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 Mozart in love • Salie

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MessageSujet: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 11:07


Mozart in love
Charlie & Sarah
« Monsieur ! » Une petite voix s'échappe de l'entrée de la boutique et il sort de son atelier en penchant la tête sur le côté, les mains encore pleines de parchemins fraîchement découverts dans le grenier d'une dame de la rue. « Oh, Lucy ! » Souriant en coin, il pose alors rapidement tout son petit bazar mais avec une certaine délicatesse tout de même. Il se refuse à abîmer le moindre bout de papiers anciens. Les estompes dessus sont bien trop jolies pour ça. « ça ne va pas ? » Elle lui tend alors sa poupée de cire au visage fendu. « Oh... » Se mettant immédiatement accroupi, il attrape alors la grande blessée dans ses bras avant d'observer la petite puce. « Ne t'en fais pas Lucy ? Hn ? Ce soir, elle sera de nouveau parfaite. » Il récupère l'oeil qu'elle lui tend avant de sourire à nouveau avant de se redresser pour aller chercher une sucette dans un coin vers la caisse. « Tiens. Reviens à 18h, d'accord ? » Elle hoche la tête et s'en va rapidement, non s'en se retourner tout de même une fois pour observer sa poupée au travers de la vitre qui donne sur l'intérieur de la boutique. Une fois seul, il observe la boutique puis part dans son atelier pour commencer l'opération délicate. Réparer la fissure, remettre l'oeil en place, reconstituer les couleurs du visage. « Mr Cornwall-Legh ! » Sursautant un peu car il n'avait pas entendu le carillon teinter, il se lève rapidement pour venir vers l'entrée. « Monsieur, je crois que Lucy vous a déposé sa poupée. » « Euh oui, mais je lui avais dit de venir la chercher pour 18h et je... » La mère s'avance alors, laissant la petite tête blonde près de la porte, seule. « Je n'ai pas… d'argent à mettre dedans Monsieur Cornwall-Legh…. » « Oh. » « Alors, si je pouvais la récupérer, un peu de colle et voilà... » « Non. Non non ! » Un sourire s'étire sur son visage parsemé de rousseurs. « Emily est en train de se faire opérer, c'est délicat comme procédé ! La santé avant tout, n'est-ce pas ! » Souriant à nouveau, cette fois à Lucy, il se penche doucement vers sa mère. « Ne vous en faites pas pour l'argent, j'offre la réparation et toutes celles à venir ! Et pas de mais qui tienne. C'est mon plaisir. » S'inclinant légèrement, il ne démord pas de sa position jusqu'à ce qu'elles ne s'en aillent et qu'il ne puissent reprendre son travail méticuleux, terriblement concentré dans ce qu'il fait, oubliant le reste. Lorsque le carillon retentit encore, il observe son travail, content de lui-même, avant de se lever avec entrain. « Lucy ! Emily est comme neuve, tu verras ! Je me suis permis de lui mettre une nouvelle robe aussi et... » S'arrêtant net, il observe alors la femme devant lui, en sentant son coeur louper un battement. Déglutissant lourdement, il reste là, comme un nigaud incapable de quoi que ce soit, jusqu'à ce qu'un élan ne le pousse à agir. « Je… Je peux vous aider ? » C'est vraiment elle ? Sa dulcinée aux doigts de fée qui manie le violon avec une telle aisance que Mozart en serait amoureux lui-même ? « Vous aimez les vieilles choses ? J'adore les vieilles choses ! » Grimaçant, il soupire un peu face à son idiotie avant de se contenter de sourire.  


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 13:27


Mozart in love
Charlie & Sarah
Des envies de rangement la prenait parfois et il ne manquait pas de choses à ranger dans une maison aussi grande que la sienne. Elle dépoussiérait une fois par semaine les chambres de Naïla et d'Achille, comme si...comme si un jour tout le monde allait revenir en souriant se réinstaller. Cela lui faisait à la fois du mal et du bien. Quelle visage aurait eu Achille aujourd'hui ? Il ressemblait déjà beaucoup à son père quand il était adolescent. Et Richard, aurait-il eu les cheveux bien grisonnants ? Le fait de penser à eux était toujours aussi douloureux, mais peut-être moins intense au fil du temps. Malgré la forte envie de ne pas oublier leurs visages, Sarah s'interdisait de feuilleter trop souvent les albums photos de famille. C'était bien trop en rajouter à sa peine. Les albums étaient soigneusement rangés dans un grand meuble à babioles du salon, alignés les uns à côté des autres en fonction de leur année de prise. Le temps venu, elle et Naïla pouvaient toujours les feuilleter ensemble. Aujourd'hui, Sarah fouillait dans les affaires que lui avait laissé ses grands-parents. Des objet anciens dont elle n'avait pas envie de se séparer mais qu'elle n'avait même jamais pris la peine de regarder.

