de l'aider à perdre cette sinistre aura rouge, je n'ai fais que filer un gros coup de pouce à ce salopard de Cauchemar foutrement bien planqué.

Si je rêve aujourd'hui encore de pouvoir le frapper à ma guise, je n'arrive pas à me résoudre à lui coller mon poing en travers de sa sale gueule. Et pourtant j'aurais eu toutes les excuses du monde cette fois. Ce taré essaye de me buter. Mais que Warner réagisse de manière aussi incontrôlée me coupe la chique. Mon esprit perd les pédales et entre en ébullition pour trouver une solution à cette situation qui m'échappe bel et bien. Un mur de verre éclate dans mon dos. La gravité m'envoie mordre la poussière plus bas, bien avant que je ne réussisse à trouver comment retomber sur mes pieds. L'air quitte brutalement mes poumons tandis que j'accuse lourdement le choc. L'impression est horrible, presque autant que de se faire coller une rouste par cet enfoiré d'avocat. Je me redresse tant bien que mal à quatre pattes sur mes bras tremblants et crache la quinte de toux qui me brûle les bronches. La voix d'Ethan perce le bruit de mon agonie, et je lui lance un regard noir gorgé de haine par-dessous ma tignasse emmêlée et garnie d'éclats de verre. Le sens de ses paroles trouvent un sens sous mon crâne, un discours venimeux me pique déjà le bout de la langue. Puis son ultime remarque a finalement le mérite de mettre ma rancœur de côté. Un coup d'oeil par-dessus mon épaule me suffit pour accorder assez d'intérêt à ses dires. D'autres monstres. Évidemment … Deux minutes de répit ça aurait été trop demandées. Quel job de merde.

Je prends sur moi pour me relever. Les cadavres ambulants qui se ramènent droit sur nous sont trop nombreux, bien trop nombreux. Fracasser les illusions en masse d'un cauchemar nécessite trop d'attention pour pouvoir en plus veiller sur les fesses d'un égaré. Et je ne prendrai pas ce risque, d'autant plus que ces derniers faux pas commencent sérieusement à me faire douter en mes propres capacités. Adam n'aurait peut-être pas dû me renvoyer en scène aussi rapidement. Le Faiseur de Rêves n'aurait pas dû me coller un cas aussi désespéré qu'Ethan entre les bras. Cinq ans d'abstinence, ça se ressent putain.

- On bouge, vite ! Vite !

J'attrape le coude de Warner pour le pousser à courir pour sauver nos peaux. Je n'ai pas envie de me demander ce qui va se passer si ces créatures arrivent à nous intercepter. Dans le cas de l'avocat, il n'aura qu'à se réveiller pour échapper à cette impasse, au sacrifice de quelques morceaux de rêve supplémentaires. Me concernant en revanche … Je ne me suis jamais fait dévorer vivante par une horde de choses monstrueuses. Et en tout franchise, pour le coup je ne suis pas assez curieuse pour vouloir tenter l'expérience.

La cendre qui flotte dans l'air assèche le fond de la gorge. Le paysage grisâtre défile à mesure que nos pas effrénés parcourent les rues désertiques. Derrière, un concert de cris cauchemardesques nous collent toujours aux semelles. Les monstres ont accéléré la cadence, comme un fait exprès. Celui qui tire les ficelles doit aimer nous voir détaler comme des lapins à travers la ville apocalyptique. Soudain, la haute silhouette d'un bâtiment attire mon attention. Ma main s'abat à nouveau sur le bras de Warner, et sans crier gare je le tire brutalement sur la gauche. La petite clôture qui cerne l'église est déjà ouverte, comme si elle attendait notre venue depuis le début. Mon corps s'abat de tout son poids contre l'énorme porte de la sainte demeure du Seigneur. Une fois à l'intérieur, je me précipite sur tous les meubles et objets capables de barricader l'accès. À bout de souffle, j'observe d'un air critique l'amas de vieux bancs rassemblé contre la porte. Si les créatures y mettent du leur, ça ne tiendra pas longtemps. Mais le temps gagné me sera probablement suffisant. Lorsque je recule, le bruit de mes pas raisonnent sous l'énorme plafond voûté. Je grimace, hérissé par ce sentiment dérangeant. L'intérieur de l'église est sombre. L'ambiance est froide, et les vitraux aux couleurs ternes pleurent l'absence de quelques rayons de soleil. Mon attention se repose sur l'avocat. Je déglutis, appréhendant bien malgré moi une nouvelle explosion de rage de sa part. Mais puisqu'il n'en est rien, ou qu'il n'a pas encore choisi avec quel cierge il va me essayer de me tabasser, je décide de changer de tactique. Ses soudaines interrogations de tout à l'heure me reviennent en tête. C'est une occasion rêvée pour passer à la manière douce. Aussi, je m'avance dans sa direction, mais reste à sage distance.

- Ce n'était pas votre femme … vous l'avez compris, Warner, n'est-ce pas ?

Je plisse les yeux et reste attentive à ses réactions. Fait chier. L'aspect rassurant du gardien m'a toujours profondément exaspérée. C'est tellement peu naturel. Ça me donne presque envie de vomir.

- Vous êtes en train de rêver, lâchais-je abruptement. Vous êtes en plein cauchemar.

Je me racle la gorge et croise les bras sur ma poitrine. Une petite moue mal à l'aise se peint sur mon visage tandis que je fais mine d'observer autre chose sur la droite plutôt que de regarder sa bonne face de connard.

- Cette « chose » que vous avez identifié comme votre femme, tout à l'heure, c'est le fruit de vos peurs. Quoi ? Me regardez pas comme ça, crétin. Vous et moi, on sait très bien que votre adorable épouse va coucher ailleurs. J'dis pas que vous avez peur d'elle. Je dis simplement que son image éveille chez vous certains sentiments plutôt obscurs. C'est marrant d'ailleurs, j'aurais jamais pensé que Kathleen serait votre faiblesse.

Un sourire railleur étire mes lèvres. Qui se serait tout bonnement douté que la femme de l'impitoyable avocat se serait permise de se faire tringler par quelqu'un d'autre ? Pire encore, qui aurait pu croire qu'Ethan lui-même laisserait les choses en cet état ? Cet homme n'hésite pas à réduire en miette les vies et espérances des malheureux à papillonner un peu trop dans ses pattes. Et pourtant, alors que sa propre épouse jette le déshonneur sur son nom et leur famille, il ne fait … absolument rien. C'est incompréhensible. Ou alors, si. Mais c'est bien plus effrayant encore ; Warner aime sa femme, assez pour ne pas lui coller un divorce au cul et ne pas la dépouiller comme une malpropre. Épouvantable, c'est bien ce que je dis.

Un grattement sinistre contre l'immense porte me rappelle à ma mission. Je me détourne de lui et examine les alentours. Ce faisant, je continue mon petit baratin.

- C'est votre rêve, donc vous qui contrôlez tout ça, okay ? Soyez gentil, changez un peu de décor. C'est carrément glauque. Allez Ethan, pensez à un truc joyeux. Y'a bien un truc sympa dans votre vie, non ?

Je le laisse réfléchir à tout ça et choisir s'il décide ou non de me croire. Mon objectif actuel n'est pas d'influer sur la couleur de son aura de toute façon. Mais bel et bien de coincer ce putain de Cauchemar de mes deux. Je recule et me faufile dans l'ombre, le laissant seul avec lui-même. Prenant soin à ne pas faire de bruit, je me glisse contre le mur rocheux de l'église. Un renfoncement dans le mur satisfait mes exigences. Je me hisse et me glisse derrière la statut grandeur nature d'un saint quelconque dont le nom m'échappe. Ainsi fondue dans le décor, je me cale de façon à pouvoir observer mon égaré laissé à lui-même. Parfait. L'une de mes mains se referme sur l'une de mes dagues tandis que mes yeux examinent à nouveau le reste des lieux. Le Cauchemar ne devrait plus tarder à pointer son nez à présent. Pour pouvoir agir à nouveau contre Ethan, il va devoir s'incruster à l'intérieur de la bâtisse. Même sous la forme d'un nuage de pisse, j'le louperai pas. Quitte à me servir de Warner comme d'un appât.