Il y avait vraiment de tout ! Des couverts en argent en passant par de très vieux livres en allant vers des vêtements anciens qui seraient mieux dans un musée ! Sarah n'avait jamais réalisé à quel point sa famille était riche. Qui pouvaient se permettre d'avoir des couverts en argent dans son grenier sans même le savoir ? Elle pouffa toute seule. C'était un peu outrageux. Puis elle se mit à réfléchir, caressant la vieille robe de mariée de sa grand-mère, jadis une magnifique femme comme pouvait l'attester l'antique cadre de bois symbolisant ce jour où elle avait eu la chance d'épouser l'homme de sa vie. Que faire de tous ces biens ? Logiquement, ils revenaient de droit à ses héritiers et à ceux d'Elijah. Naïla voudrait-elle de toute cela ? Les épaules légèrement avachie par cette pensée, elle ne vit pas venir le grand éternuement qui la menaçait depuis quelques minutes dans toute cette poussière.

« ATCHA! »

Un carton auquel elle n'avait pas encore fait attention pris un grand coup de souffle et de postillons. Sarah se mit à rire toute seule. Heureusement que personne n'avait vu ça. Elle tira un mouchoir en tissu de sa poche qu'elle avait brodé elle-même quand elle était petite et se moucha avant de se pencher avec curiosité sur ce gros carton qu'elle avait dédaigné jusqu'à présent. C'était un signe. Elle l'ouvrit avec précaution et sortit les objets un à un. Son enfance heureuse lui revint dans la face. C'était comme si elle avait ouvert une fenêtre sur un jardin ensoleillé. Elle se revoyait courir avec le chien de ses grands-parents, rire aux éclats sur la balançoire, rire encore plus fort quand Elijah riait aussi, jouer avec ses poupées de porcelaines, parce que sa grand-mère n'envisageait pas un autre type de poupées...

« Ooooh mon petit piano ! »

Elle le sortit précautionneusement de sa boite protectrice et le posa sur le sol avant d'essayer d'appuyer sur une touche. La note était affreusement sourde et terriblement fausse. La jeune femme n'hésita pas très longtemps avant de tirer son téléphone portable de sa poche pour appeler son frère.

« Allo Elijah ? Oui c'est Sarah. Oui. Et toi ça va ? Tant mieux ! Ah ! Il faudra que je passe te voir alors ! Oui en fait je t'appelle parce que je suis entrain de fouiller dans les cartons de Pap's et Mam's. Oui. Soit pas jaloux, j'avais plus de place chez moi. On partagera, t'auras qu'à passer aussi. Oui. Et bin j'ai retrouvé mon petit piano, tu sais, celui sur lequel j'ai découvert à quel point j'étais douée pour la musique. Hahahaha, oui je sais. Bon, le truc c'est qu'il est complètement désaccordé et fragile. Tu connaîtrais pas quelqu'un sur Manchester capable de le réparer ? Je connais bien un antiquaire mais il ne me semble pas qu'il fasse aussi la réparation...Oh parfait, tu veux bien épeler s'il te plaît ? Charles O. Cornwall-Legh. Oui j'ai bien noté l'adresse aussi. C'est juste parfait c'est à deux pas de chez moi ! Merci Elijah, t'es un amour ! Oui ! Oui, je te tiens au courant. Bisous ! »

Sarah rangea son portable avec le sourire. Son petit frère avait le don de lui transmettre son énergie positive. Il allait bientôt être papa en plus. La grande sœur qu'elle était, était absolument toute excitée à cette idée. Sarah replaça soigneusement le piano dans son carton et le descendit au rez-de chaussée afin de trouver un sac suffisamment grand pour pouvoir le transporter. En passant devant un psyché, elle remarqua à quel point elle était couverte de poussière. Ni une ni deux, la voilà sous la douche, sifflotant joyeusement. Retomber dans ses souvenirs d'enfance lui ayant fait plus de bien qu'elle ne l'aurait imaginé, et la perspective d'aller à la rencontre prochaine d'Elijah et de sa compagne l'enthousiasmait au plus au point.

La violoniste enfila un jean brun très foncé et une petite chemise vert foncé au tissu fluide. Elle agrémenta sa tenue de bottines brunes aussi et d'une veste. Elle laissa ses cheveux relâchés pour qu'il aient le temps de sécher. Elle regarda l'heure. Elle était encore dans les temps, elle s'arrêta un instant pour observer la devanture. Tout cela semblait si vieux. Mais au moins, elle était sûre de ne s'être pas trompée, la description d'Elijah était formelle. Avec un tel décor, Sarah s'attendait à voir apparaître un vieil homme, quelle ne fut pas sa surprise quand après avoir fait teinter un doux carillon en ouvrant la porte, un homme d'une trentaine d'années surgit du fond de la pièce pour l'accueillir en parlant à toute allure....à quelqu'un d'autre. Une certaine Lucy. Encombrée de son gros paquet, Sarah se contenta de sourire au tenancier qui s'était arrêté net lorsqu'il l'avait vue.