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Ven 3 Mar - 23:35

— SO WE MEET AGAIN —

Ethan Warner

Riley O'Meara




Avec beaucoup de mal, Ethan tentait de décrypter la situation. Il sentait au fond de lui que quelque chose clochait dans toute cette suite d'événements, mais il était bien incapable de dire quoi. Comme si chaque moment vécu depuis tout à l'heure faisait partie du même puzzle, mais qu'aucune pièce ne s'emboite correctement avec l'autre. Pire encore, il avait l'impression qu'on appuyait sur ces pièces pour les forcer a correspondre. Dans une autre situation, une porte qui disparaît, un ciel cendré, des monstres, une chute indolore, tout ça aurait été jugé comme improbable et absurde. Pourtant aujourd'hui il était incapable de concevoir un tel jugement. La seule chose qui prenait sens, là, tout de suite, c'était bien les paroles de cette stupide rouquine. Étrangement, il était fortement d'accord avec elle pour une fois : ils devaient bouger. Pas question que cette horde de choses s'en prennent à lui. Peut-être qu'en faisant tomber Riley, il gagnerait du temps ? Cette idée, aussi séduisante fut-elle, n'était clairement pas la meilleure. Elle avait prouvé qu'elle pouvait être utile. Elle était, à ce jour et aussi difficilement pensable, sa meilleure alliée ici. Il décida de protéger sa peau en suivant la cadence, en courant avec elle pour s'éloigner un maximum de ces monstres. Il devenait particulièrement désagréable de courir dans ses conditions. Plus il respirait, plus cette cendre volatile venait tapir le fond de sa gorge. Il devenait urgent de se mettre à l'abri, non seulement pour échapper à la horde qui semblait plus rapide que précédemment, mais aussi pour ne pas se retrouver dans la prochaine exposition des sinistrés de Pompéi. A ce rythme là, la toux qui pointait son nez allait lui faire cracher du charbon. Il se sentit alors étrangement chanceux de n'avoir aucune douleur due à cette chute, dans quel cas il n'aurait jamais pu détaler comme ils le faisaient. Quelle fin tragique... Sans doute pire que celle qu'il avait frôlé quelques instants plus tôt, alors que sa femme, ou que cette chose, tentait de mettre fin à ses jours. Riley tira alors son bras, pour qu'il suive sa direction. Il avait sans doute opté pour la meilleure des solutions tout à l'heure, en ne la livrant pas lâchement aux monstres qui leurs collaient aux basques. Alors qu'elle s'engouffra dans l'Eglise, les pas de l'avocat ralentir. La dernière fois qu'il y avait foutu les pieds, c'était pour son mariage. Et uniquement parce que son épouse avait la foi. Quelle ironie pour un athée de trouver refuge dans la maison du seigneur... Pourtant il avait l'air hésitant, comme s'il craignait qu'un tel endroit lui soit interdit. Que pouvait-il lui arriver après tout ? Franchir ces portes n'allait pas le foudroyer sur place tout de même, si ? Un coup d'oeil dans la rue lui fit comprendre que quoi qu'il puisse lui arriver, ce ne serait pas pire que ces choses. Sa courte réflexion prit fin en pénétrant dans le bâtiment religieux. La porte se referma et Riley s'affaira à la barricader avec des bancs.

Elle courait tellement partout qu'il lui était impossible de reprendre ses esprits, déjà qu'il peina à retrouver son souffle. Mais après tout, même s'il avait été en état, Ethan n'était pas convaincu qu'il lui aurait donné un coup de main. De toute façon, il était plus qu'évident que son bordel ne tiendrait pas longtemps. Peut-être était-ce le moment de croire en quelqu'un de plus puissant que lui-même? Sa respiration retrouvant un rythme plus régulier, Warner donna un coup sur sa chemise teintée de sang et de cendres, comme si cela avait la moindre importance que de ne pas se négliger. Il observa un instant ses bras indemnes de toutes blessures, miracle contrasté par la couleur de sa chemise bonne à jeter. Ses pensées prirent fin en sentant le regard de l'emmerdeuse sur lui. Il releva ses yeux, les plantant dans les siens avec une expression de visage des plus froides. Si c'était aujourd'hui la fin du monde, quelle poisse que de partager ses derniers instants avec une pourriture pareille. Il détestait les journalistes, bien qu'il avait montrés maintes et maintes fois qu'il était en mesure de les réduire au silence. Si cette femme n'avait pas chercher à lui nuire, rien ne lui serait jamais arrivée. Elle avait attaqué la première, dans tous les sens du terme. Lorsqu'elle s'approcha de lui, il lâcha sa manche qu'il reboutonnait, se redressant dans une posture plus imposante.. Elle laissa entre eux un périmètre de sécurité. Sage décision. La rage qu'il avait contre elle s'était estompée lorsqu'il avait réalisé que la chose n'était pas sa femme, après la chute, et cette course dans les rues l'avait fait disparaître. Lorsqu'elle prit la parole, il fronça des sourcils, comme déjà agacé de l'entendre parler. Ce n'était pas sa femme, il l'avait comprit, oui. Il avait mit du temps, elle aurait sans doute pu faire les choses différemment, mais oui, il avait l'esprit assez vif pour le comprendre de lui-même. Si ce n'était pas sa femme, alors qu'est-ce que c'était ? Elle lui épargna plus de réflexion en lui disant alors : « Vous êtes en train de rêver. Vous êtes en plein cauchemar. » Il la fixa un moment, sans rien dire, avant qu'un rictus ne fasse trembler ses lèvres. Un éclat de rire bref, mêlé a une toux poussiéreuse sorti du plus profond de ses poumons. Peu de personne pouvait se vanter de le faire rire, mais Riley venait de relever le challenge. Son rire moqueur résonna un instant dans toute l'église, avant qu'il ne perde toute once de sympathie. « Incroyable ! C'est exactement ce que je me dis depuis que vous êtes monté dans cette fourgonnette. Pas étonnant que vous soyez journaliste de seconde zone avec un tel flair pour les scoops... » se moqua-t-il sournoisement, loin de comprendre qu'elle ne disait pas ça pour la simple beauté de l'expression.

Le fruit de ses peurs... elle arrondissait ses fins de mois en vendant de la drogue ? En tout cas, la consommation avait l'air d'être plus son truc que le commerce.. Le sourire fébrile qu'il abordait s'estompa quand elle reprit la parole. S'il n'acceptait pas qu'elle l'insulte, il refusait catégoriquement qu'elle parle de sa femme. Pour une raison encore obscure, elle avait deviné l'adultère qu'il subissait, peut-être que son flair n'était pas aussi mauvais qu'il l'avait sous-entendu... Alors qu'il sentait cette colère revenir doucement, elle le refroidit en s'étonnant que sa femme soit sa faiblesse. Il n'aimait pas ça. Qu'elle soit au courant, qu'elle ait cette longueur d'avance, qu'elle ait cette corde sensible sur laquelle tirer, lui qui s'évertuait à ne rien laisser transparaitre. Afin de ne pas lui donner raison, il inspira pour retrouver ce calme qui le caractérisait. Ethan ne répondrait pas, et encore moins à ce sourire qu'elle abordait fièrement. Il s'était déjà laissé emporter une fois, il ne réitèrerait pas cette erreur. Et puis, à quoi bon argumenter pour la contredire. Se battre contre ça aussi serait lui donner raison en lui montrant que ça avait une quelconque importance. A qui irait-elle le répéter, s'ils mourraient tous les deux ce soir ? Du bruit contre la porte attira son attention. Visiblement, il n'y avait personne la haut pour leur prêter main forte. «  C'est votre rêve, donc vous qui contrôlez tout ça, okay ? Soyez gentil, changez un peu de décor. C'est carrément glauque. Allez Ethan, pensez à un truc joyeux. Y'a bien un truc sympa dans votre vie, non ? » Roulant des yeux, l'avocat soupira alors en se tournant vers la direction dans laquelle lui provenait la voix de la journaliste, las de supporter ses fabulations et pire encore, sa familiarité : « Un truc sympa ? Oh oui... L'époque où vous m'appeliez encore Monsieur War... - il la chercha des yeux, se coupant dans son élan. Ou était-elle passée ? Parfait, alors cette fois-ci, il regrettait carrément de ne pas s'être servit d'elle pour détourner l'attention des monstres tout à l'heure. - ner... » finit-il tout de même, presque sans voix. Il regarda à nouveau la porte barricadée. Il allait donc avoir besoin d'une autre sortie, par où était-elle passée ?