« Bonjour ! Monsieur Cornwall-Legh je présume ? Excusez-moi, je ne suis pas Lucy. Je suis Sarah. » fit-elle sur le ton de l'humour devant l'air un peu abasourdi de l'homme qui la regardait. Il devait être sacrément concentré sur ce qu'il faisait ! Elle laissa un instant passer où le fameux Monsieur Cornwall-Legh reprit la parole.

« Oui, enfin, je pense que vous pouvez m'aider. Euh oui, j'aime les vieilles choses. J'en ai plein ! » Elle se recentra sur la raison pour laquelle elle était venue. Elle était très enthousiaste au sujet de son piano, si bien qu'elle débita sa tirade avec un grand sourire : « Je voudrais faire réparer un tout petit piano de bois. Il appartenait à ma mère avant moi et je crois bien à sa mère avant elle, si bien qu'il est très vieux, mais j'y tiens. » Tout en parlant, elle avait posé son sac là où elle avait trouvé de la place, sorti le carton et l'avait ouvert pour présenter fièrement l'objet. « Vous pouvez le réparer ? »


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 16:19


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Charlie & Sarah
« Bonjour ! Monsieur Cornwall-Legh je présume ? Excusez-moi, je ne suis pas Lucy. Je suis Sarah. » « Obviously... » dit-il dans un murmure, surtout pour lui même à vrai dire. Essayant de se reprendre, il redresse alors son dos voûté pour se tenir bien plus droit. C'est quelque chose sur lequel son père le reprend constamment. 'Fils, votre posture n'est pas digne d'un Baron' et à quoi il répond dans un sourire tendre qui lui faut toujours, une tendresse de sa mère : 'Sauf que je ne suis point Baron, Père.' Aucune arrogance dans son ton, juste une incroyable vérité. Certes, il est un possible héritier, mais puisque Richard a Eileen, alors il n'est plus vraiment en lice et ça lui va bien, cela dit, il sait que Leen n'aime pas leur titre. Elle l'a même en horreur, alors que faire hn ? « Oui, enfin, je pense que vous pouvez m'aider. Euh oui, j'aime les vieilles choses. J'en ai plein ! » Etonné qu'elle soit si réceptive à son humeur bien trop maladroit, il penche alors la tête sur le côté lorsqu'il se rend enfin compte, qu'elle a les bras vraiment chargés. « Oh Seigneur, pardonnez mon manque de réactivité. » Avançant vers elle assez vivement grâce à ses longues jambes, il s'arrête néanmoins pour observer l'objet si précieux.

« Je voudrais faire réparer un tout petit piano de bois. Il appartenait à ma mère avant moi et je crois bien à sa mère avant elle, si bien qu'il est très vieux, mais j'y tiens. »  « Je pense que ça ira oui ! » Et lorsqu'elle se décide enfin à montrer le sésame, il se fige d'autant plus, la respiration un peu courte, presque laborieuse. « Un Fergusson de 1803… » Fasciné au possible, son regard vert reste accroché au petit piano de bois avant que la voix de la douce violoniste ne le rappelle à l'ordre. « Vous pouvez le réparer ? » « Yes... » Son timbre, à la fois cassé et feutré s'évapore dans les airs comme un faible gémissement de plaisir après un orgasme. « Puis-je ? » Tendant les mains prudemment, il se saisit de l'objet comme un enfant tellement, tellement, tellement heureux. « Venez, » lance-t-il alors par-dessus son épaule avant de poser l'instrument sur son établi et attraper le violon qu'il range à la hâte pour le déposer plus loin en espérant qu'elle ne l'est point vu. « Il est vraiment superbe ! » Appuyant sur une touche, il grimace cependant à cause du son effroyable que cela produit. « Right... » Un rire lui échappe. « Il a besoin d'un peu d'amour. » Souriant de plus belle, il l'observe elle, dans un rougissement difficile à dissimuler. « Je vais faire mon possible Madame... » Hésite-t-il alors un instant avant de se souvenir. « Sarah ! Mais cela va prendre un certain temps, j'en ai bien peur... »


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 17:27


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Charlie & Sarah
Sarah regardait l'homme en face d'elle de manière un peu dubitative. Il semblait vraiment perdu. Savait-il seulement ce qu'il faisait ? Ou était-il ce genre de personnes ayant énormément de mal à revenir sur terre quand elles sortent d'une concentration intense ? C'est certainement la seconde option qui était la bonne. Sarah ne se serait jamais douté, ni même suggéré l'idée qu'elle puisse troubler l'antiquaire. Il avait l'air ahuri et semblait marmonner pour lui-même assez régulièrement, elle ne comprenait pas ce qu'il disait mais elle trouvait ça amusant et mignon. Une lueur différente s'alluma dans le regard de Charlie quand celui-ci vit enfin le petit piano. Il sembla entrer en transe. Cela intrigua Sarah. Le voilà qui était reparti dans on monde, car il semblait évident qu'elle avait affaire à un passionné. Un véritable passionné. Étrange, mais passionné. Que venait faire là ce soupir évoquant les plaisirs de la chair ? Cela provoqua une petite gêne chez Sarah qui n'en montra rien sinon un petit sourire gêné.