Riley n'avait pas tord, c'était effectivement glauque ici. Ethan s'avança jusqu'à l'autel, et y prit l'énorme crucifix. Cette connasse ne lui avait laissé aucune dague, et il ne comptait pas se laisser prendre facilement non plus. Une secousse remua la porte, faisant tomber quelques bancs. Il les regarda s'écraser sur le sol, sans trop de surprise. Un second coup résonna dans le bâtiment et la main de l'avocat se serra un peu plus fort contre l'objet. Repensant aux dernières paroles de la rousse, il sourcilla. S'il avait le moindre contrôle sur ce qu'il ce passait, il ne serait pas là en ce moment. Un rêve ? Cette explication donnait pourtant un certain sens aux accumulations d'improbabilités qu'il avait rencontré jusqu'ici... Un troisième coup fit perdre à la porte de sa consolidation. Ethan ferma alors les yeux. Qu'est-ce que ça lui coutait d'essayer ? Au point où il en était... Un truc joyeux... un truc joyeux... Il rouvrit brusquement les yeux lorsqu'un bruit d'éclat de verre résonna. Il leva la tête et vit les vitraux explosé un à un, l'empêchant de se concentrer plus. Il reculait à chaque fois pour éviter les débris colorés, jusqu'à ce que son dos se heurte à quelque chose de trop mou pour être un mur. Il se retourna en brandissant son arme improvisée, prêt à se défendre, avant de reconnaître Riley. Il stoppa son mouvement et lui dit, à la fois soulagé que ce soit elle et en même temps déçu de ne pas pouvoir faire passer ça pour un accident : «  Ne trainez pas dans mon dos Mademoiselle O'Mera, ou vous risqueriez de vous plaindre à nouveau que je m'en prenne à vous... » siffla-t-il. Au lieu de l'insulter, comme à son habitude, elle lui prit simplement la croix de la main, dans un sourire qui se voulait rassurant. Il la regarda, étonné. Un nouveau coup fit tomber les derniers bancs, laissant les monstres entrer. Ethan se retourna à nouveau sur la jeune femme «  Vous étiez plus vive la première fois qu'on s'est rencontré ! Qu'est-ce que vous attendez pour - » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'en un coup de main, Riley l'envoya valser à travers l'église. Il retomba non loin de la horde. Lorsqu'il les vit tous se rapprocher de lui, son corps se retrouva trop tétanisé pour lui permettre de bouger. Mais qu'est-ce que... Si c'était un rêve, il devait pouvoir se réveiller, non ?


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MessageSujet: Re: So we meet again - [Ethan]   Ven 5 Mai - 18:49


So we meet again
Ethan & Riley
 

Le jeu que j'essayais de mener était un jeu particulièrement dangereux. Les nerfs de mon égaré avaient été mis à rude épreuve déjà, en partie par ma faute. Il risquait de se réveiller en sursaut d'un moment à l'autre. Pourtant je ne voyais aucune autre solution possible. Mon adversaire avait brandit la carte de la lâcheté, restant sagement caché hors de portée. Il attaquait à distance, et avec fracas. Ses hordes cauchemardesques s'avéraient coriaces à éliminer. Je fatiguais bien plus vite que lui, avec le désavantage du sous-effectif. Soit j'attendais que Warner émerge naturellement de son sommeil – et ceci pouvait durer encore un temps incommensurable étant donné que je n'avais foutrement aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être dans le monde réel – soit je risquais le tout pour le tout en l'abandonnant au milieu de l'église comme un gigantesque morceau de pancake appétissant. L'issue était quasiment la même, à quelques probabilités près. Dans la première hypothèse, le Cauchemar dévorait ses rêves. Dans la deuxième, le Cauchemar risquait fortement de les dévorer aussi, mais avec quelques coquards bien beurrés en prime.

Et l’appât n'échoua pas. Une pluie de verre s'abattit sur mes épaules. C'est qu'il soignait sa mise en scène, ce salopard. Les explosions retentirent aux quatre coins de l'église, et à chaque fois, la tension montait un peu plus. Le Cauchemar apparut enfin. Un rictus sans joie déchira mes lèvres. Une deuxième Riley. Un grand classique. Mais beaucoup moins réaliste ! Nom d'un chien mes fesses n'étaient pas aussi larges que ça !