Se re-concentrant sur sa première déduction au sujet de cet homme, elle n'eut aucun mal à confier son précieux piano à ce fin connaisseur. Elle ne s'aperçut même pas qu'ils se frôlèrent les mains, tellement elle se concentrait sur les informations qu'il lui donnait. Il lui demanda de le suivre, ce qu'elle fit sans se poser de questions, mais son regard ne resta pas sur l'antiquaire, non il furetait sur les étagères, les meubles, tous les objets disposés ça et là dans une sorte de « bordel organisé » comme disait Naïla quand, adolescente, elle refusait de ranger sa chambre. Ce souvenir fit légèrement rire Sarah. Il se pouvait même que Charlie ne l'ait pas remarqué, tant il était concentré sur le piano qu'il avait délicatement posé sur son plan de travail.

Sarah avait bien vu qu'il avait déplacé un objet avant de poser le piano, mais elle n'avait pas vu quoi et ne se posa pas davantage de questions. Cela ne la regardait pas. Elle se plaça légèrement sur le côté, non loin de lui et l'observa. Il appuya sur la même touche qu'elle avait pressée elle-même quelques heures avant, cela la fit sourire. Drôle de coïncidence. Charlie se tourne vers elle avec un grand sourire. Le sourire de la personne qui se retrouve avec un challenge enthousiasment à relever. En l'occurrence, remettre à neuf ce petit objet de collection.

« Je vous le confie sans problèmes Monsieur Cornwall-Legh. Je ne suis pas pressée. »

Toujours souriante, elle réfléchit tout de même à la prochaine visite de son frère et puis demanda :

« Mais juste à titre informatif, vous pensez en avoir pour combien de temps ? »

Après avoir entendu sa réponse, son regard parcouru de nouveau le décor, pour s'arrêter sur des instruments accrochés ça et là. Une idée lui vint alors.

« Vous réparez les vieux instruments...mais est-ce que vous réparez les jeunes ? Enfin, je veux dire, les instruments récents ? Je suis professeur de violon et je prête souvent un de mes violons aux débutants, et qui dit débutants dit parfois soucis en plus de l'usure naturelle. Vous faites aussi les violons ? »

Elle attendit qu'il réponde, un léger sourire aux lèvres et le regard franc planté dans les yeux clairs et saisissants de son interlocuteur. Tiens, pourquoi rougissait-il ?


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 18:00


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« Je vous le confie sans problèmes Monsieur Cornwall-Legh. Je ne suis pas pressée. » Monsieur Cornwall-Legh. Quel nom pompeux pour un homme discret qui aimerait être simple. Simple comme son surnom par exemple. Il l'utilise tant que les gens semblent incapables de se souvenir que de base, il s'appelle Charles et non Charlie. Mais ce prénom, ce n'est pas qu'il le tient en horreur, non. Grand Dieu non. C'est simplement qu'il n'arrive pas à s'y accorder. Trop sérieux pour lui. Bien, bien trop sérieux. Il est du genre à enfiler un pull marinière blanc et rouge avec un bonnet assorti avant de se présenter en disant : Bonjour, je suis Charlie, juste pour voir la tête que feront les gens.

« Mais juste à titre informatif, vous pensez en avoir pour combien de temps ? »  « Oh euh... » Grattant un peu ses cheveux roux, il laisse ses fesses se poser contre l'établi tandis que sa main de libre se niche dans la poche de son pantalon de velours beige. « Deux semaines sans doute ? Ce qui sera long, c'est de recevoir les bonnes clés pour le réaccorder. Il faut que je les demande à un ami collectionneur qui vit en Irlande. » Mais au moins, avec lui, il sera sûr de les obtenir, ce qui n'est pas el cas d'autre collectionneurs du coin. Il y a trop de jalousie. De plus, s'il ébruite le fait qu'il se trouve en possession éphémère d'un Fergusson 1803, il connaît déjà des vautours prêts à sauter sur Sarah afin de lui ravir pour une somme absolument obsolète… Voire, lui voler tout court.

« Vous réparez les vieux instruments...mais est-ce que vous réparez les jeunes ? Enfin, je veux dire, les instruments récents ? Je suis professeur de violon et je prête souvent un de mes violons aux débutants, et qui dit débutants dit parfois soucis en plus de l'usure naturelle. Vous faites aussi les violons ? » Observant la jeune femme, son coeur continue de battre un peu plus vite et il s'éloigne alors d'elle en frottant son front de son pouce. « Hum. Yes…. » Fronçant les sourcils, il se tourne un peu vers elle avant de se mettre à fouiller dans une commode remplie de bazar en tout genre. « J'ai étudié le piano et le solfège au conservatoire durant des années. Et il y avait un cours pour apprendre à réparer les instruments, les accorder, en prendre soin. C'était une option, mais j'ai adoré ça et durant mes études, j'ai jonglé entre la menuiserie, les beaux arts, la restauration d'objets et d'oeuvres d'art, puis ça. » C'est sans doute pour cela qu'on le recommande assez facilement à vrai dire.