Je me faufilai hors de ma planque, prenant soin à ne pas faire le moindre bruit. Mon ennemi savait que je traînais dans le coin. Faudrait être sacrément con pour imaginer une situation inverse. Ma silhouette se glissa derrière une colonne de pierre. Mon clone attrapa Warner par la gorge avant de le projeter plus loin comme un vulgaire sac. Une petite voix perfide dans mon esprit se réjouit tout de même de voir mon adversaire le couper dans son discours stérile. Je ne laissai pas l'occasion filer pour autant. Je bondis dans la lumière et envoyai l'un de mes poignards filer vers le crâne du Cauchemar. Ce n'était plus étrange d'essayer de tuer quelqu'un qui me ressemblait comme deux gouttes d'eau depuis de nombreuses années, et bien heureusement. Pourtant la créature évita le projectile de peu. La dague s'écrasa contre un mur, puis tomba à ses pieds, totalement inutile. Je sautai comme une folle sur la rouquine, nous projetant au sol sans la moindre délicatesse. Sa force était plus grande. Je me retrouvai le dos collé contre le sol. Mon front vint s'écraser contre son nez avec fracas. Une douleur lancinante explosa dans mon crâne, mais au moins j'avais gratté quelques secondes de répits.

- Ton illusion n'est même pas réaliste, connasse.

Derrière, la horde de monstres s'était approché de l'avocat. Certains cadavres ambulants s'étaient accroupis à ses côtés, reniflant avidement la chair fraîche qu'ils n'allaient visiblement pas tarder à déguster. L'un d'eux commençait déjà à tripoter son visage, cherchant à gratter et déchirer la peau couvrant sa tempe et sa joue. Je me serais peut-être résignée à aller lui filer un coup de main, si je n'avais pas déjà été occupée à sauver mes fesses. Je tentai de repousser le Cauchemar, qui s'avérait bien plus tenace que prévu. Ce fumier devait être plus expérimenté que je ne l'étais. Un sourire effrayant me répondit alors qu'il m'envoya un coup de coude bien senti dans la mâchoire. Sonnée, je le vis avec horreur sans parvenir à réagir ouvrir une bouche remplies de dents pointues et tranchantes. Ses crocs monstrueux se refermèrent sur ma gorge. Un hurlement me brûla les cordes vocales et raisonna sous le plafond voûté. Ma main se tordit douloureusement pour parvenir à attraper mon autre couteau. Lorsque mes doigts s'enroulèrent autour, je plantai la lame dans le flanc du vampire avec une jouissance malsaine. Ses dents se desserrèrent de mon cou pour lancer un cri silencieux. Son poids m'étouffa encore quelques demies secondes, puis il explosa dans un nuage de particules noires et étouffantes. Les monstres zombifiés disparurent en même temps.

Haletante, je roulai sur le côté et toussai violemment la poussière inhalée par maladresse. Un flot de sang chaud se déversa devant moi et souilla le sol de la maison divine. La douleur s'était évaporée, mais j'étais clairement en train de crever. D'ici peu, j'allais être éjectée du Monde des Songes. Mais qu'importe, j'avais gagné. C'était tout ce qui comptait. Au prix d'un effort que je n'étais pas certaine d'avoir vraiment envie de faire, je me remis sur pieds après quelques instants à reprendre mon souffle. Le décor se troubla sous mes yeux, mais cet étrange phénomène n'était pas dû à mon état minable. L'emprise du Cauchemar disparaissait peu à peu. L'inconscient de mon protégé reprenait le dessus. Soupirant de soulagement, je m'approchai de l'avocat qui s'était redressé en essayant de presser la plaie de ma gorge pour calmer la perte de sang. Je lui tapotait alors lourdement l'épaule, un sourire plein d'ironie aux lèvres.

- Eh bien, sur ce … Warner, espèce de sombre enfoiré, je vous souhaite une bonne nuit.

Je dus disparaître dans une pluie d'étincelles dorées à ce moment-là. Car juste après, j'ouvris les yeux dans ma chambre. J'étais réveillée. Et contre toute attente, ma mission était accomplie.


By Phantasmagoria


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