Enfin, il met la main sur une feuille vierge et attrape un crayon pour venir y mettre son adresse mail et son numéro de téléphone portable ainsi que celui de la boutique. « J'avoue que je ne les consulte que le soir venu, si c'est urgent, il vaut mieux m'appeler ici en réalité, ou venir directement si vous le pouvez. » Lentement, il lui tend alors la feuille jusqu'à ce qu'elle ne la saisisse. « Cela dit, je tiens à préciser que je ne suis pas un expert, je n'ai pas de diplôme, j'ai surtout appris par passion. »


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 19:49


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Sarah espérait qu'il finirait par lui dire de l'appeler par son prénom ou un raccourci de son nom de famille parce qu'elle devrait mettre un effort monstrueux pour le prononcer sans l'écorcher, et même si elle trouvait cela rigolo au début, elle avait bien peur de finir par s'emmêler la langue. Elle aimait bien l'endroit où elle se trouvait. Elle aimait bien l'odeur du vieux bois. En fait, ça lui rappelait l'atelier de son grand-père maternel. Son Pap's. Lui aussi adorait bricoler tout un tas de trucs. C'était aussi un très collectionneur d'objets de toutes sortes. Mais un jour, il a quasiment tout vendu. Sarah n'avait jamais su pourquoi. Il avait juste gardé les objets préférés de ses petits-enfants, dont ce fameux piano. Le regard de Sarah se posa dessus avec douceur. Elle sursauta presque quand l'antiquaire se remit à parler pour répondre à sa question. Elle eut soudain l'air perdu, rien qu'un instant, jusqu'à ce que les mots se remettent dans l'ordre et qu'elle puisse comprendre l'information essentielle. Il fallait une clé spéciale pour accorder ce petit morceau de souvenirs.

« Oh d'accord ! Je m'attendais à plus ! Ce sera très bien. J'imagine qu'en plus, vous avez énormément de choses à réparer ! Comme cette poupée que vous aviez en main quand je suis arrivée.. »

Elle lui sourit, il avait l'air tellement content de présenter cette poupée à cette fameuse Lucy. Charles avait l'air d'être un homme très minutieux, sans nul doute qu'il devait avoir de nombreux clients satisfaits qui revenaient. On avait rarement un seul objet à faire réparer. Tant mieux pensa-t-elle, son frère ne lui avait pas conseillé cette enseigne au hasard. La suite de la conversation porta sur les instruments qu'il était capable de réparer. Sarah hochait régulièrement la tête. Il était vraiment envahit par sa passion, cela se sentait à la manière dont il parlait de ses études. Elle était ravie d'avoir en face d'elle un autre musicien. Elle aussi avait été au conservatoire mais elle avait préféré apprendre par elle-même, les cours étaient surtout pour avoir un diplôme impressionnant.

« Vous avez un parcours bien rempli ! Je ne savais pas que l'on donnait des cours pour réparer les instruments au conservatoire. Là où j'étais il ne leur a pas semblé utile de nous enseigner de telles choses. Ou alors peut-être suis-je passée à côté de l'option sans m'en rendre compte ? J'ai plutôt choisi des options concernant l'enseignement. Je n'étais pas à l'aise quand il s'agissait de parler à quelqu'un. Apprendre un peu de pédagogie m'a beaucoup aidé. »

Sarah termina par un petit sourire gêné. L'antiquaire se décida à inscrire ses coordonnées sur une feuille qu'il attrapa, comme un peu au hasard. Il lui tendit la feuille tout doucement, Sarah se demanda s'il allait changer d'avis, il semblait vouloir dire quelque chose. La violoniste tendit alors davantage la main pour s'emparer du papier, légèrement impatiente, mais sans brusquerie pour autant « Merci ! » glissa-t-elle. Elle fut surprise lorsqu'il insista sur le fait qu'il n'avait pas de diplôme.

« Vous êtes bien trop honnête Monsieur Cornwall-Legh, auriez-vous des choses à cacher ? » demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie avec un léger petit rire. L'expression malicieuse, fière d'avoir pu placer un trait d'humour dans la conversation, elle se pencha alors sur le papier où elle lu son nom et remarqua qu'il avait écrit « Charlie » et non « Charles », il avait d'ailleurs une jolie écriture... Elle releva la tête puis poursuivit sur un ton chaleureux :

« Si vous faites du bon travail, le diplôme m'importe peu. J'ai un violon dont le cordier est entrain de se décoller, quand auriez-vous le temps de vous en occuper ? »

Elle avait bizarrement envie de le revoir. De le tester. Il était intriguant cet homme. Et musicien en plus ! Elle allait enfin pouvoir parler de sa passion avec quelqu'un d'autre que ses collègues professeurs ou ses étudiants. Elle plia soigneusement la feuille pour la glisser dans son sac à main duquel elle sortit sa carte de visite.

« Voici mes coordonnées aussi. Comme ça, si jamais il y a un soucis avec le piano, vous pourrez m'en informer. »


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Mer 15 Fév - 20:46


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« Oh d'accord ! Je m'attendais à plus ! Ce sera très bien. J'imagine qu'en plus, vous avez énormément de choses à réparer ! Comme cette poupée que vous aviez en main quand je suis arrivée.. » Son regard se déporte alors automatiquement sur la poupée de cire. « Lucy est une bonne cliente. » Il faut dire qu'il a déjà réparé Emily au moins trois fois. C'est compliqué de refuser quelque chose à une enfant lorsqu'on a plus vraiment qu'elle au monde et qu'elle n'est… qu'une enfant justement. Remplie de tendresse et maladresse surtout. C'est pour ça qu'il a proposé ses services gratuits. Et puis, la boutique fonctionne bien, l'atelier de réparation aussi. Il ne peut pas dire que ça lui coûte grand-chose, ce serait mentir.

S'agitant, il se met alors à chercher un morceau de feuille vierge un peu partout dans son bordel organisé pas si organisé que ça lorsque l'on regarde de plus près. Une vache n'y retrouverait pas son veau, qu'on se le dise. Mais lui, la plupart du temps, il savait dire précisément où se trouvait quoi. Excepté pour les feuilles blanches et ses paires de chaussettes assorties. D'ailleurs, si on se penchait un peu sur lui, il serait aisé à quiconque de voir qu'il en porte une grise à droite et beige à gauche. Il a cessé de chercher à vouloir absolument des coordonnées, sa machine à laver semble contre cette idée.

« Vous avez un parcours bien rempli ! Je ne savais pas que l'on donnait des cours pour réparer les instruments au conservatoire. Là où j'étais il ne leur a pas semblé utile de nous enseigner de telles choses. Ou alors peut-être suis-je passée à côté de l'option sans m'en rendre compte ? J'ai plutôt choisi des options concernant l'enseignement. Je n'étais pas à l'aise quand il s'agissait de parler à quelqu'un. Apprendre un peu de pédagogie m'a beaucoup aidé. »  « Disons que j'avais un professeur, amoureux de ça et qui dispensait une option à titre bénévole. Il était terriblement passionné et un peu fou. J'ai beaucoup appris avec lui. » « Vous êtes bien trop honnête Monsieur Cornwall-Legh, auriez-vous des choses à cacher ? » Un autre sourire étire son grand visage et il secoue doucement la tête, amusé par sa pointe d'humour malgré tout alors qu'il se permet de la regarder un peu mieux. Divine. Sublime. Elle a ce genre de charme qu'on ne peut dénier. « J'ai déjà été insulté de charlatant parce que je n'avais pas de diplôme malgré mes bons services. Je tiens juste à le préciser... »

« Si vous faites du bon travail, le diplôme m'importe peu. J'ai un violon dont le cordier est entrain de se décoller, quand auriez-vous le temps de vous en occuper ? » « Lorsque vous aurez le temps de me l'apporter. » Oui, il a envie de la revoir, il ne va pas le nier, si cela pouvait se faire dès demain, alors il serait sans doute l'homme le plus comblé de Manchester.

Croisant les bras, il rit doucement avec elle avant de récupérer la carte de visite qu'elle se met à lui tendre. « Voici mes coordonnées aussi. Comme ça, si jamais il y a un soucis avec le piano, vous pourrez m'en informer. » « Right... » Rougissant quelque peu, il se racle alors la gorge avant de la regarder à nouveau. « Charlie. » Puis de se montrer, instinctivement, un peu comme un idiot. Ou comme Tarzan. « Je veux dire, depuis le début, vous m'appelez par mon nom de famille, et je sais à quel point il peut être contraignant, alors s'il vous plaît, appelez-moi Charlie. » Lentement, il attrape la main de Sarah pour y déposer un baiser fantôme. Les lèvres d'un gentleman ne doivent jamais frôler la peau d'une sainte femme.


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Ven 17 Fév - 8:05


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Sarah souriait plus que d'ordinaire. Elle se sentait décidément plutôt à l'aise avec cet homme au nom à rallonge et si difficilement prononçable. Il parlait aisément de lui et cela détendait énormément la musicienne. Elle avait envie de discuter si bien que n'importe quel prétexte était bon pour relancer la conversation sans même qu'elle s'en aperçoive. Il rebondit sur sa plaisanterie concernant son honnêteté, arrachant un petit « Oh. » désolé et compatissant de la part de Sarah. En effet, certaines personnes avaient toujours quelque chose à redire et saisissait l'occasion de la moindre faiblesse chez l'autre pour lui asséner un coup derrière la tête. Au sens figuré bien sûr. Sarah n'avait pas envie de tomber aussi bas et elle avait besoin de tester avant d'avoir un avis. Elle lui apporterait son violon oui. Elle avait envie qu'il lui prouve que le diplôme ne vaut pas tout sur l'expérience et la passion. Elle pouvait lui ramener le violon quand elle le désirait. Elle eut un petit rire.

« Excusez-moi, si ça ne tenait qu'à moi, je ferai un aller-retour pour vous apporter le violon. »

L'échange de coordonnées se fit. Elle en profita pour observer l'antiquaire qui semblait perturbé. Il avait quelque chose de très attendrissant, une sorte de timidité se dégageait de lui et la surprenait. Rien avoir avec le charmeur Mr Wright, au bord de l'arrogance, qui ne faisait que jouer avec ses clients. Charles O. Cornwall-Legh voulait qu'on l'appelle Charlie. Sarah ne put passer à côté de l'information au vu de la manière un peu étrange qu'il eut de faire passer le message. Elle hocha alors la tête pour montrer qu'elle avait compris, avec un petit sourire. Elle se mit à rougir. Oups, il avait remarqué l'effort qu'elle mettait à prononcer son nom. Quel gentleman ! De manière générale, Monsieur Cornwall-Legh semblait sortir d'un autre temps. Une impression qui ne fit que se confirmer lorsqu'il lui fit un baise-main à l'ancienne.

Elle ne s'y était vraiment pas attendu ! Et si le premier contact de leurs mains était passé inaperçu la première fois pour Sarah, celui-ci la troubla. Elle avait envie de rire tellement la situation était peu commune et semblait tout droit sortir d'un film, mais c'était prendre le risque de blesser inutilement son hôte. Elle pouffa tout de même discrètement, gênée, à la fois pressée et non qu'il rompe le contacte de leurs doigts.

« Et bien monsieur Corn...pardon Charlie...j'avoue que cela m'arrange. Vous êtes décidément quelqu'un de très surprenant. Dans le bon sens bien sûr. Et...je suis étonnée que vous ne teniez pas de planning...vous arrivez à vous souvenir de tout ? »

Elle avait très envie de changer de sujet. Et peut-être qu'il complétait son planning une fois les clients partis ? De quoi se mêlait-elle ? Mais elle avait envie de retourner sur un terrain neutre. Il était plaisant de se faire traiter en grande dame mais quelque chose l'empêchait de se laisser aller davantage. Elle avait le sentiment de se faire courtiser à cet instant et une sorte de culpabilité l'envahit. Le visage de Richard se présenta très clairement à son esprit et si c'était le cas, c'était sans doute qu'elle avait des choses à se reprocher. Elle ne voulait pas s'avouer que l'homme présent avec elle dans cette pièce éveillait un peu trop sa curiosité. Elle allait bientôt partir. Oui, quand il aurait répondu à sa question, elle lui souhaiterait une bonne fin de journée et promettrait de revenir plus tard avec le violon. Son visage était désormais amical mais dans son regard, elle avait mit une certaine distance.


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Ven 17 Fév - 19:17


Mozart in love
Charlie & Sarah
« Excusez-moi, si ça ne tenait qu'à moi, je ferai un aller-retour pour vous apporter le violon. » Il n'a qu'une envie, lui dire : d'accord, allez-y, puis revenez et rester avec moi. Ensuite, comme il sera définitivement tard, il lui proposera de l'inviter à dîner et ils pourront passer du temps supplémentaire ensemble jusqu'à devoir malgré tout se séparer n'est-ce pas ? Parce que c'est comme ça, mais le piano leur permettra de se revoir encore, et d'autres instruments, peut-être d'autres objets aussi. Pourquoi pas ? Mordant l'intérieur de sa joue pour ne pas montrer ce à quoi il songe vraiment, un éclair lui passe alors par-là et il se décide à lui dire son prénom. Ou du moins, son surnom. Mais qui pour lui, est comme un prénom. Charles, c'est trop sirupeux, trop sérieux. Il est amoureux du prénom de sa nièce qu'il trouve innovant et changeant.

Le baise-main, il ne sait pas vraiment pourquoi il le fait. Ça vient comme ça, c'est comme une idée qui fait POP dans sa tête. Sans doute parce que dans sa famille, dans son monde, ce n'est pas si étrange. Après tout, il a eu l'occasion d'en faire à la Queen Elisabeth plus d'une fois lors de rencontre mondaine. La plus merveilleuse restait Diana. Il ne peut pas le nier. Il était jeune, certes, mais il a un souvenir intarissable d'elle. Pétillante, pleine d'humour et de tendresse. Une fleur enfermée dans un bocal. Ce monde n'est décidément pas fait pour tous.

Remarquant la gêne de Sarah, il s'empresse de lui rendre la liberté, non sans une certaine douceur malgré tout. Il ne pensait pas que ce simple contact pourrait créer quelque chose de malaisant entre eux. « Et bien monsieur Corn...pardon Charlie...j'avoue que cela m'arrange. Vous êtes décidément quelqu'un de très surprenant. Dans le bon sens bien sûr. Et...je suis étonnée que vous ne teniez pas de planning...vous arrivez à vous souvenir de tout ? » « Un planning ? » Surpris, il hausse un sourcil avant de secouer doucement la tête. « Oh non, je... » Haussant les épaules, il se masse un peu la nuque avant d'échapper un faible rire. « J'ai un carnet où je note ce qu'on m'apporte mais je me donne rarement un planning, je suis du genre à détester le temps qui se mesure. J'ai une horloge dans la boutique que je ne regarde jamais. » Il est le type d'homme à arriver constamment en retard partout, sans le vouloir vraiment et malgré toute la politesse dont il peut déborder. Il sait que le temps est une affaire absolument précieuse et les hommes se perdent à vouloir le maîtriser au lieu de simplement en profiter. Il aime tant le délice d'un instant T et non celui d'une hypothèse ou d'une banale possibilité.

« Je suis ouvert tous les jours sauf le dimanche, mais comme j'habite juste au-dessus, les gens savent où me trouver si ça ne peut pas attendre. » Dans un sourire en coin, terriblement craquant et léger, il l'observe avant de regarder le piano, puis le violon plus loin qu'il s'évertue à réparer avec minutie depuis des mois déjà. Not a piece of cake comme on dirait ici. « Je vous appelle dès qu'il est fini et pour le violon, venez quand vous voulez. »


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MessageSujet: Re: Mozart in love • Salie   Jeu 23 Fév - 15:28

Missive pour Chacha:
 

Mozart in love
Charlie & Sarah
La vie fait parfois bien les choses. Sarah n'eut pas besoin de faire remarquer quoi que ce soit, l'homme en face d'elle était si sensible qu'il avait ressenti son malaise, lui rendant sa main sans insister. La jeune femme lui en était reconnaissante. Il était rare de voir des hommes aussi gentleman. Puis pour Sarah, il était rare de voir des hommes tout court. En dehors de son frère, son entourage masculin se limitait à quelques élèves entre cinq et dix-sept ans et les quelques contact du métier. Mais rien de très proche. Sarah avait beau être quelqu'un de sociable, elle n'était réellement proche de personne. Après la mort de Richard, elle s'était encore plus renfermée, se contentant de contacts sociaux ponctuels. Les personnes dont elle avait le plus besoin étaient Naïla qui la fuyait, ses parents et son frère, qui fort heureusement, trouvait toujours un moment pour elle. Bien que Sarah n'aimait pas l'idée de l'arracher à son cocon familial. Elle n'avait pas envie de se mettre sa belle-sœur à dos. Elles s'adoraient toutes les deux, mais il y avait des limites à ne pas franchir. Pour Sarah, il était important de ne pas faire porter le poids de sa douleur sur les autres.

Ainsi, à chaque fois qu'on lui témoignait de la gentillesse, elle le gravait soigneusement dans sa mémoire. Des petits instants de joies par-ci par-là était bien ce qui l'aidait à avancer. Enorah l'avait élevée ainsi, il fallait être positif et apprendre de tout, au jour le jour. Sarah faisait de son mieux. C'est pour cela que lorsque Charlie reprit la parole, Sarah se remit à sourire tout naturellement. Il avait l'air surpris de sa question mais nullement offensé et lui répondit même très sérieusement. La violoniste hocha la tête pour montrer qu'elle avait bien compris. C'était définitivement un homme marginal. Cela devait être à la fois reposant et stressant de fréquenter une telle personne. Il fallait savoir se détacher des obligations avec des horaires... Sarah commenta alors :

« Je ne sais pas comment vous faites ! Je ne suis pas accrochée à la pendule, mais j'aime bien avoir un cadre. » Puis elle rajouta pour ne pas donner l'impression de juger. « Mais bien sûr, l'essentiel c'est de vivre à son propre rythme ! »

Il enchaîna alors sur ses disponibilités au magasin. Sarah hocha une nouvelle fois la tête, tous les jours, même le dimanche si c'était urgent. Et puis il habitait au-dessus, précisa-t-il avec un sourire qui perturba légèrement Sarah. « Pratique ça. » commenta timidement Sarah. Était-ce le premier homme charmant qu'elle rencontrait depuis longtemps où venait-elle seulement de remarquer que les hommes pouvaient être attirants ? Il avait quelque chose dans sa façon de sourire. Son visage si particulier, son regard pétillant, son aura toute entière....Sarah ne savait dire. Elle avait envie de rester et à la fois de partir. Et puis un sentiment de culpabilité revint poindre le bout de son nez. Décidément ! Étrange sensation....si bien que lorsqu'il prononça sa dernière phrase, il l'aida indirectement à se décider.

« Merci ! Je vais y aller alors....Je vous ramène le violon dès que j'en ai l'occasion. Sur vos horaires d'ouverture bien sûr ! »

Sarah se dirigea doucement vers la sortie. Puis se retourna et agita un peu la main. Puis elle se sentit bête et se mit à rougir. Elle ne savait décidément pas être naturelle à ce moment-là.

« Merci et à bientôt ! »

Elle fit tinter le carillon et une fois à l'air libre, elle inspira un grand coup. Il fallait qu'elle se promène, qu'elle prenne le temps de réfléchir et surtout qu'elle appelle Elijah.


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Mozart in love • Salie

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